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lundi 25 décembre 2017

Ernotte sitôt débarquée, ne pourra être remplacée par un proche collaborateur de Françoise Nyssen !



Ernotte sitôt débarquée,  ne pourra être remplacée par un proche collaborateur  de Françoise Nyssen !  

Un ex de Canal + et pro de l’audiovisuel  - ce qui n’a pas été le cas à l’été 2015 contrairement aux termes de la loi – pour certains des chroniqueurs sur place qui livraient un prénom: un certain "Rodolphe" !

Le même jour, la ministre Françoise Nyssen qui a parlé « d'état d'urgence » du paysage audiovisuel en recevant les positions des entreprises de l’audiocisuel public, qu’elles jugeait certes   « intéressantes », mais peu convaincue dans les faits leur  demandait « C'est-à-dire aller plus loin que ce qu'ils ont proposé avec des éléments plus concrets » 

Si « Une fusion pure et simple, est en tout cas écartée », des scenarii comme ceux d’une holding ou d’un GIE restent à l’étude et ne verraient le jour que « si les transformations proposées étaient suffisantes »

Chacun imagine bien que ceux qui ont pondu ces propositions dont le ministère précise qu’il ne s’agit là « Il n'est qu'un aspect de la réforme et pas de l'aboutissement » n’avaient aucun intérêt à aller très loin.

Quant au doc qui avait fuité dans la Presse fruit visiblement des « réflexions »  du comité action publique « CAP 2022 » pour lequel la ministre avait envisagé dans un premier temps de porter plainte avant de se raviser, il a le mérite d’avoir permis à la Presse de mettre à nu ceux qui s’activent dans les coulisses, à commencer par Marc Schwartz le directeur de cabinet de Françoise Nyssen.

Pour mieux comprendre qui fait quoi, le blog CGC Média vous renvoie aux quelqueslignes du Figaro où tout figure « Dans les coulisses, son directeur de cabinet Marc Schwartz est à la manœuvre. Il connaît bien France Télévisions pour en avoir été le directeur financier sous la présidence de Marc Tessier de 1999 à 2005. Un Marc Tessier que l'on retrouve au sein de la commission d'action publique, CAP 2022.
Avec Roch-Olivier Maistre, il planche sur la partie « audiovisuel public » de la commission. Enfin, à la tête des services techniques du ministère, la DGMIC, on retrouve Martin Ajdari, ex numéro deux de Radio France et France Télévisions. Avec de tels experts il est impossible de biaiser. Ils connaissent toutes les forces, les faiblesses, les rouages, les blocages et les pages d'économie de la grosse machine… » 

Et ils ont tous, à des postes différents responsables de la situation que la Cour des comptes il y a quelques mois qualifiait « d’impasse financière »
 
- l’un de président de France Télévisions non reconduit dès le premier tour de scrutin par le CSA remonté contre lui, en 2005 ;

- l’un directeur financier sous la présidence du précédent, aujourd’hui‘hui directeur de cabinet de la Ministre de la Culture ;

- l’un encore à qui la précédente Françoise Nyssen, a  confié une mission de réflexion sur une « maison commune de la musique » mais surtout et aussi  ancien conseiller culturel de l'Élysée qui connait évidemment bien les deux premiers ;

- l’un toujours à la tête des services techniques du ministère, la DGMIC, qui fut ex numéro deux de Radio France et France Télévisions avant d’être remercié

Autrement dit, on prend les mêmes et on recommence ! 

Que n’ont-ils, en leur temps mis en pratique – ceux qui travaillent donc tous pour cette commission d'action publique, CAP 2022 absolument pas avare de préconisations - ce qu’ils tentent de faire valider à présent par le Chef de l’État ? 

Une chose parait acquise, quand bien même l’un ou l’autre intégrerait le Conseil d’Administration de France Télés (ce qui est déjà le cas pour l’un d’entre eux) même avec un pédégé élu par les administrateurs...ceux qui y ont rêvé ou ont échafaudé un tel plan, devraient être fort marris : cela n’arrivera pas !


C’est de toute façon « au final, l'Élysée qui arbitrera » et à décortiquer les propos d’Emmanuel Macron de ces dernières semaines, il y a fort à parier qu’avec tout ce qui précède, qu’il ne goûte point les parties de billards à trois bandes (au minimum !)

vendredi 22 décembre 2017

La cgt qui vole comme d’habitude au secours d’Ernotte, compare Emmanuel Macron à Sarkozy en pire et moque les convictions du sénateur André Gattolin.



La cgt qui vole comme d’habitude au secours d’Ernotte, compare Emmanuel Macron à Sarkozy en pire et moque les convictions du sénateur André Gattolin.

Quand ce n’est pas force ouvrière et son « chroniqueur hippique » pour la société des courses de Strasbourg Éric Vial qui publiait, il y a peu, un énième plaidoyer pour l’ex Orange vomissant au passage les journalistes qui avaient osé voter la défiance contre elle à hauteur de  83,77 s’interrogeant sur ce « score digne des plus grandes dictatures » et « l’ illustration du jacobinisme poussé à son extrême » (sic), c’est l’autre roue de l’attelage ernottien qui s’y colle.
Si personne n’est plus dupe à France Télévisions du soutien permanent mais bien inutile qu’apporte le tandem fo-cgt à Ernotte, le dernier communiqué des cégétistes de France Télés «Allô l’Elysée ? qu’est-ce qu’on passe ce soir à la télé ?», ne déroge pas à la règle.
D’abord, ils viennent de comprendre le 20 de ce mois que l’info que donnait le blog CGC Média le 14 décembre concernant « le dépôt  d’une proposition de loi par le sénateur André Gattolin, enregistrée à la Présidence du Sénat le 10 décembre 2017 en session ordinaire réformant la procédure de nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public » était bel et bien fondée.

« Proposition de Loi aussi précipitée qu’incongrue au pays des libertés démocratiques » semble pester la cgt qui indique que « s’il était par malheur adopté, serait un retour en arrière digne des années Peyreffite, quand le ministre de l’information avait sa ligne directe avec les rédactions de l’ORTF... »

Et de s’interroger, en prime, sur les facultés de « ce sénateur aux convictions bien ancrées (c'est un ex Europe Ecologie  Les Verts converti au macronisme) » qui « Au prétexte que la nomination des PDG de l’audiovisuel public par le CSA serait entachée d'opacité » – c’est bien la cgt qui l’écrit  -  « il propose de les faire désormais désigner par les Conseils d'administration ».

Waou ! Le président du conseil d'administration directement et exclusivement nommé par les administrateurs – la règle juridique qui s’applique pourtant globalement à toutes les SA de France et de Navarre« risque de porter un très mauvais coup contre la démocratie dans notre beau pays » !

Faut quand même oser !!!

Ce n’est pas terminé, attendez. Le parlementaire Gattolin va encore en prendre pour son grade « l’inventif sénateur qui souhaite modifier la composition de ces mêmes Conseils d'administration et d’en réduire en nombre d’administrateurs …Aujourd’hui le Conseil d’administration compte 14 membres -  Deux représentants élus du personnel, deux représentants des Assemblées, cinq personnalités choisies par le CSA, cinq par le gouvernement - Demain, si le projet était adopté, le Conseil d’administration ne compterait plus que douze membres ».   

La cgt prenant bien soin d’indique que ce passage de 14 à 12 administrateurs au CA de France Télés « après avis conforme des commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat »,  « ce n’est pas une blague » !

« Les mandats en cours des membres des Conseils d’administration seraient interrompus à promulgation de la loi, sauf celui des PDG en exercice et le nouveau Conseil d’administration disposerait d’un délai de trois mois pour les virer sans état d’âme… », ajoute la cgt qui pense ainsi parvenir à sauver la tête de Delphine et menace même l’État (qui doit trembler) « Nous attendons avec impatience la position du gouvernement sur cette proposition de Loi ».

Emmanuel Macron n’est pas en reste avec ces pro-Ernotte…C’est Sarkozy devenu réalité, écrivent-ils: « Emmanuel Macron, c’est le rêve de Nicolas Sarkozy enfin réalisé… ». 


Quelle incongruité anti démocratique, quel crime de lèse-majesté tout de même   « faire nommer (ou remercier) directement celles ou ceux qui lui devraient tout »…tout cela est impensable pire, totalement antidémocratique donc !



Laisser à la tête d’une boîte quelqu’un avec un salaire de 412.000€/an qui la ridiculise jour après jours, la massacre et la coule en tenant de se réfugier derrière les salariés dans un pseudo bras de fer avec le Chef de l’État qui n’a aucune chance de réussir, c’est plus démocratique et moins Peyreffitien ?

Rodolphe Belmer, l’éphémère conseiller de l’ex Orange bientôt patron de FTV ?


Rodolphe Belmer, l’éphémère conseiller de l’ex Orange bientôt patron de FTV ?

Hier jeudi 21 décembre, en direct dans « Touche pas à mon poste », Cyril Hanouna a avancé l'hypothèse selon laquelle le CSA serait en train de plancher sur le débarquement de l’ex Orange de France Télés.

Ce dernier a même laissé entendre qu’il connaitrait le nom de celui qui tiendrait les rennes de France Télés. En plateau, les chroniqueurs ont tenté de lui en faire dire plus comme son prénom par exemple: un certain "Rodolphe" selon Isabelle Morini-Bosc et Agathe Auproux.

Il n’y a pas beaucoup de Rodolphe sur la place, à part évidemment Rodolphe Belmer dont le blog CGC annonçait dès le 16 septembre 2015 – à peine nommé comme conseiller de l’ex Orange pour l'animation d'un comité d'orientation en vue d'étudier la politique stratégique pouvant être établie – son départ de France Télés.

Dans un article intitulé "Rodolphe Belmer pourrait prochainement rendre son tablier"   voici ce que nous indiquions "chaudement encouragé à rejoindre France Télévisions pour "épauler" celle que "Schrameck and co" sortait d'un chapeau le 23 avril dernier, n'était plus très chaud pour rester".

Un mois plus tard, le même blog CGC Média diffusait le communiqué de l’intéressé qui allait alors prendre la tête de l'opérateur de satellites Eutelsat en tant que directeur général : "Je suis honoré de rejoindre Eutelsat, un des groupes leaders dans le domaine de la technologie en Europe, à un moment clef de son développement...La transformation en cours du marché de la distribution des contenus et l'importance grandissante des offres internet haut débit constituent d'importantes sources de croissance dans notre secteur un paysage en pleine mutation".

Une chose est sûre, depuis la motion de défiance votée contre Ernotte à presque 84% des votants, les salariés de France Télévisions attendent impatiemment l’annonce de son départ comme celui de toutes celles et ceux qui lui sont associés.