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mardi 19 décembre 2017

Tex viré après sa blague douteuse…Et si réellement, il était sacrifié pour parler d’autre chose que du flot de défiances que suscite l’ex Orange ?!



Tex viré après sa blague douteuse…Et si réellement, il était sacrifié pour parler d’autre chose que du flot de défiances que suscite l’ex Orange ?!   

Il fallait bien parler d’autre chose que de la motion de défiance votée à 84 % contre Ernotte dont Yannick Letranchant (le remplaçant de Michel Field) expliquait ce weekend dans « Le Figaro » : "En visant Delphine Ernotte, ils se sont trompés de cible. Je suis totalement solidaire et je prends ce vote pour moi". S’il indique que la motion de défiance le vise et qu’il "prend ce vote pour lui" pourquoi alors n’a-t-il démissionné comme son prédécesseur pour essayer de lui sauver la mise ?  Cela est un autre débat…revenons à Tex viré manu militari après 17 ans aux commandes des Z'amours.

C’est une femme Anne Roumanoff qui est la première intervenue pour soutenir l’animateur/comédien. Elle critique sans détour sur Twitter, la manière de procéder de France 2. "Défendre le droit des femmes oui, faire régner le politiquement correct par la terreur, non!" précisant évidemment que, le cas de Tex ne peut être comparé par exemple à celui de Bertrand Cantat  responsable de la mort de son ex-compagne Marie Trintignant après qu’il l’ait battue.  

Jean-Yves Lafesse, lui a immédiatement emboîté le pas sur Facebook, pour commenter le licenciement de Tex qui s’est excusé reconnaissant comme son confrère que la blague était "pourrie, nulle et machiste".
Dans un long message posté jeudi sur le réseau social, il a vivement critiqué son exclusion de France 2, avant d'appeler les autres humoristes à réagir à leur tour. "Alors Tex ressort une vieille blague bien pourrie de derrière les fagots sur une autre chaîne que la sienne en plus! Et il se fait virer de France 2... Jusqu'à présent, il n'y a que deux personnes du service comique qui se sont exprimées pour le défendre publiquement: Anne Roumanoff et votre serviteur", écrivait-il. 

"Ben quoi, les comiques, vous avez peur? De perdre vos entrées sur France 2? Vous faire défoncer par le Nouvel Ordre Moral? Tout le monde sait qu'on perd tous les jours un peu plus de liberté, dans tous les domaines et il n'y aurait que les comiques qui ne l'auraient pas remarqué, ou feindraient-ils de ne pas le voir?", ajoutait-il. 

Anne Roumanoff et Jean-Yves Lafesse ont visiblement été entendus puisque d'autres voix se sont progressivement élevées, notamment Stéphane Guillon qui dénonce dans une autre tweet, publié vendredi, le "retour de la censure".   

Bérengère Krief invitée des Grandes Gueules, a jugé disproportionnée cette sanction. "La décision de le virer de 17 ans de ce poste-là, je trouve cela un peu dur surtout qu'il s'est excusé", a-t-elle lancé.

Dans les colonnes du Parisien, Olivier de Benoist a pour sa part estimé que les humoristes sont devenus des "cibles faciles". "Il y avait une liberté de ton plus importante avant. Les gens cherchent la petite bête [...] N'importe quelle vanne à plat peut se retourner contre soi. Pour que l'humoriste puisse rire de tout, il ne doit pas y avoir d'ambiguïté", dit-il. "À aucun moment on ne se dit que Coluche fait l'apologie du viol" assène l'humoriste faisant un parallèle avec le sketch de Coluche "le viol de Monique"

lundi 18 décembre 2017

Jean-Jacques Bourdin remonté contre Laurent Delahousse comme l’ensemble de la profession, semble-t-il.


Jean-Jacques Bourdin remonté contre Laurent Delahousse comme l’ensemble de la profession, semble-t-il. 

Finalement la déambulation élyséenne à laquelle s’est livré Emmanuel Macron pour les besoins de l’émission de Laurent Delahousse, hier dimanche soir sur France 2, n’aura servi ni l’un, ni l’autre.

Ce matin, Jean-Jacques Bourdin fut l’un des premiers à réagir de façon virulente,  en direct sur RMC, estimant que Laurent Delahousse n'avait pas fait son travail de journaliste. Il n’a pas été le seul !  
Depuis l’exercice de communication ne cesse de faire des  vagues dans le monde politique comme dans le monde médiatique. 
"Monter ou descendre un escalier, ce n'est pas un axe journalistique. (...) Michel Drucker l'aurait mieux fait que Laurent Delahousse (...)" assène le journaliste Jean-Jacques Bourdin à l’adresse de l’intéressé. 

 A Eric Brunet qui essaie vainement de trouver quelques circonstances atténuants au présentateur du 20h weekend en précisant "Delahousse n'est pas Bourdin, c'est clair", il répond "Ce n'est pas une question d'être Bourdin. Il y a des journalistes qui ne sont pas capables, c’est tout"

Extrait (verbatim de l’émission):

JJB: "Sur l'énergie fossile il n'y avait pas d'autres questions à lui poser ? Lorsque Emmanuel Macron parle de la suppression, de la fermeture des centrales à charbon, il n'y avait pas d'autres questions à lui poser sur les subventions, sur l'argent que verse l'État pour subventionner les énergies fossiles ? Il n'y avait pas d'autres questions précises? Bon! 


Quand on fait du journalisme, qu'est-ce qu'on fait? On pose des questions précises et celui qui est en face qu'est-ce qu'il doit faire? Il doit répondre à des questions précises. C'est comme ça que cela se passe, sinon ce n'est pas la peine.
 

Ah ! bah oui sinon, on fait la Une d'un journal papier glacé puis voilà. Non mais c'est autre chose. "

EB: "Delahousse n'est pas Bourdin, c'est clair"

JJB: "Ce n'est pas une question d'être Bourdin. Il y a des journalistes qui ne sont pas capables…."

dimanche 17 décembre 2017

Pourquoi assistons-nous impuissants à la casse de la télé publique?

Dans un formidable billet dont il a le secret, Stéphane Hoffman se pose dans le "Figaro Magazine" de cette semaine, la question qui est sur toutes les bouches et dans tous les esprits s'agissant plus particulièrement des dirigeants de l'audiovisuel public au dessus de tout : des condamnations, des lois, des motions de défiance, de la représentation nationale, des Tutelles, du Gouvernement, des Présidents des Assemblées... - la liste serait longue - et même au dessus du Président de la République: "Pourquoi ces gens n'ont-ils aucun compte à rendre ?" (fin de post)

Son papier s'il vise bien France Télévisions et Ernotte qui vient d'essuyer une motion de  défiance contre elle avec 84% des votants, vient en écho aux propos de Mathieu Gallet le toujours président de Radio France qui déclarait jeudi dernier au Monde qu'il ne démissionnerait pas s'il était condamné en janvier, à l'issue de son procès tenu en novembre pour "favoritisme" lors de son précédent mandat à la tête de l'INA.

"Mon mandat (à la tête de Radio France) court jusqu'en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque là", a-t-il affirmé.

Voilà où le système en serait arrivé! A créer un petit noyau d'intouchables nommés par la République ! Franchement une honte.

Extrait

"Pourquoi ces gens n'ont-ils aucun compte à rendre ? Pourquoi assistons-nous impuissants à la casse du service public [France Télévisions, ndlr]?

Il est normal que les mauvais dirigeants prennent de mauvaises directions: ce que fait depuis toujours Delphine Ernotte avec les conseils de Xavier Couture (ce très cher Xavier : à l'entendre, la vie sexuelle de Casanova; à le lire, la vie intellectuelle de Monsieur Perrichon).

Il est aussi normal que le CSA laisse faire...

Ce qui est anormal, c'est de laisser prospérer mauvais dirigeants et mauvais conseillers en un vicieux système, à la fois incestueux et suicidaire.
Un système créé entretenu par le politique. C'est donc au politique de le réformer. Si il y arrive.
S'il n'y parvient pas, qu'il laisse faire. Le système audiovisuel public s'effondrera de lui-même."

samedi 16 décembre 2017

"Va y avoir du sport" à France Télés après la motion de défiance contre Ernotte (84%)…ou plutôt, devrait y en avoir de moins en moins ! Découvrez la tribune des salariés qui en appellent aux autorités supérieures du pays.



"Va y avoir du sport" à France Télés après la motion de défiance contre  Ernotte (84%)…ou plutôt, devrait y en avoir de moins en moins ! Découvrez la tribune des salariés qui en appellent  aux autorités supérieures du pays. 

Alors que Gilles Pélisson PDG de TF1, indique mardi dernier que son groupe est candidat à l'acquisition d'une partie des droits de retransmission à la télévision des Jeux olympiques qui seront organisés en 2024 à Paris pas "à n'importe quel prix" a-t-il souligné -  France Télévisions, diffuseur historique, n'est pas certain de s'assurer les droits de retransmission de l'événement.

Certes le JO 2024 sont dans 7 ans - c'est encore loin - mais pour les droits de diffusion TV, tout va se jouer maintenant.

Pour la première fois, les chaînes ne vont pas négocier avec le CIO mais avec Discovery qui possède les droits télé, Internet et mobile des JO de 2018 à 2024, achetés il y a deux ans pour 1,3 milliard d'euros.

Le fait que France Télés diffuseur historique, depuis les déclarations intempestives tous azimuts de l’ex Orange qui se sont soldées il y a peu par une motion de défiance contre elle à 84% des votants - du jamais vu ! – puisse ne pas candidater, fausse évidemment le jeu. Chacun dès lors comprend bien la prudence mais aussi l’inquiétude du PDG de TF1 (s’agissant plus précisément du montant) d’y aller seul !

Il n’y a évidemment pas que lui qui se pose des questions.
« Sport et Société » vient en effet, de publier sur son site ce 13 décembre, la « Tribune des salariés de la Direction des Sports de France Télévisions ».

Kevin Bernard le journaliste dans son chapeau de présentation évoque, non seulement la motion de défiance contre Ernotte mais aussi et surtout le contexte qui a conduit cette tribune "rassemblant largement les journalistes et les personnels techniques et administratifs d’un service qui, aujourd’hui, se retrouve sous la menace d’une réduction des investissements.

Le projet de budget 2018 [soumis au vote d’un CCE dans l’illégalité totale, ndlr] prévoit en effet une baisse de 10% de la part consacrée aux sports sur France Télévisions, soit 180 millions d’euros envisagés contre 200 millions sur l’année écoulée. Cette baisse drastique, qui pourrait s’entendre par un allégement du catalogue des événements sportifs du groupe audiovisuel public et par un impact sur l’emploi, est de nature à avoir de lourdes répercussions en ce qui concerne l’ambition de diffusion des rendez-vous sportifs, à commencer par la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

A ce jour en effet, aucune certitude n’est établie quant à l’intérêt de France Télévisions de se porter candidat à la diffusion de cet événement majeur pour l’Hexagone, cent ans après les derniers Jeux d’été organisés dans la patrie du Baron Pierre de Coubertin."

Le blog CGC Média vous propose de découvrir cette formidable tribune que le Chef de l’État, son Gouvernement donc ses ministres, ont probablement tous – à n’en pas douter - entre les mains
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Tribune des salariés de la Direction des Sports de France Télévisions

Pour la première fois, un doute sérieux plane sur la capacité ou la volonté de la télévision publique française de diffuser les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2022 à Pékin et 2024 à Paris. Cela entrainerait sa disparition du paysage olympique pour la prochaine décennie. Ce doute est nourri par un contexte où la Présidence de France Télévisions ne fait plus du sport une priorité, tente de revendre une grande partie de son catalogue de droits sportifs et s’apprête à faire payer à la Direction des Sports l’essentiel des 50 millions d’euros d’économies demandées par l’État.

Nous parlons de cela cinquante ans presque jour pour jour après la première diffusion télévisée en couleur, en direct et en mondiovision, d’un événement : la cérémonie d’ouverture des Jeux de Grenoble en 1968. 

Au-delà du constat, ce risque de retrait de France Télévisions de l’Olympisme pose une série de questions. Il remet également en cause quelques principes qui fondent notre démocratie, le mouvement olympique et sa nouvelle trajectoire.

Alors que le pays s’apprête à accueillir les jeux du centenaire, nous pensons que le débat dépasse largement le cadre même de France Télévisions, ses dirigeants et ses salariés mais relève d’un enjeu national. Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 en France promettent de porter avec eux des évolutions, des opportunités, des investissements importants, dans le sport bien sûr, mais aussi dans l’éducation, la santé, les télécommunications, l’emploi. L’audiovisuel fait-il partie de ce champ public et peut-il en être exclu ?
  • Dans le pacte que le Comité International Olympique vient de signer avec la France, est-il envisageable que le groupe audiovisuel majeur du pays ne soit pas le partenaire, le témoin et le forum de ce contrat ?
  • À l’heure où le pays s’apprête à investir au moins 3,5 milliards d’euros dans les infrastructures des Jeux Olympiques en France, est-il raisonnable d’envisager que le contribuable, qui financera une part importante de ce projet, ne soit pas garanti d’avoir un accès libre, gratuit et complet à cet événement historique, et ne pas garantir la même réciprocité aux sports qui seront représentés en 2024 ? D’autant que, loin d’être hégémonique, France Télévisions a toujours su nouer des partenariats public/privé pour amortir ses coûts et offrir une diversité de choix au public.
  • Alors que les Jeux doivent être un accélérateur de prise de conscience et d’évolutions sociétales, un promoteur des nouvelles politiques d’inclusion, qui d’autre que France Télévisions peut offrir autant de visibilité aux sports paralympiques ? Qui peut assurer autant d’heures de diffusion aux Jeux quelque soit leur fuseau horaire ?
  • Devant nous s’annoncent à moyen terme de nouveaux bouleversements technologiques et les Jeux en seront comme toujours la rampe de lancement. Qui d’autre que France Télévisions peut assumer le rôle de plateforme de partage avec les pays émergents et en voie de développement ?
  • Face à des enjeux qui dépassent largement le cadre du sport, est-il souhaitable de se passer du groupe audiovisuel public qui, par la variété de ses canaux, son expertise et ses rédactions, est le seul capable de présenter tous les aspects d’un projet tel que l’organisation des Jeux dans un pays ? Qui d’autre qu’un groupe audiovisuel public peut offrir la garantie d’organiser le débat, toujours passionné autour des Jeux, de manière indépendante de toute pression ?
  • En dehors de France Télévisions, de sa mission de service public, de ses multiples antennes, de ses solutions numériques puissantes, qui peut assurer une couverture plus large des Jeux de jour, comme de nuit, offrir une visibilité de cette ampleur à tous les sports et pas seulement aux plus « rentables » en termes d’audience ? Qui d’autre peut être le partenaire de tous les médias des 270 millions de francophones dans le monde ?
  • Si à Los Angeles, et son projet entièrement privé, la question ne se pose pas en ces termes, en France, l’objectif assigné à ces Jeux de 2024 est clairement de servir de modèle inspirant pour d’autres villes et d’autres pays. Devrait-on comprendre qu’un désengagement de la télévision publique, partenaire historique du CIO, serait alors inclus dans ce nouveau modèle présenté au monde olympique ?
  • Parlons franchement, que représentent 50 millions d’euros de 2018 sur les quelques 20 milliards de budget cumulé de France Télévisions d’ici 2024 et au regard des investissements de long terme que consent la nation ? La chasse aveugle aux coûts doit-elle se transformer en mise à l’écart pour les dix ans qui viennent d’un partenaire historique du mouvement olympique ? Cette intention affichée, si elle devait se transformer en décision ou en défaite serait-elle bien proportionnée et finalement crédible ?
Chacun répondra à ces questions selon son analyse et sa sensibilité.

Il n’est pas question ici de prétendre qu’il faut dépenser sans compter, ni céder au chantage de prix exorbitants. Pour notre part, nous pensons que le défi historique d’organiser les Jeux du centenaire à Paris doit prévaloir sur des considérations saisonnières, il nécessite une vision à long terme. Un tel dossier, avec ses enjeux, ne peut se balayer d’un revers de manche par quelques indiscrétions dans la presse.

France Télévisions est le témoin de l’histoire contemporaine de la France et du monde, c’est sa mission première, sa raison d’être. Les Jeux Olympiques et Paralympiques en font pleinement partie. Raconter, faire découvrir et partager, au fil du temps l’aventure de jeunes femmes et hommes de tous horizons lancés dans l’aventure olympique, témoigner de la transformation physique, technologique et sociétale d’un territoire lancé dans le défi olympique – pas seulement pendant une quinzaine estivale – c’est pleinement cela la mission actuelle de France Télévisions et pour l’avenir.

Les salariés de France Télévisions et ceux de la Direction des Sports en particuliers, sont viscéralement attachés à leur mission olympique, et le prouvent tous les deux ans. Pour toutes ces raisons qui nous semblent fondées, nous n’imaginons pas que la télévision publique de la France puisse manquer ce rendez-vous et, pour la première fois, tourner le dos à son histoire. 

Nous en appelons donc aux autorités supérieures du pays et de l’olympisme pour que l’intérêt général, les valeurs portées par le mouvement olympique et finalement la raison l’emportent. La génération 2024 mérite que son histoire soit contée.