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mardi 17 avril 2012

Retranscription intégrale du blablabla de Rémy Pflimlin devant les sénateurs

(*)

Audition de Rémy Pflimlin, président de France Télévisions par la commission du sénat sur l'application de la loi relative à l'audiovisuel public.

Mr. David Assouline, Président : « Votre audition constitue le point d'orgue de nos travaux, qui doivent aboutir à un rapport sur la loi relative à l'audiovisuel public. Le chantier qu'elle a ouvert est immense ; nous ne pourrons explorer tous les sujets au fond et nous nous concentrerons sur quelques-uns. Nous avons entendu des points de vue multiples - dirigeants, partenaires, acteurs, magistrats de la Cour des comptes...

La suppression de la publicité en soirée sur les chaînes de l'audiovisuel public emportait deux conséquences : assurer un financement alternatif et garantir une répercussion sur la qualité des programmes, en particulier en prime time. L'entreprise unique était l'outil de la réforme, même si l'on sait que vous avez tenu à préserver l'autonomie des chaînes. Sur la question du financement, deux moyens s'offraient à l'État pour compenser la perte de recettes : une taxe sur la publicité transférée, qui n'a donné, d'autant plus que la crise financière est passée par là, que des résultats décevants -dix millions d'euros- et une taxe sur les fournisseurs d'accès, dont on sait que le principe a été contesté par la Commission européenne. Un jugement sera bientôt rendu, et nous devrions savoir où l'on va entre janvier et juin de l'an prochain, mais la probabilité est forte, si l'on en croit les responsables de la Commission européenne que nous avons entendus, d'une sanction.

Les législateurs que nous sommes doivent en tenir compte, d'autant que se posera le problème du remboursement, si les opérateurs saisissent la justice française par la suite. Quelle alternative pour combler le manque à gagner, telle est donc la question.

Certains, constatant une dérive dans l'heure d'ouverture de la soirée, passée de 20 heures 35 à 20 heures 45, voire à 21 heures le dimanche, s'inquiètent. Ils voient aussi dans le parrainage qui, pour le téléspectateur, équivaut à de la publicité, un détournement.

La qualité du service public a-t-elle gagné au change ? N'a-t-on pas vu Le Paris de Maupassant abandonné au profit d'œuvres que l'on nous dit plus en phase avec le public ?

Quant à la fusion, tous nos interlocuteurs ont évoqué un paquebot là où ils auraient préféré une vedette rapide. Les réformes successives font, semble-t-il, que l'on s'y perd et que l'on peine à identifier le bon interlocuteur.

Le média global, malgré un retard à l'allumage, paraît en bonne voie. La Cour des comptes considérait que 250 millions étaient nécessaires. Nous vivons un contexte difficile, mais si l'on ne poursuit pas avec de vrais moyens dans cette compétition, on risque de prendre du retard. Comment anticipez-vous l'avenir ?

Mr. Jacques Legendre, co-rapporteur : « Nous nous livrons à un exercice délicat. Il ne s'agit pas de reprendre le débat sur la loi, qui a suscité des positions divergentes, mais, dans un esprit républicain, de s'assurer que la loi votée par le Parlement est correctement appliquée et de voir si des difficultés qui n'avaient pas été anticipées posent des problèmes d'application.

J'ai été un soutien enthousiaste de cette loi qui devait donner, pour moi, à notre audiovisuel public, sa signature culturelle, une nature différente de celle des télévisions commerciales, grâce à un mode de financement tout autre. Il est certes utile d'observer comment ont évolué les recettes, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agissait de libérer le public de la publicité sur une tranche horaire. Or je m'inquiète de l'apparition, après le journal télévisé, du parrainage. Ce que l'on a voulu chasser par la porte ne revient-il pas par la fenêtre ? Estimez-vous respecter l'esprit de la loi ? » .

Mme Marie-Christine Blandin, présidente de la commission de la culture indique d’entrée de jeu : « Je suis ici en tant qu’auditrice :"je suis tellement avide de vos réponses que je ne vais pas prendre de minutes sur votre temps de parole" ».

Et voilà ce que dit Pflimlin…

qui sans répondre à la question (après les politesses d’usage, Madame la Présidente, Monsieur le Président, etc….) commence son blablabla : "Je suis heureux de pouvoir échanger sur les modalités d’application de la loi du 5 mars 2009 qui a modifié en profondeur notre organisation, notre modèle économique et la programmation des soirées de France Télévisions. Je voudrai d’abord rappeler que le service public doit être dans un rapport de confiance avec les citoyens car il est porteur des valeurs républicaines et d’une grande responsabilité dans la façon dont nous informons quotidiennement les français. Nous les aidons à comprendre le monde et nous nous attachons à les divertir mais aussi dans la manière dont nous reflétons la Société dans sa diversité et dont nous efforçons de parler à chacun donc à l’ensemble des publics… ".

Dans la série, « je ne répond surtout pas à la question qui fâche » et dans la grande tradition du « petit Marchais illustré » : « Monsieur Marchais, ce n’est pas la question que je vous ai posée ! Peut-être mais c’est la réponse que je vous donne », Pflimlin va lire son texte.

"A l'heure d’un renforcement dans l’offre privée de la TNT dont beaucoup s'accordent à dire qu'elle n'a pas enrichi qualitativement le paysage audiovisuel, l'identité du service public s'affirme plus que jamais [quelle vaste fumisterie !!! ndlr] dans l'exigence de différence de nos offres avec celle des chaînes commerciales. Oui, France Télévisons est un groupe dont la qualité des programmes constitue cette alternative et contribue fortement à informer, enrichir et divertir le téléspectateur.

La mission centrale de France Télévisions, la première du fameux triptyque des fondateurs de l’audiovisuel public qui est d’informer nos concitoyens dans le pluralisme, ne s’était pas aussi bien portée depuis longtemps. [ça aussi, il faut oser !!! ndlr]. Je rappelle que les rédactions de France Télévisions, sont depuis mon arrivée, placées sous une direction unique en référence à « l’entreprise unique ».

Sur France 2, le "20H" est revenu à des niveaux d’audience inédits depuis 15 ans [une grosse contre-vérité qui devrait faire plaisir à certains des prédécesseurs de Pflimlin…il faut oser !!! ndlr] Nous avons reconstruit avec "Des paroles et des actes" la grande émissions politique qui manquait à notre Pays. France 2, est actuellement le lieu du débat démocratique audiovisuel. [La concurrence n’a qu’à aller se rhabiller…c’est du reste surement pour cela que les politiques préfèrent aller sur TF1 que sur FTV !!!!]

France 3 avec ses 24 éditions régionales et 49 éditions locales simultanées, remplit son rôle central d'information régionale de proximité pour nos concitoyens. Le "19/20", hormis en Ile-de-France et dans les régions qui l’entourent, fait de France 3 la première chaîne sur la tranche très loin de toutes les autres chaînes avec des parts d'audience qui vont de 20 à 30 % dans certaines régions. [Et la brosse à reluire, marche à plein régime !!! ndlr].

L'information a retrouvé sur France Télévisions, ce rôle central et constitue une alternative crédible et forte, indépendante et pluraliste, aux offres privée.

La lecture des audiences nationales de France 3 doivent être interprétées au regard du chemin résolument régional que cette chaîne emprunte depuis mon arrivée. [Là encore il faut oser !!! Prétendre pour Pflimlin que France 3 voire FR3 avant son arrivée « n’empruntait pas un chemin résolument régional et de proximité », ça devrait faire rire dans les chaumières…de proximité bien entendu !!! ndlr]. Les comparer à celles des chaînes commerciales qui ne remplissent aucune de nos missions de service public, n’a pas des sens.

En matière d’éducation des téléspectateurs, je n’insisterais pas sur la popularité et les audiences croissantes de France 5 qui montrent bien à quel point nos concitoyens souhaitent une télévision qui permet de partager la connaissance, le savoir et la culture.

Et nous pouvons être tout aussi fiers de la réaction du public et de l’accueil critique reçu par l’exceptionnel documentaire "Guerre d'Algérie, la déchirure", diffusé en première partie de soirée sur France 2 il y a quelques semaines.

France Télévisions propose, en permanence, une offre documentaire exceptionnelle s’adressant à tous, à des niveaux de qualité et d’engagement qui montrent la singularité du service public dans le PAF.

France 4 vient encore d’en administrer la preuve face à M6 [Laquelle de preuve ? On ne le saura jamais ! ndlr] ainsi que le reconnaît Isabelle Morini-Bosc Rédactrice en Chef de Télé Magazine, le plus lu des magazines de programmes télé en France. [Que Médiamétrie qui place très très souvent M6 devant F3 se le tienne pour dit mais également les Télé 7 Jours et autres Télé Poche, Télé Z, etc..qui ne pèsent pas grand-chose face à Télé Magazine !!!! ndlr]

Dans le domaine de la "Création" dont vous savez qu’elle est primordiale dans mon action, la nouvelle saison de la fiction "Un village français" sur France 3 démarre avec un succès critique et public. Elle traite des drames de l'Occupation allemande et constitue l’exemple de ce qu’est depuis toujours la raison d’être de France Télévisions : « Raconter la Grande Histoire, expliquer le monde, à travers la vie et l'histoire des hommes. »

Sur France 2, la série "Fais pas ci, fais pas ça" est un autre exemple de succès critique et public que nous seuls pouvions accompagner patiemment dans la rencontre des téléspectateurs. Comme la série "Les hommes de l'ombre", elle est emblématique de la ligne éditoriale contemporaine que j’ai souhaité impulser pour les fictions de France 2. Depuis deux vendredi et encore vendredi prochain, la série en six épisodes "Antigone 34" montre l'engagement de France 2 dans de nouvelles écritures françaises et européennes, cap que l'arrêt de la publicité après 20h nous permet de prendre en privilégiant très clairement certains soirs l'innovation sur l'audience.

Cela montre aussi le chemin à parcourir pour conquérir de plus jeunes publics sur ces nouvelles formes de création et l'opiniâtreté dont les équipes de programmes doivent faire preuve, face aux attaques des commentateurs au moindre revers d'audience. Dans le sport, avec l’arrivée des qatari dans ce domaine, France Télévisions devient le seul véritable garant d’une offre de sport gratuite. Dans le contexte budgétaire que vous connaissez, nous avons sécurisé sans surenchères tous nos droits sportifs essentiels sur les 4 prochaines années: Après le Tournoi des six nations, la communauté nationale va se rassembler sur France Télévisions devant Roland-Garros, le Tour de France et les Jeux olympiques. Dans toute l'Europe, à l'heure de la TNT et son audience fragmentée, les groupes cherchent à conquérir les publics. Nous avons su, à France 4, jouer cette partition, pour rencontrer les téléspectateurs français.

Là encore, France Télévisions offre aux français une alternative, unique, démocratique et pleinement de service public

Dans toute l’Europe, à l’heure des audiences fragmentées de la TNT, les groupes audiovisuels cherchent à reconquérir des téléspectateurs plus jeunes, grâce à l’une de leurs chaînes : BBC 3 au Royaume-Uni, ZDF Néo en Allemagne, RAÏ Quatro en Italie. C’est à France 4 de jouer cette partition essentielle. Elle n’est pas la caricature que certains cherchent à en faire ; elle est en train de réussir sa rencontre avec les téléspectateurs car elle apporte une richesse qualitative que tous les baromètres confirment. [Quels baromètres ???? ndlr] Bien sûr elle pourra encore progresser dans ses missions, jour mieux son rôle d’expérimentation, faire émerger des nouveaux talents, notamment, en matière de fictions. Mais elle est déjà la seule chaîne nouvelle de la TNT qui soutienne à ce point la création et la production documentaire, la seule qui diffuses des courts métrages, la seule qui diffuse des films d’art et essai, la seule qui dépasse nettement ses obligations de programmation films français qu’elle va encore renforcer grâce à un accord que j’ai signé avec la profession du cinéma il y a une semaine. Enfin son antenne en est la preuve permanente, elle est pleinement ce partenaire du spectacle vivant qui est le cœur de son cahier des charges. [Quelle langue de bois, c’est incroyable de sortir de tels racontars, ndlr]

Fin 2010, la France a connu une évolution exceptionnelle avec l’arrivée de la TNT dans tous les Outremers de la République. Dans un dispositif opéré par France Télévisions et majoritairement composé de ses chaînes, je tiens à saluer le travail des équipes qui dans un délai particulièrement serré, ont réalisé ce saut démocratique pour nos concitoyens. Nous avons désormais 9 chaînes dénommées « premières » qui ont partout des parts d’audience considérables. Elles ne rediffusent plus comme avant le meilleur des programmes des chaînes nationales et font mieux que résister face à une concurrence élargie. France Ô pour sa part devenue pleinement chaîne nationale a engagé une nouvelle étape et construit son repositionnement autour de l’ouverture à toutes les cultures du monde.

Au 1er trimestre 2012, France Télévisions est forte de 30 % de l’audience de nos concitoyens. D’après l’Union Européenne de Radio Télévision, la moyenne des audiences des groupes audiovisuels publics en Europe s’établit juste en-dessous de 29%. [Alors là, c’est le pompon. Taper sur les autres pour se justifier !…ndlr]

En prenant l’évolution de France 2 qui demeure la grande chaîne généraliste alternative aux chaînes privées historiques, elle résiste mieux que TF1 dans la TNT. L’écart entre ces deux chaînes est de 9 points d’audience aujourd’hui, il était de 17 points en 1992. [et de bien plus à l’époque des postes à galène !!!! ndlr] année typique de bonne santé pour les deux chaînes. A l’époque TF1 avait 41% de l’audience nationale et France 2 en avait 24. En 2011, TF1 compte 24% de l’audience nationale et France 2 rassemble 15% des audiences. Sur la même période France 3 est passée de 13,6 à 9,7 de part d’audience.

Je le crois, dans un secteur qui a tant changé en France et dans le monde, France Télévisions résiste bien et continue d’assumer les missions télévisuelles qui doivent être les siennes auprès des concitoyens. Ces missions, notre raison d’être, ne sont pas différentes du passé.

La révolution numérique renforce même notre utilité en tant que porteur des valeurs de la communauté nationale dans le monde des contenus et du numérique. Pour reprendre la formule du cinéaste italien Rossellini, des montre plus que jamais combien il est utile de porter les valeurs, d'être, comme disait Rossellini, plus que jamais France Télévisions doit être une « grande encyclopédie populaire des temps modernes », une encyclopédie vivante sans cesse en mouvement qui place l’accompagnement de la création en son centre.

Ce qui a complètement changé, c’est le contexte dans lequel il nous faut exercer nos missions. Avec 6 nouvelles chaînes, la TNT va encore renforcer l’offre privée et limiter proportionnellement le service public. L’inflation sur les droits audiovisuel, ceux du sport en premier lieu, va continuer sa course et limiter encore notre capacité d’achat de programmes; la télévision connectée qui met en France la puissance de Google au centre du jeu, va nous imposer à court terme de revoit totalement nos modèles. L’essor des nouveaux usages numériques, délinéarisés, la télévision de rattrapage et la vidéo à la demande, ces nouvelles pratiques audiovisuelles des français gomment la force de prescription des chaines. Nous devons renforcer notre rôle d'éditeur de programmes en complément de celui de diffuseur. Les producteurs ne comprennent pas tous, notamment dans le domaine du documentaire et de la fiction.

Ce contexte commun à tous les audiovisuels publics en Europe, c'est celui d’une concurrence inédite dans l’histoire de l’audiovisuel public. Je veux ici vous faire passer un seul message, aider le groupe France Télévisions à aider le patrimoine commun des Français pour relever les défis qui sont les siens.

Prioritairement, France Télévisions a besoin de se projeter dans un cadre financier stabilisé afin d’affronter les défis qui l’attendent. C’est l’objectif du COM contrat d'objectifs et de moyens 2011-2015 que j'avais souhaité négocié à mon arrivée; objectif déjà contredit par deux arbitrages correctifs diminuant les ressources publiques affectées à France Télévisions. C’est pour nous une source d’inquiétudes, d'autant que nos perspectives publicitaires déjà moroses du fait du contexte général, seront affectées par l'arrivée des nouvelles chaînes privées de la TNT.

La question qui vous appartient du maintien ou de la suppression de la publicité en journée au 1er janvier 2016, doit être posée à l’aune de la volonté de l’Etat de nous assigner des objectifs plus nombreux comme par exemple le financement de la création ou l’essor de l'outre-mer audiovisuelle. Nous partageons ces défis avec tous les audiovisuels publics européens. Ils conditionnent les trois axes de la stratégie que je conduis à France Télévisions.

Premier axe : Offensive dans le numérique. Nous y allouions de très importantes ressources, plus de 100M€ sure les 3 prochaines années dont le premier acte a été le lancement de notre plateforme d’informations qui sera suivi bientôt d’une plateforme sur le sport. J’ai considéré l’information et le sport comme les deux priorités à court terme de mon mandat.

Deuxième axe : La poursuite de la construction de l’entreprise unique et la réforme des structures de France Télévisions.

La nouvelle équipe que je dirige depuis 18 mois, a pris en charge une entreprise totalement désorientée, désorganisée par la mise en place à marche forcée de l’entreprise unique en un an.

A tous ceux qui ont l’impression que le fonctionnement de France Télévisions n’est pas clair, pas fluide, je veux le dire aujourd’hui, vouloir faire cela en un an et même deux n’était pas réaliste.

L’entreprise unique était et reste une nécessité ; c’est l’évidence même dans le paysage qui est le nôtre. Fusionner 8 sociétés, 5 chaînes et même 14 avec celles des Outremers, rassemblant plus de 10.000 collaborateurs, des chaînes que l’histoire a conduit à se construire en opposition les unes aux autres, cela demande du temps.

Du temps pour négocier les statuts collectifs, pour exposer la nouvelle organisation aux Instances de Représentation des Personnels et aux personnels, pour rapprocher et fluidifier les procédures et les outils de travail notamment informatiques comme pour regrouper physiquement les collaborateurs des nouveaux services communs. Dans ce paysage en constante évolution, nos collaborateurs ne pourront construire un groupe uni et adapté aux mutations du secteur audiovisuel et du numérique qu'à l’aide de trajectoire pluriannuelle tenant le plus grand compte de ce corps social, surtout si ces effectifs doivent diminuer.

Car la télévision n'est faite que par le désir et le travail d’hommes et de femmes. J'ai établi une feuille de route interne en application de nos grands chantiers stratégiques qui conduira France Télévisions à une étape importante d'achèvement de l'entreprise unique fin 2013. En adoptant une méthode nouvelle, respectueuse des personnes qui pour moi prime sur toute autre valeur, des étapes sociales importantes ont enfin été franchies : La signature d’une nouvelle convention pour les journalistes et la négociation en cours sur le temps de travail.

Au cœur de cet axe stratégique fondamental se place la réforme de France 3 engagée pour moderniser cette chaîne. Dès mon arrivée, il s'est agi de mobiliser tout le potentiel sous employé des équipes et augmenter sensiblement leur production tout en baissant le coût de production.

Je souhaite désormais passer à une autre étape conforme à celle que j’avais indiquée lors de mes auditions en 2010, une étape qui s’inspire – toute chose égale par ailleurs – de l’ARD allemande. Pour constituer des pôles régionaux d'excellence audiovisuels, numériques et culturels, une ambition qui associe tous les acteurs locaux publics, associatifs ou privés, tant il est aujourd’hui patent que l’offre privée locale qui fondait de nombreux espoirs il y a dix ans, n’a pas partout trouvé sa place ou son modèle économique.

Je souhaite réformer profondément les structures de France Télévisions, ses fonctionnements internes autour d’objectifs de cohésion et d’efficacité afin d’affecter prioritairement nos marges de manœuvres aux contenus et notamment à la création dans un univers de ressources publiques que nous savons nécessairement contraint.

Troisième axe stratégique : A l’heure du morcellement des audiences, c’est la construction de véritables synergies dans notre bouquet de chaînes, ce qui implique d’adapter pour les réaffirmer les identités et les lignes éditoriales de chacune en renforçant le socle de valeurs qui nous est commun.

Les chaines privées qui dominent la TNT ont complètement transformé leur programmation en soirée, en profondeur. Elles l’ont modifié dans la façon dont les français regardent la télévision. Ayant perdu une partie de leur puissance aux heures de grande écoute, elles travaillent désormais à capter les téléspectateurs le plus longtemps possible. Les notions même de première, deuxième et troisième partie de soirée disparaissent. Le téléspectateur fait son choix vers 21h et reste captif de la même chaîne jusqu’au coucher. Les grandes émissions de divertissement du privé durent désormais plus de trois heures, les épisodes de séries sont programmés bord à bord et les coupures publicitaires n’interviennent qu’une fois le téléspectateur reconquis par chaque nouvel épisode. La capacité qu’avait le service public de bien exposer des programmes plus exigeants grâce au report des téléspectateurs en deuxième et troisième partie de soirée, n'existe plus.

Au-delà de la souplesse légitime que requiert le traitement par le « 20h » d’une actualité dont la densité est par nature variable, la question même de la pertinence d’un horaire réglementaire de début de soirée doit être posée et débattue. C’est toute la culture télévisuelle qui doit évoluer si nous voulons continuer à animer l’audiovisuel de création en France et ne pas nous mettre hors-jeu. Ce chantier est une révolution culturelle pour nous tous; sa mise en œuvre indispensable nécessite du temps afin de afin de faire évoluer notre écosystème et nos missions traduites sous forme d’engagements et de Cahier des charges."

Et c'est après cette longue et fastidieuse lecture – un comble – que Pflimlin se dit prêt à répondre aux questions !!!

vendredi 13 avril 2012

Réflexions collatérales de campagne (présidentielle)

Réflexions collatérales de campagne (présidentielle)

Entendues ce vendredi 13 avril 2012

- « Pflimlin il se dit indéboulonnable » dit l’un.

- « Il n’y a que la Tour Eiffel qui soit indéboulonnable », lui répond l’autre de droite.

- « Il se dit peut-être indéboulonnable mais les boulons sont rouillés » rétorque ce troisième de gauche.

Deux nominations à la direction de FTV qui ne passent pas inaperçues : Jean-François Téaldi ex délégué syndical cgt journalistes & Benoît Charpentier

Deux nominations à la direction de FTV qui ne passent pas inaperçues : Jean-François Téaldi ex délégué syndical CGT journalistes et Benoît Charpentier ex conseiller de Mosca.

Jean-François Téaldi
a rejoint l'équipe de la direction des affaires internationales en qualité de chargé de mission pour les questions méditerranéennes.Tunisie, Maroc (relations intra-Méditerranée)… De 1991 à 1992, il devient le responsable et le présen

Cette nomination a pris effet le 2 avril 2012.

Titulaire d'une maîtrise en sociologie, Jean-François Téaldi débute sa carrière de journaliste comme pigiste à FR3 Côte d’Azur et Nice-Matin. Il est également correspondant Sud-Est de France Inter, du Figaro Dimanche, du Journal du Dimanche et du Républicain Lorrain…
En 1982, il intègre FR3 Méditerranée comme journaliste spécialisé. Il présente notamment le JT Régional à France 3 Côte d’Azur (radio, puis télévision) et réalise également des grands reportages parmi lesquels Beyrouth (Sabra et Chatila-1982), Irak (guerre des villes Iran/Irak), Afrique du Sud (art et apartheid), Algérie,
tateur du magazine mensuel de 52’ « Reg’Art » sur la culture en région PACA/Corse. En 1992, il est nommé rédacteur en chef adjoint France 3 Côte d’Azur. Il présente le magazine hebdomadaire régional de politique et de société « Témoin » (26’) sur France 3 Méditerranée. Entre 2001 et 2002, il conduit le projet de création de la locale de France 3 Nice, dont il devient le rédacteur en chef. Depuis 2003, il était en détachement syndical.

En 1988, Jean-François Téaldi a obtenu le prix du C
lub de la Presse Marseille-Provence pour le magazine : « Algérie, 25 ans après ».

A compter du 13 avril 2012, Benoît Charpentier retrouve l'Atelier Recherche et Développement au sein de la direction déléguée des Programmes de France Télévisions.


Titulaire d’une licence d’Histoire et de Lettres Benoît Charpentier intègre le Figaro au début des années 80. Il y passera dix ans, tour à tour journaliste littéraire et reporter info géné. A cette époque également éditeur et auteur. Au début des années 90 il participe au lancement de Ca se discute et en devient le rédacteur en chef pendant quatre ans. Ensuite il rejoint le groupe Expand pour y développer les magazines et les documentaires. Après un an il intègre Images et Compagnie pour occuper la rédaction en chef de Ripostes dès le lancement et pendant cinq ans. Parallèlement il prend également la rédaction en chef de Ripostes Spécial une série de documentaires mensuels et produit Trait d’Union, émission de Patrick Sabatier sur Match TV.

Ensuite, il devient pour un an rédacteur en chef de Vendredi et Samedi Pétantes sur Canal Plus. Puis, pendant un an il est scénariste de la série de dessins animés Bowa et Kwala. En 2007, il rejoint France 3 comme adjoint de la directrice des magazines et documentaires, en charge des magazines. Puis il devient conseiller à la direction des magazines au moment de l’entreprise commune. En 2010, il rejoint Bertrand Mosca comme conseiller à la direction déléguée aux programmes chargée de l’innovation de la diversité et des nouvelles cultures dans le cadre de l’Atelier Recherches et Développements.

Depuis octobre 2011, il était conseiller spécial auprès du directeur de France 2.

« La fédération fo & Eric Vial » vont devoir « mettre en demeure » tous ceux qui ont affirmé que ce dernier était candidat aux prochaines législatives

« La fédération fo et Eric Vial » vont devoir « mettre en demeure » tous ceux qui ont affirmé que ce dernier était candidat aux prochaines législatives dans le Bas-Rhin.

Jeudi 12 avril dans l’après midi, la représentante syndicale de fo au CCE de France Télévisions a brandi en séance un courrier de mise en demeure à en-tête du cabinet d’avocats « INFANTES & BUFFLER » qu’elle remettait en main propre à l’un des élus CGC de l’Instance.

Le cabinet d’avocats pour le compte de ses deux clients, écrivait ceci: « Je viens par la présente vous informer que mes clients, Monsieur Éric Vial, délégué syndical fo à France Télévisions, et la Fédération fo des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse, dont le siège est 2 rue de la Michaudière à PARIS, m'ont chargé de défendre leurs intérêts dans le cadre de 2 articles publiés les 10 avril et 11 avril 2012 sur le Blog de la Fédération CGC des Médias intitulés «La cgt de l’audiovisuel public fait élire un candidat centriste aux législatives!» et « Amnésie de l'alliance cgt/fo au C.C.E. de France Télévisions sur fond d'indignation (faut oser) ! ».

Ces 2 articles ne font que colporter des rumeurs totalement infondées, ce que ces articles reconnaissent eux-mêmes, et surtout portent atteinte à l'honneur et à la considération de Monsieur Vial dans le cadre de ses activités syndicales ainsi que de la Fédération fo des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse.

Avant d'engager une procédure judiciaire à votre encontre, je vous laisse un délai de 24h à compter de la réception de la présente lettre pour retirer ces 2 articles du blog de la Fédération CGC des Médias.

Passé ce délai, je me verrai dans l'obligation d'introduire une instance judiciaire devant le tribunal compétent conformément aux instructions formelles que j'ai reçues de mon client. Dans ce cas, Monsieur Vial demandera, outre votre condamnation aux dépens, l'octroi de dommages et intérêts. »

Grâce au courrier du cabinet d’avocats précité, nous savons donc que les divers blogs et sites internet qui ont annoncé la candidature de Eric Vial aux législatives 2012 dans le Bas-Rhin :

- « Rue 89 »

- « lemonde.fr » via le blog associé claudekeiflin.blog.

- « Politiquemania »

- « Alsace 2014 »

- Mais surtout « Le grand blog de Haguenau »

« colportent des rumeurs totalement infondées et surtout portent atteinte à l'honneur et à la considération de Monsieur Vial dans le cadre de ses activités syndicales ».

Ainsi le dernier blog en question (« Le grand blog de Haguenau ») qui cite Eric Vial et dit tenir de sa bouche, le jour de crucifixion chrétienne, qu’il est à 100% candidat sous une étiquette centriste :

" Législatives 2012 : Eric Vial présent dans la bataille au centre.

L’animateur de France 3 Alsace est désormais officiellement candidat dans la circonscription de Haguenau. Je l’ai croisé au hasard d’une soirée mercredi et il m’avait confié que c’était fait à 90%. En ce jour de crucifixion chrétienne, il est passé à 100%."

va donc recevoir également une lettre de mise en demeure pour colportage de rumeurs portant atteinte à l'honneur et à la considération de Monsieur VIAL dans le cadre de ses activités syndicales

L’ensemble des blogs précités : « Rue 89 », « lemonde.fr » via le blog associé claudekeiflin.blog, « Politiquemania », « Alsace 2014 », etc…vont donc recevoir la même mise en demeure !!!! Avec une mention spéciale pour « Politiquemania » qui diffuse l’ensemble des candidats aux législatives 2012 sur tout le territoire.

Le blog CGC Média qui va donc s’exécuter, va être particulièrement attentif au délai de 24h dont il a été gratifié pour vérifier que tous ces vilains blogs qui colportent, ayant reçu à l’évidence dans les mêmes termes le dit ultimatum, ont fait disparaître « toutes ces rumeurs » et annoncé en conséquence que Eric Vial n’est pas candidat centriste dans la 9ème circonscription du Bas-Rhin.

Nous attendons donc tout cela avec une impatience non dissimulée… Le blog CGC Média suivra plus particulièrement la 9ème circonscription du Bas-Rhin jusqu’à la publication officielle des candidats mi-mai 2012.

En cas de nouveau rebondissement, nous ne manquerions pas de tenir nos fervents et assidus lecteurs informés.

Dernière nouvelle (d'Alsace donc) voici que même la Presse écrite s'y met et colporte!!! Nous publions ici les méchants écrits des DNA qui n'ont pas dû lire le préambule des statuts de la confédération force ouvrière (*)






(*) nous vous proposons de lire les premières lignes du préambule de ces statuts :

« Les Syndicats Force Ouvrière, réunis en Congrès national constitutif de leur Confédération Générale du Travail, affirment solennellement leur indépendance absolue à l'égard du patronat, des gouvernements, des partis, groupements ou rassemblements politiques, des sectes philosophiques et, de façon générale, leur irréductible opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical.

Ils rappellent l'impérieuse nécessité, pour le syndicalisme, de se déterminer lui-même à l'endroit de tous problèmes de sa compétence dont il juge utile de se saisir ce qui implique qu'il ait la pleine maîtrise de sa structure, de son administration et de ses actes, sur le plan revendicatif et gestionnaire, selon l'esprit ayant inspiré en 1906, le Congrès Confédéral d'Amiens.

Considérant que le syndicalisme ouvrier ne doit pas lier son destin à celui de l'Etat, ni s'associer à des groupements politiques quelconques, dont l'objectif est la conquête de cet Etat et l'affermissement de ses privilèges, l'organisation syndicale réalisera son programme et ses perspectives en toute indépendance. »


mercredi 11 avril 2012

France Télévisions en voie de Presstalisation ?!

France Télévisions en voie de Presstalisation ?!

Ce ne sera pas faute pour la CGC Média d’avoir alerté sur la situation de France Télévisions.

Le 3juillet 2010, le blog CGC Média publiait un post intitulé « L’État met la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirige Remy Pflimlin depuis juillet 2006 » qui débutait ainsi: « Il faut sauver le "soldat Pflimlin"....11 millions des deniers des contribuables et une recapitalisation in extremis! »

Dans une atmosphère alors proche de la déliquescence, le gouvernement mandatait Bruno Mettling, inspecteur des finances, afin qu’il réalise une étude sur la viabilité financière des NMPP. C’est suite au rapport Mettling particulièrement sévère que les actionnaires se réunirent en assemblées générales annuelles, afin d'avaliser la série de mesures drastiques préconisées. «Les huit assemblées générales de coopératives - cinq associées à Presstalis et trois associées à Transports Presse - avaient toutes voté ces mesures indispensables pour assurer l'avenir de l'entreprise» qui allait devoir au passage mettre en œuvre parallèlement et rapidement " un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs (sur 600)".

L’ex directeur général de Presstalis, Rémy Pflimlin, quasiment en partance pour France Télévisions laissait donc l'entreprise dans une situation financière de quasi faillite et qualifiée de "plus que préoccupante" nécessitant "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."...

Le Premier Ministre, se disait à l’époque particulièrement inquiet de la situation de Presstalis (ex-NMPP): Plus de trésorerie...une société en état de dépôt de bilan virtuel...des fonds négatifs qui s’élèvent alors pour 2009 à 70 millions d’euros, la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse ( structure juridique spécialisée dans les arrangements de barême des quotidiens.). Même la BNP, la principale banque de Presstalis, refusait d’accorder le moindre prêt supplémentaire dans la mesure où « elle ne possédait aucune visibilité sur l’entreprise…les perspectives pour 2010, demeurent particulièrement inquiétantes.

Et pourtant, l’Élysée allait choisir celui qui en 4 ans depuis 2006 avait présidé aux destinés de la société Presstalis au bord du gouffre.

Aujourd’hui alors que la direction financière de France Télévisions dont Rémy Pflimlin est le président depuis l’été 2010, s'attache à sortir les comptes de l’année 2011, sans savoir d’ailleurs si les commissaires aux comptes les certifieront sans réserve (comme ils ont menacé de le faire) - il est possible que la perte d’exploitation du groupe en 2011 soit finalement plus de 2 fois supérieure à celle prévue dans le budget - Pflimlin minimise.

Devant les élus Pflimlin va même jusqu’à indiquer que sur les 425 millions de recettes publicitaires qu’il a fait voter au budget par les administrateurs, le 5 janvier 2012, le premier trimestre n’est pas bon. Il annonce -15M€ sur les prévisions.

Les chiffres dont nous disposons font déjà état de -16M€ sur les recettes publicitaires à proprement parler et -3M€ sur les parrainages.

Il y a quelques jours, le bloc CGC Média révélait que « La valeur des écrans pub sur France 3 était divisée par deux depuis le début de l’année 2012 et France Télé dans le rouge! »

Cependant, Pflimlin déclare devant les élus «attendre un redressement au 2ème trimestre »…en coulisses, il dit beaucoup miser sur les recettes publicitaires liées aux JO !

Est-ce bien là, la « gestion de père de famille » qu’il mettait en avant dès sa nomination par le Chef de l’État ou bien s’agit-il plus d’une technique de navigation à vue ?

Quant aux résultats du groupe déficitaires, ils pourraient avoisiner plusieurs dizaines de millions d’euros principalement liée à des dépenses plus importantes que prévues en programmes et en services extérieurs. Un comble quand on voit la baisse des audiences !

Redisons-le, ce ne sera pas faute pour la CGC Média d’avoir alerté sur la situation de France Télévisions…personne ne pourra dire ne pas avoir été au courant et feindre de découvrir !

Le Canard enchaîné enfonce le clou sur les rebondissements post Mosca !

Le Canard enchaîné enfonce le clou sur les rebondissements post Mosca !

Le 2 avril dernier, le blog de la CGC Média publiait un énième post intitulé : « Rémy Pflimlin ... " La vie c'est simple comme un coup de fil " » concernant les développements quotidiens mais à rebondissement liés au départ de Mosca de la direction de France 2 que nous avions annoncé en exclusivité dès le 13 mars. 
 
 
Nous finissions notre post en relayant plusieurs titres de Presse commentant l’« intronisation » de Philippe Vilamitjana que le Canard enchaîné du mercredi 19 octobre dans ses indiscrets, donnait selon Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel comme « numéro 2 juste derrière Pflimlin » [voire plus si…] par « ce pourrait être la goutte d’eau de trop qui fait déborder la coupe qui est que pleine. »
 
Si vous l’aviez raté la semaine dernière, voila ce qu’écrivait à ce sujet « Le Canard enchaîné » mercredi :

mardi 10 avril 2012

Pflimlin a mis à l’ordre du jour du CCE de France Télé, un point sur « la situation générale de l’entreprise »...il va devoir bien peser ses propos!

Pflimlin a mis à l’ordre du jour du CCE de France Télévisions, un point sur « la situation générale de l’entreprise »...il va devoir bien peser ses propos !

Le 6 avril dernier, le blog CGC a publié un récent article intitulé « Pflimlin en voie de dépréciations ».

Le papier commençait ainsi : "Et de dépréciations, il est justement question. Au moment où redisons-le, où les Commissaires aux comptes sont à l’œuvre depuis la fin mars à France Télévisions pour l’arrêté des comptes qui devrait intervenir, en tout logique à la mi-mai avec un Conseil d’Administration le 30 mai (3 semaines après l’élection du prochain Président de la République), cela pourrait bien être l’un des nombreux points qui pourraient les faire bondir et, le cas échéant, ne pas valider les comptes…sinon avec de grandes réserves."

Nous y indiquions entre autres que, "le niveau de dépréciations 2011 serait inférieur de plus de la moitié à celui qui était prévu au budget et nous nous interrogions sur cette « manip » qui permettrait une économie comptable d'environ 20 millionsloin du niveau de 2010 avec des dépréciations pour un montant de 62 millions d’euros!"

Sans cette « manip », la perte d'exploitation du groupe serait d'environ 50/60 millions d'euros (au lieu de 30/40)ces chiffres Pflimlin va devoir expliquer aux Commissaires aux comptes comme à la DGMIC (Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles) mais aussi l’A.P.E. (Agence des Participations de l'État) qui n’ont pas l’intention de se laisser manœuvrer.

Ceci nous renvoyait au post que nous publiions, le 3 avril dernier, intitulé « Pflimlin va devoir expliquer aux services de l'État la dégradation « soudaine » des comptes de France Télévisions! » et qui résonnait comme un écho à l’article de Renaud Revel de sur l’Express.fr sur le même sujet « Effondrement des recettes publicitaires sur France Télévisions ».

Alors demain, mercredi 11 avril 2012, dans le cadre du point sur « la situation générale de l’entreprise » que Rémy Pflimlin a mis à l’ordre du jour du CCE et qu’il détaille ainsi :

- Évolution des recettes publicitaires sur 3 mois et perspectives.

- Évolution des audiences des chaînes métropolitaines et des Outremers 1ère ainsi que sur les développements numériques.

- Bilan du lancement TNT Outremer et des Outremers 1ère

- Point sur les investissements.

il va devoir faire bien attention aux propos qu’il va tenir sur tous ces sujets.

Rappelons que l’ensemble des élus du CCE, le 31 janvier dernier, a dans une résolution commune votée unanimement, « jugé La trajectoire financière du contrat d’objectifs et de moyens 2011-2015 qui détermine le cadre de ce budget 2012, insincère et fantaisiste…notamment en raison de la surestimation des recettes publicitaires et de la révision à la baisse des ressources publiques de 15 M€, qui ne permettront pas à l’entreprise de faire face à ses charges nouvelles.. ».

Inutile donc de préciser ce qu’une « présentation de comptes non-fidèles » impliquerait en matière de responsabilités (voir notre blog).

France Télévisions SA...rappel des règles sur la reponsablité des dirigeants et des administrateurs

Rappel des règles sur la responsabilité civile et pénale de l'administrateur de S.A.(*)

(*) S.A. Société Anonyme comme France Télévisions par exemple.

En cas de faute, l'administrateur peut engager sa responsabilité aussi bien sur le plan pénal que civil ou encore lors d'une procédure collective. Le point sur ces trois types de responsabilité ici.

Dans une société anonyme, le mandat d'administrateur ne doit pas être pris à la légère. Si un actionnaire peut être dormant, ce ne doit pas être le cas d'un membre du conseil d'administration. En cas de faute (et la négligence est une faute), un administrateur peut voir sa responsabilité engagée sur trois plans:

- responsabilité civile si la faute a causé un préjudice à la société ou à un tiers,

- responsabilité particulière en cas de procédure collective,

- responsabilité pénale dans les cas de fraude.

I) La responsabilité civile

En application de l'article L.225-251 du Code de commerce, "les administrateurs et le directeur général sont responsables individuellement ou solidairement selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion".

Un administrateur est donc susceptible de voir sa responsabilité civile engagée pour trois types de fautes:

- une infraction aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes.

- une violation des statuts

- une faute de gestion

Les administrateurs ont un rôle limité en matière de gestion. La gestion de la société est en effet davantage assurée par le Président du conseil d'administration ou le directeur général.

Cependant, les administrateurs ont le devoir de contrôler la gestion du Président du conseil d'administration ou du Directeur Général. C'est davantage en cas de manquement ou de négligence dans ce devoir de contrôle qu'un administrateur est susceptible de voir sa responsabilité engagée pour faute de gestion (par exemple parce qu'un administrateur n'assiste jamais aux réunions du conseil d'administration et ne peut de ce fait pas contrôler l'action du Président du conseil d'administration ou du Directeur Général).

Pour que la responsabilité d'un administrateur soit engagée, trois éléments cumulatifs doivent être réunis:

- une faute (infraction aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes, violation des statuts ou faute de gestion),

- un préjudice (par exemple, la faute de l'administrateur a eu des conséquences financières pour la société),

- et un lien de causalité (le préjudice doit avoir été causé, au moins en partie, par la faute).

L'article L.225-251 du Code de commerce précise en outre que "si plusieurs administrateurs ou plusieurs administrateurs et le directeur général ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage". Ainsi, si un seul administrateur a commis une faute, il peut être poursuivi individuellement.

Mais tous les administrateurs peuvent voir leur responsabilité engagée si la faute est imputée au conseil d'administration.

Dans ce dernier cas, un administrateur qui se sera opposé de manière expresse et non équivoque à la décision du conseil d'administration pourra néanmoins échapper aux poursuites (le simple fait de voter contre n’étant pas a priori suffisant), ce qui démontre bien la nécessité pour un administrateur de ne pas se comporter en simple administrateur de complaisance.

Selon l'article L.225-253 du Code de commerce, "aucune décision de l'assemblée générale ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les administrateurs ou contre le directeur général pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat". Dès lors, le "quitus" généralement donné par l'assemblée générale au conseil d'administration est sans effet.

L'article L.225-254 du Code de commerce précise le délai de prescription de l'action en responsabilité engagée contre un administrateur: "l'action en responsabilité contre les administrateurs ou le directeur général, tant sociale qu'individuelle, se prescrit par trois ans, à compter du fait dommageable ou s'il a été dissimulé, de sa révélation. Toutefois, lorsque le fait est qualifié crime, l'action se prescrit par dix ans. "

En plus de cette responsabilité civile, le régime de responsabilité d'un administrateur peut prendre une ampleur particulière si la société est l'objet d'une procédure collective.

II) La responsabilité particulière en cas de procédure collective

III) La responsabilité pénale

- Présentation de comptes non-fidèles

Article L.242-6 2° du Code de commerce: "Est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 375.000 euros le fait pour (…) le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société anonyme de publier ou présenter aux actionnaires, même en l'absence de toute distribution de dividendes, des comptes annuels ne donnant pas, pour chaque exercice, une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice, de la situation financière et du patrimoine, à l'expiration de cette période, en vue de dissimuler la véritable situation de la société".

Les comptes sont un élément très important pour juger de la solvabilité d'une société, pour les actionnaires comme pour les créanciers. Le Code de commerce réprime donc les dirigeants qui dissimulent la véritable situation de la société en ne fournissant pas des comptes présentant une image fidèle de ce qu'ils sont en réalité.

- Banqueroute

Dans le cadre d'une procédure collective, pour les fautes les plus graves, les dirigeants peuvent être condamnés pénalement pour banqueroute. Le délit de banqueroute est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Article L.654-2 du Code de commerce: « En cas d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, sont coupables de banqueroute les personnes mentionnées à l'article L. 654-1 contre lesquelles a été relevé l'un des faits ci-après :

1° Avoir, dans l'intention d'éviter ou de retarder l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, soit fait des achats en vue d'une revente au-dessous du cours, soit employé des moyens ruineux pour se procurer des fonds ;

2° Avoir détourné ou dissimulé tout ou partie de l'actif du débiteur

3° Avoir frauduleusement augmenté le passif du débiteur ;

4° Avoir tenu une comptabilité fictive ou fait disparaître des documents comptables de l'entreprise ou de la personne morale ou s'être abstenu de tenir toute comptabilité lorsque les textes applicables en font obligation ;

5° Avoir tenu une comptabilité manifestement incomplète ou irrégulière au regard des dispositions légales. »

Source : Me Marc-Etienne Sebire et Me Bastien Bernard

La CGC Médias de France 24 déplore dans son Communiqué, lla décision de relever de ses fonctions Renée Kaplan...

COMMUNIQUÉ

de la CGC Médias de FRANCE 24 - Issy-les-Moulineaux, le mardi 10 avril 2012

La CGC Médias de France 24 déplore l’annonce de la décision de relever de ses fonctions Renée Kaplan, pourtant fraîchement promue le 7 mars 2012 au poste de Directrice du Pôle anglophone après avoir œuvré plus de cinq ans à son développement, suscitant le respect et l’admiration de ses pairs.

La brutalité et la soudaineté de cette annonce, qui en rappelle d’autres, ont choqué les salariés de la chaîne, d’autant que le motif invoqué de “rupture de confiance” n’est pas des plus convaincants. Comment le Président directeur général peut-il accorder “toute sa confiance” à quelqu’un pour la lui retirer en l’espace de trois semaines ?

Renée Kaplan apparaît comme la dernière victime de la gestion au jour le jour d’une Direction incapable d’inscrire son action dans une stratégie à long terme et de proposer un véritable projet d’avenir pour France 24 et l’AEF.

Cette absence de visibilité et ce manque de stabilité nuisent aux intérêts de l’Audiovisuel extérieur de la France à une période si cruciale de son histoire et alors que le projet peine à emporter l’adhésion des salariés.

Nous saluons le travail de Renée Kaplan et espérons qu’on lui permettra de continuer à nous apporter son expérience, sa compétence et son enthousiasme.

vendredi 6 avril 2012

La valeur des écrans pub sur France 3 divisée par deux depuis le début de l’année 2012...France Télé dans le rouge!

La valeur des écrans pub sur France 3 divisée par deux depuis le début de l’année 2012...France Télé dans le rouge!

Depuis plusieurs semaines maintenant (fin décembre pour être précis) le blog de la CGC Média a publié plusieurs articles sur la déplorable situation financière de France Télévisions.

Depuis la loi qui a supprimé après 20h les écrans pub sur les chaînes de la télé publique, les recettes publicitaires n’ont cessé de baisser. L'institut de mesure publicitaire Yacast vient de publier les chiffres faisant état pour France Télévisions des baisses les plus conséquentes jamais enregistrées par le groupe avec 31,6 millions d'euros contre 36,8 en 2011.

France 3 a chuté de 14,1 % (-32 M€), France 2 a baissé de 8,7 % (-69M€) et France 5, pas en reste, avec - 8,6% (7M€).

Au total, France Télévisions aura perdu 12,4 millions de recettes publicitaires brutes… France Télévisions aurait par ailleurs, déjà perdu 15 à 18 millions d'euros en net sur le premier semestre.

Pflimlin savait donc pertinemment qu’en présentant un budget qui avait pour seul but de coller au plan d’affaire et au COM en donnant l’impression d’un équilibre retrouvé avec notamment des recettes publicitaires totalement imaginaires donc irréalisables pour 2012 fixées par Pflimlin à 425/450M€ alors que France Télé aurait même du mal à atteindre 300/320M€, il commettait pour le moins une grave erreur de gestion sinon une faute !

Le blog CGC Média n’a cessé de dénoncer depuis la fin 2011, un budget insincère en trompe-l’œil qui même validé par les administrateurs en janvier 2012 (étaient-ils suffisamment informés et avaient-ils le choix ?) va se révéler représenter un problème financier grave des chaînes publiques que le nouveau Gouvernement devra traiter comme « le dossier prioritaire ».

Pflimlin, en voie de dépréciations.

Pflimlin, en voie de dépréciations.

Le 2 octobre 2011, le blog CGC Média publiait un article intitulé « Entre programmations, déprogrammations et dépréciations, Philippe Vilamitjana s’il pense pouvoir embobiner les personnels, ne pourra duper l’Etat actionnaire ! »

Le blog syndical y révélait que celui qui vient d’être nommé, sous Jean Réveillon sur France 2, pour lequel l’ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à Élysée pour l’audiovisuel Camille Pascal milite sans relâche (voir l’article du Canard enchaîné du 19/10/11), avait devant les élus du CE de France Télévisions Siège, en juillet 2011, interprété un invraisemblable numéro de contorsionniste !

Nous écrivions alors, « Il faudrait plus que quelques tours d’illusionniste bien rodés et « l’expertise » de Philippe Vilamitjana pour parvenir à convaincre l’actionnaire, à quelques semaines de la signature du Contrat d’Objectifs et de Moyens avec l’État, de l’impérieuse nécessité de financer les futurs nouveaux « nouveaux » programmes… et de déprécier les nouveaux programmes devenus anciens !!!! »

Et de dépréciations, il est justement question. Au moment où redisons-le, où les Commissaires aux comptes sont à l’œuvre depuis la fin mars à France Télévisions pour l’arrêté des comptes qui devrait intervenir, en tout logique à la mi-mai avec un Conseil d’Administration le 30 mai (3 semaines après l’élection du prochain Président de la République), cela pourrait bien être l’un des nombreux points qui pourraient les faire bondir et, le cas échéant, ne pas valider les comptes…sinon avec de grandes réserves.

Il n’y a pas que les Commissaires aux comptes d’ailleurs qui pourraient faire des bonds ! La DGMIC (Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles) mais aussi l’A.P.E. (Agence des Participations de l'État) pourraient également demander quelques comptes !

En effet, le niveau de dépréciations 2011 serait inférieur de plus de la moitié à celui qui était prévu au budget. Pourquoi donc ?

Les Responsables de France Télévisions, Pflimlin en tête, ne sont sûrement pas assez « naïfs » pour penser que la manip passera inaperçue ! Le but, nous direz-vous ?! Une économie comptable d'environ 20 millions.

Sans cette « manip », la perte d'exploitation du groupe serait d'environ 50/60 millions d'euros (au lieu de 30/40).

Cela nous renvoie au post que nous publiions, le 3 avril dernier, intitulé « Pflimlin va devoir expliquer aux services de l'État la dégradation « soudaine » des comptes de France Télévisions! » et qui résonnait comme un écho à l’article de Renaud Revel de sur l’Express.fr sur le même sujet « Effondrement des recettes publicitaires sur France Télévisions ».

En procédant de la sorte, France Télévisions tente presque son va-tout ! Réduire la perte énorme de 2011 et tenter de couper court aux critiques (ce qui nous renvoie au 1er paragraphe ce post sur Vilamitjana et ses annonces en CE de dépréciations record).

En fait les dépréciations record ont bien eu lieu mais c’était pour 2010 pour un montant de 62 millions d’euros!

Les dépréciations à venir pourraient trois fois moindre....sans aucun rapport avec les audiences de France Télévisions qui sont, comme chacun sait en chute libre avec un niveau tendanciel de baisse mais moindre.

Autrement dit, les dépréciations à France Télé c'est comme les téléspectateurs, il y a de moins en moins...L'inspecteur Derrick (largement amorti) a encore de beaux jours devant lui.


jeudi 5 avril 2012

Carolis adoubé par Nicolas Sarkozy, CDD sous Pflimlin, à la conquête des States.

Carolis adoubé par Nicolas Sarkozy, CDD sous Pflimlin, à la conquête des States.

Réflexion entendue ce matin à la cafétéria de France Télé: « Vous avez vu, ce matin y a un article sur Carolis dans le « gratuit » !?» Réponse de l’un des membres du petit groupe qui y dégustait un café : « Carolis est peut-être dans le gratuit mais lui ne l’est pas ! ».

Que cela est vrai…Après avoir été élevé par Nicolas Sarkozy, au rang d’Officier de la Légion d’honneur (la cérémonie a au lieu fin mars à l'Élysée), celui qui à l’été 2010 devait laisser son fauteuil à Pflimlin, non renouvelé par celui qui le nomme à présent, est donc parti à New York pour l’émission qu’il produit mais également qu’il présente.

C’est même dans le « Figaro » que Carolis , embauché par Pflimlin en CDD comme "conseiller artistique" à France Télévisions depuis juin 2011 alors qu’il est pourtant pédégé de la Société qui produit l’émission sur laquelle il est recruté, faisait la pub de sa nouvelle émission : «J’ai conçu cette nouvelle émission comme un voyage culturel et artistique, une invitation à découvrir des curiosités du monde entier en croisant des créateurs: chanteurs, danseurs, peintres, architectes, jardiniers…»

Baptisé, « Le grand tour » que certains, toujours à la cafétéria de France Télé transformait « Le grand retour » [en imaginant qu’il soit jamais parti !], son émission lui permet finalement de voyager aux frais du contribuable.
Il est particulièrement curieux de voir revenir en « odeur de sainteté », celui dont le successeur avait pourtant dès son arrivée à la tête de France Télévisions, tenus quelques propos peu amènes sur le bilan qu’il laissait !!!

Curieux également, alors même que la brigade financière est aujourd’hui dans les murs suite à l’enquête préliminaire ordonnée par le Parquet de Paris et dont les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre de la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506), de faire comme si de rien n’était.

Chacun se souvient encore début juin de la demi-page dans « Le Canard enchaîné » à ce sujet où Carolis affirmait au journaliste, de faire des révélations, histoire de régler quelques comptes, le moment venu ! Nous sommes en avril 2012 et toujours rien
La conclusion, il convient de la laisser à Renault Revel face à une telle situation qui écrit : « Et là, les bras vous en tombent, les flash-back vous assaillent. "Combien d’heures ai-je passé dans des bureaux de France Télévisions, tantôt avec Patrick de Carolis, tantôt avec Patrice Duhamel, -qui, lui, n’a jamais varié dans sa lecture des évènements- ou encore, avec Camille Pascal, l’ancien conseiller de « France Télés » qui a rejoint l’équipe présidentielle, à l'Élysée, pour entendre le récit minutieux des turpitudes d’un président de la République ultra interventionniste! » Un calvaire », me disait-on. »

Eh ! bien, voila presque tout ça oublié…même le Procureur de la République avec son enquête en cours, ne réussira pas à entamer une telle communion.

Hier donc, Carolis était à New-York… bien qu’on ne l’ait vu qu’assez peu à l’antenne ! Fier de sa légion d’honneur, de ses différents contrats et du plaisir, disait-il, à « retrouver les téléspectateurs », au train où vont les choses, nous conseillons à Barack Obama de faire bien attention à son poste.