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jeudi 14 mars 2013

France Télévisions: la chienlit prend de l’ampleur sur fond de guerres de tranchées et évictions en tous genres pour ne pas dire plan de départs déguisé !

Dans un article du 15 février dernier intitulé « Effondrementabyssal des recettes publicitaires de France Télévisions…entre -150M€ &-250M€, de 3 à 5 fois le « décrochage » annoncé par Pflimlin ! », le blog CGC Média, documents à l’appui comme de coutume, révélait le «décrochage» pour employer le terme utilisé par celui que Nicolas Sarkozy nommait à l’été 2010 et qui représente plus réalistement un coup de canif abyssal au budget de la télé publique. 

Pflimlin qui se prenant pour le législateur prônait, il y a peu, le retour de la pub après 20h : « La publicité ne doit pas être rétablie systématiquement sur toutes les chaînes du service public après 20 heures. Rémy Pflimlin ne le souhaite pas. Il faut, selon le président de France Télévisions, tenir compte de la spécificité des chaînes comme des programmes. Si France 4, désormais destinée aux enfants, se verrait interdire de diffuser de la publicité, d'autres chaînes pourraient en diffuser, après 20 heures…. » (un article parmi tant d’autres)  se défausse comme de coutume sur la crise.

Depuis que, le 24 juillet dernier, Philippe Santini ex Directeur général de France Télévisions Publicité depuis 1997 ait été viré pour nommer à sa place, pas avant août 2012 – eh oui, ça a pris un peu de temps, Pflimlin a dû faire modifier les statuts de France Télévisions Publicité qui interdisaient la nomination d’un patron ayant dépassé 65 ans donc de Daniel Saada qui ex responsable de TF1 était dans sa 66ème année – rien ne va.

Alors que chacun sait que c’est en début d’année que « tout bon publicitaire qui se respecte » pour déjà assurer une bonne partie de ses recettes,  démarche les GROS ANNONCEURS en terme de taille d’entreprise et de budget pub, il semble qu’à France Télé, cela n’ait pas été fait…d’où la chute vertigineuse que rien ne pourra endiguera plus. Elle a donc bon dos  cette « crise » que Pflimlin évoque à tour de bras !!!!

C’est à se demander si parfois ce n’est pas fait exprès. Un des 200 et quelques annonceurs conviés à France Télévisions dans le cadre de la présentation d’une coproduction France Télé, nous racontait comment le successeur de Santini (Saada himself) s’était publiquement adressé à eux « Content de vous accueillir ici à TF1  avec toute l’équipe… »

Certes s’était sa « maison d’avant » comme il s’est repris devant son auditoire pouffant de rire car convié par la régie pub dans les murs de France Télé mais quand même, ça la fout mal !!!

« C’est le début de la fin » lance, totalement désabusé, ce responsable d’une des chaînes du groupe. Il constate comme la grande majorité des salariés que, plus rien ne fonctionne, que le(la) collaborateur(trice) à quelque niveau que ce soit est la quantité négligeable et que la communication à outrance sur le numérique totalement déconnectée de la réalité et uniquement destinée à faire croire aux pouvoirs publics que « ça avance » n’est que poudre aux yeux.

Les procédures s’enchaînent devant les Prud’hommes…Serait-ce pour avoir donné son avis à ce sujet qu’en moins de 15 jours que Jean-Michel ORION Directeur Juridique Adjoint groupe et Responsable du département Concurrence, Sport, Marques et Nouveaux Médias depuis 2005 à France télévisions et depuis 1997 dans le groupe, a été contraint de faire ses bagages et quitter l’entreprise....à moins que le désaccord n’ait encore été encore plus grand ?!

dernière en date selon nos informations celle que vient de déposer  Christophe Scherer ex Directeur des systèmes d’information de France Télévisions Publicité qui faisait en quelque sorte office de numéro  2 de la régie pub sous Santini  viré il y a peu par Pflimlin/Saada  pour “licenciement abusif sans cause réel et sérieuse et harcèlement moral”

Il aura sûrement devant le Conseil de sérieux arguments à faire valoir à commencer par sa compétence professionnelle, sachant que sa remplaçante Chantal Gabay Benayer, 57 ans (certains ont eu du mal à la reconnaitre sur la photo quelle laisse circuler qui date bien d’une quinzaine d’années) a débuté sa carrière en 1985 dans l’industrie chimique et qu’elle n'a donc aucune compétence en télé, en media et encore moins en digital.

Elle n’a donc aucune compétence en matière de gestion publicitaire, non plus de planning agence, etc....mais elle devrait apprendre sur le tas.

Et Saada qui en interne se fend d’un mail pour se féliciter de cette nomination et de la chance pour la régie d’une telle recrue: “Chantal Gabay Benayer a débuté sa carrière en 1985 dans l’industrie chimique en tant que directeur des systèmes d’information France puis région de W.R. Grace, puis a passé 15 ans (de 1990 à 2005) chez Ernst & Young en qualité de Deputy CIO West Europe Africa, Arthur Andersen en qualité de CIO French Affinities (France, Luxembourg, Belgique, Hollande). En 2006, elle participe à plusieurs missions en freelance avant d’intégrer, en 2007, Corialis groupe (matériaux de construction) en qualité de DSI Europe du Sud. Depuis 2011, Chantal Gabay dirigeait des projets en missions de freelance, d’abord pour des fonds d’investissements en LBO, puis pour Kerensen SSII en tant que directeur de BU Asset Management.”...Voilà effectivement un profil qui devrait booster le chiffre d'affaire de la régie pub !

C’est cela qu’un petit encart de quelques lignes sur internet qualifait, la semaine dernière, de “Valse à France Télévisions” ....article quelque peu inexact qui donne le licenciement d’Olivier Douffiague, le directeur commercial de France Télévisons Publicité comme acquis puisque “poussé dehors comme Jean-Christophe Chrétien, ex directeur de l'international (à qui il donne 24 ans de maison, ce qui n’est pas exact) ou encore comme Christophe Scherer donc, ex patron de l'informatique (dix-neuf ans d'ancienneté, ça c’est vrai) qui s'estimant victime d'un harcèlement attaque France Télévisions (ça c’est vrai aussi). 

Olivier Douffiague, le toujours directeur commercial de France Télévisons Publicité subira probablement le même sort que  Christophe Scherer mais pour l’heure, ce n’est pas encore fait!!!!
Bonjour l’atmosphère irrespirable...les uns se regardent en chien de faïence alors même que certains autres en sont aux guerres de tranchées...c’est à quel clan aura la peau de l’autre.

Plus belle la vie, en somme, sur France Télévisions.

Pflimlin préfère "buller" plutôt que de faire des programmes télé tous publics !


Si vous l’aviez ratée, le blog CGC Média vous laisse découvrir la dernière annonce internet concernant France Télévisions : « Pflimlin invite Gizmodo à un Google+ Hangout pour France Télévisions » ...Rien que ça !

C’est assez surréaliste…au lieu de faire de la télé et de proposer des programmes tous publics aux téléspectateurs pour endiguer les baisses d’audiences catastrophiques que connait France Télévisions, Pflimlin préfère « buller ». 

Il propose donc à présent des Hangouts (des « bulles ») -  système de chat vidéo collectif et spontané à Gizmodo [ne pas confondre avec Quasimodo !] (*) c'est-à-dire à tous ceux qui connaîtraient le concept et préféreraient surfer sur leur écran d’ordinateur plutôt que de se retrouver bêtement devant le petit écran ! 

(*) Gizmodo est [selon Wikipédia] un blog blog spécialisé sur les gadgets et les nouvelles technologies. Il appartient à Gawker Media aux États-Unis et à Net Media Europe. Le blog est réputé pour sa mise à jour permanente concernant les dernières nouvelles technologiques… 

Voilà ce que vous pouvez découvrir ...attention c'est du lourd:
« Gizmodo.fr a été invité à participer à un Google+ Hangout par France Télévisions, en compagnie de son PDG, Rémy Pflimlin, afin d’évoquer l’évolution de la convergence éditoriale et numérique. Tout un programme ! 

France Télévisions nous a fait l’honneur de nous inviter à participer ce mercredi 13 mars à 18h30 à un google+ Hangout, où il sera question d’interroger Rémy Pflimlin, le Président-Directeur général du groupe.

Ce dernier répondra aux questions des journalistes et bloggeurs experts du numérique invités, et prendra le temps de revenir sur les enjeux du premier groupe audiovisuel public face à une convergence éditoriale et numérique toujours plus forte.

Thomas Hugues, présentateur de Médias le magazine sur France 5, animera ce débat en ligne.

Face à Rémy Pflimlin, Président-Directeur général de France Télévisions, nous retrouverons 8 intervenants : 

Benjamin Morin – Gizmodo – France
Jérémy Benmoussa – Locita – France
Benoit Descary – Bdescary – Canada
Marjorie Paillon – France 24 – France
Jacques Froissant – Altaide – France
Pierre Chappaz – E-buzzing – Suisse
Aude Baron – Le Plus – Nouvel Obs – France
Laurent François– French ideas – Grande-Bretagne 

Si vous désirez suivre ce débat, il vous faudra vous rendre à cette adresse ! »

mercredi 13 mars 2013

Pflimlin continue de dévisser


Pflimlin continue de dévisser 

Janvier 2013, Pflimlin avait une énième fois adressé un message de propagande indécente dont il a l’habitude aux salariés, où il indiquait « Le public français continue de faire confiance aux chaînes de service public. Ce score de 30,3 % de part d'audience a été atteint, faut-il le rappeler, dans un contexte de concurrence qui n'a jamais été aussi exacerbée. C'est un choix libre que le public fait tous les soirs pour nos chaînes » et d’ajouter « ces 30,3 % de part d'audience sont dus à la confiance renouvelée de nos concitoyens en 2012 qui nous ont offert un bilan que nous n’avions pas connu depuis une décennie. » 

Le blog CGC Média avait une fois de plus, le 7 janvier 2013, publié un article intitulé « Pflimlin peut aller se rhabiller avec ses vœux 2013 et son soi-disant «bilan  pas connu depuis une décennie.» » démontrant chiffres à l’appui que ces propos était le contraire de la réalité.

Aujourd’hui, voilà que le « Figaro.fr » qui n’avait jamais été trop critique vis-à-vis de Pflimlin depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy – c’est le moins que l’on puisse dire ! – remet le couvert en allant dans le droit fil du constat fait par le CGC Média.

Dans un article du 12/03 Renault de Enguérand au titre plus que parlant « Audience: la lente glissade du groupe France Télévisions », le titre de Presse démonte la technique d’autosatisfaction que Pflimlin a mis en place depuis son arrivée qui fait cohabiter avec celle de la victimisation permanente qu’il essaime à tous vents.   

Voici ce qu’écrit le site web du quotidien après avoir précisé que si « En février 2013, la chaîne gratuite D8 a réalisé la plus forte progression de la télévision...en se hissant sur la troisième marche du podium des chaînes de la TNT avec une part d'audience de 3,2 % auprès des téléspectateurs de 4 ans et +, selon le classement mensuel de Médiamétrie. » mais également que « Parmi les chaînes historiques, TF1 a confirmé en février son bon début d'année 2013 avec une audience de 23,2 % grâce à des succès comme «The Voice» ou dans une moindre mesure «Splash». Sur un an, la première chaîne a retrouvé des couleurs en gagnant 0,6 point d'audience. » 

En revanche, écrit très explicitement le journaliste du « Figaro.fr » : « Le plus inquiétant est la glissade du groupe France Télévisions. Toutes les chaînes du groupe audiovisuel public affichent des performances négatives. France 2 est passée sous la barre symbolique des 14 %, à 13,9 %. Un an auparavant, cette chaîne généraliste naviguait encore autour de 15 %. Il faut dire que la chaîne n'a pas bénéficié d'un environnement stable. En seize mois, elle a changé quatre fois de patron. Après les départs de Claude-Yves Robin, Bertrand Mosca et Jean Réveillon, le nouveau responsable des programmes de toutes les chaînes du groupe, Bruno Patino, devra trouver une nouvelle martingale pour France 2. Mais aussi pour France 3 qui navigue toujours dans les basses eaux à 9,3 % d'audience, pour France 4 qui dérive à 1,6 % d'audience (soit 0,6 point de moins sur douze mois) et enfin pour France 5 qui marque le pas à 3,4 % d'audience. Il y a urgence. Car pour garder leur rang, les chaînes de France Télévisions doivent cumuler au moins 30 % d'audience. Or aujourd'hui, elles sont tombées à 28,2 %. » 

La mystification a vécu. Les 30,3 % de part d'audience – le bilan pas connu depuis une décennie   comme se la raconte Pflimlin, est bien loin de la réalité avec ces 28,2 % qui représentent quand même 2 points d’écart. 

Pflimlin continue de dévisser et l’arrivée de Patino, chacun le voit bien, n’a rien changé à la chose…tout au contraire.
Patino qui a dès son arrivée a fait très fort en remettant « la série allemande » style Derick à la place de l’émission de Julien Courbet.
L’animateur devait d’ailleurs être, il y a peu, écarté de l’antenne à la suite de propos «inacceptables rendant impossible toute collaboration », dixit Philippe Vilamitjana, le sous-Patino directeur de des programmes de France 2, dans un entretien au Parisien.
Julien Courbet qui s’était épanché sur Twitter et dans la presse à propos de la suppression de son jeu quotidien pour cause d’audience insuffisante et avait notamment écrit sur le réseau social : « Bonne nouvelle pour la création française, va y avoir un feuilleton allemand à la place » « Je n’attends plus grand chose de France 2 »
Le constat de l’échec sans appel qui s’est durablement installé pour Pflimlin, au regard de la désaffection avérée des téléspectateurs pour les programmes de France Télé, appelle une question à leur sujet « attendent-ils encore grand chose de France 2 de France 3 et de toutes les autres chaînes du groupe public ?»


lundi 25 février 2013

Élections professionnelles 2013 à France Télévisions : risques juridiques majeurs



Élections professionnelles 2013 à France Télévisions: risques juridiques majeurs.

Les premières réunions concernant les processus électoraux à France Télévisions entre partenaires sociaux ont donc commencé. Au menu des discussions on parle bien sur modalités de votes, nombre de sièges à pourvoir mais aussi des collèges électoraux CE ou DP ainsi que de leur composition.

L’exercice somme toute assez classique vient cette année buter sur un os de taille. Alors que l’ensemble des organisations syndicales se trouve en principe vent debout contre les nouvelles classifications que la présidence de France Télévisions veut imposer aux salariés, ne voilà-t-il pas qu’elles se retrouvent de manière explicite sur la composition des collèges.

Coupable d’incompétence en négociation la direction nationale veut faire rentrer par la lucarne le nivellement social par le bas qu’elle tente d’imposer par la force.

Ainsi, pour les PTAs (Personnels Techniques et Administratifs), aux côtés des grilles classiques de la Convention Collective, on trouve du « classification des groupes 3, 4 et tutti quanti » à tous les paragraphes et accolé pernicieusement à ces lignes illégitimes on appréciera la « nouvelle classification » entre parenthèses, posée là pour masquer le délit de passage en force de cette direction.

Soyons clair : le SNPCA-CGC s’oppose à toute régression sociale !

Les grilles conventionnelles et les accords collectifs négociés par les partenaires sociaux ont un rôle : celui de poser des normes dans lesquelles les salariés mais aussi l’entreprise s’y retrouvent. Les uns pour avoir un cadre serein dans lequel évoluer, les autres pour, ne serait-ce qu’organiser l’activité quotidienne des équipes.

Et ce n’est en rien la situation que la direction de France Télévisions tente d’imposer !

Aujourd’hui la situation juridique dans laquelle est plongée notre entreprise est cauchemardesque. Il n’y a pas deux ou trois ou cinq conventions collectives qui cohabitent pour gérer dix mille salariés, mais dix mille contrats de travail individuels ! Même les grands groupes privés aux actionnaires carnassiers n’oseraient aller jusque là et pour cause cela reviendrait à prévoir et provisionner de l’argent pour dix mille procès potentiels.

Mais que voulez-vous l’argent est public et France Télévisions aime payer ses avocats rubis sur l’ongle …
Imaginez maintenant ces dix milles risques juridiques introduits dans les protocoles électoraux et donc autant de raisons d’annulation de ces élections professionnelles.

Les services RH opérationnels s’en tirent les cheveux à l’avance. D’autant plus qu’en cas d’annulation de ces élections c’est sur eux que les hiérarchiques nationaux feront retomber la faute.

C’est pourquoi le SNPCA-CGC demande le report des votes au mois d’octobre. Pourquoi ? Parce les organisations syndicales ont saisi les ministères pour servir de médiateurs après l’échec de la direction nationale à trouver un compromis et ensuite parce nombre de contentieux concernant la situation juridique auront été tirés au clair.


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