Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

jeudi 26 mars 2020

Quant Rat passe, Ernotte trépasse…Il aura fallu attendre le 26 mars 2020 !

Quant Rat passe, Ernotte trépasse…Il aura fallu attendre le 26 mars 2020 !

Le blog CGC Média révélait, hier mercredi 25 mars, dans son article « Gestion du Coronavirus à France Télés :  Rat les pâquerettes » les explications qu’avait tenté de donner aux élus du CSE Romuald Rat directeur des Reportages et des Moyens de l'Information à France Télévisions contredisant la propagande ernottienne du quotidien  « Toutes les mesures ont été prises (désinfection des lieux de travail et placement en quatorzaine des « personne- contacts »)…afin de limiter la propagation de l'épidémie… ».

Rat reconnaissait juste « un retard au démarrage » mais rien de bien grave puisque tout était mis en œuvre pour la sécurité des personnels de France Télés qui continuent à être sur le terrain en pleine crise du COVID-19 !

Il semble bien que non à en croire le mail qu’a adressé Romuald Rat ce 26 mars à l’ensemble des équipes – flinguant au passage toute la com’ de l’ex-Orange où il indique la marche à suivre « pour la préparation du matériel, en cas de sujet COVID ou pas COVID ».

Voilà donc les mesures de protection dont parlaient Letranchant et Ernotte ! 

Pour une protection maximale :« Indiquer sur le titre du sujet de reportage le mot COVID » !!!!! 

Chacun imagine évidemment que le Coronavirus va lire la note pour savoir s'il doit passer ou pas ! 

Le gars mis à l’abri chez lui, en télé-réflexions - ça cogite un max -  lorsque les mecs sont sur le terrain, a pondu cela (attention c’est du violent et du factuel) :


« Expéditeur: RAT Romuald "romuald.rat@francetv.fr";
Date: 26 mars 2020 à 10:15:57 UTC+1
Objet: Départ/Retour matériel de reportage


Bonjour à toutes et tous,

Afin de limiter le temps de présence des équipes de reportages au magasin actualité et respecter les mesures de distanciation, nous mettons en place une nouvelle procédure de départ et retour des unités de tournages à partir de ce Jeudi 26 Mars.

FEUILLES DE REPORTAGE :

- Renseigner correctement les feuilles de reportages avec le nom des personnes qui composent l’équipe. Nous avons plusieurs sujets par jour non renseignés.

- Indiquer sur le titre du sujet le mot COVID si nous devons préparer les matériels de protection (masques, gels, lingettes, charlottes/cellophane).

DEPART :

15 MN avant de descendre au magasin :

- Contacter le magasinier au 01.56.22.XX.XX. afin de préciser le type de matériel souhaité.

- Indiquer le nom du conducteur qui prendra les papiers du véhicule pour que le magasinier laisse la feuille de sortie dans le placard pour signature.

Le magasinier prépare le matériel et le met dans un placard de départ (à partir du placard 13). Une fois la préparation effectuée, le magasinier contacte l’équipe pour venir récupérer le matériel dans le placard attribué.


RETOUR :

Avant le retour du matériel au magasin, l’équipe de reportage doit absolument désinfecter le matériel sur le lieu du reportage (lingettes fournies).

En arrivant au magasin, l’équipe le dépose ensuite sur un comptoir en respectant les distances de protection d’1 m minimum avec le magasinier. 

Le magasinier désinfecte également le matériel avant de procéder au retour.

L’objectif de cette procédure est donc de limiter au strict minimum le nombre d’équipes et leur temps de présence au magasin pour la préparation et la restitution du matériel en reportage.

Merci à vous

Romuald Rat »

Il aura fallu attendre le 26 mars alors que les morts par Coronavirus ont dépassé le millier sans que le pic ne soit encore atteint…pour lire ça ! 

« Pour France Télés, c’est Baldelli » !

« Pour France Télés, c’est Baldelli » !

« C’est fait », lâchait hier (25/03) au blog CGC Média, un de ceux qui savent et le disent sous le seau de la confidence. Baldelli prendrait bien la présidence de France Télés » selon notre source.

L’ex-lieutenant de Tessier que le CSA écartait de France Télés en 2005, n’ayant accordé à l’époque au pédégé sortant que 3 voix sur 9, pourtant viré de RTL comme le rappelait Le Parisien du 23 mai 2019 dans son article « Crise à RTL : le patron Christopher Baldelli viré, un dirigeant de TF1 pour le remplacer »,  devrait donc revenir, à en croire notre sachant qui enchérit « Tout Paris est au courant ».

Baldelli, l’homme qui a entre autres imposé Eric Zemmour sur RTL Ceux qui assimilent Eric Zemmour au FN ont tort …Éric Zemmour est un souverainiste de droite » se justifiait-il à l’époque – aurait même la préférence de Nicolas Sarkozy ?! Que vient faire Nicolas Sarkozy là-dedans ? 

Pourtant pour Le Parisien du 19 mars dernier qui écrit et affirme (à tort) que « le patron (ou la patronne) de France Télévisions ne sera cette fois-ci choisi que pour environ deux ans et demi, contre cinq habituellement » - hors la loi donc puisque la future loi audiovisuelle n’existe pas -   « La candidature de Christopher Baldelli, ancien dirigeant de RTL, reste à l'heure actuelle à l'état de rumeur ».

Le titre de Presse qui ajoute « Aucune autre candidature sérieuse n'est pour l'instant annoncée » – à part celle l’administratrice de Suez environnement ! – ne semble pas avoir toutes les données en main. Cela devrait plaire au conseiller numérique du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, Pierre-Etienne Pommier, qui va se déclarer selon La Lettre A de ce 26 mars (* ci-après).

Baldelli qui déclarait à l’AFP « Je n’ai jamais fait acte de candidature où que ce soit » - sous-entendu, on vient me chercherva donc faire partie de ces dirigeants d’un monde nouveau qui sans être candidat, serait nommé ?! 

Etrange et d’autant plus curieux que s’active autour de lui une équipe de soutiens qui ne ménage pas leur peine, comme François Tron qui avait rejoint la présidence de Gouyou-Beauchamps comme conseiller pour les coproductions de cinéma et les acquisitions jusqu’en 2000, avant de devenir directeur délégué à la stratégie des programmes puis directeur des programmes de France 2 de 2001 à 2004 !





(*) Extrait Lettre A édition du 26/03/2020

« Un collab' LREM se présente à la présidence de France télévisions

Le conseiller numérique du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, Pierre-Etienne Pommier, va se présenter à la présidence de France télévisions. Le cofondateur de l'agence Bubble, revendue à Stéphane Courbit en 2014, déposera un dossier de candidature le 2 avril au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ce conseiller de Gilles Le Gendre, qui n'a jamais dirigé de chaînes ni de grosses structures, contrairement aux profils habituellement pressentis pour le poste, entend tirer parti de la nouvelle procédure qui rendra public les projets des postulants.

Son dossier en forme de tribune prévoit de défendre la mission éducative de l'audiovisuel public en pointant la faiblesse de son budget avec seulement 1,2 million d'euros. Chargé de mission sur le numérique de Jean-Michel Blanquer en 2018, Pierre-Etienne Pommier devrait proposer de passer de 0,005 % à 5 % le montant des investissements de France télévisions sur l'éducation. Il plaidera également en faveur de la création d'un Dailymotion éducatif. Sur ce créneau, sa start-up Pythagora, revendue en 2018 au groupe Educlever, avait d'ailleurs fourni plusieurs "mooks" sur les annales du bac et du brevet au site de France Télévisions….

mercredi 25 mars 2020

Gestion du Coronavirus à France Télés : Rat les pâquerettes

Gestion du Coronavirus à France Télés :  Rat les pâquerettes 

« On n’était pas prêt » avoue aux élus du CSE Romuald Rat directeur des Reportages et des Moyens de l'Information à France Télévisions mais « Toutes les mesures ont été prises (désinfection des lieux de travail et placement en quatorzaine des « personne- contacts »)…afin de limiter la propagation de l'épidémie… » en écho à ce que chante l’ex-Orange dans sa propagande habituelle. Romuald Rat reconnaitra,  somme toute, « un retard au démarrage ».

Sans parler de l’absence de plan de prévention des risques, d’un plan de continuité de l’activité…Il faut laisser le temps, il arrivera peut-être en avril ; laisse entendre la direction de France télés.

Quid de Doucet-Bon mis sur la touche il y a quelques mois par Letranchant, qui fut chargé d’écrire un projet sur les mécanismes à mettre en place lors d’une catastrophe ? Aux abonnés absents…en pleine crise sanitaire, il a probablement été mis à l’abri comme tant d’autre directeurs alors que les mecs sont envoyés en première ligne sur le terrain dans des conditions qui frôlent leur mise en danger.

Y-a-t-il seulement encore un capitaine à la barre du bateau ? 

Romuald Rat la redit, tout est fait pour assurer la sécurité de chacun ! France télés selon lui, aurait par exemple agi en concertation avec TF1 depuis quasiment début mars ! Ah ouais ?

Pourtant, particulièrement au niveau des personnels qui partent encore en reportage, l’inquiétude va grandissante…quoi de plus normal.

Alors que la crise sanitaire prend de l’ampleur début mars, Romuald Rat adresse un mail aux personnels concernés en date du 10 mars pour expliquer que tout serait sous contrôle !!

TF1 prendra la semaine du 9 mars, selon nos informations, les premières mesures comme le blocage des voitures qui reviennent de tournage pendant 24h avec leur désinfection par des pros avec un produit ad hoc comme celle des caméras d’ailleurs mises dans un placard dédié, pas comme dans les services de Rat où c’est le JRI qui se charge de la désinfection avec des lingettes à la javel achetées dans l’urgence

Il se murmure même que c’est en toute hâte que le patron du magasin est allé s’approvisionner dans les supermarchés ! Invraisemblable.

Le gel hydroalcoolique, le responsable des JRI le distribue au compte-goutte : un par personne et basta. Plus d’autre, le reste tu te débrouilles…et pour les masques ? Quels masques ?  Pas de masques…à tel point que les équipes témoignent que ce sont des collègues de TF1 qui, eux, ont eu accès au masque très vite ont dû les dépanner sur les tournages.

C’était « juste une forme de grippe » répétait le médecin de France Télévisions Michel Cymes à l’antenne !

Le retrait de Michel Cymes de la « Spéciale soignants » remplacé par Samuel Etienne n’a pas convaincu sur France 2.


Le retrait de Michel Cymes de la « Spéciale soignants » remplacé par Samuel Etienne n’a pas convaincu sur France 2.

Depuis les toutes premières interventions télé de Michel Cymes qui avait qualifié sur les antennes de la télévision publique, le COVID-19 de «forme de grippe», qui ont déclenché un flot de réactions dans le monde médical et politique mais également une foultitude de commentaires indignés d’internautes et de téléspectateurs sur le Net, France Télévisions avait estimé que son retrait de la Spéciale soignants sur France 2 était probablement de nature à apaiser les choses.

Il n’en a visiblement rien été.  France 2 qui avait bouleversé sa soirée du 24 mars pour proposer une émission spéciale Ensemble avec nos soignants, animée par Faustine Bollaert, Daphné Bürki et Samuel Etienne en remplacement donc Michel Cymes, n’a intéressé que 7% des quatre ans et plus et seulement 4.2% des femmes de moins de 50 ans responsables des achats.

Il n’y a certes pas à se réjouir d’une telle audience qui n’est en rien liée au formidable travail des soignants et à l’ensemble du corps médical applaudis chaque soir par le France entière pour leur dévouement au quotidien dans cette terrible crise sanitaire que nous traversons tous mais de cette polémique à laquelle l’ex-Orange se trouve totalement associée.

Quant aux conditions dans lesquelles cette émission a été réalisée depuis le Studio Gabriel avec comme prestataire technique AMP par des salariés volontaires au départ mais dont beaucoup dénoncent après coup, la légèreté de France Télés…à titre d’exemples :

Une majorité du personnel ne connaissait ni les lieux, ni le matériel.
L’amplitude horaire imposée à certains techniciens : 9 heures / minuit.
Le port de masque était obligatoire mais il n’y en avait qu’un par personne pour toute la journée.
Une seule paire de gants était distribuée
Aucune lingette désinfectante n’était fournie
Les casques, oreillettes, micros...rien n'était semble-t-il désinfecté.
Personnel sur le studio était réduit à son maximum (de moitié pour la plupart des fonctions) alors qu’un car régie extérieur était aménagé à l'usage unique du producteur
La "distanciation sociale" était quasiment impossible à respecter compte tenu du dispositif...

Etc…

mardi 24 mars 2020

Un jugement de la Cour d’Appel de Paris qui devrait faire jurisprudence pour les CDDU historiques virés par France Télévisions qui refuserait d’appliquer le jugement pour cause de Coronavirus !


Un jugement de la Cour d’Appel de Paris qui devrait faire jurisprudence pour les CDDU historiques virés par France Télévisions qui refuserait d’appliquer le jugement pour cause de Coronavirus !

La Cour d’Appel de Paris, le 20 février dernier, vient de rendre un arrêt dont la portée est immense concernant dizaines pour ne pas dire les centaines d’intermittents que la direction de France Télévisions qualifie à tort de CDDU en violation des dispositions de la convention collective étendue qui pose tout un tas de règles.

La Cour d’appel intervenait après une décision du conseil de prud'hommes de Paris saisi en référé qui avait dit n’y avoir lieu, en l’espèce, à statuer sur les demandes de requalification et de réintégration présentées par une collaboratrice historique de Télématin.

La salariée qui saisissait la juridiction avait adressé plusieurs messages en vue de faire connaître son "souhait d'intégrer pleinement" la société France Télévisions et sollicitait la fixation d'un rendez-vous, s’était vu signifier qu'il n'y avait pas de poste pour elle " à pourvoir et donc licenciée " tout ce que  pouvait lui proposer France Télés, c'était une fin de collaboration dont les modalités resteraient à définir avecle service juridique ayant été saisi à ce sujet."

Après avoir relevé que France Télés n’avait communiqué comme de coutume, des conclusions et des pièces communiquées qu’à la dernière minute et hors des délais pourtant clairement fixés, les déclarant irrecevables comme « portant atteinte au principe de la contradiction », la Cour d’Appel a donné pleinement raison à la salariée et condamné sévèrement la société.

La Cour n’a pas retenu l’habituel argumentaire de France Télés qui prétend régulièrement que « le recours au CDD d'usage est parfaitement régulier dans le secteur de l'audiovisuel, le salarié étant assuré de percevoir entre deux contrats courts des revenus versés par l'assurance chômage et que la société a(urait) lancé en décembre 2014 un plan quinquennal de réduction de la précarité qui a conduit à l'embauche de très nombreux salariés en CDD »ce soi-disant plan qui est une vaste fumisterie !

La Cour d’Appel a redit le droit « En application en outre de l’article R.1455-6 du code du travail, la formation de référé peut toujours prescrire les mesures de remise en état qui s'imposent pour prévenir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.

En application de l’article L.1242-1 du code du travail, le contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise ; en application de l’article L.1242-2 du code du travail, un contrat de travail à durée déterminée ne peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, et seulement dans certains cas déterminés par la loi.

Dans les secteurs d’activité définis par décret dans lesquels il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée, le recours à l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs doit être justifié par des raisons objectives qui s'entendent de l'existence d'éléments concrets établissant le caractère par nature temporaire de l'emploi.

En particulier, le recours au contrat à durée déterminée d’usage, autorisé par l’article D.1242-1 6° du code du travail dans le domaine de l’audiovisuel, est limité par le principe général posé par l’article L.1242-1 du code du travail, en ce sens qu’il ne doit pas permettre de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise… »

En conséquence, la Cour statuant par arrêt contradictoire :

Dit que la rupture des relations contractuelles par la société France Télévisions est intervenue en violation du droit fondamental d'ester en justice, 

Ordonne la réintégration de la salariée au sein de la société France Télévisions dans ses fonctions aux conditions contractuelles antérieures à la rupture,

Dit que la réintégration doit être organisée par la société France Télévisions dès la signification de l'arrêt et sous astreinte provisoire de 500 euros par jour de retard constaté 15 jours après la signification de l'arrêt,

Condamne la société France Télévisions au paiement des sommes provisionnelles à valoir sur l’indemnité de requalification et de provisions pour les salaires exigibles depuis le licenciement,

Condamne la société France Télévisions aux dépens de l'instance en référé et au paiement de l’article 700 du code de procédure civile.

France Télévisions prétendrait que la réintégration ne pourrait avoir lieu du fait de l’épidémie de Coronavirus !!

Foutaises dès l’instant où la salariée est requalifiée donc CDI, elle doit être traitée comme les autres quand bien même une partie de l’activité est suspendue.

Ce jugement de la Cour d’Appel de Paris devrait faire jurisprudence pour les CDDU historiques virés par France Télévisions ces derniers mois après des années de collaborations récurrentes (de 10 à 30 ans de collaboration) et l’astreinte provisoire de 500 euros par jour de retard qu’elle devra régler à la salariée, devrait être salée en cas de refus.

lundi 23 mars 2020

Le COVID-19 touche durement le groupe Canal avec près de 90 salariés concernés et Ernotte annonçait seulement deux cas, en fin de semaine dernière, à FTV !

Le COVID-19 touche durement le groupe Canal avec près de 90 salariés concernés et Ernotte annonçait seulement deux cas, en fin de semaine dernière, à FTV !

Ce matin, lundi 23 mars, le chiffre des salariés en arrêt de Travail à Canal + dont les effectifs sont deux fois moins nombreux que ceux de France Télévisions mais assez identiques pour son Siège, était de 88 collaborateurs concernés :

- 14 en arrêt de travail pour symptômes ou suspicion de COVID-19

- 3 en arrêt de travail pour un autre motif (maladie non liée au COVID-19)

- 70 en arrêt de travail pour fermeture de la structure d’accueil de leur enfant

- 1 dont un parent est décédé du COVID-19



Au même moment, l’ex-Orange qui annonçait le 17 mars dernier 2 cas seulement au Siège de FTV: « un développeur collaborant avec la rédaction de France Info numérique et d'un opérateur de prise de vue de la Fabrique dépistés à l'issue de la manifestation des symptômes », vient de publier un nouveau décompte



« À ce jour (au 23/03), nous dénombrons 280 personnes mises en quarantaine et parmi elles 53 cas diagnostiqués COVID-19. » dit le nouveau communiqué qui ajoute « Nous vous rappelons qu'outre les arrêts maladie, il est de votre responsabilité d'avertir absolument votre hiérarchie si vous avez été diagnostiqué COVID-19 ».

La CGC de Canal + dont « la protection sanitaire et sociale des salariés est une priorité mais passe également par leur information » leur proposera un point régulier, issus des échanges faits quotidiennement par ses représentants avec les différentes directions de CANAL+, notamment la DRH, les moyens généraux, l'Antenne...

La CGC de Canal + a notamment fait un point sur La situation sur les sites, les émissions qui perdurent, les impacts sociaux pour les salariés notamment :


L’urgence de revoir le calendrier du PDV et son projet d'atterrissage ;

La politique sur les congés payés suite aux décrets récemment votés ;

La question posée sur les salariés confinés chez eux, ne pouvant pas être en télétravail. Aucun impact sur les paies de mars déjà traitée mais après…Quel statut? Quelle dispense? Chômage partiel ou pas?...et pour qui?


dimanche 22 mars 2020

Ernotte qui prônait la transparence, devrait se souvenir longtemps de l’épisode des masques stockés à France Télés.

Ernotte qui prônait la transparence, devrait se souvenir longtemps de l’épisode des masques stockés à France Télés.

Vendredi 20 mars, le blog CGC Média dans son article « Ernotte : bas les masques! » s’interrogeait sur l’information selon laquelle, « l’ex-Orange venait de donner l’ensemble des masques FFP2 que France Télévisions avait en stock pour ne garder que des masques de type « chirurgical » à destination des personnels concernés ».

Celle qui venait de diffuser sa nouvelle propagande interne ainsi rédigée « En matière de communication notre seul principe et la transparence la plus totale sur toutes les informations dont nous disposons…. La communication la plus régulière continuera de vous être adressée », se serait fait mousser auprès des membres du Codir mis à l’abri pour la plupart, de ce geste solidaire !

En totale contradiction avec ce qu’elle venait de déclarer sur cette « communication des plus régulières dans la transparence la plus totale », les salariés n’avaient pas été tenus eu courant.

Alors qu’Ernotte avait connaissance de ce stock de masques, il aura fallu attendre « le décret n° 2020-281 du 20 mars 2020 modifiant le décret n° 2020-247 du 13 mars 2020 relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19. » publié au Journal Officiel le 21 mars (*)
C’est donc pour se conformer à la loi que ce déstockage ordonné  a eu lieu…L’État saura, jusqu’au au plus haut niveau, se souvenir de ce nouvel épisode qui vient alourdir la barque ernottienne déjà archi pleine et que rien ne sauvera du naufrage !
(*)
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/3/20/SSAZ2008152D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/3/20/2020-281/jo/texte

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code civil, notamment son article 1er ;
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3131-8 et L. 3131-9 ;
Vu le décret n° 2020-247 du 13 mars 2020 relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19 ;
Vu l'urgence,
Décrète :
Article 1

L'article 1er du décret du 13 mars 2020 susvisé est ainsi modifié :
1° Au 2° du I et au II, après les mots : « masques anti-projections », sont insérés les mots : « respectant la norme EN 14683 » ;
2° L'article est complété par les dispositions suivantes :
« III. - Les dispositions du I et du II ne sont applicables qu'aux stocks de masques déjà présents sur le territoire national et aux masques produits sur celui-ci. Des stocks de masques importés peuvent toutefois donner lieu à réquisition totale ou partielle jusqu'au 31 mai 2020, par arrêté du ministre chargé de la santé, au-delà d'un seuil de cinq millions d'unités par trimestre par personne morale. Le silence gardé par ce ministre plus de soixante-douze heures après réception d'une demande d'importation adressée par cette personne ou l'importateur fait obstacle à la réquisition. »
Article 2

Le présent décret est applicable sur l'ensemble du territoire de la République.

Article 3

Le ministre des solidarités et de la santé est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera en vigueur immédiatement.

Fait le 20 mars 2020.

Edouard Philippe

Par le Premier ministre :

Le ministre des solidarités et de la santé,

Olivier Véran

samedi 21 mars 2020

Frédérique Dumas, la députée spécialiste de l’Audiovisuel propose au gouvernement de « revoir sa copie » après la suspension annoncée des réformes en cours.

Frédérique Dumas, la députée spécialiste de l’Audiovisuel propose au gouvernement de « revoir sa copie » après la suspension annoncée des réformes en cours.

Dans un entretien qu’elle accordé à La Croix, Frédérique Dumas la députée des Hauts-de-Seine affiliée au groupe Libertés et Territoires, estime que le gouvernement devrait « revoir sa copie » sur la réforme de l’audiovisuel, « passée cette épreuve [du Coronavirus, ndlr] qui réinterroge en profondeur la société ».

Plusieurs jours avant que ne soit déclaré le confinement au niveau national, Frédérique Dumas qui elle au moins sait de quoi elle parle, n’avait pas ménagé sa peine dans les différentes commissions où elle intervenait pour expliquer pourquoi le réforme sur l’Audiovisuel n’était pas à la hauteur du big bang qu’appelait de ses vœux Emmanuel Macron.

Tantôt obligée de prendre la défense du ministre Franck Riester incroyablement attaqué par sa rapporteure Aurore Bergé qui s’est accaparé le texte qu’elle qualifie de « sa réforme », tantôt à dire l’inutilité d’un holding style ORTF, tantôt à expliquer que la suppression des chaines de France Télés de la TNT comme France 4 n’a pas de sens, etc…la députée spécialiste de l’Audiovisuel qui y consacrait voilà 2 ans un très pertinent rapport de près 300 pages, a répondu cash aux question de Aude Carasco.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article de La Croix : " La crise repose la question de la suppression de France 4  " où s’exprime Frédérique Dumas :

La Croix : Le président de la République a annoncé la suspension des réformes en cours. Le projet de loi audiovisuel, adopté et remanié en commission parlementaire, devait être débattu en séance publique à partir du 31 mars. Son adoption d’ici l’été vous paraît-elle encore réaliste et que préconisez-vous ?

Frédérique Dumas : Avec l’annonce du confinement, le Parlement ne peut plus travailler comme avant. Beaucoup de choses vont être remises en cause et le calendrier d’avant l’été sera difficile à tenir. J’espère aussi que les priorités ne seront plus les mêmes, qu’il y aura des décisions de rupture, que ce ne sera plus le même quinquennat.

La place du service public, et notamment celui de l’audiovisuel public, doit être reconsidérée. En période de confinement, on préfère que nos enfants regardent une chaîne ludique et éducative, sans publicité, et accessible à tous sur tout le territoire.

La situation inédite que nous vivons, avec la recherche collective de solutions pour mettre à disposition des contenus éducatifs en l’absence d’école, repose-t-elle, selon vous, la question de la disparition de la chaîne France 4 en août 2020 ?

F. D. : J’espère qu’il sera possible de rediscuter de l’importance d’une chaîne pour enfants. En commission parlementaire, les amendements demandant un moratoire sur la suppression de France 4 ont été enterrés. Transférer une partie des programmes jeunesse sur France 3 et France 5 risque d’affaiblir ces chaînes, qui réalisent de bonnes audiences durant les vrais « prime time » des enfants, c’est-à-dire en tout début de soirée. C’est de l’amateurisme.

Regardons ce qui se passe au Royaume-Uni ! La BBC a deux chaînes pour la jeunesse. Elle n’a basculé sur le Web que celle destinée aux jeunes adultes et constaté des audiences en chute de 85 %. Elle voudrait revenir en arrière, mais c’est presque impossible tant les coûts de diffusion et des programmes sont différents. Pour nous, il n’est pas encore trop tard.

Avec l’arrêt de France 4 sur la TNT, le service public tourne le dos aux enfants

Se repose en effet la question de la pertinence de faire basculer une chaîne pour enfants sur Internet, au mépris des fractures territoriale, numérique et d’usage. Il faut la puissance d’une chaîne pour pousser des programmes en délinéaire (services où l’utilisateur choisit).

France 4 est réellement devenue une chaîne pour enfants depuis trois ans, avec de bons résultats d’audience. C’est le moment de renforcer ses programmes éducatifs et sans publicité, ce qui légitimera d’autant plus le paiement d’une contribution à l’audiovisuel public universelle à travers l’impôt sur le revenu, avec modulation selon les revenus, comme je le propose.

Dans votre rapport actualisé sur " les médias de service public à l’ère du numérique ", vous êtes très critique sur la mise en place d’une holding, chapeautant les différents médias publics. La crise actuelle change-t-elle là aussi la donne ?

F. D : Nous sommes dans une crise de confiance. L’idéologie technocratique, où l’on nous explique que trois personnes savent mieux que toutes les autres, donne l’impression d’une doxa qu’on ne peut pas remettre en cause. Cette réforme enlève toute raison d’être à l’audiovisuel public, car tout a été fait à l’envers : il aurait déjà fallu débattre du rôle du service public en matière de cohésion, rétablir la confiance au sein des équipes en proposant une transformation de l’entreprise qui s’appuie sur un projet collectif, discuter des moyens, plutôt que de vouloir couper et fusionner sans s’assurer de garde-fou en matière d’indépendance.

Cette réforme de l’audiovisuel comporte aussi des avancées, comme les quotas d’œuvres européennes et la participation au financement de la création demandée aux plates-formes numériques. Cette partie, qui découle de directives européennes à transposer d’ici septembre 2020, peut faire l’objet d’un projet de loi séparé, comme ce fut pour le texte européen sur les droits voisins. Pour le reste, le gouvernement devrait revoir sa copie une fois passée cette épreuve, qui réinterroge en profondeur notre société.

vendredi 20 mars 2020

Ernotte : bas les masques !


Ernotte : bas les masques !

« En matière de communication notre seul principe et la transparence la plus totale sur toutes les informations dont nous disposons…. La communication la plus régulière continuera de vous être adressée », tel est la nouvelle propagande ernottienne diffusé ce jour aux salariés de France Télévisions.

En pleine crise sanitaire du Coronavirus, l’ex-Orange qui prône la communication la plus régulière dans la transparence la plus totale, devrait en prendre un sacré coup.

Peu de masques, pas de masques, plus de masques…chantaient en interne une bonne partie de membres de la direction, particulièrement ceux qui sont de près ou de loin dédiés à l’Information et/ou la Fabrication.

Qu’il s’agisse de masques (de type « chirurgical ») destinés à éviter lors de l’expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions des voies aériennes supérieures ou de salive pouvant contenir des agents infectieux transmissibles particulièrement par voie de gouttelettes (transmission par des gouttelettes de salive ou de sécrétions des voies aériennes supérieures) ou de masques filtrant (de type FFP2), destinés à protéger le porteur contre les risques d’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne, a fortiori aussi contre le risque de transmission par gouttelettes, France Télévisions n’avait quasiment pas de stock.
Aux techniciens de reportages qui partaient en équipe, le cas échéant, sur un même tournage lié à l’épidémie, inquiets de la promiscuité et de l’absence entre autres du mètre sécuritaire, la réponse était presque toujours la même : soyez vigilants c’est tout !

Pourtant selon nos informations, l’ex-Orange viendrait de donner l’ensemble des masques FFP2 que France Télévisions avait en stock pour ne garder que des masques de type « chirurgical » à destination des personnels concernés.

Les masques FFP2 auraient été donnés à des hôpitaux qui en ont évidemment un immense besoin – ce n’est pas le sujet – mais dans la plus grande discrétion…enfin pas pour les pouvoirs publics qui auraient, eux, été avertis avec force mousse mais à l’évidence seulement pour les personnels de France Télés ou leurs représentants, qui n’ont pas été au courant.

Si l’information dont le blog CGC Média vient d’avoir connaissance est confirmée, démonstration sera faite que « la communication la plus régulière dans la transparence la plus totale » qu’Ernotte affiche dans ses multiples propagandes, ne sera que foutaise et ne pourra que précipiter son départ comme celui de ceux qui la soutiennent !