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mercredi 16 janvier 2019

Maïa Wirgin, conseillère culture d'Edouard Philippe après Courson…pour combien de temps ?


Maïa Wirgin, conseillère culture d’Édouard Philippe après Courson …pour combien de temps ?

Comme le blog CGC Média l’avait révélé dès le 29 octobre 2018 dans son article « L’ex Orange devrait perdre l’oreille d’Olivier Courson donné partant de Matignon ! » Olivier Courson (* photo bas de post) énarque et ancien patron de StudioCanal dont il fut membre du comité exécutif avant de devenir l’ex conseiller culture et communication de Lionel Jospin dans les années 2000 vient enfin de laisser la place - au grand dam d’Ernotte, redisons-le – qui perd ainsi une de ses ultimes cartes à Matignon contre le Château ! 

En effet, un récent article signé Rafaël Pic pour « Le Quotidien de l’art » confirme le replacement de Courson par Maïa Wirgin une ex de Radio France : « Par arrêté du 14 janvier 2019, Maïa Wirgin, 40 ans, a été nommée conseillère culture, communication et régulation numérique au cabinet du Premier ministre, où elle remplace Olivier Courson.

À sa sortie de l'ENA (promotion Simone Veil, 2006), elle avait été affectée à la Cour des comptes. À la troisième chambre, elle a l'occasion de se spécialiser dans les affaires culturelles (elle est d'ailleurs placée à la tête de ce secteur dès 2009). Secrétaire générale de la chaîne Public Sénat en 2011, elle intègre ensuite Radio France en juin 2014 où, en tant que directrice de cabinet de Mathieu Gallet, elle joue un rôle central de coordination. Elle n'aura fait qu'un passage éclair au comité d'organisation des Jeux olympiques de 2024, où elle avait été nommée directrice des affaires publiques en juillet dernier.

Ses états de service dans l'audiovisuel indiquent que ce lourd dossier du ministère de la Culture (dont Françoise Nyssen avait dévoilé les lignes directrices le 4 juin) sera suivi de très près par le cabinet du Premier ministre.

Les liens qu’elle a forcément tissés avec Ernotte – rappelons que Maïa Wirgin intègre Radio France en juin 2014 où, en tant que directrice de cabinet de Mathieu Gallet - n'oublions pas que Gallet et Ernotte sont tous deux des bébés Pingaud - ne seront pas de nature à continuer la casse de l’audiovisuel public que Nyssen et quelques-uns avaient imaginé pour des raisons assez hallucinantes !   

Combien de temps d’ailleurs cette nouvelle conseillère peut-elle rester en place  surtout à la lecture du confidentiel de l’Obs « Gouvernement Philippe : le recasage des membres de cabinet commence » signé Vincent Jauvert  et paru le 14 janvier dernier.

Extrait :

JAUVERT CONFIDENTIEL. Ces derniers jours, trois membres de cabinet, notamment à Matignon, ont été discrètement bombardés à de beaux postes. Signe d'une fin de règne annoncée d’EduardoPhilippe?
 
Est-ce un signe de la fin d’une époque ? Et, plus précisément, de la fin programmée du gouvernement Philippe ? Ces derniers jours, plusieurs membres des cabinets ministériels – notamment à Matignon – ont été discrètement recasés.


La dernière en date est Claire Scotton, directrice adjointe du cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. La jeune énarque a été bombardée directrice de la stratégie RH d’Orange, où elle a commencé à travailler le 2 janvier. Selon le syndicat CFE-CGC, elle triplera ainsi sa rémunération. "D’après nos sources, dit Sébastien Crozier président du syndicat chez Orange, elle percevra tout compris, salaires, primes, actions, retraites complémentaires…l’équivalent de 250.000 à 300.000 euros par an. Alors qu’en cabinet elle devait émarger à moins de 100.000 euros."

"Entre-soi"


Cette nomination exaspère le syndicaliste : "Elle relève de l’entre-soi des princes qui nous gouvernent, s’insurge-t-il. Claire Scotton a certes fait de brillantes études, Normale Sup, l’ENA, dont elle est sortie il y a moins de dix ans, mais elle n’a aucune expérience à l’étranger alors que les salariés du groupe travaillent dans leur majorité hors de France." La CFE-CGC a déposé un recours auprès de la Commission de déontologie de la fonction publique. Contactée par l'Obs, la direction d'Orange ne souhaite pas commenter. 


A Matignon, Édouard Philippe a, lui, voulu assurer l’avenir de sa chef de cabinet – qui a aussi été celle de Jean-Pierre Raffarin –, Anne Clerc, qui n’est pas haut fonctionnaire et qui n’avait donc pas de point de chute dans l’administration en cas de démission du gouvernement – après les élections européennes par exemple… Dans un décret du 19 décembre passé inaperçu dans le grand public mais pas dans la haute fonction publique, le Premier ministre l’a nommé préfète chargée d’une mission de service public, autrement dit sans affectation territoriale. Un joli saut de carrière.


Toujours à Matignon, le conseiller territoire, l'excellent François-Antoine Mariani, qui n’est pas non plus haut fonctionnaire de carrière, a été nommé, ce même 19 décembre, commissaire délégué à l’égalité des territoires – un poste crucial en ces temps de troubles dans "la France périphérique".  



(*)


mardi 15 janvier 2019

Le trio Cgt/Fo/direction à France Télés communique à tous crins sur le plan de départs qualifié de réussite !

Le trio Cgt/Fo/direction à France Télés communique à tous crins sur le plan de départs qualifié de réussite !

Le plan de Ruptures Conventionnelles Collectif que l’ex Orange et ses fidèles soutiens veulent mettre en œuvre provoquerait déjà « un engouement sans précédent » à écouter les craques qui circulent.

Alors même que le projet de 54 pages  vient seulement d’être adressé aux syndicats, à en croire certains, il n’y a aurait pas de place pour tout le monde…Ben voyons !

Beaucoup se souviennent du plan de départs volontaires précédent autour de 400 départs estimés ? loin très loin d’avoir fait le plein malgré la mise en place d’un dispositif alors secret et connexe au plan : "Le G20 spécificité conçue suite aux interventions de certaines organisations syndicales pour des secteurs précis et concernant des postes de niveau 1  visant un nombre de cadres dirigeants aux salaires trop élevés" autrement dit "offrir la possibilité de partir à une vingtaine de 20 postes dirigeants non ciblés soi-disant non remplacés" (flirtant pour certains avec des chèques de 300.000 euros)

Hallucinant mécanisme dont le représentant de Delphine Ernotte ajoutait à l’époque « Le G20 répond à une préoccupation des salariés et du top management de la direction ». 

Aujourd’hui le trio Cgt/Fo/direction glose sur cette formidable opportunité ! "Une prime à la valise pour les partants, en échange d’une dégradation des conditions de  travail pour ceux qui restent" comme l’explique le SNJ dans un très récent tract dénonçant la casse de l’entreprise sur l’air d’une soi-disant  recomposition des effectifs ou de jeunes recrues viendrait remplacer les moins jeunes…autrement dit, lourder les plus vieux qui coûtent cher pour les remplacer par des jeunots !

Le trio envisagerait 1000 suppressions de postes au bas mot  en faisant le solde des entrées et des sorties sur 4 ans d’ici fin 2022 par rapport aux effectifs actuels. Quant aux indemnités que la direction propose de faire aux volontaires au départ pour la retraite ou pour un nouveau job dans la limite de 17 mois de salaire pour 42 ans d’ancienneté d’entreprise, le plafond de 160.000€ qui figure dans le texte histoire d’attirer quelques candidats, il ne devrait être  accessible qu’à quelques cadres dirigeants.

Le SNJ qui dénonce aussi "à ce stade de la négociation, une direction qui ne dévoile pas le second étage de la fusée » à savoir comme cela a été claironné  « la remise en cause de l’accord collectif conclu le 28 mai 2013, notamment son volet temps de travail (jours RTT, ancienneté, etc.)" réclame de connaitre la totalité du projet de la direction et pas de le découvrir par étapes.

Après le découpage du réseau régional en treize régions, la restructuration des moyens de fabrication, la nouvelle articulation entre antennes et programmes, cette volonté de bouleverser les méthodes de travail des salariés et de modifier en profondeur la composition des effectifs représente un grave danger.

Le SNJ ajoute avec raison "Chacun de ces objectifs est contestable et contesté. La mise en œuvre d’un seul d’entre eux constitue en soi une épreuve supplémentaire pour des salariés entraînés depuis 2009 dans une réorganisation sans fin ni cohérence. Mener de front ces différents chantiers confine à la maltraitance. On est en tout cas très loin de la “bienveillance” dont la direction s’est engagée à faire preuve à travers l’accord sur la qualité de vie au travail.



Le SNJ n’a pas signé cet accord qui se révèle un leurre aussi fallacieux que les promesses de contenir le montage par les journalistes à la chaine info ou les compétences complémentaires aux seuls volontaires.



La généralisation de ces pratiques à l’ensemble de l’entreprise est aujourd’hui proposée dans un projet d’accord avec l’argument–alibi des «expérimentations ».



Pas plus aujourd’hui qu’hier, le SNJ ne cautionnera pas cette casse organisée."




samedi 12 janvier 2019

Ernotte condamnée solidairement pour diffamation à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à la magistrate mise en cause lors du « Mur des cons ».

Ernotte condamnée solidairement pour diffamation à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à la magistrate mise en cause lors du « Mur des cons ».


Le blog CGC Média vous propose de découvrir la dépêche AFP ainsi que l’article Atlantico concernant le jugement du tribunal correctionnel de Nanterre qui suivant les réquisitions du ministère public a condamné à la même peine Delphine Ernotte, en tant que directrice de publication et Clément Weill-Raynal un journaliste de France 3 également condamné à une peine d'amende de 2.000 euros avec sursis, concernant l'affaire du "Mur des cons" qui avait fait grand bruit.

Extrait

« Nanterre, 8 jan 2019 (AFP) - Il avait mis en cause la probité d'une magistrate qui avait condamné un pneumologue en 2017 pour avoir menti devant des sénateurs: un journaliste de France 3 a été condamné mardi à une peine d'amende de 2.000 euros avec sursis.


Le tribunal correctionnel de Nanterre a suivi les réquisitions du ministère public contre Clément Weill-Raynal, ainsi que contre Delphine Ernotte condamnée à la même peine en tant que directrice de publication.


Les deux prévenus ont également été condamnés à verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts à la magistrale diffamée, Evelyne Sire-Marin.


En cause, un article publié par le journaliste sur le site franceinfotv.net le 31 octobre 2017 quelques mois après la condamnation de Michel Aubier en première instance à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris.


C'est Mme Sire-Marin, une magistrate particulièrement expérimentée qui présidait la 31e chambre ayant condamné le pneumologue pour avoir caché ses liens avec le pétrolier Total.


Dans l'article incriminé, Clément Weill-Raynal met en cause l'impartialité de la magistrate dans ce procès, donnant la parole à des avocats et magistrats qu'il ne nomme pas. Le journaliste pointe du doigt les liens de Mme Sire-Marin avec la Ligue des droits de l'Homme, entre autres, qui a par le passé attaqué Total dans le domaine des droits sociaux pour ses activités en Birmanie notamment.


"Mais l'élément central du procès, c'était le faux témoignage, pas Total!", avait tancé le procureur à l'audience le 5 juillet, estimant que la magistrate n'avait donc "pas à se déporter". 


En suggérant que la magistrate, en ne se déportant pas, avait "franchi la ligne rouge", le journaliste "porte gravement atteinte à l'honneur" de Mme Sire-Marin, a estimé le tribunal mardi, soulignant par ailleurs que "le droit syndical garantit aux magistrats" que leur "engagement associatif ne peut être restreint".