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mardi 18 septembre 2012

Négo collective au point mort à FTV: les "Satanas et Diabolo" de la casse sociale à France Télévisions ne rendront pas leur copie!

Négo collective au point mort à FTV: les "Satanas et Diabolo" de la casse sociale à France Télévisions ne rendront pas leur copie!
Le 6 juillet dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Murielle Beretti-Charles et Patrice Papet, les pros de la casse sociale à France Télévisions plombent volontairement ce qu’ils osent appeler « négociations »"...Nous y rappelions que les lundi 2 et mardi 3 juillet, le tandem Murielle Beretti-Charles et Patrice Papet,, réunissait quelques dizaines de RH France Télévisions pour leur raconter des histoires (comme d'habitude) en leur annonçant « qu’à partir du lundi (2/07/12 donc) les dispositions « négociées » sur le temps de travail rentraient en vigueur » (dixit).

Tout cela était bien évidemment totalement faux et constituait comme de coutume, une nouvelle opération de copieux enfumage puisque rien n'était signé pas plus à cette date qu'aujourd'hui d'ailleurs. Le blog CGC Média pour le prouver, rendait public le mail que les duettistes avaient  adressé aux syndicats de France Télévisions :
« Nous vous informons que compte tenu de contraintes tenant aux agendas sociaux de pôles (notamment au Pôle Nord Est), la réunion de négociation portant sur la finalisation et la relecture du socle commun temps de travail initialement prévue le vendredi 06 juillet est reportée au lundi 09 juillet. »

Le 6 septembre 2012 soit exactement 2 mois plus tard jour pour jour, on en est toujours au même point voire pire.

Papet qui ne faillit pas à sa réputation...en 10 ans il n'a pas signé le moindre accord collectif qui soit (depuis France 3 où il était DRH sous Pflimlin dégé, en passant par Radio France DGA/DRH, le même titre qu'à France Télévisions où il est de retour)

Papet écrit aux syndicats (texte en bas de post) pour leur annoncer la prorogation des Conventions Collectives après le 8 octobre prochain... Comment pourrait-il en être autrement? 

Papet, sûrement grand fan du film "Retour vers le futur" n'a pas peur d'écrire en dernier paragraphe de sa surréaliste "DÉCLARATION DE LA DIRECTION DE FTV AUX OS"  "La direction s'engage également à conduire d'ici la fin de l’année les discussions des modalités de transposition dans le nouveau système de classification et de l'harmonisation des rémunérations avec pour objectifs la mise en œuvre au 01/01/2012"

Autrement dit, d'ici la fin de l’année 2012, la direction mettra en œuvre un système au 1er janvier 2012, soit douze mois plus tôt !!!! Savoureux , non?!

Le blog CGC Média avant de vous laisser lire cette mensongère "DÉCLARATION" à remonter le temps", va vous raconter ce qui s'est passé voila quelques semaines, un peu avant les vacances d'été à la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC) ex DDM.

Les responsables de la DGMIC avaient convoqué tous les responsables des sociétés de télévisions qui dépendaient de la Convention Collective de l'Audiovisuel public avec TV5 en plus qui bien que n'étant pas adhérente, en appliquait toutes les dispositions.

Le but faire un point sur les accords dans les entreprises, à commencer par la plus grosse d'entre elles France Télévisions, sur l'avancée des négos et la nécessité d'avoir suffisamment en amont les textes aboutis (mi septembre au plus tard)  pour que  les Tutelles et les services de l’État puissent les étudier, faire leurs commentaires et proposer dans un traditionnel aller-retour, d’éventuelles modifications.

Tous les DGA/DRH ou DRH étaient donc là...Il aura fallu qu'un des patrons de la DGMIC pose deux fois la question à Papet "pensez-vous qu'à la mi-septembre vous pourrez nous adresser vos "copies"  pour que nous puissions vous faire part de nos remarques à intégrer" pour que ce dernier soit finalement contraint de répondre après avoir vainement tenté de tergiverser: "NON"

Imaginez les têtes à la DGMIC...la stupeur passée, le constat était en effet sans appel: Papet  venait de démonter qu'il n'avait quasiment rien fait depuis les 2 ans qu'il était là.

Papet  a bien tenté une pirouette, en lançant :"si rien n'est signé, la direction de France télé appliquera unilatéralement les accords"

"Quels accords" s'est-il vu rétorquer puisque rien ne sera signé! 

D'ailleurs Papet confirme cet hallucinant constat en écrivant toujours dans sa "DÉCLARATION" : "Sauf accord de substitution intervenu avant cette date  [8 octobre] la Direction proposera de proroger jusqu'au 31 décembre 2012, 

- le délai de survie de l'avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes..., 
- le délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles...,
- le délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI...

La DGMIC d'enfoncer le clou: "En quoi l'application unilatérale de textes non signés de surcroît, FAIT-IL OBSTACLE A CE QUE CHAQUE SALARIÉ REVENDIQUE LES AVANTAGES INDIVIDUELS ACQUIS ?"

Cela revient à établir autant de contrats distincts que de salariés où figurent pour chacun d'eux tous les avantages (*) dont il a bénéficié, conventionnels ou issus d'accords d'entreprise, du jour de son embauche à la date butoir.

(*) L'ensemble des dispositions conventionnelles, entre autres, les classifications, les rémunérations, les congés, le temps de travail, etc.. c'est bien le contrat de travail qui prime en l’occurrence.

Jamais avare d'un bon mot, Papet pris en flagrant délit, lâche: "En tous cas, ils ne pourront pas revendiquer les indemnités de licenciement car ils n'en n'ont pas bénéficié"

Ce à quoi, face à la DGMIC particulièrement agacée, il s'est entendu dire : "Au fait, les indemnités de licenciement de l'accord France Télévisions SA dont tout le monde bénéficie, ne sont-elles pas les mêmes que dans la Convention Collective" ?!
 
Jeu, Set et match...Papet va pouvoir partir à la pêche comme il le répète à l'envi et à toute occasion mais juste avant , le blog CGC Média vous propose l'intégralité de son courrier: 



DECLARATION DE LA DIRECTION DE FTV AUX OS

(NEGOCIATIONS CONVENTION COLLECTIVE)




Plusieurs organisations syndicales ont demandé le report de l’échéance des négociations du nouvel accord collectif au-delà de la date du 8 octobre 2012 définie par la Cour d’Appel de Paris.

Tout en rappelant la nécessité d'être en ordre de marche le plus rapidement possible pour faire face aux défis auxquels l’entreprise est confrontée dans un contexte économique et concurrentiel difficile, la direction accepte d'aménager le calendrier afin de consacrer les prochaines réunions de négociation aux thèmes ci-après et de conclure d'ici le 8 octobre, les négociations sur ces thèmes:

§  les dispositions concernant le temps de travail contenues dans le «socle commun», (étant précisé qu'entre le 15 février, date de signature du relevé de conclusions, et juillet 2012, les négociations se sont poursuivies et le texte a évolué en conséquence)
§  la nomenclature générale des métiers et des emplois des PTA, la grille de classifications et le système de rémunération des PT A.

La direction proposera de poursuivre les négociations jusqu'au 31 décembre 2012 portant sur les autres dispositions du projet d'accord collectif, à savoir :

§  les annexes à l’accord portant sur le temps de travail dit « socle commun »,
§  les dispositions générales de la convention collective (incluant notamment le droit syndical, la couverture sociale, la discipline, les dispositions relatives au contrat de travail, les dispositions relatives à la rupture du contrat de travail.).
A cet effet, et sauf accord de substitution intervenu avant cette date, la Direction proposera de proroger jusqu'au 31 décembre 2012 :

  • le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par l’accord collectif pour le personnel journaliste de FTV du 15 septembre 2011 et par les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par les dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA et sur les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, à l’exception des accords qui ont ou auront cessé de produire leurs effets du fait de la conclusion des accords de substitution d'ores et déjà intervenue à la date du 8 octobre 2012 et des dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de "socle commun» et des dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA.

La direction s'engage également à conduire d'ici la fin de l’année les discussions des modalités de transposition dans le nouveau système de classification et de l’harmonisation des rémunérations avec pour objectifs la mise en œuvre au 01/01/2012.
      
PJ : calendrier des négociations

 





lundi 17 septembre 2012

Pflimlin va-t-il encore longtemps tromper son monde ? Ce sont 3.000 postes qui pourraient être concernés par le Plan !



Pflimlin va-t-il encore longtemps tromper son monde ? Ce sont 3.000 postes qui pourraient être concernés par le Plan !

Après l’annonce faite au CCE de France Télévisions du 11/09 par Pflimlin du « plan social » prochain (qui n’a de social que le nom !), la présidence a tenu à sortir un communiqué interne où langue de bois et baratin se côtoient comme de coutume.

Voici l’extrait du texte en question :

S’agissant des emplois supprimés, voici ce que déclare Pflimlin :

« Emploi : une diminution d’effectifs sans départs contraints

« Dans le cadre de son contrat d’objectifs et de moyens, France Télévisions s’était engagée à infléchir le volume global de l’emploi sur la période 2013-2015.
Parmi les scénarios d’évolution du COM, la question d'une accentuation du nombre de départs de l’entreprise basés sur le volontariat n'est pas exclue. »

Chacun constatera que Plimlin ne donne pas dans son communiqué le nombre de départs prévisibles !!!! Seuls ses alliés de la cgt dans un tract « service minimum » intitulé « Sauvons France télévisions ! » donnent un chiffre bidon d’ailleurs « Il est évident que les annonces du 11 septembre 2012 d’un plan social vont bien au-delà de 500 postes… ».

La cgt qui a permis après deux ans de bons et loyaux services rendus à Carolis par son avis donné en décembre 2009, la mise place de cette incommensurable pétaudière et qui a continué la même politique avec Pflimlin depuis son arrivée, ne manque pas d’air en prétendant « sauver l’entreprise unique » dont elle a permis la totale désorganisation ! 

La même cgt  qui avec ses comparses de fo, était prête à signer sous Carolis – chacun s’en souvient – un accord de substitution aux Conventions collectives (2 jours avant l’audience de la Cour d’Appel) dont le syndicat écrivait en mai 2010 « Reste à obtenir la garantie écrite que les avantages individuels acquis au soir du 7 juin en cas d'absence d'accord ne seront pas remis en cause si la négociation échoue au final. » !

La cgt qui vient, aujourd’hui, haranguer les salariés avec des slogans « choc » sur la responsabilité des autres mais ni la leur, ni celle de Pflimlin: « Il faut adresser un message clair aux Tutelles…organiser la révolte populaire….demander à François Hollande ce qu’il a à dire sur l’offre culturelle et d’information…. ». Pas un mot sur la responsabilité de Pflimlin et de son équipe !!!! A la question d’une salariée sur la masse salariale de France Télévisions, la cgt va jusqu’à dire « elle n’a pas vraiment augmenté ».

Quelle mascarade ! Le blog CGC Média, a plusieurs reprises, a révélé les embauches faites par le trio Pflimlin/Ajdari/Papet, depuis un peu plus de 2 ans qu’ils ont là, à avoir quelques 800 recrutements (un des derniers posts du 11/07/12).

Alors quand Pflimlin a le culot d’écrire « France Télévisions s’était engagée dans le cadre du COM  à infléchir le volume global de l’emploi sur la période 2013-2015 », il trompe son monde. Lorsqu’il arrange les chiffres à sa sauce afin de présenter une légère « progression » de la masse salariale mais « sans plus », là encore il se moque du monde.

Que dire des effectifs de la présidence qui sous Tessier regroupaient quelques 70/80 salariés, qui se sont retrouvés 100 de plus sous Carolis  avec quelques 170/180 personnes et qui seraient près de 250 sous Pflimlin. En ce moment même, Yves Rolland le Secrétaire Général de France Télévisions pour tenter de dégonfler le volume des effectifs, essaie de faire en sorte que des salariés qui dépendent contractuellement de la présidence soient rattachés à d’autres secteurs…. 

Quelle fumisterie…Comment espère-t-il faire gober une telle manip ? 

Comment pense-t-il  masquer l’incroyable progression des charges de personnels de la présidence qui bondit de 2011 à 2012 de presque 60% en passant de 5,6M€ à 9,5M€!?

Depuis le début de l’année, en complément du rapport de Madame Martine Martinel, députée en charge de la commission des affaires culturelles de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2012 (Avis qu’elle a rendu sous la référence n° 3806) concernant le COM signé par lui et l'État qui écrit que ce dernier « a été bâti sur une trajectoire financière insincère et hypocrite », le blog CGC média n’a cessé de dénoncer « les petits habillages de circonstance ».


Pflimlin va devoir expliquer aux experts mais plus particulièrement aux Tutelles et à la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC) [ex DDM et ex Service Juridique et Technique de l’Information (SJTI), devenue en 1995 le SJTIC "], tout un tas de pratiques :

1°) Le montant de l’enveloppe due au recours massif aux intérimaires dont France Télévisions a usé et abusé depuis l’arrivée de Pflimlin et ses lieutenants – la quasi-totalité des fois sur des postes fixes et/ou vacants - afin de baisser les charges de personnel puisque les frais liés à l’intérim ne rentrent effectivement pas dans la masse salariale de la société. (*) Etant entendu que de telles pratiques de la part d’une entreprise publique sont inadmissibles.

(*) Le contrat d'intérim est passé entre le salarié et l'agence de travail temporaire. En clair, c'est cette dernière qui devient son employeur, il ne fait donc pas partie de votre masse salariale. Ni de votre effectif, sauf dans le cas du calcul qui déclenche le taux de cotisation de la participation à la formation professionnelle continue. Ce qui n'est pas le cas d'un CDD qui est comptabilisé à la fois dans votre effectif et votre masse salariale. Or, cette dernière sert d'assiette à différentes taxes comme la taxe d'apprentissage et, pour les entreprises de plus de dix salariés, la taxe sur la formation continue et celle sur l'investissement obligatoire dans la construction. 

En outre, la dépense d'intérim étant classée d'un point de vue comptable dans les charges externes, elle vient minorer la valeur ajoutée produite par votre entreprise. Valeur ajoutée qui sert de base au possible dégrèvement de la taxe professionnelle en fonction de la valeur ajoutée. Ce qui peut représenter une économie de 3,5% du montant de la dépense d'intérim. 

2°) Le montant de l’enveloppe due au « contrats » passés avec des « auto-entrepreneurs » qui sont souvent des salariés ou des ex-salariés que France Télévisions oriente vers ce statut pour ne pas non plus avoir à s’acquitter des charges et à ne les déclarer ni dans les effectifs, ni dans la masse salariale. (*) A  ce sujet, lisez  l’article ci-après en cliquant sur « Auto-entrepreneur forcé ou comment détourner de son but un régime entrepreneurial » 

(*) Le statut d’auto-entrepreneur permet à l’employeur de ne pas payer de charges et de ne pas avoir à s’occuper de la gestion des congés payés et de l’Urssaf.
La situation peut se résumer en trois points :
  • Pour maîtriser leur masse salariale, certaines entreprises ont vu dans le régime d’auto-entrepreneur un bon moyen de bénéficier de collaborateurs (parfois d’anciens salariés) sans supporter les coûts et les risques d’un contrat de travail : elles n’ont plus à s’acquitter des charges sociales et jouissent d’une totale flexibilité. Dont acte.
  • La jurisprudence en droit du travail n’existe pas encore, du moins dans le domaine précis de l’auto-entreprise, et le vide juridique donne libre cours aux plus grands excès. Mais le droit du travail laisse penser qu’une possible requalification en contrat de travail aura lieu, à plus ou moins brève échéance, dans les cas les plus graves. A suivre.
  • Pour l’auto-entrepreneur, la perte est balancée : pas de chômage si l’aventure tourne court, mais une mission et la conservation d’une activité économique minimale, fournie par son ancien employeur…
3°)   Le montant de l’enveloppe due au recours aux « prestataires » - la plupart du temps, il s’agit de salariés originellement « intermittents » embauchés par des boîtes qui travaillent pour France Télé et donc eux aussi sortent des effectifs et de la masse salariale.

S’il n’y avait que cela !!!! Non... 

Pflimlin et sa garde rapprochée devront aussi et surtout s’expliquer devant la Justice dans le cadre de la  plainte déposée par la CGC Média pour favoritisme et prise illégale d'intérêt à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506) pour laquelle le procureur de la République Nicolas Baietto diligentait une enquête préliminaire confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) qui est toujours en cours…. dont « Le Canard enchaîné » en juin 2011 révélait les sommes colossales (22 M€ au bas mot) versées à divers cabinets Conseils et autres consultants !

Se défausser maintenant sur l’actionnaire, le Gouvernement et les Tutelles en indiquant « Les ressources publiques versées à l’entreprise seront en retrait sensible par rapport à ce que prévoyait le COM contrat d’objectifs et de moyens…Le redressement des finances publiques impose à tous des efforts, il est légitime que France Télévisions y contribue dans ce contexte de crise. C’est pourquoi, le COM reposant sur un équilibre entre missions, obligations de service public et moyens pour les atteindre, la direction de France Télévisions a engagé dans ce contexte une discussion avec le Gouvernement afin de redéfinir les termes de cet équilibre tout en confirmant ses missions essentielles…», c’est franchement IRRESPONSABLE. Les auteurs de la gabegie devront rendre des comptes et payer.

Pflimlin et la cgt peuvent bien crier au loup aujourd’hui, ce sont eux qui l’ont fait rentrer dans la bergerie. 

La CGC Média ne laissera pas ces femmes et ces hommes qui ont tant donné à l’entreprise toutes ces années dont certains sont d’ailleurs déjà sur la touche, être considérés comme des variables d’ajustement « virables » à moindre coût pour masquer les erreurs des directions successives, plus particulièrement celle-ci, qui ont conduit à la catastrophe industrielle que la télé publique connait aujourd’hui.

vendredi 14 septembre 2012

Pflimlin commence son plan social en loucedé !



Pflimlin commence son plan social en loucedé !

Dans un très récent article intitulé : « SOUS ACTIVITÉ ORGANISÉE A FRANCE 3 TOUTES RÉGIONS CONFONDUES », le blog CGC Médias dénonçait, une fois encore le double (triple ou quadruple) langage de Pflilmin.

Il y était justement question des déclarations de Pflimlin aux Echos (quasiment une pleine page le 10 juillet dernier) et de ce que le quotidien écrivait « Sur la question de la réduction des effectifs, le PDG de France Télévisions, qui a rencontré vendredi la ministre de la Culture et de la communication, Aurélie Filippetti, a réaffirmé que le problème de l'emploi serait abordé "sans tabous" tout en soulignant qu'il n'y aurait pas de "départs forcés".

Article et propos sur lesquels le blog CGC Média avait d’ailleurs réagi, le 14 juillet dernier, dans un long article particulièrement documenté «Pflimlin imagine enfumer le gouvernement avec son soi-disant projet France 3 ressorti des cartons de Nicolas… » dont Pflimlin ne se souvient plus vraiment mais où il est en tout cas sûr d’une chose comme il l’a déclaré au CCE ,  ne surtout pas en avoir parlé à la Ministre qu’il affirmait pourtant rencontrer régulièrement !! Allant même jusqu’à la tacler en public, en trouvant donc l’interview qu’elle a donnée au Monde invraisemblable puisque n’ayant jamais parlé avec elle de son projet de réorganisation France 3.

C’est dingue ces problèmes de mémoire…voire même inquiétant. 

Le journal « L’Hérault » du 12/09/12 (en bas de post) a la bonne idée d’écrire un article « Cinq journalistes contractuels n’ont pas retrouvé leur poste à la rentrée ». Il y est donc question de la fermeture des locales pendant 3 semaines, des programmes régionaux supprimés et de la disparition de tous les CDD de l’antenne de France 3 Languedoc-Roussillon.

Apparemment, les responsables sur place, ont reçu de Paris les mêmes consignes que celles qui sont déjà en vigueur au Siège Paris « plus de remplacement des absences pour récup, maladie, formation, etc… » !!!!


D’où la colère des Tutelles qui découvrent incrédules les chiffres, si tant est qu’ils les aient réellement. (Le blog CGC prévoit de publier très prochainement un  dossier sur le sujet)

En conséquence, tout est bon, pour tenter de réduire ces fameux ETP et engager en loucedé des dégraissages sournois qui équivalent à priver de leurs droits des salariés qui en avaient pourtant.

Eh ! oui, il faut bien les compenser ces quelques 800 recrutements de directeurs, sous directeurs, conseillers de ceci, conseillers de cela, etc….et tenter de les réduire ces ETP qui ont bondis du seul fait de Pflimlin et ses équipes.

Pflimlin peut bien accuser Bercy de tous les maux dans son communiqué…se défausser sur la situation économique 2012 et la diminution probable des ressources dans la cadre du budget 2013 qui conduira à réviser le contrat d’objectifs et de moyens (COM), personne n’est dupe !

Tenter de se dédouaner, à présent, sur « le Gouvernement avec qui la direction de France Télévisions a engagé dans ce contexte de crise une discussion afin de redéfinir les termes d’un équilibre tout en confirmant les missions essentielles », faut quand même e pas avoir peur du ridicule.

Le « pas responsable/pas coupable » de Pflimlin sous couvert du contexte de crise  « le redressement des finances publiques qui impose à tous des efforts auquel il est légitime que France Télévisions contribue dans ce contexte de crise….La conjoncture économique qui pèse sur le marché publicitaire français, ce dont France Télévisions souffre comme ses concurrents… la diminution des ressources publiques (21 M€ par rapport au COM) qui « justifierait » le plan d’économies engagé par l’entreprise au premier semestre 2012 et complété d’ici la fin de l’année pour préserver l’équilibre des comptes de France Télévisions en fin d’année…», tout ça c’est du pipeau.

Pflimlin/Ajadari/Papet vont devoir rendre des comptes sur leur gestion catastrophique qui a conduit l’entreprise dans le mur…et puis c’est tout et puis c’est tout !

Canal + n’accepterait pas les conditions du CSA pour le rachat de Direct 8 !

Canal + n’accepterait pas les conditions du CSA pour le rachat de Direct 8 !





Selon le magazine Stratégies (voir fin de post)  le groupe  Canal « refuserait les conditions posées par le CSA pour valider l’acquisition ». Jugeant ces modalités "inacceptables", Canal  à peine provoc, se dirait même prêt à exploiter la chaîne pour le compte de Bolloré Médias si les conditions de rachat restent en l'état !
Voilà qui devrait plaire à Bolloré.





Ce « bras de fer » avec le CSA arrive au moment même où la Ministre dans une interview au Monde, indique que la nouvelle loi audiovisuelle qui devait être présentée à l’automne 2012  attendrait le premier trimestre 2013, le temps entre autres, que le Premier Ministre qui avait  lancé une réflexion sur le rapprochement du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) en vue peut-être d’une nouvelle instance de régulation, ait tranché.


La décision du CSA est attendue dans les tous prochains jours - deux séances plénières sont du reste prévues avant la fin du mois – mais  Canal se dit prêt à lancer la chaîne avant octobre rebaptisée D8 pour l’occasion mais aussi à la gérer sans en être pour autant propriétaire ! De ce fait des salariés de Direct 8 « repris » pourraient se retrouver aller travailler pour des filiales de Canal comme iTélé sans qu’ils aient vraiment le choix !
On comprend dès lors beaucoup mieux pourquoi, nombre de salariés de Direct 8 inquiets –on le serait à moins - plus que réservés sur la finalité de « l’opération » pour laquelle le Comité d’Entreprise qui ne l’a pas encore été, devra être totalement informé puis après consulté.

Si le groupe venait à mettre en œuvre cette stratégie sans que le CSA se soit prononcé, il y a fort à parier que Bolloré qui comptait sur cette « vente » ne verrait sûrement pas cela d’un très bon œil…à suivre donc.


jeudi 13 septembre 2012

Pflimlin le « maraîcher » du PAF met les salariés sur le pavé.



Pflimlin le « maraîcher » du PAF met les salariés sur le pavé.

Après que Pflimlin le « maraicher » du PAF soit venu vendre ses nouvelles salades,   mercredi 12/09 devant les élus du CCE, en se défaussant sur les Ministres de Tutelle Aurélie Filippetti et Jérôme Cahuzac pour tenter de masquer sa gestion catastrophique depuis 2 ans, la première à la Culture qu’il tacle en public, en affirmant qu’il n’a jamais parlé avec elle de son projet de réorganisation France 3 et donc qu'elle donne au Monde des interviews intempestives, le second au budget qu’il rend quasiment coupable de ses annonces dont il écrit dans un communiqué adressé à l’ensemble des personnels de France Télé (en bas de post) que «La diminution des ressources publiques (21 M€ par rapport au COM) et le redressement des finances publiques imposent à tous des efforts…pour lesquels  la direction de France Télévisions a engagé dans ce contexte une discussion avec le Gouvernement … », la navigation à vue continue de plus belle.

Pflimlin il en pratique les premières mesures du « PLAN SOCIAL » qu’il a annoncé hier en CCE ?

Tout commence dans la séance de questions/réponses mensuelle des délégués du personnel de France 5 du 20/08/2012 - questions qui ont été reposées le 30/08 pour un puis le 03/09/2012 face aux non réponses de la direction où aux réponses à côté – ainsi qu’aux questions du CHSCT d’Issy-les-Moulineaux du 2409/2012.

Question parmi d’autres (*): « France 5 a stoppé le bail de l’immeuble Marceau au 13/01/2013 où 120 personnes dépendant de la chaîne travaillaient. Même dans l’hypothèse avancée par la direction où le bail pourrait être prolongé d'un mois, quid des 120 personnes après cette date »

France  Télévisions se contente d’indiquer, aujourd’hui, qu’ils réintègreront Horace Vernet .

Mais pour ce faire, il manquerait environ 200 m2…tout cela sans compter le manque de place de parking ou encore les problèmes de cantine !!!!

(*)  Questions :

- Peut-on avoir de la visibilité sur le déménagement de Marceau à Horace Vernet ? Nombre de personnes ? Nombre de bureaux ?
Y aura t-il assez d'espace et les conditions seront-elles satisfaisantes pour exercer notre travail ?

Nous sommes inquiets pour les raisons suivantes :

- la régie ne déménage vers Varet que fin 2014 début 2015 et occupe encore deux étages supposés libres au moment de la décision de rapatrier les équipes de Marceau à Vernet. Il  y a besoin de conserver des "bureaux de passage" qui vont  donc  grever les surfaces ;

- le 18 rue Horace Vernet ne peut accueillir le personnel en supplément puisque les problèmes de climatisation ne sont pas résolus.

- nos métiers demandent de la confidentialité et de la concentration, nous sommes obligés de recevoir des personnes de l'extérieur, tout cela ne peut s'accorder avec la solution de facilité qui consiste à entasser le personnel dans des « open space ».

Le personnel de France 5 veut continuer à  travailler dans de bonnes conditions.
Ce sont donc 120 personnes concernées dont Pflimlin n'a visiblement que faire qui risquent de se retrouver S.B.F  (Sans Bureau Fixe)

Ci-après, le Communiqué de Pflimlin aux salariés de France Télé:




Actualité de France Télévisions

La marche générale de l’entreprise a été longuement évoquée par le Président lors du comité central d’entreprise du 11 septembre.
Focus sur les informations essentielles communiquées aux élus.

Situation économique 2012

La conjoncture économique pèse sur le marché publicitaire français, ce dont France Télévisions souffre comme ses concurrents. Malgré un bel été en termes d’audience qui a permis de stabiliser la baisse des recettes publicitaires (qui atteignait - 30 M€ à fin juin), ce retard pourrait s’élever de -50 à -55 millions en fin d’année. Pour tenir compte également de la diminution des ressources publiques (21 M€ par rapport au COM), un plan d’économies a été engagé par l’entreprise au premier semestre 2012 et sera complété d’ici la fin de l’année pour préserver l’équilibre des comptes de France Télévisions en fin d’année.

Budget 2013 : une diminution probable des ressources qui conduira à réviser le contrat d’objectifs et de moyens (COM)

Le redressement des finances publiques impose à tous des efforts : il est légitime que France Télévisions y contribue dans ce contexte de crise.

En 2013, les ressources publiques versées à l’entreprise, comme les recettes de publicité, seront ainsi en retrait sensible par rapport à ce que prévoyait le contrat d’objectifs et de moyens. France Télévisions doit donc se préparer à une amplification des mesures d’ajustement qu’elle a déjà engagées pour s’adapter à cette situation économique.

Le COM reposant sur un équilibre entre missions, obligations de service public et moyens pour les atteindre, la direction de France Télévisions a engagé dans ce contexte une discussion avec le Gouvernement afin de redéfinir les termes de cet équilibre tout en confirmant ses missions essentielles : l’information, le développement numérique, le soutien à la création et la présence territoriale. Les choix devront être partagés afin d’assurer l’équilibre économique à moyen terme de France Télévisions.

Emploi : une diminution d’effectifs sans départs contraints

Dans le cadre de son contrat d’objectifs et de moyens, France Télévisions s’était engagée à infléchir le volume global de l’emploi sur la période 2013-2015.
Parmi les scénarios d’évolution du COM, la question d'une accentuation du nombre de départs de l’entreprise basés sur le volontariat n'est pas exclue.

Mais l’hypothèse d'un plan de départs contraints est écartée par la direction.
Vie de l’entreprise
Information : lancement du projet INFO 2015
Pour mieux répondre aux usages actuels et futurs du public sur tous les écrans, France Télévisions a l’ambition de continuer à produire et à éditer une information de référence ainsi que de devenir ou redevenir leader sur tous les supports.
Le projet INFO 2015, dont le périmètre est l’information nationale de France Télévisions, a pour mission de travailler sur une offre clarifiée et confortée, en adéquation avec l’identité des chaînes et des nouveaux supports, et de réfléchir à une organisation adaptée et rénovée.

Le nouveau défi consiste à faire vivre au sein de France Télévisions deux logiques en matière d'information : celle des éditions à des heures fixes, et celle du flux continu de l'information, 24h/24, 7J/7, et donc être présent sur tous les temps de l'information et sur tous les supports : Internet, smartphone, télévision connectée…

L’objectif est de garantir et de développer la diversité et le pluralisme de l’information en continuant à proposer des éditions nationales sur France 2 et France 3, complémentaires, enrichies par le numérique, avec des identités clairement assumées et renforcées.

Pour ce faire, il s’agit de passer d'une logique de rédactions par chaîne à une logique de rédaction pour toutes les éditions et tous les supports, au service du renforcement des éditions de France 2, France 3 nationale et de francetvinfo, avec des organisations adaptées à chaque offre d'info, comme c’est le cas dans d’autres grands groupes publics européens. Dans une telle perspective, ces éditions resteraient incarnées par des équipes éditoriales dédiées garantissant la singularité de ces rendez-vous d'information.

Pour réfléchir et préparer la déclinaison concrète de cette organisation, qui fera l’objet d’une information régulière, puis d’une consultation des instances représentatives du personnel, un groupe de travail a commencé à travailler autour de Thierry Thuillier dans une phase d’avant-projet. Piloté par Jérôme Cathala, directeur des magazines d’information, ce groupe projet rassemble des représentants des rédactions, de la direction du numérique, des fonctions supports et fera appel à des expertises internes et externes.

La mise en place de la nouvelle organisation, telle qu’elle ressortira des travaux du groupe projet, est prévue à l’horizon 2015.
 

mercredi 12 septembre 2012

La "fête des couleurs" 2012 de France Télévisions prévue en novembre au Futuroscope ne devrait pas avoir lieu!

Souvenez-vous, le 27 mars 2011, le blog CGC Média avait donné le « gros » du programme des « festivités » organisées très chèrement au CNIT par France Télévisions sur 2 jours, les 28 et 29 mars 2011.
 


Patrice Papet DGA/DRH et son acolyte Murielle Charles-Beretti directrice déléguée au dialogue social, avaient à l'époque pour France Télés, calé cette "Convention managériale" où chaque participant s’était vu remettre un bracelet de couleur, rose, bleu, marron, etc…pour au atelier dédié.
 
Selon nos informations, ce véritable voyage entre amis au Pays des Merveilles, était prévu au Futuroscope de Poitiers pour novembre 2012.

Il ne devrait plus avoir lieu; il serait - communique-t-on en interne - reporté en 2013. Bonjour le coût du dédit !