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mercredi 18 novembre 2015

Nouvelles caméras à France Télévisions, c'est flou...les commanditaires dans le viseur.

A peine en service et déjà tout un tas de problèmes : Viseurs inadaptés, arrêts impromptus, redémarrages impossibles, images floues, températures de couleurs chaotiques, son inconstant, batteries qui ne tiennent pas la charge, mises en maintenance après quelques jours seulement de fonctionnement, etc…

Tout cela fait un peu beaucoup pour quelques jours d’exploitation. D’où la question. Qui  a pris la décision à la direction de France Télévisions de pourvoir l’ensemble des rédactions de France Télévisions, en métropole comme outremer, de caméras aussi problématiques en tournage qu’inadaptées aux besoins des JRI, des tournages des reportages ?...

Un « petit marché » - 700 caméras Sony “200” et 400” achetées juste quelques millions d’euros…juste de l’argent public quoi !
- Des caméras qui piquent vers l’avant et vers le bas…
- Des caméras où il n’y a plus de moniteur externe (comme sur les « pana »)….un moniteur indispensable aux OPS, aux rédacteurs, aux JRIs eux-mêmes pour filmer dans des conditions particulières (par dessus, par dessous, etc.)
- Des caméras où il faut faire la balance des blancs... à chaque changement de filtre !
- Des caméras avec un viseur aux informations particulièrement ardues...
- Des caméras si compliquées qu’il faut recourir à de multiples programmations pour les faire fonctionner...
Des caméras si complexes qu’elles en sont difficilement paramétrables par des JRI occasionnels, pigistes, etc.

Malgré toutes les recommandations des JRI qui ont été amenés à travailler sur le choix des nouvelles caméras, la direction a fait un choix problématique : celui de caméras qui ne répondent pas ou alors trop mal aux besoins de celles et ceux qui les utilisent au quotidien.

Le modèle “400” (autrement dit : la grosse caméra !) est reconnu par la profession comme étant un modèle destiné aux tournages institutionnels... Pas pour le reportage ! “La 400 est une sorte d’ersatz, de "Canada dry" de la caméra d’actu.
Les modèles pros Sony ont pour référence “500” avec des viseurs pros et un moniteur externe ! Pour l’anecdote, ces derniers équipent les JRI des chaînes concurrentes !

Au plan purement technique : ces caméras sont équipées de capteur CMOS alors que les modèles pros Sony possèdent des “tri-cdd” (un capteur de bien plus grande qualité !). Elles sont équipées d’un viseur adapté et d’un moniteur externe !!!

Lors du passage en HD, les viseurs “mou” actuels seront encore moins adaptés à la mise au point. D’autant moins que les 400”  ne sont pas équipées d’un vrai viseur, mais d’un simple LCD... “Faire le point avec ces viseurs sera encore plus compliqué !” 

Réponse de la direction technique : “faites le point avec le picking !” Autrement dit, faire le point sur du rouge ou du blanc. Hallucinant !
Au plan maintenance: un seul technicien au siège est apte à intervenir pour les réparer... Surréaliste !

Beaucoup de cars-régie ne sont pas équipés de lecteurs SxS pour lire les cartes Sony... La caméra de reportage devient un VTR et ne sert plus à tourner !!!!! Presque une aberration en ces temps d’actualité exceptionnels.

La plupart des JRI de France Télévisions se réjouissaient de l’arrivée des nouvelles caméras de reportage (des caméras identiques dans toutes les rédactions, du matériel neuf, plus performant...). La déception après les premières semaines d’utilisation au Siège et à Malakoff n’en est que plus grande. Pire, la colère gronde parmi les utilisateurs : “Il faut vraiment ne jamais avoir été travailler sur le terrain pour avoir choisi de telles caméras”... dixit de nombreux collègues !

Alors, choix comptable ? Choix au rabais ? (le viseur pro est annoncé au prix de 7.000 euros pièce / le même prix que la caméra ) Choix “convenu” ? (A nouveau Sony comme pour le “fameux” CDE (*)  qui n’en finit pas de ne pas voir le jour ! Un hasard…il n’y a pas de lien tout de même ?! 


Le SNPCA-CGC exige toute la lumière sur l’achat de ces caméras, sur le montage du dossier d’achat, sur le marché public qui lui est associé et sur la décision finale...
Quel coût exact ? Quel recours possible auprès de ce fournisseur pour l’obliger à faire de grosses ristournes, vu l’ampleur de la commande, pour être équipé de modèles et de viseurs plus performants, plus professionnels ?...

Il s’agit JUSTE pour les journalistes de cette entreprise d’assurer au mieux la mission de service public d’information qui est la leur avec du matériel adapté et performant, gage de qualité et de professionnalisme, des critères fondamentaux pour assurer AUSSI et SURTOUT de bonnes audiences dans le cadre des diverses éditions d’information.

(*) CDE – Centre de Diffusion et d’Échange... un projet Sony qui date de 2009 et dont la direction technique, lors du Comité d’établissement Siège en octobre dernier, a reconnu qu’il ne devrait pas fonctionner avant au moins mi-2016... Un comble !

Une conclusion peut-être en forme de boutade....Vive la chaîne "Info" en continu que l'ex Orange a annoncé lancer dans quelques mois !!!

Plus de précisions sur le blog d'Eric Delagneau: triccd@canalblog.com

mardi 17 novembre 2015

Quand Gallet rencontre Ernotte à France Télé ce mardi 17 novembre.

Ce mardi 17 novembre 2015, Mathieu Gallet dont Denis Pingaud est le même conseiller que Delphine Ernotte, rencontrait aujourd'hui cette dernière à France Télévisons.

Il y a fort à parier que le sujet principal de la conversation fut la chaîne d'info en continu que l'ex Orange a annoncé vouloir lancer dans quelques mois.


A moins que ce ne soit pour lui parler des quelques mots qu'elle a prononcés juste avant la minute de silence dans le hall de France Télévisons (ci-après, in extenso) cette dernière s'est félicité de l'info et des programmes !?


"Dans ces moments, dans ces moments là, précisément parce que nous ne faisons pas n'importe quel métier, je crois que nous ressentons tous à quel point notre mission de service public est essentielle. Un grand merci à grand merci du fond du cœur à tous ceux qui se sont mobilisés ce week-end pour offrir une information des programmes dignes et de qualité.
Je sais pas si votre entourage vous a fait des retours mais je crois qu'on peut être fier de la façon que nous avons traité cette information terrible tout ce week-end
...

Alors bien sûr je pense qu'il est important - parce que notre mission est essentielle - qu'on garde la concentration dans notre métier toujours plus précis, toujours plus sérieux, pour donner la meilleure information et les programmes aux français nombreux qui nous regardent dans cette période particulière"

L'histoire ne le dit pas! Chacun du reste appréciera l'instant pour un tel satisfécit !.... 


L'histoire ne  dit pas non plus parler de l'improbable "chantier" que le patron de Radio France, dînait jeudi dernier avec Fleur Pellerin et Stéphane Richard ?!....

Un tract intersyndical de soutien aux victimes des effroyables attentats du weekend dernier

Après les attentats effroyables commis dans le nuit du 143 au 14 novembreà Paris, les organisations signataires  CFDT   CFE-CGC – CFTC – CGT    FO – SNJ SUD – UNSA assurent de leur solidarité toutes les personnes et leurs proches qui en ont été victimes.
En frappant indifféremment la population, en ciblant des lieux de culture, de sport ou tout simplement de loisirs et de rencontres amicales, fréquentés par beaucoup de jeunes, les terroristes envoient un message clair : c’est bien toute la société qui est aujourd’hui visée.
C’est pourquoi le mouvement syndical, tout comme il s’était rassemblé après les attentats de janvier dernier, exprime ensemble son émotion mais assure aussi que rien ne saurait remettre ses engagement pour lutter contre les replis, les stigmatisations, les divisions, contre toutes tentatives de terreur dans lesquelles veulent nous enfermer les terroristes, afin de continuer à faire société ensemble.


Qui a dit avant la minute de silence nationale "Les français musulmans sont doublement touchés..."?

Qui a dit avant la minute de silence nationale "Les français musulmans sont doublement touchés..."

Elle a pris la parole juste avant la minute de silence nationale, ce lundi 16 novembre à 12h00, pour indiquer "A ceux qui sont totalement bouleversés, un peu comateux , je tiens à redire qu'en cette période qui souvre et qui va être lourde, il faut faire preuve de bienveillance; prendre soin de vous, de vous proches, de vos collègues."

Elle a ajouté "J'ai une pensée particulière pour ces français musulmans qui se trouvent touchés à la fois par l'horreur des attaques et le risque odieux d'amalgame avec leur foi. Nous sommes à leur côtés".

La réponse est: Delphine Ernotte parachutée le 23 avril dernier à France Télé par "Schrameck and co", 3 minutes avant midi devant des centaines de salariés regroupés dans le hall de France Télévisions.

Les soirées de « l’ambassadeur » Houzelot ne sont pas toujours une réussite !

Il se voulait « ambassadeur » de la diversité avec sa chaîne « Numéro 23 » (à l’origine "TVous") qu’il avait annoncé au printemps revendre à prix d’or - près de 90 millions d’euros - pour une fréquence du domaine public attribuée gratuitement. Seulement voilà les parlementaires et le CSA (avait-il le choix devant le scandale ? !) en ont décidé autrement.
 
«Une décision injuste et disproportionné, jamais vue et basée sur des analyses juridiques contestables »  déclarait l’intéressé « stupéfié »  sur RTL.
 
Si le CSA prend des mesures juridiquement contestables contre les fortes plus-values sur les fréquences gratuites, où va-t-on ?
 
Quant aux parlementaires comme la déterminée sénatrice UDI Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission culture qui n’a pas lâché la gauche pour qu’elle réintroduise l’amendement qu’avait fait supprimer Emmanuel Macron et qu’elle défendait sur l’augmentation du taux s’appliquant de ce type de revente avant que celle de « Numéro 23 » puisse se faire, qu’avaient-ils contre ce « pauvre »  Houzelot ?
 
Elle avait pourtant totalement raison Catherine Morin-Desailly lorsqu’elle renvoyait à l’ex banquier d'affaires chez Rothschild & Cie aujourd'hui ministre de l'économie et des finances qui rassurait son hôte parisien (*) sur l'épilogue , de ne pas vouloir "assumer face aux Français d'avoir entériné des pratiques parmi les plus discutables du monde de la finance, favorisant, qui plus est, l'enrichissement de personnalités réputées proches des cercles actuels du pouvoir".
 
Pascal Houzelot ne comprend pas comment le CSA de Schrameck a pu lui faire ça ! Lui retirer l’agrément à lui…Parler de « fraude, d’opération dissimulée, d’abus de droit… » pour motiver la décision de l'instance, lui qui a toujours été aux petits soins pour "tout ce petit monde" !!!
Et "tout ce petit monde" c’est « Lyon Capitale » qui s’en était le premier ému face à l’opération semble-t-il planifiée de longue date...il suffit de lire le feuilleton à rebondissements du titre de presse « CSA : copinage, sexe et argent » signé Didier Maïsto ainsi que le premeir tome de son livre qui a raconté semaine après semaines comment en moins de deux ans et demi, Houzelot s’apprêtait à faire une grosse culbute !
(*) Le premier à écrire justement  que le tout Paris se bousculait aux pince-fesses organisés par Pascal Houzelot dans son coquet duplex du boulevard Henri IV avec vue sur la Seine et le Panthéon
Se croisaient, entre autres, le temps d’une soirée chez l’ex futur multi millionnaire, justement parmi les ministres Emmanuel Macron, Fleur Pellerin, Manuel Valls mais également David Kessler (son ami et ex conseiller de François Hollande), Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo ainsi que Stéphane Richard (Orange), Xavier Niel (Free), Alexandre Bompard (Fnac) ou encore les  Marc-Olivier Fogiel, Bertrand Meheut (ex Canal+) et, depuis peu, Alain Weill (BFM, l’acheteur potentiel)…sans oublier, mais oui, Michel Boyon, puis Olivier Schrameck, tous deux « gendarmes de l'audiovisuel » !!!!
Il en avait un carnet d'adresses, diantre !
Une chose paraît assez probable avec le recul, les amuse-gueules n’ont peut-être pas été du goût de tous…Quitte à faire mentir le slogan publicitaire, il semble au bout du compte assez vraisemblable que les soirées de « l’ambassadeur » Houzelot n'aient  finalement pas été une réussite !

dimanche 15 novembre 2015

Florence Bataille "Psy Bénévole" aux côté des proches des attentats du Bataclan...un sujet de TF1.

Florence Bataille "Psy Bénévole" interviewée ce dimanche 15 novembre par TF1 pour son implication aux côté des proches de personnes blessées après l'attentat du Bataclan.
 
Interrogée pour un reportage tourné à l'hôpital "La Pitié-Salpêtrière" et diffusé lors du JT de 13h de "La Une", Florence Bataille fait partie de celles et ceux qui viennent aider bénévolement les rescapés de la salle de concert à surmonter le traumatisme.
 
Elle a également été interrogée par la télé suédoise et la télé italienne qui ont tenu également à mettre ,l'espace d'un instant, ceux qui dans l'ombre s'impliquent de la sorte.
 
Un coup de chapeau donc à Florence qui fait partie de ces femmes qui ne baissent jamais les bras et le prouve ici encore.
 
Outre son parcours professionnel qui lui permet ce genre d'intervention, elle est aussi la représentante syndicale au CHSCT pour la CGC au siège de France Télévisions. Elle ne fait pas partie "des hommes blancs de plus de 50 ans" trop nombreux selon l'ex Orange  et pourtant la direction depuis plus d'un an, a tout fait tout pour la virer et enchaîne sans relâche les procédures, la dernière sous la responsabilité de Delphine Ernotte.
 
Il faut en avoir une sacrée dose de psychologie pour supporter ce qu'elle supporte...Ah la solidarité féminine !
 
 
 
 




 
 

 






 
  

samedi 14 novembre 2015

Le blog CGC Média attend impatiemment un 4ème jugement dans l’affaire Kieffer vs France Télévisions, là où l’entreprise a déjà été condamnée 3 fois.

Le blog CGC Média attend impatiemment un 4ème jugement dans l’affaire Kieffer vs France Télévisions, là où l’entreprise  a déjà été condamnée 3 fois.
 
Le 2 novembre dernier avait lieu le 4ème procès pour "faute inexcusable" dans une affaire où l'entreprise publique a déjà été condamnée 3 fois.
Le blog CGC Média attend donc avec impatience le jugement du Tribunal des Affaires de Sécurité sociale de Lyon.
 
Le blog CGC Média vous propose de prendre connaissance du communiqué de presse de Thierry Kieffer qui continue son combat après 10 ans de procédure pour harcèlement moral au travail qui, chacun peut l’imaginer, laisse des traces (et le mot est faible).
 
En 2005, Thierry Kieffer devenait le premier salarié à faire condamner France Télévisions pour harcèlement moral au travail (plus exactement, pour "exécution déloyale du contrat de travail" et "harcèlement moral de gestion").
 
Ils avaient été nombreux à se réjouir  alors de cette première condamnation "historique", symbole de la "gestion inhumaine" de l'équipe Pflimlin à l'époque DG de France 3 flanqué de Papet son DRH aujourd’hui toujours conseiller de l’ex Orange que le CSA plaçait à France Télé le 23 avril dernier). Aujourd'hui où sont-ils donc?
 
C’est un long combat qu’a mené Thierry Kieffer, essayant au passage d’alerter les pouvoirs publics, à travers son histoire, sur les réalités du harcèlement moral dans l'entreprise….entre autres, de sa réhabilitation dans l'entreprise transformée en licenciement en 2010 avant la 3ème condamnation de France Télé en 2013.
 
Deux mots avant de vous laisser découvrir intégralement (*ci-après) le communiqué de Thierry Kieffer.
- Le premier pour vous indiquer qu’une autre cadre journaliste ayant fait tout récemment condamner FTV pour harcèlement moral, était présente à l'audience. 
- Le second pour vous faire part du mot de la sœur de son ancien médecin du travail à France 3 Alsace, qui s'est suicidée fin 2010 pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime, qui a lui écrit, juste avant l’audience le message de soutien suivant: 
"Bonsoir Monsieur,

Nous souhaitons très fort, pour vous et pour toutes les victimes de faits de harcèlement moral, que la justice prenne la mesure des dommages générés par les comportements pervers de certains managers et impose  aux fautifs de participer à la réparation des dommages qu'ils ont causés.

 Bien cordialement .
 
Jacqueline"
 
* Communiqué de presse 
 
"Harcèlement moral au travail à France Télévisions.
 
LA NOUVELLE PRESIDENTE FACE A UN PREMIER PROCES HORS NORMES.
 
Un 4ème procès rarissime, cette fois pour faute inexcusable, dans un dossier de harcèlement où une entreprise publique, France Télévisions, a déjà été condamnée à trois reprises !
 
C’est une affaire hors normes qui sera au cœur des débats, le 2 novembre prochain, au Tribunal des Affaires de Sécurité sociale (TASS) de Lyon. Tout, en tous cas, concoure à donner un caractère exceptionnel à cette audience, épilogue de 15 ans de batailles pour le salarié demandeur.
Y compris le fait qu’il s’agira du premier procès, dans un dossier de harcèlement moral au travail, où Delphine ERNOTTE-CUNCI, nouvelle Présidente de FTV, mais aussi ex-numéro 2 de France Télécom, pourra faire connaître sa position…

Le Tribunal des Affaires de Sécurité sociale (TASS) de Lyon examinera, lundi 2 novembre à 9 heures, une demande de reconnaissance de la faute inexcusable de France Télévisions dans les séquelles du harcèlement moral qu’elle a fait subir, pendant 10 ans, à l’un de ses anciens salariés.
 
Comme la Cour de Cassation l’a notamment précisé, dans une série d’arrêts concernant les maladies professionnelles liées à l’amiante, les exigences en la matière sont aussi lourdes que claires : « En vertu du contrat de travail, l’employeur est tenu envers le salarié d’une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles (…). Le manquement à cette obligation a le caractère d’une faute inexcusable, au sens de l’article L. 452-1 du code de la sécurité sociale, lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver » (Cass. soc., 28 février 2002).
 
Ici, les juges auront donc, en substance, à déterminer l’éventuelle responsabilité de France Télévisions dans une affection psychologique que la Sécurité sociale a déclarée « d’origine professionnelle » fin 2011, et qui cause à ce journaliste, ex-Rédacteur en chef à France 3, une IPP (Incapacité Permanente Partielle) dont le taux a été évalué à 33 %.
 
Et à ce stade, compte tenu de la procédure elle-même, l’affaire est déjà suffisamment rare pour être remarquée.
 
S’il peut se révéler difficile pour un salarié de prouver le harcèlement moral au travail, il est souvent bien plus difficile encore, même pour une victime avérée, de parvenir jusqu’à une demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur dans les séquelles de ce harcèlement.
 
Difficile d’abord parce qu’il s’agit d’affections psychologiques qui ne sont inscrites dans aucun tableau de maladies professionnelles. Et, comme le dispose le Code de la Sécurité sociale, elles ne peuvent donc être reconnues d’origine professionnelle que lorsqu’il est établi que la « maladie caractérisée » est « essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime » et, autre condition dans ce cas, qu’elle « entraîne un taux d’incapacité permanente d’au moins 25 % ».
 
Une étape qu’à peine quelques dizaines de dossiers réussissent à franchir, chaque année en France, devant les Comité régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles.
 
Difficile ensuite, parce que l’éventuel lien entre maladie professionnelle et harcèlement moral au travail ne peut bien sûr être établi que s’il y a effectivement eu harcèlement.
 
Et c’est là que ce dossier prend un caractère assez exceptionnel.
 
A la barre, les juges lyonnais vont en effet retrouver une entreprise qu’ils ont déjà condamnée pour « exécution déloyale du contrat de travail » et « harcèlement moral de gestion » (KIEFER c/ FRANCE3, Prud'hommes de Lyon, 6 octobre 2005).
 
Une condamnation, qualifiée d’« historique » par les syndicats, dont l’entreprise n’a pas fait appel, mais qui n’a rien changé, pendant les 5 ans qui ont suivi, ni pour le harceleur, ni pour sa victime restée dans l’entreprise. En 2013, les juges y reviendront ainsi, en écrivant : « Si la société France Télévisions a accepté cette décision dans un souci d’apaisement, elle n’a pas pour autant régler (sic) la difficulté en refusant d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé ».
 
Résultat : un salarié dont l’état de santé a continué à se dégrader, jusqu’à un licenciement pour « inaptitude » en 2010. Et des juges qui vont retrouver là une entreprise publique qu’ils ont, en fait, déjà condamnée non pas une, mais finalement trois fois dans ce même dossier ! Avec, en sus de la condamnation de 2005, deux condamnations qu’ils ont liées à ce « harcèlement moral de gestion » et prononcées à Lyon, en 2003 et 2013, pour le licenciement abusif de ce journaliste, mais aussi, auparavant, de son épouse (alors elle aussi cadre à France 3 depuis 20 ans). Du jamais vu !
 
Du jamais vu, mais…
 
Mais du jamais vu qui n’a, visiblement, pas dissuadé ce même employeur de refuser de concilier dans la procédure en cours. Ni de justifier son refus, dans un courrier adressé à la Sécurité sociale en mars 2013, en écrivant que France Télévisions « considère n’avoir commis aucune faute au préjudice de [sa victime] » !...
 
Une prise de position qui a rendu ce 4e procès inéluctable. Et qui devrait surtout achever de donner une tournure encore plus singulière à cette affaire, déjà marquée du double sceau du gâchis humain et de la gabegie financière (d’argent public).
 
Car si les trois précédentes condamnations sont largement imputables aux décisions coupables prises par d’anciens responsables de France Télévisions, et en particulier, comme il a aussi été écrit par les syndicats à propos du harcèlement moral, à la « gestion inhumaine » de l’équipe PFLIMLIN (à l’époque Directeur général de France 3), c’est donc finalement « sous la présidence » de Delphine ERNOTTE-CUNCI , arrivée à la tête du groupe public fin août dernier, que cette nouvelle audience va se dérouler.
 
Quelle position, quelle politique France Télévisions choisira-t-elle d’y afficher ?
 
L’enjeu, s’agissant d’une affaire de harcèlement moral au travail, est sans doute loin d’être banal pour sa nouvelle Présidente et… ex-numéro 2 de France Télécom.
 
Et il sera d’autant moins banal que le 5 janvier dernier encore sur France Inter, le Chef de l’Etat a eu l’occasion de rappeler clairement la position de l’actionnaire unique de France Télévisions à l’égard du harcèlement, qui en France, soit dit en passant, constitue tout de même un délit.
 
Interrogé par un auditeur, justement à propos de cas de suicides à France Télévisions, le Président de la République a ainsi sobrement, mais fermement répondu à l’antenne : « Il y a du harcèlement, cela peut arriver. Il y a du malheur, il y a de la détresse. Et notamment dans une entreprise publique, ce n’est pas supportable. Ce n’est acceptable nulle part ».
 
Ouverture de l’audience le 2 novembre à 9 heures au TASS de Lyon."

Espérons donc  que cette nouvelle étape judiciaire soit couronnée de succès et surtout utile afin d'éviter à d'autres salariés de FTV de connaître les mêmes déboires que  Thierry Kieffer.

Nous vous tiendrons au courant et d'ici là, les 5 LETTRES.
 

TF1 modifie immédiatement ses programmes face à la vague d'attentats qui endeuille notre Pays.

Plus de 3,65 millions de téléspectateurs sur regardé TF1 qui a basculé vers 22h50 son antenne en direct sur le plateau de LCI avec Rebecca Fitoussi et Axel Monnier juste après le match de football entre la France et l'Allemagne au stade de France où les premières explosions ont eu lieu.
 
Face à l'horreur et aux atrocités, aux nombreuses victimes vers qui vont les pensées de tout un Pays, TF1 première grande chaîne premium a sans hésité choisi d'informer les français minute après minute sur la situation notamment l'état d'urgence proclamé sur l'ensemble du territoire.

vendredi 13 novembre 2015

France Télé aurait payé à "Agences publics" presque 411.000 euros sans "justification comptable"!

Le SNPCA-CGC qui est à l'origine de "la plainte pour favoritisme concernant entre autres tout un tas de contrats passés sans appel d'offre ou mises en concurrence et ce en violation des règles européennes transposées en droit français" instruction judiciaire dans laquelle le juge Renaud Van Ruymbeke a déjà placé quatre mise en examen dont Carolis, Bygmalion et Millot lui-même et   placé sous statut de témoin assisté entre autres Pflimlin et Ajdari son ex financier, vient de découvrir avec stupéfaction la page 32 de "Marianne" du 13 au 19 novembre d'un dossier intitulé "Après Bygmalion l'affaire "AGENCES PUBLICS"



Le SNPCA-CGC a immédiatement transmis l'article à Maître Pierre-Olivier Lambert afin qu'il puisse l'intégrer à la plainte en cours et demander un supplétif 

Rappelons que la plainte pénale où la CFDT et le SNJ se sont également portés partie civile concerne des dizaines de millions d'euros [Voir un précédent dossier de Marianne "Le Naufrage de France Télévisions] comme par exemple les contrats passés avec "les cabinets Bain, (11, 3 millions d’euros) et Ineum  (3,06 millions d’euros)...", les contrats passés avec Bygmalion sont en "montants" de "moindre volume"....ils représentent  tout de même de novembre 2008 à septembre 2013, soit les présidences Carolis et Pflimlin, quasiment 2,5 millions deux millions d'euros  [incluant les 215.000€ de BM Consulting] que France Télévisions et ses filiales ont payé aux entreprises de Bastien Millot (Bygmalion et BM Consulting): 1,2 M€ environ sous présidence Carolis et environ 1,3M€ sous présidence Pflimlin


Golomer godille sec après la sortie de grève des JRI.



Golomer godille sec après la sortie de grève des JRI. 

Chacun pouvait penser après le mouvement de grève des JRI de France 2 - extrêmement suivi - que la pression retomberait. Il n’en est rien visiblement.

Chacun aurait pu croire que Pascal Golomer nommé il y a peu pour succéder à son mentor Thierry Thuillier était soutenu par celle qui l’a nommé. De moins en moins évident. Ce ne serait là qu’une façade. Il se murmure même dans les étages supérieurs de France télé que « la godille » le sobriquet dont il est gratifié, serait sur la sellette. La façon dont il a négocié la sortie de grève aurait même été un test !

Reste un tout léger détail après la mobilisation; la nomination du futur chef de service des JRI de France 2. Si beaucoup en interne doutent du sérieux de la consultation – les noms des deux compétiteurs sont connus depuis des mois – l’un des deux étant le frère du patron de la rédac de France 2 Eric Monnier (ex France 2 et ex « Éléphant ») nommé par Thuillier (nouvellement recruté chez « Éléphant ») qui selon nos informations négocie son départ. 

Le même Jean-François Monier qui ne comprenait pas pourquoi 95,5% des JRI de France 2 faisaient grève il y a quelques jours et qui aurait  déjà concocté un programme « pas piqué des vers pour le service JRI »….histoire de remonter tout le monde contre soi ! Un programme à faire  « baver » la direction qui risque bien pourtant de hérisser le poil à toutes celles et tous ceux des 95% à avoir fait grève : en un mot comme en cent «  le TVUPack c'est formidable, le JRI/Monteur c'est génial et les amplitudes horaires pas un problème….genre marche ou crève ! ».

L’autre présent dans le service depuis 5 ans comme chef de service adjoint auprès de l’ancienne chef de service Nadine Picard basculée avec un titre de rédactrice en chef apparemment au service « photos » [celles qui seraient diffusées dans le grand écran des éditions des JT mais sans certitude, toujours pas d’organigramme en interne !] qui avaient  mis un zèle tout particulier à appliquer assez « brut de décoffrage » les directives musclées de Thuillier.



Les professionnels du secteur qui avaient pendant les quatre jours du conflit et les  vingt heures de négociations, travaillé aux contours du poste, n’auraient-ils finalement été ni entendus, ni compris ?!



Leur désir de faire table rase du passé et d’avoir pour les diriger un responsable qui communique, qui traite humainement les problèmes et qui proche de ceux qui composent le service JRI de France 2 peut ainsi en faire aussi valoir les arguments notamment face à une direction de l'information qui n'a de cesse de passer en force comme avec le TVUPack, est-il déjà enterré ?!



C’est en tout cas selon nos informations, ce n’est pas la tournure que cela prend.



Il se pourrait bien, le cas échéant, que le choix du « rameur en chef » de la Rédaction entraîne une nouvelle levée de boucliers et toute une série de réactions en chaîne dont l’ampleur est pour l’heure difficilement mesurable.

jeudi 12 novembre 2015

Le nombre de salariés vidés entre-t-il dans les primes sur objectif que doit percevoir Ernotte ?

Le licenciement pour faute grave donc sans préavis et sans indemnité dont Pierre Nicolas journaliste/Présentateur après 35 ans d'antenne dans la région Midi Pyrénées vient d'être victime et dont le blog CGC Média s'est largement fait l'écho - encore dernièrement avec ce tract "Un arrière-goût d'Orange amer à France Télé: viré pour faute grave le jour où il enterre sa maman" -  n'a pas fini de faire couler d'encre.

L'intersyndicale SNJ, Sud, SNPCA-CGC et CFDT vient d'ailleurs de publier une première réaction à ce sujet qu'elle qualifie tout naturellement d'"IGNOBLE". (ci-après)

Il ne devrait pas être le seul !  Selon nos informations, depuis que l'ex Orange a déclaré au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 la chasse " à l'homme blanc de plus de cinquante ans" en surnombre à France Télé, le recensement de cette catégorie toute particulière à abattre aurait déjà commencé et serait étendu à celles et ceux à la productivité discutable qui pourraient partir eux aussi avec des clopinettes !

Le blog CGC Média s'interroge sur les critères retenus dans le versement des primes sur objectifs [estimées à plus de 100.000 euros qui s'additionneraient à un salaire semble-t-il bien supérieur à celui de Pflimlin,  toujours selon nos informations] que celle que "Schrameck and co" propulsait à France Télé le 23 avril dernier,  pourrait percevoir.

L'affaire ne va évidemment pas en rester là et si de telles considérations comme la réduction drastique de la masse salariale et/ou le nombre d'ETP dégagés entraient en ligne de compte, outre le scandale que cela provoquerait, les répercussions seraient à de nombreux niveaux incommensurables!

 

"Visitez VULGARIA le nouvel espace à thèmes de France 3 Auvergne"...la CFDT n'y va pas avec le dos de la cuiller!

Dans un tract  intitulé "FICHAGE, FLICAGE, SEXISME ET ALLUSIONS RACISTES : VISITEZ VULGARIA LE NOUVEAU PARC A THÈMES DE FRANCE 3 AUVERGNE" (en bas de post)  la CFDT qui n'est pas prête à "lâcher l'affaire" du fichage des salariés tout comme la CGC, le SNJ et SUD, en remet une couche.
Les fiches dont Ernotte avait publiquement nié l'existence avant de déclarer vouloir les détruire puis en être interdite par une décision de Justice alors même qu'elle défendait, couvrait voire promouvait celles et ceux qui en sont à l'origine, refont donc parler d'elles.
Comme le dit le tract, diverses procédures  sont en cours...le blog CGC Média vous propose donc d'en découvrir le contenu qui parle de lui-même.
"On sait depuis l'été dernier que "l'affaire" des fiches à France Télévisions, est partie de France 3 Auvergne. On découvre peu à peu qu'il ne s'agit pas d'un hasard mais que le symptôme apparait dans une station gravement malade d'une partie de son encadrement et de sa Direction.
À l'origine, il s'agit de fiches dites "Revue de Personnel". Elles atterrissent dans les mains des salariés fichés.
Ils y découvrent des commentaires et annotations totalement opposés à ceux consignés sur les entretiens individuels annuels. Une méthode qui suit à la lettre ce qu'en attend la DRH parisienne à savoir: prouver que dans les EIA: ON NE SE DIRAIT PAS TOUT ! Ou même rien, et qu'en fait, un cadre ne peut vraiment dire en face à un subordonné ce qu'il pense de lui... que dans son dos !
Plusieurs salariés ont déjà donné pouvoir à notre avocat pour poursuivre France Télévisions aux Prud'hommes dans le cadre de notre action commune CFDT, SNJ, CGC, SUD.
Ceci dit, quand on rentre dans le détail, on comprend l'impérieuse nécessité pour l'encadrement, la DRH régionale et nationale de mettre en œuvre cette "revue de personnel".
Voici un entretien annuel de journaliste où on ne relève aucun point vraiment négatif. Il est d'ailleurs félicité pour sa "force de proposition" de sujets et sa "présence à l'antenne". Son Rédacteur en Chef envisage de le tester sur des remplacements d'encadrement.
Mais, comme un mauvais poisson d'avril, voilà la fiche qu'on accroche dans son dos: aucun point positif!
D'après ce document, notre collègue "assure ses missions de manière aléatoire", "sans préoccupation des moyens alloués", est rétif "au fonctionnement transverse", "ne manifeste pas d'intérêt pour la dynamique d'équipe".
On comprend donc pourquoi, comme certains autres de ces confrères de cette même rédaction, notre collègue va intenter un recours en justice contre sa hiérarchie et son entreprise, par le biais de notre action. Et on comprend qu'il ne comprenne pas que certains syndicats soient finalement si magnanimes avec la hiérarchie et refusent d'aller embêter la Direction, au moins, devant les prud'hommes.
Mais à Chamalières (siège de la station), ces fiches ne sont en fait que les effluves qui s'échappent par inadvertance d'un tonneau nauséabond. Les mains gantées de latex et une pince à linge sur les narines, quand on y plonge, qu'est-ce qu'on y trouve ?
Des "On n’est pas chez les sauvages ici !" à un journaliste originaire d'outremer...
"j'ai un dossier sur toi" à un autre aux ascendances maghrébines.
Des propos à connotation raciste, des menaces à peine voilées, des dossiers instruits dans l'ombre et uniquement à charge à l'encontre de certains.
Des petites enquêtes en douce, dans le seul but de prendre untel en défaut. Et, dans la plus pure tradition "chamalièreresque", tout cela doit, bien sûr, rester "un problème local", comme dit le Shérif dans Mississippi Burning.
Des problèmes qui donneront lieu, bien sûr, à des procédures spécifiques, qui coûteront, naturellement, des condamnations et de l'argent à France Télévisions et lui offriront, évidement, une nouvelle fois, une excellente publicité !
Dans ce "Camping des Flots Bleus", les femmes ont bien sûr leur emplacement réservé à l'année. Propos sexistes ou tendancieux, en direct ou en conférence. Comme le fameux "les femmes sont moins à l'aise à l'antenne" à propos de sous représentation des femmes dans une campagne politique. Là ils ne sont pas niés par la Direction, mais selon elle ils sont, soit mal compris, soit "sortis de leur contexte"... Des traits d'esprit, mais le plus souvent du ou des mêmes auteurs. 
Sur ce, la rédaction se disant que décidément "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui",  vote une motion de défiance pour demander à être délestée des éléments déviants de la hiérarchie. Il est bon de préciser que cela, bien sûr, ne concerne pas tous les cadres, seulement une petite minorité, mais couverts par la haute hiérarchie régionale et du pôle, puisqu'elle reste muette sur ces problèmes.  Coupablement muette. Informée de ces problèmes, elle n'a pas bougé d'un poil, pas une enquête, pas un rapport, pas un mail, même pas un coup de fil. Hiérarchie confortée, potentielles victimes ignorées, salariés effarés. La direction pense sans doute que le consensus feutré qui sévit dans ce pôle Sud Est permettra d'étouffer les problèmes et d'épuiser les réfractaires. C'est généralement un mauvais calcul.... Il reste encore quelques histoires croustillantes à raconter. La CFDT soutiendra, y compris juridiquement, celles et ceux qui veulent lutter pour un minimum de dignité. 
Fichage, flicage, racisme à fleur de peau, propos déplacés sous une chape de silence. Et pourtant, juste sous la surface, le sismographe frémit. Contre toutes les prévisions, France 3 Auvergne pourrait bien se réveiller..
Paris, le 9 novembre 2015"