Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

dimanche 8 octobre 2017

Quelques technocrates, deux ou trois ex Jospin boys et une poignée de communicants, vont-ils parvenir à contrecarrer Macron et faire plier Le Maire ?




Quelques technocrates,  deux ou trois ex Jospin boys et une poignée de communicants, vont-ils parvenir à contrecarrer Macron et faire plier Le Maire ? 

Le weekend dernier (1/10) Bruno Le Maire ministre de l’Économie au micro du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI déclarait "Je demande à France Télévisions de faire des efforts. Je ne suis pas favorable au retour de la publicité sur les chaînes du service public après 20h.[...] Si dans le service public on a exactement la même offre que sur les chaînes privés, ce n'est pas la peine d'avoir un service public. Comme je crois au service public, je crois à sa singularité, je soutiens la décision qu'avait prise Nicolas Sarkozy en 2009 et je ne souhaite pas que nous revenions dessus". 

Depuis et alors que l’ex Orange ne cesse de contester les décisions de l’actionnaire sur les réseaux sociaux et par média  interposés, ils sont quelques-uns à s’activer en coulisses visant à véhiculer un discours particulièrement hallucinant ! 

Comme l’indiquait le blog CGC Média dans son article du 4 octobre dernier « Bruno Le Maire qui n’aurait pas été assez « briefé » pour son Grand Jury de dimanche dernier pourrait être désavoué....le Gouvernement dont il est ministre s’apprêtant à contenter Ernotte par voix d’amendements !! » , certains n’hésitent pas à expliquer que Bruno Le Maire serait près de manger son chapeau car les exigences d’Ernotte pour deux coupures de quatre minutes chacune après 20h devraient finalement passer via des amendements parlementaires ! 

Ceux qui se démènent pour faire avaler la pilule et plaider le statuquo n’ont de cesse d’expliquer que globalement les audiences ne sont pas si mauvaises que ça, que les programmes sont assez bons, que l’entreprise est repassée en positif – cela en piétinant d’ailleurs au passage le rapport de 212 page de la Cour de comptes l’organe de contrôle de l’État qui qualifie la situation de France Télévisions « d’impasse financière » - et que de toute façon la télé publique n’est pas une priorité…Emmanuel Macron qui aurait d’autres chats à fouetter, le leur aurait fait savoir !

Si Emmanuel Macron est d’accord pour ne rien faire et laisser France Télévisions continuer sa longue agonie, confiant à un petit nombre de «sachants»  de décider et de parler pour lui…Alors !!!!! 


vendredi 6 octobre 2017

La colère de Christiane Taubira ancienne garde des Sceaux contre France Télévisions.


La colère de Christiane Taubira ancienne garde des Sceaux contre France Télévisions...(énième dérapage à mettre au passif déjà lourd  de l'ex Orange)

Et scandale de plus sur la télé publique !  L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira était interrogée pour Complément d’enquête, jeudi soir sur France 2, dans le cadre d’un reportage baptisé "Noirs de France : l'impossible élection". 

Au cours de cette enquête, un journaliste de l'émission présentée par Thomas Sotto (nouvellement recruté) a rencontré Christiane Taubira l’ancienne garde des Sceaux sous la présidence Hollande pour remettre une couche sur les insultes racistes dont elle avait été victime lors de la loi du Mariage pour tous.

Avant de débuter l'interview, un montage vidéo qui finit sur les injures d'une candidate Front national aux élections municipales de 2014 qui a depuis été condamnée en toute logique par la Justice, lui est présenté. « Ça dure combien de temps, cette cochonnerie ? » s’interroge-t-elle. 

"Quand on subit une telle violence, c'est à moi de venir ? Face à cette dame-là ? Ce qu'elle dit ? Je vais venir et faire de grands développements philosophiques ? Enfin, où sommes-nous ?" lance la ministre très en colère…Qui ne le serait pas ?!

L’ancienne députée de Guyane monte d’un cran et s’insurge à juste titre "Elle attaque juste une personne ? Elle attaque un pays, des valeurs, une histoire ! Et vous m'interrogez moi ?"

Le reporter qui l’interroge a beau bredouiller "Je veux savoir si par rapport à cette gravité de situation, vous avez le sentiment que la classe politique dans son ensemble a été à la hauteur?", la coupe est évidemment pleine et Christiane Taubira quitte le plateau "Maintenant, c'est bon !".
Juste avant de prononcer ces quelques mots "Mais ce n'est pas un sujet pour moi ! Vous posez la question de la violence que ça représente pour des gamines de 3 ans, de 5 ans, de 13 ans, de 20 ans !? Et vous voulez que je vienne faire quoi ? Des mondanités ? Des discussions philosophiques ? Politiques ? Vous vous rendez compte de ce que c'est ?" 

Comment la télé publique peut-elle imaginer discuter comme si de rien n’était arrivé et que l’auteure des propos racistes n’avait pas été jugée coupable par la Justice avec celle à qui ils étaient destinés…c’est une peu comme si France 2 avait voulu l’humilier une seconde fois!

Pitoyable.

Le SNJ condamne l'hypocrisie de la présidence de France Télés et en épingle les propos.


Dans un tract intitulé "News factory: Une si coûteuse hérésie", le SNJ s'il déplore la défaillance de l'actionnaire unique, "condamne aussi l'hypocrisie de la présidence de France Télévisions : cette dernière annonce des coupes dans les programmes au lieu de mettre fin à de nombreuses gabegies financières et humaines. Exemple avec la news factory."

Et de citer le propos d'un des membres de la direction "Les rédactions doivent se préparer à finir l’année en apnée"   avant de s'interroger  "De quelles rédactions parle-t-on ? Des rédactions des réseaux régionaux et ultramarins qui doivent "sortir" un journal le samedi avec deux équipes de reportage ou bien d'une rédaction en droit de mobiliser jusqu'à 100 tournages pour produire un 20 heures ?" 

Que dit encore le texte "Depuis le passage à l'entreprise unique en 2009, les dirigeants de l’information nationale de France télévisions révèrent un mythe fondateur mensonger : fusionner des rédactions autonomes composées de journalistes artisans en une news factory peuplée de petites mains et de gros égos génèrerait mécaniquement de substantielles économies.
Tutelle, administrateurs, parlementaires, tous ont voulu croire à ce bobard, à cette promesse de synergies.
Les faits sont têtus. Le coût humain de cette hérésie éditoriale a explosé sans faire pour autant baisser le nombre des ETP qu’elle mobilise. Allier le gâchis des talents, à la gabegie financière, constitue une forme de prouesse et un bon prétexte pour un actionnaire avide d’économies.... 

À qui la faute ?

Placarder entraîne des coûts humains mais aussi financiers. Il faut bien remplacer les interdits du 20 heures, les “trop âgées” pour passer à l'antenne, les “trop moches” pour incarner l'actu. Quand la défense du métier est moquée comme une vaine résistance au changement, le recours aux précaires s’emballe et avec lui le total des dépenses.
Alors, finis les inutiles plateaux en extérieurs ? Abandonnée la mise en concurrence des correspondants régionaux ? Terminée la politique des “éléments” chronophage et déqualifiante ? C’est tout l’édifice de la direction de l’information qui doit être repensé à commencer par le ratio entre encadrants et reporters, la relation entre services et éditions, la part consacrée aux faits et celle réservée aux commentaires.

Acculée, la direction en vient à externaliser les tournages (*). Remplacer le droit du travail par celui du commerce ne réduira pas les coûts de production. L’ubérisation n’est pas la solution." 

(*) Pour le service des Sports de France Télés par exemple, les demandes de JRI (Journalistes Reporters d'Images) ne sont plus honorées. France Télés fait appel à l’extérieur et paie souvent  un collaborateur prestataire de service qui, en l’espèce, se révèle au final n’être qu’un cadreur et pas un JRI. Excellence quand tu nous tiens ! 

Et comme le chante le 8ème étage du Siège de France Télés en direction de l'Élysée, de Matignon, des Tutelles, du Gouvernement et du Parlement « tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien…mais à part ça…. ». 

La déliquescence de la télé publique n’est pas (en tous cas plus depuis 20 ou 30 ans) une priorité…certains s’en réjouissent et espèrent continuer de surfer sur la vague de l’inertie histoire de poursuivre leur petit business en puisant inexorablement dans les poches des contribuables !