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mardi 1 juillet 2014

Patino vivement critiqué, Pflimlin qui l'a promu numéro deux, discrédité....BFM TV a mis en ligne le rapport accablant sur leurs méthodes.



Le  journaliste Jamal Henni qui était l'auteur du triptyque en 3 volets (*) sur "la supercherie numérique" à France Télé dont le blog CGC a publié de larges passages, encore dernièrement dans son article intitulé "France Télévisions : la tartufferie numérique ou la technique du trou." vient de mettre en ligne sur le site site web de BFM TV, non seulement sa nouvelle enquête  "France Télévisions: rapport accablant sur les activités web" mais surtout le rapport de 98 pages dont il est question.

A FTVEN comme à France Télé, la direction ne décolère pas de la publicité dont elle se serait bien passée, faite à ce document explosif.


Le blog CGC Média qui a été le premier avec la CFDT Média à révéler les méthodes incriminées, indignes d'une entreprise d’État, vous propose de découvrir la synthèse du journaliste mais également le rapport Sextant qu'il a mis en ligne.


Jamal Henni
Le 01/07/2014 à 12:32

L'article en 6 parties: sous-titré "


-1  la violence
-2  la cooptation
-3  la peur
-4  une santé qui se dégrade
-5  des chiffres qui tronquent la réalité


-6  une qualité qui se dégrade



débute ainsi: "Un rapport du cabinet Sextant critique vivement les méthodes managériales mises en place depuis l'arrivée de Bruno Patino mi-2010."

A son arrivée à la tête de France Télévisions en 2010, Rémy Pflimlin a décidé de mettre le paquet sur internet. Pour cela, il a débloqué d'importants moyens financiers, et placé à la tête des activités internet Bruno Patino

Ce dernier a mis en place une nouvelle organisation, et notamment regroupé les activités web dans une entité baptisée France Télévisions Éditions Numériques (FTVEN).

Ces développements ont donné quelques résultats, mais ne se sont pas faits sans douleur, à en croire un rapport du cabinet Sextant, dévoilé par le blog de la CGC. Ce rapport a été commandé par le comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) de FTVEN, qui a décidé vendredi 27 juin de porter plainte au pénal contre la direction pour "délit d'entrave".

Revue des six principales critiques du rapport. 


1  la violence

"La brutalité de la mise en oeuvre des changements a été massivement déplorée par les salariés. Cette mise en oeuvre a été qualifiée de violente par la plupart des personnes rencontrées", pointe le rapport, qui cite plusieurs cas....
 

lire la suite sur le site BFMTV 

2 la cooptation 

En mai 2011, Bruno Patino a remercié Laurent Souloumiac, qui dirigeait les activités internet depuis 2002. Puis la quasi-totalité des adjoints de Laurent Souloumiac ont été remplacés, en général au profit de recrues externes. 

Le rapport pointe "l’arrivée de cadres imposés par la direction générale et occupant les postes stratégiques". Il estime que 55% des postes stratégiques sont occupés par des salariés recrutés depuis trois ans. Et "les fonctions dirigeantes des grandes activités sont occupées par des personnes recrutées à l’extérieur".....
 En outre, ces recrutements se sont faits "à des niveaux de salaires élevés." Et que beaucoup de nouveaux venus n'ont aucune expérience en télévision: des salariés s'interrogent ainsi sur "la légitimité des personnes qui ont été positionnées aux postes les plus importants, avec une ancienneté réduite, et parfois pas ou peu de connaissance du milieu ou des métiers qu’ils sont censés accompagner"....
"La violence du mode opératoire de la réorganisation a 'terrifié' les équipes", raconte le rapport, qui pointe "une peur qui s’est massivement exprimée et qui pousse à la prudence".
Cette peur "s’est manifestée sous différentes formes. On la déchiffre dans les réticences à participer à l’expertise. [...] 

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4 une santé qui se dégrade 

Cette organisation du travail est "particulièrement pathogène", dénonce le rapport, qui liste: "les indicateurs de santé au travail, ainsi que les troubles psychosociaux qui se sont massivement révélés, témoignent d’une dégradation du climat social, et de ses effets en cascade sur la santé".

Concrètement, "ce malaise s'est traduit par l’explosion des arrêts maladies en 2013". En effet, le nombre de jours d'arrêts maladie a été multiplié par 2,8 entre 2011 et 2013. Et pas moins de 47,4% des salariés de FTVEN ont été en arrêt maladie durant 2013, soit le double des années précédentes... 


lire la suite sur le site BFMTV 

5 des chiffres qui tronquent la réalité 

Depuis 2011, France Télévisions s'est lancée dans une communication agressive autour de ses audiences internet, qui est dénoncée par les concurrents, mais aussi en interne. 

selon le rapport, "plusieurs salariés ont déploré une utilisation biaisée des chiffres au service d’une démonstration de l’efficacité de la nouvelle organisation. L’exemple plusieurs fois cité concerne le tagage d’audience qui permet d’identifier les sites les plus fréquentés. Visiblement, toutes les émissions des chaînes qui faisaient beaucoup d’audience et contenant de l’information ont été taguées comme de l’information. Ce qui a fait artificiellement grossir les chiffres d’audience du pôle information".....
lire la suite sur le site BFMTV 

6 une qualité qui se dégrade 

"La qualité des contenus proposés était du point de vue de certains salariés devenu médiocre, voire dégradée", déplore le rapport.

Il cite l'exemple des commentaires diffamatoires des internautes, qui "seraient passés sur [le site] car il n’y a plus de modérateur".....

De son côté, la CFDT a publié lundi un communiqué dénonçant les conditions de travail à FTVEN, où "45% des salariés ne sont pas de vrais salariés mais des précaires: stagiaires, contrats de professionnalisation..."

lire la suite sur le site BFMTV 

lundi 30 juin 2014

Pflimlin pourrait donner sa démission avant son audition chez le juge Renaud Van Ruymbeke !

Pflimlin pourrait donner sa démission avant son audition chez le juge Renaud Van Ruymbeke !
 
Comme Carolis quasiment 2 mois après sa mise en examen par Renaud Van Ruymbeke dans le volet télévisuel de l’affaire Bygmalion, Pflimlin juste avant son audition par le juge, pourrait bien donner sa démission.
 
A l’instar de Carolis qui dans un communiqué a adressé à l’ensemble de la Presse par Aurélie Ferton (la cousine de BastienMillot) chargée de l'image et de la communication du prédécesseur de Pflimlin via la boîte qu’elle a montée "OptimizCommunication" après avoir quitté France télé, celui qui a été nommé à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy à la tête de France Télé pourrait bien annoncer qu’il renonce avant son terme à son mandat. 
 
En effet, en plus de la douzaine de prestations facturées par  Bygmalion sous sa présidence de 2010 à 2013, le contrat signé le 1er octobre 2010 avec BM Consulting et Bastien Millot dont il avait oublié de parler aux élus de France Télé comme au journaliste du Monde qui, le 6 juin dernier, ne lui avait pas posé la bonne question, pourrait bien être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
 
Les 215.280€ nets sur 12 mois (soit 12 fois 17.940 €) que France Télé a payés à Millot via ce contrat, ne sont pas sans poser toute une série de question ! 
 
Le juge chargé également depuis la fin de semaine dernière avec deux de ses confrères du « volet » politique de l’affaire Bygmalion, pourrait même au regard des sommes payées par des fonds publics auxquels le contribuable participe via la redevance (près de 3 milliards d’euros), être amené à faire évoluer son instruction. 
 
Il est particulièrement troublant que Millot dont le parcours aux côtés de Jean-François Copé remonte à loin :
Du 01/09/1995 au 06/05/2002 à la Mairie de Meaux comme directeur de cabinet de la communication auprès du maire.
Du 06/05/2002 au 31/03/2004 au Ministère des relations avec le Parlement directeur de cabinet du ministre.
Du 01/04/04 au 30/11/04 au Ministère délégué à l'Intérieur comme conseiller auprès du ministre.
Du 01/12/
4/31 au 31/08/05 au Ministère du Budget  comme directeur adjoint du cabinet du ministre...
Et sous Contrat de travail à durée indéterminée à compter du 01/09/2005 engagé dans la classification « Hors grille » dans l'emploi de directeur délégué auprès de Carolis, chargé de la stratégie, de l'innovation et de la communication,
ait pu signer un contrat avec Pflimlin pour une telle somme dont les termes laissent pantois, tels que :

« Définition des prestations. 

La société BM Consutling assurera pour le compte de la société France Télévisions une prestation de conseil stratégique concernant la gestion de son image auprès des différents partenaires institutionnels de l'entreprise. Cette prestation passe notamment par :
-La rédaction d'argumentaires et d'éléments de langage spécifique lorsque l'actualité le nécessite.
-La fourniture d'une note de synthèse concernant l'actualité institutionnelle et médiatique pour le compte de France Télévisions.
-La rédaction d'une lettre spécifique destinée aux contacts de France Télévisions. 
-L'organisation de rendez-vous pour le compte de France Télévisions. 

Dans le cadre de cette mission, un compte rendu bimensuel d'activité sera adressé au Secrétaire Général de France Télévisions…

ou encore

Les contributions politiques.

Les parties n’apporteront aucune contribution à un parti politique, ni un candidat à un mandat politique sous réserve des dispositions légales en vigueur.
Dans de tels cas, les contributions devront être faites avec discernement et conformément aux dispositions légales. Elles devront également être raisonnables quant au montant concerné.
La présente procédure n'entend pas empêcher la communication des positions de l'une ou l'autre des Parties aux membres d'assemblée locale ou nationale, aux autorités publiques ou au public en général. Les positions des Parties dont il est question, ici, concernent la législation  existante, les projets ou propositions de lois, ou la politique et les pratiques de l'État ayant une incidence sur les affaires.
Chacune des Parties est chargée de prendre en temps utile toute mesure (y compris toute mesure correctrice) qui pourraient être nécessaire dans le cadre de la présente procédure…

pour des

Conditions financières. 

Aucun frais de débours ne sera facturable. Les frais de déplacement occasionnés par des demandes de France Télévisions pour intervenir sur des sites distants de la mission principale seront remboursés aux conditions de déplacement de France Télévisions et après accord sur devis préalable (classe économique en avion, seconde place en train,…).

La prestation ne pas faire l'objet d'aucun acompte.

En rémunération des prestations qui effectuera la société BM Consulting pour le compte de la société France Télévisions, il est contractuellement prévu une rémunération forfaitaire de 180.000€ hors taxes payables par mensualités de 15.000€ hors taxes.

Les factures seront établies à la fin de chaque mois….. ».





Alors même qu’en juin 2010, Millot remettait en main propre à Damien Cuier toujours témoin assisté dans la procédure, son ami et néanmoins collègue de longue date lui aussi, sa demande de réintégration à France Télévisions au 1er octobre 2010, quelques semaines plus tard à la date exacte de sa réintégration donc le 1er octobre 2010, Ajdari donc Pflimlin lui établissait un nouveau contrat via la société qui détient en partie Bygmalion : BM Consulting qui depuis le 28 février 2014 dernier, en changeant d’appellation, est devenue « Olivia et Cie ».





Le juge ne manquera probablement pas de faire le rapprochement entre le salaire mensuel de Millot avant qu’il ne se mette en congé sabbatique  et crée sa société comme il le confirmait d’ailleurs par un courrier à Damien Cuier, fin juin 2009 et les montants mensuels versés !!!!!

Voici entre autres ce que Millot écrivait à Damien Cuier qui en prenait acte.
« Monsieur le directeur général,
Salarié de votre entreprise en qualité de directeur délégué auprès du président, actuellement en congé sabbatique, je vous informe vouloir donner une nouvelle orientation à mon parcours professionnel.
Pour ce faire, j'ai étudié la reprise d'une entreprise de communication à Paris, dénommée IDDEPOLE. Après avoir pris contact avec l'ancien président de la société, j'ai créé ma propre structure sociale la SAS BYGMALION, et cette dernière a procédé au rachat de ses parts sociales et le transfert des responsabilités au sein de cette société est actuellement en cours.
Conformément aux dispositions du Code du travail, je vous informe de ma volonté de bénéficier du congé pour création d'entreprise, pour une durée d'un an à compter du 30 septembre 2009, date de ma réintégration au sein du groupe France Télévisions jusqu'au 30 septembre 2010…. ».

Salaire qui, à l’époque plaçait Millot comme « La   seconde rémunération par ordre d'importance au sein de France Télévisions SA, derrière le directeur général chargé des antennes [Duhamel] et devant le directeur général chargé de la gestion. »

Une note du « Chef de la mission de contrôle général économique et financier du Ministère de  l’économie, des finances et de l’emploi dans le cadre de la mission de contrôle de la radio et de la télévision » avait d’ailleurs, en décembre 2007, juste avant le congé sabbatique de Millot, émis les plus grandes réserves face à une nouvelle demande d’augmentation de l’intéressé « qui avait déjà bénéficié au titre des mesures salariales 2007, d'une revalorisation de 5 % de sa rémunération… qu’il était souhaitable de limiter à 1.000 € mensuels avec un caractère personnel et provisoire ne devant pas être pris en compte dans la base servant de calcul de la part variable sur objectifs attachée à la rémunération principale…et renvoyant toute demande de modification de contrat dans le cadre de la perspective de nomination de Millot à de nouvelles responsabilités au sein de MFP, aux dispositions du décret 53-707 du 9 août 1953, qui prévoient que toute rémunération attribuée au titre de l'exercice de fonctions de dirigeant mandataire social relève d'une décision des ministres de tutelles. (*) »

(*) DECRET
«  Décret n°53-707 du 9 août 1953 relatif au contrôle de l'Etat sur les entreprises publiques nationales et certains organismes ayant un objet d'ordre économique ou social
Version consolidée au 01 janvier 2013


Exposé des motifs.
Article Préambule En savoir plus sur cet article...

Modifié par Décret n°2012-1247 du 7 novembre 2012 - art. 49  

En adoptant deux décrets concernant le contrôle des entreprises nationales, le Gouvernement a poursuivi un double objectif : d'une part remédier à certaines lacunes ou insuffisances actuellement constatées ; d'autre part, uniformiser des règles et des procédures dont l'aspect disparate a été maintes fois souligné.

En premier lieu, il a paru indispensable d'étendre le champ d'application du contrôle budgétaire aux entreprises ou établissements dont les entreprises publiques ou sociétés d'économie mixte à participation d'Etat majoritaire possèdent la majorité du capital ;

il est clair, en effet, qu'en créant des filiales, les organismes soumis au contrôle pourraient dérober à ce dernier, d'une façon plus ou moins délibérée, une part importante de leur activité.

Aussi bien le décret-loi du 25 octobre 1935 avait-il déjà prévu une telle obligation pour les établissements publics existant à cette époque.

Il est d'autre part un domaine où l'expérience récente a montré la nécessité de renforcer l'efficacité du contrôle : il s'agit des entreprises privées bénéficiant sous diverses formes de la garantie de l'Etat. L'octroi d'une telle aide financière fait assumer au Trésor des risques fort importants qui rendent souhaitable l'institution d'une mission de contrôle spécialisée.

Le Gouvernement a, en second lieu, jugé opportun d'uniformiser les règles relatives aux autorisations préalables des ministères de tutelle. Les statuts particuliers des entreprises présentement en vigueur offrent à cet égard des divergences injustifiables. Les dispositions nouvelles ne visent nullement à restreindre les prérogatives des dirigeants des entreprises ni à porter atteinte à l'autonomie du conseil d'administration. Il s'agit moins de créer des obligations nouvelles que de codifier et généraliser des règles d'approbation déjà édictées par la plupart des statuts et ayant trait aux décisions essentielles. En même temps, les procédures seront normalisées et assouplies.

En ce qui concerne notamment les problèmes de rémunération, il a paru utile de consacrer par un texte l'existence de la commission de coordination des salaires, qui fonctionne déjà depuis plusieurs années auprès du ministre chargé des affaires économiques. Cette commission n'a pu toujours, en raison même de son caractère officieux, remplir son rôle avec une efficacité suffisante. Or, il n'est pas besoin de souligner la nécessité d'une politique cohérente dans ce domaine.

Aussi, la commission devra-t-elle désormais être obligatoirement consultée sur toutes les questions de rémunération intéressant le secteur parapublic.

Les dispositions contenues dans le présent décret permettront ainsi, tout en normalisant l'exercice du droit du contrôle de l’État sur les entreprises nationales, de mieux orienter leur gestion vers les objectifs économiques et sociaux qu'elles ont pour mission de servir. »

FTVEN le fief de Patino la fierté de Pflimlin: une honte pour la télé publique où violence et peur font partie du quotidien comme le souligne le rapport Sextant

Dans son tract de ce lundi 30 juin 2014 " Conditions de travail à FTVEN, Patino va se faire une e-gnoble réputation" (en bas de post), la CFDT Média n’y va pas par quatre chemins concernant le climat de terreur qui règne à FTVEN. 

FTVEN n'est qu'une partie du syndrome de "BURNOUT généralisé que vivent l'ensemble des salariés de FranceTélévisions qui craquent les uns après les autres" comme l'avait écrit le blog CGC Média, le 21 mars dernier.

Découvrez en fin de post, un témoignage bouleversant que le blog CGC Média a choisi de publier.

Le tract de la CFDT Média dans le droit fil de l'article publié sur le blog CGC Média, vendredi dernier, intitulé "98 pages d'un rapport accablant qui dénonce la mise en danger des salariés à France Télévisions Numérique"  dénonce comme le rapport du cabinet Sextant mandaté par le CHSCT du site d’Issy-les-Moulineaux où Patino a délocalisé FTVEN: "les conditions de travail à FTVEN qui "constituent une véritable honte pour la Télé publique ...et où la violence et la peur font partie du quotidien"...

Le cabinet Sextant pointe les difficultés qu’il a connu à recueillir la parole de certains salariés. 

Il a fallu les rencontrer à la pause, parfois le soir, hors de l’entreprise. Les mises à l’écart sont nombreuses, elles concernent les salariés présents avant 2011, c’est à dire ceux de l’ancienne équipe 
Extrait : « La plupart des salariés rencontrés sont revenus avec émotion sur la violence avec laquelle ont été «débarqués », des salariés dont le travail était visiblement unanimement reconnu.»... 

Conséquence en 2013 les arrêts maladie ont augmenté de 93%. Chez les salariés ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté, 47% ont subi un arrêt maladie en 2013. 

« S’ACCROCHER POUR LA FAMILLE » 

Tout au long des 91 pages du rapport, on voyage dans une entreprise où on n’aimerait exactement pas travailler. Certains disent « s’accrocher pour leurs enfants, la famille ». On sait à quoi s’accroche le « Wolfpack » de la direction : le pouvoir, l’argent, l’ambition, les réseaux, avec en vue la prochaine proie. Ce constat que la direction a tenté d’empêcher, de retarder, en limitant au strict minimum des infos accessibles au cabinet d’audit, constitue un réquisitoire. Et tout cela est fait avec l’argent du contribuable et un budget de plus de 50M€/an." [78M€ se félicitait Ajadri l'an passé! ndlr] 

Le tract de la CFDT Média commence ainsi "Vendredi 27 juin dernier, les élues au CHSCT du site d’Issy-les-Moulineaux ont voté à l’unanimité une poursuit pour entrave en correctionnelle contre la direction de France Télévisions Éditions Numériques, c’est à dire le top du top de FTV, l’avenir de la télé en France, la fierté du bon président Pflimlin, le Grand Œuvre de ce génie du numérique qu’est Bruno Patino....

Génie le mot est faible car, doté du don d’ubiquité, il peut à la fois diriger FTVEN, les antennes de France Télévisions, France 5, enseigner à Science Po, (faire) écrire des bouquins révolutionnaires sur la révolution numérique, faire passer FTV de l’âge de pierre à l’ère numérique, payer des copains –consultants 120.000€/an (voir Marianne du 6/06/2014 ci-après); et en même temps utiliser des méthodes dignes des maîtres de forges dans son usine internet."

Et d'ajouter "Le tableau de la vie au travail à FTVEN qu décrit dans le rapport remis par Sextant, bien que mesuré, est un modèle du genre. Il est proprement effrayant et pointe la stratégie utilisée par la Direction qui ne peut conduire, à terme, qu’à pousser les gens à bout.

-  Un grand mal-être et la peur de parler des salariés
- Des conditions de travail physiquement et psychologiquement exténuantes et usantes ;
-  Un encadrement autoritaire et sans expérience de management ;
-  Un projet uniquement tourné vers « le nombre de clics » pour démontrer par les chiffres que « ça marche » au détriment de la qualité ;
-  Un système de surveillance permanent des salariés ;
-  Un dialogue social inexistant qui nie les difficultés ;
-  Une explosion des arrêts maladie ;
- Des dizaines de prestataires extérieurs intégrés au service et ce malgré une forte augmentation des effectifs ;
- Des recrutements sans publication des postes ;
- Etc.

Par-dessus le marché, depuis 3 ans, Bruno Patino et son orchestre, osent prétendre que les conditions et l’organisation du travail n’ont pas changé en profondeur !

Voilà pourquoi, en violation du droit du travail, ni le CE, ni le CHSCT n’ont donc été consultés, jusqu’à ce que ils se saisissent eux-mêmes du problème car à FTEVN, tout a changé,  mais en pire !  

PETITE BOUTIQUE DES HORREURS.

- Des « open-spaces » bruyants, où les salariés travaillent entassés et doivent écouter de la musique au casque toute la journée pour s’isoler et se concentrer ;
- Des réunions de service qui se tiennent dans les « open-spaces »  par manque de salles de réunions ;
- Des plannings quotidiens sur des tableaux Velleda, dans le couloir, complétés au quotidien par des post-it ;
- Des salariés obligés de venir travailler avec leur PC personnel, car ceux de FTV ne sont pas assez puissants.".... 

La conclusion du papier nécessite guère d'explications: 

"Il faut se débarrasser de ces prédateurs. 

Il ne faut pas compter sur un président en toute fin de course pour remettre au pas ou virer son favori. Le CSA va-t-il pour une fois réagir devant cette gabegie financière qui se moque de l’éthique et de l’humain ? Oublions le Ministère de la Culture où le directeur de cabinet est trop occupé à fournir des pièces justificatives au juge afin de tenter de se dépêtrer de l’affaire Bygmalion. 

Comme d’habitude il faut d’abord compter sur les élus, la justice et les salariés pour faire appliquer le droit du travail, réinstaurer le bon sens et le respect des gens, mais également au besoin, pour que la peur change de camp".






PS: Le blog CGC Média tenait à publier ce témoignage qui nous est parvenu sous forme de commentaire - une fois n'est pas coutume - "Un grand merci pour ce que vous avez le courage de faire! !!
Les salariés qui travaillent à FTVEN sont dans une souffrance sourde et sont seuls, ont perdu tout repère et se voient dépouillés de leur responsabilité .
Nous les familles, on a juste hâte que ça se finisse. Toute la direction actuelle, est "sans compétences" dans ce domaine; elle a mis hors-jeu les personnes compétentes.
Seul le nombre de "clics" compte. Cela dure depuis très et trop longtemps.
On perd le sommeil et on attend avec la peur au ventre les nouvelles idée de Mr Patino et Mr Friche.
Ils n'ont rien apporté de nouveau et d'innovant là-bas. Ils essuient échec sur échec. L'un est juste un très bon orateur mais concrètement pour FTVEN,  beaucoup d'argent public a été déboursé pour faire tout un tas d'expériences....en somme "Rien".
A côté de ça, les salariés sont traités comme des moutons. Ce n'est pas humain.
Les personnes qui travaillent à FTVEN sont entassées comme parquées dans des espaces petits; ils ont tous les mois un nouveau collègue et deux qui les quittent ....il faut du courage pour ne pas craquer....
On est de tout cœur avec vous !!!"

samedi 28 juin 2014

Le juge Van Ruymbeke en charge de l'instruction visant France Télé suite à la plainte du SNPCA-CGC, va enquêter sur les comptes de l'UMP et sur les soupçons de financement illicite.

Le parquet de Paris a requis ce vendredi l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour «faux et usage de faux», «abus de confiance», «tentative d'escroquerie» et «complicité et recel de ces délits» sur le système présumé de fausses factures mis en place en 2012 pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Trois juges financiers parisiens sont donc chargés de mener les investigations dans l'affaire dite "Bygmalion":

Serge Tournaire,
Roger Le Loire
et Renaud Van Ruymbeke

Le juge Van Ruymbeke qui est déjà en charge de l'enquête visant France Télévisions sur le volet audiovisuel de l'affaire dite Bygmalion suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC (ne se limitant pas qu'à ce seul dossier puisque beaucoup plus large en réalité) qui après avoir prononcé 4 mises en examen et gardé sous statut de témoin  assisté 2 ex dirigeants de France Télé dont Martin Ajdari l'actuel directeur de cabinet d'Aurélie Filippetti 2 et qui va entendre dans les jours prochains Pflimlin - mardi 1er juillet, selon nos dernières informations - qu'il vient de convoquer, voit donc la périmètre de ses investigations étendus.
Pas étonnant que le juge Van Ruymbeke  spécialisé dans les affaires financières, qui a notamment instruit celle des frégates de Taïwan, le volet financier de l'affaire Karachi, Clearstream mais aussi  l'affaire Kerviel,  les époux Balkany ou encore l'enquête pour blanchiment de fraude fiscale concernant Jérôme Cahuzac, soit à présent aux côtés de deux de ses collègues non moins réputés, Serge Tournaire et Roger Le Loire,  sur ce dossier taux ramifications tentaculaires.
Selon la dépêche AFP, voici ce qu'encourent les protagonistes du dossier sur les  faits présumés de faux et usage de faux concernent les factures émises par la filiale de Bygmalion, Event & Co
"Selon le Code pénal, le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende."
"La société a expliqué avoir accepté de faire ces fausses factures à la demande de l'équipe de campagne, qui lui aurait expliqué que c'était le seul moyen pour la société d'être payée.  L'abus de confiance présumé concernerait le possible détournement de fonds au préjudice de l'UMP. Il est passible de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.
Quant à la tentative d'escroquerie, elle concerne le fait qu'auraient été volontairement minorées les dépenses engagées à l'occasion de la campagne, afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puis par le Conseil constitutionnel. Ces comptes n'avaient finalement pas été validés, pour d'autres raisons, ce qui explique le chef de tentative d'escroquerie et non d'escroquerie, a expliqué une source judiciaire. L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende; la tentative est punie des mêmes peines."                                     
En fonction du déroulement des enquêtes corollaires concernant Bygmalion sur l'aspect politique avec son premier "gros" client l'UMP et sur l'aspect télévisuel avec son autre gros client "France Télévisions", le juge Van Ruymbeke pourrait même dans ce dernier, être amené à requalifier certains chefs d'incrimination.