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mardi 13 novembre 2018

Entendez Frédérique Dumas Monsieur le Président de la République.


Entendez Frédérique Dumas Monsieur le Président de la République.

Dans une tribune que publie « Libération », la députée UDI Frédérique Dumas parle des « 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce texte.

Les outre-mer, grands oubliés de l’audiovisuel public 


Malgré la promesse faite par le président de la République, en juin 2018, d'«une présence ultramarine au plus haut dans notre audiovisuel public», la mort de France Ô est programmée.

Tribune. Situés aux quatre coins du monde, à des milliers de kilomètres de l’Hexagone, les outre-mer ont longtemps souffert de leur éloignement géographique, comme relégués par-delà les mers à une forme de marginalité culturelle et politique. Ils apparaissent à bien des égards comme les oubliés de la République, face cachée, incomprise, voire méconnue de nos concitoyens et angle mort de l’élaboration de nos politiques publiques.

Pourtant, des Caraïbes au Pacifique Sud, en passant par l’océan Indien, les territoires ultramarins participent à donner à la France son universalité. De par leur ancrage océanique et leur ouverture sur le monde, de cette altérité construite au fil des siècles avec l’ancienne métropole, de cette cohabitation des cultures qui fondent la diversité syncrétique de notre pays, les outre-mer nous mettent face aux défis de notre temps : comment construire l’autre mondialisation, repenser notre rapport avec la planète et favoriser le vivre ensemble à l'aune d'identités plurielles ?

Lors des conclusions des Assises des outre-mer, en juin dernier, le président de la République tenait à rappeler leur enracinement au cœur de la République, à travers l’imaginaire puissant de l’archipel France, qui nous amène à reconsidérer la place laissée aux territoires ultramarins au sein des représentations traditionnelles de notre pays. Il affirmait alors : «J’entends les préoccupations, sur France Ô il y aura un débat. Je vous demande dans la concertation, là aussi, de faire évoluer ce dans quoi nous sommes enfermés mais avec de vraies garanties, qu’il y ait une présence ultramarine au plus haut dans notre audiovisuel public et il n'y aura aucun projet qui contrariera cet objectif.»Une mise à mort sans vraie concertation.
Le 4 juin 2018, la ministre de la Culture d'alors, Françoise Nyssen, avait, de son côté, annoncé la mise en place d’une large concertation pour «interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien de France Ô sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement de la présence ultramarine sur les chaînes généralistes». C’est pourtant sans consultation, ni de nos concitoyens d’outre-mer, ni des publics hexagonaux, après une simple réunion avec les parlementaires de la délégation aux outre-mer, alors farouchement opposés à cette démarche unilatérale, que le Premier ministre et la ministre de la Culture sonnaient le glas de France Ô, par voie de communiqué de presse, en plein cœur du mois de juillet : «Les conclusions de la mission de concertation conduisent à considérer que l’organisation actuelle du service public audiovisuel ne permet pas de donner la visibilité nécessaire aux territoires ultramarins et à leurs habitants. La représentation des territoires et des habitants ultramarins doit, en effet, trouver sa juste place au sein de l’audiovisuel public, non pas à la périphérie – comme c’est le cas aujourd’hui, à travers la chaîne France Ô, dont l’audience reste encore trop confidentielle, mais par une intégration au sein de la programmation de l’ensemble des autres chaînes de France Télévisions : information et météo, documentaires, magazines, émissions politiques, fictions.»
La libération du canal hertzien de France Ô fut ainsi officiellement entérinée et annoncée pour «au plus tard en 2020». En réalité, tout se passe «au plus tôt», dans une relative opacité.
Dans le rapport sur «l’audiovisuel public à l’ère du numérique» remis par sept député·e·s, en mai 2018, il était pourtant clairement mis en avant qu’il était de la responsabilité de la tutelle, c’est-à-dire de l’Etat, d’avoir compromis l’attractivité de France Ô et, par-delà, son existence même, avec une offre éditoriale rendue illisible, partagée entre une timide ouverture sur l’outre-mer et la tentation des cultures urbaines. Conscients que le débat passait par «un changement d’état d’esprit important», les sept député·e·s estimaient qu’il était «fondamental de consacrer, une mission pleine et entière à la place de l’outre-mer dans les missions des services publics de l’audiovisuel» pour prendre des décisions pertinentes.
Les suppressions du Journal et des émissions

Que s’est-il passé depuis ? Pour l’heure, pas une seule fois le groupe de travail annoncé par le Premier ministre n’a été réuni. Il devrait se réunir pour la première fois le 14 novembre prochain. Aucune réflexion, aucun appel d’offre, autour de la conception de programmes ultramarins sur France 2 ou France 3 n’ont été, ne serait-ce, qu’amorcés pour qu’ils puissent avoir la moindre chance de voir le jour dans les grilles de la rentrée 2019. A l’inverse, le volet «suppression» ne souffre, de son côté, d’aucun retard. Ont d’ores et déjà été annoncés la suppression du Journal télévisé de France Ô pour fin juin 2019 ainsi que l’arrêt de la production des émissions LTOM, Investigatiôns, Passion outre-mer, Multiscénik et Archipels à partir de septembre 2019.   

Or, s’il est plus facile de mettre un terme à des programmes existants, l’élaboration d’une offre alternative forte constitue un véritable défi qui s’inscrit dans le temps long. L’écriture, la production et la mise à l’antenne de nouveaux programmes attractifs et valorisants sur les antennes de France 2, France 3 ou France 5 risquent de rester lettre morte. Enfin, il sera difficile de proposer des créneaux décents sur France 2 ou France 3, du fait de la réduction de cinq à trois chaînes. Quant à la fameuse offre numérique alternative, qui peut vraiment y croire ? La bascule de la BBC 3 sur le e-player de la BBC, a montré qu’une telle offre ne peut exister que si elle est poussée par une offre linéaire forte et attractive et, donc, par une diffusion sur le canal hertzien. 

Tout cela ressemble donc à un enterrement de première classe pour la «représentation de l’archipel France» au nom des économies budgétaires, de la chasse aux «conservatismes» et de la soi-disant «modernité». Dans son discours lors des conclusions des Assises des outre-mer, le président de la République affirmait de manière forte : «N’ayons pas un débat un peu hypocrite qui consiste à dire : comme personne ne veut faire de décrochage sur l’audiovisuel public "noble" (France 2, France 3 ou France 5…), on a créé un audiovisuel public national périphérique qui s'appelle France Ô, personne n’en est vraiment content, mais on va le garder comme ça parce que c'est un système de reconnaissance. Ça n’est pas satisfaisant.»

A ce jour, ceux à qui il a confié ce «grand projet, dont rien ne devait venir contrarier l’objectif», n’ont toujours pas proposé d’alternatives crédibles. Pourtant, c’est bien dès à présent que se joue la liquidation de France Ô comme «système de reconnaissance». Et c’est bien cela qui n’est pas, à nos yeux, «satisfaisant».

Renaud Revel sur Europe 1 évoque les suites judiciaires imminentes s’agissant de la plainte sur le parachutage de l’ex Orange à France Télés.


Renaud Revel  sur Europe 1 évoque les suites judiciaires imminentes s’agissant de la plainte sur le parachutage  de l’ex Orange à France Télés.


Renaud Revel, journaliste média au sein du JDD intervenant également sur l’actualité du paysage audiovisuel français chaque samedi à 19h15 au sein du “Grand Journal” animé par Philippe Vandel, revenait le weekend dernier sur  l’antenne d’Europe 1 au sujet de la plainte déposée en 2015 par la SNPCA-CGC visant les conditions du parachutage de l’ex Orange à France Télés.

Pour réentendre la chronique, le blog CGC Média vous propose le lien suivant (de 39' à 42')

http://www.europe1.fr/emissions/votre-grand-journal-du-soir-du-week-end/philippe-vandel-111118-3798605

Emmanuel Macron invité du 20h de TF1 mercredi soir…France Télés repassera

Emmanuel Macron invité du 20h de TF1 mercredi soir…France Télés repassera.

Emmanuel Macron sera bien l'invité du 20h de TF1, demain soir mercredi. L’interview sera également disponible sur LCI (Canal 26 de la TNT) et sur LCI.fr.

Le Chef de l’État sera interrogé depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, trois jours avant la mobilisation des « gilets jaunes » partout en France le 17 novembre prochain.

France Télés n’est de nouveau pas concernée. L’ex Orange repassera…

vendredi 9 novembre 2018

La direction de France Télés et la cgt ne s'embarrassent pas des lois !


C'est sur fond de procédures judiciaires en cours notamment une plainte Pénale où les délits une fois avérés sont sanctionnées par de lourdes amendes et jusqu'à 10 ans de prison que l'ex Orange avec ses fidèles soutiens du tandem cgt/fo, imaginaient probablement convoquer un CSE extraordinaire hors la loi ! 
L'Alliance CGC-UNSA qui conteste tant la tenue de ce CSE extraordinaire comme les conditions dans lesquelles s'est tenue malgré une mise en demeure  la réunion constitutive sous la conduite de la DRH du Siège flanquée dudit  responsable des Relations Sociales avec ses 2 béquilles qui malgré l'accident de travail  dont il venait d'être victime - il s'était semble-t-il pris une gamelle à l'arrêt en scooter  - est resté de 10h à 19h sur place et ce alors que l'employeur aurait en toute logique dû le renvoyer chez lui selon les dispositions du code du travail et de la Sécurité sociale.



L'Alliance CGC-UNSA a donc adressé une lettre recommandée dont le blog CGC Média a eu connaissance (ci-après),  doublée d'un mail indiquant son intention de faire annuler cette séance illégale.
 
A l’attention de la présidente du CSE mandatée pour ce faire et du secrétaire élu en séance de l’instance (*)

Madame, Monsieur.

Vous avez convoqué le jeudi 8 novembre, une réunion de CSE extraordinaire pour le mardi 13 novembre 2018 avec comme points signés conjointement par le Secrétaire et la présidente du CSA mandatée pour ce faire et porté à l’ordre du jour : « Pouvoirs dévolus au secrétaire et au trésorier, désignation des représentants de proximité pour le Siège », points qui figuraient déjà dans l’ordre du jour de la réunion du CSE constitutif du 6 novembre alors qu’avait été notifiée et lue en séance une mise en demeure du conseil de l’alliance UNSA-CGC. 

Cette convocation comme cette séance est pour ce qui nous concerne illégale.

En effet, l’article 2315-31 du Code du travail dispose que « Le comité social et économique se réunit à la demande de la majorité de ses membres, les questions jointes à la demande de convocation sont inscrites à l'ordre du jour de la réunion. » De ce fait, le caractère extraordinaire de la réunion prive l’employeur en quelque sorte de son pouvoir souverain en matière de fréquence des réunions en tant que telles.
 
En l’occurrence, cette convocation d’un CSE extraordinaire n’émanant pas de la majorité de ses membres  et l’employeur ne pouvant y prétendre contraires aux dispositions  du Code du Travail qui ne prévoient ce genre de convocation que pour des consultations rendues obligatoires par une disposition législative, réglementaire ou par un accord collectif de travail – ce qui n’est pas le cas – cette séance extraordinaire est illicite et nous la ferons annuler si elle devait être maintenue.

Comme cela, n’était déjà pas assez grave, l’actuel secrétaire élu en séance du 6 novembre dont nous contestons la tenue, ayant indiqué qu’aucune réunion préparatoire n’aurait lieu, viole l’accord sur les moyens du comité social et économique central, des comités sociaux et économiques d’établissement, des comités d’établissement signé justement le 8 mars 2018 par la Cgt, Fo et la direction, qui indique en son article 3.7 – Réunion préparatoire aux séances des CSE : « Les séances des CSE d’établissement sont précédées d’une réunion préparatoire d’une demi-journée pour une durée égale ou d’une journée pour une durée égale ou supérieure. Cette préparatoire doit nécessairement avoir lieu le jour ouvré précédent ou le jour même de la séance du CSE d’établissement. Ce temps de préparation ne s’impute pas sur les crédits  horaires dont bénéficient les membres des CSE. Il sera rémunéré comme temps de travail à 100% du salaire horaire mais ne pourra pas générer d’heures supplémentaires ».

Il s’agit là d’une disposition impérative et en aucun cas d’une éventuelle possibilité. Ne pas y souscrire correspond à une infraction supplémentaire à  l’accord qui a – faut-il le rappeler – force de loi.

Dans de telles conditions si le secrétaire et l’employeur devaient poursuivre en ces sens, nous, élus, mettrons tout en œuvre pour saisir les juridictions compétentes et procéder à son annulation et à l’annulation de toute décisions qui pourrait y être prise.
Avec nos salutations distinguées.

Paris, le 9 novembre 2018

Que croyez-vous qu'il se passa ? Les intéressés en guise de réponse ont adressé un mail ce vendredi 8 novembre vers 20h30 pour changer le CSE extraordinaire en CSE ordinaire... comme si cela était possible et n'avait aucune importance !!! 

Ben voyons. Évidemment  NON ce n'est absolument pas la même chose.

La direction de France Télés et le duo cgt/fo ne s’embarrassent pas des lois !

Cette précipitation ne montre qu'une chose, si besoin était, l'état de fébrilité dans lequel se trouvent les deux signataires de l'ordre du jour de ce CSE extraordinaire illicite mais surtout la complicité affichée qui est la leur et qui devrait bientôt connaitre quelques petits développements judiciaires particulièrement forts.