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mercredi 21 novembre 2018

France Ô-Malakoff : les sacrifiés de l’ex Orange qui de toute façon ne la sauveront pas !


France Ô-Malakoff : les sacrifiés de l’ex Orange qui de toute façon ne la sauveront pas !

Ce qui s’est passé ce mardi soir à Malakoff n’est qu’un début. « L'émission spéciale foot » n'a pas été assurée comme de coutume à la radio par les personnels techniques habituels mais par le Nodal dans le nouveau studio de continuité d'antenne réalisé par des techniciens dédiés qui sont en ce moment en train d'apprendre à se servir des machines....

Cette  « mini régie » a été mise en place en cas d’événements inattendus pour assurer comme son intitulé l’indique, une continuité des antennes jour et nuit  notamment en raison du décalage horaire de la métropole avec les territoires…évidemment pas pour le Spécial foot !!

Un essai…un simple essai tente de communiquer maladroitement la direction ! Un essai pour lequel il n’y avait – pour cause – ni réalisateur, ni opérateur de prise de son-mixeur comme cela est toujours le cas ! Non mais qui croira ça ?

Premier signe du démembrement de France Ô-Malakoff  que la direction met en œuvre le plus sournoisement qui soit en continuant d'opposer les personnels entre eux sur l’air de la vielle rengaine éculée « ne vous inquiétez pas, il aura du travail pour tout le monde…il faut penser nouvelle activité ».

Les salariés vont-ils se réveiller avant qu’il ne soit trop tard ? Les collectifs sauvons France Ô et changeons France Ô vont-ils redonner de la voix, saisir le Chef de l’État, les Tutelles, les politiques…pour éviter d’être les premiers sacrifiés sur l’autel de l’inutile ?

Ce mercredi, la commission Outre-Mer de l'Assemblée nationale qui reçoit à 16H30 le ministre de la culture Franck Riester va-t-elle intervenir ? N’est-ce pas le moment de se faire entendre et de lui prouver que la disparition de France Ô est une ineptie dont ce gouvernement sera comptable s’il continue d’aller dans les sens de la direction de France Télés qui se fout évidemment des salariés comme d’une première chemise.

PS : Une majorité des élus sur place a demandé  un CSE  extraordinaire qui n’aurait pas lieu avant 2 semaines. Au siège de France Télés, la direction demande en totale infraction avec les textes légaux, la tenue sous trois jours d’une séance extraordinaire d'un CSE dont l’invalidation et l’annulation font pourtant l’objet de 3 plaintes dont une au Pénal et hop…
A France Ô, ce CSE extraordinaire est demandé conformément aux textes (déposée vendredi après-midi et signé par une majorité d'élus du CSE) mais rien ne presse !

Ce ne devrait pas être avant le 6 décembre.

Le prix sera lourd à payer face à cette défiance ultramarine pour celles et ceux qui veulent effacer d’un trait de plume une partie des femmes et des hommes qui font vivre France Ô.

Vaste « Plan d’accompagnement aux départs » à France Télévisions pour faire payer Emmanuel Macron et déguiser un Plan Social massif !



Vaste « Plan d’accompagnement aux départs » à France Télévisions pour faire payer Emmanuel Macron et déguiser un Plan Social massif !

« Ça commence à faire beaucoup » pestent en chœur le DIRECCTE, le ministère du travail, la Tutelle et accessoirement Bercy qui découvrent passablement agacés le plan de licenciements déguisés  auquel se livre France Télévisions depuis des mois et des mois.

«Nous ne pourrons  pas passer sous silence les dizaines de ruptures conventionnelles (à minima pour les plus pressés) que vous signez en permanence ! » préviennent les pouvoirs publics. « Elles doivent légalement s’inscrire dans le plan social que vous mettez en œuvre » ajoutent-ils.

« Un plan social » ! Quel plan social ?...entend-on dans les étages supérieurs du siège  France Télés. Taisez-vous malheureux…

Ceux qui n’auront pas été virés craqueront ! On se croirait repartis dix ans en arrière aux heures sombres de France Télécom-Orange.

Nous ne pouvons plus l’appeler Plan de sauvegarde de l’emploi, certes…

Nous ne voulons pas non plus l’appeler Plan collectif de ruptures conventionnelles donc de licenciements (ce que sont juridiquement les ruptures conventionnelles)…souvenons-nous de ce chantait aux députés et à la Presse  "Il n’y aura pas de plan de licenciements" la pote de Nyssen chasseuse d’homme blancs de plus de 50 ans qui en même temps assurait "une  transformation progressive" (qui n’aura certainement jamais lieu) mais qui de toute façon ne pourra "pas se faire en un jour" puisque comme elle le serine "la très sensible réforme gouvernementale ne pas va pas être menée à toute vitesse : le calendrier législatif ayant été repoussé à "courant 2019".

Alors, nous l’appellerons « Plan d’accompagnement aux départs » !

Des départs ceux qui ont déjà eu lieu - les licenciements pour « insuffisance professionnelle » ou « raisons personnelles » bien souvent imaginaires  évidemment et dont le nombre ne cesse de grossir – ainsi que tous les soi-disant licenciements fautifs qui se terminent dans 90% des cas au bas mot aux Prud’hommes.

Le blog de ADAP (Association de Défense de l’Audiovisuel Public) écrivait d’ailleurs, il y a peu, concernant France Ô les premiers touchés « A Malakoff, pas de gilets jaunes, alors que le directeur général exécutif chargé des outremers est absent intellectuellement et souvent physiquement. Le DRH a la tête sur cette plage du Sud du Brésil qu’il adore, sans ses dossiers.  

Pourtant, dès le mois de janvier, 110 emplois sur 330 devraient être été supprimés à Malakoff sans en connaitre les modalités : des précaires, des pigistes et des salariés ! Mais lesquels ? Les managers vont les pousser dans l’escalier ? 
L'information est pour l'instant tenue sous le boisseau et on peut toujours continuer à gloser sur l'avenir bouclé de la chaîne France Ô... »

« Tout ça c’est la faute à Macron » ressassent en boucle certain et certaines… « Ce n’est pas Édouard Philippe, non, c’est le chef de l’État lui-même qui est responsable…» accusent celles et ceux qui se disent qu’il ne faut jamais insulter l’avenir pour dans trois ans…on ne sait jamais !    

En attendant, si rien n’est fait, il va y avoir du dégât monsieur le Président de la République et vous porterez effectivement pleinement le chapeau pour cette catastrophe industrielle annoncée que certains conseilleurs prennent grand soin volontairement de vous taire.

France Télés toujours un métro de retard !


France Télés toujours un métro de retard !

Les salariés de France Télés viennent d’apprendre fin novembre avec un mois de retard, la nomination d’Ahlem Hamdi comme directrice des achats hors programmes de France Télévisions.

Comme le prouve la fiche « Linkedin » de l’intéressée (ci-après), Ahlem Hamdi a quitté Radio France pour rejoindre, fin octobre (le 25), le groupe France Télévisions au sein duquel elle a été nommée directrice achats hors programmes, en remplacement de Olivier Debargue parti fin août 2018 pour devenir directeur délégué aux achats du Cojo 2024.


mardi 20 novembre 2018

Marche ou crève à France Télés…licenciements et sanctions à la pelle pour tenter de plaire (en vain) à l’Exécutif !


Marche ou crève à France Télés…licenciements et sanctions à la pelle pour tenter de plaire (en vain) à l’Exécutif !

Dans un tract qu’il vient de publier « Les années Ressources Humaines ou pompiers pyromanes? »  le SNJ dénonce à juste titre la politique de terreur et de répression à tout va que mène la direction de France Télés contre ses salariés.

Dernière en date l’histoire de ce rédacteur en chef adjoint qui pète les plombs, rentre chez lui après des propos tenus d’une rare violence laissant ses collègues sans voix et qui lui n’a pas à répondre de son attitude puisque c’est un des journalistes présents qui reçoit un recommandé avec une convocation de sa DRH en vue d’une sanction disciplinaire !

Lorsque demain – l’atterrissage est imminent – le changement se fera à France Télés, tous les petits chefs et autre bras armés de la direction prendront le même chemin que celles et ceux qu’ils auront servis.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce texte:

"Des débats animés, c’est le quotidien d’une conférence de rédaction. Quelque fois cela peut aller plus loin, le ton monte, les portes claquent, mais ces situations restent facilement gérables (par la rédaction ou son encadrement).

Sauf que cette fois c’est l’adjoint qui craque et qui quitte la conférence. A son bureau, perdant tout contrôle, il explose hurlant des imprécations à l’encontre de la rédaction… Fin de la séquence. Au pied levé, un autre cadre prend la relève en conférence. Quant à l’adjoint en question qui en était à sa 3eme crise de nerfs en 3 mois de détachement, il est rentré chez lui, laissant une rédaction sidérée par tant de violence.

En arrêt maladie depuis les faits, son détachement à Vanves s’est arrêté là…L’incident était donc clos. C’était sans compter sur la DRH de France 3, qui maladroitement met de l’huile sur le feu. Elle dégaine la lettre type, en recommandé (avec AR); une convocation à un entretien préalable en vue d'une sanction disciplinaire. Non pas à l’encontre de l’adjoint, mais d’un des journalistes présent lors de cette conférence ; parce qu’on ne parle pas sur ce ton-là à un manager... Le message est clair, un manager a le droit d’insulter et de tenir des propos blessants aux personnels de cette entreprise.

Le personnel lui a le droit de baisser la tête et surtout de ne jamais se plaindre. Les ressources humaines, au lieu d’aider cet adjoint clairement en souffrance psychologique, ont préféré menacer un journaliste de sanction pour des propos et un ton que n’importe qui, au sein de la rédaction, aurait pu tenir. Une DRH (Direction des Ressources Humaines) déshumanisée et technocratique a donc pris le pouvoir au sein de nos antennes régionales, grâce à un organigramme qui ne lie plus les RRH (Responsables des Ressources Humaines) aux Directeurs Régionaux mais directement à la DRH du siège à Paris.

Une DRH loin du quotidien des journalistes régionaux et qui ne connait le fonctionnement d’une rédaction qu’à travers les accords d’entreprise.

Il suffirait pourtant que les RRH sortent de leur bureau feutré et viennent avec nous en reportage, (subir les insultes, les caillassages, voire les agressions physiques dans certains quartiers), pour mieux comprendre les difficultés de notre travail quotidien et ainsi peut- être arrêter de manier la carotte et le bâton dans le seul but d’asseoir leurs prérogatives.

Le SNJ apporte tout son soutien au confrère menacé de sanction et rappelle que les conférences de rédaction sont un lieu d’échanges, parfois vif, mais ce sont ces échanges qui nourrissent le JT, c’est la libre parole au sein de ces conférences qui est le terreau de la liberté de la presse.

La DRH n’a pas à s’immiscer au sein de ces débats pour distribuer des punitions comme un maitre d’école en mal d’autorité."