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mercredi 5 décembre 2012

France 2 "a décidé de casser la structure de l'access dès janvier" et les recettes publicitaires continuent de chuter.



France 2 "a décidé de casser la structure de l'access dès janvier" (dixit) et les recettes publicitaires continuent de chuter. 

Dans un article récent intitulé « La dégringolade continue pour Pflimlin...avec ses tergiversations permanentes, plus personne n'y comprend rien! », le blog CGC Média révélait la désertion des publicitaires de France 2 qui faute de visibilité et de lisibilité décident les uns derrière les autres de ne pas s’engager pour 2013.

L’entretien surréaliste que donne Philippe Vilamitjana, le « numérobis » de France Télévisions sous Jean Reveillon,  à OZAP n’est sûrement pas fait pour rassurer les annonceurs !

Une fois passé l’exercice d’autosatisfaction habituel auquel personne ne croit plus depuis bien longtemps « Le bilan est globalement positif. La situation est historique. Pour la première fois depuis 1996, France 2 réalise une meilleure année que l'année précédente (et probablement depuis 1974 et l’ORTF aussi !)… A titre d'information, TF1 et M6 régressent sur cette même période (entre septembre et novembre 2012 en prime time et en deuxième partie de soirée) tandis que France 3 et Arte ont augmenté. Ces performances nous permettent de réaffirmer notre statut de deuxième chaîne française - loin devant M6 qui est quatre points derrière nous », Vilamitjana déclare avoir "décidé de casser la structure de l'access dès janvier"

Hallucinant ! Tout d’abord, il convient de rappeler les chiffres que le blog CGC Média donnait pour contredire le plus fermement qui soit les affirmations de Vilamitajana.

Les chiffres des Audiences access Prime Time que Médiamétrie/ Toutela télé.com confirment  pour la période du 17 au 21 octobre 2011 vs 15 au 19 octobre 2012 montrent bien qui dégringole, qui progresse sur une même semaine et qui est stable…n’en déplaise à Vilamitjana. 

La stabilité d’abord,

TF1 stable avec «Le juste prix» 4,3 millions vs «Le juste prix» 4,3 millions,
France 4 stable avec «Jag»  175.000 vs «Lois et Clark»  176.000

Les baisses ensuite pour France2, France 3, Canal, D8 ou NT1.

-        France 2 baisse avec en 2011 « N'oubliez pas les paroles » 2,1  millions vs « Volte Face » 1,7 millions
-        France 3 baisse avec en 2011 « Le 19/20 » 3,8 millions vs « Le 19/20 » 3,5 millions
-        Canal+ baisse avec en 2011 « Le Grand journal» 2,1 millions vs  « Le Grand journal»1,6 millions
-        Direct 8 baisse avec en 2011 « Morandini » 409.000 vs « Touche pas à mon poste » 350.000
-        NT1 baisse avec en 2011  « 7 à la maison » 291.000 vs « Au nom de la vérité » 235.000

Les hausses enfin pour M6, France 5, TMC, W9 et NRJ12.

-        M6 est en hausse avec en 2011 « 100% Mag »1,7 millions vs « 100% Mag » 1,8 millions
-        France 5 est en hausse avec en 2011 « C à vous » 700.000 vs « C à vous » 825.000
-        TMC est en hausse avec en 2011 « Monk » 526.000 vs « Las Vegas » 884.000
-        W9 est en hausse avec en 2011 « Smallville » 408.000 vs « Les cht'is » 810.000
-        NRJ 12 est en hausse avec en 2011 « Stargate » 291.000 vs « Vous êtes en direct » 350.000.

Il n’y a donc pas besoin de déclarer qu’on est "décidé à casser la structure de l'access dès janvier" puisque de toute façon, le constat est implacable, l’acces sur France 2 est sinistré.

Passons maintenant à ce que ces déclarations provoquent sur l’état d’esprit des annonceurs publicitaires…

Pflimlin lors du Comité de groupe France Télé réuni ces derniers jours malgré le fait que la tenue comme la composition soient contestées en Justice, a cru devoir redire que « Pour 2012, les recettes publicitaires seraient en dessous d’environ 55M€ et qu’au lieu des 425M€ prévus ce seraient 370M€ sur lesquels il fallait tabler ». Pflimlin d’ajouter « Pour 2013, la baisse des recettes publicitaires sera probablement identique avec, là aussi, 370M€ environ de rentrées». 

Pipeau. 

D’abord parce qu’en séance Ajdari, le financier a toussé à ce chiffre, en indiquant que 2013 serait une très mauvaise année et « qu’il ne fallait pas s’attendre à plus de 350M€ voire moins » mais surtout parce que le blog CGC redonne les chiffres contenus dans un document « confidentiel » France Télévisions qui prouvent que Pflimlin a baladé l’actionnaire en faisant inscrire dans le COM qu’il lui a fait signer jusqu’en 2015, avec des recettes publicitaires à hauteur de 425M€, ramenées déjà ce chiffre à 358,5M€ en 2013 (qui ne sera pas atteints non plus).


Décidément Pflimlin depuis Presstalis toujours au bord de la liquidation depuis l’été 2010 lorsqu’il la quitte pour France Télé et qui licencie aujourd’hui la moitié de ses salariés, a bien du mal avec les chiffres !!!!

mardi 4 décembre 2012

Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre ne peuvent permettre au dirigeant d'une entreprise publique de tenter de discréditer ainsi des travaux parlementaires et de bafouer de la sorte l'Etat actionnaire.

Dans un précédent article du blog CGC Média intitulé: "Pflimlin en veut du factuel, il va en avoir…son dernier communiqué qui tape sur les rapports parlementaires, est truffé de contre-vérités." du 30 novembre dernier, le jour même où Pflimlin se vantait d'être reçu à Matignon, nous avions interpellé Jean-Marc Ayrault le Premier Ministre, ne pouvant être dupe du rôle de victime dans lequel se drapait son rendez-vous, de défendre les parlementaires de sa majorité attaqués et taxés de diffusion de soi-disant "CONTRE-VÉRITÉS" alors que ce sont eux qui ont raison.
Le blog CGC Média CGC avait d'ailleurs démonté, documents à l'appui, le communiqué de Presse de Pflimlin qui mettait en cause une élue de la Nation dont le travail pourtant reconnu par ses pairs est l'exact reflet de la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd'hui France Télévisions.

Dans son soi-disant communiqué dont, soit dit en passant, Martine Martinel n'a pas été destinataire tel quel - il semble bien que le texte qui lui ait été adressé a posteriori ne soit pas le même Pflimlin écrivait  « Pour en finir avec certaines contre-vérités sur la gestion de l’emploi à France Télévisions » mettant ainsi en cause le travail de l'élue PS rapporteure et donc par conséquent le travail des parlementaires et des commissions Assemblée Nationale/Sénat.

Inadmissible...invraisemblable. Le responsable d'une entreprise publique nommé par le Chef de l’État qui lance dans un écrit surréaliste et mensonger de surcroît une charge contre l'Etat et ses représentants!

La réponse de Martine Martinel par voie de communiqué, ne s'est donc pas faite attendre. Le blog CGC Média vous en donne la primeur.

Réponse de Martine Martinel au communiqué de presse de France Télévisions du 28 novembre 2012.

Le 28 novembre 2012, France Télévisions a publié un communiqué de presse, dans lequel la direction du groupe dénonce les « contre-vérités sur la gestion de l’emploi à France Télévisions » contenues dans « un rapport parlementaire » dont je suis l’auteure. Ce communiqué, qui se propose de présenter « les bons chiffres », tout en étant notoirement pauvre en chiffres, appelle plusieurs observations et rectifications. 
Il est indiqué qu’« en 2007, France Télévisions employait 10 580 Equivalents Temps Plein (ETP) » et que « le groupe emploie actuellement près de 10 350 ETP (septembre-octobre 2012). »
L’année 2007 ne saurait être l’année pertinente de référence. On ne comprend pas pourquoi France Télévisions prend l’année 2007 comme année de référence (10 580 ETP), si ce n’est pour « afficher » une baisse des effectifs.
 
En effet, en 2008, 2009, 2010, l’effectif total moyen annuel en ETP a diminué chaque année (il était respectivement de 10 352,8, 10 220,1 et 10 206,7 ETP). Cette décroissance a commencé en 2007, année où l’effectif total moyen annuel a été de 10 578,6 ETP contre 10 619,9 en 2006).
L’année 2009 est la véritable année de référence car il s’agit de la dernière année avant la constitution de l’entreprise commune qui est entrée dans les faits le 4 janvier 2010 avec la mise en place de la nouvelle organisation de l’entreprise. Pour mémoire, M. Rémy Pflimlin est devenu PDG du groupe en août 2010 et doit donc répondre de l’exécution du contrat d’objectifs et de moyens à compter de 2011.

Le communiqué souligne que « l’effectif permanent de France Télévisions en 2011 était exactement au même niveau qu’à fin 2010, contrairement à ce qui a été indiqué ».
Or, l’effectif global a bien augmenté en 2011, année où il atteint 10 397 ETP, contre 10 206,7 en 2010 ce qui s’explique, comme l’indique précisément mon rapport, par l’augmentation des effectifs non permanents.
En septembre 2012, cet effectif était encore supérieur puisqu’il atteint 10 528,2 ETP. Comme je l’indique dans mon rapport, au cours des premiers mois de 2012, l’augmentation des effectifs s’est donc poursuivie à France Télévisions. Elle concerne, sur cette dernière période, aussi bien les permanents que les non permanents.
Cette augmentation des effectifs intervient alors même que l’entreprise a engagé deux plans successifs de départs volontaires à la retraite, que le communiqué de presse de France Télévisions omet soigneusement de mentionner et qui auront concerné au total environ 860 personnes fin 2012 (210 personnes pour le premier plan, environ 650 personnes pour le second plan dont 527 départs au 31 décembre 2011).
Or, la direction de France Télévisions avait annoncé des taux de remplacement de 1 sur 2 pour le premier plan et de 1 sur 4 pour le second plan, ce qui aurait dû générer plus de 40 millions d’euros d’économies de dépenses de personnel chaque année à comparer au coût de ces deux plans de départ. En outre, l’accroissement des effectifs a entraîné des dépenses supplémentaires de prise à bail de surfaces supplémentaires de locaux malgré la construction d’un nouvel immeuble (Valin).

Le taux de remplacement annoncé n’a pas été respecté en ce qui concerne le second plan de départ volontaire à la retraite en grande partie en raison de l’absence de pilotage des départs et des remplacements. Non seulement les économies attendues n’ont pas été constatées, mais l’entreprise a assumé un coût supplémentaire au titre des incitations aux départs (une provision de 37,5 millions d’euros a été inscrite dans les comptes 2009 pour le second plan).
Le COM de France Télévisions 2011-2015 prévoyait une stabilité des effectifs en début de période, soit en 2011 et 2012. Il n’a pas été respecté en 2011 et ne le sera pas non plus en 2012, même si une diminution des effectifs non permanents - alors que les effectifs permanents augmentent à nouveau en 2012 après une diminution en 2010 et 2011- est engagée depuis plusieurs mois.

« L’encadrement de direction est resté stable en 2011. L’arrivée de la nouvelle direction ne l’a donc pas fait progresser. L’encadrement général n’a que légèrement crû sur la même période, » affirme le communiqué sans donner de chiffres. « Ceci est notamment dû à l’augmentation de l’effectif des journalistes, qui sont tous assimilés à des cadres. »

Le tableau suivant, provenant de France Télévisions, montre que le nombre de cadres a crû de manière importante entre juin 2011 et juin 2012 et que le nombre de journalistes, qui ne semblent pas tous être assimilés à des cadres, a également augmenté.
ETP moyen annuel

Au 30 juin 2011

Au 30 juin 2012

Cadres

4 279

4 625

Techniciens et agents de maîtrise

1 699

1 673

Employés - Ouvriers

222

117

Journalistes

2 532

2 587

Effectifs permanents

8 732

9 002

Non permanents

2 073

2 165

Effectif total

10 805

11 167


L’unification encore inaboutie des statuts des personnels de l’entreprise ne saurait expliquer à elle seule la situation actuelle. 

En particulier, le recours aux non-permanents - souvent abusif sur le plan juridique et qui entraîne de coûteuses condamnations judiciaires ou de coûteuses transactions compte tenu des requalifications ou des risques de requalification en CDI à temps plein - s’explique pour partie par les lacunes de la gestion et de la planification des personnels en poste.

Par ailleurs, la situation de risques psycho-sociaux, que j’ai dénoncée dans mes rapports successifs sur l’audiovisuel public, n’était pas due à un sous-effectif mais essentiellement aux conséquences de la réorganisation incessante de l’entreprise, à la réforme prévue par la loi du 5 mars 2009 (remise en cause du modèle économique par la suppression mal financée de la publicité et création de l’entreprise commune) et aux changements d’équipes  -le coût du « spoils System » est loin d’être négligeable -, au fait que certaines personnes avaient du mal à trouver leur place dans la nouvelle organisation -la ligne hiérarchique s’est allongée pour certains cadres - ou à bien comprendre les nouveaux modes de fonctionnement issus de la fusion.

Pendant toute cette période, France Télévisions a d’ailleurs eu beaucoup recours à des prestataires extérieurs pour l’accompagner dans sa réorganisation et dans la mise au point des systèmes unifiés d’information.

Le communiqué de France Télévisions indique que « dans la mise en œuvre de son plan stratégique, la direction de France Télévisions a choisi de redéployer ses moyens humains afin de favoriser le succès de l’information, notamment dans la perspective des élections présidentielles et législatives 2012 et la mise en œuvre d’une politique numérique accélérée. » Il est important de préciser que les développements numériques ont été rendus possible par un recours à des recrutements et non pas par redéploiements, contrairement à ce que prévoyait le COM.

Enfin, le communiqué indique qu’« entre fin 2011 et l’été 2012, les effectifs non-permanents ont augmenté de façon provisoire » en raison des JO et des élections. Pourtant, malgré les élections présidentielles et législatives de 2012, les effectifs non permanents de journalistes ne seront pas supérieurs en 2012 par rapport à 2011.

Le blog CGC ne peut que féliciter Martine Martinel une élue du peuple pour sa réponse particulièrement étayée et factuelle, pour ne pas manier la langue de bois et pour avoir comme premier objectif la bonne utilisation des deniers publics...

Redisons-le, ni le Président de la République, ni le Premier Ministre dont elle soutient l'action puisque députée de la majorité, ne peuvent et ne doivent  permettre au dirigeant d'une entreprise publique normalement au service de l’État, d'attaquer ainsi impunément en la traitant quasiment de menteuse (pour en finir avec certaines contre-vérités) une élue du peuple dont la rigueur et le pragmatisme sont bien connus.  

Papet le dga/drh de France Télé l’homme du monologue poursuit son enfumage social et fait mieux que Darty.



Papet le dga/drh de France Télé l’homme du monologue poursuit son enfumage social et fait mieux que Darty.



Ce mardi 4 décembre est une nouvelle fois l’occasion pour Papet le dga/drh de France Télé (l’un des deux lieutenants de Pflimlin) de tenir le monologue habituel qu’il distille depuis plusieurs jours maintenant…Seulement une trentaine voire une quarantaine de personnes tout au plus (les managers du technofab comme les présente Papet) étaient présents à la gaudriole et surtout  avaient « pu se rendre disponibles ».

Papet l’homme du monologue systématique, le sourire accroché aux oreilles en permanence, commence sa propagande en réaffirmant que ce « nouveau système de classification, de  nomenclature des emplois et de rémunérations  est le résultat de discussions et le fruit d’avancées obtenus avec les partenaires sociaux ».  Et d’ajouter « il s’agit là d’un dispositif assez dynamique qui va se voir immédiatement et avoir un coût instantané » !!!

Il n’est absolument pas «le résultat de discussions et le fruit d’avancées obtenus avec les partenaires sociaux» sinon pourquoi aucun syndicat n’a-t-il signé le texte que Papet déclare vouloir appliquer de façon unilatérale ?!  Papet a beau raconter que « c’est le dispositif qui est unilatéral appelé « projet des dispositions unilatérales » mais pas les mesures qui seront appliqués unilatéralement » !!!!! non seulement il ne trompe personne mais son propos est hors la loi.

Il peut bien menacer de licenciement les salariés qui ne signeraient pas leur nouveau contrat de travail avec la transposition correspondant donc aux « 146 emplois et nouvelles nomenclatures du projet », son texte (toujours nommé projet…et pour cause) « réputé non écrit » comme le qualifie la loi et qui correspond à un « changement substantiel de la nature même du contrat de travail » ne peut être mis en œuvre sans l’accord du salarié contrairement à ce que prétend Papet et ses acolytes.

Le reste vaut son pesant de cacahuètes. Le VRP de la casse sociale et promoteur de la langue de bois, fait mieux que le service après vente Darty :
 
« Le premier qui vient me voir dans trois mois pour me dire que son poste est en dessous de celui qu'il avait avant, je lui rembourse la différence…mais cette situation ne se présentera pas du fait du repositionnement. »
Et d’enchérir de la façon le plus absurde qui soit « dès la mise en œuvre du projet (unilatérale donc) chacun devrait voir sa rémunération augmenter - pour beaucoup – (faut savoir « chacun » ou « pour beaucoup » !) du fait de plusieurs mécanismes qui seront mécaniquement appliqués » (c’est puissant quand même des mécanismes qui seront mécaniquement appliqués)   

Et de continuer de dérouler son baratin : «  On a lissé sur la rémunération mensuelle avec un effet  directement perceptible… Globalement tout le monde s'y retrouvait, quoi qu'on en dise quoi qu'on écrive ». Tout ça c’est du pipeau bien évidemment.

La suite de sa logorrhée contradictoire d’une phrase à l’autre est édifiante : « C'est de la dentelle notre direction connaît des situations extrêmement difficiles et diverses donc individuelles qui ne peuvent être classées dans une grille de classification. Il y a toute une série de postes qu'on ne pourra  pas caser d'emblée et donc qu’il faudra individualiser » .

Quel arnaque…Autrement dit, le MENU « projet aux 146 emplois et nouvelles nomenclatures» ce sera du A LA CARTE.

La conclusion de Papet juste avant que ne commence une heure d’explications aussi incompréhensibles qu’ennuyeuses que Papet laissera à Chevalier (le technicien du projet) devant une salle se vidant ostensiblement et face à ceux qui restaient et ne comprenaient quasiment rien, elle est surréaliste :

« Dans le nouveau système il va y avoir des bugs,  on se dit tout de suite… »

Mais de minimiser avec « ce dispositif qui se substitue à la  Convention Collective…  - FAUX , il n’y a aucun accord de substitution donc chacun des 11.000 salariés peut revendiquer ses Avantages Individuels Acquis et « la CCCPA Convention Collective existe encore aujourd'hui effectivement » comme le précise clairement Augustin Hoareau drh groupe - reste ouvert ».

Le blablabla continue avec « Il y a des choses qu'on n’a pas vues mais tant qu'on n’est pas passé à l'étape du réel, on ne pourra pas voir lesquelles et surtout on ne pourra pas voir les avancées du système » avec en apothéose « Ce dispositif sera opérationnel au 1er janvier mais dans sa mise en place, il se  fera au-delà  car s’il y avait effectivement tout à tas d’emplois qui étaient bien identifiés dans la CCCPA, certains ne se retrouvent pas dans les nouvelles nomenclatures ».

Voila de quoi finir de déboussoler les participants à la « présentation » vilipendant  largement « un tract de la cgt diffusé la veille bourrés d’inexactitudes » selon la direction qui les relevait à chaque fois mais surtout voila qui devrait finir de désarçonner les Tutelles et donner du travail aux cabinets d’avocats qui vont devraient avoir des milliers de dossiers à traiter.

Jusqu’à quand les pouvoirs publics vont-ils laisser Pflimlin, Papet, Charles, Chevalier et consort, continuer de dérouler leurs incongruités sans fondement juridique aucun avant de charger une nouvelle équipe de revoir la copie et négocier sérieusement un véritable texte collectif ?????

lundi 3 décembre 2012

Aïda Touihri aurait trouvé son public sur France 2 mais pas Bruce Toussaint !!!!



Aïda Touihri aurait trouvé son public sur France 2 mais pas Bruce Toussaint !!!!

Curieux hasard des « communiqués », le jour où sort un article intitulé "Aïda Touihri a trouvé son (Grand) public sur France 2", Bruce Toussaint et son talk-show "Vous trouvez ça normal ?!" produit par « Troisième Œil Productions » la boîte de prod de Pierre-Antoine Capton produit  ami du numéro deux de France 2 Philippe Vilamitjana disparaissent.

Apparemment Vilamitjana n’a pas pu faire grand-chose ! A la presse, il explique qu’il aurait demandé au producteur donc à son ami Pierre-Antoine Capton, de baisser ses tarifs s'il voulait être reconduit jusqu'en juin prochain...mais que de toute façon la décision était prise au sommet du groupe...Une bonne manière de montrer la solidarité de l’équipe de direction !!!!!

Le blog CGC Média qui avait publié un papier 1er le novembre au moment ou les 5% d’augmentation de la redevance étaient entérinés, a fait pour ses fidèles lecteur un parallèle sur ces 3 dernières semaines un comparatif entre les 2 émissions, celle qui a trouvé son public et celle qui ne le trouvera donc pas.

"Grand public" d’Aïda Touihri qui a trouvé son public :
Semaine 46 : 6,9
Semaine 47 : 5,6
Semaine 48 : 6,8   soit une moyenne de 6,43 d’audience

"Vous trouvez ça normal ?!" de Bruce Toussaint qui perd donc son public  et dont la dernière de Toussaint aura lieu le 21 décembre:
Semaine 46 : 6,6
Semaine 47 : 7,5
Semaine 48 : 5,8   soit une moyenne de 6,63 d’audience

Finalement à France 2 c’est le jeu du « Qui perd gagne », un peu à la tête du client du reste !

Chacun se souvient pour des audiences plus hautes que celles-ci-dessus mentionnées et de l’arrêt de l’émission de Cyril Viguier dont Pflimlin vante aujourd’hui les mérites dans une lettre qu’il vient d’adresser à un millier de parlementaires avec luxueux coffret argenté de 6 DVD, affaire que vient de révéler « Le Canard enchaîné ».

 

C’est donc « Ce soir ou jamais », le talk-show animé par Frédéric Taddeï qui était passé de 4 diffusions hebdomadaires à une seule le mardi mais dans les conditions initiales de son contrat, qui bascule de France 3 à France 2…

De France 2 à France 3 pour l’un, de France 3 à France 2 pour l’autre, ou encore de France 5 à France 2, etc…et Pflimlin qui prônait le retour à la culture identitaire par chaines et au fait de retrouver des repères pour le téléspectateur.

Décidément que ce soit les finances, les recettes pub, les comptes, le social, l’organisation, les audiences, les programmes…rien ne marche pour Pflimlin.

vendredi 30 novembre 2012

Pflimlin en veut du factuel, il va en avoir…son dernier communiqué qui tape sur les rapports parlementaires, est truffé de contre-vérités.

Pflimlin en veut du factuel, il va en avoir…son dernier communiqué qui tape sur les rapports parlementaires, est truffé de contre-vérités.



Pflimlin a beau expliquer à qui veut l’entendre que depuis l’époque où il était à Presstalis (ex NMPP) laissant à l’été 2010 l’entreprise qui licencie aujourd’hui la moitié de ses salariés en situation de quasi faillite, il entretient de bonne relation avec Jean-Marc Ayrault, cela est loin d’être un argument dans la situation catastrophique que connait France Télévisions.

Renaud Revel de l’Express écrivait d’ailleurs vers midi, un article intitulé : « Le PDG de France Télévisions dans le bureau de Jean-Marc Ayrault » en indiquant que « L'entretien qui a eu lieu ce matin en tête-à-tête dans le bureau de Jean-Marc Ayrault  intervenait dans une période agitée…et alors même qu’ont été évoqué les difficultés que rencontrent les chaînes publiques [donc Pflimlin] tant sur le plan de leur financement que sur le plan parlementaire, avec ces jours-ci une série d'anicroches avec le Sénat, où la question du budget de France Télés a fait l'objet de débats vifs dans le contexte des relations de plus en plus tendues à la ministre de la Culture et de la Communication… »

Pour un peu, on pourrait croire que Pflimlin qui vient de sortir, le 28 novembre, un communiqué de Presse hallucinant (voir en bas de post)  tapant sur certains rapports parlementaires (que la Presse dans son ensemble n’avait pas eu et qui ne figure pas non plus sur le site France Télévisions dont le dernier date du 23/11 comme le prouve la copie d’écran ci-dessous) est allé porter ses doléances devant le Premier Ministre…

Un peu comme à l’école « maitresse, il m’a tapé ! »

Pflimlin qui est donc allé jouer la victime, une énième fois depuis ces derniers mois, mais cette fois-ci en squeezant les Ministres de Tutelle mais également les Commissions et les parlementaires qui en sont responsables


Ce n’était pas la peine de faire envoyer pour Noël à un millier d’entre eux  un luxueux coffret argenté de 6 DVD contenant le portrait de François Hollande : « Comment devenir président ? » avec l'argent public, pour aller ensuite se plaindre « d’anicroches » avec certains d’entre eux.


Que peut faire le Premier Ministre comme s’interroge l’Express « dans un contexte qui voit l’Élysée et François Hollande avoir la haute main sur le sort du patron de France 2 et de France 3 » ?  

En tous cas, ne pas laisser circuler des pamphlets intitulés « Pour en finir avec certaines contre-vérités sur la gestion de l’emploi à France Télévisions » mettant en cause le travail des parlementaires et des commissions Assemblée Nationale/Sénat dont ils sont issus.

Il ne suffit pas d’écrire « Pour information, la communication adressée aujourd'hui par la direction de France Télévisions à la Presse et aux institutionnels vise à rappeler les principaux éléments factuels pour en finir avec certaines contre-vérités sur la gestion de l’emploi à France Télévisions et dire quels sont les bons chiffres ?" (chacun notera le point d'interrogation qu'y met Pflimlin), pour que cela soit le moins du monde « factuel » !!!!

Jean-Marc Ayrault ne peut bien évidemment pas laisser prendre à partie des élu(e)s de sa propre majorité comme le sénateur PS David Assouline ou encore la députée rapporteur de la Commission Martine Martinel que le communiqué met ouvertement en cause sans la nommer « Plusieurs échos, ainsi qu’un rapport parlementaire, ont mis en cause la gestion de France Télévisions et la dérive supposée de ses emplois, depuis quelques années… »

Il ne peut pas non plus laisser Pflmilin égrainer des contre-vérités tout au long de son communiqué comme si elles étaient des « éléments factuels » alors que ce ne sont que des affirmations fallacieuses.
Ainsi dès le premier point écrit noir sur blanc dans le communiqué sous forme de question (avec ? donc en rien factuel) : « Quels sont les bons chiffres ?

« 1) En 2007, France Télévisions employait 10.580 Equivalents Temps Plein (ETP). Le groupe emploie actuellement près de 10.350 ETP (septembre-octobre 2012) » il s’agit là ainsi de la première des contre-vérités affirmées.


Le blog GCC Média le prouve avec un document factuel émanant de France Télévisions, page 37 du document France Télé remis en juin au CA  et au CCE intitulé « comptes sociaux annuels ».


Chacun pourra constater que les chiffres sont de 10.207 (ETP) Equivalents Temps Plein  en 2010 à 10.397 en 2011 sachant passage comme l'a déclaré Martin Ajdari dans son interview au Monde du 6/12/11 que le groupe avait perdu 650 ETP.


Ce n'est donc pas la peine de remonter à 2007 l'année de l'élection de Nicolas Sarkozy qui a nommé Pflimlin soit dit en passant, pour sortir un chiffre sans aucune pertinence afin tenter de justifier l'injustifiable !! De surcroît en 2007, il n'y avait pas d'entreprise unique (2009) !!! Pourquoi pas remonter à 1974 ou à l'ORTF

Les chiffres sont là et issus des documents de la direction; à l’arrivée de Pflimlin les ETP étaient de 10.300 pour une masse salariale de 848M€.
 
Deux ans plustard, ils ont fait un bon à quasiment 10.581 et une masse salariale de 931M€chiffre qui devrait encore augmenter et passer à 10.757 en 2013 pour atteindre une masse salariale de 945 M€ que Pflimlin a fait passer à quasiment d’1 milliard d’euros pour le groupe France Télévisions fin 2012
Voyez le tableau ci-dessous où figurent les -650 départs annoncés d'Ajdari.


Sinon pourquoi avec des ETP qui auraient soi-disant baissé d'au moins 650 avec le PSE Pflimlin/Ajadri/Papet  pourquoi la masse salariale serait passée de 848M€ à l'arrivée de Pflimlin en 2010 à quasiment 1 Milliard en 2012 ??? ( 972.9M€  comme le prouve le document FTV ci-dessous)
C'est donc comme l'écrivait il y a quelques jours  « La Lettre A » du 19/10/12  : « Conduire un plan de départs volontaires tout en faisant bondir la masse salariale: c'est la curieuse équation tenue ces deux dernières années par le PDG de France Télévisions, Rémy Pflimlin. Selon un document Interne, le plan social mené en 2011 et 2012 aura touché 650 postes à la fin de l'année. Mais dans le même temps, les effectifs de France Télévisions, auront crû de 10.292 à 10.581 équivalents temps plein (ETP). Loin de la "stabilisation" annoncée l’an passe par Martin Ajdari, le DG délégué à la gestion, dans le cadre du contrat d'objectifs et de Moyens (COM) conclu avec l’État.
Le plus étonnant réside dans l’explosion de la masse salariale, passée de 863 à 931 millions d'euros en deux ans. Explication vraisemblable, la direction de France Télévisions a surtout recruté des directeurs, en marge du plan social. II apparait ainsi que le coût salarial moyen (annuel) bondit de 83.800€ à 88.000 €. Au total, le surcoût de la masse salariale de 2010 à 2013 atteindrait 97,2 millions d’euros. Soit à peu près le montant de l’économie réalisée par le groupe sur les coûts  de diffusion liés à la fin de l'analogique. Elle aura donc été vite mangée. »

 

Il faut dire à Pflimlin que ce n'est pas en tapant sur les parlementaires,  en moquant leur travail et les rapports rendus au nom du Pays, en affirmant qu'ils n'auraient  pas les bons chiffres et seraient faits de contre vérités, que ces affirmations à lui deviendraient des vérités!

Chacun constatera que le reste des points 2 à 5 que Pflimlin assène comme de soi-disant éléments factuels est du même tonneau!  
Le point 4 est à lui seul un morceau de choix.

4) L’encadrement de direction est resté stable en 2011. L’arrivée de la nouvelle direction ne l’a donc pas fait progresser.

L'encadrement général n'a que légèrement crû sur la même période. Ceci est notamment dû à l'augmentation de l'effectif des journalistes, qui sont tous assimilés à des cadres.

Chacun pourra constater que les chiffres issus des « comptes sociaux annuels ». (documents FTV) sont passés de 4.060  (ETP) Equivalents Temps Plein  en 2010 à 4.184 en 2011 tenant toujours compte de la déclaration d'Ajdari dans son interview au Monde du 6/12/11 avec les 650 ETP partis dans le cadre du Plan .

Le point 5  tient le pompon:

5) Fin 2012, l’effectif global du groupe sera en ligne avec le niveau prévu par son Contrat d'Objectifs et de Moyens, signé à l’automne 2011 avec son actionnaire.


Cette bonne blague !!! Toujours selon le document France Télévisions présenté un peu plus haut intitulé "COMPTE DE RÉSULTAT PAR NATURE" avec 650 départs dans le cadre du PSE Pflimlin/Ajadri/Papet, comment "l’effectif global du groupe peut-il être en ligne avec le niveau prévu par son  COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens), signé à l’automne 2011 avec une masse salariale qui passe de 848M€ à l'arrivée de Pflimlin en 2010 à  972.9M€ sur le document FTV ?????




Jean-Marc Ayrault le Premier Ministre, ne peut absolument pas être dupe et se doit de défendre les parlementaires de sa majorité attaqués et taxés de diffusion de soi-disant "CONTRE-VÉRITÉS" alors que ce sont eux qui ont raison.