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jeudi 14 juin 2012

Négo d’une convention commune à TF1, M6 et C+: qui ose dire encore que ça continue ? Ah ! bon !


Négo d’une convention commune à TF1, M6 et C+:  qui ose dire encore que ça continue ? Ah ! bon 
(voir aussi http://www.cfecgc-canal.blogspot.fr/2012/06/convention-collective-de-branche-2-ans.html)

Rappel, chronologie et épilogue d’une démarche discutable:

Des syndicats dubitatifs :

Courant 2010, le STP, Syndication des Télévisions Privées, qui regroupe donc TF1, M6 et Canal + et qui se retrouve ponctuellement sur quelques thèmes communs lorsqu’il s’agit de défendre quelques intérêts partagés même si les spécificités des uns et des autres les éloignent plus qu’elles ne les rapprochent… a décidé d’inviter les 5 organisations syndicales représentatives au plan national à négocier une convention collective interentreprises qualifiée par le STP de « convention de branche ».

A ce stade, il est utile de préciser qu’une « branche de l’audiovisuel » n’existe justement pas; s’il y avait une « branche » pour l’audiovisuel, elle regrouperait aussi bien le secteur public et privé de la télévision…Parlons donc plus, ici, de « bourgeon » que de branche.

Quelques mois passèrent et début 2011, revoilà les 5 organisations syndicales représentatives nationales, toujours autour d’une grande table du côté de Malakoff, face aux employeurs du STP auquel l’ACCeS Association des Chaînes du Câble et du Satellite était venu s’ajouter.

Ça n’avait pas très bien commencé…une majorité de syndicat parlait préalablement « périmètre » alors que le STP proposait, ni plus ni moins de réinventer le droit social… et surtout de faire évoluer « le contrat de travail » !

Des employeurs étonnés !!!!! :

Certains n’ont peut-être jamais imaginé  travailler toute une vie en CDD mais, là, ça devenait possible ! C’était à qui trouverait la meilleure proposition pour tenter de précariser un peu plus l’emploi, tout à l’encan… Le « contrat sur objectifs » entre autres, était mis en avant comme l’un de ces contrats indispensables à intégrer dans les textes. [détail important, ces types de contrats ne se trouvent pas dans le Code du travail]

En essayant d’inventer une nouvelle forme de contrat de travail qui vise à transformer le salarié en contractuel provisoirement intégré, une sorte de « permittent » [contraction de intermittent et permanent], cadre de passage sur 18 mois ou 36 mois jeté ensuite aux oubliettes, qu’espérait le STP ?
Voulait-il avec un projet « hyper » libéral d’assouplissement du droit du travail, la fin de la gestion des contrats de travail et des carrières ou de l’accompagnement des plus de 50 ans ? Plus besoin de plan social avec du jetable en permanence ! Tous Intermittents avec les inconvénients mais sans les « avantages » (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme !)

Retiré du texte sous peine d’arrêt immédiat des négociations, ce « chapitre » réapparaitra puis disparaitra à nouveau quelques mois plus tard…

Il était dès lors hors de question pour les représentants des syndicats, le SNPCA-CGC en tête,  d’accepter cette remise en cause fondamentale du droit du travail et, le cas échéant, que l’audiovisuel privé devienne un lieu d’expérimentation sociale ou diverses formes de CDD seraient la règle!

Les employeurs se sont étonnés des réactions pourtant très logiques au regard de l’ensemble des textes, principes et lois qui réaffirment systématiquement que l’emploi permanent à temps plein reste la règle…tout juste si les positions des syndicats n’étaient pas jugées «archaïques» !

Des contours mal définis :

Plus les semaines passaient, plus l’impression d’une négociation mal préparée, aux contours flous, aux ambitions peu acceptables…s’installait. Puis vinrent l’étonnement et le doute….Comment et pour quels motifs inavoués ou inavouables, trois des plus grands groupes audiovisuels de France tous pourvus d’accord d’entreprise, se lançaient-ils dans un bricolage social de haute voltige qui ne devait aboutir sur rien ?

L’aventure, à l’initiative du STP dans laquelle étaient entraînés les partenaires sociaux, est étonnante. Personne ne fut quasiment informé de ce projet « d’écriture » de cette nouvelle convention collective, évidemment élaboré bien en amont des négociations, avant janvier 2011 période à laquelle tout le monde le découvrit sans aucune autre forme de procès ! De rebondissements en rebondissements, de découvertes partielles en découvertes partielles, d’atermoiements en reculades, la négociation allait inévitablement prendre le chemin de l’impasse.

Pour essayer d’obtenir une majorité de signataires (3 des 5 syndicats) tout fut bon. Caresses dans le sens du poil ici, là des engagements internes aux entreprises pour faciliter telle négociation ou tel accord avec une organisation en particulier, recevant les uns, ignorant les autres, tentant même de taper plus haut en « sensibilisant » la Fédération voire la Confédération de chacun… une forme de navigation à vue, d’improvisation ! Trois d’entre elles sur cinq ont d’ailleurs fait savoir que si le texte venait à être signé minoritairement, elles feraient valoir leur droit d’opposition.

Des suspicions légitimes :

Alors que l’ensemble des organisations syndicales autour de la table exigeait des employeurs « une lettre d’intention » - une des toutes premières demandes faites par la CGC -  aucun engagement écrit pour le respect des textes appliqués dans chacune des entreprises CANAL+, TF1 et M6 où des accords collectifs sont appliqués depuis des années voire des décennies, cette dernière n’a pas formellement le jour !

Il ne s’agit pas les bruler sur la place publique pour un vulgaire plat de lentilles, l’ensemble d’un texte même s’il tend plutôt à faire reculer le droit social interne de chaque entreprise en inventant, entre autres, des dispositifs sociaux inexistants ou encore en développant le recours aux contrats de travails précaires pour le plus grand nombre…non ! Dans de telles conditions et devant de telles incertitudes, comment ne pas avoir de légitimes suspicions sur les intentions des employeurs ?!

Epilogue :

La négociation a quasiment débuté en 2011 ; le délai pour aboutir à la signature d’un texte avait initialement été fixé au 19 décembre de l’année dernière. Le STP a bien calé après coup, deux réunions additionnelles pour procéder à quelques derniers « ajustements » avec un délai supplémentaire pour signer mais, nous sommes en juin 2012, et de texte signé il n’y a point.
Les dizaines de réunions qui ont eu lieu, n’ont pas permis de proposer des aménagements nécessaires assurant un minimum de sécurité aux salariés du secteur de l’audiovisuel privé.

Il ne suffit pas d’annoncer un peu partout que la négociation continue pour que cela soit !

Les représentants des personnels des entreprises de TV privées savent ce que veut dire « négocier » ; elles l’ont déjà prouvé par le passé lorsqu’il s’est agi par exemple de finaliser sous l’égide du ministère, « l’accord national pour sécuriser les emplois des intermittents du spectacle ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la négociation pour un texte commun au Privé, n’a pas pris la même tournure.

Un texte à contrecourant de ce qu’il faut faire…

Affaiblir encore plus le contrat de travail, ne parait pas être une issue…Il serait plus  judicieux de le renforcer. Chacun sait, combien des entreprises du secteur soufrent de cette gestion de court terme, d’abord financière mais aussi humaine. Ces politiques qui provoquent tant de dégâts sur les femmes et les hommes qui s’échinent à atteindre des objectifs souvent incompris et qui finissent par craquer, perdant au passage la confiance en leur employeur, parfois en eux-mêmes. Il est indispensable de retrouver le chemin du respect du salarié.

La fin annoncée qui se profile en forme d’échec de cette négociation,  laissera forcément des traces. Qui peut dire aujourd’hui si la négociation initiée par cette syndication d’employeurs qu’est le STP, représentant des intérêts sectoriels sans commune mesure avec l’évolution du business dans l’audiovisuel sur tous supports, la TV connectée, l’internationalisation de la diffusion des contenus…ne sera pas demain plus large et plus axée sur une branche plutôt que sur un secteur ?!

Comment ne pas vouloir mettre un terme à la dérive dans la gestion des ressources humaines tant de fois constatée ? Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour consacrer une gestion humaine des ressources et non plus une gestion des ressources humaines !
Regroupons les acteurs, tous les acteurs du secteur, discutons clairement des objectifs, remettons le couvert dans la plus totale transparence et le respect des partenaires… Partons d’un état des lieux avec d’une analyse sérieuse de l’organisation sociale des entreprises concernées,  

C’est la garantie de faire œuvre constructive pour le bien des économies mais aussi et surtout des milliers de salariés du secteur !

lundi 11 juin 2012

Arnaud Ngatcha, France Télévisions: le divorce !!

Selon nos informations  Arnaud Ngatcha va quitter France Télévisions devenue "Société cotée en bourse du secteur Médias radio et télédiffusés" !!!!!...si ce n'est déjà fait.

Non, ça ne s'invente pas...c'est bien ce qui est inscrit sur son profil mis en ligne sur twitter :

Vérification:

Pour contacter Arnaud Ngatcha:

directeur de l'unite de programmes des magazines culturels de France 2  à

France Télévisions

Société cotée en bourse; 1001-5 000 employés; secteur Médias radio et télédiffusés
février 2011Poste actuel (1 an 5 mois)

responsable des documentaires
Société cotée en bourse; 201-500 employés; secteur Médias radio et télédiffusés
août 2010février 2011 (7 mois)

afin de lui faire toute part de:
  • propositions de poste
  • missions de conseil
  • nouveaux projets
  • informations sur un poste
  • appels à expert
  • opportunités d'affaires
  • demandes de références
  • reprendre contact
Rendez-vous sur LinkedIn en accédant au profil complet de Ngatcha Arnaud.

Arnaud Ngatcha aurait simplement reçu un coup de téléphone lui annonçant la nouvelle et le priant de faire fissa vite pour libérer les lieux.



dimanche 10 juin 2012

L’analyse de la CGC Média dans le droit fil des propos de Christophe Beaux administrateur de France Télévisions.

L’analyse de la CGC Média dans le droit fil des propos de Christophe Beaux administrateur de  France Télévisions.

Dans un précédent post intitulé "France Télévisions voudrait masquer sa gestion catastrophique par un «manque d’argent»…Quel attrape-nigaud ! ", la CGC Média citait Christophe Beaux, PDG de La Monnaie de Paris et administrateur de France Télévisions qui déclarait : "Les comptes sont mauvais…si France Télévisions continue comme ça, dans six mois, les caisses seront vides .
Il y a peu, Christophe Beaux nommé par le CSA membre du conseil d'administration de France Télévisions depuis février 2011, qui  était l'invité du Buzz Média Orange-Le Figaro y a tiré la sonnette d'alarme en pointant du doigt la situation économique du groupe audiovisuel public lors de la publication des comptes du groupe pour l'année 2011. (voir l'interview)
Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre mobile.
Christophe Beaux a notamment redit- son inquiétude : «Les comptes sont à peine à l'équilibre, mais surtout, ce qui est plus inquiétant, c'est que les résultats d'exploitation sont en déficit d'un million d'euros. »
Et de mettre ne lumière «des tendances mal orientées, avec une hausse progressive des charges et une certaine érosion des recettes. Les courbes se sont croisées en 2011, il ne faudrait pas que cela continue trop longtemps, d'autant plus que l'entreprise a aussi consommé une partie importante de sa trésorerie, qui est passée de 200 à 72 millions d'euros. L'entreprise a besoin d'investir, c'est tout à fait normal compte-tenu des enjeux qui sont devant nous, mais le fait que cette trésorerie s'amenuise diminue les marges de manœuvre du groupe pour l'avenir».
 
Christophe Beaux qui sait ce que « finances » veut dire, « demanderait-il de dégraisser le mammouth en n’augmentant  surtout pas les moyens du service public et travaillerait-il à la démolition de l’entreprise dans le droit fil de la droite populiste »  comme l’écrit la cgt avec tout le fiel, le ridicule, la bêtise et l’archaïque propagande dont certains apparatchiks sont coutumiers ????   

Certains n’ont vraiment pas peur du ridicule….Quand on pense que la direction qui favorise complaisamment depuis des années ces pitoyables donneurs de leçons allant quasiment  jusqu’à cogérer l’entreprise avec eux, il faut se pincer pour croire ce qu’ils racontent « la cgt sera(it) le seul véritable contre-pouvoir à France télévisions qui saura(it), comme elle l’a toujours fait, tenir tête à tous les démolisseurs patentés du service public. »

« La trajectoire financière du contrat d’objectifs et de moyens 2011-2015 qui détermine le cadre de ce budget 2012 a été jugée insincère et fantaisiste.

La surestimation des recettes publicitaires et la révision à la baisse des ressources
publiques de 15 M€, ne permettront pas à l’entreprise de faire face à ses charges nouvelles, dont les obligations de commandes aux producteurs privés qui s’élèvent à 420 M€, en augmentation de 30 M€ entre 2011 et 2012. Les investissements dans le cinéma atteignent 60 M€, soit 480 M€ de commandes obligatoires a minima par an.

Les charges seront supérieures de 13 M€ aux prévisions du plan d’affaires du fait de l’augmentation des taxes, des cotisations sociales et des coûts des locaux. Les développements de l’offre régionale de France 3 et des outre-mer 1ères ne sont pas chiffrés, ni le renouvellement des grilles de France Ô et de France 4, ni les coûts de l’harmonisation sociale et salariale liés au nouvel accord collectif.

Le budget consacré aux développements de l’offre numérique s’élève à 63 M€ qui,
en l’absence de budget additionnel dédié, s’opérera par redéploiements et amputation de la trésorerie de l’entreprise.

Pour faire face à ces contraintes et accompagner ces objectifs ce sont une nouvelle fois les synergies et les gains de productivité qui seront mis à contribution pour tenter de résoudre cette impossible équation. La mutualisation des rédactions et des fonctions support, au détriment des salariés et du pluralisme de l’information, en font évidemment partie.

Compte tenu des incertitudes liées à ce contexte, les élus du CCE de France

télévisions votent un avis négatif sur le projet de budget 2012. »
 
Tout comme la cgt avec sa mémoire ultra sélective doit avoir rayé de ses souvenirs, l’inscription à l’ordre du jour du CCE lorsqu’elle avait encore la majorité au CCE via le secrétaire de l’instance tous les points que Rémy Pflmilin et ses lieutenants lui demandent d’inscrire, fussent-ils illégaux, pour mieux rendre ensuite un avis véritable blanc-seing à la casse de l’entreprise.

La CFDT n’écrivait-elle pas fin février 2012 « Inventaire et bobards d’une cgt à bout d’imagination »  dont voici un rappel et un aperçu :

- La cgt largement sifflée dans les dernières AG qu’elle organisait sous Carolis, n’a surement pas oublié que c’est son avis rendu au C.C.E de décembre 2009 qui fut pour ce dernier le point de départ de la désorganisation.

- La cgt par la bouche de Marc Chauvelot lui aussi hué en réunion, n’hésitait pas à qualifier de « manœuvres dilatoires » les efforts des « autres » syndicats visant pourtant à préserver les droits des salariés de France Télévisions en reconduisant par exemple les accords d’entreprise et les dispositions conventionnelles.

- La cgt dont la propagande est digne de celle des pays de l’Est à l’heure du rideau de fer, n’a surement pas oublié que la veille même de la procédure gagnée en Appel et introduite par 3 syndicats, la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC visant à faire reconnaitre les délais de survivance des conventions collectives, que pour aller dans le même sens que l’ami Carolis, elle était prête avec fo à signer un accord de substitution qui supprimait toutes les garanties en matière de temps de travail et instituait, sans aucune limite, le forfait-jours, l’annualisation et la modulation, etc…

- La cgt et ses prédicateurs n’ont surement pas oublié qu’à l’époque, ils n’avaient pas hésité à revendiquer leur action en vantant les pseudos mérites du texte de substitution soufflé par Carolis alors que la Cour d’Appel n’avait pas encore rendu sa décision, confirmant la durée de validité de la CCCPA jusqu’en octobre 2012.

- La cgt à la mémoire si sélective, n’a surement pas oublié que la Convention Collective signée en 1984 par l’ensemble des syndicats et « mise en cause » par Carolis, elle a mis 10 ans à la parapher donc en 1994 après avoir précisé à qui voulait l’entendre que ce texte n’était pas à la hauteur !

- La cgt qui prouve à chaque occasion qu’elle n’a pas peur du ridicule, n’a surement pas oublié que l’accord sur le « TEMPS DE TRAVAIL » signé par exemple à France 2, là aussi par l’ensemble des syndicats, qu’elle met en avant aujourd’hui et dont elles semble annoncer la « casse », elle ne l’a jamais signé.

- La cgt largement qui fait mine de tacler aujourd’hui Pflimlin et consort en accusant fallacieusement la direction « d’être aux ordres de l'Élysée qui l’a mise en place et de déclencher la guerre à ses salariés et au service public »…n’a surement pas oublié que depuis son arrivée elle n’a cessé de lui dérouler le tapis rouge et d’accéder à ses moindres demandes. 

- La cgt en revanche a dû oublier, l’accord relatif aux Commissions Paritaires où avec l’aval de la direction, elle s’est octroyée un poids qui n’est pas le sien en réalité ou encore les accords sur les moyens des syndicats et leur représentation qui, là aussi, les privilégient…ceux-là elle est la seule et son alliée fo à les avoir signés avec la direction.

La cgt grande promotrice de l’entreprise unique, soutenant indéfectiblement la direction « Caroliso/Pflimlienne » fait aujourd’hui semblant de s’insurger, de pousser des cris d’orfraie sur les effets « dévastateurs » de textes qu’ils ont à l’évidence bâtis en amont avec la Direction….etc….

Tout ceci prouve une chose , c'est qu'en matière de "démolisseurs patentés du service public" la cgt sait visiblement de quoi elle parle !!!!!! 



Thierry Langlois ferait-il la pluie et le beau temps sur France 3 ? Qu’en pense François Guilbeau !?


Thierry Langlois ferait-il la pluie et le beau temps sur France 3 ? Qu’en pense François Guilbeau !?

Cherchez le nom de François Guilbeau le patron de France 3 dans l’interview qu’a donnée au « Parisien », ce dimanche 10 mai premier tour des législatives, Thierry Langlois, directeur de l’antenne et des programmes, vous ne le trouverez pas ! Pas plus que le nom de Pflimlin d’ailleurs !

Que cherche Thierry Langlois en n’associant pas sa hiérarchie dans ses grandes « révélations » de rentrée de septembre 2012 à la Presse ?

Thierry Langlois veut faire la pluie et le beau temps sur « La Trois »…il annonce avoir confié la présentation d’une quotidienne en direct à Laurent Romejko, chaque jour de la semaine à 13 heures.
«Une émission de 45 minutes très réactive autour de la météo et de ses retombées sur l’économie, la santé, les loisirs, etc… avec beaucoup de reportages, où les téléspectateurs contribueront au contenu ainsi que Marine Vignes qui poursuivra par ailleurs «Côté Jardin» et sera en immersion dans les régions afin d’intervenir fréquemment en duplex. » selon les précisions de Thierry Langlois. 

Thierry Langlois n’en dit pas plus mais à n’en pas douter, l’ensemble des présentateurs météo dont chacun imagine qu’ils vont logiquement être associé à cette nouvelle émission, doit se féliciter que la chaîne reconnaisse enfin leur spécialité autrement que via le bulletin météo !

Après le temps quotidien, le « pain » sabbatique avec la cuisine des terroirs. Chaque samedi à 17 heures, Julie Andrieu journaliste culinaire transfuge de France 5, reviendra sur France 3 en septembre pour présenter «Au goût du jour».
«Un magazine de cinquante-deux minutes, à la recherche des savoir-faire et des recettes de terroir, surtout auprès de cuisiniers amateurs de «pays» comme l’Alsace bossue ou le Cœur de Flandres avec mise en valeur des produits traditionnels du terroir» selon la journaliste.

Enfin après la cuisine, l’art d’accommoder les restes avec, un lundi sur quatre, à 20h35, une émission  style « La Marche du Siècle »  qu’apparemment Marie Drucker et Anne-Sophie Lapix ont déjà déclinée…et une «Thalassa modernisée » plus rythmée !!!  Tout un programme….

Chacun comprendra devant tant de « scoops », pourquoi Thierry Langlois a décidé de tirer à lui la couverture sans attendre !!!!!

lundi 4 juin 2012

France Télévisions voudrait masquer sa gestion catastrophique par un «manque d’argent»…Quel attrape-nigaud !


France Télévisions voudrait masquer sa gestion catastrophique par un «manque d’argent»…Quel attrape-nigaud !
 
Depuis que France Télévisions a réuni le 30 mai dernier son Conseil d’administration, plusieurs articles de presse laissent entendre que France Télévisions « souffrirait d’un manque d’argent » et que ce faisant la question de la redevance se poserait à nouveau !

Dernier papier en date dans le genre, celui du Figaro publié le 1er juin, intitulé « France Télévisions en quête d'argent » et sous-titré « INFOGRAPHIE - La réforme de la redevance pourrait se retrouver au cœur de la loi de finances. ».

Après son déjeuner éventé avec son homologue de Radio France révélé par l’Express  pour tenter de contrer les choix du Président de la République, Pflimlin passerait presque avec le Figaro à la rescousse pour un bon gestionnaire!

La communication des dirigeants de France Télévisions est rodée…En interne, les satisfécits sont de mise. Sur fond de mails pour remercier l’ensemble des collaborateurs ayant participé à l’arrêté des comptes, tout est fait pour détourner le regard de la situation financière calamiteuse de l’entreprise: « France Télévisions présente des comptes à l’équilibre » !
Un véritable attrape-nigaud...Le dga chargé des finances de France Télé de relayer à la Presse le fallacieux argument totalement hors de propos qu’«il n'appartient pas à un groupe financé à 85 % par la ressource publique de faire de formidables bénéfices»… Mais il n’est absolument pas question de cela.

Pour la petite histoire, s’«il n'appartient pas à un groupe financé à 85 % par la ressource publique de faire de formidables bénéfices» appartient-il au même groupe de payer ses dirigeants des 150.000 €  bruts par an pour “les second couteaux” et plus du double, entre 330.000€ (voir Le Monde) pour “la première lame” pouvant aller jusqu’à 450.000€ avec les bonus et la part variable??????

La supercherie vaut son pesant de cacahuètes. France Télévisions véhicule son discours sur « le manque d’argent » de la télé publique pour occulter le fait que ses dirigeants en une année d’exercice financier (2011), ont quasiment conduit l’entreprise au bord du gouffre. Et cela sans compter les pertes attendues pour 2012 !!!!



Il ne faudrait tout de même pas confondre. Christophe Beaux, s’il a lu l’article du Figaro, a sûrement s’étrangler.  Tout comme le blog de la CGC Média l’a écrit (depuis la fin de l’année 2010), il doit se dire qu’il serait en effet particulièrement étonnant que le résultat net de l'entreprise soit à l'équilibre, comme l’a annoncé Rémy Pflimlin, alors que la trésorerie nette a fondu de 130 millions d’euros en 2011. 

Pour essayer de rendre plus accessible à tous cette notion qui peut sembler un peu abstraite, risquons une comparaison  assez simple :

-        Vous possédez un livret A sur lequel se trouve 200.000€ [200M€ de trésorerie pour FTV];
-        Vous passez une année où vous ne cessez de dépenser tous azimuts jusqu’à exploser votre budget [l’explosion des charges de FTV] ;
-        Vous avez  pourtant eu en cours d’année, une rentrée d’argent inattendue de 13.000€ et quelques [les 13,6 M€ de recettes pub en plus pour FTV]
-        En fin d’année, votre banquier vous fait remarquer que vous avez un gros trou de 130.000€ sur votre compte et qu’il vous faut le combler…Vous n’avez pas le choix, vous devez prendre sur votre livret A [les 130 M€ de variation de trésorerie de FTV que vous siphonnez des 2/3!]
-        Finalement il vous ne vous reste que 70.000€ sur vote livret A [les 70M€ de trésorerie restant à FTV];
-        En conclusion, vous vous félicitez de cette bonne gestion « équilibrée » qu’a été la vôtre, sachant que pour 2012 il vous manquera au moins 60.000€ dans l’année [les 30M€  de recettes pub en moins au 1er semestre à FTV qui devraient atteindre au moins le double en fin d’année!!!!]
-        Autrement dit, il ne vous reste quasiment plus rien !!!!!


N.B : Vous pouvez remplacer « livret A » par « FMI », « piocher dans la trésorerie » par « avance communautaire » et « Vous-même » par « la Grèce », ça marche aussi !

Aller abreuver certains titres de Presse, de «Cet équilibre a été essentiellement préservé par une baisse des charges de 7 % correspondant à l'arrêt de la diffusion analogique en novembre dernier, soit une cinquantaine de millions d'euros. » alors que l’ensemble des charges a explosé – combien de fois faudra-t-il le redire ? – il faut oser !!!!

Venir ensuite raconter que « France Télévisions a absorbé une hausse de son coût de grille global de 2,8 % due aux dépenses accrues pour la production régionale de France 3 et de France O, ainsi qu'à l'effort financier exigé par l'État en faveur de la création» et que « le groupe a dû également effectuer une reprise de provision d'une quarantaine de millions d'euros », c’est du blablabla. 

La cerise, c’est le financier de FTV qui la met sur le gâteau dans ses remerciements par mail aux services financiers “Comme vous le savez sans doute, le conseil d'administration a arrêté les comptes de France Télévisions mercredi dernier. Cette clôture s'est achevée avec un retard en définitive modérée quelques semaines par rapport au calendrier habituel.... » !!!!

C’est peu dire ! Quelques semaines de retard par rapport au calendrier !!! Et que dire du CCE n’a pas été réuni préalablement au CA, le plus sciemment qui soit.

Pflimlin n’ayant déjà pas respecté la loi, notamment l’article L 225-100 qui prévoit expressément le dépôt des comptes avant le 30 juin de l’année en cours…en tenant son CA le 30 mai en se moquant comme de sa première chemise des 45 jours de délai entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire, met les administrateurs devant le fait accompli.

Il va même jusqu’à leur demander mandat pour déposer une requête auprès le Président du Tribunal (selon l’article L 225-64 du Code du Commerce) visant à réclamer une prorogation pour le dépôt des comptes ...Comptes dont nous n’avons pas fini de parler !

En quoi une telle gestion impliquerait-elle, de "l’argent" en plus via "une réforme de la redevance au cœur de la loi de finances" ?

P.S : Il serait curieux que le Chef de l’État souhaite un « audit » des finances du Pays et se contente par ailleurs, de la propagande en matière de résultats financiers de celui que Nicolas Sarkozy avait mis en place à la tête de France Télévisons !

dimanche 3 juin 2012

La suppression de la pub après 20h sur France Télé a déjà coûté 628,7M€ aux contribuables français

La suppression de la pub après 20h sur France Télé a déjà coûté 628,7M€ aux contribuables français. 

Mercredi 30 mai 2012, la commission sénatoriale pour le contrôle de l’application des lois a adopté le rapport de MM. David Assouline (Soc, Paris) et Jacques Legendre (UMP, Nord) sur le bilan de l’application de la loi n° 2009 258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision.

David Assouline, Président de la commission sénatoriale pour le contrôle de l’application des lois, a notamment jugé que « la suppression de la publicité a pesé sur les marges de manœuvre de France Télévisions, dont les nouveaux modes de financement et de gouvernance restent contestés ».

Autrement dit, l’entreprise unique que Pflimlin qualifiait le 4 avril dernier devant le même David Assouline et ses collègues sénateurs d’«entreprise totalement désorientée, désorganisée par la mise en place à marche forcée de l’entreprise unique en un an que lui et sa nouvelle équipe qu’il dirige depuis 18 mois, ont dû prendre en charge » est aujourd’hui non seulement un échec mais incontestablement le constat d’une désorganisation sans nom et d’un foutoir consommée.

Situation que le Sénat qualifie plus diplomatiquement sans soute de « mise en œuvre complexe qui a, en outre, laissé le groupe dans une situation instable et devra trouver une nouvelle impulsion pour développer son potentiel. » 

Malheureusement le résultat catastrophique est là. Il est le fait d’une calamiteuse gestion partagée Carolis/Pflimlin soutenue par l’alliance cgt/fo [non-gestion serait plus approprié] depuis ces quatre dernières années. 

Le coût de la mise en place de cette usine à gaz abracadabrant, au minimum 90 M€…des deniers publics donc de l’argent des contribuables… 

De l’argent des contribuables, il en est aussi fortement question dans le rapport du Sénat. (voir le tableau en bas de post) 

628,7 M€  c’est ce qu’a déjà coûté aux contribuables français la suppression de la publicité sur France Télévisions après 20h. David Assouline renchérissant "Le financement de la réforme par la mise en place de nouvelles taxes a été un gros échec. On attendait 450 millions d'euros, on a eu 270." 

Cela sans compter la taxe télécom est contestée par Bruxelles. Que la France est  renvoyée devant la Cour de justice pour fin 2012 voire début 2013 se voir signifier sa décision dont beaucoup pensent qu’elle risque bien d’être défavorable selon la jurisprudence en la matière.

L’État comme l’avait déjà souligné Madame Martine Martinel, députée rapporteur de la commission des affaires culturelles de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2012, dans l’avis qu’elle a rendu en octobre 2011 pour l’Assemblée Nationale sous la référence n° 3806), rembourser un milliard d'euros au titre des sommes déjà versées. 

David Assouline enfonçant le clou "Dans ce cas, la réforme aura eu un coût de plus d'un milliard cinq cents millions d'euros sur la période" !

Voila qui devrait faire plaisir à Christophe Beaux, Président Directeur général de la monnaie de Paris mais aussi administrateur à France Télévisions, qui ès qualité précisait  il y a 2 jours, s’agissant de la situation de France Télévisions :"Les comptes sont mauvais. On se berce d'illusions… Si on continue comme ça, dans six mois, il n’y aura plus d’argent dans les caisses".

Dans le droit exactement de ce qu’a dit et écrit la CGC Média, encore  quelques jours avant le Conseil d’Administration de France Télévisions, le 25 mai 2012 : « Il serait particulièrement étonnant que le résultat net de l'entreprise soit à l'équilibre, comme cela a déjà été annoncé par Rémy Pflimlin, alors que la trésorerie nette aurait fondue de plusieurs dizaines de millions, voire une centaine, en 2011. » 

En période de grave crise économico/financière qui frappe le pays mais plus largement l’Europe, allez expliquer cela aux contribuables !!!!!


vendredi 1 juin 2012

Pflimlin a décidément du mal avec la communication élyséenne !


Pflimlin a décidément du mal avec la communication élyséenne !

Le 30 mai dernier, l’Express révélait « Le déjeuner de Rémy Pflimlin avec son homologue de Radio France Jean-Luc Hees, où le PDG de France Télévisions s'est interrogé sur le caractère constitutionnel d'une abrogation de son mandat avant l'échéance de la nouvelle loi sur la désignation des PDG de l'audiovisuel public voulue par François Hollande »

Anecdote au passage, page 38 de l’Express juste à coté de l’article précité, figure également une colonne intitulée « L’école Bilalian »; cet article se trouve bien dans la revue de presse de France Télévisions (preuve juste après). En revanche l’article qui jouxte ce dernier sur son déjeuner que Pflimlin a dû en le lisant trouver assez indigeste, n’y figure pas !!!
Les responsables de le revue de Presse interne, ne l’ont probablement pas vu…Curieux quand même avec la photo de Pflimlin, qu’ils l’aient raté !!!!

Cet article de L’Express sur ce déjeuner visant à contrecarrer la volonté du Président de la République, n’est pas passé partout inaperçu…Il est clair que du Ministère de la Culture et de la Communication, à Matignon ou à l’Élysée tout le monde l’a lu.

Claudine Ripert-Landler, qui a rejoint le pôle “Presse et communication” de l’Élysée en tant que conseillère “communication, stratégie, international”  [Spécialiste des médias ayant quitté l'ARF Association des Régions de France mais également ex-directrice générale adjointe du groupe Canal +] l’a forcément lu aussi.

Souvenez-vous il y a quelques semaines, le 27 mars 2012, le blog CGC Média publiait un post sur la succession de Christine Berbudeau l’intérim «Dir Com et Marketing» depuis 15 juin 2011 suite du départ pour « raisons personnelles » d'Adeline Challon-Kemoun qui avait pris ses fonctions en février de la même année.

Nous y indiquions que Pflimlin qui avait en décembre 2011, décidé assez confidentiellement, il faut bien le dire, de charger le cabinet de chasseur de têtes «Heidrick & Struggles» pour trouver ce ou cette remplaçante, avait retenu le nom de Claudine Ripert-Landler.

Le choix de Claudine Ripert-Landler semblait acquis [Pflimlin se disant surement à l’époque qu’avoir quelqu’un aussi proche de Hollande dans sa « manche », cela pourrait être utile].   

Pourtant, le 11 janvier 2012, jour de la mort de Gilles Jacquier grand reporter de France 2, tué en Syrie, le pédégé « gelait » ce choix, soi-disant au regard des circonstances (Yves Rolland Secrétaire Général de FTV et Christine Berbudeau auraient appuyé pour cela)… Pflimlin « gelait » est le mot alors utilisé... rejetait est le mot exact dans les faits, puisque le 5 mars 2012 c’est Frédéric Olivennes qu’il nommait.

Pflimlin, l’homme des déjeuners, laissant le soin au cabinet «Heidrick & Struggles» d’annoncer la nouvelle à Claudine Ripert-Landler ainsi éconduite, doit se dire vu le contexte aujourd'hui que ce n’est vraisemblablement pas la meilleure décision qu’il ait prise !!!!!  

Pflimlin enchaîne les déjeuners malencontreux : Jean-luc Hees, Bertrand Mosca...à qui le tour?



Nous nous interrogions sur son "statut" actuel et surtout sur "comment et par qui" depuis son absence qu'avait révélée en exclusivité le blog CGC Média, il était payé !!!

En effet, Pflimlin avant de le remplacer à la tête de France 2 l’avait déclaré « souffrant » (communication interne comme externe)…Il ne devait pas être si souffrant que ça Bertrand Mosca !!! 

Selon nos informations, il est venu déjeuner vendredi il y a 3 semaines avec son ami Rémy Pflimlin.

Il y a plus malade donc…espérons qu’il a eu une autorisation de sortie de la Sécu !



« Son déjeuner pour tenter avec son homologue de Radio France Jean-Luc Hees, où il s'est interrogé sur le caractère constitutionnel de l’abrogation de son mandat avant l'échéance sitôt adopté (à l'automne) la nouvelle loi sur la désignation des PDG de l'audiovisuel public annoncée par François Hollande ? » 



Patrice Papet dit autour de lui, ne pas comprendre le départ de Vincent Broussard de France Télé pour TF1?!


Patrice Papet dit autour de lui, ne pas comprendre le départ de Vincent Broussard de France Télé pour TF1?!

Il s’interroge encore "l'homme qui parle en amont [des élections présidentielles] aux politiques" Il ne comprend pas comment la position qu’il a tenue à Vincent Broussard, n’a pas convaincu ce dernier de rester à France Télévisions.

En effet, apprenant que Vincent Broussard était « en partance » pour TF1, Patrice Papet décida donc de le voir pour le convaincre de rester.

Patrice Papet après s’être entretenu brièvement avec Emmanuelle Guilbart toujours « directrice générale déléguée aux programmes » à France Télé, qui avait proposé de nommer à compter du 17 janvier 2011,  Vincent Broussard directeur des acquisitions de France Télévisions mais également directeur de l’antenne et des programmes de France 4 et comprenant que cette dernière ne se battait vraiment pas pour qu’il restât, a donc sorti l’argument qui tue !

Il parait que vous allez devenir Directeur général adjoint antennes, programmation et programmes pour les chaînes TMC et NT1 au sein du groupe TF1 à compter de juin 2012…mais ici à France Télévisions, il va bien s’écouler au moins un an où rien ne bougera… !!!! Alors pourquoi partir ?

Pourquoi partir ????? Allez comprendre pourquoi avec une telle offre, Vincent Broussard a décidé de rejoindre TF1 ?

jeudi 31 mai 2012

Pflimlin à l’heure des comptes…dans moins de 6 mois France Télé pourrait se retrouver sans le sou !


Pflimlin à l’heure des comptes…dans moins de 6 mois France Télé pourrait se retrouver sans le sou !

Le blog CGC Média, à plusieurs reprises, a tiré la sonnette d’alarme sur les comptes dégradés de France Télévisions. L’organisation syndicale est heureuse de constater que Christophe Beaux, Président Directeur général de la monnaie de Paris mais aussi administrateur à France Télévisions, fait de même.

Dans un très récent post du blog CGC Média intitulé : « Pflimlin va devoir expliquer aux services de l'État la dégradation « soudaine » des comptes de France Télévisions ! », le syndicat tentait d’alerter les services de l’État, La Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC) [ex Service Juridique et Technique de l’Information (SJTI), devenue en 1995 le SJTIC (C pour "Communication") et en décembre 2000, la Direction du développement des médias (DDM)] ainsi que l'Agence des Participations de l'État (A.P.E.) sur la situation financière catastrophique de France Télévisions.

Que dit aujourd’hui très courageusement et très clairement, Christophe Beaux, "Les comptes sont mauvais. On se berce d'illusions… Si on continue comme ça, dans six mois, il n’y aura plus d’argent dans les caisses".

Comme cela est vrai…exactement ce qu’a dit et écrit la CGC Média, encore  quelques jours avant le Conseil d’Administration de France Télévisions, le 25 mai 2012, « Il serait particulièrement étonnant que le résultat net de l'entreprise soit à l'équilibre, comme cela a déjà été annoncé par Rémy Pflimlin, alors que la trésorerie nette aurait fondue de plusieurs dizaines de millions, voire une centaine, en 2011. »

Plus que jamais, la CGC Média persiste et signe ses propos repris, semble-t-il en cœur par des administrateurs inquiets.

Comment alors que Pflimlin annonce 13,6 M€ de recettes publicitaires supplémentaires non prévues au budget, soit 423,7 M€ pour 2012, la trésorerie établie à quelques 200 M€ en 2010, s’est retrouvée siphonné de près de 130 M€ sur une seule année pour ne finir qu’à 71,9 M€ en 2011 ????? 

Pflimlin qui s’est félicité devant les membres du CSA, les députés et sénateurs qui l’ont auditionné de la « sage » décision Nicolas Sarkozy, l'homme qui l’a nommé après avoir amputé la publicité du service public, devrait la mettre un peu en sourdine au lieu de s’enorgueillir  de cette manne publicitaire inattendue !

Ce qui est dès lors incroyable, c’est comment avec 13, 6 M€ en plus, France Télévisions n’a quasiment plus de trésorerie ?  C’est incroyable de constater qu’avec des recettes en plus, Pflimlin arrive à dégrader la trésorerie de 130 M €…Il va devoir s’expliquer et plus vite qu’il ne le pense.

Les charges ont explosé depuis l’arrivée de Pflimlin et ses équipes alors que dans le même temps ne cessaient de monter tandis que les recettes diminuent. 

Ce n’est pas l’enfumage savamment entretenu en C.A. entre les comptes de France Télévisions SA, les comptes consolidés de France Télévisions groupe, le passage permanent à vous donner le tournis, aux années n (2011), n-1 (2010) mais aussi n+1 (2012) qui va changer les choses. La conclusion sous forme de question sera sans appel : Comment France Télévisions peut-elle annoncer un résultat net de l'entreprise à peine supérieur  à l'équilibre alors que la trésorerie nette a fondue de près de 130M€ en 2011 ? 

Ce n’est pas non plus, la pirouette exécutée en C.A. toujours par Pflimlin pour demander mandat à son Conseil pour déposer une requête auprès le Président du Tribunal (selon l’article L 225-64 du Code du Commerce) visant à demander un délai de prorogation pour le dépôt des comptes mi-juillet, qui brouillera les pistes. 

Tout le monde pourrait se demander pourquoi ce nouveau délai ?! L’explication est assez simple. La loi fixe à 45 jours incompressibles, le délai entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire…En l’occurrence, le Conseil arrête les comptes qui sont présentés pour approbation en AGO un mois et demi après.

Pflimlin n’ayant déjà pas respecté la loi, notamment l’article L 225-100 qui prévoit expressément le dépôt des comptes avant le 3 juin de l’année en cours…Pflimlin ayant prévu hors la lois donc, la tenue de son CA le 30 mai,  il n’y a pas 45 jours de délai entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire, d’où la demande a posteriori.

Rappelons également que le CCE n’a pas été réuni préalablement au CA et cela le plus sciemment qui soit.

Enfin c’est encore moins l’argument de Martin Ajdari, le directeur général en charge des finances, qui convaincra qui que ce soit quand il explique – sans rire –  qu’ « une trésorerie ça fluctue avec des hauts et des bas, selon les cycles ». Une affirmation qui ne pouvait pas vraiment convaincra Christophe Beaux qui précise "Que la trésorerie fluctue, c'est une chose, mais au 1er janvier, elle devrait être au même niveau qu'un an plus tôt", comme elle n’a convaincu aucun des administrateurs d’ailleurs ! 

On se demande parfois si on n’atteint pas là des sommets d’amateurisme…nous ne sommes ici qu’au début d’un long combat pour que toute la vérité apparaisse.