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lundi 8 décembre 2014

Comment Patino avec de tels propos, peut-il continuer à travailler en télé payé qui plus est par le contribuable et comment Pflimlin peut-il le couvrir à ce point ???


« Le journalisme industriel est en train de disparaître au profit d’un autre type de journalisme » [Vice News, en l'occurrence pour le "Gonzo journalisme et ses gonzo reporters"]  voila ce que vient de déclarer Patino à Sciences Po où il sévit dans une présentation intitulée "La concurrence sans limite" [une formule prédestinée!!!]

Voir la dépêche AFP (* en-bas de post) sur laquelle s’appuie Patino, Pflimlin et Thuillier dans leur dernier « chantier » avant leur départ, présenté à la hussarde aux élus dans un document interne (avant dernière page) …enfin pas si interne que ça puisque sous le vocable « Propriétés du document », on trouve le nom de Thibaut Cournarie manager d’un cabinet extérieur chez « KEA et Partners » (c’est ballot !) :                  
(*) « MONTRÉAL,  30 oct 2014 (AFP) - Le groupe américain Vice  Media  a annoncé jeudi le lancement en 2015 au Canada de sa première chaîne de télévision, à  destination des 18-34 ans, en  partenariat avec l'un des acteurs principaux des télécoms, Rogers communications…. »

De l’enfumage à grande échelle sur l’air de « je m’écoute parler et je me trouve formidable »


Les journalistes de France Télé : France 2, France 3, France Ô…apprécieront, au moment même où le trio Pflimlin/Patino/Thuillier - à quelques semaines de l’inéluctable remplacement de Pflimlin par le CSA - décident de mettre à l’ordre du jour d’un  prochain CCE (point 7), les 16 et 17 décembre  2014, le projet de fusion des Rédactions « Info 2015 » pour un passage en force.

Par exemple, en plus de la « création d’une chaîne numérique d’infos » (largement évoqué par le blog CGC Média), dans le projet « Info 2015 » les services « Culture » pourraient disparaître des Rédactions au profit de ce dont Patino s’est vanté sans jamais en avoir été à l’origine « Culturebox » (Voir l’article du blog CGC Média qui résume bien les choses « France Télévisions : la tartufferie numérique ou la technique du trou! ». 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir en exclusivité un des « pitch » d’ «Info 2015 » qui se doublera, faut-il le préciser d’ « un projet immobilier spécifique et adapté à ces principes présenté aux instances dans le respect des procédures légales » page 96) …attention, c’est du lourd :

(°) « De par son caractère véritablement cross-média (écrit, live, vidéo, etc.), Culturebox constitue un creuset d’innovation pour la future organisation de l’Information Nationale de France Télévisions. En alliant les compétences numériques aux compétences TV au service d’un projet de développement commun et ambitieux, Culturebox pourrait préfigurer ce qui constituera demain un modèle de réponse aux nouveaux modes de consommation de l’information»…. 

On vous avait prévenu, c’est du lourd voire même du très lourd. 

Pour être encore plus précis, le blog CGC Média vous offre un extrait du texte  -page 35 du projet  - « qui constituera demain un modèle de réponse aux nouveaux modes de consommation de l’information» :

« Ce schéma proposé a été conçu pour servir le projet éditorial de l’Information Nationale, favoriser la coopération entre les équipes en rassemblant ou rapprochant les savoir-faire, les expertises et les expériences. 

Pour cela, il est proposé de créer :

Une Direction de la Rédaction ayant sous sa responsabilité: 

- Les éditions numériques et les éditions TV qui seraient regroupées afin de favoriser leur coopération et leur singularité au service d’un projet éditorial commun. Cela permettrait également d’élargir le champ d’activité des journalistes sur des formats originaux, de nouveaux formats numériques en leur permettant de participer temporairement à des équipes dédiées à ces éditions. A terme, elles pourraient être dotées/ complétées de profils comme des assistant(e)s présentateurs, des chargés numériques, etc.

- Les Responsables d’édition France 3 seraient redéployés au sein des éditions. 

- L’édition numérique Culturebox regrouperait l’ensemble des activités culturelles de l’information et proposerait une offre innovante et ambitieuse éditorialement. A la fois service pour les éditions antenne et édition pour le numérique, cette entité permettrait d’assurer une exposition/ un traitement optimal de l’expertise culturelle sur l’ensemble des supports et faciliterait l’accès à la culture pour le plus grand nombre. Ce regroupement des expertises dans le domaine culturel permettrait également de s’organiser efficacement pour atteindre l’un des objectifs stratégiques de France Télévisions qui est de faire de Culturebox une porte d’entrée prestigieuse de l’actualité culturelle, une offre thématique pour tous les écrans … » 

Autrement dit et pour faire toujours référence au projet Pflimlin/Patino/Thillier (¤ page 65, cette fois-ci) : la « Culture » indigne d’un Service dédié mais pire, juste bonne à passer sur Internet et plus sur les chaînes du groupe.

¤ « Le redéploiement de ces 9 journalistes [ceux des services concernés, ndlr] se justifie par l’ambition d’augmenter le nombre de thématiques traitées, de diversifier et d’augmenter la production de contenus (objectif de passer de 25 à 40 URL/jour) sur les supports Culturebox. [Quel rapport avec la Télé ????? Bientôt les URL (adresses web)  vont se substituer aux téléspectateurs et les audiences au nombre de connections Internet !!! ndlr] 

Dans le même temps, les ressources nécessaires à la production des sujets culture pour les JT seraient garanties.

Le renforcement de l’encadrement se justifie par l’augmentation de la taille de l’équipe Culturebox et par l’accroissement du périmètre d’activités, puisque les équipes de Culturebox auraient à travailler sur tous les supports (TV, numérique). Cela permettrait la présence d’un cadre de Culturebox pour proposer des sujets culture lors des conférences de rédaction TV.

Les modes de coordination entre Culturebox et les éditions TV évolueraient comme suit :

• Présence d’un représentant de Culturebox dans les conférences de prévisions

• Présence d’un représentant de Culturebox dans les conférences de rédaction TV



Les journalistes seraient mobilisés pour la production de sujets à destination des antennes en fonction des propositions de Culturebox aux éditions, des besoins des éditions et dans le respect des cahiers des charges.

Culturebox deviendrait ainsi à la fois :

• Le service Culture de l’Information Nationale de France Télévisions

• L’équipe éditoriale dédiée de l’édition Culturebox (Web, applis, etc.) 

Voila sûrement ce que Patino appelle « « Le journalisme d’un autre type »…celui qui doit supplanter « Le journalisme industriel » (dixit Patino).

Il y a quand même de quoi être consterné. La prestation de Patino a Sciences Po, n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir, sur les réseaux sociaux (lui qui les aime tant) avec des tweets - on peut le penser – de contribuables qui s’interrogent comme celui des « Échos Blogs Médias »: « Bruno Patino payé par France Télé est-il en congés ou sur les heures de son employeur ? » mais également au sein du groupe dans lequel Pflimlin lui-même nommé par Sarkozy, l’a nommé « numéro 2 » !!!!




A France Télé justement, c’est l’incrédulité qui domine. Ce cadre de direction qui s’en étrangle « Nous, bien que cadres autonomes, si on est absent 2 ou 3 heures pour un problème de dernière minute, l’employeur prend sur nos congés, nos récup ou nos RTT… Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, c’est le moins qu’on puisse dire et imaginez un peu qu’on aille travailler ailleurs ?! » 

Comme si cela ne suffisait pas et pour les amateurs de sensations fortes ambiance huiles essentielles, épices douces, pierre chaude, musique zen, etc…– attention restez assis, ça va décoiffer – le blog CGC Média vous offre le café, le pousse café et l’addition (salée pour les salariés de France télé, ça va sans dire) :

Pour les huiles essentielles, la pierre chaude et la musique zen, vous avez « Harmonie » et pour les épices douces  « Papripact » (respectivement pages 97 et 116 du projet Info 2015) : 

« L’évaluation des conséquences du projet pour les collaborateurs concernés par la phase 1 s’est appuyée sur la méthode Harmonie, méthode de conduite et d’accompagnement de projet spécifique à France Télévisions mise en place par la Direction de l’Organisation et de l’Accompagnement des Projets (DOAP). Afin de définir les besoins d’accompagnement, cette méthode prévoit une mesure des conséquences qui permet d’évaluer l’ampleur des changements pour chaque population de collaborateurs….(Page 97) » 

« Sur le plan des risques physiques et psychosociaux (RPS), une analyse des activités futures serait menée qui permettrait d’identifier ces risques afin de les consigner dans le document unique DUERP et d’élaborer le plan de prévention et d’amélioration associé PAPRIPACT.

Dans ce plan PAPRIPACT, la santé au travail doit être particulièrement prise en compte du fait de l’importance du changement et de l’accompagnement nécessaire des salariés dans cette période…(Page 116) » 

Dire qu’au moment où le pré-rapport du CSA sortait, le bruit tonitruant de la démission de Pflimlin avait retenti depuis Bruxelles où il se trouvait mais que l’insistance d’une mini cellule de crise à Paris avec seulement 3 de ses lieutenants, avait suffit à dissiper !

L’entreprise en situation de quasi faillite comme Presstalis au moment où Pflimlin l’a quittée, n’a pas besoin d’une telle débauche de « simulacres » qui voudraient faire croire que « ça bougerait » mais qui ne visent finalement qu’à  plomber la venue du successeur sur fond de terre brûlée.

La dépêche AFP intégrale:

"Vice  Media  lance un studio et une chaîne de télévision au Canada
            

MONTRÉAL,  30 oct 2014 (AFP) - Le groupe américain Vice  Media  a annoncé jeudi le lancement en 2015 au Canada de sa première chaîne de télévision, à destination des 18-34 ans, en partenariat avec l'un des acteurs principaux des télécoms, Rogers communications.

Fondé il y a 20 ans à Montréal, avant de déménager à New York, Vice "revient dans sa patrie d'origine pour construire à partir de rien un nouveau média ultra-moderne complètement intégré horizontalement et verticalement", a déclaré son fondateur et PDG Shane Smith.

Vice Canada, une co-entreprise au capital de 100 millions de dollars entre Rogers et Vice  Media , constitue "l'expérience la plus ambitieuse jamais entreprise" par l'ancien magazine punk, désormais valorisé 2,5 milliards de dollars, a dit M. Smith en conférence de presse.

Après être passé de l'imprimé à internet, Vice va disposer de sa première chaîne de télévision à part entière, Vice TV Network, une chaîne consacrée à l'actualité canadienne qui sera distribuée sur le réseau câblé de Rogers, en plus d'être accessible sur mobiles et internet.

Cette "sainte trinité, mobile, internet et télévision" constitue "le futur des médias" et cette expérience "va être scrutée ailleurs", a assuré M. Smith.

Un studio de production multimédia "dans les règles de l'art" sera également lancé à Toronto au début de l'année prochaine. Il permettra de réaliser des reportages, des documentaires, de la fiction, ou encore des émissions de cuisine, sport ou technologie.

Une application dédiée pour les mobiles, Vice Plus, sera en outre lancée depuis le Canada.


Enfant terrible des médias numériques choyé de la génération "millénium", Vice  Media  a lancé la semaine dernière la version en français de son site d'information Vice News, qui dispose également désormais d'une émission quotidienne sur France 4.

Magazine vidéo, internet et papier, très présent sur les "terrains chauds", Vice s'est fait connaître d'un large public grâce à deux événements: en 2013, il a été à l'origine du voyage de l'ancien "bad boy" du basket-ball américain Dennis Rodman en Corée du Nord pour y rencontrer le dictateur Kim Jong-Un. Cet été, Vice News s'est également illustré par un reportage inédit auprès des combattants de l'organisation Etat islamique en Syrie.

Le groupe Vice  Media  revendique 4.000 collaborateurs dans 36 bureaux à travers le monde.

sab/mbr/sam"


dimanche 7 décembre 2014

Rodolphe Belmer (Canal+) dans la short-list du CSA? Lui dit qu'il n'est pas candidat!

Rodolphe Belmer (Canal+)  dans la short-list du CSA? Lui dit qu'il n'est pas candidat!
Rodolphe Belmer a balayé, ce week-end, les critiques concernant les audiences actuelles du "Grand Journal" dont il s’est déclaré satisfait alors qu’elles sont tout de même en dessous de celles engrangées sous Michel Denisot (en une saison, il manque 400.000 téléspectateurs pour 1,5 point de part d'audience en moins) : "La polémique autour du "Grand Journal", c'est beaucoup de bruit pour rien. Je considère que les audiences sont satisfaisantes… Avec 6 % de part d'audience, l'émission est au-dessus de sa moyenne historique qui s'établit à 5,5 %. Certes, dans un passé récent, nos audiences étaient meilleures, mais c'était uniquement dû au passage à vide de l'access de France 2; depuis le retour de Nagui, l'access de France Télévisions a fait que nous sommes revenus à notre niveau normatif d'audience".
Le directeur général de Canal+ a  tenu à préciser "Le contrat est rempli" avant de réaffirmer  sa "confiance" à Renaud Le Van Kim, le producteur du "Grand Journal" et à son présentateur Antoine de Caunes, considérant  "que le choix de ce dernier  a été positif et a permis de ramener de la bonne humeur dans l'émission… ne prévoyant d’ailleurs pas de modification substantielle dans la formule d'ici à la fin de la saison".
Rodolphe Belmer a également tenu à dissiper toute idée de concurrence entre "Touche pas à mon poste" sur D8 (autre chaîne TNT du groupe) et "Le Grand Journal", axant son propos sur la complémentarité des deux dans une logique évidente de groupe : "Je suis très satisfait de Cyril Hanouna et de son équipe. Avec "Touche pas à mon poste" sur D8, le 'Grand Journal' de Canal + et iTélé qui a de bonnes audiences, le groupe Canal + a considérablement renforcé sa part de marché en avant-soirée. Désormais, nos trois antennes rassemblent près de 3 millions de téléspectateurs et pèsent 12,5 % de part d'audience, voire même de 15 % à 20 % sur les cibles commerciales. Ce qui est très bon pour notre régie publicitaire".
Interrogé donc sur son avenir personnel au sein du groupe Canal+, Rodolphe Belmer a indiqué ne pas être candidat à la présidence de  France Télévisions, malgré la rumeur.
Beaucoup l’y verraient pourtant bien et tirent, ce faisant, déjà des plans sur la comète malgré ses démentis sur les bruits de départ le concernant après sa nomination par Vincent Bolloré à la tête de Vivendi, la maison mère de Canal+.

jeudi 4 décembre 2014

Pflimlin défie Schrameck et le CSA avant de quitter France Télé sur fond de savonnage de planche pour le suivant.

Pflimlin défie Schrameck et le CSA avant de quitter France Télé sur fond de savonnage de planche pour le suivant.

Invraisemblableà quelques jours du processus de désignation du remplaçant de Pflimlin par le CSA une fois intervenue la nomination de 2 ses nouveaux membres à la mi-janvier 2015, l’un nommé par le Sénat, l’autre par l’Assemblée Nationale (l’instance passant de 9 à 8 après le départ de 3 sortants), Pflimlin qui laisse l’entreprise dans une situation de quasi faillite, multiplie les provocs Dernière en date, la « création d’une chaîne info numérique » !!!!!!! 

Les membres du CCE (Comité Central d'Entreprise) de France Télé qui auraient dû avoir la primeur de l'annonce à la séance du 17 décembre prochain, mais comme de coutume, ils l’apprennent aujourd’hui par média interposés.

Pflimlin souhaite intégrer cet ultime bras de fer avec le CSA mais aussi avec les institutions représentatives du personnel dans une procédure « accélérée » d’Info/consultation qui sera présentée comme une étape « additionnelle » au plan « Info 2015 », vaste réorganisation des services dédiés à l'information visant à rapprocher (pour ne pas dire fondre ou fusionner) les différentes rédactions de France Télévisions.  
La direction compte sûrement sur certains syndicats « amis » pour faire faire avaler la pilule ! 

De quoi s’agit-il ? Rien de moins que de contourner le CSA !  

Depuis le lancement des chaînes de la TNT dans les années 2000, Tessier, Carolis et maintenant Pflimlin n’ont cessé de défendre la nécessité d’une chaîne d'information en continu pour le groupe avec, le cas échéant, un positionnement justement sur la TNT. Une demande à laquelle le CSA n’a jamais accédé.

Pflimlin avec cette nouvelle déclaration intempestive aurait donc décidé de contourner ce refus, en faisant de cette soi-disant nouvelle « chaîne d’info » (en réalité, simple application principalement disponible pour tablettes ou smartphones, lancée fin 2011, via Internet) une des chaînes du Web !!!! 

Ben voyons…et pour ce faire, il continue d’enfumer la galerie avec les illusoires « succès d’audiences » de  «FranceTVinfo » que le tandem Pflimlin/Patino ose qualifier de « symbole de la transformation numérique de France Télévisions » !!!  Rien que ça…foutaises.

Pflimlin, son numéro deux et consort, s’évertuent à faire croire pour donner le change à de « fabuleux succès grandissant d’audience » sur le web et en replay qui conduiraient à des recettes pub en hausse ! Tu parles. Et d’aligner des chiffres en guise d’argument !  Ceux soi-disant fournis par Médiamétrie filiale du groupe où France Télévisions détient près d’un quart des parts,  qui donneraient en octobre « une fréquentation de quelques 6,5 millions de visiteurs » uniques plaçant le « site » dans les premiers d’un classement de sites d'information !!!! 
Il faut oser. 

Médiamétrie filiale de France Télévisions donc où dans le cadre d’une sous-filiale « Digitime »  (filiale Mediametrie – Netgem…vous savez Netgem où Tessier après avoir été remplacé par Carolis en 2005 en est devenu le pdg et qui occupe aujourd’hui les fonctions de Conseiller auprès de l’actuel président) qui compte « 7 membres » dont une salarié de France Télé précédemment «  Chargée d'études et de clientèle DIGITIME la filiale Médiamétrie / Netgem » ! 

De qui se moque-t-on ? Propagande que tout cela. 

Encore dernièrement, avec l’incroyable exercice d’autosatisfaction donnée au « Digital World Summit » par Éric Scherrer (qui qualifiait Netflix de "néo barbare") et Laurent Frisch (les deux potes numériques de Patino, ce dernier quittant d’ailleurs le groupe pour Radio France où dans quelques mois, un projet de « plateforme publique numérique d’infos » en commun avec France Télé pourrait bien [pourquoi pas] refaire son apparition avec le concept de son « copain » en maitre d’œuvre !!!!!).

Quelle mascarade. 

L’une des questions, sinon la question essentielle, reste tout de même : Avec quel argent ? 
Considérant les dizaines et dizaines millions de l’argent des contribuables engloutis dans cette stratégie mégalo-numérique qui n’a pas arrangé la situation financière -  au contraire - de la télé publique à bout de souffle. 

Jusqu’à quand les pouvoirs publics mais aussi l’instance de régulation, vont-ils tolérer un tel embobinage et de tels manœuvres qui n’ont pour objectifs que de « charger la barque » du suivant en imaginant peut-être qu’à force de la plomber, il devrait assumer le naufrage programmé de France Télé ?! 

Ça suffit…redisons-le. Il convient de mettre un terme immédiatement à cette politique de la terre brûlée sur l’air de « après moi le déluge »… il en va de la survie de France Télé et de la possibilité pour le remplaçant de Pflimlin de s’y atteler en imprimant ses marques.

mercredi 3 décembre 2014

L'émbarrassant "collègue" alsacien de fo dénonce 'l'indignité du service public' avant de se rétracter.



L'émbarrassant "collègue" alsacien de fo dénonce "l'indignité du service public" avant de se rétracter.

Eric Vial le délégué central fo à France Télé, battu dès le premier tour des dernières élections municipales où il se présentait à Brumath en qualité de journaliste qu’il n’est pas puisqu’il apparaît dans la liste des « autres personnels non-journalistes » dans le cadre de l’accord de transposition des emplois que son syndicat a signé, refait parler de lui. 

Après donc les foudres de ses « concitoyens », le pseudo journaliste-autodéclaré essuie, cette fois-ci, les foudres du SNJ et de la CFDT dans un tract intitulé « C’est pas le collègue qu’il vous F.O. ! » (ci-après) pour les propos qu’il a tenus sur Facebook le 27 novembre dernier avant de les retirer.

L’intéressé a visiblement cru bon de déblatérer sur les réseaux sociaux s’agissant de ses collègues mais aussi sur France 3 Alsace suite à un sujet du « JT soir » ….et de crier à la désinformation:« Télévision régionale : comment se tirer une balle dans le pied ? J’ai le cœur serré quand je constate la désinformation et la volonté évidente du saccage par inculture  » 

L’alsacien « donneur de leçons » au pseudo séparatiste sur tweeter «Arioviste » (Arioviste était le chef d'une coalition germanique des Suèves qui tenta de s'installer dans l'est de la Gaule entre 75 et 58 av. J.C. Bien qu'il fût un Germain de pure souche, il parlait le celtique et portait un nom celtique. Ariovistos signifie: "qui voit au loin". Ce nom a dû lui être donné par les combattants celtes de sa coalition.) a « courageusement » décidé de les enlever en toute hâte !

Il FO quand même oser.

Le tract le voici:


"C’est pas le collègue qu’il vous F.O !

« Télévision  régionale : comment se  tirer  une balle dans le  pied ? ® J’ai  le cœur serré quand je constate la  désinformation et la volonté évidente du saccage par inculture ? » 

  C’est par ce message Facebook posté le 27 novembre 2014 dans la soirée (retiré depuis par son auteur…), qu’un responsable syndical de France Télévisions, représentant dans de nombreuses instances les salariés de l’entreprise, réagit publiquement après le JT de France 3 Alsace du 27 novembre 2014.


  Invité sur le plateau, le Président de la Région Alsace s’offusque du traitement de la réforme des Régions. Il le qualifie d’ « indigne du service public ».

  Nos  collègues,  ce  soir  là,  n’ont  fait  que  leur  travail :  un  vrai  reportage  du service public, validé par la hiérarchie. Construit, argumenté, informatif, reflétant les différentes opinions sur le sujet. Un présentateur pertinent et qui ne se laisse pas intimider.

  Désinformation ? Saccage ? Inculture ?

Des mots qui discréditent nos collègues, salissent le journalisme et le service public. C’est ce même salarié, élu au C.E du pôle Nord Est, qui nous appelle tous à se « serrer les coudes » pour faire face aux moments difficiles à venir.

Avec une telle solidarité, nous finirons tous cul-de-jatte.

Strasbourg, le 28 novembre 2014"



mardi 2 décembre 2014

Où donc Pflimlin et consort ont-ils conduit France Ô, France 4 et plus largement la télé publique?

Pflimlin continue la déconstruction de l'entreprise avant la désignation de son successeur par le CSA dans les semaines qui viennent.

Que restera-t-il du passage Pflimlin et de ses lieutenants?

Probablement rien....sinon un énorme gâchis et une catastrophe industrielle sans précédent qui place France Télé dans une situation de quasi faillite proche de  celle dans laquelle il laissait Pressallis avant d'être nommé par Sarkozy à l'été 2010 à la tête de France Télévisions. 

Hier le blog CGC Média publiait un extrait du discours prononcé à l'Hôtel de ville de Paris par le Chef de l'État concernant France Ô et qui lançait "Nous devons faire en sorte que France Ô redevienne véritablement une chaine ultramarine avec son identité."   

Rappelez-vous de l'article du 15 octobre 2012 du blog CGC Média "L’entourloupe de Pflimlin sur Lagardère...dans le plus grand secret (!!!), le trioAjdari/Guilbart/Vion chargé de transformer France Ô en chaîne Jeunesse du groupe France Télé"  qui  a été le premier à poser la question "Pflimlin va sûrement avoir du mal à expliquer en quoi « BOB L’ÉPONGE» constitue une visibilité de la diversité culturelle ultramarine !!!!! 

Comment alors que Pflimlin, Ajdari, Vion et Emmanuelle Guilbart transfuge de Lagardère venue à FTV en déclarant le rachat de Gulli comme acquis (chacun a vu le résultat, c'est FTV qui a finalement bradé ses parts dans Gulli pour 2,5M€) imaginaient dès 2012 transformer France Ô en chaîne jeunesse, pourrait-il en être autrement aujourd'hui? 

Et puisque côté identité et audiences, ce n'est pas vraiment ça, Pflimlin refait le coup  du baromètre qualité !!!! 

Dernière en date...Dominique FOSSÉ, adjoint au directeur en charge des rédactions de France Ô de l'AITV a écrit un mail au personnel (décidément les courriers aux salariés, en ce moment, ça   !!!!) pour indiquer que Rémi Festa nommé en 2011 directeur de la prospective et du conseil éditorial pour les antennes 1ère en Outre-mer alors qu'il avait été  jusqu'à là directeur des études du groupe France Télévisions, était chargé d'une d'une nouvelle "étude qualitative" avec "une phase interne de brain storming et d'entretiens individuels de téléspectateurs nourrissant une réflexion collective autour de groupes créatifs".... 

Waouu!!! Que les personnels se disent que pour la première fois, on s'intéresse à leur travail, soit !....mais quelles garanties sont données sur le rendu de "l'étude" élaborée par ledit cabinet ??? 

Le blog CGC Média vous propos de découvrir le mail en question: 

Bonjour, 

Les directions des antennes et des rédactions souhaitaient, dans la continuité des mesures d'audiences lancées en septembre dernier sur France Ô, engager une étude qualitative sur l'information.

Rémi Festa, en charge des audiences sur France Ô et les 1ères, a donc préparé cette étude : 
" Nous avons souhaité engager une étude qualitative, exploratoire et créative, visant à identifier les forces et les faiblesses des journaux du midi et du soir, les attentes des téléspectateurs potentiels, cibles théoriques et cibles effectives, et les axes d'évolution des journaux, contenus, positionnement et ligne éditoriale.

Ce chantier d’étude a été confié au cabinet d’études EAEQ dirigé par Walter Detomasi qui réalise depuis longtemps des études qualitatives pour des chaînes de TV et pour France Télévisions en particulier.

La méthodologie d’étude repose sur : 

-  Des entretiens individuels avec des téléspectateurs issus de l'Outre-mer, des téléspectateurs proches de l'Outre-mer bien que métropolitains et d'origine métropolitaine, des téléspectateurs du moins occasionnels et fragmentaires du journal, et des téléspectateurs fréquentant au moins occasionnellement France Ô. 

-  Des groupes créatifs, focalisés sur une démarche prospective faisant appel à l'imagination, la culture de l'information et la créativité. Ils réuniront des téléspectateurs dont le métier, la formation ou la fonction exigent une attitude créative. 

-   Une phase interne de brain storming et de réflexion collective. Pour cette dernière phase de l’étude il est prévu d’interroger séparément les cadres et dirigeants, et les autres membres des rédactions. Les réunions seront animées par le consultant Walter Detomasi, qui préservera la liberté d’expression et garantira une certaine confidentialité aux collaborateurs. Ces  réunions d’échange et de mise en commun de 4h environ pourraient se dérouler le soir, au mois de décembre, dans les locaux de la société EAEQ, à Paris, près de République."

R.Festa 

Si vous souhaitez faire partie de ces groupes de travail (une dizaine de personnes par groupe), merci de me l'indiquer par retour de mail. Les réunions devraient se tenir la première quinzaine de décembre. 

Dominique FOSSÉ
Adjoint au directeur en charge
des rédactions de france Ô et aitv
+33 1 55 22 72 07 – +33 6 87 71 58 60"

lundi 1 décembre 2014

François Hollande tacle Pflimlin et fixe pour son successeur le cap de France Ô.

François Hollande tacle Pflimlin et fixe pour son successeur le cap de France Ô.  

A l’occasion du dîner annuel du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer qui a s’est tenu à l’Hôtel de ville de Paris le 21 novembre dernier, en réponse à Victorin Lurel qui avait déclaré "Nous tenons à France Ô. Elle doit être pérennisée et réorientée", le Chef de l’État a déclaré "France Ô est une chaine qui est dédiée aux Outre-mer. En tout cas, c'était sa vocation pour que nos compatriotes de l'Hexagone puissent mieux comprendre les Outre-mer, pour que les différents territoires puissent communiquer entre eux et pour que l'on puisse aussi offrir une information aux ultramarins. Or, le constat est qu'il y a, à peu près, 15 % disons 20% des programmes qui sont véritablement ultramarins. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'en est ému et je pense que, sans coût supplémentaire, nous devons faire en sorte que France Ô redevienne véritablement une chaine ultramarine avec son identité." 

« France Ô doit donc redevenir ce qu’elle n’est plus » [depuis la nomination de Pflimlin à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy donc, ndlr] 

A la table de France Télévisions, la plupart des convives s’en étranglant, se sont levés et ont quitté la salle, emboîtant le pas à Gilles Camouilly, le directeur de la chaîne qui avait dès son arrivée pris la décision de supprimer toute référence à l’Outre-mer, la chaîne publique devenant la chaîne du "métissage", "des diversités" et "de toutes les cultures "....D'où le constat de François Hollande à ce dîner qui se résume en une formule: À force de vouloir être la télévision de tout le monde, France Ô n’est plus la télévision de personne! 

Aussi, pourquoi la direction du groupe a-t-elle choisi de faire mesurer l'audience de sa chaîne du canal 19 de la TNT pour s'étonner ensuite de ses faibles "résultats" comme le relevait le blog CGC Média, début octobre dans son article intitulé "France Ô: la chaîne low-cost de France Télévisions" !?

Pourquoi également et dans quel but Fabrice Lacroix, le remplaçant d'Ajdari, dans l'interview qu'il a donné à France Inter est-il allé déclarer "Si  la ressource budgétaire qui nous est promise pour l’instant en 2015 venait encore à diminuer et bien, nous aurions  une discussion avec notre actionnaire pour savoir ce qu'on fait de notre périmètre d’activité de nos missions" ! 

Pflimlin après les déclarations du Président de la République imagine-t-il écrire aux salariés du groupe un de ces indigestes énièmes mails  dont ils ont plus que ras-le-bol  comme il l'a fait après la mise en ligne du pré-rapport du CSA ou encore dernièrement après la publication d'un article de l'Express qui lui est visiblement resté en travers de la gorge ?

vendredi 28 novembre 2014

Viré de l'antenne de Midi-Pyrénées comme un moins que rien avant le départ de Pflimlin.

Ne cherchez plus la page "intranet" promouvant en interne l'émission de Pierre Nicolas...elle a visiblement disparu du site de France Télévisions.

Pourtant, il y a encore quelques semaines, l'un des visages familier de France 3 qui incarnait depuis 35 ans la région Midi-Pyrénées, avait le sourire comme ses collègues des autres régions pour la campagne de pub que lançait France Télé à la rentrée dernière "L'info: service et sourire compris"

Le sourire, il en l'a plus et comme les logos le disent à France Télé "L'eusses-tu cru"?

Viré comme un mal propre....tout juste trouverez-vous sur place près de la machine à café la dernière promo pour l'émission du 21 novembre dernier.
 Et près de ladite "plaquette" de présentation rescapée du "nettoyage" interne, une publication intitulée "Non""qui remet les choses à leur place et que vous propose de découvrir le blog CGC Média: 

 
"Non.
Il n'a jamais demandé à arrêter la présentation systématique des weekends. Il défie quiconque de produire un document qui aille dans ce sens. Il peut, lui, rendre public son entretien annuel effectué en Octobre 2014 et ou il affirme comme dans les 5 précédents son désir de continuer à s'impliquer chaque semaine dans ce travail dominical.

Le seul choix qu'il a fait est de ne pas accepter les conditions inacceptables de sa hiérarchie. Elle a d'abord supprimé (sans lui dire) la compensation qu'elle lui accordait depuis des années pour cette tâche. Elle a, ensuite, lorsqu'il a découvert la situation 7 mois plus tard, refusé de faire le moindre arrangement. Qui accepterait cela ?

Alors, lui qui a presque 35 ans de maison, lui qui est arrivé chaque matin avec 3/4 d'heure d'avance, lui qui s'est toujours impliqué dans toutes les tâches qui lui ont été confiées, lui qui a dépanné 1000 fois l'entreprise, lui à qui on a confie les obsèques de Nougaro ou le 1er décollage de 1'A 380, lui qui est titulaire d'un premier prix international de journalisme pour AZF et lui qui fait le meilleur café du Samedi et du Dimanche matin, lui donc se retrouve contraint à le dire, n'attendez rien et surtout pas de reconnaissance de cette maison (pourtant pleine de qualités) et lorsqu'on vous dira qu'il a décidé de ne plus faire les présentations VSD , répondez simplement :

«Non. Certes, il ne présente plus les journaux du weekend mais affirmer que c'est sa décision ou son choix est un mensonge absolu. Un salarié quel qu'il soit ne peut pas être tenu responsable d'un gâchis dont il n'est pas l'organisateur."

Contrairement donc à ce qu'essaie vainement de faire croire la direction, Pierre Nicolas n'a jamais demandé à quitter l'émission. Il a bel et bien été dégagé manu militari....il en est malade, au sens propre comme au figuré et on le serait à moins.

Qui a donc pris la décision arbitraire de le lourder?   Le nouveau venu dans la région depuis le 25 août dernier, le Rédacteur en chef des rédactions de France 3 Midi Pyrénées ?  

C'est peut-être là, le début de la politique de la terre brûlée qu'avait évoquée le blog CGC Média à l'aube des prochaines échéances !!!!! 

Le blog CGC Média vous invite au bal...celui des prétendants que donne BFM Business pour succéder à Pflimlin.


Le blog CGC Média vous propose de découvrir in extenso l'article BFM Business de ce vendredi 28/11/14, intitulé "France Télévisions: les prétendants se multiplient"  qui se divise en 4 rubriques:
Ceux qui confirment
Ceux qui démentent
Ceux qui se taisent
Ceux qui restent flous

Le blog CGC Média aurait pu ajouter une rubrique à cette énumération: "Ceux qui s'agitent en coulisses"

Concernant cette catégorie un peu spéciale, le blog CGC avant de laisser ses lecteurs prendre connaissance de l'article, souhaite donner deux petits "confidentiels" de dernière minute:

1°) Dans la rubrique "Ceux qui démentent", l'un d'entre eux avait rendez-vous cette semaine à Europe 1 pour y proposer ses services.

2°) Dans la rubrique "Ceux qui restent flous", un ex dirigeant de France Télé soutient un "ticket" féminin avec un ex collègue à lui comme numéro 3 (aux finances)

"Le successeur de Rémy Pflimlin sera choisi d'ici juin. D'ores et déjà, une vingtaine de noms circulent, dont quelques poids lourds. 

Le mandat de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions ne s'achève que le 22 août 2015. Son successeur devrait être désigné par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) d'ici le 22 mai. Mais d'ores et déjà, les candidatures se multiplient. 

Pourtant, le poste n'est pas une sinécure. Les pressions sont multiples: pouvoirs publics, syndicats, producteurs, réseaux occultes... Le salaire (400.000 euros par an pour Rémy Pflimlin) est très inférieur au privé. La limite d'âge (65 ans) est intangible, interdisant toute candidature au-delà de ce couperet, et interrompant même le mandat en cours de route dès que cet âge est atteint. 

Rémy Pflimlin, qui en prend plein la figure depuis sa nomination en 2010, semble pourtant prêt à rempiler: le PDG a indiqué au Figaro être "intéressé" par un second mandat. 

Il devra affronter une forte concurrence. En effet, chaque jour qui passe, la liste des candidats potentiels s'allonge. Mais, quand on les interroge, chacun adopte une attitude différente. 
Ceux qui confirment

Rarissimes sont ceux qui confirment leur intérêt, car cela fragilise leur situation vis-à-vis de leur employeur. Surtout, ils deviennent immédiatement une cible pour les autres candidats. "Depuis que mon nom circule, un tas de gens que je ne connais pas et dont je n'ai rien à faire, veulent absolument m'inviter à déjeuner... mais un tas d'autres se sont mis à me tirer dans les pattes", raconte un papabile. 

Le seul à sortir du bois aujourd'hui est Christophe Beaux, PDG de la Monnaie de Paris et membre du conseil d'administration de France Télévisions. Son nom a été évoqué par les Echos, et il admet être intéressé. La rumeur assure même qu'il formerait un ticket avec Pascal Josèphe, qui dirigea les antennes des chaînes publiques sous Hervé Bourges. Contacté, Pascal Josèphe n'a pas répondu. 
Ceux qui se taisent

Les noms de trois candidats de poids circulent aussi, mais tous restent muets et ne nous ont pas répondu. Il s'agit d'Emmanuel Hoog (PDG de l'AFP), Didier Quillot (PDG de Coyote et ancien patron d'Orange France et de Lagardère Active) et de Rodolphe Belmer (directeur général de Canal Plus). Selon la Lettre de l'Expansion, ce dernier serait soutenu par l’Élysée. Il doit surtout faire face à une équation complexe, qui lui donne probablement envie de voir si l'herbe est plus verte ailleurs. D'abord, ses rapports avec son président Bertrand Meheut se sont dégradés. Surtout, son nouvel actionnaire Vincent Bolloré a conforté Bertrand Meheut pour quelques années, mais aussi répété à Rodolphe Belmer qu'il tenait à le garder.  

Dernier taiseux: Alexandre Michelin, ancien directeur des programmes de France 5 travaillant aujourd'hui chez Microsoft, s'intéresserait aussi au poste, mais ses chances paraissent modestes. 
Ceux qui restent flous

D'autres papabile ne préparent pas de candidature, mais veulent se garder une porte ouverte au cas où, et ne pas injurier l'avenir. C'est le cas de Marie-Christine Saragosse, la patronne de France 24 et RFI, qui nous déclare "n'être candidate à rien". 

De son côté, le président du directoire de Lagardère Active Denis Olivennes, qui serait apprécié du CSA, nous dit: "je ne confirme en aucun cas les rumeurs selon lesquelles je suis candidat".

Pour sa part, la productrice Simone Harari, déjà candidate en 2005, répond: "je compte bien m’impliquer dans les réflexions sur l’avenir de la télé publique. A voir à quelle place et à quel titre..." Reste qu'elle serait atteinte par la limite d'âge en cours de mandat. 

Pour sa part, Bibiane Godfroid, directrice générale des programmes de M6, parle d'une "rumeur" et ajoute: "il faut bien que l'on fasse circuler des noms de femmes de télé, elles ne sont pas si nombreuses". A défaut d'être candidate elle-même, celle qui travailla aux programmes de la Deux sous Hervé Bourges pourrait plus probablement former un ticket avec un autre candidat.


Ceux qui démentent

Enfin, beaucoup démentent être intéressés, même si c'est à prendre avec des pincettes. Ainsi, Yves Bigot, directeur général de TV5, déclare qu'il "ne sera pas candidat", mais avait assuré la même chose pour son poste actuel... 

De son côté, le patron du Monde Louis Dreyfus, dont le nom a été avancé par l'Express, ne confirme pas sa candidature. 

Christopher Baldelli, président du directoire de RTL et ancien directeur de France 2, nous répond aussi: "je ne serai pas candidat". 

Dans certains cas, ces démentis sont renforcés par de solides arguments. Ainsi, Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qui a failli avoir le poste en 2010 et assure ne plus s'y intéresser. En l'occurrence, l'examen des comptes de la Fnac montre qu'il recevra d'importants bonus (options de performance, unités de valeur...) à condition qu'il reste à son poste dans les années à venir. 

De même, Bruno Patino et Thierry Thuiller, les deux bras droit de Rémy Pflimlin, ont répété  publiquement qu'ils ne seraient pas candidats. Et on les voit mal postuler contre leur patron actuel...
Enfin, Véronique Cayla (Arte), Frédérique Bredin (CNC), Martin Ajdari (ex-France Télévisions), Cyrille du Peloux (Veolia), Patricia Langrand (Steria), Xavier Couture (Orange), Delphine Ernotte (Orange) et Gérard Leclerc (la Chaîne parlementaire) nous ont tous démenti clairement et officiellement toute candidature. "