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mardi 19 décembre 2017

Charline Vanhoenacker s'est payé dans les grandes largeurs, Laurent Delahousse, ce matin sur Inter.



Charline Vanhoenacker s'est payé dans les grandes largeurs, Laurent Delahousse, ce matin sur Inter.  

"La Presse étrangère a été féroce" indique sur Inter Charline Vanhoenacker qui a concocté son irrésistible billet sur la longue déambulation de Delahousse dimanche soir avec le Chef de l’État : "Même si la première dame avait été interviewée par le panda du zoo de Beauval on en aurait appris beaucoup de plus" 

L’humoriste a notamment fustigé l’ex Orange Ernotte pour un potentiel sms "Bravo Laurent, beau boulot ! Si avec ça le président ne change pas d'avis sur le service public, je n'y comprends plus rien". Elle également imaginé le message de David Pujadas désormais surnommé "le pitbull du 20 Heures" : "Laurent, un grand merci, depuis dimanche soir, les gens me disent qu'ils me regrettent".

"Il y a même Frédéric Lopez qui s’est manifesté" ironise encore Charline Vanhoenacker passant à un autre texto que ce dernier aurait pu envoyer à Laurent "Je voudrais faire le prochain numéro de 'Rendez-vous en terre inconnue' avec toi ! Je peux même te donner un indice sur la destination. Ça commence par école, ça finit par journalisme. Lol".

Elle se lâche encore plus "Là-dessus, Laurent Delahousse vérifie un détail et en effet, Elise Lucet vient de le bloquer sur Facebook, après avoir posté ceci : 'Moi, avec ton budget brushing, j'envoie une équipe en Afghanistan'. Vous imaginez 'Cash investigation' avec Delahousse, ça s'appellerait 'Cache-cache investigation'...".

Elle a conclu avec un dernier sms tout aussi improbable (le meilleur selon elle) signé Manuel Valls "Bien joué Laurent, à un moment Emmanuel Macron j’ai cru qu’il allait rendre gorge" renvoyant aux produits dérivés dont elle a fait la liste.

Tex viré après sa blague douteuse…Et si réellement, il était sacrifié pour parler d’autre chose que du flot de défiances que suscite l’ex Orange ?!



Tex viré après sa blague douteuse…Et si réellement, il était sacrifié pour parler d’autre chose que du flot de défiances que suscite l’ex Orange ?!   

Il fallait bien parler d’autre chose que de la motion de défiance votée à 84 % contre Ernotte dont Yannick Letranchant (le remplaçant de Michel Field) expliquait ce weekend dans « Le Figaro » : "En visant Delphine Ernotte, ils se sont trompés de cible. Je suis totalement solidaire et je prends ce vote pour moi". S’il indique que la motion de défiance le vise et qu’il "prend ce vote pour lui" pourquoi alors n’a-t-il démissionné comme son prédécesseur pour essayer de lui sauver la mise ?  Cela est un autre débat…revenons à Tex viré manu militari après 17 ans aux commandes des Z'amours.

C’est une femme Anne Roumanoff qui est la première intervenue pour soutenir l’animateur/comédien. Elle critique sans détour sur Twitter, la manière de procéder de France 2. "Défendre le droit des femmes oui, faire régner le politiquement correct par la terreur, non!" précisant évidemment que, le cas de Tex ne peut être comparé par exemple à celui de Bertrand Cantat  responsable de la mort de son ex-compagne Marie Trintignant après qu’il l’ait battue.  

Jean-Yves Lafesse, lui a immédiatement emboîté le pas sur Facebook, pour commenter le licenciement de Tex qui s’est excusé reconnaissant comme son confrère que la blague était "pourrie, nulle et machiste".
Dans un long message posté jeudi sur le réseau social, il a vivement critiqué son exclusion de France 2, avant d'appeler les autres humoristes à réagir à leur tour. "Alors Tex ressort une vieille blague bien pourrie de derrière les fagots sur une autre chaîne que la sienne en plus! Et il se fait virer de France 2... Jusqu'à présent, il n'y a que deux personnes du service comique qui se sont exprimées pour le défendre publiquement: Anne Roumanoff et votre serviteur", écrivait-il. 

"Ben quoi, les comiques, vous avez peur? De perdre vos entrées sur France 2? Vous faire défoncer par le Nouvel Ordre Moral? Tout le monde sait qu'on perd tous les jours un peu plus de liberté, dans tous les domaines et il n'y aurait que les comiques qui ne l'auraient pas remarqué, ou feindraient-ils de ne pas le voir?", ajoutait-il. 

Anne Roumanoff et Jean-Yves Lafesse ont visiblement été entendus puisque d'autres voix se sont progressivement élevées, notamment Stéphane Guillon qui dénonce dans une autre tweet, publié vendredi, le "retour de la censure".   

Bérengère Krief invitée des Grandes Gueules, a jugé disproportionnée cette sanction. "La décision de le virer de 17 ans de ce poste-là, je trouve cela un peu dur surtout qu'il s'est excusé", a-t-elle lancé.

Dans les colonnes du Parisien, Olivier de Benoist a pour sa part estimé que les humoristes sont devenus des "cibles faciles". "Il y avait une liberté de ton plus importante avant. Les gens cherchent la petite bête [...] N'importe quelle vanne à plat peut se retourner contre soi. Pour que l'humoriste puisse rire de tout, il ne doit pas y avoir d'ambiguïté", dit-il. "À aucun moment on ne se dit que Coluche fait l'apologie du viol" assène l'humoriste faisant un parallèle avec le sketch de Coluche "le viol de Monique"

lundi 18 décembre 2017

Jean-Jacques Bourdin remonté contre Laurent Delahousse comme l’ensemble de la profession, semble-t-il.


Jean-Jacques Bourdin remonté contre Laurent Delahousse comme l’ensemble de la profession, semble-t-il. 

Finalement la déambulation élyséenne à laquelle s’est livré Emmanuel Macron pour les besoins de l’émission de Laurent Delahousse, hier dimanche soir sur France 2, n’aura servi ni l’un, ni l’autre.

Ce matin, Jean-Jacques Bourdin fut l’un des premiers à réagir de façon virulente,  en direct sur RMC, estimant que Laurent Delahousse n'avait pas fait son travail de journaliste. Il n’a pas été le seul !  
Depuis l’exercice de communication ne cesse de faire des  vagues dans le monde politique comme dans le monde médiatique. 
"Monter ou descendre un escalier, ce n'est pas un axe journalistique. (...) Michel Drucker l'aurait mieux fait que Laurent Delahousse (...)" assène le journaliste Jean-Jacques Bourdin à l’adresse de l’intéressé. 

 A Eric Brunet qui essaie vainement de trouver quelques circonstances atténuants au présentateur du 20h weekend en précisant "Delahousse n'est pas Bourdin, c'est clair", il répond "Ce n'est pas une question d'être Bourdin. Il y a des journalistes qui ne sont pas capables, c’est tout"

Extrait (verbatim de l’émission):

JJB: "Sur l'énergie fossile il n'y avait pas d'autres questions à lui poser ? Lorsque Emmanuel Macron parle de la suppression, de la fermeture des centrales à charbon, il n'y avait pas d'autres questions à lui poser sur les subventions, sur l'argent que verse l'État pour subventionner les énergies fossiles ? Il n'y avait pas d'autres questions précises? Bon! 


Quand on fait du journalisme, qu'est-ce qu'on fait? On pose des questions précises et celui qui est en face qu'est-ce qu'il doit faire? Il doit répondre à des questions précises. C'est comme ça que cela se passe, sinon ce n'est pas la peine.
 

Ah ! bah oui sinon, on fait la Une d'un journal papier glacé puis voilà. Non mais c'est autre chose. "

EB: "Delahousse n'est pas Bourdin, c'est clair"

JJB: "Ce n'est pas une question d'être Bourdin. Il y a des journalistes qui ne sont pas capables…."

dimanche 17 décembre 2017

Pourquoi assistons-nous impuissants à la casse de la télé publique?

Dans un formidable billet dont il a le secret, Stéphane Hoffman se pose dans le "Figaro Magazine" de cette semaine, la question qui est sur toutes les bouches et dans tous les esprits s'agissant plus particulièrement des dirigeants de l'audiovisuel public au dessus de tout : des condamnations, des lois, des motions de défiance, de la représentation nationale, des Tutelles, du Gouvernement, des Présidents des Assemblées... - la liste serait longue - et même au dessus du Président de la République: "Pourquoi ces gens n'ont-ils aucun compte à rendre ?" (fin de post)

Son papier s'il vise bien France Télévisions et Ernotte qui vient d'essuyer une motion de  défiance contre elle avec 84% des votants, vient en écho aux propos de Mathieu Gallet le toujours président de Radio France qui déclarait jeudi dernier au Monde qu'il ne démissionnerait pas s'il était condamné en janvier, à l'issue de son procès tenu en novembre pour "favoritisme" lors de son précédent mandat à la tête de l'INA.

"Mon mandat (à la tête de Radio France) court jusqu'en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque là", a-t-il affirmé.

Voilà où le système en serait arrivé! A créer un petit noyau d'intouchables nommés par la République ! Franchement une honte.

Extrait

"Pourquoi ces gens n'ont-ils aucun compte à rendre ? Pourquoi assistons-nous impuissants à la casse du service public [France Télévisions, ndlr]?

Il est normal que les mauvais dirigeants prennent de mauvaises directions: ce que fait depuis toujours Delphine Ernotte avec les conseils de Xavier Couture (ce très cher Xavier : à l'entendre, la vie sexuelle de Casanova; à le lire, la vie intellectuelle de Monsieur Perrichon).

Il est aussi normal que le CSA laisse faire...

Ce qui est anormal, c'est de laisser prospérer mauvais dirigeants et mauvais conseillers en un vicieux système, à la fois incestueux et suicidaire.
Un système créé entretenu par le politique. C'est donc au politique de le réformer. Si il y arrive.
S'il n'y parvient pas, qu'il laisse faire. Le système audiovisuel public s'effondrera de lui-même."