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dimanche 13 février 2011

France Télévisions : un plan immonde pour une réorganisation que la cgt accuse certains syndicats de retarder (âmes sensibles s’abstenir)

Le SNPCA-CGC tient préalablement à donner un conseil à tous ceux qui vont découvrir ce qui suit: Préparez une large bassine que vous garderez près de vous, au cas où l’envie de vomir vous prendrait au regard des documents ciglés « Université France Télévisions » et Korda Partners (Ideas and Energy for business) que révèle le SNPCA-CGC. (* voir en fin de post)


Et dire qu’en octobre dernier, le magazine de la rédaction de France 2, « Envoyé Spécial » revenait sur les méthodes de management de France Télécom
, qui ont fait couler beaucoup d’encre [c’est le moins que l’on puisse dire]. Le reportage diffusé à l’époque, révélait de nombreuses pratiques inquiétantes instaurées au sein de l’entreprise depuis 2004 dans le but de faire partir en 3 ans 22.000 personnes du groupe. Les documents que le SNPCA-CGC a en sa possession démontrent que France Télévisions n’a rien à envier à France Télécom.

Chacun va pouvoir découvrir comment les annonces faites par la direction, notamment la mise en place d’une soi-disant « cellule des risques psychosociaux » pour laquelle l’Inspecteur du travail demande des comptes, ne sont que mensonges. En effet, dans la plus grande opacité la structure de formation interne à France Télévisions, l’« Université France Télévisions » forme régulièrement ses managers, session après session, dans le cadre d’un programme « Les Ateliers de la transformation » à déstabiliser, démotiver et avilir un maximum de salariés.

Autrement dit, alors que des salariés de France Télévisions sont empêchés assez régulièrement de se former, l’argent de la formation va donc servir à former tout un tas de « managers » à un plan immonde et caché à l’immense partie du personnel, « une méthode qui leur explique comment les salariés réagiront et accepteront leur repositionnement voire leur départ de l’entreprise, un schéma initialement construit par une psychologue spécialisée dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. »

Il y a quelques jours, le SNPCA-CGC détaillait ce schéma dans un des récents articles de son blog « Le SNPCA-CGC combattra de toutes ses forces le schéma utilisé à France Télévisions pour asservir les salariés… » aujourd’hui le SNPCA-CCG va publier, très vite, l’intégralité de ces terribles documents.

Ces documents sont envoyés par mail depuis le printemps 2010, à leurs destinataires avec ce texte d’accompagnement adressé à toute une liste de responsables en copie : « Message - Importance: Haute, Pièces jointes: FM Le traitement des objections.ppt; FM Gérer les résistances au changement.ppt ; FM Les clés de l’écoute ; FM Manager par les points forts.ppt; FM Remise en selle.ppt; FM Réussir sa prise de fonction managériale.ppt; FM Assertivité.ppt ; Cas 12 04 10.ppt; etc…

" Bonjour à tous, Vous avez reçu personnellement des cas et des fiches mémos pour prolonger votre formation /action sur le management dans un contexte de changement. Lors de ce premier envoi, nous vous avions promis un envoi par semaine. Nous vous avons fait parvenir, en pièces jointes, quatre nouvelles situations de management…Vous pourrez également découvrir cinq nouvelles fiches mémos : « Structurer votre action de management pour remettre en selle, La prise de poste managériale, Les techniques pour être assertif dans la relation ; Renforcer les points forts de ses collaborateurs ; Maintenir le dialogue face à l’objection »….Nous espérons que ces outils vous seront utiles et n’oubliez pas : votre avis nous intéresse. Bien cordialement." [Les mails sont bien sûr datés, signés et émanent de l'Université France télévisions]

La première fiche « mémo » action/formation que nous publions est édifiante…Si vous avez la bassine près de vous, servez-vous en :

Voici son intitulé : « Gérer les résistances au changement »

Elle est assortie d’un diagramme: Les phases du « deuil », d’après la grille Elizabeth Kübler-Ross

avec en abscisse : l’activité (Temps) et en ordonnée : la Passivité (Réponse émotionnelle)

1- Sidérationn’entend pas

2- Dénirefuse la réalité

3- Colèrese révolte, conteste, accuse…

4- Marchandageessaie d’obtenir des aménagements

5- Dépressionrelâche sa résistance

6- Acceptationaccepte l’évidence

7- Investissements’engage

Après ce tableau, deux paragraphes explicatifs, « les comportements gagnants face aux résistances émotionnelles » mais surtout « l’accompagnement managérial dans le processus de conversion » où l’on peut lire :

Face au déni : montrer l’urgence qu’il y a à changer et communiquer clairement sur ce qui va changer.

Face à la négociation : rester ferme sur ce qui n’est pas négociable. Par exemple, refuser de revenir à une ancienne méthode.

Dans la phase de dépression (relâchement de la résistance) : écouter et mettre en place un plan de marche (baliser le chemin) autour d’objectifs modestes et à court terme.

Accepter la résistance au changement parce que c’est l’expression d’un processus raisonnable et légitime des risques que comporte le changement.

Comprendre les manifestations émotionnelles de son collaborateur et repérer à quel stade il est du processus de conversion pour mieux l’accompagner.

Les salariés mais également les contribuables, les Tutelles et les pouvoirs publics, vont effectivement comprendre pourquoi le SNPCA-CGC, la CFDT, SUD et le SNJ dénoncent depuis des mois et des mois malgré les papiers au vitriol de la cgt et fo, cette machiavélique réorganisation.

Quant au message de propagande de la présidence qui affirme « prendre ses responsabilités dans l’intérêt de tous et de chacun. » et qui prend à témoin l’ensemble des salariés de France Télévisions en stigmatisant sur « l’impuissance à faire bouger les choses suffisamment rapidement pour rassurer les salariés et répondre aux enjeux majeurs de France Télévisions et le fait que certains syndicats resteraient sourds aux messages qui remontent des collaborateurs de l’entreprise qui expriment leur impatience, pour ne pas dire leur désarroi devant cette incertitude qui se prolonge mais ne répond pas à leurs attentes de plus en plus pressantes qui, la direction, il met en application ses propres principes notamment le premier d’entre eux « montrer l’urgence qu’il y a à changer et communiquer sur la nécessité à changer »

Et dire que c’est cette réorganisation que la cgt et ses alliés fo veulent achever coûte que coûte.

Là, votre bassine devrait vous avoir été bien utile. Après cela, personne ne pourra plus dire «On ne savait pas….on ne pouvait pas se douter ! ».

Enfin, dans son communiqué, le PDG disait vouloir « Rassurer les salariés » qui « s’impatienteraient » de voir enfin aboutir la réorganisation "Pflimlo-Carolisienne".

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces écœurantes méthodes, n’ont rien mais alors rien de rassurant…tout au contraire !




A titre de comparaison découvrez le document qui avait été rendu public par la Presse émanant de France Télécom

Stéphane Bondoux devrait quitter France Télévisions très rapidement

Le

Encore donné responsable de la communication pour tout France Télévisions il y a quelques semaines, Stéphane Bondoux qui en avril 2008 avait été nommé directeur de la Communication de France 2, ne s'est pas vu confirmé par Rémy Pflimlin sur ce poste global.
Selon nos informations, il serait en négociation pour quitter très rapidement le groupe.

Il faisait partie du projet France Télévisions ayant pour but de "coordonner les efforts sur l'ensemble des articles portant sur la télévision, de compléter arborescence et d'améliorer son portail dédié".

dimanche 6 février 2011

UN VOTE D’UNE IMPORTANCE CRUCIALE : Le 8 février 2011 des milliers de salariés de France Télé vont devoir voter pour élire leurs représentants DP & CE

UN VOTE D’UNE IMPORTANCE CRUCIALE : Le 8 février 2011, des milliers de salariés de France Télévisions vont devoir voter pour élire leurs représentants DP et CE.

Depuis août 2008, les élections professionnelles dans les entreprises revêtent une importance cruciale.

La loi impose à chaque organisation syndicale pour continuer à être représentative dans l’entreprise, à obtenir au moins 10% des suffrages (*) prenant comme référence pour cela le premier tour de scrutin des représentants au Comité d’Entreprise. Ceci implique que les syndicats qui ne franchissent pas ce seuil, perdent leur représentation, ne sont plus autour de la table des négociations et n’ont donc plus leur mot à dire.

(*) Le Conseil Constitutionnel ayant récemment consacré la disposition légale particulière qui fait que ces 10% s’entendent pour la CGC uniquement sur les collèges 2 et 3.

Il est donc vital pour les syndicats comme le SNPCA-CGC qui n’ont pas peur de s’exprimer et qui ont mené malgré les pressions de la direction, les nombreux combats qu’ils ont engagés comme celui aux côtés de la CFDT et du SNJ devant la Cour d’Appel de Paris, qu’ils ont remportés pour la survivance des Conventions Collectives, d’être toujours là pour continuer à se battre.

Les collaborateurs de France Télévisions qui baignent depuis de nombreux mois dans une atmosphère de morosité prégnante et constante, qui subissent au quotidien les incohérences d’une « réorganisation » à marche forcée à laquelle ils n’ont jamais été associés, vont devoir élire celles et ceux qui vont défendre leurs intérêts, leurs couvertures conventionnelles et préserver leurs droits dans un avenir encore incertain.

UN VOTE UNTILE en somme…un premier tour où tout cela se joue. Aucune voix ne doit faire défaut. Il est donc essentiel de VOTER et de voter le plus utilement avec ces nouvelles « règles » en tête. Renouveler et accorder encore votre confiance à celles et ceux dont les convictions ne souffrent aucune compromission, à celles et ceux qui savent s’opposer et dire NON quand cela est nécessaire.

La démotivation qui ne semble pas avoir de fin, la souffrance qui s’empare de tout un chacun, les inquiétudes qui grandissent de jour en jour, ne sont pas des fatalités; il faut les faire reculer.

La communication de la direction en porte à faux avec la réalité vécue par les collaborateurs, l’absence de vue à long terme pour l’entreprise, l’absence de visibilité à court terme pour chacun qui sont les maux les plus cités par les salariés, ne peuvent continuer de déstabiliser un peu plus l’entreprise.

A tous ces salariés, le SNPCA-CGC affirme que l’heure n’est, ni au repli sur soi, ni à l’indifférence. Il ne faut pas baisser les bras. La passion d’hier peut renaître. La lumière qui émanait du Service Public doit pouvoir éclairer de nouveau nos écrans plats comme elle le fit jadis avec nos petits écrans cathodiques.

Les salariés de France Télévisions doivent appréhender les enjeux de demain, continuer à se battre et à s’investir encore dans leur travail contre vents et marées.

Cette richesse et cette diversité engrangées par tous, à travers de vastes et nombreuses expériences professionnelles, doivent être le moteur de l’entreprise y compris contre les lubies de certains dirigeants.

Être acteurs du changement.

Mettre toutes les chances de son côté pour éviter que d’autres décident arbitrairement.

C’est la seule attitude positive qui puisse protéger face aux agressions quotidiennes des pensées destructrices de tous bords.

DÉCLARATION DES ÉLUS CFDT, CGC, SNJ & SUD AU CCE EXTRAORDINAIRE DE FRANCE TÉLÉVISIONS DU 4/02/2011.



La direction espérait bien en programmant la consultation simultanée des CHSCT de France Télévision, le 3 février 2011, alors que l'expert n'a pas rendu ses travaux sur les incidences qu'aura "réorganisation" sur les salariés, parvenir quand même à un avis au CCE extraordinaire du lendemain.

Le scénario, la direction l'avait imaginé avec la cgt: fort de l'avis rendu par le CHSCT de France 3 (où la cgt est majoritaire) qui "prenait acte de la mise en œuvre des points mis à l'ordre du jour par la direction..."

"Prendre acte" c'est bien évidemment rendre un avis. La cgt réédite, là, le même coup qu'en décembre 2009 où elle rendait un avis (négatif certes mais bien un avis permettant à Carolis de mettre en route son "fonctionogramme")

Si le CHSCT de France 3 a donc pris acte (cette prise d'acte, il faut le redire que la direction comptabilise bien comme un avis), les CHSCT de France Télévisions SA et de FTVI refusaient de rendre un avis avant que l'expert n'ait rendu son rapport; avis que les CHSCT de RFO Malakoff et France 2 eux aussi refusaient de rendre formellement malgré les pressions de certains membres cgt qui insistaient pour que les instances, à l'instar de France 3 prennent acte.

Seulement voila rien n'est allé comme la direction et la cgt l'avaient établi. La direction communiquant sur "les CHSCT ont bien tous rendu un avis"...pour la direction "refus" vaudrait avis [ cette bonne blague]. Sur ces allégations fallacieuses, la direction et la cgt avaient donc escompté que les points mis à l'ordre du jour du CCE eux aussi suivraient le même chemin...La cgt entonnant comme de coutume son refrain (un copié-collé de celui de la direction ): "les syndicats CFDT, CGC, SNJ et SUD sont des irresponsables...ils bloquent la réorganisation essentielle à l'entreprise et empêchent les repositionnements des salariés donc leur évolution!". Qui peut encore croire de telles salades?

La direction et la cgt pensaient que les déclarations intempestives, les attitudes faussement outrées et la raillerie permanente dont ceux qui ne pensent pas comme eux font l'objet, suffiraient à entretenir une confusion monstre (voire une foire d'empoigne) qui aurait évidemment été propice -motion et délibération de la cgt s'affrontant à celles soutenues par les syndicats CFDT, CGC, SNJ, SUD & STC - à dire que la consultation ayant donc eu lieu au CCE, le refus de l'instance de se mettre d'accord sur un avis, celui-ci était rendu!

cTout était calé, le CCE au grand complet serait certes houleux mais au bout de plusieurs heures d'affrontement, la direction pourrait considérer le CCE "régulièrement" consulté.

Coup de théâtre que ni la direction, ni la cgt n'avaient prévu. L'ensemble des membres à l'exception des cégétistes ont lu la déclaration suivante, quitté séance et laissé ceux qui restaient entre eux en bonne compagnie.

Voici la déclaration:

DÉCLARATION DES ÉLUS CFDT, CGC, SNJ & SUD AU CCE EXTRAORDINAIRE DE FRANCE TÉLÉVISIONS DU 4 FÉVRIER 2011.

[Déclaration soutenue par les syndicats CFDT, CGC, SNJ, SUD & STC]

« Le CCE reprend à son compte la délibération émise par une majorité des CHSCT parisiens le 03 février 2011:

« Les déménagements s’intensifient, hors consultation des CHSCT, et parfois sans concertation avec les salariés concernés et, dans certains cas, sous la pression, (il est difficile de donner des exemples sans faire courir de risques aux salariés qui sont actuellement dans une phase de repli par crainte de leur hiérarchie),

« Les conditions de travail se dégradent suite à l’accumulation de changements non accompagnés : outils, procédures… entraînant une perte de repères pour les salariés, (idem)

« Dans le même temps, les risques psychosociaux s’aggravent et s’amplifient, et la souffrance au travail est omniprésente. Les membres du CHSCT, tout comme la médecine du travail, sont de plus en plus sollicités par les salariés en déshérence.

Ce constat perdure, malgré les alertes successives des CHSCT, l’injonction de l’inspecteur du travail en date du 21 décembre 2010 à respecter les salariés et leurs instances, et la volonté affichée de la direction de tenir compte des préconisations du rapport d’expertise.

Aujourd’hui, les membres élus du CHSCT sont consultés sur la base de documents initialement destinés aux membres du CCE. Ces documents ne présentent aucune analyse de l’impact de ces projets sur les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés. Par conséquent, ces documents, comme l’ensemble des communications faites en séance par la direction, ne permettent pas au CHSCT de mesurer et de comprendre l’impact du processus en cours sur les conditions de travail et la sécurité des salariés.

Certains membres élus du CHSCT estiment n’être pas en mesure de rendre un avis éclairé et ce, malgré la pression exercée par la Présidence (confer la communication du 26 janvier 2011) ».

Ce constat est largement partagé par les CHSCT de régions et d’outremer.

Forts de l’expérience passée qui nous a prouvé qu’un avis même négatif n’a pas empêché la Direction de mettre en place son organisation et de ne tenir aucun compte des préconisations qui ont été faites, les élus refusent de cautionner la politique de la Direction par un simulacre de consultation.

Les élus signataires de ce texte condamnent l’opacité accompagnant la mise en place de cette nouvelle organisation et les conséquences qu’elle entraîne pour le présent et l’avenir de l’entreprise.

Gilbert BARNABOT (Guadeloupe 1ère – CFDT)

Salim LARFA (F2 – CGC)

Dominique DUMONT (F3 NPCP – SNJ)

Marie-Laurence GRESSIER (F3 Siège- CFDT)

Michel BOULANGER (F2 – CFDT)

Dominique LE GLOU (F2 – SNJ)

Jean LEMESLE CORNEILLE (F3 LPC – SUD)

Gilles MALET (Réunion 1ère – CFDT)

Freddy BERTIN (F3 Siège – CFDT)

Stephan SOUILLÉ (F3 Siège – CFDT)

Georges CHIOCCA (F3 Corse - STC)

José SOLIA (Calédonie 1ère – CFDT)


Suite à cette déclaration, ces élus ont quitté la séance du CCE extraordinaire du vendredi 4 février 2011 à 13h30."

PS: La cgt se retrouvant donc seule face à la direction, n'a pas pu comme elle l'avait prévu, jouer sur la confusion pour faire croire que l'absence d'avis valait finalement avis.

La cgt qui accuse les autres de ne pas prendre ses responsabilités, restant seule avec la direction, avait là l'occasion de les prendre ses responsabilités...Eh bien non, au lieu de cela, la cgt a dû rédiger et lire en urgence une déclaration (personne n'est dupe) où elle indique " la cgt étant exclue, malgré l’importance de sa représentation dans l’instance, du bureau et de toutes les commissions du CCE, ses élus n’entendent pas assumer la responsabilité d’une situation de carence inédite et dangereuse dont seuls sont responsables la majorité en place et la direction. En conséquence les élus CGT quittent la séance à 15h 20"

C'est l'histoire de l'arroseur, arrosé.