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mercredi 20 mars 2013

Pflimlin voudrait pousser l’État à la faute en utilisant son Conseil d’Administration qu’il ne s’y prendrait pas autrement !


C’est une partie de billard à plusieurs bandes que Pflimlin devrait engager avec prise en tenaille du C.A. (Conseil d’Administration) de France Télévisions. 

Les protagonistes:

Pflimlin le Diafoirus du PAF (Molière) qui a procédé depuis l’été 2010 à des saignées sur un malade qui était déjà anémié (pour mieux l’achever), un actionnaire qui n’a pas su rapidement diagnostiquer la maladie et qui le paie aujourd’hui et des administrateurs qui se retrouvent comme « témoins » une fois le patient agonisant pour leur faire valider après coup « qu’il ne pouvait pas y avoir d’autre solution ». 

Le déroulé :

« Bercy » - pour ne citer personne -  au regard des erreurs stratégiques monumentales qui se sont succédé depuis le départ de Carolis mais aussi face au retour de la situation déficitaire maintenant récurrente et du fonctionnement extrêmement préoccupant de l’entreprise, n’a pas accepté la rallonge de quelques dizaines de millions que réclamait Pflimlin (30M€ au minimum selon nos informations).

Ce faisant et n’étant pas en mesure d’escompter un quelconque changement de ligne malgré le mini remaniement ministériel qui a eu lieu ce matin (la situation économico/financière du Pays n’est pas au mieux, il faut bien le dire) Pflimlin devrait vendredi prochain « corneriser » un peu son Conseil d’Administration en lui présentant « un plan de recherche d’économies » [à sa façon bien évidemment] pour lequel il réclamera son approbation.

Trouver des millions d’économies alors même qu’il a « sanctuarisé » le numérique de Patino le « zorro » du secteur avec quelques 60M€, faisant croire au formidable essor du « numérique » [autrement dit de l’écrit quand les missions les missions premières de la télé a du plomb dans l’aile] alors qu’il n’en n’est rien comme le prouve le dernier classement que publie « Médiamétrie Estat » lié sur la fréquentation de 45 premiers sites internet où « Francetv Info » n’y figure absolument pas(cliquez sur ce lien et télécharger en bas de page le classement en version pdf) c’est quand même un gros ENFUMAGE.

Le COM n’est pas encore signé (il avait été prévu pour fin janvier, puis fin février. Nous ne sommes pas loin de la fin mars, il ne l’est toujours pas !)…qu’à cela ne tienne Pflimlin ne le signera probablement pas - le désaccord entre lui et l’État est flagrant – il préfère donc le billard pour parvenir à ses fins.

Au prochain C.A. avant celui d’avril (voire mai) où il devrait présenter une fois encore des comptes fortement déficitaires, Pflimlin devrait donc une fois encore passer pour la victime et procéder ainsi : présenter à la douzaine d’administrateurs de FTV un soi-disant plan d’économies, vu la situation de l’entreprise et surtout vu les « efforts financiers auxquels il serait contraint par l’État »…ce vilain État  qui taillerait dans ses finances et ne lui laisserait d’autre choix !!!!!

Il y pourra y avoir pêle-mêle aura dans cette « recherche d’économies », le plan de licenciement collectif qui ne dira pas son nom avec arrêt brutal du recours aux CDD, la filialisation de secteurs seulement « filières » pour l’heure, l’externalisation sans queue ni tête, des pans entiers de l’entreprisecomme l’informatique pour ne citer que celui-là, etc…

Il devrait donc demander formellement aux administrateurs qu’ils lui donne mandat pour mettre en œuvre ce « plan d’économies » [contraint] en les poussant au corner et surtout en les rendant co- solidaires donc en rendant l’État responsable de ce qui se passe. 

Si les administrateurs, lui donnent ce « mandat » d’une opacité sans nom – il serait plus juste de parler de blanc-seing -  il s’en prévaudra pour continuer de couler l’entreprise en se prévalant de l’entier soutien de l’actionnaire ! Tu parles.

Si les administrateurs ne marchent pas, ne le soutiennent surtout pas et ne lui accordent pas ce mandat machiavélique, il criera au scandale et accusera l’actionnaire de ne pas lui donner les moyens de son actions.

Dans les deux cas de figure, Pflimlin n’y sera quasiment pour rien et l’État, le Gouvernement, les Tutelles seront montrés du doigt  !!!! Trop facile et surtout trop gros.

Tout cela est révoltant et le consternant spectacle continue car constitutionnellement depuis la loi organique voulue par Nicolas Sarkozy, seul le Président de la République peut siffler la « fin de partie »…que ne l’a-t-il déjà fait depuis des mois constatant jour après jour, l’effondrement de la télé publique qui est-il besoin de le rappeler est 100% la propriété de français !

Ce sont les salariés qui paient les premiers mais plus largement les téléspectateurs et donc les contribuables, ce « petit jeu institutionnel » (le mot « jeu » n’est certes pas du meilleur goût, il faut bien le dire mais il faut savoir pourtant que certains s’en amusent) du « je te tiens par la barbichette… » qui donne une vision bien angoissante de l’avenir...Il n'y a vraiment pas lieu de s'en réjouir mais au contraire de tout mettre en œuvre pour arrêter le massacre.


lundi 18 mars 2013

Un long dimanche pluvieux pour Pflimlin dont le bruit de la démission n’a cessé de courir !



Depuis le pot de départ au siège de France Télé, de Jean Réveillon débarqué par Pflimlin de son poste de patron de France 2, fin janvier, la situation n’a cessé de se dégrader.

Le blog CGC Média dans un récent article intitulé justement « Pflimlin: pot de départ…certaines oreilles ont dû siffler » faisait état du bon quart d’heure pendant lequel le successeur de Carolis s’en est donc donné à cœur joie sur la seule responsabilité de l’État qui ne sait pas où il va ou encore ce qu’il veut s’agissant de France Télévisions. 

Les propos sur place de Pflimlin qui poussait quand même vers la sortie son « ex mentor » :"Jean, tu m'as tous appris", en plus de choquer certains de ceux qui étaient présents, ont bien évidemment retenti à lÉlysée, à Matignon, rue de Valois ou encore à Bercy dont les oreilles doivent depuis ne pas arrêter de siffler.

A cela s’ajoute la chute constante des audiences, l’effondrement des recettes de pub, l’explosion des  effectifs avec un millier d’ETP de plus, le retour des déficits, le pseudo remaniement qui ne passe pas en haut lieu - piètre remake du film « un fauteuil pour deux » qui devient pour l’occasion « un fauteuil pour trois »:

- un Bruno Patino remplaçant réellement Emmanuelle Guilbart que certains présentent à tort comme le Duhamel de Carolis ;
- un Thierry Thuillier directeur de l’info en charge de l’ensemble de l’information (aujourd’hui, il n’est pas chef des rédactions régionales de France 3) et qui mise sur le précédent ;
-  et un  Martin Ajdari aux finances mais également en charge du Secrétariat Général dont la marge de manœuvre vis-à-vis des deux autres est immense.

Et aussi pour couronner le tout, l’arrêt du dispendieux projet de "Viastellisation" des régions de France 3 que Pflimlin a tenté de «vendre» comme une nouveauté alors qu’il n’est en réalité qu’un quasi copié/collé de son « Horizon 2008 » jamais suivi d’effets !

Enfin¸ Olivier Schrameck président du CSA, qui se dit en privé "très attentif"  à ce qui se passe à France Télévisions, pourrait bien contrairement à son prédécesseur Boyon, jouer un rôle moteur dans tout ceci et avant la rentrée de septembre avoir permis à l’instance de désigner le nouveau patron de France Télé. 
Pflimlin se sera peut-être dit avec tout ceci, la grêle en plus, que tout ça faisait beaucoup ! 
Il aura peut-être également eu vent comme le blog CGC Média de l’imminence de la présentation du projet de « mini loi » - texte assez court sur la réforme du mode de nomination des PDG de l'audiovisuel public (en attendant une deuxième partie plus dense concernant « l’organisation » de l’audiovisuel public) - en Conseil des ministres avant la fin mars alors même qu’aucun avenant au COM n’a encore été signé !
C’est peut-être pour tout cela que la rumeur de démission de Pflimlin, ce dimanche, s’est faite particulièrement insistante !

vendredi 15 mars 2013

La "Viastellisation" des régions de France 3 abandonnée par Pflimlin…ou pour être plus précis, gelée jusqu’en 2016 alors qu’il sera parti depuis bien longtemps !


Pflimlin une fois encore donne raison au blog CGC Média qui, le 14 juillet 2012, dans un long article particulièrement étayé intitulé « Pflimlin imagine enfumer le gouvernement avec son soi-disant projet France 3 ressorti des cartons de Nicolas… » expliquait en quoi son bluff sur la « régionalisation » des régions de France 3 Corse en prenant Via Stella comme modèle, était infaisable à tous points de vue.

En indiquant aujourd’hui que cette "Viastellisation" des régions de France 3 (histoire de créer un néologisme) est abandonnée sinon gelée jusqu’en 2016 alors qu’il sera parti depuis bien longtemps,  Pflimlin se déjuge une énième fois! 

La demi-page dans « Les Échos » du 10 juillet 2012, avec deux articles à la suite intitulés : « La réforme de France 3 à la rentrée s'annonce déjà sous haute tension » et « ViaStella, le laboratoire de France Télévisions en Corse », où Pflimlin expliquait au journaliste les grandes lignes (déjà connues, ajoutait-il) de son soi-disant "nouveau" projet, à savoir : « accentuer la régionalisation de France 3 quitte à associer les collectivités régionales à son financement, en se servant du modèle ViaStella, véritable laboratoire de France 3 en matière de développement local » (dixit l’intéressé), était donc comme le blog CGC Média l’avait qualifié, une nouvelle et récurrente opération d’enfumage. 

Tout le monde a encore en mémoire depuis l’instauration dès 1981 de la douzaine de sociétés régionales de « La Trois » par la loi Filloud, tout ce qu’a subi France 3 en effets d’annonces, en atermoiements en tous genres et changement de cap quand ce ne sont pas de graves erreurs stratégiques.

- L’objectif ″2015″ affiché par Pflimlin depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy qui ne sera jamais respecté comme ne l’ont pas été les promesses précédentes successives,  
- « Proxima » dans les années 90
-ou encore l’engagement des 7 télévisions « numériques »
- jusqu’à ″Horizon 2008″ du même Pflimlin (qui décidément empile les effets d’annonce à chaque fois où son mandat est sur le point de s’achever) mis en avant sans vraiment être suivi d’effets…
      
Il s’est quasiment agi tout le temps, d’une une succession de trompe-l’œil, de leurres plus ou moins bien imaginés destinés, en général, à ne berner que de pauvres élus ou les pouvoirs publics pour mieux leur faire porte ensuite le chapeau au cas ou quelque chose changerait !

Il n’est pas possible, en 2013, qu’il se trouvât quelqu’un pour toujours être dupe !?

Et dire qu’il y a, à peine un mois, Pflimlin déballait encore son verbiage en expliquant qu’avant la fin février au bouclage du COM tout ceci devait y être inscrit.
- « Nous voulons résolument en faire une télévision régionale, permettant à chaque territoire d’avoir une offre locale »
- « Nous devons prévoir le regroupement de chaînes régionales s’appuyant sur des rendez-vous nationaux forts dans l’information ou le prime time est désormais envisagé « à terme » et le modèle Viastella « à long terme ».
- « Nous avons la nécessité d’inscrire ce projet [de "Viastellisation" des régions] dans la prochaine étape de décentralisation (…) dont les éléments n’ont pas encore été arrêtés ni débattus. »  3. Dans une première phase, France 3 doit se réformer en région, en adoptant une organisation plus performante, mieux calibrée. »
- «Je souhaite avoir un dialogue avec les conseils régionaux pour voir comment cette vision peut s’inscrire dans leur politique. » avec au passage un plan de licenciement massif histoire de rendre plus présentable la promise aux partenariats espérés dans les régions, notamment avec la PQR. 

Il semble à présent que Bruxelles veuille s’intéresser justement à ces « partenariats » avec les régions que Pflimlin appelle « dialogue » mais qui, dans les faits, pourraient bien s’apparenter à des subventions très discutables (*)

Avec toutes ces déclarations intempestives, Pflimlin qui se contredit d’un article à l’autre, sera parvenu à une chose que l'État lui demande 50 nouveaux millions à économiser.

(*) Les conventions de partenariat avec France télévisions ne peuvent pas tous confondus excéder 100 000 € c'est bien toutes régions confondues les 13 et on est largement au-delà les conventions de partenariat ne peuvent pas s'assimiler à des subventions déguisées.

Le principe du financement public de France Télévisions par la redevance et la contribution de l'État en compensation de la perte des recettes publicitaires a été validé par la commission Européenne le 29 juillet 2010.

La commission a acté le fait que le financement public de France Télévisions répondait bien aux missions de service public définies par le cahier des charges de France Télévisions.
A contrario, tout nouveau financement public qui dépasse le cadre de celui notifié en 2010 s’apparente à une aide  d'État et doit être notifié à Bruxelles.

En 2006, la convention tripartite entre l'État, France 3 Corse et la Collectivité Territoriale de Corse, avait déjà fait l'objet d'une notification. La commission avait validé cette convention sur le fondement des nouvelles missions ainsi financées en s'assurant de l'absence de surcompensation (l'aide allouée correspondait au seul coup des nouvelles missions confiées à France 3 Corse).

La dérogation « de minimis » qui exempte de l'obligation de notifier les aides publiques dans le total pour l'ensemble de l'entreprise doit rester inférieure à 200 K€ cumulés sur 3 ans, n'est pas applicable à France Télévisions dans la mesure où existe un cadre général notifiée et validée par Bruxelles. 

Les subventions d'investissement et d’exploitation émanant de collectivités locales sont proscrites et s'apparentent à des aides d'État qui doivent être notifiées à Bruxelles.

Tout financement, aide directe ou indirecte, avantage en nature, prêt, utilisation à tarif préférentiel émanant d'administrations publiques ou de collectivités locales peuvent être qualifiés d’aide  d'État.

Si une collectivité locale souhaite participer au financement de programmes, ce financement ne peut se faire que sous la forme d’une participation directe de la collectivité :

Soit en finançant directement un producteur extérieur sur un programme proposé par France TV ; 

Soit sous la forme d’un partenariat entre la collectivité et l'organisateur d'un événement couvert par France TV, la participation de la collectivité venant diminuer d'autant les frais engagés par France TV sur la production (location d'une grue par exemple, etc…). En contrepartie (condition sine qua non du partenariat), la collectivité devient partenaire de l'événement.



Julien Courbet viré par mail, dénonce les mensonges et les méthodes de Vilamitjana sous Patino de « La Deux »

S’exprimant sur " RTL", le 13/03 au soir mais également au "Grand Journal de Canal+", sur les détails de son licenciement, Julien Courbet qui avait déjà confié à "Télé 7 Jours" avoir trouvé son licenciement "particulièrement violent" n’a pas mâché ses mots. Il affirme d’ailleurs ne pas avoir eu de coup de téléphone de France 2 depuis la semaine qui a précédé.  

"Je ne me plains pas d'être licencié, ils ont le droit de licencier qui ils veulent, je veux juste, et c'est pour ça que je vous parle, qu'ils disent la vérité" a lancé Julien Courbet. 

"C'est juste la méthode, par mail à 21h50 on m'annonce mercredi que je suis licencié et à 4h du matin dans les boîtes aux lettres il y a "Le Parisien" qui est distribué avec une grande interview de Philippe Vilamitjana, donc je suppose que l'interview a eu lieu dans l'après-midi. On m'envoie le mail à 22h comme ça je ne peux pas réagir et on prend la main sur la communication" a constaté l’animateur.

Eh oui pour un quotidien diffusé le jour J au matin, chacun  sait que le journal est au moins en bouclage l’après-midi du jour J-1 sans parler de la « relecture » de l’article à laquelle personne n’imagine que Vilamitjana n’aurait pas eu lieu !!! Sur la forme il est bien dans son droit Julien Courbet…la procédure dont il est victime comme n’importe quel autre salarié est bien évidemment totalement irrégulière. 

Sur le fond, il a argumenté en rappelant  que son émission qui ne "coûte que30.000 euros" n’a pas  à rougir de l’audience qu’elle réalise. Julien Courbet a également indiqué "Je n'ai pas de temps à perdre à passer dans les bureaux, je n'ai pas de carte à un parti politique, je suis apolitique et je le revendique Je ne dis jamais pour qui je vote. Je n'ai pas de réseaux, je ne fais partie d'aucune association".

Il a donc bien raison Julien Courbet de se défendre. Voilà les méthodes utilisées à France Télévisions et lui est animateur donc médiatique. 

Imaginez tous les autres qui n’ont pas accès aux média et n’ont que les Prud’hommes, des mois plus tard, pour faire valoir leurs droits et défendre leurs intérêts  au regard du préjudice qu’ils subissent. 

L'animateur est aussi revenu  sur ses tweets, chez Marc-Olivier  Fogiel où il a redit qu’ils n’avaient rien de belliqueux et qu’ils avaient  été diffusés sur le ton de l'humour. 

"Depuis quand un employé n'a pas le droit de dire la vérité, j'ai simplement dit 'mon émission s'arrête faute d'audience' puisque c'est ce qui a été dit par Philippe Vilamitjana, et c'est faux, c'est complètement faux !" tempête Julien Courbet.  "Sur les ménagères, je suis tous les soirs devant "On n'demande qu'à en rire" en moyenne et quasiment à égalité avec "Mot de passe" donc ce n'est pas pour l'audience qu'on m'a sorti de là, ce n'est pas vrai, c'est impossible..." a-t-il ajouté.

Julien Courbet veut toute la vérité sur son licenciement, c’est bien normal…il n’est depuis des mois et des mois pas le seul (voyez les très nombreux articles du blog CGC Média au sujet des licenciements sauvages à France Télé  * qui sont en quelques sorte les prémices d’un plan de licenciement massif déguisé où les CDD précaires sont les premiers touchés). 


Mac Donald nous pardonnera de le paraphraser mais « Ça se passe comme ça chez France Télé »