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mardi 1 septembre 2015

Qui veut la peau de Marie-Christine Saragosse?

Dans un communiqué commun qui risque bien de remettre le feu aux poudres à Radio France et d'en allumer un autre à France Télé, les deux "Pingaud's final contestants" indiquent que la télé et la radio "se sont accordés mardi pour travailler ensemble sur le projet d'une chaîne d'information en continu, commune à France Télévisions et à Radio France".
Le communiqué poursuit "le projet sera confié à Germain Dagognet, directeur délégué à l'information de France Télévisions (transfuge de TF1) et Laurent Guimier, directeur de France Info".
Le communiqué commun se termine ainsi "Delphine Ernotte Cunci et Mathieu Gallet sont ouverts et désireux d'associer les autres acteurs de l'audiovisuel public au projet de chaîne d'information en continu". 

Véritable pied de nez et ultime provocation à Marie-Christine Saragosse la patronne de France Média Monde évincée de la course à la présidence de France Télévisions qui déclarait hier dans une interview au « Figaro »: « Une chaîne d’info télé de service public, il y en a une, c’est France 24 »sur l'air de ou bien tu déranges, ou bien tu te ranges !!!!


Qui veut la peau de Marie-Christine Saragosse ? Le château, l'exécutif, les tutelles....? Qui ?

Dire que selon Schrameck et trois autres de ses codécideurs, ce seraient les 23 lignes qui suivent (du projet défendu par Delphine Ernotte devant le CSA) qui auraient fait la différence !!!!!! Chacun aura noté, en plus de la platitude du propos, la vacuité du projet avec des formules qui ne veulent rien dire comme "passer d'une logique d'information continue à un objectif d'information permanente avec  cette chaîne qui ne sera pas similaire à l'offre existante et visera autant l'information que sa mise en perspective visant à sortir de la dictature de l'urgence, en maîtrisant mieux le rythme et en redonnant du sens au temps." !!!!!!!

"L'information et sa qualité sont devenues des enjeux majeurs pour notre société. Dans un monde connecté à tous les niveaux, où une information chasse l'autre, avec le relais des réseaux sociaux et d'Internet, il est de la responsabilité éthique et morale de l'audiovisuel public de sortir de cette logique du buzz permanent pour garantir à l'audience une information de qualité.
L'enjeu est de passer d'une logique d'information continue à un objectif d'information permanente. Celle-ci visera à sortir de la dictature de l'urgence, en maîtrisant mieux le rythme et en redonnant du sens au temps. A partir d'une exigence de haute qualité de l'information, il est possible de donner toute sa place à une chaîne de la compréhension.
Cette chaîne ne sera pas similaire à l'offre existante, car elle visera autant l'information que sa mise en perspective.
Le projet d'information par le numérique est l’opportunité de faire émerger une chaîne de compréhension pour dépasser l’émotion. France Télévision a d’ores et déjà lancé un projet s’appuyant sur l’existant Francetvinfo dans le cadre du projet « Info 2015 » que je tiens à poursuivre. L’information fait partie des missions premières de France Télévisions qu’elle assure avec ses moyens propres, ses journalistes. C'est à partir de ses ressources que France Télévisions doit innover.
L'entreprise dispose de partenaires incontournables pour y parvenir.
En s'alliant avec France Média Monde et Radio France, il est possible d'élaborer un projet unique de niveau international. En s'articulant avec l'INA, elle est en mesure de disposer de ressources historiques pour mettre en perspective l'actualité. La question de sa diffusion à l'antenne se posera en étudiant plusieurs possibilités: réorientation d'un canal existant, priorité donnée à l'information dans la programmation d'une chaîne actuelle ou maintien d'un tout-numérique.
Après le temps de la réflexion et de l’analyse, le projet sera intégralement présenté au CSA avant la fin de l’année 2015 avec l’objectif, s’il venait à être validé, d’une mise à l’antenne en septembre 2016."

« Il y aura une prochaine charrette à France Télé » dixit la CGT en interne !


«  Il y aura une prochaine charrette à France Télé » dixit la CGT en interne !

Dans une interview du 28 août dernier que publie « Médiapart » concernant l’illégal fichage des salariés mis en place à France Télévisions, le journaliste cite entre guillemets la CGT: « les salariés notés comme insuffisants ont du souci à se faire en vue de la prochaine charrette».


« Charrette». Le mot est lancé et il est lancé par le syndicat – le SNRT-CGT – dont le secrétaire général à France Télé Marc Chauvelot avait été contraint après les révélations du 26 mai dernier d’« Atlantico » et du même « Médiapart » de confirmer qu’il avait secrètement rencontré la future présidente de France Télé (pendant une petite heure !) comme une soi-disant « dizaine d’autres candidats » (dixit)

Il a donc eu le temps lors de cette rencontre secrète éventée de faire le tour de tous les sujets comme le PDV et ses 340 postes potentiellement supprimés pour lequel il donnait d’ailleurs une interview totalement raccord avec la direction au Figaro: « Au total, 220 salariés se sont déjà manifestés [fin juin 2014 donc, ndlr] Nous ne sommes pas inquiets, nous aurons vraisemblablement plus de candidats que de postes ouverts» ou encore de «de la prochaine charrette» !

Les propos du cégétiste parachuté sur Paris au "dialogue social" depuis son pôle Nord-Est (Reims)  tenus toujours entre guillemets sur « Médiapart » sont hallucinants : « Vu que tout se fait dans le secret, le manager a donc carte blanche et bénéficie d’une sorte d’impunité s’agissant les critères retenus [de fichage donc, ndlr]… »

Il faut quand même oser vilipender la direction à laquelle il appartient, plus particulièrement « le dialogue social » sous la coupe, entre autres, de Murielle Berretti-Charles et de son fidèle bras droit Frédéric Mautret (*) en s'offusquant de son manque de transparence « Vu que tout se fait dans le secret…. »

Ça lui va bien à ce « donneur de leçons » de dénoncer le fait que «tout se fasse dans le secret » alors que sans les titres de Presse précités sa rencontre secrète avec Delphine Ernotte le serait restée « secrète ».


(*) Frédéric Mautret qui faisant office de président de séance au CE Siège, ce 1ere septembre, qui déclarait que ce système de fiches était pour l’instant «suspendu » !

Quelle mascarade.

L’article de « Médiapart » nous en apprend encore plus sur les méthodes utilisées à France Télé malgré les dénégations de l’ex dga/drh de France Télé Patrice Papet rétrogradé conseiller « très temporaire » de Delphine Ernotte (au même salaire) qui dans une interview au Figaro  s’acharnait, mardi dernier, à nier «toute remarque personnelle » dans ces fiches, estimant de surcroît que « ces dérive ne pouvaient venir que de managers locaux. » Ben voyons !

« Les managers locaux seraient donc responsables de ces dérives » selon Papet…. Allons donc !!!!

Chacun comprendra en lisant la suite de l’article que beaucoup de monde était au courant. La grande ordonnatrice serait  Murielle Berretti-Charles visée dans l’instruction judiciaire que mène  le juge Renaud Van Ruymbeke que Papet a lui-même recruté (au « dialogue social » dans un premier temps avant sa nomination récente par Pflimlin comme DRH) qui a elle-même recruté comme exécutants Benjamin Maurice pour la remplacer  au « dialogue » après  Frédéric Mautret (ex secrétaire du CE CFTC Wolters Kluwer) son bras droit qui s’y était collé auparavant mais aussi et surtout son bras armé, celle que cite « Médiapart » (avec un « s » au lieu d’un « r ») : Olivia Venner.

Extrait :

«  Or, bien qu’elle ait tenté jusqu’à présent de minimiser sa responsabilité, c’est bien la direction qui a mis en place le système, qui a envoyé des consignes et des explications, et qui a même dépêché un peu partout en France dans les antennes locales Olivia Venner, responsable du développement managérial pour former tous les managers à ces fiches d’évaluation. ».


Comment tous ces gens qui ont fait tant de mal à l’entreprise et pourri pendant ces cinq dernières années la vie des salariés dans un climat constant de « burn-out », en humiliant certains et en poussant les autres à bout, peuvent-ils encore imaginer rester en expliquant le plus cyniquement qui soit qu’ils ne seraient pas responsable de ce « système » (¤) ?!



(¤) « système » dont la direction niait au départ la portée comme l’existence mais qu’elle déclare aujourd’hui « suspendre » !!!!!

L’ex exécutive d’Orange parachutée à France Télé a-t-elle menti aux journalistes lors d'un premier rendez-vous?

Le blog CGC Média publiait hier dernier jour d'aout, un article intitulé "Si Delphine Ernotte gagnait 800.000 euros chez Orange, combien gagne Stéphane Richard?" faisant suite à ce qu'affirmait l'ex exécutive d'Orange aux journalistes présents lors de son  déjeuner avec l'AJM.

Voici ce qu'elle a notamment déclaré aux journalistes sur place et que plusieurs d'entre eux ont twitté et retwitté: "J'ai divisé mon salaire par deux en venant à France Télévisions". #ajm 

 



Le salaire de Pflimlin futur conseiller d’État "en service extraordinaire" donc le sien maintenant étant connu - il avait été révélé par BFM Business: 400.000€ à l'année dont fixe 322.000€  - puisque Delphine Ernotte a divisé son salaire d'Orange par deux pour venir à France Télévisions remplacer Pflimlin, son salaire sur place était donc le double de ces 400.000 euros c'est-à-dire 800.000 euros soit près de 2 SMIC nets par jour ! C'est mathématique...

Cela pose tout de même un "léger" problème. 

Comment le salaire du numéro 2 d'Orange, son directeur général délégué Gervais Pellissier (organigramme ci-après) peut être de 600.000 euros et celui de la n-3 ou n-4 de 200.000€ plus élevé?



Et si son salaire était en réalité quasiment identique voire même un peu plus élevé ?!

Le blog CGC m2DIA vous propose de découvrir  les infos publiés le 23 février 2015 sur le site "Boursier.com" qui donne le salaire des deux hommes:

- une rémunération fixe inchangée de 900.000 euros au titre de l'année 2014 pour Stéphane Richard

- une rémunération fixe pour son directeur général délégué Gervais Pellissier (voir organigramme ci-dessous) de 600.000 euros.

Voici l'article publié le 23/02/2015 à 13h19 (Boursier.com) 
" Stéphane Richard, le président d'Orange, a touché une rémunération fixe inchangée de 900.000 euros au titre de l'année 2014, a annoncé l'opérateur. En ajoutant la part variable, sa rémunération atteint 1,318 million d'euros bruts. Le dirigeant ne fait pas supporter à la société le coût de la taxe exceptionnelle sur les hautes rémunérations. Son directeur général délégué Gervais Pellissier a pour sa part reçu 600.000 euros de rémunération variable et 1,06 ME de rémunération totale brute.
La rémunération fixe maintenue
Le plan de rémunération long terme dévoilé en décembre dernier va passer, pour 2015, la part variable annuelle de 66,66% à 60% du salaire annuel fixe brut, dont le montant est inchangé. La part variable est évidemment conditionnée au respect de certains objectifs. Le conseil d'administration a reconduit pour 2015 les indicateurs de la part variable retenus pour l'année 2014, en adaptant leur poids. Ainsi le taux de croissance du chiffre d'affaires pro forma entre en ligne de compte pour 20%, l'EBITDA retraité pour 30%, la qualité de service pour 17% et la performance sociale pour 33%.
En 2013, la rémunération moyenne des dirigeants du SBF120 ressortait à 1,65 ME (fixe + variable). Stéphane Richard se situe donc plutôt dans la fourchette basse, même si sa rémunération a augmenté en 2014 grâce à la part variable."

Alain Weil (BFMTV) tire à boulets rouge sur l’ex-Orange parachutée à France Télé…Il n’est pas le seul.

Alain Weil (BFMTV) tire à boulets rouge sur l’ex-Orange parachutée à France Télé…Il n’est pas le seul. 
« Il n’y aura pas de chaîne tout info à France Télévisions »....
Tout d’abord parce que l’entreprise est en faillite malgré les ridicules dénégations des uns et des autres...personne ne parle d'ailleurs plus d'audit à France Télé comme c'était pourtant prévu!
Ensuite parce que personne à commencer par l'État actionnaire ne validera une telle « croisade »....c’est pourtant à en croire « Schrameck and co » sur ce « projet stratégique » qui devait « changer tout » que quatre des huit membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel jusqu’au 23 avril dans l’après-midi, se seraient prononcés en faveur de celle qui ne connait rien à la télé!

Surréaliste.

Elle ne devrait pas s'étonner des propos du patron de BFMTV après les deux ou trois salves d'attaques lancées à son encontre.

Invité du "Buzz Médias Orange-Le FIgaro", Alain Weill PDG de Next Radio (BFMTV) a, en effet, déclaré à propos de cette chaîne tout info annoncée par celle qui lui envoyait 2 ou 3 piques par média interposés et pour laquelle elle vient de  nommé en numéro 2 de l’Info comme le révélait le 12 août dernier le blog CGC Média Germain Dagognet l’ex rédacteur en chef du journal télévisé de Claire Chazal  également collaborateur de Lionel Jospin et de son ex dircab Olivier Schrameck : "Je vois qu'elle prend rapidement les réflexes du service public : on claque des doigts et on créé une nouvelle entreprise, alors que l'on est dans une société qui perd de l'argent".
Alain Weil d’ajouter: "Il faut être raisonnable, humble, et voir les conséquences sur l'ensemble du secteur. Je suis pour la concurrence. Il n'y a aucun souci, mais j'aimerais bien lancer une nouvelle chaîne de documentaires, d'Histoire, de musique classique. Il y a plein de thématiques à faire". 
"Si on fait tous de l'information, on fera de l'information de moins bonne qualité. Tous les nouveaux entrants veulent faire une chaîne plus intelligente que celles qui existent. Je les invite à être plus humble et à prendre leur temps avant de lancer leur projet".

La voila habillée pour l’hiver – qu’elle ne passera peut-être pas si « tranquillement » que ça ! – celle qui déclarait hier au déjeuner des journalistes "Je n'ai besoin de l'autorisation de personne pour lancer cette chaîne info". 

Elle se serait même vu conseiller de réaffecter « un canal existant » celui de France 4 qu’elle serait prête à condamner ("les Nouvelles écritures, ça ne fonctionne pas" lançait-elle à ce fameux déjeuner) afin de ne pas avoir à demander au CSA l'attribution d'une nouvelle fréquence !!!! Ben voyons. 
Gros hic tout de même…le cahier des charges ne serait  plus le même dans ce cas donc son non respect poserait évidemment problème.

Alain Weill qui juge «simpliste» la vision de celle qui voulait déjà reprendre « Les Guignols de l’info », ne s'arrête pas là «Vouloir faire de l'information intelligente a déjà été utilisé par « i-Télé » à une époque, mais lorsqu'il y a un événement comme celui du Thalys, tout le monde revient à l'actualité chaude. Le service public a déjà une chaîne d'information en continu, France 24 dotée d'un budget de 110 millions d'euros pour ces trois chaînes, le double de BFM TV, elle est en effet déjà disponible en TNT dans toute l'Ile-de-France et accessible sur l'ADSL partout dans l'hexagone, qu'il suffirait de rattacher à France Télévisions». 

Ce dernier qui fait référence à France 24, n’est donc pas le seul à s’exprimer. Marie-Christine Saragosse candidate évincée de la course à la présidence de France Télé par le dispositif mis en place par Olivier Schrameck, toujours  à la tête de l’audiovisuel extérieur (France Médias Monde) enfoncer le clou dans une interview au « Figaro »: « Une chaîne d’info télé de service public, il y en a une, c’est France 24 ».

TF1 pour sa part lui emboîte le pas.
« Je ne connais pas le projet de France Télévisions en détail, mais ce que j’en entends me rappelle quelque chose, il me semble que c’est ce que fait LCI depuis 20 ans », a ainsi lancé Catherine Nayl, directrice général adjointe de l’information de TF1 à l’occasion d’une présentation du nouveau « JT » de la Une.

Catherine Nayl de rappeler que le CSA doit statuer avant décembre sur le passage de LCI à la TNT gratuite après l’invalidation de sa décision par le Conseil d’État et après les déclarations du président du gendarme de l’audiovisuel expliquant que « par le passé, que l’espace est saturé... ».  

En filigrane, comment le Conseil s’il devait  refuser le passage en clair à LCI qui sans cela arrêterait d’émettre en janvier 2016 en mettant environ 150 collaborateurs sur le carreau,  pourrait-il accorder une « nouvelle fréquence » à une chaîne de France Télé ? 

La banane, ça va être de plus en plus dure à la garder !!!!!

lundi 31 août 2015

Si Delphine Ernotte gagnait 800.000 euros chez Orange, combien gagne Stéphane Richard?

Delphine Ernotte aurait-elle menti aux journalistes? 

Décidément ce déjeuner du 31 août 2015 avec l'AJM va lui rester en travers de la gorge!

Voici ce qu'elle a déclaré aux journalistes sur place et que plusieurs d'entre eux ont twitté et retwitté: "J'ai divisé mon salaire par deux en venant à France Télévisions". #ajm
 

Le salaire de Pflimlin futur conseiller d’État "en service extraordinaire" est connu - il avait été révélé par BFM Business: 400.000€ à l'année dont fixe 322.000€  

Puisque Delphine Ernotte a divisé son salaire d'Orange par deux pour venir à France Télévisions remplacer Pflimlin, son salaire sur place était donc le double de 400.000 euros c'est à dire 800.000 euros !

C'est mathématique...personne n'imagine qu'à travail égal une femme pédégère serait moins payée qu'un homme pédégé! 

A moins qu'elle ait menti, ce qui serait extrêmement grave ?!

Dans ce cas, si Delphine Ernotte gagnait 800.000 euros chez Orange, combien gagne alors Stéphane Richard ?

400.000 euros ça fait quand même près d'1 SMIC net (*) par jour pour France Télé contre 2 SMIC net pour Orange !!!!

Y a pas à dire, la "crise" frappe tout le monde...certaines plus que d'autres.

* montant du smic net mensuel à 1.137 € pour 2015.

Un déjeuner qui reste en travers de la gorge de beaucoup...Florilège de tweets décontenancés.

Beaucoup qualifient déjà ce déjeuner du 31 août comme le début de la fin.

Dans un précédent artilce "Le nouveau faux pas magistral de l’incontrôlable ex Orange au déjeuner des journalistes médias", le blog CGC Média avait déjà relaté les propos tenus par celle que quatre des huit membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel avaient jusqu’au 23 avril dans l’après-midi porté à la Présidence de France Télévisions. 

A la question que se posait le blog de savoir si Denis Pingaud était présent au déjeuner des journalistes médias, la réponse est dans le florilège de tweets qui va suivre et que les journalistes présents ont essaimé sur les réseaux sociaux.

La mention "SANS COMMENTAIRE" est indispensable....attention c'est du lourd.


Le nouveau faux pas magistral de l’incontrôlable ex Orange au déjeuner des journalistes médias.

Le nouveau faux pas magistral de l’incontrôlable ex Orange au déjeuner des journalistes médias. 

Ce dernier jour d’août 2015 restera sûrement des les annales…Celle que quatre des huit membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel ont jusqu’au 23 avril dans l’après-midi porté à la Présidence de France Télévisions multiplie les déclarations à l'emporte-pièce.

L’histoire ne dit pas si Denis Pingaud son deus ex machina était présent au déjeuner des journalistes médias auquel elle a enchaîné les faux pas…si cela avait été le cas, probable qu’il se serait étranglé entre la poire et le fromage.

Elle vient notamment à propos de son projet de chaîne d'information en continu pour lequel la balance du CSA aurait soi-disant penché, d’y déclarer : "Je discute avec les Tutelles mais je n'ai besoin de l'autorisation de personne pour lancer cette chaîne info". 

Qu’est-ce qu’elle croit Fleur Pellerin ?...Elle n’a besoin de personne la p’tite dame ! Elle fait ce qu’elle veut !!! Le Président de la République, Bercy ou bien la rue de Valois, elle n’en a pas grand-chose à faire. Et avec quel argent? Celui de l'augmentation de la redevance prévu alors que Francçois Hollande a affirmé la baisse des impôts...en tout cas, pas de nouveaux impôts pour 2016 et 2017 ?!

Du reste, comme si cela ne suffisait pas histoire sûrement de faire mot, elle lance également avant le café: "Moi, ce que je demande, c'est fromage et dessert : plus de redevance et plus de publicité". 

Francis Guthleben vient ainsi sur « e-alsace » de relater l’incident : « Cette petite phrase est un faux pas magistral de la nouvelle présidente de France Télévisions. Et cela pour deux raisons...

70% des Français considèrent que la redevance est l'impôt le plus injuste et le gouvernement lui-même ne sait pas s'il veut augmenter la redevance ou étendre la redevance aux supports numériques. 

Pour ce qui est de la publicité, en réclamant plus d'espace et implicitement une modification de la loi voulue par Nicolas Sarkozy en 2009, elle va d'une part s'attirer les foudres de toute la droite et d'autre part de toutes les chaînes privées. (*)


De plus, elle semble ignorer que les recettes publicitaires se reportent de plus en plus sur les supports digitaux, et tout particulièrement, sur les mobiles. 

En tout état de cause, un peu de mesure et de prudence aurait été salutaire pour elle. 

Et elle persiste et signe. Elle vient aussi de déclarer à propos de son projet de chaîne d'information en continu pour France Télévisions : "Je discute avec les tutelles mais je n'ai besoin de l'autorisation de personne pour lancer cette chaîne info".

 Est-elle incontrôlable ou veut-elle montrer qu'elle n'est pas contrôlable ? En tout état elle instaure un bras de fer. Est-ce la meilleure solution pour l'avenir de France Télévisions ?... 

Jouer la fier-à-bras est peut-être une stratégie de communication mais c'est une stratégie dangereuse. »

vendredi 28 août 2015

Kessler a vu largement deux fois celle que le CSA a sortie du chapeau le 23 avril dernier.

C'est confirmé....celle que  le CSA a sortie du chapeau le 23 avril dernier a déclaré au quotidien "Le Monde" qui l'interrogeait sur l'implication de "David Kessler, directeur général d’Orange Studio, ancien conseiller de François Hollande et ancien collaborateur d’Olivier Schrameck".

"David m’a­-t-­il aidée dans mon dossier ?

Non. Il n’a pas vu le document, ne l’a pas relu et n’a pas fait partie de mon équipe. S’en est-­on parlé ? Oui, c’est un collègue de chez Orange, qui s’occupe de la filiale de production. Nous nous sommes vus deux fois, je crois, pour  parler assez largement. 


A-­t­-il dit du bien de moi ? Peut-­être. Il faudrait lui demander. Est-­il intervenu en faisant -activement campagne ? Je ne crois pas. Il s’en est d’ailleurs expliqué."

"Anecdotiques" les actions de deux syndicats et d'un candidat à la présidence de France Télé étonnement écarté ?!

Dans un très récent et remarquable article signé Claire Bader pour "Capital", intitulé "MAIS À QUOI SERT LE GENDARME DE LA TÉLÉ?" (*extrait ci-après), la journaliste dresse un portrait sans complaisance des "discutables" décisions prises par le CSA depuis qu'Olivier Schrameck l'ex dircab de Lionel Jospin y a été nommé en janvier 2013: "Le CSA se tromperait-il tout le temps ?. 

Le magasine y met en encart, les chiffres qui fâchent (¤) 

(¤) Les chiffres qui fâchent

28 jours de grève à Radio France depuis l'arrivée de  Mathieu Gallet.

5 recours contre  le choix de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions.

88M€, le prix de vente de Numéro 23, un canal donné gratis par le CSA trois ans plus tôt.
 

Le blog CGC Média qui vous propose de découvrir un extrait de l’article en question, va très prochainement montrer ce qu'"Anecdotique" veut dire pour aller dans le sens de l'article du Canard enchaîné ci-après.

"MAIS À QUOI SERT LE GENDARME DE LA TÉLÉ?"

"Doté de nouveaux pouvoirs, dont l’'’hypersensible nomination du P-DG de France Télévisions, le Conseil supérieur de l’' ‘’audiovisuel est assailli de reproches.

La rançon d’' un certain amateurisme … malgré des salaires plantureux.



Pourvu qu’elle réussisse ! Au CSA, on croise les doigts. Fin août, Delphine Ernotte a pris la présidence du groupe France Télévisions. Un sacré pari pour l'institution qui l'a nommée : l'ex-directrice exécutive d'Orange est novice dans l'audiovisuel. Alors les sages déroulent à nouveau leur argumentaire. Sylvie Pierre-Brossolette met l'accent sur «la connaissance du numérique» de l'élue; Nathalie Sonnac table sur «ses compétences de gestionnaire» ; quant au président, Olivier Schrameck, il défend sa méthode.



«Ce choix est le résultat d'une longue procédure. Nous nous sommes renseignés sur les personnalités des candidats, nous avons lu avec une extrême attention leurs projets stratégiques, et nous avons mené plus de 17 heures d'audition.»

Pas le droit à l'erreur. La dernière fois que le CSA a choisi un profil de manager - Mathieu Gallet, il y a un an, prenait la tête de Radio France - cela s'est mal passé. Le jeune réformateur a déclenché la  plus longue grève de l'histoire de la Maison ronde: 28 jours. Le tout sur fond de dépenses inconsidérées en moquette et boiseries. Mme Ernotte, elle, doit vite faire oublier le brouhaha autour de sa nomination. Manque de transparence, favoritisme: trois plaintes (dont deux classées sans suite) ont été déposées et deux recours au Conseil d'État restent pendants !



François Hollande pensait éteindre toutes les polémiques en rendant au CSA le pouvoir de nommer les patrons de l'audiovisuel public. C'est raté. De même le nouveau rôle de régulateur économique confié au Conseil provoque-t-il des remous. Un jour, il refuse le passage en gratuit de LCI et de Paris Première. Le lendemain, le Conseil d’État retoque sa décision .Quand il attribue à Pascal Houzelot une fréquence gratis pour créer Numéro 23, une chaîne de la diversité, le microcosme s'interroge. Quand le même Houzelot la met en vente 88 millions d'euros trois ans plus tard, sans avoir tenu ses engagements éditoriaux, on crie au scandale. Le CSA se tromperait-il tout le temps ?


Où est-ce le lot de tout arbitre dans un monde cathodique par nature hystérique? «Le CSA dispose d'importants pouvoirs, il doit les assumer sermonne Patrick Bloche, président des affaires culturelles à l'Assemblée nationale. Le renouvellement des mandats, deux tous les deux ans, va permettre de professionnaliser le collège.»



Pour l'instant, c'est un drôle de comité de huit profils divers (trois journalistes, deux conseillers d'Etat, une économiste, un ancien sénateur et un ingénieur) bombardés là un peu par hasard .Exemples, Sylvie Pierre-Brossolette, ancienne dirigeante du «Point», s'est vu proposer le poste au détour d'un déjeuner de travail par Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. La haute fonctionnaire Francine Mariani-Ducray a été mobilisée au pied levé par l’Élisée. Patrice Gélinet, présentateur de «2000 ans d'histoire» sur France Inter, a reçu un coup de fil de son ami Michel Boyon, l'ancien président du CSA. Même Olivier Schrameck jure n'avoir jamais pensé à ce siège. «La proposition m'a été faite très peu de temps avant l'échéance par le président de la République», raconte l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin.



Sont-ils formés? Oui, trois jours dispensés par l'Institut National de l'audiovisuel pour avoir quelques notions sur les fréquences. Reste donc aux 280 agents du CSA, juristes et techniciens, la charge de les briefer. «Pendant un an, on est dans le bleu», admet Patrice Gélinet. Sur la façon de mener les auditions, pas d’avantage de mise à niveau. Un candidat à la présidence de France Télé qui disait prendre le métro s'est vu demander : «Pourriez-vous énumérer les stations de la ligne 12? »



Si encore un galvanisant esprit d'équipe les unissait ... Mais à force de fuites dans la presse, c'est plutôt la méfiance qui prévaut. «Tout le monde accuse tout le monde de parler», glisse Mémona Hintermann. De quoi troubler la sérénité des débats, comme l'admet à demi-mot Olivier Schrameck. Ici, le moindre désaccord peut tourner à l'altercation. Lors d'une visite du Premier ministre égyptien au CSA, Mémona Hintermann et Nathalie Sonnac se sont ainsi vivement querellées. L’ex-grand reporter s'était inquiétée auprès du visiteur du respect des droits de l'homme au Caire. Une attitude inopportune aux yeux de sa collègue universitaire. «Je ne suis pas là pour subir des avanies, confie à froid la journaliste. Si mon travail devient impossible, je peux très bien démissionner...».



Serait-elle blasée ? Chaque sage dispose d'un immense bureau (avec vue sur la Seine pour les plus anciens), d'une assistante, de 7000 euros annuels pour ses frais de représentation et, surtout, de 9.000 euros net par mois. Enfin, les conseillers se partagent un pool de trois chauffeurs, le président ayant un factotum personnel. Olivier Schrameck émarge, lui, à 12.000 net et est entouré d'un directeur de cabinet et d'un dircab adjoint, comme un ministre. Quand il reçoit ses homologues européens, c'est toujours grand style: soirées au palais Garnier (10.000 euros) ou à la Philharmonie de Paris (20.000 euros) pour conclure les travaux. Résultat? A l'heure où d'autres autorités indépendantes sabrent dans les coûts, le CSA a gardé son confortable budget, de 35 millions d'euros. «Parce que nous avons de nouvelles missions à assurer», plaide Schrameck. Une seule consolation, ses conseillers travaillent vraiment. La moindre des choses? «Ce n'était pas le cas de tous leurs prédécesseurs, sourit»un collaborateur...





jeudi 27 août 2015

Les promesses de Hollande n’arrêtent pas Pellerin…

Les promesses de Hollande n’arrêtent pas Pellerin…
 
Ce matin sur "ITélé", malgré les promesses du Président de la République de ne pas ne pas créer de nouveaux impôts ni de les augmenter pour 2016 et 2017, sa ministre de la Culture Fleur Pellerin qui prônait pourtant le contraire au moment de l’accession de ce dernier à la fonction suprême (voir ses déclarations), a indiqué vouloir élargir l’assiette de perception de la redevance (nouvelle dénomination de la redevance audiovisuelle depuis 2009).  
 
"La consommation de la télévision se passe de plus en plus sur internet" a-t-elle affirmé pour justifier son propos et d’expliquer de surcroît que la part des ménages équipés en téléviseurs est en baisse (- 1,5 points…ce serait énorme !!!!!).
 
Elle s’exprime même au nom du gouvernement «le gouvernement estime injuste de limiter [l’assujettissement à la redevance estimée à 3,6 milliards d’euros dans la précédente loi de finances] à la seule détention d’un poste de télévision, dans un contexte de forte évolution des usages».
 
« Injustice » le mot est lâché…comme si les contribuables français ne payaient déjà pas assez !
 
Il s’agirait donc d’augmenter le nombre de contribuables, en conditionnant la redevance non plus à la possession d’un téléviseur mais, plus généralement, à celle d’un appareil permettant d’accéder aux programmes de l’audiovisuel public : ordinateur, tablette ou smartphone. Quant à celui qui possède les quatre « TV, ordinateur, tablette et smartphone », va-t-il devoir payer 4 fois ?
 
«Ce n’est pas forcément la période la plus opportune, à six mois de la présidentielle» lui renvoie le député PS Patrick Bloche. Ce dernier plaide pour «finir le quinquennat sur une option classique, à savoir une augmentation "acceptable" de de quelques euros dans le prochain budget». Il souligne enfin qu’ « au moment où arrivera dans les boîtes aux lettres la taxe d’habitation à laquelle est adossée la contribution à l’audiovisuel public, il ne restera que quelques mois avant mai 2017 »!
 
Pas sûr que ces « cochons de payeurs »   les ménages les plus fragiles et plus particulièrement les jeunes pourraient  être les plus lourdement touchés – apprécient la parfum de plus en plus insupportable de cette Fleur socialiste !