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jeudi 27 septembre 2018

France Télés comme…au temps de l’œil de Moscou avec la folie des Open- spaces de l’ex Orange !


France Télés comme…au temps de l’œil de Moscou avec la folie des Open- spaces de l’ex Orange !

Alors que nombre d’études montrent clairement «Pourquoi il faut en finir avec l'open space » (*) et leur dangerosité pour la santé des salariés quand ce n’est pas de flicage dont il est évidemment question, l’ex Orange n’a rien trouvé de mieux que d’en coller partout et à toutes les sauces !

En mai 2017, le blog CGC Média dans un article intitulé « Les caprices de l’ex Orange vont encore coûter cher aux contribuables, aux salariés de France Télés et au suivant » écrivait entre autres « Le réaménagent en « open spaces » au Siège de France Télé dont le blog CGC Média a déjà parlé devrait prendre un coup (voire un coût) d’accélérateur. L’ex Orange a décidé de s’installer au 3ème étage et ce sera pour septembre…coût de la lubie, au bas mot 400.000 euros rien que pour enlever les cloisons et en déplacer d'autres auxquels s’ajouteront 150.000 euros de frais de mise à la déchetterie ! »

Le nombre des déménagements estimés à plus de 500.000 euros chacun, en plus de ne servir à rien, coûte un fric fou à chaque fois et place les salariés dans des conditions de travail exécrables qui font exploser les arrêtes de travail et se multiplier les burn out.

(*) L’Obs dans son étude signée Louis Morice dont le titre ne souffre aucune interprétation, explique pourquoi de nos jours plus personne ne met en place ces open spaces… tout au contraire ceux qui avaient tenté l’expérience quelques années et ce dans de très nombreux pays du monde, en sont revenus et les ont arrêtées tant elles sont néfastes.

Extrait : 

"Et si le respect de l'intimité renforçait la productivité des salariés ? La high tech, qui avait abattu les murs dans les bureaux, commence à remonter des cloisons. 


Remontez des cloisons ! Bruit, promiscuité, manque d'intimité : le travail en open space montre ses limites. La preuve ! Toujours à l'avant-garde, la Silicon Valley commence à fragmenter l'espace de travail, après avoir été le fer de lance de l'open space 

Au cœur du problème, la crise de l'intimité 

Pourquoi, au fond, cette remise en question de l'open space ? Il y a le bruit - à trop forte dose, il serait responsable d'une baisse de 66% de la productivité. Mais aussi la meilleure prise en compte de l'importance de l'intimité. Une notion qui, selon Beatriz Arantes, psychologue chez Steelcase, doit être réhabilitée :

L'intimité, voilà un mot que l'on n'a pas l'habitude d'entendre dans le contexte du travail mais elle ne renvoie pas seulement à la vie privée. Il s'agit aussi d'un besoin de sécurité. La multiplication des espaces ouverts ou collaboratifs laisse de moins en moins de place aux individus. On assiste à une vraie crise de l'intimité" … 

Dès 2013, Google n'a pas hésité à franchir le pas, notamment pour son siège de Tel-Aviv réalisé par le cabinet Camenzind Evolution;
Chez Facebook aussi, les salariés peuvent se ménager un peu d'intimité pour se concentrer. Seuls, ou encore avec quelques collègues, comme ici sur le campus de Menlo Park en Californie... 

Fi des études; Ernotte en a décidé autrement, elle. A France Télévisions c’est open space et déménagements permanents et à tous les étages comme si la déconstruction de l’entreprise engagée depuis l’été 2015 n’était pas assez malsaine et cynique. Si les salariés ne sont pas contents qu’ils aillent voir ailleurs…un peu comme du temps des pires années de France Télécom (Orange aujourd’hui) dont le procès s’ouvre bientôt !

L’UNSA et la CGC qui ont décidé d’unir leurs forces et de s’opposer ensemble à tout ce que met l’entreprise en place pour dégouter les salariés, viennent de publier un communiqué à ce sujet : 


OPEN SPACE : LES RH DE PROXIMITÉ SOUS SURVEILLANCE
Lundi prochain, plus de 60 salariés RH notamment celles et ceux dits « de proximité » du siège déménagent de leur bureau au cœur de leur service respectif, pour être regroupés sur un plateau « open space » dans l’immeuble Valin. 



Quand on en parle aux intéressé-e-s, on sent encore chez eux la sidération d’une décision absolument incompréhensible car illogique, contre-productive et contraire à leur mission. 

Tout d’abord, un peu de sémantique de base, le ou la salarié-e- RH « de proximité » est censé-e- être en… proximité des salariés du service où il/elle est implanté-e. Au contact, le/la RH de proximité règle de nombreux problèmes du quotidien directement avec ses collègues depuis son bureau, dans un couloir, au sortir d’une réunion. Les salariés du service ont ainsi, pour une fois, quelqu’un qui s’occupe concrètement de leurs problèmes et peut souvent leur apporter des réponses immédiates. Un vrai progrès, un vrai rapport humain. Pour les salarié-e-s RH, c’est le sentiment d’être utile, de donner un sens à leur travail et d’apporter le véritable versant humain à l’acronyme RH qui en manque souvent. 

Bref, ça se passait plutôt bien, jusqu’à ce que QUI ??? dans les étages décide que ce serait mieux si les RH de proximité étaient… plus loin…

À partir de lundi donc, pour voir son RH de proximité, il faudra sortir de son service, trouver son box à Valin, s’installer derrière une petite paroi vitrée et ne pas parler trop fort pour conserver un peu d’intimité. Quel progrès ! Quelle avancée humaine !

Une ambiance plateforme téléphonique Orange ou Pôle Emploi qui donne le ton des relations que France Télévisions compte installer dans l’entreprise. 

On est toujours surpris de constater comment les opérations de rationalisation peuvent à ce point relever de… l’irrationnel. 

Avec notre liste commune UNSA-CGC nous comptons défendre un principe simple : LES SALARIÉS NE SONT PAS DES POULETS EN BATTERIE, NI JUSTE DES NUMÉROS PRÊTS À ÊTRE VIRÉS !

Pour nous au bas de l’échelle, la relation humaine au quotidien a encore un sens, l’affaiblir ou la couper ne peut que créer de la rancoeur et du ressentiment. Ce qui arrive aux RH est malheureusement un syndrome du climat qui s’installe à France Télévisions : des open space en rangs d’oignons au rez-de-chaussée, +19,5% d’augmentation de salaire au 8ème.

Rien n’est irréversible, nous vous défendrons !

Du 28 septembre au 4 octobre, votez ! Votez pour des élus de proximité, UNSA-CGC

 

mercredi 26 septembre 2018

France Télévisions livrée aux premiers de cordée ?! NON…Le réflexe UNSA-CGC pour éviter la chute.



France Télévisions livrée aux premiers de cordée ?! NON…Le réflexe UNSA-CGC pour éviter la chute.
                                                              
Dans un tract adressé aux salariés de France Télévisions dont l’écœurement est à son comble face aux petits arrangements entre amis qui durent depuis trop longtemps, la CGC qui a décidé d’unir ses forces à celles de l’UNSA (une grande majorité des ex de la CFDT qui la ne reconnaissent plus) dans le cadre des élections professionnelles qui vont avoir lieu pour en finir avec cette atmosphère de copinage qui règne entre une poignée d’aficionados et la direction.


Certains comme FO allant même jusqu'à se vanter d'avoir signé avec la direction - tableau à l'appui que nous vous laissons découvrir ci-après -   à peine plus que la CGT ! 

Ils ont oublié celui qu'ils ont récemment signé SEULS avec la dierction pour limiter le recours aux précaires à 80 jours par an!!!

Non, vous ne rêvez pas...Attention âmes sensibles s'abstenir. 

Les salariés en ont plus que marre de voir qu’un petit nombre signe tout ce qui se présente, s’en vante et va régulièrement dans le sens du vent pour accompagner la direction dans sa casse de l’entreprise. C’est dans ce contexte plus qu’alarmant et au regard du non-projet que véhicule la toujours ministre de la Culture qui avec Ernotte a déclaré ouverte la chasse aux hommes blancs de plus de 50 ans, que deux syndicats la CGC et l’UNSA se battent pour que les salariés ne soient pas emportés avec la cordée lorsque celle-ci dévissera.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir la publication en question :

« Les élections professionnelles de France Télévisions se tiennent dans le contexte le plus alarmant que les salariés aient connu jusqu’alors.



Quelle que soit notre chaîne, nous sommes tous confrontés à la remise en question soudaine, arbitraire et brutale de nos situations professionnelles, de manière déjà dramatique pour beaucoup -  en particulier les collègues de France Ô et France 4 qui sont les premiers touchés  - mais aussi plus insidieuse pour l’ensemble du personnel qui n’en peut plus.



A la politique de ponction budgétaire tous azimuts décidée par le gouvernement, s’ajoute une gestion erratique de la direction et, à présent, son zèle – sans qu’aucun texte ne justifie quoi que ce soit – à réduire massivement les effectifs par tous les moyens.



Il y a un mois, Françoise Nyssen et Delphine Ernotte avaient lancé l’offensive ensemble. La première avait affirmé sa volonté de voir l’audiovisuel public se transformer avant tout en éditeur de programmes. Vocable qu’utilisent les syndicats alliés de la direction comme une cause entendue ! Il n’y a rien de plus trompeur car l’activité d’éditeur ne s’accompagne pas forcément de la fabrication de programmes ! La preuve en est que nos moyens de fabrication internes se réduisent jour après jour comme peau de chagrin…hormis ceux dédiés au nouveau feuilleton de France 2 dont on fait grand bruit pour mieux cacher l’assèchement général.



Par ailleurs, cette seule activité d’éditeur de programmes pour France Télévisions ne tient pas la route une seconde face aux géants comme Netflix ou Amazon…



Autre annonce de la ministre validée par Delphine Ernotte « L’Outremer doit avoir une place centrale dans nos offres ! »…C’est sans doute pour cela et en toute logique que fut prise la décision de basculer dans un premier temps France 4 sur le Web pour ne pas dire la fermer comme France Ô (personne n’étant dupe de sa continuité numérique) ! afin de faire croire que cela ferait des économies.

La vérité inavouable est que les dirigeants de France Ô informés par le huitième étage qu’ils seraient les premiers sacrifiés, ne mouftent pas espérant certainement sauver leur peau et pris au dépourvu par l’attaque conjuguée Nyssen/Ernotte qu’ils acceptent finalement, n’ont plus pour seule mission que d’accompagner les salariés…vers quoi ?  Nul ne sait.



Il n’est pas question de les laisser faire comme il n’est pas question non plus de faire prendre le même chemin pour nos collègues de France 4.





« Faisons d’une contrainte une opportunité ! » ont déclaré les dirigeants de France Ô lors du dernier C.E. Pourtant aux questions insistantes et précises des élus sur le devenir des salariés de la chaîne, il est clairement apparu que ces derniers étaient destinés à être baladés de formation en formation (numériques bien évidemment. Merci mais la ficelle est énorme !) et ce jusqu’à épuisement psychologique des concernés.



Delphine Ernotte allait même jusqu’à conclure ces annonces par un cynique: « Dès septembre, vous serez pleinement associés à la construction de notre feuille de route. Je reviendrai vers vous pour vous préciser les modalités de cette collaboration ». Ben voyons !



S’agirait-il des courriers aux 2000 salariés visés par le plan de suppression de postes déjà budgété ? A moins qu’il ne s’agisse des impérieuses « invitations » à ces séminaires visant à placer les salariés en situation d’endosser la responsabilité de leur future éviction ?



Takis Candilis, parachuté « deus ex machina » des programmes, a l’expérience en cette matière. L’ex-dirigeant de Banijay Studios France (dont les salariés se souviennent…pour cause) déclarait le 11 juin au Figaro : « Aujourd’hui, nous mettons les contenus tout en haut, CONTENT FIRST ! » …et de promouvoir aujourd’hui l’organisation non plus par chaînes mais transversale. Nombreux sont les salariés de France Télévisions qui ont déjà expérimenté cette transversalité en travaillant gratuitement pour France Info sous la pression de leur N+1.



Dans ce contexte de casse programmée de la télé publique, les intérêts de salariés de France Télévisions ne peuvent être défendus que par des élus ne craignant pas d’exprimer la vérité des choses…pas par des aboyeurs permanents au service de la direction qui font mine de s’insurger contre elle dans leurs publications mais qui signent en coulisses avec la direction tous les accords même les plus tordus ou les plus secrets.



Il convient de marquer un coup d’arrêt à ce pathétique jeu de dupes et donner les moyens de se battre à ceux qui le veulent afin de défendre sans concession notre outil de travail. La politique de l’autruche serait mortifère.



C’est dans cet objectif et partageant les mêmes valeurs et le même attachement à une télévision publique citoyenne fabriquée par des professionnels respectueux de leurs métiers, que CGC et UNSA ont décidé d’unir leurs forces et leur expérience pour déjouer les plans destructeurs en cours.



Les salariés de France Télévisions en ont ras le bol d’être infantilisés et menés en bateau par des dirigeants dont la servilité envers le dernier pouvoir en place est le dénominateur commun.



Quel que soit votre secteur d’activité, quelle que soit votre situation personnelle, nous n’avons qu’un but être à vos côtés et stopper cet invraisemblable rouleau compresseur que, tous ensemble, nous pouvons stopper afin de redonner ses lettres de noblesse à la télévision publique.



Battons nous ensemble. Optez pour le vrai changement.

Du 28 septembre au 4 octobre, Votez et faites voter pour les listes de candidats UNSA-CGC




mardi 25 septembre 2018

Le mépris des précaires et l’enfumage des permanents à France Télés sur fond d'accords secrets et non écrits du tandem CGT/FO fidèle allié de la direction.de France Télés.

Le mépris des précaires et l’enfumage des permanents à France Télés sur fond d'accords secrets et non écrits du tandem CGT/FO fidèle allié de la direction.de France Télés.

Il y a quelques jours, juste après les révélations du Journal du Dimanche sur le prérapport confidentiel de la Cour des comptes concernant la gestion du CI ORTF (comité interentreprises de l'audiovisuel public) par la CGT – Éric Vial (FO) France Télés ayant intégré le bureau début 2012 comme secrétaire adjoint ce dernier  a cru devoir pondre un papier où il se vantait d’avoir signé des accords avec la direction de France Télés. 

Pour en avoir signé des accords, il en a signé des accords Eric Vial le "spécialiste des courses hippiques" à l'extérieur sur Alsace 2


Dernier accord en date qu’il ait signé avec la direction en juin, celui visant à réduire le nombrede jours de collaboration à 80 pour les précaires contre lequel il avait fait mine de s’élever ! Accord réputé non écrit, FO l’ayant donc signé seul

Cela vient en écho à l’accord secret CGT-direction à France Télés contre lequel le SNCPA-CGC et l’UNSA ont décidé de porter plainte (* fin de post)



(* Accord secret transmis à la Justice dans le cadre de la plainte).