Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 14 janvier 2015

Le Vivre ensemble, c'est aussi le Travailler ensemble..."Le Canard enchaîné" et l’Association "FranceTélé Diversités le rapellent à Pflimlin et consort.

Le 9 janvier 2015, l’Association "FranceTélé Diversités" qui milite pour l'égalité et le respect, publiait un communiqué  suite aux actes odieux qui ont endeuillé mais surtout mobilisé la la France entière.

Ce communiqué que le blog CGC Média a décidé de mettre en ligne après la journée de dimanche, trouve un écho tout particulier, aujourd'hui, après l'article du "Canard enchaîné" sorti ce jour et le tract SNJ du 8/01/15  (fin de post)
  
 "Nous sommes atterrés par cet acte odieux, ces meurtres horribles, cette barbarie contre la démocratie et la liberté. Nous sommes en colère contre l’intolérance et le fascisme.

Nous exprimons notre profonde tristesse aux familles touchées par ce drame, nous pensons à elles et à ceux qu’elles ont perdus.
Ne laissons pas des êtres abjects et lâches nous entrainer sur le chemin du rejet de l’autre. La solidarité, l’égalité, et le respect sont les valeurs qui doivent nous permettre de combattre les haines et de construire ensemble notre avenir. Refusons avec force la xénophobie, le racisme, l’homophobie et tous ces rejets injustifiés, sans oublier les attaques contre la liberté d'expression. 

Cette bataille contre la « connerie» est l’affaire de chacun d’entre nous, dans son travail, dans sa vie. Il faut refuser l’inacceptable, avec courage savoir s’opposer aux propos outranciers, aux ordres arbitraires, aux influences insalubres. Ils salissent nos idéaux d’égalité, de liberté et de respect.

Que ces morts nous rendent plus courageux, nous rappellent qu’être français c’est être aussi contestataire. Ces hommes et cette femme nous ont montré la voix. Suivons leur exemple. Battons-nous dans notre quotidien avec des mots, avec le droit, contre les petits dictateurs de tout poil qui souhaitent imposer leur médiocrité. 

Changeons ensemble l’avenir, construisons ensemble un autre chemin… en refusant la peur, en s’élevant contre les cons… comme l'aurait fait et continuera à le faire Charlie Hebdo."

Comme l'écrit l'Association "Le respect et l'égalité, c'est ensemble" pas chacun dans son coin!

Le Vivre ensemble, c'est aussi le Travailler ensemble...

Allez dire ça aux rédactions de France 3 et de France Ô dont peu parlent aujourd'hui quant aux moyens ridicules dont ils disposaient pour couvrir ce soulèvement populaire face à l'horreur.

Alors que France Télé affirme avoir déployé des des moyens très importants "sur place"...nombre de salariés de France Ô se demandent où était justement la "machine FTV" et où était la solidarité légitime des moyens FTV ?!?...
Beaucoup d'entre eux le pe,sent de plus en plus et le disent à présent ouvertement "On voudrait tuer France Ô que l'on ne s'y prendrait  pas autrement" !!!




lundi 12 janvier 2015

Quand l'indécence le dispute à l'abject...le responsable cgt du pôle Sud-Ouest propose des vacances après les émotions de ces derniers jours.


Ils sont nombreux les salariés de France Télévisions Pôle Sud-Ouest,à nous avoir fait suivre le mail de Pierre Mouchel , Secrétaire CGT du CE local qui invite les salariés de la région "à prendre des vacances après après les émotions fortes de ces jours derniers." que le blog CGC Média publie in extenso ci-après...avec les fautes d’orthographe en prime.

De : Mouchel Pierre
Envoyé : lundi 12 janvier 2015 15:21
Objet : Activités Sociales du CE : Information sur les nouveautés 2015

Bonjour à tous,

Après les émotions fortes de ces jours derniers, le CE vous propose de penser aux vacances. L’équipe du CE vous informe donc des nouveautés pour 2015.

Ces nouveautés ont été possible à financer grâce à l’accord sur les moyens des IRP et le combat mené pour obtenir que la base de calcul des subventions du CE soit conforme à la jurisprudence et donc sensiblement augmentée.


C'est bien évidemment l’écœurement qui prévaut. Beaucoup disent tout simplement "C'est abject ".
La grande majorité des salariés qui ont reçu ce mail, se dit plus que choquée...comment le cégétiste peut-il, après les évènements de ces derniers jours qui ont endeuillé le Pays tout entier et particulièrement la journée d'hier qui a montré cette formidable détermination internationale, écrire : "Après les émotions fortes de ces jours derniers, le CE vous propose de penser aux vacances." 
Imaginez un peu, un voyagiste, le lendemain même des trois ignobles tueries: Charlie Hebdo, Montrouge et  Hyper Cacher envoyer la même plaquette d'appel aux vacances à ses "adhérents" !!!!!
Pour les uns, c'est un sentiment de nausée qu'ils décrivent.
Pour les autres,  cet individu n'a plus sa place dans une entreprise de média...a fortiori, Publique! C'est une faute impardonnable.
 Il n'y a pas grand chose à ajouter face à l'appel aux vacances lancé par l'aberrant cégétiste.

 

Pflimlin peut bien lever son crayon...La Justice a réaffirmé la Liberté d'Expression et condamné la tentative de musèlement du blog CGC Média.

Le blog CGC Média a souhaité attendre que soit passée, ce dimanche,  la formidable journée nationale de mobilisation qui a dit non à l'insoutenable et porté haut et fort  les valeurs de la République, à commencer par le principe de Liberté d'Expression pour publier ce post.

Pflimlin ès qualité, avait saisi au second semestre 2012, la 17ème chambre correctionnelle de Paris afin qu'elle condamne le responsable de publication du blog  pour un article du 1er juin intitulé "Pflimlin enchaîne les déjeuners malencontreux : Jean-luc Hees, Bertrand Mosca...à qui le tour?"

Celui que Sarkozy nommait à France Télé à l'été 2010 demandait entre autres, à la 17ème chambre correctionnelle de: 

- Déclarer le responsable de publication, coupable de diffamation publique envers un particulier;

- En conséquence, le condamner à verser la société France Télévisions au titre de dommages-intérêts la somme de 1€ en réparation de l'atteinte portée à son honneur et à sa considération; 
- Ordonner la publication du dispositif du jugement à intervenir, aux frais exclusifs du responsable des publications dans trois journaux au choix de la société France Télévisions sans que chaque insertion ne dépasse 3000 € hors-taxes; 
- Condamner le responsable de publication à verser la somme de 3000€ la société France Télévisions en application des dispositions de l'article 475–1 du Code de procédure pénale et aux entiers dépens.


Pflimlin tellement attaché à la Liberté d'expression qui dans le hall de France Télé, le lendemain de la tuerie survenue dans les locaux de Charlie Hebdo, levait son crayon et brandissait sa pancarte: "Je suis Charlie" a donc perdu sa procédure.

Non seulement la 17ème chambre du Tribunal correctionnelle l'a débouté de ses demandes mais a prononcé une condamnation à hauteur de 3.000€.

Cette condamnation va d'ailleurs bien au delà de celle prononcée par le Tribunal correctionnel de Paris, par exemple, à l'encontre de l'animateur de France 2 Laurent Ruquier condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis, en mai 2014, pour avoir montré à l'antenne en 2011, dans son émission On n'est pas couché, un dessin représentant Marine Le Pen au centre d'un arbre généalogique en forme de croix gammée, tout comme le pédégé de France Télévisions Rémy Pflimlin, également condamné pour injure publique, par ledit Tribunal, à la même peine en tant que directeur de la publication. 

Pflimlin qui ne s'en est pas vanté, devrait aussi se souvenir de ce qu'il disait en septembre 2012 dans le cadre de sa mise en examen avec Charb de Charlie Hebdo pour le passage, toujours sur France 2 toujours dans une émission de Ruquier qui avait montré tout un tas de caricatures d'affiches de campagne pour les candidats à la présidentielle de cette même année!



Sans commentaire, le blog CGC Média le renvoie aux propos tenus à l'époque que relayait le blog de Jean-Marc Morandini (intégralité du blog de JMM en fin de post)

Extrait:

"Je suis considéré comme complice pour avoir fait ce dessin mais ce dessin a été publié quelques jours avant dans Charlie Hebdo, qui n'a pas été poursuivi. Logiquement c'est le magazine qui aurait dû être poursuivi", s'est-il étonné. 

"C'est un peu disproportionné pour un dessin! D'autres politiques n'aiment pas qu'on les caricaturent mais ils ont l'intelligence de ne pas nous attaquer parce qu'ils savent que Charlie Hebdo est un journal satirique", estime-t-il. 

Il est bon de rappeler à ceux qui viennent soudainement lever comme étendard, aujourd'hui, la Liberté d'Expression...que celle-ci n'est pas à géométrie variable.

Le blog CGC Média, en guise de conclusion, rappelle également la levée de boucliers du monde des médias et de la Presse suite aux propos de Rémy Pflimlin contre les journalistes de Médiapart.


Le blog CGC Média écrivait d'ailleurs, le 26 septembre 2010 "Les propos de Rémy Pflimlin contre les journalistes de Médiapart posent bien des questions" 

Extrait:

Il n’aura pas fallu longtemps – à peine un mois – pour que France Télévisions soit à nouveau dans « l’œil du cyclone ».
Cette fois-ci ce sont les propos que Rémy Pflimlin a tenus contre les journalistes de Médiapart qui mettent le feu aux poudres.
Rémy Pflimlin à l’occasion d'un déplacement à Strasbourg ce 23 septembre, lors d'un "club de la presse", interrogé sur le traitement de l'affaire Woerth-Bettencourt, a cru devoir mettre en cause le travail des journalistes de Médiapart "L'affaire peut sortir, et probablement de façon plus sérieuse, moins émotionnelle, moins manipulatrice et moins publicitaire que sur Mediapart, sur les médias comme les nôtres, mais probablement aussi de façon plus respectueuse par rapport à des éthiques."

Rémy Pflimlin faisait notamment allusion aux propos de Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt repris par Médiapart ainsi qu'à la couverture du dossier pour lequel la justice leur a donné raison.

Alors que l’actuel président de France Télévisions, avait mis en avant pour son audition devant le CSA, l’exemplarité du service public avec des programmes et une information de qualité sur tous les supports (y compris le Net dont il disait pourtant sa méfiance au regard des rumeurs qu'il charrie assez souvent) a donc choisi de charger les journalistes su site Web en qualifiant la façon dont ils travaillent de « pas sérieuse, émotionnelle, manipulatrice et publicitaire » !

Et Rémy Pflimlin d’ajouter "On ne peut pas se permettre de sortir des infos qui sont démenties le lendemain"… cela est bien évident. Mais faut-il rappeler à l’auteur de ces propos, le lynchage médiatique dont Dominique Baudis avait été victime ou encore la diffusion de la cassette Mery, se sont déroulés à l’époque où il était directeur général de France 3 donc membre de du comité de direction sous Tessier.

Comment Edwy Plenel décrit comme participant à "une dérive à la BigBrother" pouvait-il ne pas réagir comme il l’a fait au regard de ces déclarations intempestives ?



Voici intégralement le texte du blog de Jean-Marc Morandini:

Le dessinateur Charb et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin ont été mis en examen mercredi pour avoir respectivement dessiné et montré dans une émission de France 2 une affiche de " Charlie Hebdo " parodiant la candidate du FN, Marine Le Pen , a-t-on appris auprès des intéressés. 


Le présentateur de l'émission "On n'est pas couché", Laurent Ruquier, devrait être lui aussi mis en examen mais n'avait pas encore été entendu par le juge en fin d'après-midi, selon une source interne à France Télévisions.

M. Pflimlin et Charb ont été mis en examen par le Tribunal de grande instance de Paris pour "complicité d'injure publique envers un particulier. Au cours de son émission du 7 janvier, Laurent Ruquier avait montré des affiches électorales parodiques parues dans le numéro de Charlie Hebdo du 4 janvier. 


L'affiche, signée du dessinateur et directeur de la publication de Charlie Hebdo Charb, et mise en cause par le Front national, représente une déjection sur fond de drapeau français avec le commentaire "Le Pen, la candidate qui vous ressemble". "Aucun des autres candidats n'a porté plaine ou manifesté une quelconque colère ou énervement. Tous les autres ont dû comprendre que c'était de l'humour, sauf Marine Le Pen", a déclaré Charb. 


"C'est un peu disproportionné pour un dessin! D'autres politiques n'aiment pas qu'on les caricaturent mais ils ont l'intelligence de ne pas nous attaquer parce qu'ils savent que Charlie Hebdo est un journal satirique", estime-t-il. 


"Je suis considéré comme complice pour avoir fait ce dessin mais ce dessin a été publié quelques jours avant dans Charlie Hebdo, qui n'a pas été poursuivi. Logiquement c'est le magazine qui aurait dû être poursuivi", s'est-il étonné...."


vendredi 9 janvier 2015

Stéphane Khémis, Conseiller du tandem Pflimlin/Olivennes ?!?!



Stéphane Khémis, Conseiller du tandem Pflimlin/Olivennes ?!?!

Dans quelques semaines maintenant, le nom du remplaçant de Pflimlin sera connu. (au plus tôt fin mars2015, sinon courant avril)

Les 8 membres du CSA au grand complet auront celui ou celle qui va devoir redresser l’entreprise de télé publique en situation de faillite…le blog CGC Média, chiffres à l’appui, ne cesse de l’écrire et de le répéter.

Pflimlin placé sous statut de témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke pour le volet France Télévisions de l’affaire Bygmalion, se dit le plus invraisemblablement qui soit « intéressé » pour le poste !!!!

Il faut quand même ne pas manquer d’air ! Cela dit, c’est sûrement la meilleure façon pour que personne ne mette le nez dans l’opaque gestion de France Télévisions que dénonce depuis belle lurette le blog CGC des Média.

Depuis quelques temps, en plus de Bertrand Mosca qui a été nommé Conseiller du Président après son bref passage à la tête de France 2, le nom de Stéphane Khémis est sur toutes les lèvres et le nombre de réunions auxquels il participe ne cesse de croître.

Le blog CGC Média a donc cherché à en savoir plus. Quel rôle l’ex directeur du magazine « L'Histoire », condamné, jeudi 12 octobre 2000, par le tribunal correctionnel de Paris (17ème chambre) pour avoir publié sous forme réduite un texte envoyé par Robert Faurisson en réponse à un article paru en décembre 1999 intitulé « Le cas Faurisson, itinéraire d'un négationniste »….(source « Le Monde ») jouait à France Télévisions !

A en croire l’organigramme de France Télé (ci-après), Stéphane Khémis apparaît comme le Conseiller de Fédéric Olivennes (le monsieur Communication, image et marketing de Pflimlin) et transversalement, de Sandrine Soloveicik pour la Fondation FTV.

S’agissant à présent de l’organigramme du « Cercle de la Lycra », il y est présenté comme « Conseiller du président de France Télévisions »


Stéphane Kémis, aurait donc une double casquette « Conseiller du tandem Pflimlin/Olivennes »…

Autrement dit, si Stéphane Kémis, est bien  « Conseiller  du  président de France Télé Pflimlin » quel est donc le rôle de Mosca   « Conseiller  du  président de France Télé Pflimlin » ?????

S’il est juste le Conseiller de Olivennes comme cela figure sur « l’organigramme » interne France Télé quel est alors son rôle de Conseil auprès de celui que Pflimlin nommait responsable Com et Image de l’entreprise pourtant payé normalement pour une telle activité ?

Si maintenant le dircom a besoin d’un conseiller, alors là… !!!!! 

Qui ose encore parler d’opacité à France Télévisions ?


Certains n’imaginent tout de même pas qu’une telle nomination « bicéphale » puisse par réseaux ou lobbying interposés,  avoir une quelconque influence sur les membres du CSA au regard du bilan catastrophique que laisse Pflimlin avec un niveau de pertes cumulées abyssales atteignant la moitié du capital de l’entreprise voire la dépassant !?

jeudi 8 janvier 2015

Les mesure de sécurité renforcées annoncées par Pflimlin ne rassurent personne.

Les mesure de sécurité renforcées annoncées par Pflimlin ne rassurent personne.

Hier dans un communiqué interne adressé à l'ensemble des personnels (ci-après) Pflimlin écrivait : "Les mesures de sécurité ont immédiatement été renforcées au siège de France Télévisions...."

Qu'ont donc effectivement vu les salariés de France Télé et autres visiteurs, ce matin ? Deux ou trois agents de l'entreprise Sécuritas qui les accueillent d'habitude, vêtus de gilets pare-balle.


Cela n'a évidement rassuré personne, à commencer par les agents qui les portent...Ils ont plus peur qu'avant tout simplement parce qu'il n'ont aucune formation en la matière au cas où surviendrait une attaque du type de celle survenue à Charlie Hebdo et de toute façon ne sauraient  pas quoi faire!!!

Quant aux deux entrées au siège de France Télé, si deux policiers étaient bien ce matin, côté hôpital Georges Pompidou, côté tramway où le plus gros des arrivées a lieu, un seul des agents de Sécuritas est resté longtemps seul devant le sas, sans assistance particulière.


 

Le SNJ France Télé dénonce l'impensable hierarchie de l'info et demande au directeur de l'information d'établir les responsabilités qui ont conduit à un telle faillite.

Dans un tract intitulé "12/13: L'IMPENSABLE "HIÉRARCHIE" DE L'INFO" (en bas de post) le SNJ dénonce le fait que "Oui, le 12/13 national a choisi de passer à côté l'horreur qui venait de frapper dans les locaux de Charlie Hebdo"

Le SNJ appelle le directeur de l'info à " en tirer toutes les conséquences éditoriales et structurelles pour ne pas laisser ces erreurs se répéter indéfiniment, sans remise en question d'une certaine "grille de lecture" de l'actualité qui fait perdre toute dignité à ces éditions."
  

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le texte du SNJ.

L'horreur venait de frapper dans les locaux de Charlie Hebdo. Dans l'ensemble des rédactions, les dépêches et les flashes annoncent déjà un attentat sans précédent et le Parquet de Paris fait état d'au moins 10 morts.

Ces informations sont connues (et diffusées dès midi sur l’antenne de France 3 Ile-de-France) quand s'ouvre le journal national de la mi-journée sur France 3. Et quoi ? Des titres déroulés comme si de rien n'était : on commence par "Soldes d'hiver, prix doux" pour terminer par les "Baignades d'hiver" et la météo...

Au bout de l'improbable, enfin, sous la classique formule "on l'a appris juste avant ce journal", voilà enfin qu'on parle de l'horreur du jour. Une consœur en direct au téléphone nous raconte brièvement les faits...et on s'arrête là, on passe vite à autre chose. Le journal reprend son cours, comme annoncé par les titres.

Inexorablement, l'impensable se déroule sous nos yeux et ceux de nos téléspectateurs. Il faudra plus d'un quart d'heure pour que l'information soit à nouveau abordée dans le journal, avec images, témoignages et interventions en direct de l'envoyée spéciale de la rédaction.

Oui, le 12/13 national a choisi de passer à côté de cet événement tragique.

Le mois dernier, déjà, la même édition avait traité l'attaque d'une école au Pakistan et son bilan terrible (141 morts) avec une "brève", un simple "off". Un choix incompréhensible qui avait fait sortir de sa réserve le directeur de l'information, lors du Comité Central d'Entreprise qui s'était tenu le jour même. Quel regard portent aujourd'hui nos concitoyens sur ces éditions du Service Public où la hiérarchie de l'information n'a plus aucun sens ?

Alors devant l'indignation collective suscitée par ce journal du 7 janvier, indignation ressentie dans l'ensemble des rédactions de France 3, le SNJ demande au directeur de l'information d'établir les responsabilités qui ont conduit à cette faillite. 

Nous devons en tirer toutes les conséquences éditoriales et structurelles pour ne pas laisser ces erreurs se répéter indéfiniment, sans remise en question d'une certaine "grille de lecture" de l'actualité qui fait perdre toute dignité à ces éditions. Il en va aussi de la crédibilité d'une rédaction qui souffre déjà d'un manque de débat éditorial depuis des années. Notre rôle d'organisation syndicale de journalistes est de rappeler ce que sont les fondamentaux de notre profession, trop souvent oubliés à la rédaction nationale de France 3.

Nous le faisons ici, une fois de plus, dans un moment grave pour notre pays et pour la liberté de la presse.

Le délai de décence nous a amené à ne pas réagir plus tôt, mais le temps est venu pour la direction des rédactions nationales de prendre la mesure de ces égarements.

Paris, le 08 janvier 2015"