Carolis raille l'Etat actionnaire: « si la taxe télécoms n’est pas affectée au budget de France Télévisions, cela posera un problème au budget de l’Etat, pas au notre »
Dans une interview au JDD en date du 5 février 2010, PdC interrogé sur la décision de la Commission européenne d'ouvrir une procédure officielle d'infraction contre la France, pouvant déboucher en dernier recours sur l'envoi de l'Etat français devant la Cour européenne de justice car jugeant la taxe imposée depuis 2009 par la France au secteur des télécoms pour financer l'audiovisuel public comme "une charge administrative incompatible avec le droit européen", répond : « Si la "taxe télécoms" d'un montant de 0,9 % du chiffre d'affaires du secteur était annulée et donc pas affectée à France Télévisions, cela poserait un problème au budget de l’Etat, pas au notre».
Voici comment celui qui sous Tutelle de l’Etat devrait au minimum faire preuve de retenue (et c’est peu dire) balance un « scud » contre son actionnaire. Autrement dit, si ce mécanisme imaginé par le Gouvernement est incompatible au droit européen et ne rapporte rien à France Télévisions, c’est l’Etat qui paiera…et par conséquent le contribuable.
Voila donc comment PdC voit la chose…et puis le pouvoir, il l’a dit au JDD, il s’en moque: de son oreille comme du reste de quelque partie de son organisme que cela vienne « Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas.»
Au moment où, suite notamment au dernier rapport de la Cour des comptes qui s'ouvre sur la constatation de la forte aggravation de la situation des finances publiques : le déficit est passé de 3,4% du PIB en 2008 à environ 8% du PIB en 2009 avec une dette est passée de 1.000 milliards en 2003 à 1.500 milliards en 2009 et qui pourrait atteindre 2.000 milliards en 2013, soit 100% du PIB, c’est probablement en totale solidarité avec l’Etat et son représentant que PdC donne ce genre d’interview incendiaire !
L'UMP demande des éclaircissements sur les conséquences de cette procédure officielle d'infraction lancée par Bruxelles et le manque à gagner pour France Télévisions perdant les revenus de cette taxe mise en place pour compenser la perte de recettes publicitaires liées à la suppression progressive de la publicité dans l'audiovisuel public.
Les parlementaires tous azimuts, UMP en tête ne font pas que s’interroger, alors que PdC s’arc-boute sur la vente de la régie publicitaire, ils ont de plus en plus nombreux à se demander s’il est bien judicieux de privatiser une régie publicitaire performante, alors que personne ne sait aujourd’hui comment l’Etat entend compenser demain l’enveloppe « taxe télécoms ».
Une grande partie d'entre eux s’interrogent également sur la validité de ce plan de « reprise », au motif, notamment, que l’on ne peut être à la fois régisseur d’espaces publicitaires et producteur de programmes au sein d’un même groupe, comme ce sera le cas pour l’ancien patron d’Endemol France, Stéphane Courbit !
Certains vont même jusqu’à avancer l’hypothèse du maintien de la pub sur France Télés, sachant que les caisses de l’Etat sont quasi vides. En se projetant un peu d’autres évoquent les textes qui prévoient une clause de rendez-vous fixé à novembre 2011, date à laquelle un premier bilan de la suppression de la pub devait être tiré…de là à se poser la question de la réintégration de la publicité sur les écrans de France Télévisions après 20 heures, il n’y a qu’un pas.
Christian Kert député UMP et membre du Conseil d’administration de France Télévisions, qui a suivi Carolis au dernier CA en votant avec lui le principe de la cession de la régie pub (le seul administrateur à s’être abstenu, en plus des 2 représentants de salariés à voter contre est Dominique Wolton) lui ne s’interroge peut-être pas ?!
Il n’a, du reste, pas attendu la réponse du Gouvernement au courrier qu’a adressé PdC au Premier ministre sur le sujet avant de voter la vente de la régie publicitaire de France Télévisions !
Curieusement, il invite à présent le Parlement à prendre ses responsabilités si la question du financement des chaînes publiques devait revenir sur le tapis du fait de la décision de Bruxelles, et n’écarte pas le dépôt d’un texte.
mardi 9 février 2010
ANNULATION DES ELECTIONS PAR LA JUSTICE A FRANCE3 SUD
ANNULATION DES ELECTIONS PAR LA JUSTICE A FRANCE 3 SUD
Depuis le 12 juin 2009, le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias attendait la décison du Tribunal d'Instance de Toulouse visant à demander l’annulation des élections à France 3 Sud.
C'est chose faite aujourd'hui, ces élections sont annulées. Rappelons que la procédure engagéee devant le TI de Paris 15ème contre France Télévisions ayant pour but d'ordonner la suspension de toute nouvelle réunion ordinaire et/ou extraordinaire du CCE notamment jusqu’à ce que les conditions permettant à l'instance de siéger régulièrement soient réunies....est toujours pendante devant le TGI.
Plus que jamais, le SNPCA-CGC demandera l'annulation de tous les CCE irréguliers depuis ces élections hors la loi notamment l'annulation des CCE des 1er , 7-8 octobre 2009 et 12-13 novembre 2009 et ceux de décembre dont celui du 16 décembre plus particulièrement .
Depuis le 12 juin 2009, le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias attendait la décison du Tribunal d'Instance de Toulouse visant à demander l’annulation des élections à France 3 Sud.
C'est chose faite aujourd'hui, ces élections sont annulées. Rappelons que la procédure engagéee devant le TI de Paris 15ème contre France Télévisions ayant pour but d'ordonner la suspension de toute nouvelle réunion ordinaire et/ou extraordinaire du CCE notamment jusqu’à ce que les conditions permettant à l'instance de siéger régulièrement soient réunies....est toujours pendante devant le TGI.
Plus que jamais, le SNPCA-CGC demandera l'annulation de tous les CCE irréguliers depuis ces élections hors la loi notamment l'annulation des CCE des 1er , 7-8 octobre 2009 et 12-13 novembre 2009 et ceux de décembre dont celui du 16 décembre plus particulièrement .
lundi 8 février 2010
Carolis : "Un bilan tout en trompe l’œil…Après lui qui d’autre ? Lui, lui et encore lui"
Carolis : "Un bilan tout en trompe l’œil…Après lui qui d’autre ? Lui, lui et encore lui"
L’interview de Patrick de Carolis que publie le JDD de ce 5 février 2010 est surréaliste. Dans un numéro de prestidigitation des plus immodestes, il essaie de faire passer un des bilans les plus désastreux de la télé publique pour une réussite qu’on verrait rarement « même dans le secteur privé! » (la tournure de phrase est de l’intéressé) !
Souvenez-vous Marc Tessier, le prédécesseur de PdC avait à quelques mois de son départ, pratiqué le même exercice. Le Nouvel Economiste l’avait même désigné « manager de l’année 2004 ».
Il convient donc de démontrer, ici, point par point que ces affirmations ne reflètent en rien la réalité.
I) Le projet présenté au CSA le 6 juillet 2005 est loin, bien loin d’avoir été respecté.
A la question du JDD: « quel bilan tirez-vous de votre quinquennat? », PdC a beau prétendre que « l’heure du bilan n’est pas arrivée », l’exercice d’autosatisfaction auquel il se livre, tout au long de l’article, ne trompe personne.
PdC au JDD: « J’avais présenté un projet au CSA que j’ai respecté. Je souhaitais reconquérir l’audience avec des programmes de qualité et préparer l’arrivée de la TNT »
Dans les grandes lignes :
- 1°) PdC au CSA: « Je prévois un plan pour relancer le soutien à la production et à la création. Ce plan est à la fois ambitieux et réaliste. Il sera financé par un redéploiement budgétaire à l’occasion de l’élaboration des grilles de programmes et, à partir de Janvier 2007, par l’affectation prioritaire de l’effet d’aubaine financier lié à l’ouverture de la publicité pour la grande distribution sur les chaînes généralistes. »
« L’effet d’aubaine financier» voila comment PdC appelait l’ouverture du marché publicitaire à la grande distribution : aubaine.
Rappelons aussi qu’à l’été 2007, c’est le même PdC qui était allé défendre auprès de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Christine Albanel, l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux.
C’est à cette époque qu’il expliquait lui-même « avoir réussi à convaincre et sûr d’obtenir gain de cause ». Le Président de la République et son 1er ministre, avaient fini selon PdC par accepter la proposition, dans le but d’aider le service audiovisuel à améliorer ses programmes avec 75 à 100 millions de bénéfice par an, « France Télévisions devant fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse».
Et PdC de sortir en janvier, juste après l’annonce de la suppression de la pub par le Chef de l’Etat : "Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression. Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire. A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."
Cette déclaration à l’ensemble des salariés de France Télévisions vient contredire totalement la présentation de PdC au CSA, pire elle est en opposition totale à la démarche de PdC à l’été 2007.
- 2°) PdC au CSA: « S’agissant de la redevance, je m’emploierai à défendre avec force et détermination la position du Groupe en mettant en avant la nouvelle ambition éditoriale. Une augmentation de la redevance se mérite. C’est à la lumière des performances qualitatives et financières de France Télévisions que j’évoquerai l’évolution de cette redevance avec l’Etat actionnaire et avec les parlementaires».
L’augmentation de la redevance dont il écrivait évoquer l’évolution avec l’Etat, il savait que le Président de la République ne la souhaitait pas…sinon pourquoi aurait-il prôné : l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux ?
- 3°) PdC au CSA: « Dans le cadre de la nouvelle partition de Service Public, la personnalité des chaînes doit être clarifiée.
France 2 par exemple, souffre d’une crise identitaire. Son audience (19,5% au premier semestre) s’érode et vieillit. Un effort soutenu s’impose pour qu’elle soit réellement perçue comme une grande chaîne généraliste caractérisée, dans l’information comme dans les programmes, par le foisonnement d’idées, l’audace, l’ouverture sur le monde, la réactivité évènementielle.
France 3, grande chaîne de la proximité, de l’authenticité, du lien entre les générations, du patrimoine, de la valorisation du tissu social, souffre d’une faiblesse de programmes nationaux et régionaux et d’une grave érosion de son audience (14,5% au premier semestre).
Pour ces deux chaînes comme pour France 4, France 5 et RFO, je présenterai demain devant vous une série d’orientations et de propositions qui devront être mises en œuvre dès le début 2006. »
19,5% pour France 2 au premier semestre 2005 auxquels s’ajoutent les 14,5% de France 3 et les quelques 3,5% pour France 5 qui placent France Télévisions autour alors de 38% (dixit PdC) est à dix mille lieues des engagements de PdC qui « souhaitait reconquérir l’audience »
L’audience est passée de 42% avant Tessier et lui-même (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% au global (chiffres Médiamétrie) pendant son mandat:
France 2 tombé à 16,7% de part d'audience en 2009 contre 17,5% en 2008,
France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et
France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009
Quant à la « crise identitaire dont souffrait France 2 et la faiblesse des programmes nationaux et régionaux avec une grave érosion de son audience dont souffrait France 3 » PdC n’y a pas remédié, c’est clair.
- 4°) PdC au CSA: « Parallèlement, et au plus vite, la cohérence éditoriale et l’harmonisation dans les genres et les publics comme dans les contenus et dans la programmation, seront sensiblement renforcées. Pour mettre un terme aux rivalités souvent stériles, je proposerai aux rédactions de créer un nouvel esprit, de clarifier leurs missions éditoriales respectives et de mettre en commun, par étape et dans la concertation, un certain nombre d’outils logistiques et techniques dans le respect de leur spécificité.»
C’est sûrement dans « le respect de la spécificité des rédactions et de leurs missions éditoriales respectives » que PdC prône, à présent leur « rapprochement, sinon leur "fusion" ».
- 5°) PdC au CSA: «Gérer un groupe aussi large et multiforme que France Télévisions, c’est aussi mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social. Une partie des moyens de MFP sera ainsi consacrée au développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe. Sur le plan social, je propose d’ouvrir deux chantiers avec les représentants du personnel : celui de la mobilité, essentielle dans un Groupe au périmètre aussi large ? et celui de l’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise».
La mobilité, depuis cette présentation en 2005 devant le CSA, elle est restée lettre morte.
L’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise, il a fallu attendre fin 2009 pour que craignant le rapport remis au Parlement par la HALDE, le 24 décembre 2009, France Télévisions fasse passer 1.800 mesures sans concertation, ni critères que l’ensemble des organisations syndicales ont dénoncées.
Un rapport sur le bilan de la politique de gestion des ressources humaines des sociétés nationales de programmes de l’audiovisuel public (Radio France, France Télévisions et la société de l’audiovisuel extérieur de la France - SAEF), afin de lutter contre les discriminations et de mieux refléter la diversité de la société française. [Pour voir le http://halde.fr/IMG/pdf/rapport-SNP.pdf]
La HALDE y met en évidence le fait que la situation des trois sociétés auditées ne se différencient pas de celle des grandes entreprises françaises, alors même qu’elles sont censées être exemplaires : certaines actions ciblées par publics sont mises en œuvre (handicap, salariés âgés, égalité entre hommes et femmes, diversité « sociale »), avec des résultats variables. La dimension de prévention des discriminations, fondée notamment sur la revue des processus de gestion des ressources humaines, est encore peu prise en compte.
La HALDE souligne page 27 : « Un premier niveau de traitement doit permettre de relever d’éventuels écarts injustifiés, en lien avec une caractéristique discriminatoire, entre salariés en situation de « travail comparable » (et non seulement « de travail égal »). Ce qui n’a, à l’évidence, pas été le cas pour France Télévisions.
La HALDE de poursuivre : « Les écarts constatés (ex : faible présence de femmes parmi les plus hautes rémunérations, indications de rémunérations globalement inférieures des salariés nés hors de l’Union européenne) doivent donner lieu à une analyse approfondie, destinée à en identifier l’origine et les causes. »
Une « méthodologie » qu’aurait dû suivre France Télévisions mais qu’elle n’a pas suivie.
Enfin, « le développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe auxquels MFP devait consacrer une partie des moyens », il n’a jamais été réalisé….les dits collaborateurs attendent toujours !!!
Les manquements au projet présenté devant le CSA ne s’arrêtent pas là et sont nombreux….Il ne s’agit, là, que d’exemples édifiants et parlants.
- 6°) PdC au CSA: « Je proposerai au prochain Conseil d’Administration [2005] de la holding France Télévisions une réorganisation afin d’en faire un outil simplifié, au service de cette nouvelle ambition et plus proche de chacune des chaînes».
« Une réorganisation plus proche de chacune des chaînes », on peut dire qu’avec l’usine à gaz que tente de mettre en place PdC, la formule présentée au CSA a de quoi laisser pantois.
Et PdC d’ajouter «Elle est sur le point d’être finalisée. Nous avons fusionné cinq entreprises en dix mois. C’est plus rapide que la plupart des fusions dans le secteur privé! »
Mais quelle fumisterie… Elle n’est bien évidemment pas sur le point d’être finalisée. Cette réforme que PdC prétend « subir » mais qu’il affirme « mener à terme en laissant de côté son avenir personnel qui ne doit pas interférer avec cet enjeu », n'est absolument pas aboutie puisque le "fonctionnigramme" (auquel personne en comprend rien) il l'a mailé aux salariés, en totale entrave puisqu'il le remettait le même jour aux élus. Il sait donc pertinemment qu'il n'a fait l'objet d'aucune consultation et n'est donc pas applicable.
Sa réorganisation – car il s’agit bien de sa réorganisation – voila ce qu'en disait Christine Albanel à David Pujadas le 21 octobre 2008 au JT de 20h: " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société unique qui l'avait demandée à l'été 2007".
Aujourd'hui, elle n’est ni comprise, ni souhaitée.
PdC qui affirmait au CSA pour France Télévisions vouloir « mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social », à l’été 2007 n’imaginait pas en expliquant à toute la Presse et aux pouvoirs publics que « sa réforme (réorganisation) non seulement était comprise mais surtout que les salariés la souhaitaient », que ces derniers dans un référendum montreraient et prouveraient le contraire.
En effet, les résultats du référendum interne à France Télévisions organisé depuis le 17 janvier dernier par 6 syndicats et présentés le 28 janvier 2010, ont sonné sonnent comme un désaveu pour PdC.
Appelés à se prononcer sur la réforme portée depuis des mois par Carolis – la transformation de France Télévisions en une entreprise unique -, les 2.250 salariés (sur 9.184 permanents, soit 1 salarié sur 4, ndlr) qui se sont exprimés ont envoyé un signal clair à la direction.
A la question:
"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?", 93,3 % des votants ont répondu "Non".
A la question :
"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?", 95,9 % des votants ont répondu "Oui".
C’est le même PdC qui disait « moderniser son dialogue social », qui conteste ce référendum en expliquant avec dédain que seulement 25% des salariés ça n’est rien et que ce référendum ne vaut rien !
En revanche, le sondage commandé et effectué auprès un millier de sondés l’année dernière par TNS Sofres pour dire si « oui ou non Carolis devait être reconduit », lui, il est valable !
Si l’on ramène 1.000 et quelques sondés sur 63 millions de téléspectateurs potentiels aux 2.250 sur 9.184 salariés ça ne fait que 0,0000016 %....
Et France Télévisions de prétendre, il convient de citer, que : « ce sondage portait plus largement sur "la satisfaction" des téléspectateurs s’agissant des programmes et qu’il n’était pas destiné à être publié ».
Le journal « Libération » qui écrivait, à l’époque: « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres dans son écrasante majorité (94 % !) ont plébiscité Patrick de Carolis avec 85% des sondés qui souhaiteraient la reconduction de son mandat », avait finalement bien compris la manœuvre.
Avoir eu le culot d’expliquer que « le sondage portait sur "la satisfaction" des téléspectateurs sur les programmes » alors qu’y étaient glissées des questions pour "tester l'image de l’actuel dirigeant et la comparer à ses prédécesseurs" c’était déjà une véritable farce.
Avoir ajouté que ce sondage «pas destiné à être publié » était représentatif (au prix où sont les sondages de ce type), et affirmer que celui des salariés ne l’était pas, c’est lamentable et méprisant.
II) Qui peut, en conséquence, être surpris de la réponse faite par PdC à la question du JDD: « Que pensez-vous de la liste de vos potentiels successeurs? » : « Ce n’est plus une liste, c’est un annuaire… » ?!
Et puisque « 94 % des sondés ont plébiscité Patrick de Carolis en souhaitant la reconduction de son mandat » !!! Il peut bien y avoir un annuaire ou une liste, si PdC dit qu’il sera « en mesure de donner une réponse, après la réforme », qui pourrait bien le contredire.
Lui qui indiquait à l’adresse du Président de la République, il y a peu par Presse interposée que: " Le Chef de l’Etat doit avoir une vision qui dépasse son mandat", doit être assuré que le «nom que le Chef de l'État avait déclaré avoir en tête », c’était bien le sien !
III) L’affirmation selon laquelle, en réponse à la question du JDD : « cette réforme passe par la réduction des effectifs de 10% », PdC indique : « Il n’y aura pas de plan social, mais un dispositif de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes sur trois ans. Elles ne seront pas systématiquement remplacées, nous aviserons au cas par cas…. » est totalement farfelue.
Ce soi-disant plan de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes, n’a jusqu’à présent fait l’objet que de : 19 demandes !
Dans ces dernières, France Télévisions imaginerait même de comptabiliser pour 2009 ceux des salariés qui sont partis au cours du 2ème semestre et dont le départ après préavis se faisait en fin d’année !
Encore un effet d’annonce. Du reste, sur ces soi-disant 900 départs, un tiers environ n’est pas éligible. Sur la liste des 234 nominations « directeurs, sous-directeurs et conseillers », un autre tiers environ serait concernés mais vu la « promo » ne répondra pas au courrier. Resterait un tiers d’éligibles….faudrait-il encore que tous soient d’accord pour partir dans de piètres conditions !
Comment croire ce dont Philippe Seguin de la Cour des Comptes doutait, à savoir ces 900 départs annoncés ? [entre 1349 hypothèse haute et 844 hypothèse basse selon FTV pour être précis]
Pour couronner le tout, PdC et son équipe, René Maisonneuve en tête avait fait le même coup en 2007 avec les soi-disant 900 départs qu’il avait déjà « lancé » dès la fin du premier semestre 2007 et qui se décomposaient comme suit :
-600 lettres d’incitation à faire valoir les droits à la retraite avaient été adressées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans)
-300 départs qualifiés de « naturels » par France Télévisions étaient prévus et dixit le direction : non remplacés.
Résultat, à l’automne 2007, France Télévisions avait dû admettre que seulement 26 demandes sur France 3, 9 demandes sur France 2 et 1 seule pour France 5 avaient été enregistrées. On était loin, bien loin des 900 départs annoncés !!!
Tout au plus France Télévisions avait pu tabler, en fin d’année 2007, sur une centaine de demandes. Précision de taille et qui a son importance : les salariés concernés faisant valoir leur droit à la retraite, quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient donc leurs faibles indemnité imposées contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur où elles ne le sont pas. D’où le peu d’intérêts pour la démarche.
Fin 2008, France Télévisions n’avait pas eu plus de 150/180 demandes (grand maximum). Il est bien évident que les 420/450 salariés qui n’avaient alors pas donné suite pour diverses raisons, n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent à présent pour certains qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.
Carolis peut toujours (itw au Figaro) : " reconnaître que son groupe est contraint à des sérieuses économies en démentant fermement tout projet de plan social seulement l’ouverture d’un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe", tout cela n’est pas sérieux.
C’est la démonstration qu’il n’est pas facile de considérer les salariés comme la Presse, les politiques ou les pouvoirs publics pour des naïfs à qui l’on pourrait raconter en boucle la même histoire éculée !
IV) Oser prétendre, toujours en réponse au JDD que : « la révision des conventions collectives et accords sociaux doit aboutir début juin. », c’est du même tonneau.
Contrairement à ce que PdC a affirmé partout depuis des mois et des mois, son calendrier n’a jamais été tenable et ne sera jamais tenu. (il ne reste que 15 jours pour négocier un texte style Convention Collective de l’Audiovisuel qui avait pris quasiment 2 ans pour voir le jour).
L’ensemble des syndicats a finalement décidé, après 8 réunions dont les dernières sans la présence du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ qui avaient quitté la table, laissant l’alliance CGT/FO et la CFTC à ne parler que du préambule du « nouvel accord » a publié, le 4 février 2010, à17H30, un communiqué commun :
Déclaration des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SNJ de France télévisions lors de la séance du 4 février 2010.
Après avoir pris connaissance de la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier, contre les salariés du service public et contre ses missions, les organisations syndicales demandent à la direction de renoncer notamment à :
- son système de salaires et classification des emplois
-la remise en cause des commissions paritaires
-à son dispositif sur le temps de travail, notamment le forfait jour
- sa volonté de détruire le statut de journaliste.
Les organisations syndicales décident de se retrouver ce 5 février pour travailler sur des propositions alternatives communes. »
En tout état de cause, c’est le 16 février 2010 que la procédure sur le fond, à l’initiative de la CGC, de la CFDT et du SNJ vient devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Les 3 syndicats demandeurs veulent faire dire au TGI que les Conventions Collectives sont toujours bien applicables et que si elles ne l’étaient pas, leur délai de survivance plus favorable que le Code du travail (3 ans en plus des 3 mois de préavis pour la convention Collective de l’Audiovisuel) les mèneraient largement après le 7 juin…pour la CCCPA en juin 2012.
IV) Toujours en réponse au JDD sur l’éventuel maintien de la publicité sur le service public, au moins en journée qui ferait s’interroger sur la pertinence de cette cession, PdC répond : « C’est l’aboutissement d’une procédure précise et transparente conduite avec nous par la Banque Rothschild, et sous le contrôle de Bercy. »
« Aboutissement » signifie : réussite, issue favorable….Pour PdC la vente de la régie c’est l’aboutissement donc d’une stratégie qui s’inscrit dans le cadre actuel de la loi?!
Pourtant, juste après, il explique que « La vente n’est pas faite. Loin s’en faut. Nous sommes simplement entrés dans une phase de négociation exclusive. Il s’agit maintenant d’installer des verrous et des conditions particulièrement strictes pour empêcher tout risque de conflits d’intérêts et tout mélange des genres. Un nouveau conseil d’administration se tiendra, une fois ces garanties obtenues ».
PdC qui écrivait, voila deux ans, aux salariés de la régie pub: "Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation."
Mais c’est bien PdC qui vend… Et il dit avoir « demandé par écrit à l’Etat actionnaire de France Télévisions de me confirmer que ce cadre de la loi qui prévoit la fin totale de la publicité en novembre 2011 n’était pas appelé à évoluer » mais sans attendre la réponse, il se félicite de la privatisation à hauteur de 70%.
Au cas où la publicité serait maintenue avant 20 heures, il ne remettrait pas pour autant sa décision en question et ne reviendrait pas sur le processus de cession… « Son conseil d’administration a décidé fin 2008 d’entériner la suppression de la publicité en soirée dès le 5 janvier 2009, les grilles de programmes, la nouvelle politique commerciale de la régie sans pub en soirée étaient prêtes depuis plusieurs mois et la ressource publique pour compenser la fin de la publicité était déjà votée. »
Que le Conseil d’Etat condamne cette procédure...ça ne le touche pas. De toute façon, il le dit et le répète à loisir : « France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas. »
Eh ! oui, il est comme à ça PdC…il décide seul.
V) Quant à l’incertitude concernant la "taxe télécom" contestée par Bruxelles, PdC indépendant qu’il est, rejette le tout sur l’Etat [donc sur le contribuable, finalement]
« Si cette taxe –non affectée à France Télévisions– était annulée, cela poserait un problème au budget de l’Etat, pas au notre. » dit PdC.
La meilleure preuve en est que le Gouvernement a retenu 35 millions sur les 450 millions prévus parce que comme le rappelle PdC : « La surperformance de la régie » était au rendez-vous…Cession de la régie surperformante donc, qu’il maintient. Cherchez l’erreur !
C’est sûr qu’avec un déficit prévisionnel de 135 millions d’euros, quelques millions en plus ou en moins, quelle importance ! L’Etat comblera puisque PdC affirme « avoir deux ans d’avance sur le plan d’affaires ».
Eh ! oui rappelez-vous, c’est bien le même PdC qui le 24/11/2008 réunissait les syndicats de France Télévisions pour "faire le point avant le début du débat parlementaire du 25 novembre et mettre en garde contre une réduction des taxes".
D’où la célèbre formule PdC « le compte n'y est pas ».
C’est lui qui expliquait que « même si les recettes publiques du groupe devraient bénéficier "d'une garantie de la Tutelle", la décision des députés de limiter la taxation des chaînes commerciales (le passage de la taxe de 3% à 1,5 % amendé) était grave et pouvait entraîner la faillite de France Télévisions. »
Cette liste étayée et détaillée, sans être exhaustive constitue déjà un devoir de vérité auquel les salariés ont droit, tout comme les lecteurs et/ou les téléspectateurs.
Il fallait que cela soit dit et que le JDD ne restât pas sur de fausses impressions !
L’interview de Patrick de Carolis que publie le JDD de ce 5 février 2010 est surréaliste. Dans un numéro de prestidigitation des plus immodestes, il essaie de faire passer un des bilans les plus désastreux de la télé publique pour une réussite qu’on verrait rarement « même dans le secteur privé! » (la tournure de phrase est de l’intéressé) !
Souvenez-vous Marc Tessier, le prédécesseur de PdC avait à quelques mois de son départ, pratiqué le même exercice. Le Nouvel Economiste l’avait même désigné « manager de l’année 2004 ».
Il convient donc de démontrer, ici, point par point que ces affirmations ne reflètent en rien la réalité.
I) Le projet présenté au CSA le 6 juillet 2005 est loin, bien loin d’avoir été respecté.
A la question du JDD: « quel bilan tirez-vous de votre quinquennat? », PdC a beau prétendre que « l’heure du bilan n’est pas arrivée », l’exercice d’autosatisfaction auquel il se livre, tout au long de l’article, ne trompe personne.
PdC au JDD: « J’avais présenté un projet au CSA que j’ai respecté. Je souhaitais reconquérir l’audience avec des programmes de qualité et préparer l’arrivée de la TNT »
Dans les grandes lignes :
- 1°) PdC au CSA: « Je prévois un plan pour relancer le soutien à la production et à la création. Ce plan est à la fois ambitieux et réaliste. Il sera financé par un redéploiement budgétaire à l’occasion de l’élaboration des grilles de programmes et, à partir de Janvier 2007, par l’affectation prioritaire de l’effet d’aubaine financier lié à l’ouverture de la publicité pour la grande distribution sur les chaînes généralistes. »
« L’effet d’aubaine financier» voila comment PdC appelait l’ouverture du marché publicitaire à la grande distribution : aubaine.
Rappelons aussi qu’à l’été 2007, c’est le même PdC qui était allé défendre auprès de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Christine Albanel, l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux.
C’est à cette époque qu’il expliquait lui-même « avoir réussi à convaincre et sûr d’obtenir gain de cause ». Le Président de la République et son 1er ministre, avaient fini selon PdC par accepter la proposition, dans le but d’aider le service audiovisuel à améliorer ses programmes avec 75 à 100 millions de bénéfice par an, « France Télévisions devant fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse».
Et PdC de sortir en janvier, juste après l’annonce de la suppression de la pub par le Chef de l’Etat : "Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression. Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire. A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."
Cette déclaration à l’ensemble des salariés de France Télévisions vient contredire totalement la présentation de PdC au CSA, pire elle est en opposition totale à la démarche de PdC à l’été 2007.
- 2°) PdC au CSA: « S’agissant de la redevance, je m’emploierai à défendre avec force et détermination la position du Groupe en mettant en avant la nouvelle ambition éditoriale. Une augmentation de la redevance se mérite. C’est à la lumière des performances qualitatives et financières de France Télévisions que j’évoquerai l’évolution de cette redevance avec l’Etat actionnaire et avec les parlementaires».
L’augmentation de la redevance dont il écrivait évoquer l’évolution avec l’Etat, il savait que le Président de la République ne la souhaitait pas…sinon pourquoi aurait-il prôné : l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux ?
- 3°) PdC au CSA: « Dans le cadre de la nouvelle partition de Service Public, la personnalité des chaînes doit être clarifiée.
France 2 par exemple, souffre d’une crise identitaire. Son audience (19,5% au premier semestre) s’érode et vieillit. Un effort soutenu s’impose pour qu’elle soit réellement perçue comme une grande chaîne généraliste caractérisée, dans l’information comme dans les programmes, par le foisonnement d’idées, l’audace, l’ouverture sur le monde, la réactivité évènementielle.
France 3, grande chaîne de la proximité, de l’authenticité, du lien entre les générations, du patrimoine, de la valorisation du tissu social, souffre d’une faiblesse de programmes nationaux et régionaux et d’une grave érosion de son audience (14,5% au premier semestre).
Pour ces deux chaînes comme pour France 4, France 5 et RFO, je présenterai demain devant vous une série d’orientations et de propositions qui devront être mises en œuvre dès le début 2006. »
19,5% pour France 2 au premier semestre 2005 auxquels s’ajoutent les 14,5% de France 3 et les quelques 3,5% pour France 5 qui placent France Télévisions autour alors de 38% (dixit PdC) est à dix mille lieues des engagements de PdC qui « souhaitait reconquérir l’audience »
L’audience est passée de 42% avant Tessier et lui-même (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% au global (chiffres Médiamétrie) pendant son mandat:
France 2 tombé à 16,7% de part d'audience en 2009 contre 17,5% en 2008,
France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et
France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009
Quant à la « crise identitaire dont souffrait France 2 et la faiblesse des programmes nationaux et régionaux avec une grave érosion de son audience dont souffrait France 3 » PdC n’y a pas remédié, c’est clair.
- 4°) PdC au CSA: « Parallèlement, et au plus vite, la cohérence éditoriale et l’harmonisation dans les genres et les publics comme dans les contenus et dans la programmation, seront sensiblement renforcées. Pour mettre un terme aux rivalités souvent stériles, je proposerai aux rédactions de créer un nouvel esprit, de clarifier leurs missions éditoriales respectives et de mettre en commun, par étape et dans la concertation, un certain nombre d’outils logistiques et techniques dans le respect de leur spécificité.»
C’est sûrement dans « le respect de la spécificité des rédactions et de leurs missions éditoriales respectives » que PdC prône, à présent leur « rapprochement, sinon leur "fusion" ».
- 5°) PdC au CSA: «Gérer un groupe aussi large et multiforme que France Télévisions, c’est aussi mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social. Une partie des moyens de MFP sera ainsi consacrée au développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe. Sur le plan social, je propose d’ouvrir deux chantiers avec les représentants du personnel : celui de la mobilité, essentielle dans un Groupe au périmètre aussi large ? et celui de l’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise».
La mobilité, depuis cette présentation en 2005 devant le CSA, elle est restée lettre morte.
L’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise, il a fallu attendre fin 2009 pour que craignant le rapport remis au Parlement par la HALDE, le 24 décembre 2009, France Télévisions fasse passer 1.800 mesures sans concertation, ni critères que l’ensemble des organisations syndicales ont dénoncées.
Un rapport sur le bilan de la politique de gestion des ressources humaines des sociétés nationales de programmes de l’audiovisuel public (Radio France, France Télévisions et la société de l’audiovisuel extérieur de la France - SAEF), afin de lutter contre les discriminations et de mieux refléter la diversité de la société française. [Pour voir le http://halde.fr/IMG/pdf/rapport-SNP.pdf]
La HALDE y met en évidence le fait que la situation des trois sociétés auditées ne se différencient pas de celle des grandes entreprises françaises, alors même qu’elles sont censées être exemplaires : certaines actions ciblées par publics sont mises en œuvre (handicap, salariés âgés, égalité entre hommes et femmes, diversité « sociale »), avec des résultats variables. La dimension de prévention des discriminations, fondée notamment sur la revue des processus de gestion des ressources humaines, est encore peu prise en compte.
La HALDE souligne page 27 : « Un premier niveau de traitement doit permettre de relever d’éventuels écarts injustifiés, en lien avec une caractéristique discriminatoire, entre salariés en situation de « travail comparable » (et non seulement « de travail égal »). Ce qui n’a, à l’évidence, pas été le cas pour France Télévisions.
La HALDE de poursuivre : « Les écarts constatés (ex : faible présence de femmes parmi les plus hautes rémunérations, indications de rémunérations globalement inférieures des salariés nés hors de l’Union européenne) doivent donner lieu à une analyse approfondie, destinée à en identifier l’origine et les causes. »
Une « méthodologie » qu’aurait dû suivre France Télévisions mais qu’elle n’a pas suivie.
Enfin, « le développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe auxquels MFP devait consacrer une partie des moyens », il n’a jamais été réalisé….les dits collaborateurs attendent toujours !!!
Les manquements au projet présenté devant le CSA ne s’arrêtent pas là et sont nombreux….Il ne s’agit, là, que d’exemples édifiants et parlants.
- 6°) PdC au CSA: « Je proposerai au prochain Conseil d’Administration [2005] de la holding France Télévisions une réorganisation afin d’en faire un outil simplifié, au service de cette nouvelle ambition et plus proche de chacune des chaînes».
« Une réorganisation plus proche de chacune des chaînes », on peut dire qu’avec l’usine à gaz que tente de mettre en place PdC, la formule présentée au CSA a de quoi laisser pantois.
Et PdC d’ajouter «Elle est sur le point d’être finalisée. Nous avons fusionné cinq entreprises en dix mois. C’est plus rapide que la plupart des fusions dans le secteur privé! »
Mais quelle fumisterie… Elle n’est bien évidemment pas sur le point d’être finalisée. Cette réforme que PdC prétend « subir » mais qu’il affirme « mener à terme en laissant de côté son avenir personnel qui ne doit pas interférer avec cet enjeu », n'est absolument pas aboutie puisque le "fonctionnigramme" (auquel personne en comprend rien) il l'a mailé aux salariés, en totale entrave puisqu'il le remettait le même jour aux élus. Il sait donc pertinemment qu'il n'a fait l'objet d'aucune consultation et n'est donc pas applicable.
Sa réorganisation – car il s’agit bien de sa réorganisation – voila ce qu'en disait Christine Albanel à David Pujadas le 21 octobre 2008 au JT de 20h: " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société unique qui l'avait demandée à l'été 2007".
Aujourd'hui, elle n’est ni comprise, ni souhaitée.
PdC qui affirmait au CSA pour France Télévisions vouloir « mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social », à l’été 2007 n’imaginait pas en expliquant à toute la Presse et aux pouvoirs publics que « sa réforme (réorganisation) non seulement était comprise mais surtout que les salariés la souhaitaient », que ces derniers dans un référendum montreraient et prouveraient le contraire.
En effet, les résultats du référendum interne à France Télévisions organisé depuis le 17 janvier dernier par 6 syndicats et présentés le 28 janvier 2010, ont sonné sonnent comme un désaveu pour PdC.
Appelés à se prononcer sur la réforme portée depuis des mois par Carolis – la transformation de France Télévisions en une entreprise unique -, les 2.250 salariés (sur 9.184 permanents, soit 1 salarié sur 4, ndlr) qui se sont exprimés ont envoyé un signal clair à la direction.
A la question:
"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?", 93,3 % des votants ont répondu "Non".
A la question :
"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?", 95,9 % des votants ont répondu "Oui".
C’est le même PdC qui disait « moderniser son dialogue social », qui conteste ce référendum en expliquant avec dédain que seulement 25% des salariés ça n’est rien et que ce référendum ne vaut rien !
En revanche, le sondage commandé et effectué auprès un millier de sondés l’année dernière par TNS Sofres pour dire si « oui ou non Carolis devait être reconduit », lui, il est valable !
Si l’on ramène 1.000 et quelques sondés sur 63 millions de téléspectateurs potentiels aux 2.250 sur 9.184 salariés ça ne fait que 0,0000016 %....
Et France Télévisions de prétendre, il convient de citer, que : « ce sondage portait plus largement sur "la satisfaction" des téléspectateurs s’agissant des programmes et qu’il n’était pas destiné à être publié ».
Le journal « Libération » qui écrivait, à l’époque: « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres dans son écrasante majorité (94 % !) ont plébiscité Patrick de Carolis avec 85% des sondés qui souhaiteraient la reconduction de son mandat », avait finalement bien compris la manœuvre.
Avoir eu le culot d’expliquer que « le sondage portait sur "la satisfaction" des téléspectateurs sur les programmes » alors qu’y étaient glissées des questions pour "tester l'image de l’actuel dirigeant et la comparer à ses prédécesseurs" c’était déjà une véritable farce.
Avoir ajouté que ce sondage «pas destiné à être publié » était représentatif (au prix où sont les sondages de ce type), et affirmer que celui des salariés ne l’était pas, c’est lamentable et méprisant.
II) Qui peut, en conséquence, être surpris de la réponse faite par PdC à la question du JDD: « Que pensez-vous de la liste de vos potentiels successeurs? » : « Ce n’est plus une liste, c’est un annuaire… » ?!
Et puisque « 94 % des sondés ont plébiscité Patrick de Carolis en souhaitant la reconduction de son mandat » !!! Il peut bien y avoir un annuaire ou une liste, si PdC dit qu’il sera « en mesure de donner une réponse, après la réforme », qui pourrait bien le contredire.
Lui qui indiquait à l’adresse du Président de la République, il y a peu par Presse interposée que: " Le Chef de l’Etat doit avoir une vision qui dépasse son mandat", doit être assuré que le «nom que le Chef de l'État avait déclaré avoir en tête », c’était bien le sien !
III) L’affirmation selon laquelle, en réponse à la question du JDD : « cette réforme passe par la réduction des effectifs de 10% », PdC indique : « Il n’y aura pas de plan social, mais un dispositif de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes sur trois ans. Elles ne seront pas systématiquement remplacées, nous aviserons au cas par cas…. » est totalement farfelue.
Ce soi-disant plan de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes, n’a jusqu’à présent fait l’objet que de : 19 demandes !
Dans ces dernières, France Télévisions imaginerait même de comptabiliser pour 2009 ceux des salariés qui sont partis au cours du 2ème semestre et dont le départ après préavis se faisait en fin d’année !
Encore un effet d’annonce. Du reste, sur ces soi-disant 900 départs, un tiers environ n’est pas éligible. Sur la liste des 234 nominations « directeurs, sous-directeurs et conseillers », un autre tiers environ serait concernés mais vu la « promo » ne répondra pas au courrier. Resterait un tiers d’éligibles….faudrait-il encore que tous soient d’accord pour partir dans de piètres conditions !
Comment croire ce dont Philippe Seguin de la Cour des Comptes doutait, à savoir ces 900 départs annoncés ? [entre 1349 hypothèse haute et 844 hypothèse basse selon FTV pour être précis]
Pour couronner le tout, PdC et son équipe, René Maisonneuve en tête avait fait le même coup en 2007 avec les soi-disant 900 départs qu’il avait déjà « lancé » dès la fin du premier semestre 2007 et qui se décomposaient comme suit :
-600 lettres d’incitation à faire valoir les droits à la retraite avaient été adressées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans)
-300 départs qualifiés de « naturels » par France Télévisions étaient prévus et dixit le direction : non remplacés.
Résultat, à l’automne 2007, France Télévisions avait dû admettre que seulement 26 demandes sur France 3, 9 demandes sur France 2 et 1 seule pour France 5 avaient été enregistrées. On était loin, bien loin des 900 départs annoncés !!!
Tout au plus France Télévisions avait pu tabler, en fin d’année 2007, sur une centaine de demandes. Précision de taille et qui a son importance : les salariés concernés faisant valoir leur droit à la retraite, quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient donc leurs faibles indemnité imposées contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur où elles ne le sont pas. D’où le peu d’intérêts pour la démarche.
Fin 2008, France Télévisions n’avait pas eu plus de 150/180 demandes (grand maximum). Il est bien évident que les 420/450 salariés qui n’avaient alors pas donné suite pour diverses raisons, n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent à présent pour certains qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.
Carolis peut toujours (itw au Figaro) : " reconnaître que son groupe est contraint à des sérieuses économies en démentant fermement tout projet de plan social seulement l’ouverture d’un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe", tout cela n’est pas sérieux.
C’est la démonstration qu’il n’est pas facile de considérer les salariés comme la Presse, les politiques ou les pouvoirs publics pour des naïfs à qui l’on pourrait raconter en boucle la même histoire éculée !
IV) Oser prétendre, toujours en réponse au JDD que : « la révision des conventions collectives et accords sociaux doit aboutir début juin. », c’est du même tonneau.
Contrairement à ce que PdC a affirmé partout depuis des mois et des mois, son calendrier n’a jamais été tenable et ne sera jamais tenu. (il ne reste que 15 jours pour négocier un texte style Convention Collective de l’Audiovisuel qui avait pris quasiment 2 ans pour voir le jour).
L’ensemble des syndicats a finalement décidé, après 8 réunions dont les dernières sans la présence du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ qui avaient quitté la table, laissant l’alliance CGT/FO et la CFTC à ne parler que du préambule du « nouvel accord » a publié, le 4 février 2010, à17H30, un communiqué commun :
Déclaration des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SNJ de France télévisions lors de la séance du 4 février 2010.
Après avoir pris connaissance de la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier, contre les salariés du service public et contre ses missions, les organisations syndicales demandent à la direction de renoncer notamment à :
- son système de salaires et classification des emplois
-la remise en cause des commissions paritaires
-à son dispositif sur le temps de travail, notamment le forfait jour
- sa volonté de détruire le statut de journaliste.
Les organisations syndicales décident de se retrouver ce 5 février pour travailler sur des propositions alternatives communes. »
En tout état de cause, c’est le 16 février 2010 que la procédure sur le fond, à l’initiative de la CGC, de la CFDT et du SNJ vient devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Les 3 syndicats demandeurs veulent faire dire au TGI que les Conventions Collectives sont toujours bien applicables et que si elles ne l’étaient pas, leur délai de survivance plus favorable que le Code du travail (3 ans en plus des 3 mois de préavis pour la convention Collective de l’Audiovisuel) les mèneraient largement après le 7 juin…pour la CCCPA en juin 2012.
IV) Toujours en réponse au JDD sur l’éventuel maintien de la publicité sur le service public, au moins en journée qui ferait s’interroger sur la pertinence de cette cession, PdC répond : « C’est l’aboutissement d’une procédure précise et transparente conduite avec nous par la Banque Rothschild, et sous le contrôle de Bercy. »
« Aboutissement » signifie : réussite, issue favorable….Pour PdC la vente de la régie c’est l’aboutissement donc d’une stratégie qui s’inscrit dans le cadre actuel de la loi?!
Pourtant, juste après, il explique que « La vente n’est pas faite. Loin s’en faut. Nous sommes simplement entrés dans une phase de négociation exclusive. Il s’agit maintenant d’installer des verrous et des conditions particulièrement strictes pour empêcher tout risque de conflits d’intérêts et tout mélange des genres. Un nouveau conseil d’administration se tiendra, une fois ces garanties obtenues ».
PdC qui écrivait, voila deux ans, aux salariés de la régie pub: "Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation."
Mais c’est bien PdC qui vend… Et il dit avoir « demandé par écrit à l’Etat actionnaire de France Télévisions de me confirmer que ce cadre de la loi qui prévoit la fin totale de la publicité en novembre 2011 n’était pas appelé à évoluer » mais sans attendre la réponse, il se félicite de la privatisation à hauteur de 70%.
Au cas où la publicité serait maintenue avant 20 heures, il ne remettrait pas pour autant sa décision en question et ne reviendrait pas sur le processus de cession… « Son conseil d’administration a décidé fin 2008 d’entériner la suppression de la publicité en soirée dès le 5 janvier 2009, les grilles de programmes, la nouvelle politique commerciale de la régie sans pub en soirée étaient prêtes depuis plusieurs mois et la ressource publique pour compenser la fin de la publicité était déjà votée. »
Que le Conseil d’Etat condamne cette procédure...ça ne le touche pas. De toute façon, il le dit et le répète à loisir : « France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas. »
Eh ! oui, il est comme à ça PdC…il décide seul.
V) Quant à l’incertitude concernant la "taxe télécom" contestée par Bruxelles, PdC indépendant qu’il est, rejette le tout sur l’Etat [donc sur le contribuable, finalement]
« Si cette taxe –non affectée à France Télévisions– était annulée, cela poserait un problème au budget de l’Etat, pas au notre. » dit PdC.
La meilleure preuve en est que le Gouvernement a retenu 35 millions sur les 450 millions prévus parce que comme le rappelle PdC : « La surperformance de la régie » était au rendez-vous…Cession de la régie surperformante donc, qu’il maintient. Cherchez l’erreur !
C’est sûr qu’avec un déficit prévisionnel de 135 millions d’euros, quelques millions en plus ou en moins, quelle importance ! L’Etat comblera puisque PdC affirme « avoir deux ans d’avance sur le plan d’affaires ».
Eh ! oui rappelez-vous, c’est bien le même PdC qui le 24/11/2008 réunissait les syndicats de France Télévisions pour "faire le point avant le début du débat parlementaire du 25 novembre et mettre en garde contre une réduction des taxes".
D’où la célèbre formule PdC « le compte n'y est pas ».
C’est lui qui expliquait que « même si les recettes publiques du groupe devraient bénéficier "d'une garantie de la Tutelle", la décision des députés de limiter la taxation des chaînes commerciales (le passage de la taxe de 3% à 1,5 % amendé) était grave et pouvait entraîner la faillite de France Télévisions. »
Cette liste étayée et détaillée, sans être exhaustive constitue déjà un devoir de vérité auquel les salariés ont droit, tout comme les lecteurs et/ou les téléspectateurs.
Il fallait que cela soit dit et que le JDD ne restât pas sur de fausses impressions !
jeudi 4 février 2010
NON, CAROLIS NE PEUT PLUS CHANTER QUE SA NÉGOCIATION COLLECTIVE EST SUR LES RAILS…
NON, CAROLIS NE PEUT PLUS CHANTER QUE SA NÉGOCIATION COLLECTIVE EST SUR LES RAILS…
Contrairement à ce que CAROLIS a affirmé partout depuis des mois et des mois, son calendrier n’a jamais été tenable et ne sera jamais tenu. (il ne reste que 15 jours pour négocier un texte style Convention Collective de l’Audiovisuel qui avait pris quasiment 2 ans pour voir le jour).
Aujourd’hui se tenait une réunion dite de « négociation » du nouvel accord collective que propose la direction. Depuis 3 réunions, le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ avaient quitté la table, laissant l’alliance CGT/FO et la CFTC depuis 3 semaines ne parler que du préambule à ce texte.
Le SNPCA-CGC exigeait comme la CFDT et le SNJ que le texte global soit remis…Ces trois syndicats avaient bien raison.
L’ensemble des syndicats ont finalement décidé, face à ce texte qui n’a été donné que le 29 janvier 2010, de ne pas retourner en négociation et de lire une motion commue dont voici le texte :
CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SNJ
Déclaration des organisations syndicales de France télévisions lors de la séance du 4 février 2010.
Après avoir pris connaissance de la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier, contre les salariés du service public et contre ses missions, les organisations syndicales demandent à la direction de renoncer notamment à :
- son système de salaires et classification des emplois
- la remise en cause des commissions paritaires
- à son dispositif sur le temps de travail, notamment le forfait jour
- sa volonté de détruire le statut de journaliste.
Les organisations syndicales décident de se retrouver ce 5 février pour travailler sur des propositions alternatives communes.
Paris, le 4 février 2010, 17H30
Contrairement à ce que CAROLIS a affirmé partout depuis des mois et des mois, son calendrier n’a jamais été tenable et ne sera jamais tenu. (il ne reste que 15 jours pour négocier un texte style Convention Collective de l’Audiovisuel qui avait pris quasiment 2 ans pour voir le jour).
Aujourd’hui se tenait une réunion dite de « négociation » du nouvel accord collective que propose la direction. Depuis 3 réunions, le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ avaient quitté la table, laissant l’alliance CGT/FO et la CFTC depuis 3 semaines ne parler que du préambule à ce texte.
Le SNPCA-CGC exigeait comme la CFDT et le SNJ que le texte global soit remis…Ces trois syndicats avaient bien raison.
L’ensemble des syndicats ont finalement décidé, face à ce texte qui n’a été donné que le 29 janvier 2010, de ne pas retourner en négociation et de lire une motion commue dont voici le texte :
CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SNJ
Déclaration des organisations syndicales de France télévisions lors de la séance du 4 février 2010.
Après avoir pris connaissance de la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier, contre les salariés du service public et contre ses missions, les organisations syndicales demandent à la direction de renoncer notamment à :
- son système de salaires et classification des emplois
- la remise en cause des commissions paritaires
- à son dispositif sur le temps de travail, notamment le forfait jour
- sa volonté de détruire le statut de journaliste.
Les organisations syndicales décident de se retrouver ce 5 février pour travailler sur des propositions alternatives communes.
Paris, le 4 février 2010, 17H30
A France Télé, on attend la nomination du Responsable du pôle développement de la Web TV arctique, chargée du programme audiovisuel des palmipèdes
Si vous aviez raté l’article intitulé : « La direction de la fiction de France Télévisions réorganisée » paru le 18 janvier (Source : Satellifax) sur le « réorganisation » de la fiction à France Télévisions, découvrez le texte ci-dessous.
Juste avant de vous plonger dans cette "réorganisation" notez quand même 2 nominations dont les définitions valent leur pesant d'or:
Anne Holmes: Responsable du pôle séries longues, chargée de la politique de "pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès "
Marie Dupuy d’Angeac: Responsable du pôle hors cases, chargée des "fictions société pouvant donner lieu à débat (4 à 6 par an) et des propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an)".
Nous attendons incessamment, sous peu, la nomination du Responsable du pôle développement de la Web TV arctique, chargée du programme audiovisuel des palmipèdes locaux pouvant faire l’objet de l’implantation rapide d’une station RFO en cas de succès »
Voici donc le texte:
"Le 1er janvier, la réforme de France Télévisions qui a rassemblé les différentes chaînes du groupe en une société unique est entrée en vigueur. Celle-ci implique une réorganisation des directions de la fiction qui ne sont plus désormais organisées chaîne par chaîne.
Tout cela à peine plus de six mois avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, et son remplacement par un nouveau Président du groupe France Télévision nommé par l’État, qui amènera forcément son lot de nouveaux changements...
Sous la Direction de Vincent Meslet, l’organisation repose désormais sur des “lignes éditoriales”.
Six responsables de pôles ont ainsi été nommés, leur mission est de coordonner « le travail éditorial des responsables de programmes, l’accueil des projets, le suivi des développements, la validation des choix artistiques, l’acceptation artistique », explique France Télévisions dans un document remis aux producteurs et cité par Satellifax. « Ils sont l’interlocuteur des antennes et participent aux réunions avec les antennes ».
La majorité d’entre eux ont également une fonction d’encadrement de responsables de programmes, ces derniers pouvant être en charge de plusieurs dossiers et donc intervenir dans plusieurs pôles. Chaque responsable de programmes « a la responsabilité de son secteur de compétence de la sélection du projet au suivi de la communication ». Il est « l’interlocuteur unique pour ce projet des producteurs, auteurs et réalisateurs, de la sélection à sa diffusion », indique le document.Les responsables de programmes, chargés d’informer de la ligne éditoriale des cases sur lesquelles ils travaillent, sont aussi « principalement » les interlocuteurs des producteurs pour la présentation de leurs projets. « Si les projets sont déposés auprès du directeur de la fiction ou du responsable du pôle première partie de soirée, ils seront répartis et étudiés par l’équipe des responsables de programmes de la soirée appropriée », explique le groupe.
La sélection des projets se fait lors de « réunion de textes (une par case) » et « répond à des objectifs éditoriaux et d’audience, explicites et précis », indique le document. Outre leur responsabilité éditoriale, les responsables de programmes ont également une « responsabilité économique » tant dans la « gestion équilibrée (des soirées concernées) » que dans leurs choix artistiques. Ils doivent définir les étapes de développement en fonction des sujets, France Télévisions précisant que cette phase se distingue de la phase de production « qui intègrera désormais l’écriture finale des scénarios ». Le groupe précise ainsi pour le prime qu’une fois les objectifs de développement atteints, « une étude conjointe entre les responsables de programmes, le responsable du pôle prime et le directeur de la fiction déterminera de la poursuite ou de l’arrêt du projet ».
Pour les projets retenus, le responsable de programme - qui communique l’accord - organise une « réunion pour valider avec le producteur et les auteurs, les objectifs éditoriaux, les objectifs économiques, le planning et les objectifs d’audience ». Il est également chargé de communiquer les refus, par téléphone ou par courrier, « dans la semaine qui suit la réunion de textes ».
Les responsables de programmes de l’unité fiction
Les responsables de programmes du pôle premières parties de soirée (unitaires, feuilletons, séries classiques), dirigé par Judith Louis :
- Histoires et lieux de pouvoirs contemporains :
Olivier Prieur (lieux de pouvoirs contemporains, passé colonial, histoire des Dom-tom),
François Hitter (années 68-2011),
Viviane Zingg (histoire romanesque)
et Paule Zajdermann (histoire antérieure à 1968).
- Polars contemporains : Carole Leberre (séries polars « classiques », feuilletons), France Camus (unitaires et séries polars « classiques »), Olivier Prieur (nouveaux territoires du suspens, soit l’espionnage, l’infiltration, le fantastique),
Christine Coutin (unitaires).
- Cultures : Jean-François Luccioni (grandes coproductions internationales et adaptations des classiques),
Fanny Rondeau (cultures et héros populaires, séries),
Paule Zajdermann (adaptations d’unitaires contemporains),
France Camus (patrimoine de genre comme les polars, le fantastique..., et séries).
- Contemporains :
Fanny Rondeau (séries et comédie sentimentale, familiale, burlesque...), Carole Leberre (séries et unitaires société, thrillers),
Viviane Zingg (unitaires drame, romanesque et feuilletons),
François Hitter (séries et unitaires société, comédies et genres comme le fantastique, l’uchronie (évocation imaginaire dans le temps, ndlr), l’anticipation...).
Le suivi logistique des projets (supervision des lecteurs, respect des délais) est assuré par la conseillère littéraire Elisabeth de Jerphanion et par Francine Burlereaux.
Pôle développement et international, dirigé par Sophie Gigon :
- Développement : Harold Valentin (offre de divertissement plutôt pour l’été, web TV).
- International : Jean-François Luccioni (patrimoine, cases histoires et cultures) et Caroline Pierce (polars et contemporains).
Pôle 26 minutes, dirigé par Thierry Sorel :
- Plus belle la vie : Christine Coutin et Caroline Ferrier, adjointe.
- Nouvelles générations : Sarah Valmont et Caroline Pierce.
- Soirées : François Hitter (comédies), Ségolène Cazenave (comédies) et Fanny Rondeau (cape et d’épée).
Pôle coordination avec les antennes, le marketing et des relations avec les professionnels, dirigé par Hélène Saillon : Yasmina Yahiaoui, chargée de missions sur la diversité.
Deux responsables de pôle n’ont pas de fonction d’encadrement mais sont dédiés à une « mission particulière dont l’importance implique une autonomie et un lien direct avec le directeur de la fiction », note France Télévisions.
Il s’agit d’Anne Holmes, responsable du pôle séries longues, chargée de la « politique de pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès ».
Par ailleurs, Marie Dupuy d’Angeac, responsable du pôle hors cases, est chargée des « fictions société pouvant donner lieu à débat » (4 à 6 par an) et des « propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an) »."
Dans un post de spin-off.fr intitulé : "Le merdier de la fiction à France Télévisions" (que vous pourrez lire en cliquant sur le lien), le journaliste conclut cette liste de nominations par:
"En plus de ces grandes lignes, Vincent Meslet donne à la fiction de France Télévisions trois priorités : de la coproduction internationale, de la fiction politique et le développement des comédies en 26 ou en 52 minutes. Bref, c'est une drôle de façon de clarifier la fiction française. Bonne chance aux producteurs car c'est à eux que revient désormais le privilège d'avoir à déchiffrer ce foutoir. "
Juste avant de vous plonger dans cette "réorganisation" notez quand même 2 nominations dont les définitions valent leur pesant d'or:
Anne Holmes: Responsable du pôle séries longues, chargée de la politique de "pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès "
Marie Dupuy d’Angeac: Responsable du pôle hors cases, chargée des "fictions société pouvant donner lieu à débat (4 à 6 par an) et des propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an)".
Nous attendons incessamment, sous peu, la nomination du Responsable du pôle développement de la Web TV arctique, chargée du programme audiovisuel des palmipèdes locaux pouvant faire l’objet de l’implantation rapide d’une station RFO en cas de succès »
Voici donc le texte:
"Le 1er janvier, la réforme de France Télévisions qui a rassemblé les différentes chaînes du groupe en une société unique est entrée en vigueur. Celle-ci implique une réorganisation des directions de la fiction qui ne sont plus désormais organisées chaîne par chaîne.
Tout cela à peine plus de six mois avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, et son remplacement par un nouveau Président du groupe France Télévision nommé par l’État, qui amènera forcément son lot de nouveaux changements...
Sous la Direction de Vincent Meslet, l’organisation repose désormais sur des “lignes éditoriales”.
Six responsables de pôles ont ainsi été nommés, leur mission est de coordonner « le travail éditorial des responsables de programmes, l’accueil des projets, le suivi des développements, la validation des choix artistiques, l’acceptation artistique », explique France Télévisions dans un document remis aux producteurs et cité par Satellifax. « Ils sont l’interlocuteur des antennes et participent aux réunions avec les antennes ».
La majorité d’entre eux ont également une fonction d’encadrement de responsables de programmes, ces derniers pouvant être en charge de plusieurs dossiers et donc intervenir dans plusieurs pôles. Chaque responsable de programmes « a la responsabilité de son secteur de compétence de la sélection du projet au suivi de la communication ». Il est « l’interlocuteur unique pour ce projet des producteurs, auteurs et réalisateurs, de la sélection à sa diffusion », indique le document.Les responsables de programmes, chargés d’informer de la ligne éditoriale des cases sur lesquelles ils travaillent, sont aussi « principalement » les interlocuteurs des producteurs pour la présentation de leurs projets. « Si les projets sont déposés auprès du directeur de la fiction ou du responsable du pôle première partie de soirée, ils seront répartis et étudiés par l’équipe des responsables de programmes de la soirée appropriée », explique le groupe.
La sélection des projets se fait lors de « réunion de textes (une par case) » et « répond à des objectifs éditoriaux et d’audience, explicites et précis », indique le document. Outre leur responsabilité éditoriale, les responsables de programmes ont également une « responsabilité économique » tant dans la « gestion équilibrée (des soirées concernées) » que dans leurs choix artistiques. Ils doivent définir les étapes de développement en fonction des sujets, France Télévisions précisant que cette phase se distingue de la phase de production « qui intègrera désormais l’écriture finale des scénarios ». Le groupe précise ainsi pour le prime qu’une fois les objectifs de développement atteints, « une étude conjointe entre les responsables de programmes, le responsable du pôle prime et le directeur de la fiction déterminera de la poursuite ou de l’arrêt du projet ».
Pour les projets retenus, le responsable de programme - qui communique l’accord - organise une « réunion pour valider avec le producteur et les auteurs, les objectifs éditoriaux, les objectifs économiques, le planning et les objectifs d’audience ». Il est également chargé de communiquer les refus, par téléphone ou par courrier, « dans la semaine qui suit la réunion de textes ».
Les responsables de programmes de l’unité fiction
Les responsables de programmes du pôle premières parties de soirée (unitaires, feuilletons, séries classiques), dirigé par Judith Louis :
- Histoires et lieux de pouvoirs contemporains :
Olivier Prieur (lieux de pouvoirs contemporains, passé colonial, histoire des Dom-tom),
François Hitter (années 68-2011),
Viviane Zingg (histoire romanesque)
et Paule Zajdermann (histoire antérieure à 1968).
- Polars contemporains : Carole Leberre (séries polars « classiques », feuilletons), France Camus (unitaires et séries polars « classiques »), Olivier Prieur (nouveaux territoires du suspens, soit l’espionnage, l’infiltration, le fantastique),
Christine Coutin (unitaires).
- Cultures : Jean-François Luccioni (grandes coproductions internationales et adaptations des classiques),
Fanny Rondeau (cultures et héros populaires, séries),
Paule Zajdermann (adaptations d’unitaires contemporains),
France Camus (patrimoine de genre comme les polars, le fantastique..., et séries).
- Contemporains :
Fanny Rondeau (séries et comédie sentimentale, familiale, burlesque...), Carole Leberre (séries et unitaires société, thrillers),
Viviane Zingg (unitaires drame, romanesque et feuilletons),
François Hitter (séries et unitaires société, comédies et genres comme le fantastique, l’uchronie (évocation imaginaire dans le temps, ndlr), l’anticipation...).
Le suivi logistique des projets (supervision des lecteurs, respect des délais) est assuré par la conseillère littéraire Elisabeth de Jerphanion et par Francine Burlereaux.
Pôle développement et international, dirigé par Sophie Gigon :
- Développement : Harold Valentin (offre de divertissement plutôt pour l’été, web TV).
- International : Jean-François Luccioni (patrimoine, cases histoires et cultures) et Caroline Pierce (polars et contemporains).
Pôle 26 minutes, dirigé par Thierry Sorel :
- Plus belle la vie : Christine Coutin et Caroline Ferrier, adjointe.
- Nouvelles générations : Sarah Valmont et Caroline Pierce.
- Soirées : François Hitter (comédies), Ségolène Cazenave (comédies) et Fanny Rondeau (cape et d’épée).
Pôle coordination avec les antennes, le marketing et des relations avec les professionnels, dirigé par Hélène Saillon : Yasmina Yahiaoui, chargée de missions sur la diversité.
Deux responsables de pôle n’ont pas de fonction d’encadrement mais sont dédiés à une « mission particulière dont l’importance implique une autonomie et un lien direct avec le directeur de la fiction », note France Télévisions.
Il s’agit d’Anne Holmes, responsable du pôle séries longues, chargée de la « politique de pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès ».
Par ailleurs, Marie Dupuy d’Angeac, responsable du pôle hors cases, est chargée des « fictions société pouvant donner lieu à débat » (4 à 6 par an) et des « propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an) »."
Dans un post de spin-off.fr intitulé : "Le merdier de la fiction à France Télévisions" (que vous pourrez lire en cliquant sur le lien), le journaliste conclut cette liste de nominations par:
"En plus de ces grandes lignes, Vincent Meslet donne à la fiction de France Télévisions trois priorités : de la coproduction internationale, de la fiction politique et le développement des comédies en 26 ou en 52 minutes. Bref, c'est une drôle de façon de clarifier la fiction française. Bonne chance aux producteurs car c'est à eux que revient désormais le privilège d'avoir à déchiffrer ce foutoir. "
mercredi 3 février 2010
Carolis se moque de la "lettre ouverte" de Lagardère active et fait valider par le C.A. de France Télé la vente de la régie pub.
Carolis se moque de la "lettre ouverte" de Lagardère active (à lire en bas de post) et fait valider par le C.A. de France Télé la vente de la régie pub.
"Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation." voila ce qu'écrivait Carolis il y a environ 2 ans.
Les 300 salariés de la régie pub comprennent à présent ce que "préoccupation première" signifie dans la bouche de Carolis!
Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, peuvent maintenant constater comment les assurances que donne Carolis sont suivies d'effet etappréhender pleienement ce que "pérennité de l’avenir professionnel au sein du groupe France Télévisions" veut dire!
Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, ont pu aussi lire la lettre dede Lagardère active qui "souligne" le contexte et évoque le "risque " que la décision du Conseil d'Etat pourrait induire.
France Télévisions n'en a cure. Ce matin lors d'un conseil d'administration extraordinaire, France Télévisions a donc décidé "d'entrer en négociation exclusive pour la privatisation de sa régie France Télévisions Publicité avec Lov Financière et Publicis."
Sur 12 administrateurs, seuls les 2 représentants du personnel ont voté contre.
Dominique Wolton s'est abstenu après avoir proposé que la décision soit différée.
Carolis, président du C.A. n'en a pas tenu compte. Il s'est réfugié derrière le courrier qu'il avait récemment adressé aux «tutelles» en l'occurrence Christine Lagarde et François Fillon pour leur demander d'affirmer la nécessité de la vente de la régie.
Pour autant, il n'a pas estimé nécessaire d'attendre la réponse de l'État ( et encore moins la décision du Conseil d'Etat) pour enclencher cette discussion exclusive et prônant même qu'"elle serait absolument nécessaire pour prendre «des garanties» sur les éventuels conflits d'intérêt avec un acheteur" Stéphane Courbit, qui est également fournisseur de programmes pour les antennes de France Télévisions.
Pour le SNPCA-CGC "C'est le dépeçage de l'entreprise" auquel nous assistons et dans quelques semaines, chacun se rendra compte de l'inultilité de cette cession telle qu'elle est ficelée en fonction du changement de contexte.

"Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation." voila ce qu'écrivait Carolis il y a environ 2 ans.
Les 300 salariés de la régie pub comprennent à présent ce que "préoccupation première" signifie dans la bouche de Carolis!
Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, peuvent maintenant constater comment les assurances que donne Carolis sont suivies d'effet etappréhender pleienement ce que "pérennité de l’avenir professionnel au sein du groupe France Télévisions" veut dire!
Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, ont pu aussi lire la lettre dede Lagardère active qui "souligne" le contexte et évoque le "risque " que la décision du Conseil d'Etat pourrait induire.
France Télévisions n'en a cure. Ce matin lors d'un conseil d'administration extraordinaire, France Télévisions a donc décidé "d'entrer en négociation exclusive pour la privatisation de sa régie France Télévisions Publicité avec Lov Financière et Publicis."
Sur 12 administrateurs, seuls les 2 représentants du personnel ont voté contre.
Dominique Wolton s'est abstenu après avoir proposé que la décision soit différée.
Carolis, président du C.A. n'en a pas tenu compte. Il s'est réfugié derrière le courrier qu'il avait récemment adressé aux «tutelles» en l'occurrence Christine Lagarde et François Fillon pour leur demander d'affirmer la nécessité de la vente de la régie.
Pour autant, il n'a pas estimé nécessaire d'attendre la réponse de l'État ( et encore moins la décision du Conseil d'Etat) pour enclencher cette discussion exclusive et prônant même qu'"elle serait absolument nécessaire pour prendre «des garanties» sur les éventuels conflits d'intérêt avec un acheteur" Stéphane Courbit, qui est également fournisseur de programmes pour les antennes de France Télévisions.
Pour le SNPCA-CGC "C'est le dépeçage de l'entreprise" auquel nous assistons et dans quelques semaines, chacun se rendra compte de l'inultilité de cette cession telle qu'elle est ficelée en fonction du changement de contexte.

mardi 2 février 2010
Viré le Rédacteur en Chef de Wallis…le motif : sans doute était-il un obstacle à la cogestion locale consacrée par France Télévisions !
Viré le Rédacteur en Chef de Wallis…le motif : sans doute était-il un obstacle à la cogestion locale consacrée par France Télévisions !
Début janvier 2010, France Télévisions envoie à la station de Walllis en « crise », où une partie du personnel était empêchée d’accéder à son lieu de travail donc, une troisième mission avec Monsieur Augustin HOAREAU l’ex DRH de France 2 et aussi ex DRH de RFO et son homonyme ex DRH de St Pierre et Miquelon.
Sans aucune revendication Monsieur Augustin HOAREAU va signer un protocole d’accord qui prorogeait les conventions collectives contre, notamment, un « retour à un fonctionnement normal » de la station. Par fonctionnement normal, il était logique de comprendre : un retour de l’encadrement aux postes respectifs occupés.
Monsieur Augustin HOAREAU avait bien précisé en signant le dit protocole qu’il n’était aucunement question d’évincer à nouveau Monsieur Patrick CAILLET. L’assurance, certes verbale, en avait été donnée devant témoins de sa bouche même. Il avait été également dit que le nouveau directeur régional parachuté sur place déciderait si oui ou non, il devait changer d’encadrement.
Cette décision de virer le Rédacteur en chef de Wallis aurait été prise lors des négociations qui ont eu lieu dernièrement du 9 au 13 janvier 2010 entre des représentants de France Télévisions et un certain nombre de personnes représentant le collectif « cogérant » la station. (rien pourtant à ce sujet d’ailleurs dans le fameux protocole d’accord ni durant toutes les tractations « officielles »qui ont eu lieu avec les organisations syndciales).
De retour sur Paris, celui qui a donné sa parole sur place, que des milliers de kilomètres sépare à présent de la station ultramarine, pense vraisemblablement pouvoir dire que les mots qu’il a prononcé là-bas auront été mal interprétés. Et France Télévisions d’indiquer que c’est la décision du nouveau directeur alors que celle-ci émane directement du siège et qu’elle n’est en réalité que concessions faite sur de soi-disant négociations.
Il faut donc d’ores et déjà « remercier » la nouvelle équipe chapeautée par Madame GIARD pour « la considération sincère réservée aux salariés qui se sont levés pour défendre les valeurs qu’ils croyaient être celles de l’entreprise et du bon sens » !!!
Une fois encore ce ne sont pas les valeurs républicaines qui prévalent avec une « paix sociale » troquée à coups de concessions plus ahurissantes les unes que les autres. L’éviction de Monsieur CAILLET de ses fonctions de Rédacteur en Chef à Wallis et Futuna, qui faut-il le rappeler n’a commis aucune faute, en est un exemple plus que malheureux.
Si c’est cela la nouvelle gestion à France Télévisions, il est clair qu’elle n’a rien de réjouissant ?!
La CGC exige la réintégration immédiate Monsieur CAILLET à ses fonctions qui n'a commis, il faut le redire, aucune faute.
Début janvier 2010, France Télévisions envoie à la station de Walllis en « crise », où une partie du personnel était empêchée d’accéder à son lieu de travail donc, une troisième mission avec Monsieur Augustin HOAREAU l’ex DRH de France 2 et aussi ex DRH de RFO et son homonyme ex DRH de St Pierre et Miquelon.
Sans aucune revendication Monsieur Augustin HOAREAU va signer un protocole d’accord qui prorogeait les conventions collectives contre, notamment, un « retour à un fonctionnement normal » de la station. Par fonctionnement normal, il était logique de comprendre : un retour de l’encadrement aux postes respectifs occupés.
Monsieur Augustin HOAREAU avait bien précisé en signant le dit protocole qu’il n’était aucunement question d’évincer à nouveau Monsieur Patrick CAILLET. L’assurance, certes verbale, en avait été donnée devant témoins de sa bouche même. Il avait été également dit que le nouveau directeur régional parachuté sur place déciderait si oui ou non, il devait changer d’encadrement.
Cette décision de virer le Rédacteur en chef de Wallis aurait été prise lors des négociations qui ont eu lieu dernièrement du 9 au 13 janvier 2010 entre des représentants de France Télévisions et un certain nombre de personnes représentant le collectif « cogérant » la station. (rien pourtant à ce sujet d’ailleurs dans le fameux protocole d’accord ni durant toutes les tractations « officielles »qui ont eu lieu avec les organisations syndciales).
De retour sur Paris, celui qui a donné sa parole sur place, que des milliers de kilomètres sépare à présent de la station ultramarine, pense vraisemblablement pouvoir dire que les mots qu’il a prononcé là-bas auront été mal interprétés. Et France Télévisions d’indiquer que c’est la décision du nouveau directeur alors que celle-ci émane directement du siège et qu’elle n’est en réalité que concessions faite sur de soi-disant négociations.
Il faut donc d’ores et déjà « remercier » la nouvelle équipe chapeautée par Madame GIARD pour « la considération sincère réservée aux salariés qui se sont levés pour défendre les valeurs qu’ils croyaient être celles de l’entreprise et du bon sens » !!!
Une fois encore ce ne sont pas les valeurs républicaines qui prévalent avec une « paix sociale » troquée à coups de concessions plus ahurissantes les unes que les autres. L’éviction de Monsieur CAILLET de ses fonctions de Rédacteur en Chef à Wallis et Futuna, qui faut-il le rappeler n’a commis aucune faute, en est un exemple plus que malheureux.
Si c’est cela la nouvelle gestion à France Télévisions, il est clair qu’elle n’a rien de réjouissant ?!
La CGC exige la réintégration immédiate Monsieur CAILLET à ses fonctions qui n'a commis, il faut le redire, aucune faute.
La CGC tire à boulet rouge sur le PDG de Thales...la situation dénoncée est quasi similaire à celle de France Télé
La Tribune.fr publie un article intitulé: "La CGC tire à boulet rouge sur le PDG de Thales".
Thales l'entreprise dont le directeur général adjoint de France Télévisions René Maisonneuve est issu...Ce que la CGC (dont La Tribune.fr dit la CGC d'ordinaire modérée)vit sur place, la CGC France Télévisions le dénonce et le vit également.
Voici l'article de la CGC La Tribune.fr.
"Le syndicat des cadres a publié un tract incendiaire contre la direction de Thales. Il y dénonce une démotivation générale et critique durement le plan de réorganisation du PDG de Thales Luc Vigneron.
Ambiance, ambiance chez Thales. Même la CGC d'ordinaire modérée, tire à boulet rouge sur la direction du groupe d'électronique, en publiant un tract très critique vis-à-vis de la situation du groupe. Selon le syndicat des cadres, "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".
Un constat qui pousse le personnel à la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux". Et la CGC s'inquiète sur les perspectives. "
Plus inquiétant, plus grave encore, la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum". Dans ce contexte très noir, la CGC, estimant que le PDG "a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires, comme les voitures de fonction, et ce sans réelles économies", pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres: "Comme le laisse entendre la rumeur, compte-t-il trouver 1,3 milliard d'économies par la limitation des forfaits des téléphones portables, par la diminution de la participation de la direction au restaurant d'entreprise, par le rabais des subventions au CE, par une baisse des revenus variables obtenus au travers d'objectifs natteignables, par une politique salariale insignifiante, par des suppressions d'emploi, par des délocalisations?".
Et de conclure, "la direction souhaite-t-elle faire partir ses forces vives?".
La CGC est également vent debout contre le plan de réorganisation de Thales. "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connues à ce jour". Le syndicat critique "la logique dite pays", qui transfère certaines prérogatives des divisions vers les pays responsables du compte d'exploitation (pertes et profits). En clair, explique-t-elle, "ce projet ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre". Et de se demander "quel est le projet de notre PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"
Enfin dernières questions adressées à l'actionnaire industriel de
référence, Dassault Aviation et a l'Etat: "quelle feuille de route
l'Etat et le groupe Dassault ont-il données à notre président? Cash et dividende, ou avenir industriel: quelle est sa priorité?".
La CGC ouvre la porte au PDG Luc Vigneron qui doit être "convaincant s'il veut gagner l'adhésion des cadres et du groupe a son organisation, à son projet tant qu'il est encore temps". La balle est dans son camp."
latribune.fr
L'ensemble des errements que dénonce la CGC à Thales est un copié/collé de ce que dénonce la CGC à France Télévisions et que les salariés viennent de sanctionner à plus de 90% lors d'un référendum:
- "le projet de réorgansiation ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre"
-"quel est le projet du PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"
- "la démotivation est générale et les critiques se portent durement sur le plan de réorganisation du PDG.
- "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".
- la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux"
- la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum".
- "l'entreprise a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires et ce sans réelles économies", qui pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres"
- "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connue à ce jour"
"quelle feuille de route l'Etat a-t-il donné au PDG?"
Thales l'entreprise dont le directeur général adjoint de France Télévisions René Maisonneuve est issu...Ce que la CGC (dont La Tribune.fr dit la CGC d'ordinaire modérée)vit sur place, la CGC France Télévisions le dénonce et le vit également.
Voici l'article de la CGC La Tribune.fr.
"Le syndicat des cadres a publié un tract incendiaire contre la direction de Thales. Il y dénonce une démotivation générale et critique durement le plan de réorganisation du PDG de Thales Luc Vigneron.
Ambiance, ambiance chez Thales. Même la CGC d'ordinaire modérée, tire à boulet rouge sur la direction du groupe d'électronique, en publiant un tract très critique vis-à-vis de la situation du groupe. Selon le syndicat des cadres, "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".
Un constat qui pousse le personnel à la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux". Et la CGC s'inquiète sur les perspectives. "
Plus inquiétant, plus grave encore, la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum". Dans ce contexte très noir, la CGC, estimant que le PDG "a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires, comme les voitures de fonction, et ce sans réelles économies", pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres: "Comme le laisse entendre la rumeur, compte-t-il trouver 1,3 milliard d'économies par la limitation des forfaits des téléphones portables, par la diminution de la participation de la direction au restaurant d'entreprise, par le rabais des subventions au CE, par une baisse des revenus variables obtenus au travers d'objectifs natteignables, par une politique salariale insignifiante, par des suppressions d'emploi, par des délocalisations?".
Et de conclure, "la direction souhaite-t-elle faire partir ses forces vives?".
La CGC est également vent debout contre le plan de réorganisation de Thales. "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connues à ce jour". Le syndicat critique "la logique dite pays", qui transfère certaines prérogatives des divisions vers les pays responsables du compte d'exploitation (pertes et profits). En clair, explique-t-elle, "ce projet ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre". Et de se demander "quel est le projet de notre PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"
Enfin dernières questions adressées à l'actionnaire industriel de
référence, Dassault Aviation et a l'Etat: "quelle feuille de route
l'Etat et le groupe Dassault ont-il données à notre président? Cash et dividende, ou avenir industriel: quelle est sa priorité?".
La CGC ouvre la porte au PDG Luc Vigneron qui doit être "convaincant s'il veut gagner l'adhésion des cadres et du groupe a son organisation, à son projet tant qu'il est encore temps". La balle est dans son camp."
latribune.fr
L'ensemble des errements que dénonce la CGC à Thales est un copié/collé de ce que dénonce la CGC à France Télévisions et que les salariés viennent de sanctionner à plus de 90% lors d'un référendum:
- "le projet de réorgansiation ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre"
-"quel est le projet du PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"
- "la démotivation est générale et les critiques se portent durement sur le plan de réorganisation du PDG.
- "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".
- la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux"
- la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum".
- "l'entreprise a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires et ce sans réelles économies", qui pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres"
- "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connue à ce jour"
"quelle feuille de route l'Etat a-t-il donné au PDG?"
Bien sûr la CGC France Télévisions est totalement solidaire de la CGC Thales pour vivre au quotidien le même "souk".
lundi 1 février 2010
Quatre syndicats réunis contre la cession de FTP par Carolis
Quatre syndicats réunis contre la cession de France Télévisiosn Publicité (*) par Carolis
La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud ont publié vendredi un communiqué commun s'opposant à la cession de France Télévisions Publicité qui selon le quotidine "La Tribune" devrait échoir au producteur Stéphane Courbit, président de la Financière Lov, associé à Publicis.
Mercredi le Conseil d'Administration de France Télévisions se réunit normalement pour en décider!
La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud estiment que « si le Conseil d'Etat suit les recommandations de son rapporteur, il censurera cette décision inique [la suppression de la publicité, décision du conseil d'administration de France Télévisions le 16 décembre 2008, à la demande de la ministre de la Culture Christine Albanel] dans les prochains jours ».
Ils rappellent également que la Commission européenne juge la taxe imposée aux entreprises des télécoms pour financer l'audiovisuel public comme « une charge administrative incompatible avec le droit européen » (nos informations de vendredi).
Ils demandent à la direction de France Télévisions « de renoncer à brader France Télévisions Publicité au privé et à nos tutelles de garantir, dès aujourd'hui, un financement pérenne pour toutes les missions du service public ».
(*)La régie FTP commercialise les espaces publicitaires et le parrainage des chaînes de l'audiovisuel public et d'un portefeuille de médias hors France Télévisions (Discovery Channel, FoxLife, EuroNews, TV5Monde, sites internet fixes et mobile, dont ceux des chaînes de Radio France, etc.).
La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud ont publié vendredi un communiqué commun s'opposant à la cession de France Télévisions Publicité qui selon le quotidine "La Tribune" devrait échoir au producteur Stéphane Courbit, président de la Financière Lov, associé à Publicis.
Mercredi le Conseil d'Administration de France Télévisions se réunit normalement pour en décider!
La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud estiment que « si le Conseil d'Etat suit les recommandations de son rapporteur, il censurera cette décision inique [la suppression de la publicité, décision du conseil d'administration de France Télévisions le 16 décembre 2008, à la demande de la ministre de la Culture Christine Albanel] dans les prochains jours ».
Ils rappellent également que la Commission européenne juge la taxe imposée aux entreprises des télécoms pour financer l'audiovisuel public comme « une charge administrative incompatible avec le droit européen » (nos informations de vendredi).
Ils demandent à la direction de France Télévisions « de renoncer à brader France Télévisions Publicité au privé et à nos tutelles de garantir, dès aujourd'hui, un financement pérenne pour toutes les missions du service public ».
(*)La régie FTP commercialise les espaces publicitaires et le parrainage des chaînes de l'audiovisuel public et d'un portefeuille de médias hors France Télévisions (Discovery Channel, FoxLife, EuroNews, TV5Monde, sites internet fixes et mobile, dont ceux des chaînes de Radio France, etc.).
vendredi 29 janvier 2010
TAXE TELECOMS / France Télévisions: Bruxelles ouvre une procédure d'infraction contre la France
Voyez l'article de Satellifax intitulé : "TAXE TELECOMS / France Télévisions: Bruxelles ouvre une procédure d'infraction contre la France"
Satellifast / résumé : Cinq mois après l'ouverture d'une enquête approfondie sur le nouveau financement de France Télévisions, la Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France sur la taxe télécoms instaurée en compensation de la suppression de la publicité sur les écrans publics. Elle estime qu'elle « constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ». Le gouvernement a deux mois pour répondre à la lettre de mise en demeure. Une procédure qui peut aller jusqu'à la Cour de justice européenne.
La Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France suite à la mise en place de la taxe de 0,9 % due par les opérateurs de communications électroniques en compensation de la suppression progressive de la publicité sur France Télévisions.
Elle estime qu'« une telle taxe constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ».
La lettre de mise en demeure a été envoyée hier au gouvernement qui a deux mois pour y répondre. En l'absence de réponses ou en cas de réponses insatisfaisantes, la Commission peut émettre un avis motivé et, « si la France ne respecte toujours pas les obligations que lui impose la législation communautaire », porter l'affaire devant la Cour de justice européenne.
« Non seulement cette nouvelle taxation des opérateurs ne semble pas compatible avec les règles européennes, mais elle vient frapper un secteur qui est aujourd'hui un des principaux moteurs de la croissance économique », a jugé Viviane Reding, la commissaire en charge de la Société de l'information, dans un communiqué. « De plus, le risque est grand que la taxe soit répercutée sur les clients, alors que nous cherchons précisément à faire baisser la facture des consommateurs », a-t-elle ajouté, rappelant avoir exprimé ses « doutes à plusieurs reprises » sur cette taxe.
La taxe télécoms, instituée par la loi du 5 mars 2009, est imposée depuis mars sur les services (hors télévision, radios et services de médias audiovisuels à la demande) fournis par les opérateurs ayant fait l'objet d'une déclaration préalable auprès de l'Arcep. Ses revenus, même s'ils sont affectés au budget général de l'Etat, font partie du nouveau modèle économique de France Télévisions, au même titre que la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes. La taxe télécoms devrait rapporter de 300-350 M€ selon la Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) à 400 M€ selon la Commission, citant le Trésor public.
Une taxe « ne peut couvrir que certains coûts »
La contestation de cette taxe par le secteur télécoms s'est concrétisée en novembre 2009 par la voie de la FFT qui a saisi la Commission européenne (nos informations du 19 novembre 2009). La Fédération, qui faisait notamment référence à une directive européenne dressant une liste d'activités pouvant justifier l'instauration d'une taxe, se voit d'ailleurs confortée dans l'un de ses arguments. « Selon les règles européennes, une charge administrative liée à une telle autorisation ne peut couvrir que certains coûts spécifiés dans les textes européens, et essentiellement liés au régime d'autorisation ou aux travaux de réglementation », considère Bruxelles dans son communiqué.
« On attend de recevoir les griefs et on y répondra en continuant à expliquer pourquoi, de notre point de vue, elle est recevable », nous a indiqué Mathieu Gallet, directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.
Yves Le Mouël, directeur général de la FFT, se déclare lui « satisfait » de cette décision mais reste « attentif » : « Nous ne sommes qu'au début de la procédure », nous a-t-il indiqué. Pour la Fédération, la taxe vient « amputer la capacité d'investissement » des opérateurs à hauteur de « plus de 6 % » et va « à l'encontre » de la politique consistant à vouloir « déployer le plus vite possible internet pour tous, le haut débit voire le très haut débit ». « Laissez-nous faire notre business et l'Etat verra que la dynamique de services sera bien plus efficace qu'une taxe pour financer telle ou telle activité déficitaire » avec « des recettes fiscales bien plus importantes que les 300 M€ pour l'audiovisuel public », a-t-il considéré. Si la procédure devait aller à son terme, devant la Cour de justice, et que la France était déboutée, « la législation devra être modifiée » et la totalité des sommes perçues au titre de cette taxe « remboursée » aux opérateurs, a aussi précisé Yves Le Mouël.
Une jurisprudence pour l'audiovisuel public européen ?
Cette mise en demeure intervient cinq mois après l'ouverture par la Commission européenne d'une enquête approfondie sur le nouveau mécanisme pluriannuel de financement de France Télévisions (nos informations du 2 septembre). Elle indiquait s'interroger sur sa conformité, émettant deux « doutes » sur, d'une part, d'éventuelles affectations des deux taxes créées par la loi du 5 mars et, de l'autre, une surcompensation des coûts de service public à l'horizon 2011-2012.
Ces deux procédures ont d'autant plus d'importance qu'elles pourraient former une sorte de jurisprudence pour le financement des groupes publics audiovisuels européens. Car, depuis l'adoption du nouveau modèle économique de France Télévisions, l'Espagne a suivi le même chemin : suppression totale de la publicité sur les chaînes de la RTVE à partir du 1er janvier 2010 compensée par la création de taxes (sur les diffuseurs et les opérateurs télécoms) et, en l'absence de redevance, l'attribution de la majeure partie de la taxe existante sur l'utilisation du spectre radioélectrique. La Commission a d'ailleurs fait preuve de constance : en décembre, elle ouvrait une enquête approfondie sur le mécanisme mis en place par le gouvernement espagnol (nos informations du 3 décembre)."
© Satellifax
Satellifast / résumé : Cinq mois après l'ouverture d'une enquête approfondie sur le nouveau financement de France Télévisions, la Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France sur la taxe télécoms instaurée en compensation de la suppression de la publicité sur les écrans publics. Elle estime qu'elle « constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ». Le gouvernement a deux mois pour répondre à la lettre de mise en demeure. Une procédure qui peut aller jusqu'à la Cour de justice européenne.
La Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France suite à la mise en place de la taxe de 0,9 % due par les opérateurs de communications électroniques en compensation de la suppression progressive de la publicité sur France Télévisions.
Elle estime qu'« une telle taxe constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ».
La lettre de mise en demeure a été envoyée hier au gouvernement qui a deux mois pour y répondre. En l'absence de réponses ou en cas de réponses insatisfaisantes, la Commission peut émettre un avis motivé et, « si la France ne respecte toujours pas les obligations que lui impose la législation communautaire », porter l'affaire devant la Cour de justice européenne.
« Non seulement cette nouvelle taxation des opérateurs ne semble pas compatible avec les règles européennes, mais elle vient frapper un secteur qui est aujourd'hui un des principaux moteurs de la croissance économique », a jugé Viviane Reding, la commissaire en charge de la Société de l'information, dans un communiqué. « De plus, le risque est grand que la taxe soit répercutée sur les clients, alors que nous cherchons précisément à faire baisser la facture des consommateurs », a-t-elle ajouté, rappelant avoir exprimé ses « doutes à plusieurs reprises » sur cette taxe.
La taxe télécoms, instituée par la loi du 5 mars 2009, est imposée depuis mars sur les services (hors télévision, radios et services de médias audiovisuels à la demande) fournis par les opérateurs ayant fait l'objet d'une déclaration préalable auprès de l'Arcep. Ses revenus, même s'ils sont affectés au budget général de l'Etat, font partie du nouveau modèle économique de France Télévisions, au même titre que la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes. La taxe télécoms devrait rapporter de 300-350 M€ selon la Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) à 400 M€ selon la Commission, citant le Trésor public.
Une taxe « ne peut couvrir que certains coûts »
La contestation de cette taxe par le secteur télécoms s'est concrétisée en novembre 2009 par la voie de la FFT qui a saisi la Commission européenne (nos informations du 19 novembre 2009). La Fédération, qui faisait notamment référence à une directive européenne dressant une liste d'activités pouvant justifier l'instauration d'une taxe, se voit d'ailleurs confortée dans l'un de ses arguments. « Selon les règles européennes, une charge administrative liée à une telle autorisation ne peut couvrir que certains coûts spécifiés dans les textes européens, et essentiellement liés au régime d'autorisation ou aux travaux de réglementation », considère Bruxelles dans son communiqué.
« On attend de recevoir les griefs et on y répondra en continuant à expliquer pourquoi, de notre point de vue, elle est recevable », nous a indiqué Mathieu Gallet, directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.
Yves Le Mouël, directeur général de la FFT, se déclare lui « satisfait » de cette décision mais reste « attentif » : « Nous ne sommes qu'au début de la procédure », nous a-t-il indiqué. Pour la Fédération, la taxe vient « amputer la capacité d'investissement » des opérateurs à hauteur de « plus de 6 % » et va « à l'encontre » de la politique consistant à vouloir « déployer le plus vite possible internet pour tous, le haut débit voire le très haut débit ». « Laissez-nous faire notre business et l'Etat verra que la dynamique de services sera bien plus efficace qu'une taxe pour financer telle ou telle activité déficitaire » avec « des recettes fiscales bien plus importantes que les 300 M€ pour l'audiovisuel public », a-t-il considéré. Si la procédure devait aller à son terme, devant la Cour de justice, et que la France était déboutée, « la législation devra être modifiée » et la totalité des sommes perçues au titre de cette taxe « remboursée » aux opérateurs, a aussi précisé Yves Le Mouël.
Une jurisprudence pour l'audiovisuel public européen ?
Cette mise en demeure intervient cinq mois après l'ouverture par la Commission européenne d'une enquête approfondie sur le nouveau mécanisme pluriannuel de financement de France Télévisions (nos informations du 2 septembre). Elle indiquait s'interroger sur sa conformité, émettant deux « doutes » sur, d'une part, d'éventuelles affectations des deux taxes créées par la loi du 5 mars et, de l'autre, une surcompensation des coûts de service public à l'horizon 2011-2012.
Ces deux procédures ont d'autant plus d'importance qu'elles pourraient former une sorte de jurisprudence pour le financement des groupes publics audiovisuels européens. Car, depuis l'adoption du nouveau modèle économique de France Télévisions, l'Espagne a suivi le même chemin : suppression totale de la publicité sur les chaînes de la RTVE à partir du 1er janvier 2010 compensée par la création de taxes (sur les diffuseurs et les opérateurs télécoms) et, en l'absence de redevance, l'attribution de la majeure partie de la taxe existante sur l'utilisation du spectre radioélectrique. La Commission a d'ailleurs fait preuve de constance : en décembre, elle ouvrait une enquête approfondie sur le mécanisme mis en place par le gouvernement espagnol (nos informations du 3 décembre)."
© Satellifax
NON MASSIF À LA DIRECTION DE FRANCE TÉLÉVISIONS
Nous vous invitons à lire le communiqué commun (CFDT, SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA)de ce 29 janvier 2010 intitulé: "NON MASSIF À LA DIRECTION"
C’est un succès ! Le mouvement de grève du 28 janvier, lancé par 6 organisations
syndicales (CFDT, SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA) a fortement perturbé les antennes de
France Télévisions. Sur le terrain, vous vous êtes mobilisés en masse, et même audelà
des sensibilités syndicales.
Une mobilisation qui montre votre profond désarroi.
Décidément les faits sont têtus, vous n’adhérez pas à la réorganisation sauvage de
l’entreprise unique et encore moins à la remise en cause des conventions
collectives.
Le référendum le confirme sans ambiguïté.
Vous êtes déjà plus de 2000 à avoir voté *: à la quasi unanimité, vous n’êtes pas
suffisamment informés sur votre situation professionnelle dans le nouveau
dispositif et vous refusez de perdre vos acquis sociaux.
La direction, elle, n’en a cure. Au comité central d’entreprise du 28 janvier, le PDG a feint d’ignorer l’ampleur de la mobilisation et s’est montré très irrité par le référendum et par son résultat. En effet, les salariés lui ont clairement signifié qu’ils ne voulaient ni du rouleau compresseur de l’entreprise unique ni de la grande braderie des conventions collectives.
Les organisations syndicales signataires de la grève du 28 janvier mettent en garde la direction contre la tentation du mépris. Les salariés ont démontré qu’ils étaient unis contre elle. Après la grève du 21 janvier, et plus encore celle du 28, la direction ne peux plus miser sur le « diviser pour mieux régner ».
C’est un succès ! Le mouvement de grève du 28 janvier, lancé par 6 organisations
syndicales (CFDT, SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA) a fortement perturbé les antennes de
France Télévisions. Sur le terrain, vous vous êtes mobilisés en masse, et même audelà
des sensibilités syndicales.
Une mobilisation qui montre votre profond désarroi.
Décidément les faits sont têtus, vous n’adhérez pas à la réorganisation sauvage de
l’entreprise unique et encore moins à la remise en cause des conventions
collectives.
Le référendum le confirme sans ambiguïté.
Vous êtes déjà plus de 2000 à avoir voté *: à la quasi unanimité, vous n’êtes pas
suffisamment informés sur votre situation professionnelle dans le nouveau
dispositif et vous refusez de perdre vos acquis sociaux.
La direction, elle, n’en a cure. Au comité central d’entreprise du 28 janvier, le PDG a feint d’ignorer l’ampleur de la mobilisation et s’est montré très irrité par le référendum et par son résultat. En effet, les salariés lui ont clairement signifié qu’ils ne voulaient ni du rouleau compresseur de l’entreprise unique ni de la grande braderie des conventions collectives.
Les organisations syndicales signataires de la grève du 28 janvier mettent en garde la direction contre la tentation du mépris. Les salariés ont démontré qu’ils étaient unis contre elle. Après la grève du 21 janvier, et plus encore celle du 28, la direction ne peux plus miser sur le « diviser pour mieux régner ».
Télé sans pub selon Libé....
Nous vous invitons à lire ci-dessous un extrait de l'article paru dans Libération du 28 janvier 2010.
"Télé sans pub : la hâte de Sarkozy au court-bouillon
Par RAPHAËL GARRIGOS, ISABELLE ROBERTS Libération
Service public . La suppression de la réclame avant même l’examen de la loi avait choqué les sénateurs qui ont saisi le Conseil d’Etat. Il devrait leur donner raison.
La suppression de la pub sur France Télévisions est-elle en passe de rejoindre la taxe carbone au palmarès déjà lourd du «Caramba, encore raté» de Nicolas Sarkozy ? S’il y a peu de chances de voir refleurir la réclame après 20 heures sur le service public, le président de la République est en passe de se voir infliger une sacré volée de bois vert juridique. Et ce, s’il vous plaît, par le Conseil d’Etat : on ne s’assoit pas impunément sur le Parlement, vous nous le copierez cent fois.
Bulldozer. L’affaire remonte à décembre 2008. La loi sur l’audiovisuel entérinant la suppression de la pub, exigée par Nicolas Sarkozy, traîne à l’Assemblée nationale et n’est pas près d’arriver au Sénat. C’est que l’opposition se refait la cerise en multipliant les interventions. Mais il y a urgence : le 5 janvier 2009 dès 20 heures, il ne devra plus y avoir de réclame sur France Télévisions. C’est Sarkozy qui l’a dit, et ce que Président veut… Le recours au 49-3 est envisagé, puis rejeté : un peu trop bulldozer. A l’Elysée, on pense à un décret. Là, c’est le président du Sénat, Gérard Larcher, qui prend vapeur : décréter la fin de la pub alors même que la loi n’est pas encore passée au palais du Luxembourg, pas classe. Du coup, le gouvernement a une idée sacrément plus élégante : Patrick de Carolis. C’est le président de France Télévisions qui va lui-même supprimer la pub lors d’un conseil d’administration. Ce même Carolis qui a appris en regardant Sarkozy à la télé la suppression de la pub. Après tout, il n’en est pas à une humiliation près… Aussitôt dit, aussitôt fait : Christine Albanel, alors ministre de la Culture et de la Communication, envoie une lettre au président de France Télévisions lui demandant d’anticiper la loi. Il obtempère.
Dire si le 7 janvier, quand la loi revient devant la Chambre Haute, les sénateurs l’ont saumâtre. Les voilà obligés de débattre une loi dont l’objet - la suppression de la pub - est déjà effectif depuis deux jours. Très remonté, le sénateur communiste Jack Ralite dénonce une «incivilité du pouvoir, une pratique gouvernementale délinquante». Son groupe, allié aux sénateurs du Parti de gauche, dépose un recours devant le Conseil d’Etat. La loi sur l’audiovisuel, elle, est promulguée en mars 2009.
Un an après, le Conseil d’Etat a tenu audience sur le fond et entendu, lundi dernier, les conclusions du rapporteur public chargé de dire la loi. Et c’est violent. Il parle d’«ingérence» des pouvoirs publics, dénonce «la piètre gestion d’un dossier sensible mettant en cause l’avenir du service public de l’audiovisuel», parle de «mauvaise gouvernance». Enfin, concluant que la demande des sénateurs est «imparable», il demande que les décisions de la ministre de la Culture et du conseil d’administration de France Télévisions soient annulées. Pas sûr que la décision du Conseil d’Etat, attendue d’ici à trois semaines, soit à l’identique, mais il suit en général l’avis du rapporteur.
Pour autant, l’annulation n’entraînera pas la suspension de la suppression de la pub car la loi est passée par là. Mais c’est un sérieux rappel à l’ordre à l’endroit de Nicolas Sarkozy. En langage de Jack Ralite : «C’est un pavé dans la mare du foutoir autoritaire.» L’avocat des sénateurs, Carlo Santulli, estime quant à lui l’affaire «sans précédent dans la Ve République, c’est la première fois qu’on met en place une loi avant qu’elle soit votée».
Régie.
A France Télévisions, les syndicats sont ébahis. Carole Petit, du SNJ, soupire : «C’est un camouflet pour le fait du prince, mais y en a marre d’avoir raison après coup.»...."
Au SNPCA-CGC nous ne pouvons qu'avoir les mêmes interrogations. Et dire qu'il y a encore 2 jours nous éditions un nouveau post posant clairement la question sur la vente par Carolis de la régie publicitaire.(ndlr)
"Télé sans pub : la hâte de Sarkozy au court-bouillon
Par RAPHAËL GARRIGOS, ISABELLE ROBERTS Libération
Service public . La suppression de la réclame avant même l’examen de la loi avait choqué les sénateurs qui ont saisi le Conseil d’Etat. Il devrait leur donner raison.
La suppression de la pub sur France Télévisions est-elle en passe de rejoindre la taxe carbone au palmarès déjà lourd du «Caramba, encore raté» de Nicolas Sarkozy ? S’il y a peu de chances de voir refleurir la réclame après 20 heures sur le service public, le président de la République est en passe de se voir infliger une sacré volée de bois vert juridique. Et ce, s’il vous plaît, par le Conseil d’Etat : on ne s’assoit pas impunément sur le Parlement, vous nous le copierez cent fois.
Bulldozer. L’affaire remonte à décembre 2008. La loi sur l’audiovisuel entérinant la suppression de la pub, exigée par Nicolas Sarkozy, traîne à l’Assemblée nationale et n’est pas près d’arriver au Sénat. C’est que l’opposition se refait la cerise en multipliant les interventions. Mais il y a urgence : le 5 janvier 2009 dès 20 heures, il ne devra plus y avoir de réclame sur France Télévisions. C’est Sarkozy qui l’a dit, et ce que Président veut… Le recours au 49-3 est envisagé, puis rejeté : un peu trop bulldozer. A l’Elysée, on pense à un décret. Là, c’est le président du Sénat, Gérard Larcher, qui prend vapeur : décréter la fin de la pub alors même que la loi n’est pas encore passée au palais du Luxembourg, pas classe. Du coup, le gouvernement a une idée sacrément plus élégante : Patrick de Carolis. C’est le président de France Télévisions qui va lui-même supprimer la pub lors d’un conseil d’administration. Ce même Carolis qui a appris en regardant Sarkozy à la télé la suppression de la pub. Après tout, il n’en est pas à une humiliation près… Aussitôt dit, aussitôt fait : Christine Albanel, alors ministre de la Culture et de la Communication, envoie une lettre au président de France Télévisions lui demandant d’anticiper la loi. Il obtempère.
Dire si le 7 janvier, quand la loi revient devant la Chambre Haute, les sénateurs l’ont saumâtre. Les voilà obligés de débattre une loi dont l’objet - la suppression de la pub - est déjà effectif depuis deux jours. Très remonté, le sénateur communiste Jack Ralite dénonce une «incivilité du pouvoir, une pratique gouvernementale délinquante». Son groupe, allié aux sénateurs du Parti de gauche, dépose un recours devant le Conseil d’Etat. La loi sur l’audiovisuel, elle, est promulguée en mars 2009.
Un an après, le Conseil d’Etat a tenu audience sur le fond et entendu, lundi dernier, les conclusions du rapporteur public chargé de dire la loi. Et c’est violent. Il parle d’«ingérence» des pouvoirs publics, dénonce «la piètre gestion d’un dossier sensible mettant en cause l’avenir du service public de l’audiovisuel», parle de «mauvaise gouvernance». Enfin, concluant que la demande des sénateurs est «imparable», il demande que les décisions de la ministre de la Culture et du conseil d’administration de France Télévisions soient annulées. Pas sûr que la décision du Conseil d’Etat, attendue d’ici à trois semaines, soit à l’identique, mais il suit en général l’avis du rapporteur.
Pour autant, l’annulation n’entraînera pas la suspension de la suppression de la pub car la loi est passée par là. Mais c’est un sérieux rappel à l’ordre à l’endroit de Nicolas Sarkozy. En langage de Jack Ralite : «C’est un pavé dans la mare du foutoir autoritaire.» L’avocat des sénateurs, Carlo Santulli, estime quant à lui l’affaire «sans précédent dans la Ve République, c’est la première fois qu’on met en place une loi avant qu’elle soit votée».
Régie.
A France Télévisions, les syndicats sont ébahis. Carole Petit, du SNJ, soupire : «C’est un camouflet pour le fait du prince, mais y en a marre d’avoir raison après coup.»...."
Au SNPCA-CGC nous ne pouvons qu'avoir les mêmes interrogations. Et dire qu'il y a encore 2 jours nous éditions un nouveau post posant clairement la question sur la vente par Carolis de la régie publicitaire.(ndlr)
FTV : 93,4 % des salariés ne s'estiment pas assez informés selon un sondage mené par six syndicats (Satellifax 29 janvier 2010)
Les résultats du sondage organisé via un site dédié par la CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGC, Sud Télévision, le SRCTA Unsa et le SITR auprès des salariés de France Télévisions sur la réforme du groupe ont été présentés hier en assemblée générale, nous a indiqué Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du SNPCA-CGC.
A la question « Estimez vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ? », 93,4 % des votants (1 990 personnes) ont répondu « non ».
A la seconde question « Souhaitez-vous le maintien
des garanties des textes conventionnels P.T.A. et journaliste ainsi que de vos accords d'entreprise ? », 95,9 % (2 041 personnes) ont répondu « oui ».
Au global, sur les dix jours qu'a duré le vote (18 au 27 janvier), 2 257 votes (soit 24,5 % du personnel) ont été effectués dont 2 129 votes exprimés, a-t-il ajouté. Rappelons que les six syndicats avaient été mandatés par les salariés présents à l'assemblée générale du 4 janvier (nos informations du 5 janvier). « Les résultats du référendum sont parlants : personne ne comprend rien (à la réorganisation) », considère Jean-Jacques Cordival, qui garantit la viabilité du site de vote, tant dans le « respect de l'anonymat » des votants (le vote s'est effectué via les adresses mail en francetv.fr des salariés) que dans sa « sécurisation ».
Le syndicaliste a par ailleurs indiqué que tous les salariés n'ont pas encore reçu leur « lettre » qui doit les informer de leur poste et de leur place dans la nouvelle structure. Selon la direction du groupe, « plus de 80 % des lettres » ont été remises à ce jour. Elle fait valoir que ces lettres sont remises « de la main (du manager) à la main (du salarié concerné) avec, si nécessaire, du temps passé avec le salarié », nous a-t-on indiqué.
S'appuyant sur les résultats du sondage, les syndicats ont demandé à la direction, dans le cadre d'une déclaration préalable au CCE d'hier, des « organigrammes nominatifs précisant pour chaque poste le contenu des activités ainsi que les liens fonctionnels et hiérarchiques avant et après restructuration ». « Il y a eu un manque de lisibilité, une volonté de ne pas communiquer au plus près », a dénoncé Didier Givodan du SNJ. Les six syndicats veulent par ailleurs demander aux pouvoirs publics - « le président de la République et les tutelles » - de « tirer les conséquences de ce sondage », a déclaré Jean-Jacques Cordival.
La CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGC, Sud Télévision, le SRCTA Unsa et le SITR s'inquiètent également de la « souffrance » ressentie par certains salariés dans le cadre du bouleversement de l'entreprise. Ils envisagent ainsi de concevoir un nouveau sondage d'une « dizaine de questions, plus précises, avec des implémentations de 1 à 10 », qui aborderaient notamment ce sujet, nous a aussi expliqué Jean-Jacques Cordival. « On va vraisemblablement se rapprocher d'un expert qui avait travaillé pour le CHSCT qui est en train de développer un rapport sur la souffrance au travail et on s'inspirera largement des questions du sondage France Télécom », a-t-il ajouté.
A la question « Estimez vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ? », 93,4 % des votants (1 990 personnes) ont répondu « non ».
A la seconde question « Souhaitez-vous le maintien
des garanties des textes conventionnels P.T.A. et journaliste ainsi que de vos accords d'entreprise ? », 95,9 % (2 041 personnes) ont répondu « oui ».
Au global, sur les dix jours qu'a duré le vote (18 au 27 janvier), 2 257 votes (soit 24,5 % du personnel) ont été effectués dont 2 129 votes exprimés, a-t-il ajouté. Rappelons que les six syndicats avaient été mandatés par les salariés présents à l'assemblée générale du 4 janvier (nos informations du 5 janvier). « Les résultats du référendum sont parlants : personne ne comprend rien (à la réorganisation) », considère Jean-Jacques Cordival, qui garantit la viabilité du site de vote, tant dans le « respect de l'anonymat » des votants (le vote s'est effectué via les adresses mail en francetv.fr des salariés) que dans sa « sécurisation ».
Le syndicaliste a par ailleurs indiqué que tous les salariés n'ont pas encore reçu leur « lettre » qui doit les informer de leur poste et de leur place dans la nouvelle structure. Selon la direction du groupe, « plus de 80 % des lettres » ont été remises à ce jour. Elle fait valoir que ces lettres sont remises « de la main (du manager) à la main (du salarié concerné) avec, si nécessaire, du temps passé avec le salarié », nous a-t-on indiqué.
S'appuyant sur les résultats du sondage, les syndicats ont demandé à la direction, dans le cadre d'une déclaration préalable au CCE d'hier, des « organigrammes nominatifs précisant pour chaque poste le contenu des activités ainsi que les liens fonctionnels et hiérarchiques avant et après restructuration ». « Il y a eu un manque de lisibilité, une volonté de ne pas communiquer au plus près », a dénoncé Didier Givodan du SNJ. Les six syndicats veulent par ailleurs demander aux pouvoirs publics - « le président de la République et les tutelles » - de « tirer les conséquences de ce sondage », a déclaré Jean-Jacques Cordival.
La CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGC, Sud Télévision, le SRCTA Unsa et le SITR s'inquiètent également de la « souffrance » ressentie par certains salariés dans le cadre du bouleversement de l'entreprise. Ils envisagent ainsi de concevoir un nouveau sondage d'une « dizaine de questions, plus précises, avec des implémentations de 1 à 10 », qui aborderaient notamment ce sujet, nous a aussi expliqué Jean-Jacques Cordival. « On va vraisemblablement se rapprocher d'un expert qui avait travaillé pour le CHSCT qui est en train de développer un rapport sur la souffrance au travail et on s'inspirera largement des questions du sondage France Télécom », a-t-il ajouté.
jeudi 28 janvier 2010
Carolis balaie d’un revers de main le référendum…
Carolis balaie d’un revers de main le référendum…et Patrick Poivre d’Arvor laisse entendre que proposition lui a été faite de prendre la présidence de France Télévisions !!!
Jeudi 28 janvier 2010, jour symbolique du CCE grève générale à France Télévisions. Six syndicats, le SNPCA-CGC, la CFDT, le SNJ, Sud, le SRCTA UNSA et le SITR qui appelaient à la grève, rendaient public les résultats du référendum qu’ils avaient organisé à partir du 17 janvier après midi.
Alors que les élus SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud s’apprêtaient à lire un texte en CCE pour justifier de leur départ et exiger le report de l’instance - un CCE ne se réunit pas un jour de grève générale – c’est Carolis lui-même qui a abordé les résultats du référendum; en déclarant qu’il ne les reconnaissait pas, en gros qu’il s’asseyait dessus….son argument bidon : "il n’y aurait qu’un quart des personnels à s’être exprimé."
Carolis ne doit pas bien comprendre ce que référendum veut dire. Le référendum a été notifié par mail aux 11.000 salariés du groupe (l’ensemble des adresses mails que la direction utilise pour sa propagande interne), l’affichage a été massif et l’adresse du site apparaissait même sur « Google.fr ». Tout un chacun pouvait donc voter…le site était pendant 10 jours ouvert à tous.
Quant aux résultats sans appel, parce que Carolis considère qu’ils n’émaneraient que d’un quart des salariés (¾ ne s’étant pas exprimés), ils ne représenteraient rien !
Carolis doit sûrement oublier que les sondages sont représentatifs à partir d’un panel de 1.000 sondés.
Comment Carolis pourrait-il dénier les résultats du référendum alors qu’il a validé le sondage basé sur un millier de panélistes qu’il avait, voila quelques semaines, commandé à TNS Sofres sur la satisfaction des téléspectateurs à son sujet ?
Comme l’écrit le journal « Libération » : « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres a, dans son écrasante majorité (94 % !) une bonne opinion du président de France Télévisions »
Selon donc les élucubrations de Carolis, le référendum en faveur d'une collectivité unique, qui fusionnera département et région qui vient d’avoir lieu en Guyane et en Martinique où seulement 27,44% des inscrits en Guyane se sont déplacés et 35,78% en Martinique se sont prononcés, leurs votes ne seraient pas valables vu le faible taux de participation tout comme le référendum à France Télé !!!
Dans le cadre d’un pourcentage quasiment similaire, ¼ des sondés en Guyanne, leurs votes ne seraient pas valables parce que ¾ des autres n’aurait pas voté. Voila une conception bien particulière de la démocratie que développe Carolis!
Et donc puisque seulement 1/4 des votants à la question n°1 :"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?" où 93,3 % des votants répondaient "Non" et à la question n°2 :"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?",95,9 % des votants répondait "Oui", Carolis décrète donc que ce référendum n’a aucune valeur….Autrement dit, il méprise et vomit les salariés qui se sont exprimés!
Comment pourrait-il en être autrement ? Carolis a tellement raconté à qui voulait l’entendre et notamment aux diverses interviews des journalistes de Presse, que « les salariés souhaitaient cette réforme voire mieux, l’attendaient »….qu’après un tel désaveu avec près de 95% de réponses contre sa réorganisation, il ne peut que contester ces chiffres.
Carolis ne recueille plus finalement que 5 à 7% des salariés prêts à le suivre et à le soutenir. C’est une véritable défiance qu’ont signifiée les personnels par ce référendum en affirmant haut et fort, ne rien comprendre à sa pseudo réforme et ne vouloir ni de sa réorganisation, ni des conséquences sociales et organisationnelles qu’il voudrait imposer.
Ce serait donc Patrick Poivre d’Arvor qui pourrait succéder à Patrick de Carolis lors de la nomination, à présent constitutionnelle, faite par le Président de la République du nouveau patron de France Télévisions.
C’est donc Télé 7 Jours dont les journalistes se sont entretenus avec Patrick Poivre d’Arvor, reconverti présentateur de magazine littéraire et animateur des cérémonies avec les Globes de Cristal sur Virgin 17 , qui l’écrivent : « Patrick Poivre d’Arvor, confirme avoir été contacté pour le poste et laisse planer le doute sur son engagement » !
L’intéressé de préciser pourtant comme Denis de Olivennes le faisait alors en « ON », il y a u mois environ au journal « Capital »: "Je ne suis pas candidat, même si ce serait un beau challenge (…) Attendons donc les échéances."
Le Président de la République va annoncer dans les semaines qui viennent, le nom du professionnel qu’il nommera à la tête de France Télévisions pour les 5 ans à venir. Le Président de la République devrait faire cette annonce, au plus tard en avril, 2 mois avant juillet 2010.
A la lecture des résultats du référendum, pourquoi le Président de la République, devrait-il attendre avril ?
Jeudi 28 janvier 2010, jour symbolique du CCE grève générale à France Télévisions. Six syndicats, le SNPCA-CGC, la CFDT, le SNJ, Sud, le SRCTA UNSA et le SITR qui appelaient à la grève, rendaient public les résultats du référendum qu’ils avaient organisé à partir du 17 janvier après midi.
Alors que les élus SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud s’apprêtaient à lire un texte en CCE pour justifier de leur départ et exiger le report de l’instance - un CCE ne se réunit pas un jour de grève générale – c’est Carolis lui-même qui a abordé les résultats du référendum; en déclarant qu’il ne les reconnaissait pas, en gros qu’il s’asseyait dessus….son argument bidon : "il n’y aurait qu’un quart des personnels à s’être exprimé."
Carolis ne doit pas bien comprendre ce que référendum veut dire. Le référendum a été notifié par mail aux 11.000 salariés du groupe (l’ensemble des adresses mails que la direction utilise pour sa propagande interne), l’affichage a été massif et l’adresse du site apparaissait même sur « Google.fr ». Tout un chacun pouvait donc voter…le site était pendant 10 jours ouvert à tous.
Quant aux résultats sans appel, parce que Carolis considère qu’ils n’émaneraient que d’un quart des salariés (¾ ne s’étant pas exprimés), ils ne représenteraient rien !
Carolis doit sûrement oublier que les sondages sont représentatifs à partir d’un panel de 1.000 sondés.
Comment Carolis pourrait-il dénier les résultats du référendum alors qu’il a validé le sondage basé sur un millier de panélistes qu’il avait, voila quelques semaines, commandé à TNS Sofres sur la satisfaction des téléspectateurs à son sujet ?
Comme l’écrit le journal « Libération » : « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres a, dans son écrasante majorité (94 % !) une bonne opinion du président de France Télévisions »
Selon donc les élucubrations de Carolis, le référendum en faveur d'une collectivité unique, qui fusionnera département et région qui vient d’avoir lieu en Guyane et en Martinique où seulement 27,44% des inscrits en Guyane se sont déplacés et 35,78% en Martinique se sont prononcés, leurs votes ne seraient pas valables vu le faible taux de participation tout comme le référendum à France Télé !!!
Dans le cadre d’un pourcentage quasiment similaire, ¼ des sondés en Guyanne, leurs votes ne seraient pas valables parce que ¾ des autres n’aurait pas voté. Voila une conception bien particulière de la démocratie que développe Carolis!
Et donc puisque seulement 1/4 des votants à la question n°1 :"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?" où 93,3 % des votants répondaient "Non" et à la question n°2 :"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?",95,9 % des votants répondait "Oui", Carolis décrète donc que ce référendum n’a aucune valeur….Autrement dit, il méprise et vomit les salariés qui se sont exprimés!
Comment pourrait-il en être autrement ? Carolis a tellement raconté à qui voulait l’entendre et notamment aux diverses interviews des journalistes de Presse, que « les salariés souhaitaient cette réforme voire mieux, l’attendaient »….qu’après un tel désaveu avec près de 95% de réponses contre sa réorganisation, il ne peut que contester ces chiffres.
Carolis ne recueille plus finalement que 5 à 7% des salariés prêts à le suivre et à le soutenir. C’est une véritable défiance qu’ont signifiée les personnels par ce référendum en affirmant haut et fort, ne rien comprendre à sa pseudo réforme et ne vouloir ni de sa réorganisation, ni des conséquences sociales et organisationnelles qu’il voudrait imposer.
Ce serait donc Patrick Poivre d’Arvor qui pourrait succéder à Patrick de Carolis lors de la nomination, à présent constitutionnelle, faite par le Président de la République du nouveau patron de France Télévisions.
C’est donc Télé 7 Jours dont les journalistes se sont entretenus avec Patrick Poivre d’Arvor, reconverti présentateur de magazine littéraire et animateur des cérémonies avec les Globes de Cristal sur Virgin 17 , qui l’écrivent : « Patrick Poivre d’Arvor, confirme avoir été contacté pour le poste et laisse planer le doute sur son engagement » !
L’intéressé de préciser pourtant comme Denis de Olivennes le faisait alors en « ON », il y a u mois environ au journal « Capital »: "Je ne suis pas candidat, même si ce serait un beau challenge (…) Attendons donc les échéances."
Le Président de la République va annoncer dans les semaines qui viennent, le nom du professionnel qu’il nommera à la tête de France Télévisions pour les 5 ans à venir. Le Président de la République devrait faire cette annonce, au plus tard en avril, 2 mois avant juillet 2010.
A la lecture des résultats du référendum, pourquoi le Président de la République, devrait-il attendre avril ?
France Télévisions condamnée aux Prud'hommes ne fera pas appel...OUI mais....
Fin 2009, à Montpellier la Direction du Pôle France 3 a renoncé à faire appel d'une décision favorable aux salariés concernant le "remboursement de l'abattement de zone".
Les salariés qui sont allés aux Prud'hommes ont donc vu confirmée le remboursement de cette mesure injuste qu'avait prtaiquée la direction.
Que compte faire la direction pour tous l'ensemble des salariés de France 3 qui se sont vu appliquer cet abattement ?
A travail égal, salaire égal.
Le SNPCA-CGC estime à 6 millions d'euros la somme que la direction doit aux salariés. Cette somme a-t-elle été provisionnéé ?
Quand ces sommes vont être remboursées ?
Les salariés qui sont allés aux Prud'hommes ont donc vu confirmée le remboursement de cette mesure injuste qu'avait prtaiquée la direction.
Que compte faire la direction pour tous l'ensemble des salariés de France 3 qui se sont vu appliquer cet abattement ?
A travail égal, salaire égal.
Le SNPCA-CGC estime à 6 millions d'euros la somme que la direction doit aux salariés. Cette somme a-t-elle été provisionnéé ?
Quand ces sommes vont être remboursées ?
La CGT prise une fois encore en flagrant délit de mensonge
La CGT prise une fois encore en flagrant délit de mensonge
Ce 28 janvier 2010, la CGT France 2 qui n’appelait pas à la grève, sort un nouveau tract MENSONGER où le texte de la motion qu’elle dit avoir présenté la veille, N’EST ABSOLUMENT PAS LE TEXTE QUE LA CGT A LU LA VEILLE.
La CGT a volontairement mis un autre texte dans sont tract pour tenter de tromper, une fois de plus, les salariés.
- La preuve est là, voici le texte qu’a lu hier la CGT en séance : « L’appel à l’unité des salariés déboussolés par la désunion syndicale ne peut rester sans réponse. Dans le cadre qui est le leur, les élus de l’établissement France 2, relaient cette exigence d’unité aux organisations syndicales de s’entendre pour défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés. » (voyez le texte ci-dessous)

- Voici maintenant le texte que présente la CGT dans son tract (voyez en gras et en majuscules les modifications) : « L’appel à l’unité QUI ÉMANE des salariés DÉSORIENTÉS par LE CONSTAT DE désunion syndicale ne peut rester sans réponse. Dans le cadre qui est le leur, les élus de l’établissement France 2, relaient cette exigence d’unité aux organisations syndicales de s’entendre pour défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés. »
Flagrant délit de propagande mensongère, de texte bidouillé pour enfumer les salariés qui n’a qu’un but : accuser de les autres de désunion alors que c’est la CGT elle-même qui l’organise.
Cet exercice d’enfumage systématique des salariés par la CGT ne trompe plus personne.
La complaisance avec la direction dont fait preuve l’alliance CGT/FO est depuis des semaines mise à jour et la soi-disant « unité » c’est du vent puisqu’elle organise elle-même la désunion syndicale. Encore une fois, la preuve par l’écrit.
Le 18 janvier 2010, une motion commune défendue par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ était soumise au vote des élus du CE de France2. L’un des élus FO, en pleine séance, ayant été victime d’un malaise, l’ensemble des représentants SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, tout naturellement, a proposé une suspension de séance. Alors que certains n’hésitait pas à demander « de combien la suspension ? ¼ d’heure pas plus !» le Président de séance François Guilbeau a été très clair comprenant parfaitement la situation, en indiquant, qu’ « il n’y avait pas de délai et que cela dépendait de l’état du salarié et de son retour ». Bravo pour cette réaction autant logique qu’humaine; cela devait être dit.
Ce 27 janvier, cette séance ainsi interrompue reprenait. Les élus SNPCA-CGC, CFDT et SNJ représentaient donc leur motion comme cela avait été prévu. "Surprise" la CGT proposait une contre motion. "Surprise" toute prévisible d’ailleurs parce que certains de ceux qui avaient participé à la préparatoire, la veille, nous avaient alertés de ce texte en 8 points.
Que dénonçaient le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ dans leur motion : « cette réorganisation que personne ne valide, ni ne comprend, l’absence de concertation, l’opacité totale, la casse des conventions collectives et surtout le viol de l’accord de méthodologie signé comme tout accord d’ailleurs par la CGT/FO qui prévoyait que les CE devaient impérativement être consultés avant le CCE, ce qui n’a jamais été le cas pour France 2 … »
La motion SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, au regard de ces divers manquements mais surtout vis-à-vis de l’entrave caractérisée que constituait la non consultation préalable du CE, proposait de mandater le Secrétaire du CE afin qu’il dépose plainte.
La motion reprenait, du reste, le contenu de plusieurs motions adoptées à l’unanimité des membres du CE qui avaient exigé de la direction qu’elle fournisse « un organigramme clair de la migration des personnels vers leurs nouvelles affectations, prenant en compte la situation de chaque salarié, ainsi qu'une véritable appréciation des conséquences du plan de départs volontaires à la retraite sur la structure de l'entreprise et sur l'emploi » et du Secrétaire (CGT) du CE qu’ « il ne porte plus à l’ordre du jour de point en la matière tant que cette condition ne serait pas remplie ».
Une belle occasion pour ceux qui font mine d’appeler à l’UNITÉ de voter donc cette motion et ne pas passer le tandem faisant systématiquement le jeu de la direction. Les élus SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, ont clairement indiqué aux élus CGT/FO que le plus bel exemple de l’unité serait pour eux de voter la motion avant toute chose.
Que croyez-vous qu’il se passât ?
Eh ! oui, en plein dans le mille : l’alliance CGT/FO ne s’est pas contenté de s’abstenir sur cette motion, l’alliance CGT/FO profitant même de l’absence d’un élu SNJ qu’elle a suppléé a voté CONTRE…avec 9 voix contre et 7 pour, la motion n’est pas passée.
C’est sûr, en s’abstenant l’alliance CGT/FO, la motion aurait été adoptée…ce que redoutait la direction et ce qu’avait compris le duo bienveillant. Donc, c’est sûrement au nom de l’unité que la CGT/FO a voté contre. Le reste vous l’avez vu précédemment, L’alliance CGT/FO a présenté sa « fausse-vraie » motion qui n’a pas été adopté.
Quelle mascarade, quelle pitoyable démonstration de ridicule…. les salariés seraient déboussolés par la désunion syndicale mais c’est par réorganisation incomprise et incompréhensible que les salariés sont déboussolés….mais de cela l’alliance CGT/FO ne dit mot….comment le pourrait-elle ? C’est avec l’avis donné par la CGT au CCE le 16 décembre que la réorganisation a pu commencer.
Quant à l’appel bidon à l’unité – simplement là pour amuser la galerie et tenter de faire porter la « responsabilité » de la désunion que la CGT entretient sournoisement aux autres – alors que c’est bien la CGT qui va constamment dans le sens de la direction, c’est une véritable fumisterie…et puis, relayer une soi-disant exigence d’unité aux organisations syndicales (pas elles bien entendu) de s’entendre pour l’intérêt général, c’est bien ce que font les 6 syndicats SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SUD, SITR et SRCTA UNSA conjointement réunis dans le cadre d’une telle action.
Les gesticulations de l’alliance CGT/FO dont la complaisance avec la direction, l’entreprise de désinformation qu’elle organise et le dénigrement systématique de ceux qui ne penseraient pas comme ne sont plus à démontrer…plus personne n’est dupe et l’arroseur est finalement arrosé.
Ce 28 janvier 2010, la CGT France 2 qui n’appelait pas à la grève, sort un nouveau tract MENSONGER où le texte de la motion qu’elle dit avoir présenté la veille, N’EST ABSOLUMENT PAS LE TEXTE QUE LA CGT A LU LA VEILLE.
La CGT a volontairement mis un autre texte dans sont tract pour tenter de tromper, une fois de plus, les salariés.
- La preuve est là, voici le texte qu’a lu hier la CGT en séance : « L’appel à l’unité des salariés déboussolés par la désunion syndicale ne peut rester sans réponse. Dans le cadre qui est le leur, les élus de l’établissement France 2, relaient cette exigence d’unité aux organisations syndicales de s’entendre pour défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés. » (voyez le texte ci-dessous)

- Voici maintenant le texte que présente la CGT dans son tract (voyez en gras et en majuscules les modifications) : « L’appel à l’unité QUI ÉMANE des salariés DÉSORIENTÉS par LE CONSTAT DE désunion syndicale ne peut rester sans réponse. Dans le cadre qui est le leur, les élus de l’établissement France 2, relaient cette exigence d’unité aux organisations syndicales de s’entendre pour défendre les intérêts individuels et collectifs de l’ensemble des salariés. »
Flagrant délit de propagande mensongère, de texte bidouillé pour enfumer les salariés qui n’a qu’un but : accuser de les autres de désunion alors que c’est la CGT elle-même qui l’organise.
Cet exercice d’enfumage systématique des salariés par la CGT ne trompe plus personne.
La complaisance avec la direction dont fait preuve l’alliance CGT/FO est depuis des semaines mise à jour et la soi-disant « unité » c’est du vent puisqu’elle organise elle-même la désunion syndicale. Encore une fois, la preuve par l’écrit.
Le 18 janvier 2010, une motion commune défendue par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ était soumise au vote des élus du CE de France2. L’un des élus FO, en pleine séance, ayant été victime d’un malaise, l’ensemble des représentants SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, tout naturellement, a proposé une suspension de séance. Alors que certains n’hésitait pas à demander « de combien la suspension ? ¼ d’heure pas plus !» le Président de séance François Guilbeau a été très clair comprenant parfaitement la situation, en indiquant, qu’ « il n’y avait pas de délai et que cela dépendait de l’état du salarié et de son retour ». Bravo pour cette réaction autant logique qu’humaine; cela devait être dit.
Ce 27 janvier, cette séance ainsi interrompue reprenait. Les élus SNPCA-CGC, CFDT et SNJ représentaient donc leur motion comme cela avait été prévu. "Surprise" la CGT proposait une contre motion. "Surprise" toute prévisible d’ailleurs parce que certains de ceux qui avaient participé à la préparatoire, la veille, nous avaient alertés de ce texte en 8 points.
Que dénonçaient le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ dans leur motion : « cette réorganisation que personne ne valide, ni ne comprend, l’absence de concertation, l’opacité totale, la casse des conventions collectives et surtout le viol de l’accord de méthodologie signé comme tout accord d’ailleurs par la CGT/FO qui prévoyait que les CE devaient impérativement être consultés avant le CCE, ce qui n’a jamais été le cas pour France 2 … »
La motion SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, au regard de ces divers manquements mais surtout vis-à-vis de l’entrave caractérisée que constituait la non consultation préalable du CE, proposait de mandater le Secrétaire du CE afin qu’il dépose plainte.
La motion reprenait, du reste, le contenu de plusieurs motions adoptées à l’unanimité des membres du CE qui avaient exigé de la direction qu’elle fournisse « un organigramme clair de la migration des personnels vers leurs nouvelles affectations, prenant en compte la situation de chaque salarié, ainsi qu'une véritable appréciation des conséquences du plan de départs volontaires à la retraite sur la structure de l'entreprise et sur l'emploi » et du Secrétaire (CGT) du CE qu’ « il ne porte plus à l’ordre du jour de point en la matière tant que cette condition ne serait pas remplie ».
Une belle occasion pour ceux qui font mine d’appeler à l’UNITÉ de voter donc cette motion et ne pas passer le tandem faisant systématiquement le jeu de la direction. Les élus SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, ont clairement indiqué aux élus CGT/FO que le plus bel exemple de l’unité serait pour eux de voter la motion avant toute chose.
Que croyez-vous qu’il se passât ?
Eh ! oui, en plein dans le mille : l’alliance CGT/FO ne s’est pas contenté de s’abstenir sur cette motion, l’alliance CGT/FO profitant même de l’absence d’un élu SNJ qu’elle a suppléé a voté CONTRE…avec 9 voix contre et 7 pour, la motion n’est pas passée.
C’est sûr, en s’abstenant l’alliance CGT/FO, la motion aurait été adoptée…ce que redoutait la direction et ce qu’avait compris le duo bienveillant. Donc, c’est sûrement au nom de l’unité que la CGT/FO a voté contre. Le reste vous l’avez vu précédemment, L’alliance CGT/FO a présenté sa « fausse-vraie » motion qui n’a pas été adopté.
Quelle mascarade, quelle pitoyable démonstration de ridicule…. les salariés seraient déboussolés par la désunion syndicale mais c’est par réorganisation incomprise et incompréhensible que les salariés sont déboussolés….mais de cela l’alliance CGT/FO ne dit mot….comment le pourrait-elle ? C’est avec l’avis donné par la CGT au CCE le 16 décembre que la réorganisation a pu commencer.
Quant à l’appel bidon à l’unité – simplement là pour amuser la galerie et tenter de faire porter la « responsabilité » de la désunion que la CGT entretient sournoisement aux autres – alors que c’est bien la CGT qui va constamment dans le sens de la direction, c’est une véritable fumisterie…et puis, relayer une soi-disant exigence d’unité aux organisations syndicales (pas elles bien entendu) de s’entendre pour l’intérêt général, c’est bien ce que font les 6 syndicats SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SUD, SITR et SRCTA UNSA conjointement réunis dans le cadre d’une telle action.
Les gesticulations de l’alliance CGT/FO dont la complaisance avec la direction, l’entreprise de désinformation qu’elle organise et le dénigrement systématique de ceux qui ne penseraient pas comme ne sont plus à démontrer…plus personne n’est dupe et l’arroseur est finalement arrosé.
Taxe sur les opérateurs télécoms: la France épinglée par Bruxelles
Veuillez trouver ci-dessous, la dépêche AFP du 28 janvier concernant la taxe sur les opérateurs télécom imposée pour financer l'audiovisuel public.
Taxe sur les opérateurs télécoms: la France épinglée par Bruxelles
BRUXELLES, 28 jan 2010 (AFP) - La taxe imposée depuis l'an dernier par la France au secteur des télécoms pour financer l'audiovisuel public est "une charge administrative incompatible avec le droit européen", a estimé jeudi la Commission européenne.
Bruxelles a donc décidé d'ouvrir une procédure officielle d'infraction contre Paris, pouvant déboucher en dernier recours sur l'envoi de la France devant la Cour européenne de justice.
La "taxe télécoms", d'un montant de 0,9% du chiffre d'affaires, est imposée depuis mars 2009 aux sociétés du secteur. Les revenus sont reversés au groupe public France Télévisions pour compenser la perte de recettes publicitaires liées à la suppression progressive de la publicité dans l'audiovisuel public.
La Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) avait saisi la Commission européenne en novembre.
soe/ylf/cr
Taxe sur les opérateurs télécoms: la France épinglée par Bruxelles
BRUXELLES, 28 jan 2010 (AFP) - La taxe imposée depuis l'an dernier par la France au secteur des télécoms pour financer l'audiovisuel public est "une charge administrative incompatible avec le droit européen", a estimé jeudi la Commission européenne.
Bruxelles a donc décidé d'ouvrir une procédure officielle d'infraction contre Paris, pouvant déboucher en dernier recours sur l'envoi de la France devant la Cour européenne de justice.
La "taxe télécoms", d'un montant de 0,9% du chiffre d'affaires, est imposée depuis mars 2009 aux sociétés du secteur. Les revenus sont reversés au groupe public France Télévisions pour compenser la perte de recettes publicitaires liées à la suppression progressive de la publicité dans l'audiovisuel public.
La Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) avait saisi la Commission européenne en novembre.
soe/ylf/cr
France Télévisions : le referendum interne qui embarrasse la direction
Prenez le temps de lire l'article de Capital.fr
"France Télévisions : le referendum interne qui embarrasse la direction
Présentés ce matin en assemblée générale des salariés, les résultats du référendum interne à France Télévisions organisé depuis le 17 janvier dernier par l’Intersyndicale * sonnent comme un désaveu pour Patrick de Carolis, le patron des chaînes publiques.
Appelés à se prononcer sur la réforme portée depuis des mois par Carolis – la transformation de France Télévisions en une entreprise unique -, les 2.250 salariés (sur 9.184 permanents, soit 1 salarié sur 4, ndlr) qui se sont exprimés ont envoyé un signal clair à la direction.
A la question:
"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?",
93,3 % des votants ont répondu "Non".
A la question :
"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?",
95,9 % des votants ont répondu "Oui".
Un second questionnaire, riche de dix nouveaux thèmes, devrait être soumis prochainement aux salariés.*SNPCA-CGC, CFDT, SUD, SNJ, SITR et SRCTA
© Capital.fr
"France Télévisions : le referendum interne qui embarrasse la direction
Présentés ce matin en assemblée générale des salariés, les résultats du référendum interne à France Télévisions organisé depuis le 17 janvier dernier par l’Intersyndicale * sonnent comme un désaveu pour Patrick de Carolis, le patron des chaînes publiques.
Appelés à se prononcer sur la réforme portée depuis des mois par Carolis – la transformation de France Télévisions en une entreprise unique -, les 2.250 salariés (sur 9.184 permanents, soit 1 salarié sur 4, ndlr) qui se sont exprimés ont envoyé un signal clair à la direction.
A la question:
"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?",
93,3 % des votants ont répondu "Non".
A la question :
"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?",
95,9 % des votants ont répondu "Oui".
Un second questionnaire, riche de dix nouveaux thèmes, devrait être soumis prochainement aux salariés.*SNPCA-CGC, CFDT, SUD, SNJ, SITR et SRCTA
© Capital.fr
mardi 26 janvier 2010
Le Conseil d'Etat revient sur l'arrêt de la pub à France Télévisions mais la vente de la régie publicitaire se poursuit !
Le Conseil d'Etat revient sur l'arrêt de la pub à France Télévisions mais la vente de la régie publicitaire se poursuit !
Souvenez-vous Carolis avait lui-même fait adopter par le Conseil d'Administration du groupe public, fin 2008, la suppression de la publicité après 20h sur les chaînes de France Télévisions alors que le Sénat n’avait pas encore été saisi et que la loi ne serait votée avant le 5 mars 2009.
Des sénateurs de gauche (CRC-SPG) avaient alors déposé un recours auprès du Conseil d'Etat pour demander l'annulation de cette décision de supprimer la publicité après 20h00 sur les chaînes de France Télévisions, prise donc par Carolis et par le Conseil d'Administration du groupe public, à la demande de la ministre de la Culture d'alors Christine Albanel.
Le motif de cette demande : la mesure était entrée en vigueur le 5 janvier, avant même que le Sénat n'en délibère, le 7 janvier 2009. « Très grave, un déchirement du droit, une incivilité du pouvoir, un mépris du travail législatif et une ingérence inadmissible du pouvoir exécutif dans le pouvoir législatif au point d'ôter aux sénateurs le pouvoir de faire la loi», avait estimé le groupe.
Le groupe de sénateurs indique aujourd’hui que le rapporteur public du Conseil d'Etat demande cette annulation de la décision de supprimer la publicité sur France Télévisions. Dans quelques jours le Conseil d'Etat devrait donc annuler cette décision.
En procédant de la sorte, il est évident que le Conseil d'Etat rend illégale la décision que Patrick de Carolis a prise et annoncée. Là aussi Carolis devra en tirer toutes les conséquences.
Comment le Pouvoir qui a toujours indiqué se conformer aux décisions du Conseil d'Etat comme du Conseil Constitutionnel, pourrait-il donc également ne tirer aucune conséquence de cette décision et valider la vente de la régie publicitaire comme si rien n’était ?
Du reste, c’est bien Carolis qui vend la régie et non l’Etat.
Quelque soit le choix du repreneur à qui France Télévisions cède 70% du capital de sa régie publicitaire, la question devient : pourquoi ne pas attendre la décision du Conseil d'Etat avant de se lancer dans une cession qui perd de sa pertinence, plus le temps passe ?
Mais non d’un chien, quel intérêt y a-t-il à se hâter ?
Celui qui va présider aux destinés de France Télévisions dans quelques semaines tout au plus, devrait-t-il ne plus avoir, ni aucune latitude, ni aucun avis et devoir tout subir et tout supporter parce que tout aura été fait à la va-vite avant qu’il n’ait mis un pied dans l’entreprise ?
Souvenez-vous Carolis avait lui-même fait adopter par le Conseil d'Administration du groupe public, fin 2008, la suppression de la publicité après 20h sur les chaînes de France Télévisions alors que le Sénat n’avait pas encore été saisi et que la loi ne serait votée avant le 5 mars 2009.
Des sénateurs de gauche (CRC-SPG) avaient alors déposé un recours auprès du Conseil d'Etat pour demander l'annulation de cette décision de supprimer la publicité après 20h00 sur les chaînes de France Télévisions, prise donc par Carolis et par le Conseil d'Administration du groupe public, à la demande de la ministre de la Culture d'alors Christine Albanel.
Le motif de cette demande : la mesure était entrée en vigueur le 5 janvier, avant même que le Sénat n'en délibère, le 7 janvier 2009. « Très grave, un déchirement du droit, une incivilité du pouvoir, un mépris du travail législatif et une ingérence inadmissible du pouvoir exécutif dans le pouvoir législatif au point d'ôter aux sénateurs le pouvoir de faire la loi», avait estimé le groupe.
Le groupe de sénateurs indique aujourd’hui que le rapporteur public du Conseil d'Etat demande cette annulation de la décision de supprimer la publicité sur France Télévisions. Dans quelques jours le Conseil d'Etat devrait donc annuler cette décision.
En procédant de la sorte, il est évident que le Conseil d'Etat rend illégale la décision que Patrick de Carolis a prise et annoncée. Là aussi Carolis devra en tirer toutes les conséquences.
Comment le Pouvoir qui a toujours indiqué se conformer aux décisions du Conseil d'Etat comme du Conseil Constitutionnel, pourrait-il donc également ne tirer aucune conséquence de cette décision et valider la vente de la régie publicitaire comme si rien n’était ?
Du reste, c’est bien Carolis qui vend la régie et non l’Etat.
Quelque soit le choix du repreneur à qui France Télévisions cède 70% du capital de sa régie publicitaire, la question devient : pourquoi ne pas attendre la décision du Conseil d'Etat avant de se lancer dans une cession qui perd de sa pertinence, plus le temps passe ?
Mais non d’un chien, quel intérêt y a-t-il à se hâter ?
Celui qui va présider aux destinés de France Télévisions dans quelques semaines tout au plus, devrait-t-il ne plus avoir, ni aucune latitude, ni aucun avis et devoir tout subir et tout supporter parce que tout aura été fait à la va-vite avant qu’il n’ait mis un pied dans l’entreprise ?
Préavis de grève du 28/01 à FTV: Quatre réunions stériles pour un projet de texte qui ne répond en rien aux revendications.
Quatre réunions stériles pour un projet de texte qui ne répond en rien aux revendications.
Depuis vendredi après-midi, la direction de France Télévisions qui a prétendu vouloir trouver un texte de « sortie » préavis de grève déposé par la CGC, le SNJ et la CFDT le 15 janvier 2010 pour une durée de 24h00 le 28 janvier 2010, a réuni les 3 syndicats à 4 reprises. Pour leur dire quoi ? Quasiment rien.
Pire pour lever le préavis, elle propose un texte PROVOC à 100.000 lieues des revendications du préavis.
1°)- A la première revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir « la communication immédiate du positionnement individuel et de l'activité de chaque salarié dans la nouvelle organisation pour une entière transparence sur la restructuration » .
La direction écrit (sans rire) à ce point qu’elle intitule « Concernant la réorganisation de France Télévisions » : En attente
2°)- A la deuxième revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir « Le maintien des garanties conventionnelles sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes ainsi que la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés »
La direction écrit encore à ce point qu’elle intitule « Concernant la négociation de la convention collective » : A l'issue de la négociation unique sur la convention collective commune, il sera proposé notamment une rédaction [elle est prête à mettre présentation au lieu de rédaction] qui permette aux salariés journalistes d'identifier clairement les dispositions spécifiques les concernant en référence à la CCNTJ.
[quelle concession, qu’il s’agisse d’un chapitre entier, d’une annexe, d’un texte distinct, il est naturel que les Journalistes qui sont couvert au plan national par la Convention Nationale étendue des journalistes puissent identifier clairement les dispositions qui les concernent…c’est la logique même]
Et d’ajouter : « Les parties conviennent de la mise en œuvre de réunions de bilan mensuelles dès le mois de février 2010 afin d'évaluer l'avancée des négociations et les possibilités réalistes d'aboutir à la conclusion du nouvel accord d'entreprise. Ces réunions se tiennent chaque dernier vendredi après-midi du mois. Ainsi, à l'occasion de chacune de ces réunions il conviendra d'étudier tous les moyens permettant de respecter la date du 7 juin 2010, ainsi que d'adapter les méthodes de négociation jusqu'à présent, mises en place. L'objectif de ces réunions spécifiques sur la méthode et les moyens de la négociation est de permettre à l'ensemble des salariés de bénéficier d'un nouveau statut collectif sans période intermédiaire préjudiciable aux intérêts de tous. » [Des réunions mensuelles ?! A partir de février jusqu’à fin mai – 4 par conséquent –pour voir si la date du 7 juin pourrait être tenue ?! On est en plein délire, ça fait 7 réunions passées (dont les 3 dernières avec seulement la CGT/FO) à discuter de l’introduction du texte…à ce rythme là, il n’y pas l’ombre d’un doute, plus rein ne peut être tenu…quant à la soi-disant période intermédiaire qui serait préjudiciable aux salariés, sinon !!!! rappelons que la CGC, le SNJ et la CFDT sont devant le TGI le 16 février prochain pour faire valoir les délais de survivance des conventions comme celui de 3 ans pour la convention collective des PTA]
3°)- A la troisième revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir «L'harmonisation salariale pour tous avec le règlement des disparités avant la fin du premier semestre 2010 par une méthode négociée, transparente et équitable ».
La direction écrit, cerise sur le gâteau, à ce point qu’elle intitule Concernant " l'harmonisation salariale »
Les parties conviennent de l'ouverture, au plus tard à la fin du mois de février 2010, d'une négociation portant sur :
* la méthode d'analyse des rémunérations des personnels de France Télévisions [si la direction convient seulement d’une méthode d’analyse en février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas pour 2009…c’est d’un logique implacable]
* la méthode de comparaison et d'analyse des écarts [si la direction convient seulement d’une méthode de comparaison en février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas non plus pour 2009… toujours d’une logique implacable]…en plus de quels écarts s’agit-il ? De ceux constatés sur les rémunérations et qualifications des conventions collectives qui ont toujours cours ? De ceux constatés sur les rémunérations et qualifications des conventions collectives actuels avec les nouvelles grilles de rémunération dont personne n’a jamais eu la moindre communication ? Ou bien de ceux comparés directement sur les rémunérations et qualifications dans les nouvelles grilles de rémunération?
* la méthode et le calendrier de réduction des écarts éventuellement constatés [enfin, la direction ne manque pas d’air de proposer à présent une méthode dès février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas pour 2009…encore et toujours d’une logique implacable]
Le summum c’est la phrase de fin du texte proposé par la direction : « Les organisations syndicales représentatives à France Télévisions seront conviées à cette négociation. » ….
NON ? Incroyable !!!! On avait pensé pendant un moment qu’elle comptait faire ça toute seule.
Depuis vendredi après-midi, la direction de France Télévisions qui a prétendu vouloir trouver un texte de « sortie » préavis de grève déposé par la CGC, le SNJ et la CFDT le 15 janvier 2010 pour une durée de 24h00 le 28 janvier 2010, a réuni les 3 syndicats à 4 reprises. Pour leur dire quoi ? Quasiment rien.
Pire pour lever le préavis, elle propose un texte PROVOC à 100.000 lieues des revendications du préavis.
1°)- A la première revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir « la communication immédiate du positionnement individuel et de l'activité de chaque salarié dans la nouvelle organisation pour une entière transparence sur la restructuration » .
La direction écrit (sans rire) à ce point qu’elle intitule « Concernant la réorganisation de France Télévisions » : En attente
2°)- A la deuxième revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir « Le maintien des garanties conventionnelles sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes ainsi que la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés »
La direction écrit encore à ce point qu’elle intitule « Concernant la négociation de la convention collective » : A l'issue de la négociation unique sur la convention collective commune, il sera proposé notamment une rédaction [elle est prête à mettre présentation au lieu de rédaction] qui permette aux salariés journalistes d'identifier clairement les dispositions spécifiques les concernant en référence à la CCNTJ.
[quelle concession, qu’il s’agisse d’un chapitre entier, d’une annexe, d’un texte distinct, il est naturel que les Journalistes qui sont couvert au plan national par la Convention Nationale étendue des journalistes puissent identifier clairement les dispositions qui les concernent…c’est la logique même]
Et d’ajouter : « Les parties conviennent de la mise en œuvre de réunions de bilan mensuelles dès le mois de février 2010 afin d'évaluer l'avancée des négociations et les possibilités réalistes d'aboutir à la conclusion du nouvel accord d'entreprise. Ces réunions se tiennent chaque dernier vendredi après-midi du mois. Ainsi, à l'occasion de chacune de ces réunions il conviendra d'étudier tous les moyens permettant de respecter la date du 7 juin 2010, ainsi que d'adapter les méthodes de négociation jusqu'à présent, mises en place. L'objectif de ces réunions spécifiques sur la méthode et les moyens de la négociation est de permettre à l'ensemble des salariés de bénéficier d'un nouveau statut collectif sans période intermédiaire préjudiciable aux intérêts de tous. » [Des réunions mensuelles ?! A partir de février jusqu’à fin mai – 4 par conséquent –pour voir si la date du 7 juin pourrait être tenue ?! On est en plein délire, ça fait 7 réunions passées (dont les 3 dernières avec seulement la CGT/FO) à discuter de l’introduction du texte…à ce rythme là, il n’y pas l’ombre d’un doute, plus rein ne peut être tenu…quant à la soi-disant période intermédiaire qui serait préjudiciable aux salariés, sinon !!!! rappelons que la CGC, le SNJ et la CFDT sont devant le TGI le 16 février prochain pour faire valoir les délais de survivance des conventions comme celui de 3 ans pour la convention collective des PTA]
3°)- A la troisième revendication exigée par la CGC, le SNJ et la CFDT à savoir «L'harmonisation salariale pour tous avec le règlement des disparités avant la fin du premier semestre 2010 par une méthode négociée, transparente et équitable ».
La direction écrit, cerise sur le gâteau, à ce point qu’elle intitule Concernant " l'harmonisation salariale »
Les parties conviennent de l'ouverture, au plus tard à la fin du mois de février 2010, d'une négociation portant sur :
* la méthode d'analyse des rémunérations des personnels de France Télévisions [si la direction convient seulement d’une méthode d’analyse en février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas pour 2009…c’est d’un logique implacable]
* la méthode de comparaison et d'analyse des écarts [si la direction convient seulement d’une méthode de comparaison en février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas non plus pour 2009… toujours d’une logique implacable]…en plus de quels écarts s’agit-il ? De ceux constatés sur les rémunérations et qualifications des conventions collectives qui ont toujours cours ? De ceux constatés sur les rémunérations et qualifications des conventions collectives actuels avec les nouvelles grilles de rémunération dont personne n’a jamais eu la moindre communication ? Ou bien de ceux comparés directement sur les rémunérations et qualifications dans les nouvelles grilles de rémunération?
* la méthode et le calendrier de réduction des écarts éventuellement constatés [enfin, la direction ne manque pas d’air de proposer à présent une méthode dès février 2010, c’est qu’elle avoue implicitement qu’il n’y en avait pas pour 2009…encore et toujours d’une logique implacable]
Le summum c’est la phrase de fin du texte proposé par la direction : « Les organisations syndicales représentatives à France Télévisions seront conviées à cette négociation. » ….
NON ? Incroyable !!!! On avait pensé pendant un moment qu’elle comptait faire ça toute seule.
Inscription à :
Articles (Atom)