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lundi 27 avril 2015

Nouvelle charge contre Schrameck, Pierre-Brossolette et ceux du CSA dont le « choix » ne cesse de susciter les plus vives réactions.

Nouvelle charge contre Schrameck, Pierre-Brossolette et ceux du CSA dont le « choix » ne cesse de susciter les plus vives réactions.
 
Ce lundi 27 avril, « Satmag » (*) postait un nouvel article s’inspirant des révélations de  l'Express, enfonçant le clou sur les conditions de la désignation à la présidence de France Télévisions la semaine dernière.
 
Celle qui a été portée à la tête du groupe public sans rien connaître de l’audiovisuel,  « a été très soutenue au CSA par Sylvie Pierre Brossolette, Nathalie Sonnac et Nicolas Curien et par son président Olivier Schrameck.»
 
« Satmag » d’ajouter « De son côté, Pascal Josèphe, l’autre candidat « finaliste », a été soutenu par Memona Hintermann, Patrice Gélinet, Nicolas About et Francine Mariani-Ducret (rappelons que ce vote est supposé être secret). On remarque donc que Pascal Josèphe, le professionnel qui connaît bien l’univers de la télévision, était plutôt le choix des « anciens » du collège, ceux nommés depuis deux ou quatre ans. La gagnante a été choisie par les deux nouveaux nommés cette année et par le président du CSA ainsi que par Sylvie Pierre Brossolette. Pour cette dernière, on remarque aussi qu’elle a été à l’initiative du rapport publié en fin d’année 2014, très défavorable à Remy Pflimlin, l’actuel patron de France Télévisions, rapport qui avait mis le CSA dans l’embarras tant il était critique. »
 
Héroïque quatuor qui aura résisté jusqu’au bout, se prononçant à l’évidence pour l’expérience et la vision d’un « candidat » plutôt que pour l’inexpérience du secteur et l’approximation.
 
 
Voilà pour les coulisses d’une opacité rare dont la Presse se fait l’écho depuis ces derniers jours.

Sur le projet à présent – le terme est-il d’ailleurs approprié ?   que le CSA a fini par « mettre en ligne », là aussi les interrogations sont légions tant sur sa forme (voir là encore l’Express du jour) que sur le contenu !  

« Dommage que les auditions réalisées par les Sages du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ne soient pas rendues publiques, car certaines des affirmations de la future patronne de France Télévisions ont dû susciter l’étonnement, voire peut être même des questions » écrit le journaliste Pascal Lechevallier qui l’a décortiqué pour Digital Home Révolution et ZDnet.
 
Il en est visiblement tombé de sa chaise : « Un projet qui ressemble bien plus à un programme politique qu’à un réel plan d’action puisqu’aucune des mesures proposées n’est assortie d’une analyse économique »…La suite de l’article du spécialiste du secteur audiovisuel, est édifiante.
 
Il est impensable après l’épisode Mathieu Gallet à Radio France qu’Olivier Schrameck président du CSA aidé de 3 indéfectibles soutiens Sylvie Pierre Brossolette, Nathalie Sonnac et Nicolas Curien, aient pu laisser les clés de l’entreprise qui coûte près de 3 milliards d’euros aux contribuables français, à qui met en avant une telle somme d’approximations !!!!!!!

C’est donc à  analyse méticuleuse des vingt et quelques pages du document consultable sur le site officiel du CSA, que s’est livré Pascal Lechevallier. Il n’est pas tendre loin s’en faut. puisqu’il va même jusqu’à le qualifier de « rêve ».
Il explique globalement qu’il ne suffit pas de parler « d’audace » dans un document de quelques feuilles pour qu’il en ait le caractère !!!!!
Extraits :
« Dès mon entrée en fonction, je procéderai à l’élaboration d’un budget rectificatif 2015, dont l’essentiel portera sur les coûts de structure. » Le CSA a donc choisi le nouveau PDG de France Télévisions sans disposer d’éléments chiffrés, tant sur les dépenses que sur les recettes…. 
Certaines des affirmations de la future patronne de France Télévisions ont dû susciter l’étonnement, voire peut être même des questions
- « Plus globalement, « Audace 2020 » a pour but d’éclairer le chemin cohérent et harmonieux de la mutation du groupe »
- « L'amélioration des programmes ne rime pas nécessairement avec l'augmentation des moyens »
- « La télévision pour tous n’est pas un simple slogan, c’est une démarche continue qui ne souffre aucun relâchement »
- « France 2 a vocation naturelle à devenir la chaîne leader de la télévision française : populaire, positive et de qualité »
En effet, extraites de leur contexte, ces affirmations font sourire, tant elles sont emprises de naïveté ! 
En particulier la dernière : comment croire que France 2 pourrait revenir à la hauteur de son principal rival qui a 8,1 points de part d’audience d’avance selon les résultats Médiamétrie de mars 2015. Surtout lorsqu’on sait que l’audience de la chaîne est passée de 22,1 % de part d’audience en 2000 à 14,1% en 2014.

 
Pour son projet numérique, Delphine Ernotte n’a pas fait preuve d’une grande créativité. Elle a puisé son inspiration chez le désormais incontournable Netflix : « Afin de créer une passerelle directe avec les usagers, une nouvelle plateforme numérique, basée sur un algorithme de recommandation doit rendre la télévision de rattrapage plus accessible, sur le modèle de Netflix par exemple. »
 
En revanche pas un mot de la plateforme existante Pluzz !  Elle enfonce même le clou en expliquant : « Le catalogue doit être complété en mettant notamment à disposition tous les épisodes d'une série ou en s'adaptant au rattrapage séquencé. » Comme si France Télévisions n’avait pas une offre délinéarisée accessible au public .....
 

[ Vlan….un bon coup dans les dents ! C’est là-dessus qu’une partie du CSA  s’est prononcé ?! C’est un gag ! ]
 
Et d’ajouter « Plus loin dans son exposé, elle esquisse un début de stratégie VOD/SVOD pour le groupe public : « France Télévisions peut agir seule sur la VàD jeunesse, premier motif de visite sur Netflix ou Canalplay. Afin de bâtir un catalogue indépendant dans les autres domaines, deux pistes sont à envisager : un partenariat avec l’INA pour l’accès à certaines archives ou bien avec les autres chaînes gratuites pour une proposition commune. Le chiffre d’affaires de la VàD représente, en 2013, 240 millions d’euros soit un doublement par rapport à 2012. Il n’est pas absurde de viser une certaine part de marché pour France Télévisions en dépit de la contrainte actuelle des 42 mois de durée d’exclusivité de ses droits. »

A croire qu’elle n’a jamais visité l’offre VOD de FranceTV qui propose déjà des centaines de programmes jeunesse, dont les Zouzous. 
 
Et lorsque l’ex-candidate secrète explique qu’il ne serait pas absurde de viser une certaine part de marché VOD pour France Télévisions, elle devrait consulter le rapport de la Cour des Comptes sur France Télévisions Distribution qui détaillait l’activité VOD de la filiale du groupe : «  FTD développe l’offre de ses produits depuis l’apparition de ce nouveau support (la VOD). Les droits sont exploités sur la plupart des plateformes françaises, ainsi que sur le site de télévision de rattrapage de France Télévisions, baptisé Pluzz, qui a été lancé en 2010. Elle gère, depuis 2 ans, l’exploitation de la plateforme payante. La VOD représente une part de plus en plus importante du chiffre d’affaires de l’activité d’édition de FTD : 2,2% en 2009, près de 15% en 2012 et sans doute plus de 20% en 2013. Le montant reste cependant modeste (3,1 M€ en 2013) et ne représente que 1,5% du chiffre d’affaires total de la VOD en France. »

Delphine Ernotte veut donc entraîner le service public français encore plus loin dans la grande bataille de la VOD et de la SVOD, dont on sait qu’elle se chiffre chaque année en dizaines de millions d’euros de dépenses : achats de droits, productions exclusives, investissements techniques, dépenses marketing.  Il y a fort à parier qu’elle a été très mal conseillée sur cette question ;
 
A moins que son ex-employeur, Orange, décide d’ouvrir un accès privilégié à l’offre VOD de France Télévisions sur ses box, afin de lui permettre de distribuer son offre à la demande encore plus largement qu’aujourd’hui. Finalement, le temps passe mais les habitudes demeurent : le politique l'emporte souvent sur la raison du business.

La réalité du marché ramènera sans doute très vite Delphine Ernotte à la sagesse, à moins que son « casting » la conforte dans ses rêves numériques. »

Il semble clair à présent pour de nombreux observateurs que ce ne peut-être sur de telles "bases" démontées les unes derrière les autres, que le moitié du CSA a pu se prononcer !!!!!

Si tel était le cas, l'instance n'aurait, le cas échéant, plus aucune raison d'être vu le "niveau" du texte qu'elle a choisi d'imposer pour les 5 ans à venir aux téléspectateurs-contribuables français  tant les affirmations erronées emprises de naïveté  font sourire mais surtout  et tant le nombre d'approximations et de contre-vérités prouvent la méconnaissance du secteur !!!!
 
 

dimanche 26 avril 2015

Schrameck et Sylvie Pierre-Brossolette à la manœuvre…que savait François Hollande de ce scandaleux coup de canif aux principes d'égalité de traitement des candidats à toute élection ?

Schrameck et Sylvie Pierre-Brossolette à la manœuvre…que savait François Hollande de ce scandaleux coup de canif aux principes d'égalité de traitement des candidats à toute élection ?
 
 
 
C’est « BFM Bunisness » sous la plume de Jamal Henni qui livre ce qui parait de plus en plus comme un véritable scandale d’État.
 
A la lecture de l’article qui ne sera, à l’évidence pas le dernier dans le genre, tant le simulacre de « choix » est énorme et contraire aux principes d'égalité de traitement des candidats à toute élection, une question se pose : "Que savait François Hollande de tout ceci ?"
 
Puis une autre "Fallait-il, tout bonnement, une femme pour une femme ?"
Lorsque « BFM Bunisness » écrit « En réalité, pendant plusieurs mois, Delphine Ernotte a mené une campagne méthodique. D'abord, elle a vu deux membres clés du CSA: le président Olivier Schrameck et la conseillère chargée de l'audiovisuel public Sylvie Pierre-Brossolette…le duo apportera par la suite un soutien sans faille à sa candidature. Rétrospectivement, on peut penser que ce duo a jeté son dévolu sur elle très en amont, en se gardant bien de dévoiler son choix afin de la protéger des attaques de ses rivaux... » ?!

Le récit de « BFM Bunisness » fait froid dans le dos…Le fait de privilégier sciemment alors qu’on est soi-même garant de l’impartialité d’un vote, est de nature non seulement à faire annuler l’élection mais aussi à ordonner la révocation de celles et ceux qui l’ont permis. 

« Le duo Schrameck/ Brossolette qui a jeté son dévolu apportant un soutien sans faille très en amont… » bien avant le 26 mars date limite de dépôt des candidatures à la Présidence de France Télévisions - « En réalité, pendant plusieurs mois » écrit le titre de Presse, a à l'évidence enfreint l’obligation de neutralité mais surtout d’égalité de traitement de la trentaine d’autres candidats.
Pourquoi dans de telles conditions avoir organisé une telle « mascarade à laquelle a contribué le CSA» (dixit l’Obs) et à laquelle viennent d’assister les contribuables français qui ne sont finalement bons qu’à raquer ?
Ils découvrent avec effroi que l’instance de régulation dans l’opacité la plus totale, a éliminé une trentaine de candidats dont certains comme Didier Quillot qui a récemment publié son projet (plus de 90 pages) ou bien encore Marie-Christine Saragosse présidente de France Média Monde qui s’honorait, elle, d’un projet étayé de 150 pages environ…mais aussi le président de l’AFP Emmanuel Hoog qui avait planché lui aussi sur un projet tout autant construit et tous les autres « recalés », pour propulser en toute connaissance de cause à la tête de France Télévisions - entreprise qui leur coûte la bagatelle de quelques 3 milliards d’euros par an -  quelqu’un « sans aucune expérience des médias » (sic) qui ne connait, de surcroît, rien à la télé !
"Le fait qu'elle [la théorique remplaçante de Pflimlin à l’été 2015, ndlr] ne connaisse pas l'audiovisuel est un non sujet" va même jusqu’à déclarer dans l’article, le patron de la SACD, Pascal Rogard.
Ben voyons !!!!!!
Le journaliste de « BFM Business » probablement aussi incrédule que nombre d’observateurs du secteur qui ont découvert sur le site du CSA, la pauvreté du « contenu » de vingt et quelques pages (moins la conclusion et le CV) dont on remarque pour certaines parties une similitude avec le projet de Quillot mais également, soit-dit en passant, une incroyable analogie avec le programme que Pflimlin nommé par Sarkozy, présentait au CSA le 8 juillet 2010… comme le relevait le blog CGC Média le 25 avril dernier.
« BFM Business » évoque le « secret » de cette candidature! Quel secret ? Cela fait des mois que l’ensemble des média comme le tout Paris était au courant ! Si « secret » il y a eu, il ne pouvait être que de «  Polichinelle » !
D’ailleurs, le journaliste l’écrit bien, redisons-le « En réalité, pendant plusieurs mois, le duo de membres clés du CSA: son président Olivier Schrameck et la conseillère chargée de l'audiovisuel public Sylvie Pierre-Brossolette, l’ont rencontrée * bien en amont pour la protéger des attaques de ses rivaux... » (dixit)
* [celle qu’ils ont fait sortir du chapeau, ndlr]
Imaginez à la lecture dudit article la tête de celles et ceux qui ont déposé leur candidature y croyant….à commencer par Pascal Josèphe le « supposé » finaliste mais aussi tous les autres !!!!
Que doit penser Nathalie Collin qui selon nos informations aurait annoncé lors du dernier Conseil d’Administration son départ pour France Télévisions ?
Elle aussi a dû lire les divers papiers sur « la mascarade » !
Comment ne pas se sentir après-coup comme le lapin qu’on est allé chercher spécialement pour servir de leurre dans les courses de lévriers ?!
« BFM Business » enfonce d’ailleurs le clou « Notre candidate [celle du duo Schrameck/Brossolette donc, ndlr] va aussi voir Vincent Meslet, directeur éditorial d'Arte après avoir effectué toute sa carrière à France Télévisions. Mais ce professionnel réputé préférera se rallier à une autre candidate, Nathalie Collin… » dont il faisait semble-t-il le « coaching » à savoir la préparation à « l’improbable oral » !!!!!
Nathalie Collin comme tous les autres ont à présent, toutes les raisons de demander l’annulation de « l’élection » mais aussi la révocation de celles et ceux qui se sont prêtés à ce jeu cynique et particulièrement déloyal où tout semble avoir été joué d’avance vis-à-vis de celle qui comme l’écrit « BFM Business » a fait la « Tournée des grands ducs » !
Les questions seront inévitablement multiples, notamment: comment « l'impétrante dont le point faible de est qu'elle n'a jamais travaillé dans les médias – certes, elle a bien négocié la distribution des chaînes de télévision sur le réseau d'Orange, ce qui lui a permis de croiser quelques dirigeants du secteur – mais elle n’y a aucune expérience » a-t-elle pu rencontrer tous ces gens ?
Qui a organisé ces rendez-vous ?
Il ne suffit pas par exemple de se dire, « tiens donc, on va rencontrer Emmanuel Macron le ministre des finances pour que cela suffise et tant d’autres du reste…Personne ne frappe à la porte de telle ou tel sans y avoir été « invitée »… Pas plus, « la contrôleuse financière de France Télévisions Françoise Miquel, le producteur Thomas Anargyros, Dana Hastier directrice de l'antenne de France 3 ou encore que Vincent Meslet responsable de la ligne éditoriale d’Arte » !!!!
« BFM Business » d’énumérer enfin les soutiens politiques dont elle a bénéficié :

Extrait
« Mais ce n'est pas tout. Dans sa campagne, notre centralienne a aussi bénéficié de soutiens de poids. D'abord, trois dirigeants d'Orange: le PDG Stéphane Richard [qui a annoncé sitôt après le « choix » du CSA qu’il la remplaçait, ndlr] l'ex-dircom Xavier Couture, et le patron de la filiale cinéma David Kessler. Ces deux derniers connaissent bien l'audiovisuel.
David Kessler a été le conseiller culturel de François Hollande à l'Elysée [il  téléphonait dans tout Paris, le matin de l’élection pour se réjouir de ce qui ne serait pourtant annoncé qu’en fin d’après-midi !!!!!].  De son côté, Xavier Couture a été  directeur de l'antenne de TF1 dans les années 90. A l'automne 2013, il était aussi venu donner un coup de main à France 2 pour tenter -mais en vain- de sauver l'émission de Sophia Aram, Jusqu'ici tout va bien. Xavier Couture, qui n'a plus qu'un petit rôle chez Orange (conseiller de Stéphane Richard), devrait sans doute rejoindre Delphine Ernotte à France Télévisions.
 
D'ailleurs, le poste de directeur de la stratégie et des programmes prévu dans le projet de Delphine Ernotte est visiblement taillé pour lui (contacté, il n'a pas répondu). En revanche, David Kessler dément formellement qu'il va rejoindre les chaînes publiques. 
 
Côté communication, la directrice générale adjointe d'Orange s'est appuyée sur Denis Pingaud (qui a conseillé Mathieu Gallet dans sa campagne victorieuse pour Radio France), et Anne Hommel (conseil de DSK, Jérome Cahuzac...) -contactée, cette dernière n'a pas répondu.
Réseaux politiques à gauche
Enfin, et non des moindres, Delphine Ernotte a aussi quelques réseaux politiques, plutôt à gauche. Comme l'indique Puremedias, sa sœur Marie-Christine Lemardeley est élue socialiste à Paris, ce qui lui permet de connaître Anne Hidalgo.
Autre relation utile de la patronne d'Orange France: la ministre de la Culture Fleur Pellerin. Contactée, la porte-parole de la ministre confirme que les deux femmes se connaissent, mais ajoute que c'est également le cas une bonne partie des autres candidats...
A cela s'ajoute aussi le soutien de la productrice de télévision Fabienne Servan-Schreiber, épouse à la ville du socialiste Henri Weber… »
« BFM Business » a semble-t-il oublié Julien Dray et Pascal Houzelot proche d’Olivier Schrameck et pote de David Kessler qui faut-il reprendre le titre du papier du patron de la SACD Pascal Rogard également rencontré qui écrit sur lui dans un papier au vitriol « Qui veut gagner des millions ? », le 18 avril dernier :
« Il n'y a pas que les téléspectateurs chanceux et sans doute instruits qui peuvent faire de bonnes affaires dans le paysage audiovisuel français .
Le propriétaire de la chaîne Numéro 23 Pascal Houzelot ancien patron de la défunte Pink TV a lui aussi une bonne méthode pour se remplir les poches avec les fréquences hertziennes distribuées gratuitement par le CSA.
La méthode s'apprend dans les écoles de cirque en regardant les nains se dandiner et se rabougrir pour paraître encore plus petits.
Car dans notre système audiovisuel la petitesse est une vertu et la grande taille un péché capital.
Le nain doit ensuite se vêtir d' habits bariolés et afficher sa  différence.
Notre nain qui emploie 5 personnes a fait le bon choix celui de la diversité concept à la mode qui en terme de programmes audiovisuels ne veut pas dire grand chose mais à l'époque le chaland CSA n'était pas trop regardant et surtout ne voulait pas regarder…..
Cette affaire n'est qu'une minable carambouille fruit de la brigue et de l'intrigue qui retombe comme un fruit pourri sur le nez de l'autorité de régulation et des pouvoirs publics qui n'ont pas suffisamment encadré et de façon pertinente les conditions d'attribution des fréquences ni mis de garde-fous aux reventes spéculatives.
Car ce qui vaut les 90 millions d'euros que parait prêt à dépenser le groupe nextradiotv ce  sont non pas bien sûr les actifs d'une chaîne déficitaire mais la fréquence audiovisuelle qui est un bien public.
On ne s'étonnera pas dans ces conditions que les PDG des chaînes privées historiques qui peinent à obtenir des fréquences pour faire face à la montée en puissance des géants du net aient violemment dénoncé cette spéculation frauduleuse…. ».
 
Il est long le chemin qui mène au mois d'août...

Les candidats évincés dans de telles conditions - les uns derrière les autres - mais également  les associations de contribuables-téléspectateurs  qui ne sont finalement bons qu'à payer leur redevance sans brocher mais à qui l'Etat doit pourtant des comptes, ne se contenteront pas "maintenant c'est fait " !!!!!
 

samedi 25 avril 2015

Olivier Schrameck ne pense tout de même pas que les uns et les autres vont se taire indéfiniment !....Les affrontements au sein de l'instance ne resteront pas "secrets" !

Schrameck a beau d'un lapidaire "tout s'est passé en toute transparence dans la collégialité de l'instance " - un peu comme Pinocchio répondrait à la fée bleue - cela ne convainc bien évidemment personne à commencer par l'Express qui l'écrit via son "Immédias":  "France Télévisions: chronique d’une élection annoncée"

Dire qu'en 2013 l'ex dircab de Jospin nommé par François Hollande à la tête du CSA réclamait  "plus de clarté et de transparence" :
"Dans un paysage audiovisuel en pleine recomposition, le président du CSA s'est imposé comme un acteur clef. Nommé par François Hollande, il clame haut et fort "l'indépendance et l'impartialité" du régulateur. Et fait entendre sa voix, pour la première fois, dans le dossier explosif de France Télévisions. "
(L'Express.fr, publié le 29/10/2013 à 18:37)
Découvrez l'incroyable article de l'Express et le rôle des 4 "comics"



France Télévisions: chronique d’une élection annoncée
"Si François Hollande n’a pas bougé, ou si peu, dans le dossier France Télévisions, c’est qu’il a très tôt admis et compris que Delphine Ernotte serait installée à la tête du groupe audiovisuel, cette centralienne disposant depuis les toutes premières heures de la compétition d’un matelas de quatre voix solides et assurées de longue date, (Sylvie-Pierre Brossolette, Nicolas Curien, Nathalie Sonnac et Olivier Schrameck).
 
C’est tout l’appareil du Parti socialiste, de Julien Dray au président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, en passant par le communicant Robert Zalader, l’ancien conseiller de François Hollande, à l’Elysée, David Kessler et le tandem élyséen, épine dorsale du Château dans ce dossier, Jean-Pierre Jouyet et Audrey Azoulay, qui ont œuvré, accompagné et soutenu l’ascension programmée de la numéro 2 d’Orange.
 
Une présidente fraichement nommée à qui l’on va présenter la note: ainsi de la direction de l’information de France Télévisions occupée par Thierry Thuillier, un pote qui va faire l’objet d’une attention toute particulière à l’Elysée où François Hollande, qui ne goûte pas l’impétrant, a son idée.
 
Promenée dans Paris par une équipe de campagne aux petits soins, notre Reine d’un jour aura eu un circuit fléchée. Elle aura connu une campagne roborative et savamment orchestrée. Ainsi s’est-elle vue présentée successivement et entre autres notables à François Pinault, – un confident de François Hollande fréquemment consulté sur le sujet France Télés ces deniers mois et à Emmanuel Macron, décisif.
 
Afin de déminer le terrain sur le plan syndical, ( où on l’attendait armes aux pieds depuis la vague de suicides qui avait secoué France Télécom sous l’ère Didier Lombard, dont elle était l’une des cadres dirigeante), rendez-vous fut également pris avec les pontes de la CGT : un syndicat moteur à France Télés dont on n’a pas entendu le son de la voix durant tous ces derniers mois, si ce n’est pour saluer sa nomination hier. [ "La CGT prend acte de la décision du CSA , salue la nomination d'une femme  à un poste aussi  emblématique et attend désormais la diffusion de son projet stratégique..." , ndlr ] 
 
Syndicats, politiques, producteurs, lobbies et CSA : tout fut quadrillé.
 
La messe était-elle dite avant les auditions ?
 
De là à penser que les auditions de ces deux derniers jours, qui ont vu sept candidats défiler à la barre du CSA, n’ont été que pur folklore, c’est un pas que franchissent certains d’entre eux, convaincus que le « bloc Ernotte», constitué de longue date, était de fait une ligne Maginot infranchissable :

Que la messe était dite avant même ce tour de piste.

Pour preuve, la gifle reçue par les impétrants Robin Le Proux, Cyrille Dupeloux, (dont je fus un fervent et discret soutien sans que l’Express n’en fasse une seule fois la promotion) et Nathalie Colin, tous balayés comme des brindilles sans avoir obtenu la moindre voix et ce  malgré des auditions de bonne tenue. Un temps présentée à tort comme la candidate de l’Elysée et du PS, -alors qu’elle ne disposait que du soutien d’Aurélie Filippetti et de l’un des caciques d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, Jean-Louis Missika-, cette dernière s’est prise une balle de l’UMP : fine gâchette, Nicolas Sarkozy, qui crut un temps qu’elle était le fer de lance de l’Elysée, l’a faite exécutée en passant quelques messages incendiaires au CSA.

Pas de pot.
 
Quelques jours plus tôt deux poids lourds, Marie-Christine Saragosse, la présidente de France Média Monde et Emmanuel Hoog, le PDG de l’AFP, avaient connu un sort encore plus humiliant : renvoyés à leurs chères études après que la première ait été encouragée (et piégée) par le chef de l’Etat qui la laissa se précipiter vers l’abattoir la fleur au fusil.
Quand le second, chaperonné par quelques cercles fabiusiens, se prenait aussi une dérouillée avant de s’en retourner en guenilles à l’AFP.

Deux comètes dans un ciel alors inexpliqué…
 
Dernière victime de cette joyeuse partie de ball-trap, un candidat actif qui n’a pas ménagé sa peine durant ces mois de campagne, Didier Quillot: cet ancien patron de Lagardère Active fit un autre et joli lièvre avant de se prendre lui aussi un zéro pointé.

La chute de ces trois poids lourds dégageait alors le terrain pour une Ernotte dont l’entourage, certain de son succès, sablait le champagne bien avant l’heure. Fleur Pellerin la première qui participa à la campagne et dont le cabinet suivait les avancées, comme une brochette de galonnés penchés sur une carte d’état-major. Ernotte, combien de bataillons ? Suffisant pour l’emporter opinaient-ils du chef.
 
Le ménage en amont ayant été fait et la campagne de cette dernière fort bien menée, sur le plan politique et technique, – et sous la houlette de celui-là même qui a cornaqué celle de Mathieu Gallet à Radio-France, Denis Pingaud-, il ne restait plus qu’à sauter la dernière haie: Pascal Josèphe.

Une formalité pensait-on. Cet ancien patron des programmes de France Télévisions âgé de 61 ans aura pu compter une journée sur le soutien d’un bloc composé des quatre autres membres du CSA, – Memona Hintermann, Patrice Gélinet, Nicolas About et Francine Mariani-Ducret-,avant que ce pack ne cède, que la digue ne se fissure.
Et que l’un de ces quatre conseillers ne bascule et entraine ledit Josèphe vers la sortie, évitant au CSA un blocage devenu insoutenable pour la survie de l’institution. Soupir de soulagement Tour Mirabeau et fin du match. Informé de l’état des forces en présence, François Hollande, alors à Bruxelles, avait tranché quelques instants auparavant:  » Josèphe, pas question!  »
 
Une légitimité pourtant incontestable
 
Il serait malvenu et injuste de contester, pour autant, la légitimité de celle qui prendra en juillet la suite d’un Rémy Pflimlin, dont plus personne n’évoque déjà le nom et dont le passage devant les sages du CSA aura lui aussi eu l’effet d’une météorite. Cruel épilogue.
Soutenue depuis des mois, préparée pour le grand jour à l’abri des tentures, Delphine Ernotte n’est pourtant pas là par hasard. Car si une noria de politiques et de conseillers, allant du PS au CSA, de l’Elysée aux cercles ministériels les plus divers, s’est habilement liguée pour l’installer à France Télévisions, c’est qu’elle n’est pas dénuée de qualités, et  qu’elle le méritait somme toute: Un âne même shooté ne gagne pas le Prix d’Amérique. Dépeinte comme pugnace et brillante, Delphine Ernotte n’a donc pas volé son sceptre et ce Pont d’Arcole est d’abord le sien. Le nombre de ses parrains et les soutiens dont elle a pu disposer ne peuvent résumer à eux seuls son succès: ce serait malhonnête.
 
Reste un goût amer d’inachevé. Un sentiment d’opacité dérangeant. Une impression de « combinazione » urticante.
 
Ces manœuvres en coulisses jettent forcément un voile de suspicions sur cette désignation.
 
On aurait souhaité des auditions publiques qui permettent aux français de juger en toute transparence du profil des candidats et de leurs projets. Le secret est la pire de chose. Il engendre la suspicion. Nourrie les fantasmes. Que n’a-t-on proposé aux français de se faire une opinion ? L’époque n’est-elle pas à la transparence, nous annone-t-on?
 
Il est urgent que l’on réforme cette procédure qui autorise toutes les manœuvres et les calculs les plus sombres. Théâtre de toutes les bassesses, cette campagne fut d’une grande violence. Le CSA en est témoin qui fut pilonné: en témoignent les séquelles en son sein où les affrontements ont laissé des traces.  Je ne suis pas sûre que l’audiovisuel sorte grandi de cette séquence."