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lundi 8 octobre 2012

La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste.


La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste.

Papet a prévu depuis le départ de planter les négociations pour tout nouvel accord collectif dans l’audiovisuel…

« En l’absence de signature d’un accord, il appartiendrait à l’employeur de mettre en œuvre tout ou partie des avancées négociées avec les organisations syndicales » voila ce que Papet a couché sur le papier noir sur blanc.

Le 6 février 2009, le blog CGC Média révélait que Didier Tourancheau dernier Président Représentant des employeurs des 6 sociétés de l'Audiovisuel Public adhérentes de la Convention Collective de l’Audiovisuel (CCCPA) et par dessus tout son garant, avait rejeté en démissionnant la proposition de deux DRH parmi les sociétés qui composaient alors l'AESPA, à savoir René Maisonneuve (ex France 2, France3 et RFO) et Patrice Papet (ex Radio France), suggérant que l'Association s'auto dissolve !

Papet qui est donc bien, en amont, coresponsable de tout ce BINZ devrait en toute logique et en conséquence, annoncer dès le 9 octobre son départ en retraite (né le 21 janvier 51, il a déjà fait du rab). Il essaie vainement, ce 8 octobre, de faire passer un message relayé par ses amis de fo, aux négociateurs histoire de faire monter la pression avec ses habituelles « salades» : « après le 8/10/12 il n’y aura plus rien que l’accord FTV. »

C’est FAUX et ARCHI FAUX et Papet le sait pertinemment.

Dans un article intitulé « Négo collective au point mort à FTV: les "Satanas et Diabolo" de la casse sociale à France Télévisions ne rendront pas leur copie! », la CGC Média rappelait d’ailleurs que « Papet qui ne faillit pas à sa réputation...en 10 ans, n'avait pas signé le moindre accord collectif qui soit (depuis France 3 où il était DRH sous Pflimlin dégé, en passant par Radio France DGA/DRH, le même titre qu'à France Télévisions où il est de retour) ».

Depuis juillet 2010 que Papet est là (plus de 2 ans donc) flanqué des deux inséparables Wolters Kluwer Murielle Charles l’ex DRH au « dialogue social» (une fumisterie puisque inexistant à FTV) et Frédéric Mautret l’ex délégué syndical CFTC son actuel « adjoint », force est de constater que les négos n’ont pas abouti.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Si aucun accord (de substitution) n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.

Au 9 octobre 2012, tout d’abord contrairement aux mensonges alarmistes de fo qui refait le coup d’il y a trois ans sur l’air de « sans accord de substitution, il n’y aura plus rien »  - CE QUI EST TOTALEMENT FAUX –  les salariés conservent :

• Tout d’abord, les avantages acquis, à savoir tout avantage dont le salarié a déjà bénéficié au jour de la dénonciation qu’il soit issu de la Convention Collective ou des accords d’entreprise et dont le droit était ouvert au jour de la dénonciation.

Ensuite tout avantage acquis qui représente, autrement dit, un avantage dont le salarié bénéficie à titre personnel, c’est-à-dire que, même si cet avantage peut concerner l’ensemble des salariés, le salarié en a bénéficié individuellement.

A titre d’exemple d’avantage individuel acquis, la prime d’ancienneté sera considérée comme un avantage individuel car elle résulte du temps de présence du salarié dans l’entreprise et elle est propre à chaque salarié même si elle peut être ouverte à tous.

Représente élégamment un avantage individuel acquis, tout ce qui touche à la rémunération, aux classifications, aux qualifications, aux automatismes, etc...au temps de travail, aux jours de congés, aux jours supplémentaires, aux jours coïncidant avec un jour férié, etc…la liste est longue.

En résumé, lorsqu’à l’issue du délai de survie, les salariés conservent donc les avantages individuels acquis, ces dispositions, initialement issues de l’application d’une convention collective ou de différents accords d’entreprise, changent de nature et sont considérées comme incorporées au contrat de travail.

A partir de ce moment, l’employeur ne pourra plus les modifier sans obtenir l’accord du salarié.

Tous ces avantages dont a bénéficié le salarié depuis sa date d’embauche sont listés et deviennent partie intégrante de son contrat de travail que l’employeur ne peut plus modifier unilatéralement. 

Ceux qui disent le contraire mentent aux salariés. 

Ainsi fo comme il y a 3 ans, ressort son gros baratin pour justifier la signature d’un éventuel « texte de substitution » qui pour le compte ferait tout perdre aux salariés !!!!

Dans un papier cire-pompe dont fo a l’habitude, le syndicat souligne « Le pas fait par la direction qui annonce que la négociation sur la partie temps de travail pouvait être reportée à ces prochaines semaines». TU PARLES d’un pas !!!!! Bien obligé, nous sommes le 8 octobre et il n’y a pas de texte.

Et tout de suite après, d’annoncer la couleur, « En revanche, la direction menace « sans signature du texte » d’appliquer unilatéralement l’accord FTV SA » et exige un texte conclusif concernant « la Rémunération, la Grille de classification et les Emplois des PTA ».
TU PARLES d’une menace !!!!! Appliquer unilatéralement l’accord FTV SA qui s’applique de toute façon déjà à tous depuis la loi de mars 2009 !!!!

Il est certain que sans texte signé – A MOINS DE PROROGATIONS -  les salariés Personnels Techniques et Administratifs (P.T.A.) mais aussi les Journalistes conservent donc les classifications, leur système de rémunération, leur qualification puisqu’ils ont contractuels.

« La disparition des « B » et « n » »  que fo agite dans un document bourré de contre vérités, n’est qu’une illustration du baratin dont ils sont coutumiers, destiné à enfumer le personnel pour tenter de justifier ses inavouables positions.

Contrairement à ce que fo raconte « Aucune décision de justice n’a imposé à France Télévisions de rendre sa copie sur sa nouvelle organisation du travail dans l’entreprise pour les Personnels Techniques et Administratifs (P.T.A.) au plus tard le 8 octobre 2012 », NON…La décision de Justice de la Cour d’Appel  saisie par les 3 appelants CFDT, SNJ, SNPCA-CGC, n’a fait que fixer, à cette date, le délai de survie de la Convention, rien d’autre.

Il faut le redire pour fo qui fait semblant de ne pas le comprendre, au 8 octobre 2012 si aucun accord (de substitution) n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.

Fo va même pousser la farce jusqu’à produire un soi-disant « tableau non-exhaustif » (dixit) de ce qu’ils auraient obtenu…Un florilège de boniments en tous genre plus bidons les uns que les autres :
 
« Une nouvelle classification et définition des emplois qui correspond à la réalité de l’entreprise ». TU PARLES …Laquelle, celle de ses amis de la direction que personne ne valide !!!!
« La reconnaissance des nouveaux métiers de l’audiovisuel qui n’existait pas dans les accords » TU PARLES …Lesquels, ceux de ses amis de la direction que personne ne valide !!!!
« Le maintien total des rémunérations antérieur avec aucune perte de salaire » TU PARLES …
« L’intégration dans le salaire de base de la grande majorité des primes : primes de disponibilité, primes de pénibilité, primes de contrainte, primes de télétraitement, compensation salariale, etc…prime d’ancienneté augmentée, augmentation des mesures individuelles en remplacement des automatismes, progression dans la grille tous les 5 ans, sauf avis contraire (écrit, argumenté et justifié) du chef de service; primes de sujétion intégrées au salaire de base ! etc… TU PARLES …un véritable copié/collé des documents de ses amis de la direction qui fait mine de lâcher d’une main ce qu’elle reprend de l’autre.

Cerise dur le gâteau, fo va même jusqu’à écrire « Nous proposons avec d’autres organisations syndicales, de proroger les accords existants pour donner encore un peu de temps aux négociateurs afin d’aboutir à un texte réfléchi et consensuel. Après deux ans de négociations intensives il serait préjudiciable de terminer ces négociations primordiales dans la « frénésie » alors que nous arrivons à échéance. » !!!

Quelle mascarade…« fo prétend proposer aux autres organisations syndicales, de proroger les accords existants pour donner encore un peu de temps aux négociateurs afin d’aboutir à un texte réfléchi et consensuel… » on dirait le communiqué de la directionoù Papet écrit aux OS  le 6 septembre dernier :

« Sauf accord de substitution intervenu avant cette date [8 octobre 2012], la Direction proposera de proroger jusqu'au 31 décembre 2012 :

  • le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par l’accord collectif pour le personnel journaliste de FTV du 15 septembre 2011 et par les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par les dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA et sur les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, à l’exception des accords qui ont ou auront cessé de produire leurs effets du fait de la conclusion des accords de substitution d'ores et déjà intervenue à la date du 8 octobre 2012 et des dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de "socle commun» et des dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA.

 La direction proposera de poursuivre les négociations jusqu'au 31 décembre 2012 portant sur les autres dispositions du projet d'accord collectif, à savoir :

- les annexes à l’accord portant sur le temps de travail dit « socle commun »,
- les dispositions générales de la convention collective (incluant notamment le droit syndical, la couverture sociale, la discipline, les dispositions relatives au contrat de travail, les dispositions relatives à la rupture du contrat de travail.).

La direction s'engage également à conduire d'ici la fin de l’année les discussions des modalités de transposition dans le nouveau système de classification et de l’harmonisation des rémunérations avec pour objectifs la mise en œuvre au 01/01/2012. »

Alors les bobards de fo comme ceux de ses amis de la direction, ça suffit !

L’État , la DGMIC son organe de contrôle financier, le Gouvernement, les Tutelles, les Parlementaires, les politiques, etc…apprécieront de constater que depuis plus d’un an sous Carolis, plus de deux ans avec Pflimlin, Papet et ses acolytes sont à présent dans un cul-de-sac et ne sont parvenus à rien, sauf à la PROROGATION DES TEXTES pour éviter que des dizaines de milliers de personnes dans l’Audiovisuel Public revendiquent que figurent à leur contrat de travail les "A.I.A." avantages individuels acquis.

Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !



Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !

Les duettistes de la casse sociale Patrice Papet/ Murielle Charles aidé de leur fidèle serviteur Frédéric Mautret qui a oublié depuis bien longtemps son mandat de délégué syndical CFTC qu’il occupait à Wolters Kluwer (au côté de son ex patronne d’aujourd’hui), font à nouveau parler d’eux.

Alors que depuis une paire d’années, ces trois là n’ont eu qu’un seul but en tête : éradiquer toute forme de relations sociales à France Télévisions, allant jusqu’à plomber sciemment les négociations sur un nouvel accord collectif couvrant les 11.000 salariés de l’entreprise, les voila qui continuent leur propagande de désinformation quotidienne.

Leur toute dernière concerne « les fiches de poste » des salariés dont une personne au Siège à Paris serait chargée !!!!!

Quelle personne…Qui est-elle….Quelle est sa qualité professionnelle…Interne ou externe à l’entreprise…Quel est son nom…Et puis une personne pour 11.000 salariés, comment fait-elle ????

A toutes ces questions somme toute légitimes, encore plus dans cette période de fin d’année et d’éventuelles mesures individuelles salariales, bien évidemment, pas de réponse…

Une telle personne existe-t-elle au moins ?! Si tel était le cas, il est clair que le Secrétaire du CCE, le Bureau de l’Instance ainsi que ses membres, auraient forcément dû être informés et consultés…ce qui n’est pas le cas.

C’est pourtant ce que les responsables RH ou DRH répondent aux salariés particulièrement en région, qui veulent savoir et comprendre.

Prenons ce salarié lambda travaillant donc dans une des régions de France 3.

Cette personne demande comme c’est son droit, à pouvoir consulter sa fiche de poste quitte à la modifier si besoin est. Le responsable local RH lui indique avoir « croisé la personne qui s’occupe de refaire les fiches de poste à Paris »  et d’ajouter « à partir de maintenant, c’est cette personne qui valide ou non ».

Comme si cela ne suffisait pas, la procédure est même décrite au salarié qui se demande d’ailleurs comment quelqu’un qui est à Paris et devrait donc valider ou pas des fiches de poste, pourrait bien émettre un avis sur des cas en région sans les connaitre.
La voici :
-        « Chaque salarié peut vérifier auprès de son chef de service sa fiche de poste.
-        Le salarié qui estime qu’elle n’est pas conforme à la réalité et souhaite des modifications les lui transmets.
-        Son chef de service répercuterait (normalement) au responsable RH ou DRH ou éventuellement au directeur territorial qui fait (normalement) suivre à la personne en charge des fiches de poste à Paris.
-        C’est cette dernière qui déciderait de valider ou non (sans jamais avoir eu de contact avec le salarié) »

Au final si la fiche la validation par Paris est négative pour le salarié – c’est-à-dire, si la direction estime que le salarié est bien « positionné » – la direction régionale suit…cela dit dans le cas d’une validation positive aussi !

Inutile de chercher à savoir qui est cette personne, elle restera inconnue !!!! Quant à ces soi-disant procédures, il semble bien qu’elles ne soient que fantômes

Et dire que France 3 a pour slogan, « la chaîne de la proximité »…on en est bien loin et niveau social, le moins que l’on puisse dire, c’est  que c’est « moins belle la vie ! »

jeudi 4 octobre 2012

Trois Sénateurs pour une cinquantaine de grévistes cgt / fo ce 2 octobre 2012.

Trois Sénateurs pour recevoir, mardi 2 octobre, une cinquantaine seulement de "protestataires" cgt / fo 

A France Télévisions comme à Radio France, le tandem cgt / fo avait appelé à la grève.

Les observateurs sur place, ont dénombré un peu plus d’une cinquantaine de personnes devant le Sénat… « C’est une forte mobilisation à laquelle il faut s’attendre » avait d’ailleurs claironné Marc Chauvelot, secrétaire général de la cgt, au Figaro.

Ce dernier dénonçait, entre autres, dans les colonnes du journal réputé d’opposition «le manque de stratégie du groupe» tout en rappelant que France Télévisions en était à «son quatrième contrat d'objectifs et de moyens avec l'État depuis 2007» !!!

Il faut quand même ne pas manquer d’air pour aller sortir de tels arguments alors que les avis rendus par la cgt en CCE sous Carolis comme sous Pflimlin leur ont permis de mettre en place ce qu’ils font semblant de dénoncer aujourd’hui, à savoir « ce manque de stratégie » qu’il font mine de découvrir aujourd’hui.

Leurs indéfectibles alliés de fo adoptent la même posture mais eux, ils viennent de se faire prendre la main dans le sac, à écrire dans un courrier secret à Pflimlin lui-même (révélation du blog medias-cgc du 1eroctobre) :
“Comme vous le constatez Monsieur le Président, Force ouvrière partage vos analyses.
C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des salariés de France Télévisions à cesser le travail le 2 octobre prochain.”

La cgt grande promotrice de l’entreprise unique, en rendant avis sur avis en CCE, a accompagné tout le long la direction « Caroliso/Pflimlienne »  avec toute une flopée de textes cosignés avec fo et bâtis à l’évidence en amont avec la direction...Tenter de se positionner, à présent, en "rempart " au chaos qu'ils ont contribué pleinement à installer, il faut oser !!!!! 
Les salariés ne s'y sont d'ailleurs pas trompé. Sur des milliers et des milliers de collaborateurs à France Télé et Radio France, quelques dizaines seulement devant le Sénat, ça veut tout dire.
Quant au binôme cgt/fo qui appelait à la grève, ne cherchez pas des banderoles ou des signes distinctifs fo, il n'y en avait pas; il n'y avait sur place que des drapeaux rouges! 
Alors oui, certains des "contestataires" ont été reçus par 3 sénateurs Pierre Laurent, Marie-Christine Blandin et David Assouline mais c'était pour la forme...rappelons que devant ces deux derniers, Pflimlin était allé le 4 avril déballer son blablabla et charger sur son prédécesseur: "d’avoir laissé l’entreprise totalement désorganisée".












lundi 1 octobre 2012

La grève du 2 octobre à France Télévisions, en soutien à Pflimlin et à son plan social...Dans une lettre secrète lui étant adressée, FO affiche sa connivence et dit partager son analyse!

La grève du 2 octobre à France Télévisions, en soutien à Pflimlin et à son plan social...Dans une lettre secrète lui étant adressée, FO affiche sa connivence et dit partager son analyse! (âmes sensibles s’abstenir)

Au 8ème étage de France Télévisions, la lettre que FO a adressée à Pflimlin et qu’elle comptait bien garder secrète, se passe de mains en mains....A la direction les commandes spéciales de vinaigre ont bondi d’un seul coup...Eh! oui pour attraper les mouches, ils faut bien du vinaigre...et le moins que l’on puisse dire, c’est que FO se retrouve bien attrapée avec ce courrier qui fait la joie de Pfimlin, de ses lieutenants et de son armée mexicaine.

Après de tels agissements, c’est l’ensemble des signataires de cette missive abjecte qui pousse les salariés à la grève pour d’autres revendications que celles annoncées dans le préavis, qui devrait démissionner en bloc de tout mandat visant à représenter le personnel !

Les salariés n’ont pas besoin pour les représenter, de tels zozos qui ne savent visiblement faire qu’une chose: les manipuler.

N.B: Attention, il peut être opportun de se munir de sacs en papier avant la lecture de ce texte pour les personnes les plus fragiles !

Dans ce courrier de 4 pages signé:

-          Françoise Chazaud,
-          Patrice Gonfier,
-          François Ormain,
-          Jean-Michel Seybald,
-          Eric Vial,
-           
que le blog CGC Média vous propose de découvrir en fin de post, on peut notamment lire:

“La stratégie qui va être définie [par Pflimlin donc, ndlr], aura nécessairement des conséquences sur l'emploi. Malgré vos déclarations qui se veulent rassurantes, nous savons bien que derrière "des plans volontaires de départs non contraints" se profile à l'horizon "un plan social" beaucoup plus drastique est beaucoup plus contraignant pour les salariés.

“Comme vous le constatez Monsieur le Président, Force ouvrière partage vos analyses.

C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des salariés de France Télévisions a cesser le travail le 2 octobre prochain.” (sic)

Quelle démonstration de cirage de pompes. FO signataire du préavis de grève aux côtés de la cgt, entraîne donc volontairement les salariés dans une grève en soutien à Pflimlin.

Les salariés que FO pousse à se mettre en grève et donc à perdre une partie de leur salaire, le feraient pour sauver Pflimlin...ils apprécieront !

FO allant même jusqu’à ajouter dans son courrier émétique: “Vous aurez avec vous la mobilisation de l'ensemble des salariés.”

Comme si FO garantissait à son ami Pflimlin que les salariés se mobiliseraient et se mettraient en grève pour le soutenir...lui qui va mettre en place un plan massif de suppression de postes pour en virer une bonne partie !

Il faut le voir pour le croire; voici mot pour mot un autre aperçu de la prose de FO aux relents nauséabonds: Ceux qui font le choix de s'attaquer à France Télévisions sont des ennemis de la Démocratie et de la culture” [avec des majuscules S.V.P.]

Autrement dit, tous ceux qui opsent s'en prendre à Pflimlin seraient donc des "incultes antidémocrates"...Avec de tels niveaux de bassesse atteints, comment faudrait-il, eux, les qualifier ?

C’est soi-disant parce que FO partage la même analyse que celle de Pflimlin pourtant décrite en début de courrier comme “situation générale de l'entreprise extrêmement préoccupante”, qu’elle demande aux salariés de se mobiliser!!!!!

Il faut relire et encore relire ces mots qui résonnent comme autant de coup de poignards que FO assène dans le dos des 11.500 collaborateurs de France Télévisions pour constater avec horreur et effarement, qu’ils sont vrais et ont bien été couchés sur le papier:
“Force ouvrière partage les analyses de Pflimlin et l’invite à le constater dans le courrier qu’il lui adresse.
C'est pourquoi FO appelle l'ensemble des salariés de France Télévisions a cesser le travail le 2 octobre prochain.”

Et comme si les salariés n’étaient pas assez écœurés de cette complicité malsaine, la quasi totalité du texte est à la hauteur de ces deux ou trois lignes, indigne, infecte et répugnante.

Chaque mot, chaque locution, chaque phrase a pout but de dédouaner Pflimlin de ses responsabilités de la façon la plus anachronique qui soit “Monsieur le Président Directeur Général, vous ne devez pas céder!” comme si Pflimlin était le seul rempart à l’odieux Législateur, à ces méchantes Tutelles, à ce Gouvernement “confiscateur” et enfin à “cette presse nationale qui se fait chaque jour un mail plaisir d’égratigner France télévisions en critiquant son fonctionnement et ses programmes”.

Pflimlin ne serait pour FO responsable de rien...et surtout pas de “La situation générale de l'entreprise extrêmement préoccupante” ou encore “L’asphyxie financière et Sociale au bord de laquelle est France Télé”.

Chacun aura compris à la lecture de ces quelques phrases extraites du secret message de soutien adressé à Pflimlin, à quel jeu FO a joué et joue encore: “Il est de votre devoir de capitaine de fixer le cap dans la tempête que nous allons traverser. La situation générale de l'entreprise est extrêmement préoccupante. Nous sommes tous dans le même bateau : patron, salariés, organisations syndicales. Nos efforts convergents vers un même but: défendre la pérennité de France Télévisions et protéger les emplois.....
Force ouvrière reconnaît votre engagement. Nous savons que dans les jours prochains qui vont être déterminants pour l'avenir de France télévisions, vous aurez la lourde responsabilité d'obtenir les financements nécessaires pour la réalisation de nos missions de services publics. Vous aurez avec vous la mobilisation de l'ensemble des salariés.” [quel pitoyable déballage, ndlr]

Enfin, il n’est pas inutile de revenir encore et encore sur les propos les plus révoltants de tous, le plus immondes "ce plan social" beaucoup plus drastique et beaucoup plus contraignant pour les salariés qui se profile à l'horizon et qui malgré vos déclarations se voulant rassurantes, FO dit en partager la même analyse, à savoir qu’il va bien au-delà  "des plans volontaires de départs non contraints" !!!!!!

Un plan social beaucoup plus contraignant pour les salariés au-delà des départs contraintsque FO dit partager en analyse…Quel minable salmigondis.

Une chose est sûre concernant FO, si les paroles s'en vont, les écrits restent  !!!!








Pflimlin doit partir…il sait maintenant que le Gouvernement ne tirera pas un trait sur son catastrophique passage à France Télé.

Pflimlin doit partir…il sait maintenant que le Gouvernement ne tirera pas un trait sur son catastrophique passage à France Télé.
Le 3 juillet 2010, le blog CGC Médias publiait un article quelques jours avant que Nicolas Sarkozy ne nomme Pflimlin sur la situation catastrophique qu’il laissait après quelques 4 ans de foutoir. L’entreprise où il sévissait, Presstalis (ex NMPP) était en quasi faillite.
A l’époque, le Premier Ministre François Fillon pour montrer Pflimlin sous son meilleur jour, avait décidé de mettre le contribuable à contribution avec une recapitalisation in extremis de Presstalis !  « L’État mettait la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirigeait donc Remy Pflimlin depuis juillet 2006 ».
La gestion Pflimlienne de Presstalis avait conduit à un déficit d’exploitation qui devait dépasser, au total, les 100 millions d’euros pour sa dernière année de plein exercice,  
- Une société qui était, en état de dépôt de bilan virtuel ;
- Avec quasiment plus de trésorerie;
- Des fonds négatifs qui s’élevaient pour l’année N-1 à 70 millions d’euros;
- La nomination par le gouvernement d'un inspecteur des finances, Bruno Mettling, chargé de  réaliser une étude sur la viabilité financière de l’entreprise ;
- Et au bout du bout, 11 millions d'euros de l'argent public apportés par "La Direction du Développement des Médias (Service de Matignon)" qui n’avait pas peut-être pas l’intention d’accorder cette somme mais qui respectait ses engagements en la versant;
- en prime un effort des actionnaires pour recapitaliser l'entreprise au bord du gouffre avec "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."
C’est cela que Pflimlin dans une interview donnée presque le même jour que ces chiffres, qualifiait de " réussite mondiale...que regardent les professionnels de la presse chinoise " et que le blog CGC Média relatait dans post intitulé « Rémy Pflimlin, les chinois nous l'envient... ».
Aujourd’hui, Presstalis annonce un plan social qui vise la moitié des salariés pour imaginer s’en sortir.
A 2 ans d’intervalle c’est presque la même situation que connait France Télévisions avec Pflimlin.
Seulement cette fois-ci ni Jérôme Cahuzac, ni Jean-Marc Ayrault n’ont décidé de sauver la tête de Pflimlin en tirant un trait sur sa « gestion » invraisemblable de l’entreprise.
Pour le budget 2013, le Gouver­nement s’il épargne Radio France avec 625 millions d'euros de budget, l'Institut National de l'Audiovisuel (92 millions) dont le budget ne baisse que de  0,5 % ou encore Arte  France qui avec 268 millions ne sera amputé que de 0,3 % ni même celui de l'Audiovisuel Extérieur de la France quasi inchangé à 169 millions d'euros, concernant Pflimlin et France Télé l’addition est salée.
Pflimlin a fait assez de dégâts depuis son arrivée. Ce sera finalement une baisse de 3,4 % du budget 2013. Pour arriver à une baisse finale de l'enveloppe de 85 millions d'euros, le Gouvernement devrait va réduire la dotation budgétaire censée compenser, ­depuis 2009, l'arrêt de la publicité après 20 heures et qui était encore de 450 millions d'euros en 2012.
Pflimlin imaginait peut-être qu’en gonflant les chiffres des recettes publicitaires à 425 millions d'euros dans le cadre du COM qu’il a fait signer à l’actionnaire alors que les recettes de pub pour 2012 ne devraient pas dépasser 350/360 millions d'euros (comme nous l’avions écrit), il allait continuer à faire supporter au contribuable ses erreurs manifestes ! A l’évidence, il avait tort.
Même si l'autre source de financement, la redevance augmente « mécaniquement » affirme-t-on en haut lieu du fait de l'indexation sur l'inflation (une hausse d’environ 2 euros qui la placerait à 127 euros, nonobstant une  hausse de 1 à 2 euros supplémentaires qui pourrait être ajoutée par les députés), ce devrait être au total jusqu’à -150 millions d'euros qui manqueraient pour 2013.
Il n’est pas question pour Pflimlin de sauver la face avec « l’inévitable plan social » dont il parle ! Lui qui a procédé, depuis son arrivée, à quelques 800 recrutements souvent de collaborateurs au titre ronflant, en violant non seulement les termes du COM mais surtout en explosant de la manière la plus irresponsable qui soit, toutes les charges de l’entreprise, il doit aujourd’hui en tirer les conséquences.
Et s’il veut des départs, il n’a qu’à commencer par lui-même, ses équipes pléthoriques et son armée mexicaine !!

vendredi 28 septembre 2012

Villamitjana trouvait surement la gamelle pas assez grande pour deux…Réveillon lui nettoie la place et vire la directrice des Programmes de France 2.


Villamitjana trouvait surement la gamelle pas assez grande pour deux…Réveillon lui nettoie la place et vire la directrice des Programmes de France 2.

Réveillon ferait quand même bien de se méfier car les appétits de certains ne s’arrêteront sûrement pas là !!!!

Rappel :
Le 30 septembre 2011, le blog CGC Média écrivait « Selon nos informations internes à France Télévisions, Rémy Pflimlin aurait décidé de remplacer Claude-Yves Robin démis de ses fonctions à la tête de France 2 par Bertrand Mosca directeur délégué aux programmes, chargé de l’innovation, des nouvelles cultures et de la diversité, qui n’avait pas réussi sur France 3 à avoir le poste de Pierre Sled. ».

A peine quelques mois plus tard, le blog GCG Média annonçait en exclusivité le départ du remplaçant « Bertrand Mosca n’aura pas résisté longtemps à la tête de France 2…il ne passera pas le Réveillon ! »


Ces propos faisaient suite à l’article du « Canard enchaîné » du même jour que reprenait le blog CGC avec son « Philippe Vilamitjana versus Rémy Pflimlin sur France Télévisions. »
 
Les indiscrets du « Canard enchaîné » révélaient que Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel, « militait pour coller dans les pattes de Pflimlin en tant que numéro 2, Philippe Vilamitjana l’actuel directeur des programmes du groupe ».
 
Finalement quelques jours plus tard, Pflimlin allait décider de nommer un tandem « politico-compatible » à la tête de France 2 : Jean Réveillon (donné comme proche de Martine Aubry) flanqué de Philippe Vilamitjana (intime donc de Camille Pascal ex Secrétaire général de France Télé et onseiller de Sarkozy pour l’Audiovisuel)  

Force est de constater que non seulement les choix de Pflimlin depuis les 2 ans qu’il est à France Télé, ne serait-ce que pour parler de France 2 (c’est la même chose sur la France 3) ont donc coûté un fric fou aux contribuables mais se sont révélés les uns derrière les autres, relever  plus de la navigation à vue que de la gestion normale d’une entreprise.

Imaginez, Vilamitjana se voyait déjà presque calife à la place du calife….alors une directrice des Programmes de France 2 avec lui qui, à la direction, est également chargé des programmes, ce n’était plus possible.

Il fallait virer Perrine Fontaine de la direction des Programmes de France 2 qui était pourtant dans le groupe depuis 1997. C’est Réveillon, le troisième directeur de France 2 en 2 ans qui s’y est collé et  a annoncé à cette dernière "qu'il avait décidé de se séparer d'elle".

Son licenciement arrive au lendemain de la mise à l'antenne (par elle-même), d'un magazine culturel Grand Public présentée par Aida Tohuiri…ça fait classe !!!!!!

Perrine Fontaine qui est pourtant l'une des grandes professionnelles du métier, après tant d'années passées à consacrer son temps, son énergie et sa passion au service public et à France Télévisions, allait donc faire les frais de ce que beaucoup qualifient de « soif de pouvoir effrénée » !
Elle qui est à l'origine de "Plus Belle la Vie" le grands succès de France Télévisions tant vanté par Pflimlin et qui a lancé des séries comme "Fais pas ci, fais pas ça", "Famille d'accueil", "Les Petits meurtres d'Agatha Christie" etc....qui sont des marques fortes du groupe encore aujourd'hui, va donc laisser la place !

Elle a également permis au moment où beaucoup parlent "diversité" de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas toujours eue avec des émissions comme  "Aïcha",  "Harkis", "Tropiques Amers", ect... la façon dont elle est dégagéee à présent montre le peu de cas qu'en font certains!

Quelle incohérence totale entre les discours langue de bois de Pflimlin et cette nouvelle mais pitoyable éviction. Finalement Pflimlin s’en fout, il est dans un bateau ivre qui ne sait plus où il va et qu’il est en train d'entrainer dans les bas fonds.

Comment ne pas rétablir et conforter Perrine Fontaine dans ses fonctions de directrice des programmes….n’en déplaise à Vilamitjana ?! 
Combien de temps l’actionnaire va-t-il laisser Pflimlin aux commandes d’un outil formidable qu’il est en train de dévaster surtout au moment où augmente la redevance qu’il était pourtant prévu de ne pas augmenter en ces temps de crise !?

Pflimlin évoque "des niveaux d'investissement hystériques" à France Télé dans le cadre de la création 2011.

 
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Si certains de ceux de ceux qui étaient présent aux côtés de Pflimlin, lors de son audition le 25 septembre dernier à l'Assemblée Nationale devant les députés, n'avaient pas relevé le lapsus de ce dernier pour faire rire dans les diners en ville, celui ci serait presque passé inaperçu.

Mais les rieurs ne se lassant pas de raconter et reraconter ces propos, le blog CGC Média ne résiste pas à vous les faire découvrir.

Comme vous le verrez sur la vidéo Martin Ajdari en rit encore.

Pflimlin dans son audition devant les députés déclare donc:

"Évoquons ensuite la création et le niveau hystérique d'investissements atteint par France Télévisions en 2011" et il ajoute justement à l'adresse des rieurs "ça sera retenu".

Que Pflimlin se rassure, voila qui est fait car faisant déjà la joie des diners en ville, il n'y avait aucune raison pour que cela ne fasse pas également celle du Net!

jeudi 27 septembre 2012

La CGC Média adresse ce 27 septembre une lettre à Madame la Ministre de la Culture et de la Communication concernant la situation de France Télévisions.


Lettre recommandée AR n° 2C 061 228 7044 6
Paris, le 27 septembre 2012

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication,

Voila quelques jours, Rémy Pflimlin donnait la primeur à la Presse de toute une série d’annonces impliquant le Gouvernement donc les Tutelles sur la situation à France Télévisions, concernant notamment:
-        « Les discussions engagées avec le Gouvernement afin de redéfinir les termes de l’équilibre entre missions, obligations de service public et moyens pour les atteindre, tout en confirmant ses missions essentielles » ; (sic)
-        Son projet de « régionalisation » de France 3 avec, entre autres,  le passage à des régions de « plein exercice » (voir par exemple « Les Échos » du10/07/12);
-        La fusion des rédactions ;
-        et surtout « le plan de réduction des effectifs avec une accentuation du nombre de départs de l’entreprise basés sur le volontariat qui n'est pas à exclure » (sic)

Rémy Pflimlin après avoir affirmé que « ces discussions avaient eu lieu tout l’été avec vous-même et/ou vos services » s’agissant des sujets précités, puis d’en démentir une partie en séance du CCE Comité Central d’Entreprise de France Télévisions devant une cinquantaine de membres, suite à votre interview datée du 11 septembre donnée au quotidien « Le Monde », dans un communiqué qu’il a adressé à l’ensemble des salariés, fait porter la responsabilité à l’État de lasituation catastrophique que connait l’entreprise et qui a justifié le vote par les élus d’un droit d’alerte.

Rémy Pflimlin écrit dans son communiqué : « En 2013, les ressources publiques versées à l’entreprise, comme les recettes de publicité, seront ainsi en retrait sensible par rapport à ce que prévoyait le contrat d’objectifs et de moyens.
Le redressement des finances publiques impose à tous des efforts : il est légitime que France Télévisions y contribue dans ce contexte de crise. France Télévisions doit donc se préparer à une amplification des mesures d’ajustement qu’elle a déjà engagées pour s’adapter à cette situation économique. »

A la lecture des propos de Rémy Pflimlin, chacun comprend ainsi qu’il s’agit d’un problème de financement public, d’une décision de l’actionnaire de diminuer les ressources publiques de France Télévisions avec en conséquence une réduction des effectifs avec un plan de départ qui intègrerait le volontariat.

Les déclarations de Rémy Pflimlin qui parle ès qualité en votre nom  mais également au nom de l’Exécutif sont lourds de sens.

Soit l’État est responsable de « cette situation économique » comme le dit et l’écrit Rémy Pflimlin à l’envi et ce qu’il qualifie de « contexte de crise » ne serait que temporaire, soit en réalité les problèmes de France Télévisons sont structurels et beaucoup plus profonds.

Il semble bien que cette deuxième hypothèse prévale, sinon pourquoi les élus du CCE auraient-ils unanimement lancé le principe d’un droit d’alerte ?! La CGC Média a pourtant suffisamment alerté sur les nombreuses dérives constatées à France Télévisions et l’extrême désorganisation qui s’y est installée durablement depuis ces 3 dernières années.

Aujourd’hui l’atmosphère à France Télévisions est à couper au couteau. Les salariés dans leur quasi-totalité subissent un climat anxiogène sans nom que trois rapports d’experts (dont un de la médecine du travail) ont du reste confirmé. L’inquiétude et la souffrance se déclinent au quotidien. Le mal être est généralisé. Les arrêts de travail ont explosé. Les "inaptitudes physiques et psychologiques" se multiplient. La démotivation est son comble, etc…
Les méthodes de gestion du personnel sont totalement abstraites, à cent mille lieues de la réalité où les relations sociales et tout simplement humaines font cruellement défaut.

Les instances de représentation du personnel CHSCT, CE, CCE , DP  sont bafouées en permanence.

Personne ne sait plus qui fait quoi tellement les strates se sont multipliées, les recrutements se sont enchaînés (environ 800 sur 2010/2012) et les « titres ronflants » démultipliés. La désorganisation est partout, à tous les niveaux.

Rémy Pflimlin annonce le chiffre de 550 postes supprimés (mais il a recruté quelques 800 collaborateurs depuis son arrivée) sous couvert soi-disant de « prolonger le plan de départ volontaire actuel qui doit s’arrêter en 2012 [ce qui juridiquement ne tient pas une seule seconde !] voire à aménager les modalités et le périmètre »

Depuis quand Madame la Ministre de la Culture et de la Communication « prolonge-t-on un PSE » conclu pour une période donnée qui de surcroît nécessite un long processus et par dessus tout une autorisation administrative 

Depuis quand, le PSE dont parle Rémy Pflimlin qu’aucune organisation syndicale à France Télévisions n’a validé, verrait-il « ses modalités d’application aménagées et son périmètre modifié » ?

Enfin comment serait-il possible de discriminer les salariés permanents des salariés non permanents – ce que la loi interdit – au nom d’un « plan de départs » voulu et demandé (selon Rémy Pflimlin) par le Gouvernement donc vous-même Madame la Ministre, plus particulièrement en fonction de ce qu’écrit aujourd’hui le Figaro : «Pour éviter de couteuses indemnités de départ, France télévisions se concentrera d’abord sur les emplois non permanents ».

Personne ne peut abandonner ces femmes et ces hommes qui sont la richesse et le moteur de France Télévisions qui aiment leur maison  mais la voient sombrer.

France Télévisions dans ce dramatique état des lieux, se retrouve par de nombreux aspects semblables à « France Télécom » (dont les dirigeants sont mis en examen) et  plus récemment « La Poste » longtemps sa sœur jumelle. France Télévisions est aujourd'hui dans le déni permanent et se contente de tenir des propos lénifiants afin de donner l'illusion que les « choses seraient sur les rails » (il n’en est rien) et que tout un tas de  mesures auraient déjà été mises en place (là aussi il n’en est rien).

Faudra-t-il attendre que le nombre de suicides déjà survenus à France Télévisions (une demi- douzaine) atteigne celui de France Télécom ou dépasse celui de « La Poste »

De très nombreux salariés – trop nombreux serait plus juste – se retrouvent mis sous pression, sans travail, déconsidérés, poussés à la faute quand ce n’est pas vers la porte.
D’autres croulent sous la tâche et ne trouvent plus personne à qui parler de leur condition ! De flopées de CDD historiques voient leur contrats stoppés ou bien voient  leur activité modifiée unilatéralement sans pouvoir dire mot.

Les absences pour maladie et/ou grossesses ne sont quasiment plus remplacées, c’est tout juste si les départs congés le sont (il arrive très souvent que des CDI pour lesquels la direction a pourtant obligation de fournir un poste fixe soient utilisés comme bouche-trous).

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, personne ne pourra dire "on ne savait pas que c'était à ce point là" ou encore "si on avait su!"…

Au nom de tous ces salariés que nous défendons et représentons qui ne méritent pas un tel sort, nous vous supplions d’arrêter le massacre avant qu’il ne soit trop tard et de sauver l’entreprise en agissant sans délai.

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de croire, Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, en notre considération la meilleure.