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mercredi 19 mars 2014

Après Elkabbach, d’autres voix s’élèvent en plus du blog CGC Média pour demander la démission de Pflimlin et son équipe.

Rienà part peut-être reprendre les propos tenus par Pflimlin, entre autres, àThomas Sotto sur Europe 1 le 27 janvier dernier avant les J.O. d’hiver : « L’émission pour tous, la quotidienne de Laurent Ruquier sur France 2, est une émission qui a bien démarré, qui a un concept nouveau, avec notamment l'interaction avec le public, et Laurent est un grand professionnel, en qui j'ai toute confiance …ça va marcher [...]. On est une maison dans laquelle on laisse aux émissions le temps de s'installer. Regardez Plus belle la vie qui a été critiquée pendant six mois et qui est devenue un grand succès. Regardez Midi en France... Donc nous allons évidemment laisser à Laurent Ruquier le temps de s'installer.»
Niveau crédibilité, c’est impressionnant !  
Tout comme du reste s’agissant du remplaçant de Vilamitjana à la  direction des programmes de France 2, Thierry Thuillier qui pour « imposer sa marque » arrêtait le « JITVB » de Sophia Aram pour tout miser sur le tandem Ruquier/Barma ; On allait voir ce qu’on allait voir…ben on a vu !
Quant à l’analyse à laquelle se livre le journaliste qui avant de tenter d’apporter des éléments de réponse, commence tout d’abord par une série d’interrogations toutes aussi légitimes les unes que les autres : «  Après Sophia Aram, Laurent Ruquier est éjecté de l'avant vingt heures de France 2 avec "L'Émission pour tous". Deux échecs d'audience majeurs en six mois sur la chaîne publique : les dirigeants sont-ils en train de couler France télévisions ? Que peuvent le CSA et le gouvernement ? », elle est sans appel.
Le blog CGC Média vous propos de la découvrir ci-après: 
« La logique industrielle a transformé "L'Émission pour tous" en démission pour tous. Laurent Ruquier sur France 2 en acces, c'est fini. La chaîne publique jette l'éponge. De même qu'il existe désormais en politique l'expression "faire une Leonarda", il existera en télévision "faire une Sophia Aram". 
Dans un cas, on transforme en plomb médiatique de l'or politique, dans l'autre, on métamorphose en catastrophe industrielle un animateur à succès, qu'il soit valeur en devenir ou professionnel confirmé. 
Le directeur des programmes de France 2, Thierry Thuillier, avait tout misé sur le tandem Laurent Ruquier/Catherine Barma. Il les avait contraint à bricoler en quelques semaines une émission sans concept, fourre-tout, incohérente et sans identité, le tout en s'attaquant au marché embouteillé des talk-shows de l'avant 20 heures qui, au surplus, ne mobilise que 30% des téléspectateurs de la case. Cette Académie des neuf de l'actualité, desservie par une erreur d'analyse majeure quant au rapport des forces en présence, ne pouvait pas s'imposer. 
L'échec était prévisible, il était même prévu. 
Le « All in » de Thierry Thuillier et France 2, coup de poker reposait sur un bluff, soutenu par une paire de deux. Face au brelan de Caunes/Aphatie/Trapenard sur Canal + et surtout face au full par les as Verdez et Lemoine d'Hanouna sur D8, c'était trop peu. 
Cette démission pour tous va inévitablement lancer le nécessaire débat sur l'état des lieux à France télévisions. 
À ce niveau d'exigence, comment peut-on commettre deux erreurs de programmation majeures en moins de six mois, sur la case stratégique de la chaîne France 2, celle qui est censée assurer le maximum de rentrées publicitaires, d'autant que les mauvaises audiences se cumulent sur France dès 16h30 ? 
Comment s'étonner alors qu'in fine, en bout de chaîne d'audience, le 20h de David Pujadas (déjà handicapé par un présentateur qui ne correspond plus aux attentes des Français, anxiogène et clivant, incarnation de ces élites arrogantes que les téléspectateurs ne supportent plus) en soit durement affecté ?
Beaucoup d'argent perdu car ces deux échecs ont un prix. Ils participent à la chute globale des recettes de publicitaires. Ce manque à gagner s'ajoute, par exemple, à celui engendré par le problème France 4, la chaîne des "nouvelles écritures" censée révolutionner la télévision de l'avenir et chère au numéro deux du groupe Bruno Patino.
Pour 2013, France 4 avait rapporté 10,43 millions d'euros de publicité. En 2014, la prévision serait de … 6,3 millions... Et 4 millions de perdus, encore... Qui s'additionneraient au reste...
Pour cette année 2014, France télévisions vise un objectif de 320 millions d'euros de recettes enfantées par la réclame. Cet objectif peut-il être tenu compte tenu des multiples erreurs de la présidence Pfimlin ? [la réponse est négative, cent fois, mille fois négative…FTV sera loin des 300M€. Le blog CGC Média publiera les chiffres cala miteux de mars 2014, ndlr]
La victoire modeste. Les responsables de France Télévisions en sont réduits, parfois, à tenter de faire passer des vessies pour des lanternes, en ayant recours à des artifices de communication.
En février de cette année, selon encore certains observateurs qui en ont fait part à l'auteur de ces lignes, les recettes publicitaires attendues au préalable auraient été volontairement sous-estimées, le prévisionnel 2014 correspondant au résultat 2013 (moins 5 millions par rapport aux projections officielles). Mais en 2013, il n'y avait pas de JO de Sotchi. En clair, la quinzaine sportive a permis à France télévisions de clamer victoire alors qu'en fait il ne s'agit que d'un petit tour de prestidigitation et de communication.
La vérité, c'est que si France télévisions affichait une part d'audience globale de 30% en 2013, la tendance 2014 (hors les J.O d'hiver) c'est de pencher pour un décrochage de 3 points... Or, à ce niveau, trois points, c'est un gouffre...
La Coupe du quoi ?
Et le pire est peut être à venir. En juin, TF1 diffusera la Coupe du monde de football, avec l'équipe de France redevenue attractive.
Les meilleurs spécialistes du secteur savent que M6 s'est déjà préparée à ce choc d'audience, anticipant son affaire, préparant ses munitions. À France télé, selon eux, c'est morne plaine. Rien ne se passe. Rien ne se prépare. En fin d'année, les plus optimistes de ces observateurs prévoient un manque à gagner de 10% (30 millions) et les plus pessimistes de 15% (45 millions). Ce n'est pas rien...
Car les ressources publicitaires du groupe sont en chute constante. En 2013, prévues à 340 millions, elles dépasseraient à peine les 320 millions. Le service public n'en finit pas de payer la lubie Sarkozy interdisant la publicité sur ses antennes après 20 heures.
Et que dire de la stratégie numérique de France Télévisions, qui coûte 90 millions d'euros par an avec des trafics faiblards et des recettes publicitaires plus que décevantes (0,5% des ressources totales) ?
Ces errements économiques sont le fruit d'une gestion des antennes, surtout de ce joyau de la télévision publique qu'est France 2, menée par des amateurs confirmés, des improvisateurs dangereux et des prestidigitateurs occasionnels. C'est que l'enjeu de ces accidents industriels qui s'accumulent est gigantesque. C'est tout le service public de la télévision qui s'enfonce dans l’œil d'un cyclone qui risque de tout emporter.
L'arbre Ruquier qui cache la forêt France TV
Des milliers d'emplois en jeu. Un patrimoine industriel en déshérence. Une ligne éditoriale sans projet. Une animation des antennes inexistantes. Des animateurs qui prennent en otage la direction de France Télé. L'argent public jeté par les fenêtres à grands coups de millions d'euros. Ce moment où l'on se demande si le CSA ne devrait pas se pencher sur la question essentielle de ce coup de barre permanent qu'est devenue la présidence Pflimlin : la compétence.
L'arbre Ruquier qui tombe, c'est la forêt France télévisions qui ne peut plus se cacher: cinq hauts dirigeants qui ne travaillent pas ensemble. Cent cadres dirigeants qui attendent qu'il se passe quelque chose. Huit cents cadres abandonnés à eux mêmes. Des milliers de salariés en souffrance. Et le CSA et le gouvernement socialiste qui, un jour, seront bien obligés de faire quelque chose. S'il est encore temps.
"Faire une Leonarda", ça se paye cash en politique, mais "faire une Sophia Aram" ne se paye pas à la télévision publique. Pour combien de temps encore ? »

Pujadas, pas la grande "classe"....affaires tout de même d'économies!

Le blog CGC Média vient de prendre connaissance de l'artilce du Canard enchaîné de ce mercredi 19 mars sur la "délégation d'une vingtaine de personnes" de France 2 partie en Ukraine pour sa "spéciale Crimée".
 
Le palmipède révèle que si "les équipes de tournage ont été priées de rejoindre la classe éco, en revanche, Pujadas, son assistante, sa rédactice en chef et Alain Lardière [directeur des reportages et des moyens de l'information des rédactions nationales de France télévisions] , ont pris eux la direction de la classe affaires ".
 
Pujadas et ses heureux compagnons de vol n'ont certes pas eu droit à la grande classe "La Première" mais la classe "affaires" tout de même, ce qui n'est effectivement pas la classe "éco" réservée à la technique...Pas le mêmes valeurs!
 
La conclusion, le blog CGC Média la laisse bien volontiers au Canard en cette période de soi-disant économies à France Télévisons sur fond de plan de départs (361 postes supprimés) : "Les économies, à France 2, c'est un métier"  
 

mardi 18 mars 2014

Patino le numéro 2 de Pflimlin, précipite France 4 dans le mur tout comme France Télé.

Il ne décolère pas Patino après la publication des deux articles au vitriol publiés suite au déjeuner que ce dernier a eu avec l'Association des Journalistes Médias (AJM) début mars.
 
Le Figaro tout d’abord qui titre sur la soi-disant nouvelle grille de programmes qu’il présente «France 4 : entre recyclage et programmes décalés » mais aussi Ozap qui écrit « Le reformatage de France 4 sera "graduel" ».
 
Les deux média soulignent d’une même voix le non évènement que constitue « la présentation » de cette pseudo nouvelle grille qui aurait dû débuter en janvier et ensuite en mars mais qui n’a toujours pas démarré. Ils mettent également en avant les contradictions de Patino qui dit à présent vouloir « repositionner France 4 progressivement jusqu'à l'été 2014 » tout en mettant finalement à comme le rappelait le blog CGC Média dans un récent post «Sandrine Roustan virée finalement pour avoir eu raison ! », le travail à 80- 90% de programmation de cette dernière.
 
Eh oui, France 4 ne lancera pas grand-chose ….Les seules marques qui seront à l'antenne en mars seront celles lancées en 2013 par Sandrine Roustan virée par Patino. Le Figaro enfonce le clou en précisant « la grille de programmes qui devrait être mise en place à partir du 31 mars et dont Le Figaro a pu prendre connaissance, c'est plutôt faire du neuf avec du vieux. » ….et d’énumérer comme l’avait du reste fait le blog CGC Média, documents à l’appui, les rediffs (souvent des années 90) : « Les Tortues Ninja, le Marsupilami, Titeuf, Les Dalton, Code Lyoko et autres qui font déjà partie des 1.000 heures d'animation que propose annuellement la chaîne. Idem pour les séries Doctor Who, Lois & Clark ou Sherlock. Quant aux nouveautés, elles se résument en réalité à des rediffusions. En témoigne l'arrivée du magazine de France 3 «C'est pas Sorcier», à raison de quatre numéros chaque jour. Les Lapins crétins [un titre qui en dit long, ndlr] autre marque jeunesse phare de France 3, débarqueront tous les jours de la semaine en fin de journée sur France 4. Preuve encore que le robinet à rediffusions est grand ouvert, plusieurs épisodes de la sitcom Un gars, une fille seront programmés quotidiennement. Un comble: d'abord sur France 2 entre 1999 et 2003, le programme avait déjà été rediffusé sur France 4 de 2007 à 2009, avant d'alimenter les chaînes du groupe M6: Téva, M6, Paris Première et W9. »

A quand Patino à la présidence de l’INA pour remplacer Mathieu Gallet avec sa transformation de France 4 chaîne d’archives d’émissions  pour la jeunesse ?
 
Le Figaro va même jusqu’à parler de « grand écart » dans l’exercice de contorsionniste de Patino qui parle aujourd’hui de une «formule revisitée», en indiquant «on est encore loin de la politique culturelle ambitieuse en faveur de la jeunesse évoquée par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, lors de ses vœux en janvier.»
 
Ozap pour sa part, raille les revirements de Patino qui maintenant se refuse de parler de "chaîne laboratoire" après n’avoir eu pourtant que cette formule à la bouche. "Les laboratoires n'intéressent que ceux qui y travaillent. Et parler de chaîne réservée à l'innovation pourrait laisser croire qu'il n'y a pas d'innovation sur les autres chaînes, ce qui est faux" trouvait-il utile d’ajouter, se décrédibilisant un peu plus encore au passage.
 

Il convient de rappeler, qu’en février dernier, les fanfaronnades de Patino "vous allez vous ce que vous allez voir"…. "je vais faire de France 4 la télé de demain… Jeunesse en journée et Nouvelles écritures le soir avec une tendance laboratoire et des émissions éducatives »…. "Une chaine hybride du jamais vu"….La chaine « de la génération Millénium » !!!!
 
«Un Zorro à la tête de France Télévisions » pouvait-on même lire sur la toile. De la poudre aux yeux, du blablabla, de quoi attraper le four rire si la situation n’était pas aujourd’hui si dramatique et si France 4 n’avait chuté en audience au point d’atteindre le niveau de la marge d’erreur autour de 1% !
 
Pour ce qui est des formules, Patino il s'y entend:
"France 4 va développer une offre jeunesse sur tous les écrans et proposer des programmes qui réinventent notre façon de faire de la télévision…en adoptant un ton irrévérencieux et complice, un esprit de contrebande et le goût du détournement" comme cela est écrit dans un document présenté le 14 février lors du dernier conseil d'administration de FTV, ne trompe personne ! Pas plus que ce énième virage à 180°.

Pour « le ton irrévérencieux » les téléspectateurs sont servis …avec du trash, en veux-tu, en voilà. La série « Black Mirror » d’une rare violence, achetée par la toute nouvelle équipe de France 4 - seule acquisition qu’elle ait décidée – commence par un épisode à la signalétique obligatoire « interdit moins de 16 ans » avec des images pouvant heurter le jeune public ?! En effet, dans son premier épisode avec une « intrigue » tournant autour de la ZOOPHILIE...Un homme se fait « prendre» par un cochon....

Sur une chaine JEUNESSE qui plus est du Service Public, c’est top, non ?!

Et tout cela au moment où «BBC3, la France 4 britannique, a annoncé sa disparition en 2015 » : « Les britanniques ne donnent pas dans les sentiments ! La BBC a décidé de supprimer, l'année prochaine, BBC3, sa chaîne jeunesse, l'équivalent de France 4 pour France Télévisions…. »

Dernière en date, Patino assisté de Tiphaine de Raguenel et Boris Razon, respectivement spécialiste des activités jeunesse et des "nouvelles écritures web" du groupe, nommés par lui-même fin octobre 2013, auraient même prévu de mettre à l’antenne en prime-time (c’est à dire en dès 20h45 environ des images de « Slow TV ». Quésako la «Slow TV» ?

C’est un concept norvégien qui consiste à diffuser en continu des heures entières, 8, 9 voire plus, beaucoup plus, des d'images de paysages, de tricot ou de pêche, en prime time, ou encore le voyage au très long cours d'un paquebot le long des fjords ou un feu de bois qui crépite.

Voila les dernières trouvailles de Patino et ses acolytes pour dépenser l’argent du contribuable français sur des images achetées à Oslo. Lisez l’annonce de sur le mag « Toute la télé » du 18 mars « Tokyo Reverse : la première slow TV pendant 9h sur France 4 »

« Pour amener son offre jeunesse, France 4 a prévu une soirée hypnotique à partir de 20h45 ce lundi 31 mars. Pendant neuf heures, le phénomène de slow made débarquera en France avec Tokyo Reverse, faisant figure de première Slow TV.

Sur fond d’une musique éclectique, un personnage déambulera dans les rues de Tokyo, face caméra et dans un mouvement constant et fluide. Pour créer un effet de décalage, le monde environnant fonctionnera à contre-courant de cet anonyme perdu dans l’immensité de la ville : un jogger courra à reculons, un oiseau volera à l’envers, les voitures rouleront en marche-arrière.

Pour ce faire, les séquences sont captées dans le sens inverse de leur diffusion. Une chorégraphie inversée a été nécessaire pour restituer le naturel du personnage dans sa démarche. Côté musique, commandée spécialement pour cette soirée, le pianiste et compositeur Francesco Tristano sera à pied d’œuvre pour jouer sur les images. Brandt Bauer Frick ou Pascal Schumacher viendront l’accompagner.

Cette coproduction France Télévisions et EDEN/Grégoire Olivereau est réalisée par SANDL (Simon Bouisson et Ludovic Zuili)…. »
 
Pitoyable….L’ambition culturelle pour la création jeunesse c’est certainement ça ???
 
L’Etat actionnaire comme le CSA sont, du reste, en droit de se demander comment sont utilisés les 2,8 milliards de la redevance et si Patino a bien compris son rôle à savoir : produire de nouveaux programmes pour enrichir l’offre de télé publique…en somme, le cœur de métier de France Télévisions.
 
C'est une catastrophe annoncée par tous les experts, les journalistes, les professionnels et aujourd’hui nombre de politique qui voient cette pauvre télé publique aller droit dans le mur et France 4 « servir de fusible » avec beaucoup, beaucoup d’argent jeté par les fenêtres 45 millions d’euros depuis 2 ans maintenant donc près de 100M€….L’argent de la redevance donc qui visiblement n’est pas un problème puisque c'est celui de la collectivité. Quel étrange objectif que de travailler à perte alors que le business plan d’origine de France 4 prévoyait un fonctionnement à l’équilibre ?
 
Ces mêmes professionnels avaient également annoncé la catastrophe France 2 mais voila Patino était le choix de Pflimlin…qu’il découvre la télé qui s’en souciait? Il a préféré ne pas les écouter. A les entendre, perdre de l'argent, perdre des téléspectateurs et à terme perdre une chaîne: France 4 dont il engage sciemment jour après jour le pronostic vital, ce serait même une stratégie assumée !!!!!
 
Une chose est sure, la télé publique avec des tels comportements et de tels errements, aura sûrement du mal à s'en remettre.


 

 




 
 

 


 




 
 







 
 

Les échecs à répétition de Patino.

Fin 2013, après la publication du classement des 100 meilleures audiences du PAF où TF1 en raflait 99 sur 100, France Télévisions a inondé les  rédactions d’un communiqué de presse propagande dont il a l’habitude « Audiences 2013, France Télévisions avec 30,3% de PdA entre 18h et 23h occupe le première place ».  
 
Le blog CGC Média dans un article intitulé « France Télévisions a déclassé Usain Bolt au 100m et trouvé des bras à la Vénus de Milo ! » a immédiatement relevé la supercherie et publié des éléments qui contredisent ces déclarations.
 
Pflimlin qui ne cesse revendiquer faussement le « leadership en matière d’indice de satisfaction des téléspectateurs ayant regardé les programmes du groupe » ne comprend-t-il pas que c’est justement l’audience, c’est-à-dire le nombre de téléspectateurs devant leur écran, qui est l’un des critères de satisfaction principaux sinon le premier.
 
Pflimlin a même cru bon,  d’ajouter dans ce bidonnage sans nom « Le rayonnement numérique du groupe s’est encore nettement accentué en 2013 avec de nouveaux records pour francetv info et la vidéo délinéarisée. » et d’enchérir «l’offre numérique de France Télévisions, est désormais au 8e rang des sites d’actualité les plus visités en France avec 5,6 millions de visiteurs uniques mensuels».
 
Cela est non seulement archi faux et le blog CGC Média en a fourni la preuve dans l’article précité (le « bébé » de Patino « francetv info » n’est ni dans le « top ten » ni même dans le« top 140 ») mais pire la satisfaction que met Pflimlin à toutes les sauces, n’est tout simplement pas au rendez-vous.
 
La encore, le constat est sans appel. Il se trouve dans la notation des applications de rediffusions des programmes des chaînes que Patino prétend avoir boosté dans le cadre de son « nouveau Pluzz ». 
 
France Télévisions en matière de satisfaction, n’obtient que deux étoiles : l'une des plus mauvaises notes !  

 

Et là, ce sont bien les internautes et autres utilisateurs numériques qui se prononcent, n’en déplaise à Patino !!!!!
 
La mystification n’a que trop duré et qu’il s’agisse des Programmes (notamment l’access de France 2 totalement sinistré) comme du Numérique donc, Patino que Pflimlin a parachuté numéro 2 en janvier 2013, aura échoué sur toute la ligne depuis son arrivée en 2010.

 

 

 

 

 

lundi 17 mars 2014

EXCLUSIF: France Télévisions perd son contrat avec Radio France ...les recettes pub continuent de plonger.

EXCLUSIF: France Télévisions perd son contrat avec Radio France ...les recettes pub continuent de plonger.

Le 1er février dernier, le blog CGC Média dans un artilce intitulé “Après le PDV de Pflimlin, le PDF (*) de Saada sur fond de Bérézina publicitaire !”  relevait les propos surréalistes de  l'étonnant Saada qui s'exprimait ainsi dans les colonnes des Échos le 10 janvier "la croissance attendue sur le nouvel access de France 2  [comprenez Ruquier et son émission, arrêtée au bout d’un mois et demi environ] allait faire revenir les annonceurs sur cette tranche stratégique" tout en expliquant que "Sophia Aram n'avait eu qu'un impact limité sur le chiffre publicitaire".

Saada qui n’en est pas à une déclaration contradictoire près – il les accumule depuis sa nomination par Pflimlin qui venait de licencier Santini – expliquait d’ailleurs après avoir lui-même viré le directeur commercial de la régie pub Olivier Douffiagues et pris sa place donc (lire « Saada le double effet qui s’coule… Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs ! »): "Je lèverai tous les obstacles pour aller plus loin et plus vite dans la transformation du numérique de FTP !"
“Lever tous les obstacles” écrivait il....quels sont-ils? Quel serait d’ailleurs pour Saada  le premier  de ces obstacles à FTP pour parvenir à son son objectif primordial "Devenir la régie pub numéro 1 dans le digital" ! ??

Pas pompeux pour un sou, le coup du “nouvel élan muti-tâches” car au lieu de gagner des contrats comme il l’avait assuré, Saada ne cesse de les perdre.

Il vient de perdre le contrat qui liait France Télé depuis plus de 5 ans à Radio France....Eh oui, FTP avait en charge de commercialiser les espaces publicitaires concernant tous les sites radios de Radio France ....en somme, le Service Public travaillait avec le Service Public pour augmenter la productivité du Service Public.

Après les 12M€ perdus du Loto, ce joli contrat historique gagné à force d'efforts, de création et de confiance par l'ancienne équipe dirigeante, que Saada et Pflimlin ont laissé filé va faire plonger une nouvelle fois les recettes de France Télé plus particulièrement  les recettes dites “recettes affectées”.

Ce contrat perdu  à la fin de ce mois de mars 2014 - Radio France décidant donc de reprendre la main – va effectivement avoir des répercussions considérables sur les “contrats chaînes”  ou “accords d’échanges marchandises” passés entre France Télé et certains titres de Presse, certains magazines ou encore certaines radios.

Contrats de chaînes avez-vous dit !!!

Des “contrats d’échange” donc qui correspondent finalement à du troc et échappent à l’évidence à toute TVA...procédé appelé en langage “commercial”:  “bartering” ou “barter” interdit en France.  (*)


Des contrats décidés en petit comité (apparemment seuls Pflimlin, Ajdari et Olivennes) sur lesquels le Conseil d’Administration n’aurait pas eu à se prononcer et qui représentent tout de même dans le cadre des “recettes affectées” entre 10 et 15M€...recettes en réalité que virtuelles !!!!!  

Des lignes comptables intitulées “échanges marchandises” où ne figurent pas les titres de Presse et autres magazines qui bénéficient desdits contrats mais juste leur numéro de Siren!!!
“échanges marchandises” ??? Quel sont les échanges et quelle est la marchandise ?????

Selon les rares informations dont dispose le blog CGC Média, le deal serait le suivant:

1°) France Télé passe ce type de contrat avec le titre de Presse ou le magazine démarché pour un montant X (souvent plusieurs centaines de milliers d’euros);

2°) France Télé assure au contractant une “visibilité sur les sites numériques” de Patino;

3°) France Télé garantissait également des spots pub sur “Inter, Bleu et Info” les antennes de Radio France...mais ça c’était avant !!!

Maintenant que Radio France a rompu le contrat qui le liait à France Télévisions, ça change tout !

4°) Les titres de Presse et magazines concernés garantissaient à France télé des “inserts” pub dans leur publication. 

Il est utile, à ce stade, de rappeler que France Télévisions est une entreprise publique soumise à l’ordonnance de 2005 et aux règles impératives de mise en concurrence liée à la passation des marchés publiques. 

Il convient de rappeler également que France Télévisions ne peut rien commercialiser même pas une gomme ou un crayon...que ces seules prérogatives sont celles de ses filiales: FTP la Régie Pub ou dans une moindre mesure FTD (France Télévisions Distribution). 



(*) "Les accords chaînes" ou accords d'échanges sont visiblement des "mécanismes" qui permettent aux chaînes de réaliser des échanges avec d'autres supports!  

Seraient concernés, tous les espaces publicitaires du groupe: Télévision, internet, mobile, tablette, espace publicitaire en parrainage et habillage (internet)

Ils sont apparemment décidés par les dirigeants du groupe France Télévisions au plus haut niveau: "Le pédégé, le directeur de la communication et le directeur financier"...en l'occurrence Pflimlin, Olivennes et Ajdari.
La valorisation de ces "espaces" n'est pas régie par des règles commerciales... ne tenant pas compte d'un quelconque volume, d'une quelconque récurrence et d'une quelconque périodicité! Il s'agit "d'espaces" mis à disposition pour compléter virtuellement les "recettes" qui viennent elle-même compléter la redevance, qui sans l'avis du Conseil d'Administration se voient offerts à des structures privées dans un échange non budgété partiellement valorisé.

En 2013, ce sont plus entre 10 et 15 M€ qui figurent sous la rubrique "recettes affectées" ! Ces accords sont dit "remisés" par rapport au prix brut tarif public...la remise étant de 100%.

Serait-ce là le moyen pour France Télévisions d'augmenter fallacieusement son "budget " communication??

Le cas échéant, il s’agit là, ni plus, ni moins, d’une forme de troc autrement appelé "barter" ou "bartering" interdit en droit tout particulièrement s’agissant de la télé publique.


En droit, tout contrat de vente ou d’achat est soumis à la TVA...les "accords chaines" y échappent visiblement. Le "principe" si tant est qu'il soit réellement cadré: échanger de l'espace avec un autre support pour que l'un et l'autre se servent de cet "espace" pour communiquer. 

Par le passé, l'ancienne direction générale de FTP présentait les plus farouches réticences à ces pratiques ainsi d'ailleurs que certains financiers à FTV!

En effet, les objectifs chiffrés de la Régie étant de plus en plus difficile à atteindre, il n'est pas acceptable de se trouver en plus à devoir placer des "espaces" qui ne rapportent rien en chiffre d'affaires et qui de plus consomment de l'énergie humaine en terme de gestion.
L'ancienne direction de la Régie avait, du reste, pour habitude de les refuser dans tous les espaces de plus forte "écoute", comme par exemple pour France 2, les tranches des  matins, les avants JT de 20h ou l'accès... Le cas échéant, l'allocation de ces espaces était laissée à la discrétion de la Régie qui en assurait la planification après le passage des "achats clients" (les annonceurs, ceux qui achètent les espaces pub
  
Il semble que depuis l'éviction de Santini, Scherer, Chrétien et Douffiagues,  ce ne soit plus le cas surtout face à la baisse des recettes pub laissant des espaces loin d'être vendus inoccupés.
Ces contrats font-ils l'objet par le groupe d'une mise en concurrence officielle permettant une transparence de l'échange ??? Vu l'opacité qui les entoure, la question se pose et va se poser dans les semaines qui viennent.

Les services financiers de France Télévisions écrivent aux fournisseurs pour leur demander de respecter les règles!!!!

Serait-ce après avoir lu le numéro 876 du 31 janvier au 6 février 2014, du magazine Marianne intitulé "Le Magot et Millot" où l'intéressé charge la direction de France Télévisions à laquelle il a pourtant appartenu pendant des années: "Les procédures d'appels d'offres ne sont pas du ressort des prestataires. La direction est seule responsable de leur respect", que les services financiers de FTV ont adressé par mail aux fourniseurs" ce 17 mars 2014 un courrier datant quand même du 18 octobre 2013  ?
 

Les services d'Ajdari qui est toujours à France Télévisions  malgré son souhait  affiché de quitter l'entreprise en se portant candidat à la Présidence de Radio France - mandat qu'il n'a d'ailleurs pas eu -rapellent donc les règles  en vigueur à en croire le directeur des achats du groupe, depuis 2007.
 
Le blog CGC Média ne résiste pas à la publication dudit courrier et du amil qui l'accompagne. (ci-après)
 
Bonjour,
 
Veuillez prendre en compte le message ci-dessous émanant de la direction des achats et de la direction financière.

L'enregistrement et l'émission d'une commande est un acte administratif obligatoire. Un fournisseur ne peut travailler pour France Télévisions sans ce document et doit impérativement mentionner le numéro de la commande sur sa facture. La direction financière l'a  rappelé à la fin de l'année dernière à travers un mailing adressé à l'ensemble de nos fournisseurs (cf courrier ci-joint).

A travers ce message, il est précisé qu'une facture ne disposant pas de numéro de commande sera renvoyée à l'expéditeur, vous pouvez donc sensibiliser vos contacts à cette bonne pratique.

Il existe quelques exceptions à cette règle, la liste complète est présente dans la procédure d'achats de biens et services dont un extrait vous est rappelé ci-dessous.

Rappel Extrait procédure d'achats de biens et services :

L'achat de biens et services est une des responsabilités importantes confiées aux collaborateurs disposant de délégations de signature dans le cadre d'une gestion décentralisée de France Télévisions. Cette responsabilité s'exerce dans le cadre de règles internes et externes portant notamment sur la cohérence entre les biens et/ou services achetés et les besoins de l'entreprise ainsi que sur le respect des règles de contrôle interne….

Tout acte d'achat doit reposer sur les principes suivants :
1) s'effectuer auprès d'un fournisseur préalablement sélectionné après mise en concurrence
2) avoir fait l'objet d'un accord préalable avec un fournisseur définissant "la chose et son prix"
3) faire l'objet de l'émission d'un bon de commande dans le système de gestion (ARIANE)
4) faire l'objet sauf pour des risques financiers ou juridiques faibles d'un contrat
5) faire l'objet d'une réception dans le système de gestion (ARIANE)


Bygmalion et l’argent public....

Marianne dans son numéro 881 pose la question « Vos impôts locaux atterrissent-ils dans les poches de Bygmalion sans que vous le sachiez ? ».
Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte pour « délit de favoritisme, prise illégale d’intérêt et non respect des règles applicables en matière de passation de marchés publics » instruite par le juge Renaud Van Ruymbeke, s’est également posé la question. Il n’est pas question des « taxes » collectées au niveau de la commune mais de sommes qui représentent plus de 3 milliards d’euros  des deniers publics que ramène à l’État la redevance audiovisuelle dont s’acquittent les français.
C’est dans ce contexte judiciaire donc où  le parquet de Paris a ordonné, le 5 mars, une enquête préliminaire visant implicitement Jean-François Copé, le patron de l’UMP et les marchés obtenus par la société Bygmalion et ses filiales, en particulier sa filiale Events et Cie durant la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, que le magazine publie le dossier ci-après.

Le blog CGC Média ne peut pas ne pas faire un lien entre les deux procédures.

Découvrez ce qu’écrit Marianne à ce sujet: « Vos impôts locaux atterrissent-ils dans les poches de Bygmalion sans que vous le sachiez ? ».

Pour en avoir le cœur net, il vous faut scruter votre magazine municipal. Maisons-Alfort, Melun, Esbly, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency, toutes ces villes UMP d'Ile-de-France passent par la société Idéepole, une filiale du groupe, pour réaliser leur revue. Saint-Maur-des-Fossés, aussi, a fait appel à ses services, en déboursant au passage des centaines de milliers d'euros pour des guides qui n'ont jamais vu le jour... 

Journal municipal, plaquette touristique, affiche, le duo Millot-Alvès tourne à plein régime à Coulommiers dont le maire, le député copéiste Franck Riester, s'est montré bien silencieux depuis que l'orage a éclaté... Le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, fervent soutien de Copé lui aussi, l'a ouvert en grand au début de «l'affaire», dénonçant un «papier racoleur» du Point. Se rappelait-il alors que l'Office de tourisme de Provins, la ville dont il préside les destinées, fait appel à Bygmalion pour sa communication ?


Jusqu'à l'été 2009, le magazine de la commune de Beauvais était, lui aussi, conçu par Idéepole. Cocasse, quand on sait que Bastien Millot en a été premier adjoint avant d'être exclu de la majorité en 2004 après sa condamnation pour détournement de fonds publics : il avait gratifié un chauffeur de la ville de 1 500 fausses heures supplémentaires...
La municipalité UMP de Dreux, quant à elle, s'est offert les services de Bygmalion à l'été 2012 pour des «conseils en communication». De très précieux conseils puisqu'ils ont coûté 90.000 € hors taxes...
 
Dans le même registre, les villes UMP de Menton, Levallois-Perret et du Cannet se sont également payé les chères lumières de la «Millot compagnie».

Et ailleurs sur l'échiquier politique ? Le conseil général de Côte-d'Or, présidé par le centriste François Sauvadet, passe par Bygmalion pour son magazine. Comme l'a fait jusqu'en décembre 2012 le maire Nouveau Centre d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, avant qu'il ne trouve un prestataire plus
«innovant», nous a-t-on fait savoir.

A gauche, en revanche, la pêche est moins fructueuse... Bygmalion a bien conçu le site Internet de la ville de Bagnolet dirigée par un maire communiste un brin mégalo et participé à l'organisation, via sa filiale Event & Cie, d'un rassemblement festif autour du Vélib' en 2011 pour la Mairie de Paris. Mais au-delà...

Pour Bastien Millot, s'il y a une profusion de communes UMP parmi ses clients, c'est simplement parce que Bygmalion a racheté la société Idéepole :
«Son portefeuille contenait beaucoup de municipalités de droite. Si elles ont continué avec nous, ce n'est pas pour nos beaux yeux, mais parce qu'elles sont satisfaites.»
 
En revanche, il se refuse à révéler le nom d'autres donneurs d'ordres, et notamment de gauche, au motif qu'il ne veut pas leur nuire : «En pleine tempête médiatique, ne comptez pas sur moi pour vous dire de qui il s'agit.»   Délicate attention.