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lundi 13 avril 2015

Le CSA ne veut pas devoir en appeler à un médiateur dans quelques mois pour France Télé comme il vient de le faire pour Radio France !

Voila à peine un an, le CSA portait Mathieu Gallet à la tête de Radio France...la suite tout le monde la connait...
une situation de crise sans précédent, surement la grève la plus longue qu'ait connu la maison ronde avec aujourd'hui son 26ème jour, le discrédit global du vert président et en fin de semaine dernière l'instance  du régulation qui demande comme les salariés la nomination d'un médiateur.

Il fallait un "Jeune" , histoire de  "dépoussiérer" la Radio publique comme il faudrait t "une femme" à France Télévisions...Pourquoi? Nul ne le sait mais ainsi en avait décidé le le CSA. 
A l'époque, Schrameck en avait fait des tonnes pour justifier ce choix de la prime à la jeunesse qu'il présentait comme "unanime": « Nous avons choisi une personnalité jeune, la plus jeune de l’histoire de Radio France », « audace et dynamisme », « conscience aiguë des enjeux du numérique », « vision stratégique », « tempérament volontaire »....etc...
 
On voit le résultat....c'est la consternation !
 
A deux ou trois jours de l'arrêt du nombre de ceux que le CSA entendra à huis-clos POUR France Télévisions, le site "Atlantico" publie un article signé Gilles Gaetner " Comment le CSA va-t-il s’y prendre pour être sûr de nommer un président compétent, imaginatif et vertueux ?"

Extrait

"Le jour J approche pour la nomination du président de France Télévisions. Les candidats présentent dans quelques jours leur projet devant le CSA. Lequel est attendu au tournant dans son choix. Avec un impératif : ne pas s’attirer les reproches qui lui sont faits aujourd’hui à propos de la nomination de Mathieu Gallet à la tête de Radio France.

Bataille difficile – dont on ne sait s’il sortira vainqueur – que livre l’actuel président de Radio France, Mathieu Gallet pour tenter de sauver son siège…

Autre exemple avec ce qui se passe en coulisses au sein du CSA pour la nomination du prochain président de France Télévisions qui doit avoir lieu avant le 22 mai. D’ici là, que de conciliabules, de plans élaborés, de rencontres secrètes avec certains candidats – via leur amis… Bref, où est-elle donc cette transparence tant attendue ?

Serait-il écrit que le monde de l’audiovisuel public serait toujours touché par des psychodrames en tout genre ?
 
Une certitude : ce n’est pas un président bénéficiant de l’aura d’un Pierre Desgraupes, jadis emblématique président d’Antenne 2, qui sortira du chapeau des membres du CSA? Qui figure donc parmi les "papabile" ?
Revue de détail....
Officiellement, on ne connaît pas le nom des candidats. Ils seraient au nombre de 33. On y trouve des « baltringues », voire même un ou deux personnages dont le pedigree n’est pas forcément un gage de probité et de talent… Heureusement, le CSA présidé par Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon veille au grain. Il l’a répété à plusieurs reprises. D’ici le 15 avril, une liste de six à huit candidats devrait être rendue publique. [ou pas! ndlr]
Dans la foulée, ces derniers viendront défendre leur projet, leur conception de la télévision publique, leurs idées pour tel ou tel genre de programmes, et bien sûr leur conception de l’information… Bien évidemment, ces impétrants ne pourront pas ne pas évoquer la situation financière d’un groupe qui compte plus de 10.000 salariés.
Sujet d’autant plus épineux que selon le blog CGC Media toujours bien informé, France Télévisions afficherait des pertes cumulées se situant entre 200 et 250 millions d’euros.
Ajoutez à cela l’instruction judiciaire conduite par le juge Van Ruymbeke sur les marchés passés avec Bygmalion et on se dit que candidater à la présidence de France Télévisions n’a rien d’une sinécure.

Eh bien, non, des intrépides la veulent, cette présidence ! D’après les informations d’Atlantico, ils sont six voire huit, grand maximum, qui iront plancher à partir du 15 avril devant les membres du Conseil supérieur de l’ audiovisuel (CSA). Parmi ceux-ci, Rémy Pflimlin, candidat à sa propre succession. Seulement voilà : le CSA, comme l’a révélé Le Figaro, a demandé aux candidats de signer une déclaration certifiant que non seulement ils ne se trouvaient pas en conflit d’intérêt mais qu’ils étaient en règle avec leurs obligations fiscales. Or, Pflimlin a été placé sous le statut de témoin assisté le 3 juillet 2014 par le juge Van Ruymbeke dans le dossier Bygmalion. Doit-il être pour autant être écarté ? Il est clair que cette affaire constitue une tache dans le bilan du président sortant.

Candidates également, Marie-Christine Saragosse, patronne de France Medias Monde (France 24, RFI), ancienne du cabinet de Catherine Tasca, qui aurait, dit-on, les faveurs de François Hollande, et Nathalie Collin, ex-présidente du directoire de Libération, ex-directrice générale du Nouvel Observateur qui souffrirait d’un handicap : celui de manquer d’expérience audiovisuelle. Mais surtout, ses détracteurs ne se gênent pas pour faire remarquer qu’elle quitterait La Poste un an à peine après y avoir été nommée directrice générale adjointe. Ou encore qu’elle bénéficierait du soutien de Catherine Smadja, une ancienne du cabinet de Catherine Trautmann, ce qui ferait d’elle –comme Marie-Christine Saragosse – une candidate du pouvoir.
Qui d’autre encore ? Trois poids lourds qui ont une excellente connaissance du monde de l’audiovisuel. En tête, Cyrille du Peloux. Ce polytechnicien, actuel directeur général de Veolia Transport, a occupé des postes de premier plan, au niveau direction générale ou présidence, dans plusieurs chaînes de télévision : TF1, M6, Paris-Première, Eurosport etc… Il représente assez bien le profil de «  capitaine d’industrie » que certains, au CSA, souhaiteraient voir arriver à France Télévisions.
Deux autres candidats croient eux aussi en leur chance : Romain Leproux, au parcours éclectique (RTL) mais aussi présidence du PSG et Didier Quillot, ancien président de Lagardère Active et d’Orange-France. Enfin, un professionnel chevronné croit en sa bonne étoile : Pascal Josèphe, collaborateur dès 1983, d’Yvon Bourges à RFI avant d’occuper des postes de direction à TF1, Antenne 2, FR3 et la Cinq.

Qui sortira du chapeau des membres du CSA dont les auditions ne seront pas publiques conformément à une décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 ? Raison invoquée par les Sages du Palais-Royal : la publicité des procès-verbaux d’audition des candidats ainsi que des débats risquerait de porter «  atteinte à la liberté de parole tant des candidats que des membres du Conseil eux-mêmes, condition nécessaire à l’élaboration d’une décision collégiale éclairée […] Et de poursuivre : « En outre, la publication intégrale de ces auditions et débats pourrait porter atteinte à la nécessaire sauvegarde du respect de la vie privée des personnes concernées. » Rien à dire. L’argumentation du Conseil constitutionnel est impeccable. C’était il y a 15 ans. Hélas ! Les temps ont changé. Au moment où le CSA subit des critiques – ah ! cette malencontreuse visite du 3 décembre 2013 des neuf membres du CSA à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) présidé à l’époque par Mathieu Gallet et révélée par Le Canard Enchaîné (8 avril 2015)- cette non-publicité des débats lors des auditions des candidats pourrait laisse libre cours à des tas d’interprétation…

Alors, qui décrochera le gros lot à France Télévisions ? Dans les coulisses du CSA, plusieurs critères circulent : si l’on éprouve un désir forcené de féminiser la présidence, alors Marie -Christine Saragosse peut avoir des chances. Si on veut un « capitaine d’industrie », doublé d’un bon connaisseur de l’audiovisuel, alors le CSA pourrait choisir Cyrille du Peloux. Mais il est loin d’être exclu qu’un un candidat imprévu, comme pour l’élection du pape, puisse emporter le morceau…

La SACD demande au CSA de contrôler de manière très scrupuleuse la légalité de la revente de la chaîne "Numéro 23".

La SACD demande au CSA de contrôler de manière très scrupuleuse la légalité de la revente de la chaîne Numéro 23.

Le scandale de la revente pour près de 90 millions de "Numéro 23" par Pascal Houzelot dont le nom est associé à celui d’Ernotte candidate au remplacement de Pflimlin à FTV, continue de provoquer des remous.

Découvrez si vous l'aviez raté, l'article de CBNews du 10 avril dernier.
"La SACD trouve choquante la revente, annoncée par la presse, au groupe NextRadio TV, pour un montant proche de 90 millions d'euros, de la fréquence audiovisuelle attribuée il y a à peine plus de 2 ans à la chaîne Numéro 23.
Alors que les fréquences audiovisuelles sont attribuées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) gratuitement, en contrepartie notamment d'engagements en faveur de la création, la revente de la chaîne Numéro 23 illustre un dysfonctionnement grave du paysage audiovisuel.
À cet égard, rien ne justifie que des propriétaires de chaînes utilisent des fréquences publiques et gratuites pour réaliser des opérations financières générant d'énormes plus-values.
Le CSA avait fait le choix en 2012 d'organiser l'arrivée de nouveaux entrants dans le paysage audiovisuel lors de l'attribution des fréquences de la TNT. Au regard de la relative faiblesse du dossier présenté alors par Numéro 23 et des engagements pris en matière de création, beaucoup avait été surpris par l'attribution d'une fréquence à cette chaîne.
On découvre aujourd'hui que le CSA a surtout aidé des investisseurs financiers à utiliser le paysage audiovisuel pour faire fructifier leurs affaires.
Cette situation est d'autant plus regrettable qu'elle s'est révélée très négative pour les groupes audiovisuels historiques qui ont vu le marché publicitaire s'émietter davantage. Les créateurs non plus n'ont pas pu compter sur l'engagement de Numéro 23 dans la création et attendent par ailleurs toujours le versement de sommes importantes de droits d'auteur, toujours en souffrance depuis le lancement de la chaîne, qui n'applique pas l’engagement de respect de la propriété intellectuelle qui figure dans la convention qu’elle a signée avec le CSA.

La SACD demande au CSA de contrôler de manière très scrupuleuse la légalité de cette revente.
Au-delà, elle invite aussi les parlementaires et les pouvoirs publics à changer en profondeur les règles de cession des fréquences audiovisuelles. Elle estime qu'un groupe audiovisuel qui ne souhaite plus émettre ne devrait pas pouvoir vendre sa fréquence mais la restituer purement et simplement au CSA. Un nouvel appel d'offres pourrait alors être lancé afin que des projets sérieux et durables puissent apporter leur candidature."

dimanche 12 avril 2015

Delphine Ernotte et Nathalie Collin deux candidates au remplacement de Pflimlin qui ont peut-être cru que leur entourage allait les porter, se retrouvent bien mal !!!

Delphine Ernotte et Nathalie Collin deux candidates au remplacement de Pflimlin qui ont peut-être cru que leur entourage allait les porter, se retrouvent bien mal !!!

Tout d’abord, si l’une ou l’autre avait eu une expérience et une légitimité en matière de télé, elles auraient su qu’il n’y avait nul besoin de se revendiquer de telle ou tel pour tenter de « valider »  leur démarche.
Ensuite, il n'est écrit nul part et encore moins obligatoire qu'il faille donner des noms comme une espèce de "caution" à son dosssier..ce serait même d'ailleurs l'inverse, cela le fragilise voire le décrédibilise !!
Il est effectivement assez parlant  de voir les noms qui circulent dans l’entourage de deux candidates, l’une de « La Poste », l’autre de « Orange » qui sont en lices pour remplacer Pflimlin à France Télévisions.
- Pour Nathalie Colin (La Poste), c’est Catherine Samdja (*) une sorte de "caution" ministérielle et gouvernementale pour la majorité  !!!
Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce qu’écrivait récemment  « La Lettre A » dans son article intitulé « Nathalie Collin s’entoure pour France Télévisions » : « Comme le révèle La Lettre de l’Expansion, mercredi, Nathalie Collin, actuelle directrice générale adjointe du groupe La Poste et ancienne patronne du Nouvel Observateur, aurait fait appel à plusieurs acteurs du milieu de l’audiovisuel pour proposer sa candidature à la présidence de France Télévisions.
Parmi eux, Yves Bigot, directeur général de TV5Monde  [qui ne serait en lice que pour être le patron de France 2, ndlr] , et Catherine Smadja, ex-membre du cabinet de Catherine Trautmann, désormais au sein de la BBC. »
Le 26 mars dernier, « le site BFM Businness » sous la plume de Jamal Henni qui donnait quasiment la même information à l’exception de Yves Bigot « Selon une source industrielle, l'équipe figurant dans le dossier de candidature de Nathalie Collin (de la poste) est composée de Vincent Meslet (directeur éditorial d'Arte, ex-directeur des programmes de France 3) et d'une responsable de la BBC. [Si son nom n'est donné, Catherine Smadja qui a travaillé dans les cabinets des ministres socialistes de la Culture et de la Communication, mesdames  Catherine Tasca et Catherine Trautmann, correspond bien...ndlr] »
(*) Catherine Samdja est aujourd’hui conseillère spéciale à la stratégie de la BBC mais également ex Conseillère  technique en charge de l'audiovisuel au ministère de la Culture et de la Communication de Catherine Trautmann à qui succédait Catherine Tasca, toutes deux Ministres de la Culture et de la Communication du Gouvernement Jospin.
Pour Delphine Ernotte (Orange), comme le révélait  « La Lettre A » dès la 18 mars que reprenait le blog CGC Média dans un article intitulé « Houzelot dans les valises d’Ernotte ?...! », c’est David Kessler qui devient cette sorte de "caution" pour la majorité… ministérielle,  gouvernementale et présidentielle !!!
"Une candidate est prête à se déclarer auprès du CSA pour la présidence de France Télévisions. Comme  nous l’avons annoncé, il s'agit de Delphine Ernotte, toute sa carrière chez Orange, promue directrice générale adjointe du groupe en 2011.
Pour mener à bien son "dossier", elle s'est assuré le soutien actif de David Kessler, ancien conseiller à la culture de François  Hollande. Depuis un an, il est lui-même en charge des contenus d'Orange ainsi que de Xavier Couture, ancien de TF1 désormais à Orange.
 Autre lobbyiste de choix en faveur de en faveur de Delphine Ernotte: Pascal Houzelot, ex-proche collaborateur d’Étienne Mougeotte, alors  vice-président de TF1 et désormais aussi dans le groupe Orange. Il est aujourd’hui président de la chaîne Numéro 23 sur la TNT."…
Kessler qui avec Houzelot avait soutenu devant le CSA le dossier de « TVous » alias « Numéro 23 » dont la vente pour près de 90 millions d’euros une fréquence du domaine public comme l’avait indiqué dès le 18 mars 2015 le blog CGC Média, est aujourd’hui considéré comme un véritable scandale 
 
 

 

Où est passé « l’effet miroir » sur France Ô ?...Absence de réflexion comme toujours !

Où est passé « l’effet miroir » sur France Ô ?...
 
C’était au lancement de la chaîne, les  ligne qu'avait indiquer suivre les dirigeants du canal 19 de la TNT : regrouper toutes les forces de France Ô (y compris l’information !) pour mieux répondre aux souhaits du président de la République.
 
Des souhaits fermement réaffirmés  le 21 novembre dernier à l’occasion du premier dîner du CREFOM, le Conseil Représentatif des Français de l’Outre-Mer, que « France Ô redevienne une chaîne dédiée aux outre-mer ! »
Ce que beaucoup qualifiaient « d’effet miroir ». En d’autres termes, que les ultramarins et toutes celles et ceux qui sont liés ou passionnées par les outre-mer français puissent se retrouver dans les programmes et les rendez-vous d’information de France Ô.
 
Le miroir a dû se briser en cours de route pour le patron des programmes de la chaîne qui choisit de ne pas programmer pas la diffusion en direct d’un événement régional d'envergure sur un plan sociétal évidemment  : l’ordination du nouvel évêque de La Martinique, ce 12 avril.
 
Hallucinant !!!
 
La nomination récente du P. David Macaire pour succéder à Mgr. Michel Méranville, atteint par la limite d’âge, a créé un buzz phénoménal et pas uniquement dans la "catho-sphère" martiniquaise...les ultramarins de Guadeloupe, de Guyane et du 6èmeDOM (la métropole) ont multiplié les réactions et les commentaires, tant dans les réseaux sociaux que dans les dîners en famille ou en ville.
 
Un événement où se précipiteront TOUS LES POLITIQUES ANTILLAIS tant l’événement dépasse de très loin le simple fait religieux !
 
Résultat : Si Martinique 1ère a bien décidé de produire et retransmettre en direct TOUTE la cérémonie d’ordination qui se tiendra ce dimanche au Stade Pierre Aliker de Fort-de-France plein à craquer  - Guyane 1ere et Guadeloupe 1ere diffuseront elles-aussi l’événement en direct - pour France Ô… Rien, nada, que tchi « Passez, y a rien à voir »... ?!?
 
Comble de l’ironie : la diffusion de cet événement en Guadeloupe et en Guyane oblige la production à faire passer le signal par Paris.
 
C’était donc une opération ENTIEREMENT GRATUITE ET PROFITABLE EN TERME D’AUDIENCE POUR FRANCE Ô....bien non, ici, au Siège de la chaîne « orange », ça n'intéresse personne !!
 
Tant pis si des milliers d’internautes, de "facebookers" et autres adeptes de tweeter en métropole ont émis le souhait de pouvoir suivre l’événement en direct sur leur chaîne : France Ô....
 
Quant  à ce  fameux « effet miroir » que la direction de France Ô voulait mettre en place histoire de se rapprocher du public et qu’elle était supposée assurer pour permettre aux ultramarins de se retrouver dans leur petit écran...la réflexion (dans tous les sens du terme) en a visiblement été altérée !
 

 

Houzelot dont le nom est associé à celui d’Ernotte candidate au remplacement de Pflimlin à FTV, provoque la colère du Pouvoir !

Houzelot dont le nom est associé à celui d’Ernotte  candidate au remplacement de Pflimlin à FTV, provoque la colère du Pouvoir !
 
Le 18 mars dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé « Houzelot dans les valises d’Ernotte ?...! » qui faisait suite à un « Exclusif » de "La Lettre A" "France TV : Delphine Ernotte s’entoure. Elle a eu plusieurs soutiens pour établir son projet pour France Télévisions". 
 
Extrait : 
"Une candidate est prête à se déclarer auprès du CSA pour la présidence de France Télévisions. Comme  nous l’avons annoncé, il s'agit de Delphine Ernotte, toute sa carrière chez Orange, promue directrice générale adjointe du groupe en 2011.
 
Pour mener à bien son "dossier", elle s'est assuré le soutien actif de David Kessler, ancien conseiller à la culture de François  Hollande. Depuis un an, il est lui-même en charge des contenus d'Orange ainsi que de Xavier Couture, ancien de TF1 désormais à Orange.
 
Autre lobbyiste de choix en faveur de en faveur de Delphine Ernotte: Pascal Houzelot, ex-proche collaborateur d’Étienne Mougeotte, alors  vice-président de TF1 et désormais aussi dans le groupe Orange. Il est aujourd’hui président de la chaîne Numéro 23 sur la TNT."…Plus exactement, ledit Houzelot est en passe de ne plus l’être car il vient de vendre pour près de 90 millions d’euros une fréquence du domaine public comme l’avait indiqué dès le 18 mars 2015 le blog CGC Média
 
Un soutien que Delphine Ernotte essaie aujourd’hui de minimiser la portée voire de vainement démentir…mais il est trop tard.
 
Voici ce qu’écrivait le blog CGC Média juste avant que la vente ne se fasse : "Une fois « Numéro 23 » vendu, Houzelot n’aurait donc plus d’intérêts dans une quelconque société audiovisuelle….Il serait donc libre avec son copain de toujours David Kessler ex conseiller de François Hollande par exemple, de rejoindre Delphine Ernotte leur actuelle collègue exfiltrée d’Orange et nommée par le CSA à la tête d’une France Télévisions en pleine tourmente !"
 
La Lettre de l’Expansion qui révélait qu’en plus du tandem Kessler/Houzelot, «Delphine Ernotte, dégée d’Orange France, serait conseillée pour sa candidature à la présidence de France Télévisions par Denis Pingaud, [le même communicant que Mathieu Gallet…c’est dire, ndlr] qui a publié en 2013 un essai sur la communication de François Hollande, L’Homme sans com'. »…


   

Depuis, nombre de titres de Presse ont à leur tour, dénoncé ce véritable scandale.
Martine Martinel, la députée PS spécialiste du secteur audiovisuel qui dans un rapport s’était alors opposé, à l’attribution de cette fréquence à « TVous » allias « Numéro 23 »,  a même interpellé le président du CSA Olivier Schrameck, le mardi 7 avril 2015 en réunion de la commission culture de l’Assemblée Nationale a, sur la vente de « la chaîne 23 » qui paraissant assez scandaleuse….ce dernier lui répondant toutefois en indiquant vouloir « engager une procédure » sans vraiment dire laquelle !
 

 
Sur la photo pour l'audition devant le CSA de TVous (Numéro 23 donc)
David Kessler, ex conseiller  à la Culture de François  Hollande qui depuis un an, a intégré Orange où il est en charge des contenus.
 
Valérie Bernis, dga  en charge des Communications, Marketing et Responsabilité Environnementale et Sociétale à GDF Suez
Pascal Houzelot, futur ex président de la chaîne Numéro 23 sur la TNT,  lui aussi désormais dans le groupe Orange.
et Damien Cuier ex directeur financier de Carolis placé par Renaud Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté dans le volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion
 
 
 
 
La colère est aujourd’hui montée d’un cran voire de plusieurs… jusqu’à l’Élysée qui comme ce patron de l’audiovisuel voit rouge « C'est un véritable scandale d'État. Mathieu Gallet et sa moquette à côté, c'est de la roupie de sansonnet ! »
 
Voici l’article: 
 
«Qui connaît la “chaîne de la diversité” de la TNT ? Et pourtant, grâce à son beau réseau, Pascal Houzelot vient de réussir une belle opération en revendant Numéro 23...
 
« C'est un véritable scandale d'Etat. Mathieu Gallet et sa moquette à côté, c'est de la roupie de sansonnet ! » Ce grand patron de l'audiovisuel ne décolère pas. L'objet de son courroux ? La vente de la chaîne de la TNT Numéro 23 à Nextradio TV (BFM TV, RMC Découverte....). Montant de la transaction : près de 90 millions d'euros. Belle somme. Et belle affaire pour Pascal Houzelot, le propriétaire de la « chaîne de la diversité ».
Comment une chaîne de cinq salariés, en déficit (10 millions d'euros pour 15 millions de chiffres d''affaires en 2014) et à l'audience modeste (0,7%) peut-elle ainsi affoler les compteurs ?
 
C'est simple. Ce qui vaut de l'or chez Numéro 23, c'est sa fréquence. Elles sont rares sur la TNT – vingt-quatre exactement. Et en plus, elles sont gratuites. Contrairement aux opérateurs de téléphonie mobile qui paient des milliards, les télés ne versent pas un kopeck pour utiliser ce bien public.
 
En échange, elles s'engagent à respecter la convention (cahier des charges, quotas de production et de diffusion...) signée avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
 
Vous voyez d'ici  venir le « scandale » : Pascal Houzelot s'enrichirait sur le dos de la collectivité en cédant une fréquence qui ne lui appartient pas.
 
Rien d'illégal pourtant là-dedans, il exploite les lacunes de la réglementation. Juste choquant à l'heure où les deniers publics sont comptés dans l'audiovisuel, France Télévisions et Radio France en savent quelque chose. D'autres ont fait pareil avant lui : Claude Berda (AB) avec ses chaînes TMC et NT1 revendues une fortune à TF1, Vincent Bolloré avec Direct 8 et Direct Star cédées au prix fort à Canal +. Deux épisodes qui avaient amené le législateur à réagir. Depuis 2012, une chaîne ne peut plus être cédée avant deux ans et demi d'exercice. Et toute vente de fréquence donne lieu à une taxe de 5%. Des « contraintes » dont s'est parfaitement accommodé Pascal Houzelot.
 
Homme de réseaux et lobbyiste hors pair
 
Qui, visiblement, avait bien préparé son coup. Pour l'aider à décrocher une fréquence TNT, quelques bonnes fées s'étaient en effet penchées sur le berceau de Numéro 23. Comme pour Pink TV (1), Houzelot a su attirer des actionnaires prestigieux dans son projet, à l'image du patron de LVMH Bernard Arnault, celui de Free Xavier Niel (co-actionnaire du Monde, le propriétaire de Télérama) ou Jacques-Antoine Granjon (vente-privée.com). Même ultra-minoritaires, ça fait son effet auprès du CSA. Homme de réseaux, lobbyiste hors pair, il avait aussi convaincu David Kessler, alors patron des Inrockuptibles et futur conseiller médias de François Hollande, de défendre son dossier devant le gendarme du PAF. Même Fleur Pellerin, en charge à l'époque du numérique auprès du candidat socialiste, s'était fendue d'un petit compliment vidéo. Les deux sont d'ailleurs familiers des dîners que Pascal Houzelot donne régulièrement dans son appartement du Marais, où se presse le Tout-Paris. « C'est vrai qu'on y croise du beau monde, notamment des ministres, comme Manuel Valls ou Najat Vallaud-Belkacem », confirme une habituée de ces agapes. Mais aussi des présidents du CSA : l'actuel, Olivier Schrameck, ou son prédécesseur, Michel Boyon. C'est sous la mandature du dernier cité que Numéro 23   –  nom de code à l'époque « TVous la télédiversité » – a décroché la timbale. La convention a été signée le 3 juillet 2012, il y a un peu plus de deux ans et demi...
 
«  Je ne suis pas là pour revendre » jurait pourtant Pascal Houzelot dans Télé Obs (13/12/2012) ou sur la chaîne LCI . Aujourd'hui, il explique à Télérama « ne pas avoir eu le choix. Pour continuer à développer la chaîne, il fallait que je m'adosse à un groupe. Nextradio est un indépendant comme moi. Si j'avais vraiment voulu faire de l'argent, je l'aurais vendue à un groupe historique – j'ai d'ailleurs eu des propositions » assure-t-il. Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de finir mes jours aux Bahamas. Avec Nextradio, j'ai un projet industriel. Vous verrez, dans cinq ans j'y serai encore ! Et je vais continuer à investir en France ! » Rendez-vous est donc pris.
 
Pour l'heure, le CSA doit encore donner son agrément à la vente de Numéro 23.
Tour Mirabeau, ça grince un peu des dents. On laisse entendre qu'une étude d'impact sera menée. Mais on voit mal ce qui pourrait empêcher le deal.
 
Mélange foutraque de programmes essentiellement américains où se côtoient un magazine de société, des séries et de la télé-réalité type talent show très axée sur... le tatouage, la grille de Numéro 23 risque d'être quelque peu bouleversée dans les prochains mois.
Le patron de Nextradio TV Alain Weill l'a dit au Monde : il veut en faire une chaîne plus thématique, tournée vers « l'histoire et la société ». Numéro 23, début ou fin de l'histoire ? »
Lire également "Le Canard enchaîné" d'avril 2013 "TNT: la drôle de télé que parraine le gouvernement" .
 

 
"Le Canard enchaîné" écrivait "Pascal [Houzelot] je le connais depuis quinze ans…», répondait David Kessler conseiller culture et communication de François Hollande,  aux questions du journaliste du Palmipède (publié le 18 juillet 2012) qui l’interrogeait sur ses allers et venues à l’Élysée, en laissant entendre qu’à sa dernière rencontre au Château « il était venu voir quelqu'un d'autre à l’Élysée et était passé "amicalement" boire un café.»

L'Hebdomadaire satirique s'interrogeait à l'époque "Y-a-t-il eu « café amical » hier entre David Kessler et Pascal Houzelot qui se connaissent donc depuis 15 ans, avant le tour de table en présence du Président de la République et de la Ministre de la Culture et de la Communication ?"
Mais s'étonnait aussi  "Qu’allait donc demander, entre autres, Pascal Houzelot au Chef de l’État et à la Ministre ?..."  



samedi 11 avril 2015

Mathieu Gallet sous tutelle…une «énorme erreur de casting» pour FOG. Le CSA va-t-il en faire une autre pour France Télévisions ?

Mathieu Gallet sous tutelle…une «énorme erreur de casting» pour FOG. Le CSA va-t-il en faire une autre pour France  Télévisions ?

Dans « Médias le Mag » sur France 5, il y a quelques jours Franz-Olivier Giesbert a estimé que le CSA s'était trompé en désignant le patron de Radio France et qu'il aurait dû choisir une personne avec plus d'expérience.

Pour FOG, le vert pédégé a peut-être "une très bonne équipe avec lui, mais le problème, c'est évident, et j'espère que le CSA en tiendra compte pour les nominations à France Télévisions, il faut des gens avec un peu d'expérience, c'est tout."
 
Un nouveau caillou pour le jardin de rocailles de celui que le CSA nommait voilà environ un an et ce alors que la grève à Radio France qui en sera à son 26ème jour puisque reconduite jusqu’à lundi 13 avril mais aussi au moment d’ailleurs où la Tutelle désignait Dominique-Jean Chertier comme médiateur.
 
Dominique-Jean Chertier qui a pour mission de mener la négociation pour le COM et d’apaiser l’entreprise, a précisé dès sa nomination que "le dialogue social n'est jamais définitivement rompu" a très vite reçu les syndicats pour une première réunion à huis clos. La crise est tellement profonde que ces derniers attendent bien évidemment du concret et des résultats tangibles.
Quel va donc être le rôle de Mathieu Gallet qu’une grande majorité de salariés juge « discrédité » pendant toute cette période qui risque d’être fort longue ?
 
FOG d’enfoncer le clou « Quand on prend des jeunes parce que - ah, il est sympa, il parle bien, il est beau - voilà le résultat!» avant d’ajouter «Je pense que c'est une bonne leçon pour le CSA. À des postes comme ça, on nomme forcément des gens d'expérience, et pas sur des coups de tête. C'était évidemment une énorme erreur de casting.»
 
À des postes comme ça -  France Télévisions en est un  - on nomme forcément des gens d'expérience….
 
Espérons comme FOG que le profil de « capitaine d’industrie ayant une bonne connaissance de la télévision et du secteur audiovisuel » qu’avait prôné l’ensemble des acteurs en matière, prévalent pour le choix du remplaçant de Pflimlin qui a fait de France Télévisons un Presstalis bis.