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mardi 22 janvier 2019

L’ex Orange avec son plan antivieux à France Télés défie Macron, Penicaud, Darmanin et piétine la loi.


L’ex Orange avec son plan antivieux à France Télés défie Macron, Penicaud, Darmanin et piétine la loi.

Muriel Pénicaud la ministre du travail du gouvernement Macron l’a mainte fois répété « la RCC ne pourra pas cibler les seniorsl’administration sera vigilante sur "l’absence de discrimination entre les salariés, notamment à raison de l’âge" ».
 
A l’image de la rupture conventionnelle classique, la version collective qui s’apparente à un plan de départs volontaires, permet normalement  de négocier la fin d’un contrat de travail sans que l'une des parties ne l’impose à l’autre

Voilà deux règles dont France Télés se moque dans les grandes largeurs sur un bobard d’un cynisme sans borne qu’il faudrait lourder les vieux pour assurer la transition numérique en marche. 

"La Lettre A" dans le titre de son récent article « Comment Delphine Ernotte veut inverser la pyramide des âges de France télévisions » ne s’y est pas trompé.

« L'objectif est de pousser les salariés les plus âgés à partir grâce à des conditions avantageuses et de pérenniser les contrats précaires tout en faisant appel à des profils de collaborateurs plus jeunes et formés au numérique. Aujourd'hui, seulement moins de 3 % des personnels ont moins de 30 ans pour un âge moyen de 49 ans… » ajoute le titre de Presse qui enchérit sur le plan de l’ex Orange qui va  « vers un rajeunissement majeur des effectifs avec son projet de suppression de 1000 postes nets, chiffre largement communiqué par la direction et qui correspond au ratio entre les départs volontaires (environ 2000) et les recrutements (environ un millier) » !!!

« Ce sera tout l'enjeu des discussions à venir pour le groupe qui doit économiser près de 190 millions d'euros dans le cadre de la cure de 400 millions d'euros exigée par l'État dans l'audiovisuel public d'ici 2022… Reste à savoir combien coûtera ce plan qui serait intégralement financé par l'État, à condition qu'il soit négocié durant le court délai imparti » écrit encore "La Lettre A".

"La Lettre A" enfonce le clou « Le projet d'accord présenté par la direction de France télévisions sera conclu sur une durée de près de quatre ans, soit jusqu'au 31 décembre 2022. Il comprend trois volets : une "rupture conventionnelle collective", un "renouvellement générationnel" et une "évolution des métiers"… En ce qui concerne les conditions d'éligibilité, les candidats doivent être employés en CDI depuis au moins cinq ans et ne pas occuper un poste privilégié ou un emploi nécessitant une expertise particulière. Pour les départs à la retraite, les candidats doivent être en mesure de liquider leur pension de retraite au plus tard au 1er janvier 2023. » détaille également le média.

Autrement dit, Gérald Darmanin va donner d’une main à Ernotte ce qu’il reprendrait de l’autre afin qu’elle puisse détourner les ordonnances Macron réformant le Code du travail entrée en vigueur ce 1er janvier mais surtout violer la loi qui interdit la discrimination à l’âge comme le rappelle Muriel Pénicaud.

Il y aurait de soi-disant syndicats pour signer et faire gober ça ?! 

lundi 21 janvier 2019

Après les listes de salariés fichés à France Télés, les listes noires de salariés poussés vers la porte !

Après les listes de salariés fichés à France Télés, les listes noires de salariés poussés vers la porte !

« Du volontariat » serinent cyniquement Ernotte et ses derniers soutiens  prêts à tout pour être pathétiquement dans les « p’its papiers »…jusqu’à baratiner les salariés avec des arguments bidons, pro-direction et anti vieux  « On veut discuter nouveaux métiers et inversion de la pyramide des âges dans laquelle les moins de 30 ans ne représenteraient que 3% du personnel ».

Pour justifier leur signature avec l'ex Orange, ils refont le coup des soi-disant « combats d’arrière-garde » menés par ceux qui défendent vraiment, eux, le personnel…ce qui n’est plus leur cas depuis belle lurette. A les entendre il n’y aurait pas d’autre solution que de se débarrasser des 2.000 « volontaires » qui piafferaient d’impatience !

Tu parles. « Volontaires » mon œil.  Après les listes de salariés fichés à France Télés condamnées par la Justice, les listes noires de salariés poussés vers la porte vont fleurir !

Au service des Sports, circule une liste noire d’une demi-douzaine de noms, tous des seniors confirmés….pas des volontaires bien entendu mais des collaborateurs sur lesquels la pression va aller grandissante pour qu’ils se tirent (ce serait même mieux s’ils pouvaient démissionner sans rien !). Il n’y a pas que là bien entendu, c’est tous azimuts. 

Un peu partout,, ce sont les open spaces qui se propagent comme la galle et font régner un climat d’inquiétude extrême comme le titre aujourd’hui "Le Parisien".

Le grand coupable « c’est Macron »c’est du moins le discours martelé par quelques–uns dans les couloirs de France Télés !I L’ex Orange ne ferait qu’appliquer ses volontés !!

Mais si tel n’était pas le cas…alors pourquoi laisserait-il faire ?   

dimanche 20 janvier 2019

Le SGJ-FO se paie à nouveau Éric Vial le « spécialiste des course hippiques » sur l’antenne d'"Alsace 20" qui s'est vanté d'avoir signé tout ce qu’Ernotte lui a présenté.

Le SGJ-FO se paie à nouveau Éric Vial le « spécialiste des course hippiques » sur l’antenne d'"Alsace 20" qui s'est vanté d'avoir signé tout ce qu’Ernotte lui a présenté.

Dans un communiqué du 18 janvier, au titre sans ambiguïté  « France Télévisions : « Plan de recomposition des effectifs », Casse sociale et polyvalence à tout va », le SGJ-FO s’oppose une nouvelle fois au « spécialiste des course hippiques » Éric Vial qui voilà quelque jours vantait  le nouveau dispositif ernottien de licenciements collectifs dans un écrit largement distribué en interne.




Le SGJ-FO n’hésite pas, du reste à citer la Confédération Force Ouvrière, pour qui "ce nouveau type de « rupture amiable » via un accord collectif n’offre non seulement par de vraies « garanties collectives auxquelles adosser le +consentement+ du salarié à la rupture », mais en outre, fait « sortir ces ruptures amiables du régime du licenciement économique et du PSE".

Alors que la loi interdit toute discrimination à l’âge, au sexe, à l’appartenance syndicale, etc…l’ex Orange après sa chasse déclarée aux hommes blancs de plus de 50 ans a ainsi décidé de cibler les vieux tous azimuts avec des propos sans équivoque « permettre le renouvellement des compétences de l’entreprise nécessaire à sa transition vers le numérique ». Ben voyons !

"Ce « plan ne vise pas seulement à supprimer des emplois mais il cible clairement les salariés les plus âgés pour remplacer une partie d’entre eux par des « nouveaux collaborateurs » plus jeunes" …écrit encore le SGJ-FO.

"En clair, se débarrasser d’une main d’œuvre qualifiée et expérimentée mais qui coûte cher et qu’on accuse de ne pas être suffisamment « agile » (quel mépris !) pour embaucher à la place des salariés plus jeunes, censés mieux maîtriser l’univers numérique, moins payés et surtout polyvalents et multitâches (JRI monteur par exemple, rédacteur monteur ou les trois à la fois)" ajoute le syndicat qui enchérit, "Ce « renouvellement générationnel » vise clairement à généraliser à toute l’entreprise l’accord sur les compétences complémentaires. Le plan prévoit également la mise en place d’une expérimentation sur l’évolution des métiers, censée préparer cette casse des qualifications."

Le SGJ-FO dénonce des « Indemnités de départ au rabais » via cette RCC qui n’a qu’un seul objectif  « Contourner le droit du licenciement économique » sur fond de « Généralisation de la « polycompétence » à toute l’entreprise »…n’en déplaise à Vial et son stylo docile !

Extrait :

"Pour faciliter les suppressions d’emplois, la direction a choisi de proposer aux organisations syndicales la signature d’une Rupture conventionnelle collective, un dispositif créé par les Ordonnances Macron…


Dès lors, cette disposition apparaît comme un moyen de faciliter pour l’employeur les suppressions d’emplois, même si la direction de FTV jure ses grands dieux qu’il n’y aura aucun licenciement mais uniquement des départs volontaires. Où est le volontariat quand le principe des suppressions de postes, leur nombre et ses modalités sont définis en amont ?


La RCC permet ainsi à la direction de proposer des indemnités de rupture bien en-deçà des dispositions conventionnelles en la matière, qu’il s’agisse de celles établies par la Convention collective nationale des journalistes ou celles stipulées par l’accord d’entreprise de France Télévisions…


Indemnités de départ au rabais

Selon le document remis aux organisations syndicales, les indemnités de rupture seraient ainsi de 4 mois de salaire (brut) entre 5 et neuf ans d’ancienneté, 6 mois entre 10 ans 19 ans, 8 mois entre 20 et 23 ans, et au-delà de 24 ans, 8 mois plus 2/5e de mois par année supplémentaire.


Notons au passage que le salaire annuel de référence pris en compte par la direction pour déterminer le montant de ces indemnités n’intègre pas le 13e mois [pour les journalistes, ndlr] Il n’y a pas de petit profit !


Selon la Convention collective des journalistes (art L.7112-3 du Code du Travail), tout journaliste licencié perçoit un mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 15 ans d’ancienneté. S’il a une ancienneté supérieure, l’indemnité due est déterminée par la commission arbitrale des Journalistes. Celle-ci est en général d’au moins un mois de salaire par année travaillée en plus des 15 ans.


L’accord d’entreprise FTV instaure lui une indemnité complémentaire ainsi calculée : – pour plus de cinq ans d’ancienneté :

  • 4/12e du salaire annuel
  • pour plus de dix ans : 5,5/12e du salaire annuel
  • pour plus de quinze ans : 7/12e du salaire annuel

Si l’indemnité conventionnelle de licenciement s’appliquait, un journaliste ayant 25 ans d’ancienneté et un salaire brut mensuel de 3 000 euros toucherait au minimum 66 000 euros (accord FTV) voire davantage via le recours à l’arbitrale. 


Avec les dispositions contenues dans le projet de RCC, il aurait « droit » pour le même salaire brut à 25 200 euros !! Cela n’est pas acceptable.


Le SGJ-FO demande l’application a minima des dispositions conventionnelles pour tous les « candidats » au départ. Il rappelle que le montant des indemnités, y compris dans une RCC peut être bien supérieur à celui proposé par la direction, comme cela a été le cas dans l’accord signé aux Inrocks (1,5 mois par année d’ancienneté), et approuvé par le SGJ-FO…




Généralisation de la « polycompétence » à toute l’entreprise


Selon la direction de FTV, son plan ne vise pas seulement à supprimer des emplois mais il cible clairement les salariés les plus âgés pour remplacer une partie d’entre eux par des « nouveaux collaborateurs » plus jeunes et « permettre le renouvellement des compétences de l’entreprise nécessaire à sa transition vers le numérique ».


En clair, se débarrasser d’une main d’œuvre qualifiée et expérimentée mais qui coûte cher et qu’on accuse de ne pas être suffisamment « agile » (quel mépris !) pour embaucher à la place des salariés plus jeunes, censés mieux maîtriser l’univers numérique, moins payés et surtout polyvalents et multitâches (JRI monteur par exemple, rédacteur monteur ou les trois à la fois).


Ce « renouvellement générationnel » vise clairement à généraliser à toute l’entreprise l’accord sur les compétences complémentaires. Le plan prévoit également la mise en place d’une expérimentation sur l’évolution des métiers, censée préparer cette casse des qualifications....


Le SGJ-FO rappelle son opposition à toute polyvalence imposée et son attachement aux frontières des métiers. Il exige donc l’embauche de journalistes et de monteurs dans les rédactions comme celle de France Info où l’on impose de tout faire au détriment des fonctions propres à chaque métier et de la qualité de l’information.


L’adaptation aux nouveaux métiers, comme l’intégration de jeunes journalistes dans les rédactions ou le recul de la précarité sont des objectifs louables, mais ils ne doivent pas être mis en œuvre au détriment des qualifications et de l’emploi des salariés les plus âgés."

vendredi 18 janvier 2019

Olivier Schrameck nommé au Conseil Supérieur de la Magistrature après ses aveux… Vive la République et vive la France !


Olivier Schrameck nommé au Conseil Supérieur de la Magistrature après ses aveux… Vive la République et vive la France !

A peine Olivier Schrameck venait-il d’avouer publiquement en Conférence de Presse devant des journalistes médusés comme le confirme Didier Maïsto dans son tweet que la revente de Numéro 23 a été une « manœuvre frauduleuse » et « une spéculation amorale » (ci-dessous) et ce alors que se clôt également l’instruction judiciaire sur les conditions du parachutage de l’ex Orange à France Télés, que sa nomination à 68 ans au CSM (Conseil Supérieur de la Magistrature) tombait :

« L’assemblée générale du Conseil d’État a élu, ce jeudi 17 janvier, Olivier Schrameck, pour siéger au Conseil supérieur de la magistrature dans le cadre d’un mandat de quatre ans.


Il remplacera Yves Robineau, nommé en 2015.


Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, titulaire d'un DES de droit public et ancien élève de l'École nationale d’administration, Olivier Schrameck entre au Conseil d'État en 1977, en tant qu’auditeur. De 1981 à 1982, puis de 1987 à 1988, il occupe les fonctions de commissaire du gouvernement près l'assemblée du contentieux et autres formations de jugement. Il préside également, de 2006 à 2009, la 6e chambre du contentieux en charge notamment du contentieux des magistrats judiciaires, puis de 2009 à 2013, la section du rapport et des études. ».



Vive La République et Vive la France ! 

Le blog CGC Média vous propose de de découvrir ces aveux sur Satellifax (*) comme sur Orange actu  (ironie du sort!)
(*)