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vendredi 21 septembre 2018

A quand la promotion par Nyssen de Jean-Paul Cluzel épinglé par « Le Canard enchaîné » pour plus de 400 000 euros de frais de transports ?


A quand la promotion par Nyssen de Jean-Paul Cluzel épinglé par « Le Canard enchaîné » pour plus de 400 000 euros de frais de transports ? 

Il y a quelques semaines, le Presse unanime s’emportait après la parution au JO de  la nomination par Nyssen d’Agnès Saal comme haut-fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations au ministère de la Culture et de rappeler alors que l’ancienne présidente de l'INA avait été suspendue avant de démissionner de son poste et après les révélations sur les dépenses astronomiques en frais de taxis (près de 24.000 euros à l'INA et près de 24.000 euros au Centre Georges-Pompidou soit 48.000€ en tout) pour lesquelles elle avait d’ailleurs plaidé coupable et qui lui valurent 6 mois de suspension sans solde et une condamnation à trois mois de prison avec sursis assortis qu’une double amende. 

C’est quasiment 10 fois cette somme soit plus de 400.000€ que Jean-Paul Cluzel ex pédégé de Radio France - déjà le haut-fonctionnaire lui -  a dépensé en l’espace de cinq ans.

En effet dans son édition du mercredi 19 septembre, Le Palmipède citant un rapport confidentiel de la Cour des comptes en date du 15 mars, épingle la gestion de Jean-Paul Cluzel, l’ancien président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais entre 2011 et 2016…

Vous savez la Cour des comptes qui s’est penchée sur la gestion du CI-ORTF – gestion CGT de 2009 à 2012 puis CGT/FO de 2012 à 2014 - dont elle souligne les anomalies, recommande la récupération de sommes versées à tort notamment au trésorier et/ou préconise une autre organisation que s’est évertuée à mettre en œuvre l’alliance qui a renversé la précédente (*).


(*).

Le Canard chiffre à 410 000 euros sur cinq ans – soit plus de 6 800 euros par mois – les notes de transport de l’ancien président durant son mandat à la tête de l’établissement public.
 

Pour l’année 2014, cette somme a atteint 95 090 euros, soit plus de 7 900 euros mensuels.
 

Contacté par l’AFP, mardi 18 septembre, Jean-Paul Cluzel se défend de tout excès. Selon lui, la limousine – « une Peugeot 508 » – et le chauffeur « servaient également pour les membres de la direction, les artistes, collectionneurs et invités, et pour le transport des plis. A cela s’ajoutait un recours ponctuel aux taxis, notamment pour les heures très tardives et pour les invités quand mon chauffeur ne pouvait suffire à lui seul ».


Envolée des coûts de rénovation


Désormais à la tête du conseil d’administration de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), Jean-Paul Cluzel qui dément tout usage « à des fins personnelles » de ce véhicule, avance lui ses propres chiffres: « 68 000 euros par an pour la Peugeot 508 et le chauffeur, y compris heures supplémentaires, carburant, assurances, entretien, cotisations sociales et taxes. Les taxis, pour le transport d’invités, artistes, grands collectionneurs, mécènes, c’est 3 366 euros par an. ». 

A quel poste pourrait bien atterrir, Jean-Paul Cluzel déjà haut-fonctionnaire redisons-le qui a donc dépensé environ dix fois plus ce qu’Agnès Saal avait dépensée et a été condamnée pour ça ! 

jeudi 20 septembre 2018

France Télévisions déclare avoir mis en place un accord sur la rémunération des « hauts cadres » juste avant de signer l’accord collectif.


France Télévisions déclare avoir mis en place un accord sur la rémunération des « hauts cadres » juste avant de signer l’accord collectif. 

Avait lieu hier, la deuxième séance de négociation sur la revalorisation des minima de grilles salariales pour l’accord étendu concernant l’emploi des CDDU dans l’audiovisuel.

Négociations dont le Canard enchaîné dans un récent confidentiel (ci-après) avait osé parler mettant en parallèle l’augmentation du salaire du directeur de cabinet d’Ernotte (19,5%) avec la proposition du représentant de France Télés qui proposait 0,5% de revalorisation desdites grilles pas réévaluées depuis 3 ans et qui ont fait s’indigner le "spécialiste des courses hippiques" à l'extérieur de France TV Éric Vial (FO) et Christophe Porro (CGT) respectivement ex Secrétaire adjoint et ex trésorier au CI-ORTF. (* article du JDD en fin de post)

Comment « Le Canard enchaîné » avait-il pu écrire cela alors que, selon le binôme CGT/FO Porro/Vial, ce genre de discussion n’avait pas à être rendu public ! 

Il n’aurait pas fallu dire que le représentant de France Télés avait fait cette proposition à 0,5% qu'il a maintenue lors de cette 2ème réunion !


Bien si, tout au contraire…Ces discussions ne peuvent et ne doivent rester secrètes. Il n’y a aucune raison de ne pas révéler que le représentant de TF1 intervenant au nom des télévisions privées comme ceux des Télés locales et de l’Accès ont fait un effort supplémentaire en proposant 1,3% de plus quand celui de France télés campait sur son chiffre de 0,5% !

Le représentant de France Télés qui a cru devoir indiquer que ce qu’avait écrit « Le Canard » n’était pas exact !!

Interpellé par la CGC comme par la CFTC qui lui ont demandé si la direction de France télés avait fait parvenir un démenti ou un droit de réponse sur les révélations du palmipède, il a botté en touche.

S’agissant du  système de rémunération par « bandes » (bandes 11, 12 et 13) hors accord collectif signé à France Télés supposé couvrir l’ensemble des salariés de France Télés qui permet ce type d’augmentations des salaires de dirigeants totalement indécentes, il a d’abord essayé de moquer la CGC en lui balançant « il y a bien un groupe 11 dans l’accord comme vous le savez » tentant de faire croire que groupe et bande c’était pareil. 

Ben voyons ! Le mépris et la morgue sont devenus monnaie courante à France Télés.

Devant l’insistance de la CGC qui n’a pas lâché l’affaire, lui demandant pourquoi ces dispositions sur la rémunération des dirigeants n’étaient pas connues des syndicats et déconnectées de l’accord d’entreprise, il a fini par lâcher devant la vingtaine de personnes présentes y compris les autres employeurs « Ce système ne s’adresse pas seulement aux dirigeants mais à d’autres hauts cadres de l’entreprise (lesquels et à quel niveau) et s’il n’est pas dans l’accord collectif, c’est parce qu’il a été négocié avant sa signature (avec qui et par qui ?) ».

Voilà et on n’en reparlera pas ! Bien si, évidemment que nous allons en reparler…alors même que tous les accords et autres dispositions spécifiques  d’entreprise étaient juridiquement tombés au moment des discussions sur la « convention d’entreprise », chacun apprend que France Télés a validé juste avant un système de rémunération parallèle.

La CGC qui ne s'est jamais laissé impressionner (Les condamnations de Carolis, Millot et Bygmalion prononcées début 2017 en sont la preuve)  va interroger Bercy sur ces pratiques secrètes, a d’ores et déjà fait parvenir l’information à son avocat mandaté pour engager toute procédure au Pénal ou devant toute juridiction compétente visant à faire constater et sanctionner l’insupportable.

Quand allez-vous, monsieur le Président de la République, stopper la casse de la télé publique faite en votre nom par Nysssen, Ernotte et quelques fidèles, à commencer par France Ô ?

Quand allez-vous, monsieur le Président de la République, stopper la casse de la télé publique faite en votre nom par Nysssen, Ernotte et quelques fidèles, à commencer par France Ô ?  

Deux organisations syndicales à France Télévisions le SNPCA-CGC et l’UNSA ont décidé de mener ensemble ce combat qui plaide comme le prône Frédérique Dumas et six autres députés dans un rapport parlementaire pour le maintien de France Ô mais aussi de France 4 en diffusion hertzienne sur la TNT, au simple et logique principe qu’une chaîne qui bascule sans garder de fenêtre de diffusion dur les écrans télés perd plus de 85 % de ses spectateurs (exemple la chaine jeunesse BBC3).

Plus largement ces syndicats – le SNPCA-CGC et l’UNSA – qui viennent de découvrir ce mercredi l’article du "Canard enchaîné" (ci- après)  ont choisi de mener tous les combats contre ce qui se trame en votre nom et dont vous serez comptable aux yeux de tous : la casse de a télé publique.



C’est bien au mépris des missions de Service Public que certain(e)s embrouilleurs veulent vous faire croire que les modes de consommations auraient changé et que  demain les français regarderaient  la télé sur leur mobile, leur ordi ou leur tablette !!
Foutaise lorsqu’on sait que si la moitié des français possèdent chez eux un ordinateur, l’autre moitié - les plus fragiles, les pauvres, les sans dents - n’en a pas et cela sans compter tous ceux qui ne peuvent se payer un abonnement 4G et/ou un smartphone. Fi des ventes de téléviseurs récemment reparties à la hausse !
Il est grand temps d’entendre ceux qui les combattent comme le SNPCA-CGC et l’UNSA qui continueront de les combattre au quotidien, aussi longtemps que vous ne déciderez pas de les stopper net !