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mardi 9 octobre 2012

Papet l’apprenti pyromane promu par Pflimlin n°2 de France Télé, a mis le feu à tout l’Audiovisuel Public et fait tout pour attiser l’incendie.



Papet l’apprenti pyromane promu par Pflimlin n°2 de France Télé, a mis le feu à tout l’Audiovisuel Public et fait tout pour attiser l’incendie.

Lundi 8 octobre 2012, le blog CGC publiait un article très étayé intitulé: « La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste ». Il y était principalement question du délai de survie de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public fixé par la Cour d’Appel à cette date.

Il s’agissait bien pour la Cour d’Appel  saisie par les 3 appelants CFDT, SNJ, SNPCA-CGC, de consacrer dans le cadre de la dissolution de l’Association des employeurs et de la remise en cause des textes collectifs, le délai de survie conventionnel à l’issue du préavis, rien d’autre.

Force est de constater que ce titre était bien plus que prémonitoire. Hier donc, environ 15 minutes avant minuit, Papet s’en est donc presque tenu à  la déclaration qu’il avait adressée aux syndicats  le 6 septembre dernier :
à savoir « Sauf accord de substitution intervenu avant la date du 8 octobre 2012 23h59’59’’, la prorogation par la direction du 

- délai de survie de l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par l’accord collectif pour le personnel journaliste de FTV du 15 septembre 2011 et par les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun », 

- délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par les dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA et sur les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun », 

- délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, à l’exception des accords qui ont ou auront cessé de produire leurs effets du fait de la conclusion des accords de substitution d'ores et déjà intervenue à la date du 8 octobre 2012 et des dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de "socle commun» et des dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA.

Aujourd’hui dans une propagande totalement mensongère (ce qui est presque un pléonasme) intitulée « Avancées significatives et poursuite des négociations sur l'accord collectif », la direction sous l’impulsion forcément de Papet qui n’est autre que le directeur général délégué à la communication interne, écrit aux salariés :

« Signature d'un accord de prorogation portant sur différents thèmes actuellement en cours de négociation.
La direction et les organisations syndicales représentatives de l’entreprise CFDT, FO et SNJ ont souhaité acter le lundi 8 octobre* « l’avancée significative des négociations portant sur le temps de travail, la classification et la rémunération des personnels techniques et administratifs (PTA) » ….

De quelle « avancée significative des négociations » parle Papet relayé par f.o. dans sa communication ????

S’agirait-il là de la même langue de bois qu’il est allé étaler à l’Assemblée Nationale en septembre et de l’enfumage habituel qu’il a réservé aux parlementaires ?

Lisez plutôt le boniment : « Nous sommes engagés dans des négociations importantes en vue d’élaborer les textes qui se substitueront aux anciennes conventions collectives de l’audiovisuel public…
S’agissant des journalistes, un accord a été signé voilà plus d’un an à propos des classifications, des salaires et des principes professionnels; pour les personnels techniques et administratifs, une échéance a été fixée au 8 octobre par décision de justice et nous souhaitons mener à terme des négociations, déjà très avancées, sur ces points essentiels que sont la rémunération, les classifications et les mesures communes relatives au temps de travail – nous avons d’ailleurs conclu une série d’accords partiels. »

MENSONGES BIEN ENTENDU quand il déclare « Le dialogue social est donc très intense », il l’a voulu au ras des pâquerettes voire inexistant à France Télé… MENSONGES ENCORE d’affirmer vouloir « mener à terme des négociations, déjà très avancées » Tu parles !!!! Si elles étaient si avancées pourquoi avoir prorogé ????

Papet n’ayant pas peur du ridicule, d’ajouter alors: « À la demande des syndicats, nous avons accepté de reporter jusqu’à la fin de l’année la discussion sur tout ce qui n’est pas rémunérations et classifications, de manière à parvenir à une harmonisation sur ces deux points, la date d’effet étant fixée au 1er janvier 2013.

Ces nouveaux accords collectifs auront un coût immédiat, du fait de cette harmonisation qui ne peut revenir sur les avantages individuels acquis. Néanmoins, comme ils seront – nous l’espérons en tout cas – plus adaptés à la situation actuelle, ils nous permettront de gagner en efficacité et en qualité, ce qui sera une source potentielle d’économies tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux collaborateurs de France Télévisions et aux ex collaborateurs des différentes chaînes. »

Ce n’est pas à la demande des syndicats que les discussions se poursuivent et que les A.I.A. (avantages individuels acquis) dont parle Papet peuvent déjà être revendiqués puisque aucun accord de substitution n’a vu le jour, c’est parce Papet et ses acolytes ne sont parvenus à rien en plus de 2 ans de temps sauf à mettre une pagaille sans nom...La direction est entièrement responsable de ce fiasco!

Le pompon, c’est lorsque la direction conclut « Par la signature d’un accord de prorogation intervenu peu avant minuit, elles ont voulu se donner un temps supplémentaire afin de finaliser si possible avant le 30 octobre et au plus tard le 15 novembre 2012 l’accord sur la classification et la rémunération des PTA.

A défaut d’un accord à cette date, les dispositions sur la classification et la rémunération que la direction envisage d’appliquer de manière unilatérale ont été jointes en annexe à ce texte.

Les signataires ont également décidé de poursuivre jusqu’au 31 décembre 2012 les négociations sur les dispositions du temps de travail (évolutions et finalisation du relevé de conclusions du 15 février 2012* concernant les journalistes et les PTA et annexes relatives aux organisations particulières de travail) ainsi que celles sur les dispositions générales, le droit syndical, la couverture sociale, la discipline, etc.

Les textes en vigueur sur ces thèmes sont donc prorogés jusqu’à fin décembre 2012.3
Autrement dit,  
la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles CCCPA, 
l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, 
sont intégralement prorogés jusqu’au 31 décembre 2012.

Voila ce qu’a signé Papet pour la énième fois. Une nouvelle propagation pour Papet après plus de 2 ans passés avec ses deux acolytes Murielle Charles et Frédéric Mautret à menacer, mépriser, vilipender les représentants du personnel et les syndicats, piétiner et bafouer allègrement le dialogue social plutôt qu’à essayer de construire, qui cette fois-ci devrait être lourde de sens !!!!

Pourquoi ?  "Proroger" c'est maintenir JURIDIQUEMENT PARLANT une situation après la date à laquelle elle devait cesser ou devait disparaître. Donc la prorogation des textes conventionnels vaut pour l’ensemble de leurs dispositions.

Comme le dit la Jurisprudence constante en la matière, s’il n’est pas possible de dénoncer ou de remettre en cause (valant légalement dénonciation) un texte partiellement, [à titre d’exemple les dispositions de la CCCPA - l’article 2-3  qui dispose : «La Convention ne peut être dénoncée que pour l'intégralité de ses articles, annexes et avenants… »], il en va de même pour la prorogation.

Comme le confirme Papet et la direction dans ses écrits : «Les textes en vigueur sont prorogés jusqu’à fin décembre 2012. »

Les textes conventionnels sont bien prorogés « pour l'intégralité de leurs articles, annexes et avenants » 

Ainsi est prorogé l’article I-2-1 de la convention ainsi rédigé : « La présente convention est conclue pour une durée de trois ans à compter de sa signature. Elle peut faire l'objet d'un renouvellement d'une dénonciation ou d'une demande de révision, dans les conditions ci-après définies :
a) elle peut faire l'objet d'une demande de révision d'un ou plusieurs articles, annexes et avenants émanant de tout signataire ou adhérent;
b) elle ne peut être dénoncée que pour l'intégralité de ses articles, annexes et avenants tels qu'ils existent à la date où la dénonciation est formulée.
La dénonciation ne peut être le fait que de la totalité des signataires et adhérents représentant soit les employeurs, soit les salariés;
c) à défaut de révision ou de dénonciation, la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale.

Depuis le 9 octobre 0h00’01’’ le texte est donc prorogé dans toutes ses dispositions…

Donc « la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale, soit 3 ans »…Comment, en effet, imaginer réduire la durée de vie de la convention qui est de 3 ans, en la limitant à une prorogation jusqu’à fin 2012. Cela n’a pas de sens.

Ce serait un peu comme si le propriétaire ayant établi avec son locataire un bail de 3 ans (3-6-9) décidait à la fin de la première période (de 3 ans), le dernier jour, de lui écrire en lui signifiant que son bail est prorogé jusqu’à la fin d’année en cours !!!

Pas une juridiction ne donnerait raison au propriétaire en considérant cette prorogation de quelques mois comme valable…elle serait nulle d’effet et la décision de justice consacrerait bel et bien la reconduction du bail pour sa durée initiale, soit 3 ans.

La CGC mettra tout en œuvre et saisira toute juridiction compétente pour faire valoir cet état de fait.

Papet va devoir maintenant expliquer à la DGMIC, aux Tutelles, au Gouvernement,  à l’Etat, aux Parlementaires, aux Politiques, aux administrateurs de France Télé et surtout à l’ensemble des salariés, une telle désinvolture (le mot est faible) dans le traitement de ce dossier !!!!!

Lui qui a par ricochet également plombé la négo d’une convention collective des télé privées mort-née, en expliquant qu’il n’avait qu’à attendre qu’elle soit signée et qu’il pourrait y adhérer ensuite en tant que syndication d’employeurs (ce qui coupait court à la poursuite de toute discussion), a fini de montrer là son incompétence en la matière…il a failli à la tâche malgré ses « causeries internes » et ses fallacieux discours.

Ni lui, ni Pflimlin, ni le cercle des fidèles, ne peuvent plus maintenant tenter de gagner du temps en faisant payer aux salariés leurs trop nombreuses erreurs sous prétexte d’un effort national au redressement. Leur devenir et leurs intérêts propres ne sont pas ceux de l'entreprise.

Et si ce délai de 3 ans était mis à profit pour commencer à discuter d'un texte collectif à toutes les sociétés de l'Audiovisuel Public et pourquoi pas de Branche en y incluant le privé...ceci ne faisant absolument pas obstacle aux accords d'entreprise !!

"Temps de chien" pour Thierry Langlois aux programmes de France 3.



Dans le cadre du séminaire qui vient d’avoir lieu concernant le projet de Pflimlin promu par Thierry Thuillier "Info 2015", lancé en août et visant à rassembler les rédactions de France 2, France 3 et FranceTV info intégrant moyens techniques et éditoriaux, Thierry Langlois est venu prêter main forte.

A la question d’un des participants sur les faibles scores d’audience de la chaîne et particulièrement le nouveau magazine à 13h, Météo à la carte, (entre 3,6 et 4,5% de PdA hebdomadaire) Thierry Langlois a affirmé devant l’auditoire : « ça marche aussi bien que l’émission Midi en France qui était sur la tranche la saison dernière» .

Cela devrait plaire à Laurent Boyer qui pourrait bien « lui garder un chien de sa chienne », d’autant plus que l’émission qui était programmée à cette heure là sur France 3, n’était semble-t-il pas « Midi en France » mais « 30 millions d’amis » dont l’audience était plus du triple.

lundi 8 octobre 2012

France 24 et l’A.E.F. habillés pour l’hiver !?


France 24 et l’A.E.F. habillés pour l’hiver !?

Verra-t-on à France 24 et plus largement au sein de l’Audiovisuel, la mise en place d’une « chartevestimentaire » pour les journalistes?

Selon nos informations, le nom de Marc Saikali, directeur en charge de l’info régionale, des rédacteurs en chef des régions, des rédacteurs en chef nationaux pour France 3, circule avec insistance pour devenir directeur de la Rédaction de France 24.

Souvenez-vous, Marc Saikali c’est le corédacteur  pour la direction artistique de France 3 de la « charte vestimentaire » (voir fin de post) destinée à guider dans leur dressing, les journalistes de la chaîne !

Dans un communiqué, France 3 qui optait alors pour un style « Marie-Chantal » dans les tons bleu marine et écrivait, via un mail de Laurent Sauvage directeur artistique des antennes de France 3, destiné aux salariés: « La direction artistique en coordination avec Laurent Corteel et Marc Saikali a élaboré une charte vestimentaire destinée à tous les présentateurs et présentatrices de France 3 […]. 

Le potentiel directeur de la Rédaction de France 24, va-t-il mettre en place de telles « recommandations » à l’A.E.F. ?????

La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste.


La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste.

Papet a prévu depuis le départ de planter les négociations pour tout nouvel accord collectif dans l’audiovisuel…

« En l’absence de signature d’un accord, il appartiendrait à l’employeur de mettre en œuvre tout ou partie des avancées négociées avec les organisations syndicales » voila ce que Papet a couché sur le papier noir sur blanc.

Le 6 février 2009, le blog CGC Média révélait que Didier Tourancheau dernier Président Représentant des employeurs des 6 sociétés de l'Audiovisuel Public adhérentes de la Convention Collective de l’Audiovisuel (CCCPA) et par dessus tout son garant, avait rejeté en démissionnant la proposition de deux DRH parmi les sociétés qui composaient alors l'AESPA, à savoir René Maisonneuve (ex France 2, France3 et RFO) et Patrice Papet (ex Radio France), suggérant que l'Association s'auto dissolve !

Papet qui est donc bien, en amont, coresponsable de tout ce BINZ devrait en toute logique et en conséquence, annoncer dès le 9 octobre son départ en retraite (né le 21 janvier 51, il a déjà fait du rab). Il essaie vainement, ce 8 octobre, de faire passer un message relayé par ses amis de fo, aux négociateurs histoire de faire monter la pression avec ses habituelles « salades» : « après le 8/10/12 il n’y aura plus rien que l’accord FTV. »

C’est FAUX et ARCHI FAUX et Papet le sait pertinemment.

Dans un article intitulé « Négo collective au point mort à FTV: les "Satanas et Diabolo" de la casse sociale à France Télévisions ne rendront pas leur copie! », la CGC Média rappelait d’ailleurs que « Papet qui ne faillit pas à sa réputation...en 10 ans, n'avait pas signé le moindre accord collectif qui soit (depuis France 3 où il était DRH sous Pflimlin dégé, en passant par Radio France DGA/DRH, le même titre qu'à France Télévisions où il est de retour) ».

Depuis juillet 2010 que Papet est là (plus de 2 ans donc) flanqué des deux inséparables Wolters Kluwer Murielle Charles l’ex DRH au « dialogue social» (une fumisterie puisque inexistant à FTV) et Frédéric Mautret l’ex délégué syndical CFTC son actuel « adjoint », force est de constater que les négos n’ont pas abouti.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Si aucun accord (de substitution) n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.

Au 9 octobre 2012, tout d’abord contrairement aux mensonges alarmistes de fo qui refait le coup d’il y a trois ans sur l’air de « sans accord de substitution, il n’y aura plus rien »  - CE QUI EST TOTALEMENT FAUX –  les salariés conservent :

• Tout d’abord, les avantages acquis, à savoir tout avantage dont le salarié a déjà bénéficié au jour de la dénonciation qu’il soit issu de la Convention Collective ou des accords d’entreprise et dont le droit était ouvert au jour de la dénonciation.

Ensuite tout avantage acquis qui représente, autrement dit, un avantage dont le salarié bénéficie à titre personnel, c’est-à-dire que, même si cet avantage peut concerner l’ensemble des salariés, le salarié en a bénéficié individuellement.

A titre d’exemple d’avantage individuel acquis, la prime d’ancienneté sera considérée comme un avantage individuel car elle résulte du temps de présence du salarié dans l’entreprise et elle est propre à chaque salarié même si elle peut être ouverte à tous.

Représente élégamment un avantage individuel acquis, tout ce qui touche à la rémunération, aux classifications, aux qualifications, aux automatismes, etc...au temps de travail, aux jours de congés, aux jours supplémentaires, aux jours coïncidant avec un jour férié, etc…la liste est longue.

En résumé, lorsqu’à l’issue du délai de survie, les salariés conservent donc les avantages individuels acquis, ces dispositions, initialement issues de l’application d’une convention collective ou de différents accords d’entreprise, changent de nature et sont considérées comme incorporées au contrat de travail.

A partir de ce moment, l’employeur ne pourra plus les modifier sans obtenir l’accord du salarié.

Tous ces avantages dont a bénéficié le salarié depuis sa date d’embauche sont listés et deviennent partie intégrante de son contrat de travail que l’employeur ne peut plus modifier unilatéralement. 

Ceux qui disent le contraire mentent aux salariés. 

Ainsi fo comme il y a 3 ans, ressort son gros baratin pour justifier la signature d’un éventuel « texte de substitution » qui pour le compte ferait tout perdre aux salariés !!!!

Dans un papier cire-pompe dont fo a l’habitude, le syndicat souligne « Le pas fait par la direction qui annonce que la négociation sur la partie temps de travail pouvait être reportée à ces prochaines semaines». TU PARLES d’un pas !!!!! Bien obligé, nous sommes le 8 octobre et il n’y a pas de texte.

Et tout de suite après, d’annoncer la couleur, « En revanche, la direction menace « sans signature du texte » d’appliquer unilatéralement l’accord FTV SA » et exige un texte conclusif concernant « la Rémunération, la Grille de classification et les Emplois des PTA ».
TU PARLES d’une menace !!!!! Appliquer unilatéralement l’accord FTV SA qui s’applique de toute façon déjà à tous depuis la loi de mars 2009 !!!!

Il est certain que sans texte signé – A MOINS DE PROROGATIONS -  les salariés Personnels Techniques et Administratifs (P.T.A.) mais aussi les Journalistes conservent donc les classifications, leur système de rémunération, leur qualification puisqu’ils ont contractuels.

« La disparition des « B » et « n » »  que fo agite dans un document bourré de contre vérités, n’est qu’une illustration du baratin dont ils sont coutumiers, destiné à enfumer le personnel pour tenter de justifier ses inavouables positions.

Contrairement à ce que fo raconte « Aucune décision de justice n’a imposé à France Télévisions de rendre sa copie sur sa nouvelle organisation du travail dans l’entreprise pour les Personnels Techniques et Administratifs (P.T.A.) au plus tard le 8 octobre 2012 », NON…La décision de Justice de la Cour d’Appel  saisie par les 3 appelants CFDT, SNJ, SNPCA-CGC, n’a fait que fixer, à cette date, le délai de survie de la Convention, rien d’autre.

Il faut le redire pour fo qui fait semblant de ne pas le comprendre, au 8 octobre 2012 si aucun accord (de substitution) n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.

Fo va même pousser la farce jusqu’à produire un soi-disant « tableau non-exhaustif » (dixit) de ce qu’ils auraient obtenu…Un florilège de boniments en tous genre plus bidons les uns que les autres :
 
« Une nouvelle classification et définition des emplois qui correspond à la réalité de l’entreprise ». TU PARLES …Laquelle, celle de ses amis de la direction que personne ne valide !!!!
« La reconnaissance des nouveaux métiers de l’audiovisuel qui n’existait pas dans les accords » TU PARLES …Lesquels, ceux de ses amis de la direction que personne ne valide !!!!
« Le maintien total des rémunérations antérieur avec aucune perte de salaire » TU PARLES …
« L’intégration dans le salaire de base de la grande majorité des primes : primes de disponibilité, primes de pénibilité, primes de contrainte, primes de télétraitement, compensation salariale, etc…prime d’ancienneté augmentée, augmentation des mesures individuelles en remplacement des automatismes, progression dans la grille tous les 5 ans, sauf avis contraire (écrit, argumenté et justifié) du chef de service; primes de sujétion intégrées au salaire de base ! etc… TU PARLES …un véritable copié/collé des documents de ses amis de la direction qui fait mine de lâcher d’une main ce qu’elle reprend de l’autre.

Cerise dur le gâteau, fo va même jusqu’à écrire « Nous proposons avec d’autres organisations syndicales, de proroger les accords existants pour donner encore un peu de temps aux négociateurs afin d’aboutir à un texte réfléchi et consensuel. Après deux ans de négociations intensives il serait préjudiciable de terminer ces négociations primordiales dans la « frénésie » alors que nous arrivons à échéance. » !!!

Quelle mascarade…« fo prétend proposer aux autres organisations syndicales, de proroger les accords existants pour donner encore un peu de temps aux négociateurs afin d’aboutir à un texte réfléchi et consensuel… » on dirait le communiqué de la directionoù Papet écrit aux OS  le 6 septembre dernier :

« Sauf accord de substitution intervenu avant cette date [8 octobre 2012], la Direction proposera de proroger jusqu'au 31 décembre 2012 :

  • le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par l’accord collectif pour le personnel journaliste de FTV du 15 septembre 2011 et par les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par les dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA et sur les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun »,
  • le délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, à l’exception des accords qui ont ou auront cessé de produire leurs effets du fait de la conclusion des accords de substitution d'ores et déjà intervenue à la date du 8 octobre 2012 et des dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de "socle commun» et des dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA.

 La direction proposera de poursuivre les négociations jusqu'au 31 décembre 2012 portant sur les autres dispositions du projet d'accord collectif, à savoir :

- les annexes à l’accord portant sur le temps de travail dit « socle commun »,
- les dispositions générales de la convention collective (incluant notamment le droit syndical, la couverture sociale, la discipline, les dispositions relatives au contrat de travail, les dispositions relatives à la rupture du contrat de travail.).

La direction s'engage également à conduire d'ici la fin de l’année les discussions des modalités de transposition dans le nouveau système de classification et de l’harmonisation des rémunérations avec pour objectifs la mise en œuvre au 01/01/2012. »

Alors les bobards de fo comme ceux de ses amis de la direction, ça suffit !

L’État , la DGMIC son organe de contrôle financier, le Gouvernement, les Tutelles, les Parlementaires, les politiques, etc…apprécieront de constater que depuis plus d’un an sous Carolis, plus de deux ans avec Pflimlin, Papet et ses acolytes sont à présent dans un cul-de-sac et ne sont parvenus à rien, sauf à la PROROGATION DES TEXTES pour éviter que des dizaines de milliers de personnes dans l’Audiovisuel Public revendiquent que figurent à leur contrat de travail les "A.I.A." avantages individuels acquis.

Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !



Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !

Les duettistes de la casse sociale Patrice Papet/ Murielle Charles aidé de leur fidèle serviteur Frédéric Mautret qui a oublié depuis bien longtemps son mandat de délégué syndical CFTC qu’il occupait à Wolters Kluwer (au côté de son ex patronne d’aujourd’hui), font à nouveau parler d’eux.

Alors que depuis une paire d’années, ces trois là n’ont eu qu’un seul but en tête : éradiquer toute forme de relations sociales à France Télévisions, allant jusqu’à plomber sciemment les négociations sur un nouvel accord collectif couvrant les 11.000 salariés de l’entreprise, les voila qui continuent leur propagande de désinformation quotidienne.

Leur toute dernière concerne « les fiches de poste » des salariés dont une personne au Siège à Paris serait chargée !!!!!

Quelle personne…Qui est-elle….Quelle est sa qualité professionnelle…Interne ou externe à l’entreprise…Quel est son nom…Et puis une personne pour 11.000 salariés, comment fait-elle ????

A toutes ces questions somme toute légitimes, encore plus dans cette période de fin d’année et d’éventuelles mesures individuelles salariales, bien évidemment, pas de réponse…

Une telle personne existe-t-elle au moins ?! Si tel était le cas, il est clair que le Secrétaire du CCE, le Bureau de l’Instance ainsi que ses membres, auraient forcément dû être informés et consultés…ce qui n’est pas le cas.

C’est pourtant ce que les responsables RH ou DRH répondent aux salariés particulièrement en région, qui veulent savoir et comprendre.

Prenons ce salarié lambda travaillant donc dans une des régions de France 3.

Cette personne demande comme c’est son droit, à pouvoir consulter sa fiche de poste quitte à la modifier si besoin est. Le responsable local RH lui indique avoir « croisé la personne qui s’occupe de refaire les fiches de poste à Paris »  et d’ajouter « à partir de maintenant, c’est cette personne qui valide ou non ».

Comme si cela ne suffisait pas, la procédure est même décrite au salarié qui se demande d’ailleurs comment quelqu’un qui est à Paris et devrait donc valider ou pas des fiches de poste, pourrait bien émettre un avis sur des cas en région sans les connaitre.
La voici :
-        « Chaque salarié peut vérifier auprès de son chef de service sa fiche de poste.
-        Le salarié qui estime qu’elle n’est pas conforme à la réalité et souhaite des modifications les lui transmets.
-        Son chef de service répercuterait (normalement) au responsable RH ou DRH ou éventuellement au directeur territorial qui fait (normalement) suivre à la personne en charge des fiches de poste à Paris.
-        C’est cette dernière qui déciderait de valider ou non (sans jamais avoir eu de contact avec le salarié) »

Au final si la fiche la validation par Paris est négative pour le salarié – c’est-à-dire, si la direction estime que le salarié est bien « positionné » – la direction régionale suit…cela dit dans le cas d’une validation positive aussi !

Inutile de chercher à savoir qui est cette personne, elle restera inconnue !!!! Quant à ces soi-disant procédures, il semble bien qu’elles ne soient que fantômes

Et dire que France 3 a pour slogan, « la chaîne de la proximité »…on en est bien loin et niveau social, le moins que l’on puisse dire, c’est  que c’est « moins belle la vie ! »

jeudi 4 octobre 2012

Trois Sénateurs pour une cinquantaine de grévistes cgt / fo ce 2 octobre 2012.

Trois Sénateurs pour recevoir, mardi 2 octobre, une cinquantaine seulement de "protestataires" cgt / fo 

A France Télévisions comme à Radio France, le tandem cgt / fo avait appelé à la grève.

Les observateurs sur place, ont dénombré un peu plus d’une cinquantaine de personnes devant le Sénat… « C’est une forte mobilisation à laquelle il faut s’attendre » avait d’ailleurs claironné Marc Chauvelot, secrétaire général de la cgt, au Figaro.

Ce dernier dénonçait, entre autres, dans les colonnes du journal réputé d’opposition «le manque de stratégie du groupe» tout en rappelant que France Télévisions en était à «son quatrième contrat d'objectifs et de moyens avec l'État depuis 2007» !!!

Il faut quand même ne pas manquer d’air pour aller sortir de tels arguments alors que les avis rendus par la cgt en CCE sous Carolis comme sous Pflimlin leur ont permis de mettre en place ce qu’ils font semblant de dénoncer aujourd’hui, à savoir « ce manque de stratégie » qu’il font mine de découvrir aujourd’hui.

Leurs indéfectibles alliés de fo adoptent la même posture mais eux, ils viennent de se faire prendre la main dans le sac, à écrire dans un courrier secret à Pflimlin lui-même (révélation du blog medias-cgc du 1eroctobre) :
“Comme vous le constatez Monsieur le Président, Force ouvrière partage vos analyses.
C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des salariés de France Télévisions à cesser le travail le 2 octobre prochain.”

La cgt grande promotrice de l’entreprise unique, en rendant avis sur avis en CCE, a accompagné tout le long la direction « Caroliso/Pflimlienne »  avec toute une flopée de textes cosignés avec fo et bâtis à l’évidence en amont avec la direction...Tenter de se positionner, à présent, en "rempart " au chaos qu'ils ont contribué pleinement à installer, il faut oser !!!!! 
Les salariés ne s'y sont d'ailleurs pas trompé. Sur des milliers et des milliers de collaborateurs à France Télé et Radio France, quelques dizaines seulement devant le Sénat, ça veut tout dire.
Quant au binôme cgt/fo qui appelait à la grève, ne cherchez pas des banderoles ou des signes distinctifs fo, il n'y en avait pas; il n'y avait sur place que des drapeaux rouges! 
Alors oui, certains des "contestataires" ont été reçus par 3 sénateurs Pierre Laurent, Marie-Christine Blandin et David Assouline mais c'était pour la forme...rappelons que devant ces deux derniers, Pflimlin était allé le 4 avril déballer son blablabla et charger sur son prédécesseur: "d’avoir laissé l’entreprise totalement désorganisée".