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mercredi 2 décembre 2015

Le Mépris en 3D (*) sur France Télévisions !



Le Mépris en 3D (*) sur France Télévisions !

Après le fichage illégal des salariés France Télé a peut-être trouvé le moyen d’un fichage légal : « LES ASSISES »  avec en prime le mépris en 3D (*)
 
(*) Delphine / Dana / Direction.


« Évidemment la participation est volontaire, vous venez si vous voulez » expliquait l’ex Orange dans une vidéo interne, avant d’ajouter « sachez aussi que il y aura un dispositif sur l'intranet… » pour s’inscrire évidemment….Une fiche détaillée de vous et sur vous, sera à remplir pour le jour et l'heure et zou, vous pouvez y aller ! 

Souriez, vous êtes dans la boîte. La direction  a bien enregistré vos récrimination et vos coordonnées qui vont avec.

Vous en entendrez parler, croyez-le bien! 
 
A part ça, comme le ressasse Ernotte « Tout peut être dit. La parole est libre, ça c'est la règle. Il y a simplement une consigne importante pour moi, c'est que nous soyons toujours dans le respect des uns et des autres… ». 

Ben voyons ! Pas si libre que ça, la parole !!!!!

Plusieurs salariés qui s’étaient naïvement inscrit, en ont fait l’amère expérience.

La Société Des Journalistes de France 3 (SDJ F3) dans un papier au titre sans ambiguïté « Le mépris » a décidé de rendre compte de la cession qui s’est tenue sur France 3 ou Dana Hastier pour la Direction et Delphine Ernotte sévissait.

Attention, le blog CGC Média préfère conseiller aux salariés à qui il resterait encore une once d’illusions, de ne pas lire ce qui suit : 

« On nous avait promis la "liberté des propos et le respect mutuel".

« Les assises sont là pour vous écouter parler de vos aspirations, de vos envies, des atouts, mais aussi de vos freins, de vos empêchements, de ce qui va, de ce qui ne va pas », nous annonce Nilou Soyeux, directrice de la communication de France Télévisions, en préambule de cette troisième journée de rencontre des Assises.


Pascale Justice a donc pris la parole au nom de la SDJ. Un texte de quelques minutes, lu calmement, sans aucune animosité. Il y est question de fusion, de chaîne info, d’éditorial… Bref, de l’avenir de notre rédaction.

Sur scène, Dana Hastier, directrice exécutive de France 3, ne cache pas son exaspération.  

Elle ne rebondit pas sur l’intervention et tente de passer à un autre sujet. 

Une salariée s’indigne dans la salle estimant que « ce sont de vraies questions qui sont posées ». Toujours aucune réponse. 

Un confrère de la rédaction réagit à son tour pour dire qu’il se « sent insulté » devant un tel silence. 

Réponse de Dana Hastier : « Les assises sont là pour échanger, pas pour lire des textes. Il existe des mails pour s’envoyer des textes ». [Paf, prend ça dans ton pif...elle est comme ça Dana Hastier, ndlr] 

Pascale Justice tente alors une nouvelle intervention, sans lire de texte. Réponse très sèche : « On s’est déjà rencontré, mon bureau reste ouvert, on ne va pas se redire ici ce qu’on s’est déjà dit. [Et re paf, prend encore ça dans ton pif..., ça ne saigne pas encore?! ndlr] 
Pour moi, une grande chaîne généraliste ne se conçoit pas sans info et les journaux de France 3 perdureront. Mais nous ne reviendrons pas sur la fusion ».


Cette attitude glaciale a choqué de nombreux salariés présents à cette rencontre. Elle est indigne de la part d’une direction qui affirme vouloir libérer la parole en organisant ces Assises

Nous étions venus dans cet esprit de « respect mutuel » prôné par la direction. Nous avons eu pour seule réponse le mépris.


Voici le texte lu par Pascale Justice, le 24 novembre 2015 :


"Bonjour à vous tous qui travaillez sur le service public, un engagement qui autorise la fierté.
Bonjour Mesdames (Dana Hastier et Nilou Soyeux sur scène). Bonjour Mme la Présidente, vous n’êtes pas présente mais m’entendrez peut-être, bienvenue à France Télévisions. On a besoin d’un coup d’accélérateur et notre Présidente a de l’ambition, pour notre société. 

En aura-t-elle aussi pour l’information ?


Je m’appelle Pascale Justice, je suis journaliste et j’ai 30 ans.
30 ans de rédaction nationale, à F.R.3., puis à France 3.
30 ans c’est l’âge du 19/20 mais la rédaction, il est vrai, a plus de 40 ans.

40 ans c’est tout de même trop jeune pour disparaître et pourtant la rédaction nationale de France 3, forte de 200 journalistes, sera bientôt absorbée, pardon, fusionnée avec celle de France 2 qui compte 300 journalistes et qui imposera son traitement de l’actualité, ses méthodes de travail. Et cela commencera dès janvier avec le service éco.


Cette fusion initiée par vos prédécesseurs, vous l’avez dit, vous n’y renoncerez pas.
Vous avez fait campagne avec cette impérieuse nécessité de la mener à son terme, par souci d’économie et de modernité puisque tous les grands groupes européens audiovisuels l’ont fait… Il n’y aura donc pas de spécificité française.


Pourtant, je vous le demande, où sera l’économie si vous maintenez toutes les éditions des journaux de France 3 ? Où sera l’économie puisque nous mettons déjà en commun une bonne partie de nos images ? Les journalistes mettront-ils moins de temps à réaliser un reportage ?

Quand vous avez reçu la société des journalistes de la rédaction nationale de France 3 que je préside, vous nous avez interrogés : un journaliste ne pourrait-il couvrir une actualité pour le régional, le national de France 3 puis pour France 2 ?

Oui Madame, on peut le faire ! Nous avons tous la capacité de pondre en moins de 30 minutes une copie minimaliste, inverser deux sonores et écrire un commentaire à l’envers.
Oui Madame, nous pouvons devenir les OS de l’audiovisuel, il suffit de pomper le travail des journalistes de région, de copier les journaux du matin ou du soir sans rien vérifier ou céder aux injonctions des services de presse des divers lobbies qui nous proposent, clef en main, les témoignages larmoyants qui feront fondre nos téléspectateurs.

Émotion en guise d’argumentation, micro-trottoir en guise de participation, et vous vous demandez pourquoi les jeunes ne regardent plus nos journaux ?

Vous avez une idée de bon sens : les jeunes n’ont pas envie de s’asseoir à côté des vieux pour regarder la télé, alors il faut leur parler sur leur smartphones, leurs ordi…
Mais ne les prenons pas pour des idiots. Ce qu’ils nous reprochent, quel que soit le medium, la télé, l’ordi ou le smartphone, c’est notre manque d’indépendance, notre manque de pugnacité. Ils veulent sentir qu’on enquête, qu’on pose les questions qui dérangent, les questions qu’ils se posent. Ils veulent comprendre ce qui se passe à l’étranger depuis des années pour que ça pète ici, aujourd’hui, au Bataclan.

Quelle est notre mission de service public sur France 3 où l’on écarte, un à un, les journalistes qui ont acquis à l’étranger ou dans d’autres services des compétences ?

L’info nationale de France 3 est-elle si mal placée sur les courbes d’audience, Madame la Présidence, qu’il faille la dissoudre ?

La chaîne tout info, toute en réactivité, en compétitivité sur la TNT, les box, les ordi, les smartphones, cette chaîne va-t-elle supplanter les journaux télévisés ? Mme la Présidente quelle sera alors la particularité de service public de cette nouvelle vitrine, quelle sera la ligne éditoriale ?

La rédaction nationale de France 3 vous a proposé d’ouvrir notre métier à la participation du public, d’échanger avec les citoyens pour répondre aux questions qu’ils se posent. Nos téléspectateurs ne sont-ils que les échantillons étalonnés des études qualité diligentées par vos inquiétudes ? Ne peuvent-ils nous solliciter, nous questionner, nous apprendre ?

Mme la Présidente, l’avenir n’est pas seulement technologique. Les jeunes apprécieront notre liberté d’expression si nous la revendiquons. Pourquoi ne pas faire de France 3 une autre voie de service public, faire de notre proximité géographique et sociale, du régional au national, notre marque de fabrique auprès des jeunes ?

Mme la Présidente, au lieu de nous fusionner avec France 2, encouragez plutôt notre indépendance : allez les petits gars de France 3, distinguez-vous, soyez à hauteur d’homme de votre mission de service public, soyez différents pour que vive la diversité sur le service public !


Bureau de la Société des Journalistes
Rédaction Nationale de France 3"

mardi 1 décembre 2015

Le métalangage ernottien ou l’abétissante novlangue de l’ex Orange qui n’en n’est pas à une contradiction près!


Le métalangage ernottien ou l’abêtissante novlangue de l’ex Orange qui n’en n’est pas à une contradiction près!

En préambule, il nous apparaît utile de citer Gilles Jacob qui rappelait au festival de Cannes les propos de ce critique des années 30 visant le nanar d’un des réalisateurs de l’époque: “On s’attendait au pire,  c’est pire !

Avant donc de passer au sujet qui sera le propos de notre article “LES ASSISES” de France Télévisions, il convient également de donner les définitions des deux mots “métalangage” et “novlangue” que le blog CGC Média utilise dans son titre.

- “métalangage”: [P. réf. à la log.] Modèle formalisé d'un langage, destiné à en rendre compte. Le métalangage logique sert à construire la définition de la vérité pour le langage-objet formalisé, et ne sert à rien d'autre. Le métalangage linguistique sert à décrire un langage naturel en construisant des définitions de l'acceptabilité et non de la vérité (J. Rey-Debove,Les Logiciens et le métalangage naturel ds Hist. Épistémol. Lang. t. 1 fasc. 1 1979, p. 16)”

Chacun appréciera l'acceptabilité et non la vérité !!!!!!

- “novlangage”: (traduit de l'anglais Newspeak, masculin dans la traduction française d'Amélie Audiberti) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 (publié en 1949).

C'est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l'expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l'objectif ultime étant d'aller jusqu'à empêcher l'« idée » même de cette critique1.

Le principe est simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir, plus on réduit les finesses du langage, moins les gens sont capables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l'affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et dépendants. Ils deviennent des sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision.

Ces bases étant posées, le blog CGC Média vous propose de découvrir la retranscription in extenso du message aux salariés de France Télévisions que l’ex Orange vient de laisser sur l’intranet groupe concernant les fameuses “ASSISES”....sur lesquelles la CFDT, le SNPCA-CGC et le le SNJ sont plus que circonspects et le mot est faible. (*voir le tract de ce dernier en fin de post)

Le moins que l’on puisse dire c’est que “l’assurance” et la “clarté d’élocution” ne sont pas le fort de celle que “Schrameck and co” propulsait depuis Orange, en avril dernier, à France Télé! Quant aux contradictions, elles semblent bien être quotidiennes.

Le blog CGC Média en relèvera une parmi d’autres: Nous sommes en train d'élaborer, de construire nos  chantiers, nos plans d'action pour les années qui viennent d’où la nécessite “d'avoir des moments d'échange avec l'ensemble des salariés” pour qu’ils donnent “leur avis sur les grands axes stratégiques tels qu'ils se dessinent” puisque c’est ce que Delphine Ernotte dit attendre d’eux” !!!!!  

Ubuesque.  

Elle attend l’avis des salariés sur les grands axes stratégiques tels qu’ils se dessinent mais qui restent à définir puisque qu’elle prétend être en train de les élaborer et les construire!!!!!

Quelle mascarade que ces “ASSISES” où la parole serait “libre” mais qui n’ont en réalité pour effet que de la museler et de voir parmi les inscrits volontaires, ceux qui sont de fieffés contestataires.


Message aux salariés pour les assises:



“Bonjour à tous, je veux aujourd’hui vous dire quelques mots sur les assises qui vont démarrer mi-novembre. Qu'est-ce que c'est et puis qu'est-ce que ça n'est pas?!

Vous savez que nous sommes à l'aube d'un nouveau plan stratégique, d'une nouvelle ambition pour nous notre groupe France Télévisions et j’ai estimé que c'était important, à ce moment pour le comité exécutif où nous sommes en train d'élaborer, de construire nos  chantiers, nos plans d'action pour les années qui viennent, d'avoir des moments d'échange avec l'ensemble des salariés.



Alors ce que je vais attendre de vous, c’est que vous me donniez votre avis sur les grands axes stratégiques tels qu'ils se dessinent.



Quels sont pour vous nos atouts,  quels sont nos freins?! Qu'est-ce qui va? qu'est-ce qui ne va pas?!...et surtout, selon vous, qu'est-ce qu'il faut que nous changions dans notre manière de travailler tous ensemble pour demain réaliser ensemble nos ambitions.



Alors comment ça va se passer ?! Eh bien, très simplement. Ce sont des réunions d'échanges d’à peu près deux heures avec deux membres du comité exécutif à chaque fois partout sur nos territoires.



La parole est libre, ça c'est la règle. Il y a simplement une consigne importante pour moi, c'est que nous soyons toujours dans le respect des uns et des autres, dans le respect mutuel et que personne à l'issue d'une réunion de puisse se sentir mal à l'aise.

Sinon, tout peut être dit. Evidemment la participation est volontaire, vous venez si vous voulez et sachez aussi que il y aura un dispositif sur l'intranet, où avant pendant et après vous pourrez continuer cette conversation et poster les remarques qui vous semblent pertinentes.



A l’issue de toutes ces réunions, moi j'ai la conviction que se dégagera pour l'ensemble du groupe France Télévisons des grandes priorités vu du point de vue des salariés et ces grandes priorités, eh bien il est important que nous en ayons conscience, que j'en ai conscience pour en tenir compte et les adresser dans le plan stratégique que nous allons construire.



Alors bien sûr, il y aura d'autres étapes. Il y aura, notamment, une fois que voilà notre feuille de route sera tracée.

Bien moi je m'engage à revenir vers, à vous exposer la manière dont je vois l'avenir de notre groupe France Télévisions dans les cinq ans et puis surtout la manière dont j'ai tenu compte de tous ces échanges qui seront j'en suis sûre extrêmement riches pour construire ce plan stratégique.



Alors je vous dit, si vous le voulez, à très vite et à bientôt...”



lundi 30 novembre 2015

Fabrice Lacroix l’argentier de Pflimlin perd ses nerfs et prend des suées en réécoutant les propos qu’il tenait sur Inter à l’été 2014.


Fabrice Lacroix l’argentier de Pflimlin perd ses nerfs et prend des suées en réécoutant les propos qu’il tenait sur Inter à l’été 2014. 

Le 29 août 2014, celui qui prenait la place de Martin Ajdari aux finances de France Télévisions sous l’autorité de Pflimlin donnait une interview sur France Inter à Sonia Devillers pour « L’instant M » concernant la « La situation périlleuse dans laquelle se trouvait le groupe » [situation qui n’a fait qu’empirer depuis pour conduire l’entreprise vers la faillite, ndlr] 

« Pourquoi France Télévisons veut le retour de la pub » titrait à l’époque l’émission de radio publique.

Le financier en chef de France Télévisions qui s’est succédé à lui-même après le départ de Pflimlin nuançait « La première demande de Pflimlin, c’est la redevance avant d’imaginer un retour à la publicité après 20h » !

Demande également formulée par l’ex Orange qui juste après le retour des congés d’été, avait interpellé avec beaucoup moins en finesse (c’est un euphémisme !) l’État-actionnaire en exigeant « fromage et dessert ». 

Chacun aura compris depuis que ni Pflimlin, ni Ernotte, n’ont obtenu ce qu’ils réclamaient chacun de leur côté malgré Fabrice Lacroix en passerelle. 

Ceci étant dit, il convient aujourd’hui de reprendre quelques passages de l’interview où l’argentier tape au passage allègrement sur l’État-actionnaire, afin d’en démontrer les évidentes contradictions. 

Soit Lacroix parlait en totale ignorance de la situation au micro d'Inter (large extrait en fin de post) ce qui, à ce niveau et au regard du temps qu'il a passé aux commandes des finances à Radio France comme France Télévisions, n’est pas acceptable. Soit, il travestissait sciemment la situation, ce qui est tout aussi inacceptable et pour le paraphraser "une aberration" …ce qui peut  expliquer « la complexité du dialogue avec l’État » qui avale des couleuvres depuis 6 ans (*) 

A 13’’ de l’interview par exemple, Lacroix assène « Là, permettez-moi juste une rectification, j'ai entendu la semaine dernière sur votre antenne que France Télévisions allait perdre 400 millions d'euros en 2014. C'est une aberration ; c’est à partir d'aberrations de ce type que quelquefois nous avons des discussions compliquées avec les parlementaires.
Nous serons à l’équilibre en 2015 malgré des centaines de millions en moins »

Eh bien non, Fabrice Lacroix raconte des craques.
 
France Télévisions sera loin, très très loin de « l’équilibre en 2015 ». Sinon pourquoi aurait-il raconté aux « Echos » entre autres, de concert avec Ernotte que les -10M€ prévus seraient en réalité -50M€ en 2016 et pourraient atteindre les -120M€ en 2020 ?! 

Comment expliquer que le même Lacroix qui annonçait l’équilibre fin 2015, le 17 décembre 2014, indiquait « une légère perte pour  2015 » alors que les comptes étaient plombés et que le résultat prévisible pour l'année 2015 flirtait avec les -50 M€ moins un an plus tard (et qui sera probablement proche de -100M€ mais ça, nous ne le vérifierons hélas qu'en juin ou juillet 2016) avec des pertes toujours annoncées aux média allant jusqu’à  -120 M€.

Selon les documents légaux déposés aux greffes dont il faut bien le souligner la présentation varie en permanence d’une année sur l’autre – ce qui a le don d’agacer au plus haut point Bercy et la DGMIC qui réclament pourtant une constante en la matière depuis des années (*) –  le chiffre des pertes cumulées que voulait bien « afficher » France Télé atteignait déjà la bagatelle de -206 M€ ! 

En intégrant, en 2014, les curieuses augmentations d'immobilisations de charges informatiques (21 M€) et les non moins curieuses augmentations d'immobilisations de dépenses d'aménagements et d'agencements (17M€) et enfin les nanars non amortis et les charges du plan de départ, sans parler des retards d'investissement (cameras HD, régies)… on était probablement pas loin des 350/400 M€ à fin 2014 voire peut-être plus ! 

Mais Ernotte persuadée par le même Lacroix, alors qu’elle avait annoncé un audit des comptes, n’en veut plus…Alors !!!!!!

Extrait

"Ce n'est pas une demande nouvelle. Je le précise parce que c'est vrai, que ça a été évoqué par Rémy Pflimlin la semaine dernière, il se trouve que la première demande de Rémy Pflimlin c’est qu'on travaille sur la redevance. Je le dis parce que la priorité des choses c'est la redevance de notre point de vue pour le financement de l'audiovisuel public. Alors la publicité, pourquoi la publicité parce qu’en 2008, il a été décidé de supprimer la publicité après 20 heures ; ça a placé la télévision publique mais l'audiovisuel public qui se partage la ressource de redevance dans une situation extrêmement compliqué financièrement et on n'en paie encore le prix aujourd'hui…

Ça a été une très mauvaise chose pour l'audiovisuel public et pour les téléspectateurs globalement. Ça crée de la contrainte supplémentaire, de la contrainte financière supplémentaire qui n'était pas nécessaire dans la mesure où je crois qu'on peut dire aujourd'hui que le choix des téléspectateurs ne se fait pas en fonction de la présence de pub ou non après 20 heures d’autant que sur le service public elle était en quantité assez limitée…Mais nous travaillons pour l’instant sur la redevance qui est un impôt directement affecté aux organismes de l’audiovisuel public qui garantit une forme d’indépendance que garantit moins le versement direct par le budget de l’État qui permet évidemment d’étrangler les subventions budgétaires qu’on verse aux opérateurs publics


Nous avons quand même des discussions constructives avec notre actionnaire et par ailleurs, il est légitime et je crois que l'ensemble des dirigeants du service public le ressent,  de contribuer nous aussi, aux efforts qui sont menés par l'ensemble de la sphère publique.



Là permettez-moi juste une rectification, j'ai entendu la semaine dernière sur votre antenne que France Télévisions allait perdre 400 millions d'euros en 2014. C'est une aberration, c’est à partir d'aberrations de ce type que quelquefois nous avons des discussions compliquées avec les parlementaires. Nous serons à l’équilibre en 2015 malgré des centaines de millions en moins.



Pour la pub, on est un peu en retard sur l'objectif et nous avons maintenu l'objectif de fin d'année parce que nous pensons que avec de la volonté nous allons nous approcher de cette cet objectif. Si après, effectivement massivement pour des raisons d'ailleurs extrinsèque qui nous dépassent, le marché publicitaire s'écroulait encore, oui à un moment nous aurions problème de ressources  et si  par ailleurs les ressources budgétaires qui nous  ont été promise pour l'instant pour 2015, nous aurions des discussions avec notre actionnaire pour savoir ce qu'on fait de notre périmètre d'activité de nos missions ...mais ça n'est pas alors du jour »"

 

Ça ne l'est pas plus aujourd'hui...et vive le lancement de la chaîne d'info en continu!