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lundi 4 janvier 2021

Festival de promotions en pleine épidémie de Covid avec la publication d’une édition spéciale supplémentaire du "JO".

Festival de promotions en pleine épidémie de Covid avec la publication d’une édition spéciale supplémentaire du "JO".

En raison de l'épidémie de Covid-19, une édition spéciale supplémentaire du "JO" a été publiée permettant de revenir sur ces circonstances exceptionnelles. Une chose est sûre, c’est que les promos sont Légion (avec ou sans jeu de mot, c’est comme on veut) !

"À l'occasion du regroupement des promotions annuelles dans les deux ordres nationaux pour le 1er janvier, le Président de la République et le Gouvernement ont souhaité que les propositions comprennent une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus, à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activités", indique un "avis" paru au JO qui publie également la dernière promotion de l'Ordre national du Mérite (ils sont nombreux aussi).

Les presque 2/3 des récompensés dans ces décrets, le seraient « plus particulièrement pour leur participation aux actions menées contre l'épidémie » convient-il de préciser !

Ça nomme donc à tout-va dans les couloirs du Pouvoir ! 


Le blog CGC Média vous propose de découvrir la longue liste des personnalités du monde des médias et de la communication distinguées dans l’ordre national de la Légion d'honneur et dans l'ordre national du Mérite.

A leur niveau, la plupart de celles et ceux qui sont promus commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, ont donc été choisi pour leur remarquable lutte contre le Corona ! Le corps médical appréciera probablement.


Parmi les promus, on trouve entre autres : Pierre-Antoine CAPTON, président de Troisième Œil Productions, président du directoire de Médiawan ou encore Emmanuel KESSLER (Public Sénat) et Sibyle VEIL (Radio France) et dans la série « Je bosse ou j’ai bossé à France Télés » Tiphaine de RAGUENEL, directrice de la stratégie éditoriale de France Télévisions, l’ex-financier du groupe et ex de la DGMIC actuel directeur général adjoint de l'Opéra national de Paris Martin AJDARI ou encore Laetitia RECAYTE ex-régie pub FTV et actuelle directrice générale de Robin & Co… 

Extrait :

- M. Jean-Paul AGON, président-directeur général de L'Oréal, président de la Fondation d'entreprise L'Oréal ;

- Le photographe Yann ARTHUS-BERTRAND, membre de l'Académie des Beaux-Arts, fondateur de l'Agence Altitude (banque d'images aériennes).

On trouve parmi les personnalités nommées officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur : 

Le cinéaste Olivier NAKACHE, scénariste et producteur ;

M. Éric TOLEDANO, cinéaste, réalisateur, producteur, acteur ;

Mme Muriel BEYER, directrice générale adjointe du groupe Humensis (PUF, Bel in, Editions de l'Observatoire, Editions des Equateurs), chargée de la stratégie éditoriale, directrice des Editions de l'Observatoire ;

L'actrice Myriam BOYER ;

Mme Yandé DIOP, directrice des éditions Présence africaine ;

Mme Catherine DUSSART, productrice de films, gérante de Catherine Dussart Production (CDP) ;

On remarque également parmi les personnalités nommées chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur : 

L'écrivaine Annette KAHN, ancienne journaliste à "L'Aurore", au "Quotidien de Paris", au "Point", à "InfoMatin", à "L'Evénement du Jeudi" ;

M. Cyrille PIERRE, conseiller maître à la Cour des comptes, directeur général adjoint de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères ;

M. Jérôme DELAFOSSE, réalisateur, grand reporter, chef d'une expédition ;

M. José-Manuel LAMARQUE, grand reporter, expert en géopolitique, animateur de radio ;

M. Martin AJDARI, directeur général adjoint de l'Opéra national de Paris, ancien directeur général des médias et des industries culturelles au ministère de la Culture ;

M. Philippe BONY , directeur général des chaînes thématiques et du pôle des chaînes jeunesse du groupe M6 ;

M. Pierre-Antoine CAPTON, président de Troisième Œil Productions, président du directoire de Médiawan ;

M. Albari CERISIER, archiviste, éditeur et secrétaire général de Gallimard ;

Mme Carole GAESSLER, journaliste, présentatrice de télévision et de radio ;

Mme Laetitia RECAYTE, directrice générale de Robin & Co;

M. Olivier ROYANT, directeur de la rédaction de "Paris Match", décédé le 31 décembre dernier ;

M. Jean-Noël TRONC, directeur général de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) et de la Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique (SDRM) ;

Mme Alexandra TURCAT, journaliste, pilote du secteur Europe Monde au sein du quotidien "Ouest-France" ;

On trouve aussi parmi les personnalités élevées à la dignité de Grand officier dans l'ordre national du Mérite :

- La journaliste Michèle COTTA, vice-présidente de la chaîne IDF1, éditorialiste, ancienne directrice générale de France 2, ancienne directrice de l'information de TF1, ancienne présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle, ancienne présidente-directrice générale de Radio France ;

- M. Jean-Claude NARCY, journaliste, ancien présentateur des éditions du journal télévisé de TF1, ancien directeur adjoint de l'information de TF1.

Mme Isabelle FALQUE-PIERROTIN parmi les personnalités promues commandeur dans l'ordre national du Mérite.

Parmi les personnalités promues ou nommées commandeur dans l'ordre national du Mérite, on découvre:

- Mme Isabelle FALQUE-PIERROTIN, conseillère d'Etat, présidente de l'Autorité nationale des jeux (ANJ), présidente du comité éthique et scientifique de la plate-forme Parcoursup, ancienne présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) ; 

et parmi les personnalités promues ou nommées officier dans l'ordre national du Mérite :

- Le père Nicolas OZOLINE, archiprêtre orthodoxe, doyen de l'institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge de Paris, réalisateur de l'émission "Orthodoxie" sur France 2 ;

- M. Jamy GOURMAUD, animateur de télévision, journaliste ;

- M. Jean-Loup GUILLAUME, secrétaire général délégué aux relations institutionnelles, responsable du département des achats et de l'audit interne de l'institut national de l'audiovisuel (Ina) ;

- Mme Régine VIAL, directrice de la distribution, Les Films du losange. 

Parmi les personnalités nommées chevalier dans l'ordre national du Mérite, la liste s'allonge avec :

- Mme Marie-Laure BUISSON, présidente de Baga Productions, présidente de la Fondation "Marie-Laure Buisson" ;

- Mme Marie SAUCE-BOURREAU, consultante en relations publiques et marketing Gastronomie, présidente de l'association Les Toques françaises ;

- Mme Laure LECLERC, directrice des programmes au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ;

- M. Jean LESSI, maître des requêtes au Conseil d'Etat, ancien secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) ;

- M. Jean-Michel POTTIER, membre du Conseil économique, social et environnemental, ancien gérant de Ariane Sept, entreprise de fabrication de textiles publicitaires ;

- M. Thierry VALLAT, conseiller des affaires étrangères, président-directeur général de Canal France international (CFI) (groupe France Médias Monde) ;

- Mme Marie AUDET, responsable de la communication d'une compagnie aérienne (Canada);

- M. Emmanuel SAINT-MARTIN, journaliste, correspondant à France 24, fondateur de French Morning (Etats-Unis) ;

- M. Matei VISNIEC, journaliste, dramaturge et écrivain franco-roumain ;

- M. Jean-Philippe LEMEE, directeur régional de la chaîne Mayotte la 1ère ;

- M. Emmanuel KESSLER, président-directeur général de Public Sénat ;

- Mme Amel COGARD, directrice de l'éducation de France Télévisions ;

- Mme Caroline GHlENNE, cheffe des services de vidéo à la demande et des nouveaux projets, Arte ;

- Mme Pascale HENROT, directrice de l'Office national de diffusion artistique ;

- M. Pierre-Emmanuel LEGOFF, réalisateur, président de La Vingt-Cinquième Fleure Production ;

- M. Daniel PANETTO, président national de Culture Presse ;

- Mme Tiphaine de RAGUENEL, directrice de la stratégie éditoriale de France Télévisions ;

- Mme Sibyle VEIL, conseillère d'Etat, présidente-directrice générale de Radio France.


dimanche 3 janvier 2021

Christophe Tortora propose tout un tas de désignations avant son départ de la direction de l’information de France Télés donné imminent !

Christophe Tortora propose tout un tas de désignations avant son départ de la direction de l’information de France Télés donné imminent !

Le monsieur de « l’Info positive ernottienne » vient d’adresser un mail à l’ensemble des rédactions annonçant de nouvelles nominations entrant en vigueur ce lundi.

« Sur proposition de Christophe Tortora » dit le mail de Laurent Guimier qui annonce ces « changements » :

Agnès Molinier est nommée Directrice-adjointe de la rédaction nationale. Elsa Pallot est nommée rédactrice en chef du 20h.

Véronique Jan est nommée rédactrice en chef de l’Œil du 20h.

Thomas Horeau est nommé rédacteur en chef du 13h.

Gilles Delbos rejoint le 19/20 au poste de rédacteur en chef sous la responsabilité de Philippe Denis. »

L’intéressé qui au passage signe comme dirigeant du « 1er média des français » – jusqu’où va se nicher la pub mensongère ?! – en profite pour dispenser ses vœux dans un contexte de soi-disant « chantiers très concrets à mener pour améliorer rapidement notre fonctionnement quotidien » qu’il affirme vouloir « mettre en place dès la fin du mois de janvier » 

Le successeur de Yannick Letranchant va également tenter de motiver les destinataires du message « Tout au long de cette année, nous construirons un projet collectif et ambitieux qui exigera la mobilisation de chacun »

La vrai patate quoi !



samedi 2 janvier 2021

L’ex-Orange se croit-elle à l’abri ? Elle devrait vite déchanter !

L’ex-Orange se croit-elle à l’abri ? Elle devrait vite déchanter !

Les assidus lecteurs de l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public n’ont pas dû être si surpris que ça en lisant l’information que donne le site à savoir « Un énorme plan de licenciements en préparation dans le secret du huitième étage [qui consacre, ndlr] le démantèlement de France Télévisions ».

« Vent froid qui souffle sur le Royaume de France Télévisions. Glacial. Funèbre » se désole l’ADAP qui brosse une photo du contexte peu joyeuse pour les salariés qui comme de coutume devraient faire les frais de ceux qui les méprisent et les ignorent « Des volontés se conjuguent pour donner du corps à un affaiblissement concerté de l’audiovisuel public. Il ne faut pas faire d’ombre aux groupes privés qui, soit engrangent les millions d’euros de la publicité et vident les cerveaux, soit accaparent les centaines de millions d’euros attribués au service public audiovisuel pour faire de la production [externe, chacun l’aura compris. Ndlr ] »

Le blog CGC Média qui a les mêmes retours, a choisi en ce deuxième jour de 2021 de relayer à son tour les réjouissances prévues par celle qui sous le coup d’une enquête préliminaire diligentée par le PNF (*) visant le contrat de 100 Millions qu’elle a signé avec la boite de Nagui (donc Banijay) se croit intouchable pour les cinq ans à venir, malgré deux procédures en cours visant à obtenir, entre autres, l’annulation de la mascarade intervenue en juillet dernier.

La caste des Intouchables c’est en Inde…faudrait-il le rappeler !? 

(*)

« Combien de licenciements prévus ? 2000 ? 3000 ? Sur 9000 salariés c’est pas beaucoup diriez- vous…En fait ces milliers d’emplois, sous la bannière de France Télévisions, correspondent à une myriade de sociétés qui ont été amalgamées mais dont les objectifs demeurent : les régions avec France 3, les Outremers Première, la production nationale avec France 2…En fait les effectifs devraient passer au-dessous de 9000 personnes globalement » écrit encore l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public.

Après avoir égrainé les échecs plus ou moins retentissants de l’ex-Orange « Salto déficitaire jusqu’en 2023 au moins avec une perte estimée à 15 millions d’euros/an soit 45 millions d’euros pour rien….Okoo, le portail numérique mort-né à la fréquentation même pas symbolique…ou encore franceinfo : qui ne décollera jamais et qui coûte les yeux de la tête », l’explication tombe « C’est pour la création d’une chaîne de télévision temporaire qui ne sera ouverte que pour les Jeux Olympique de Paris en 2024… que ce grand plan de licenciements - qualifié de « grande surprise » -  se prépare en grand secret dans les bureaux du 8ème étage », l’ADAP qui s’interroge « Où trouver l’argent pour cette idée folle ? », fait bien évidemment le lien avec ce nouveau  « Plan de destruction de l’emploi audiovisuel ».


vendredi 1 janvier 2021

Complément d'enquête à France Télés...l'année 2021 sera judiciaire !

Complément d'enquête à France Télés...l'année 2021 sera judiciaire !

Tout d'abord, en ce 1er janvier, c'est le moment ou jamais de souhaiter plein de bonnes choses à toutes celles et ceux qui pensent que Télévisions publique a encore un sens et rien de bien à tous les autres qui la piétinent et la cassent année après année !

Mercredi dernier Le Canard enchaîné se penchait sur la suite qu'aurait pu ou dû donner Roselyne Bachelot  à la question que lui a posée en séance  (¤ vidéo et verbatim verbatim en fin de post) voila bientôt deux mois (le 9 novembre 2020) Frédérique Dumas la très probe et exemplaire députée du groupe Libertés et Territoires (ci-après) et indiquait qu'en plus d'un courrier détaillé qu'elle faisait à la ministre de la Culture s'agissant du contrat de 100 millions d'euros signées par Ernotte avec la société de Nagui, elle écrivait également à Bruno Lemaire.

 

Ces deux courriers interviennent après "l’enquête préliminaire confiée à la brigade de répression de la délinquance économique concernant le contrat cadre liant France Télévisions signé par Delphine Ernotte avec Nagui (groupe Banijay) sur la période 2017-2020 pour un montant de 100 millions d’euros…(*), qu'avait révélé le magazine Challenges, mi-décembre.

"Dès que le blog CGC Média aura copie de la lettre de Frédérique Dumas à Bruno Lemaire, nous ne manquerons pas de la publier" indiquions-nous.

(*) C'est à présent le cas...Nous avons eu copie dudit courrier et donc le publions comme prévu, en complément de l'enquête en cours.





(¤ vidéo et verbatim verbatim + lettre complémentaire à la Ministre) 


(verbatim)

Mme Frédérique Dumas. L’amendement de Michel Larive vise à soutenir la création dans sa diversité. Je voulais donc vous adresser une question, madame la ministre : le 24 mai 2017, Mme Delphine Ernotte a signé en personne une lettre adressée à la société de Nagui et sécurisant sur trois ans les prestations d’animateur de celui-ci pour France Télévisions. Ce document prévoit une rémunération de 100 millions d’euros ; ses clauses sembleraient contestables et révéleraient une distorsion par rapport aux usages.

Afin d’éviter tout dérapage, il est expressément prévu que les contrats d’un montant supérieur à 10 millions soient obligatoirement soumis pour validation au sous-comité des engagements, émanant du conseil d’administration de France Télévisions. En l’occurrence, il se pourrait que cette procédure n’ait pas été respectée. 

N’appartient-il pas au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, de se donner les moyens de le vérifier ?

En tant que ministre de tutelle de l’audiovisuel public, garante de sa bonne gouvernance, pouvez-vous nous assurer qu’il existe des preuves concrètes de la validation de cet accord dit « confidentiel » par le sous-comité aux engagements, par exemple un ordre du jour et un procès-verbal ? Pensez-vous qu’une simple affirmation des dirigeants, sans trace écrite, puisse suffire ? Dans le contexte actuel, madame la ministre, une réponse précise de votre part est essentielle, et très attendue.              

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Roselyne Bachelot, ministre. C’est un cas d’espèce : je ne dispose pas des éléments qui me permettraient de vous répondre immédiatement. Bien entendu, je m’engage devant la représentation nationale à vous donner tous renseignements nécessaires. Si vous le permettez, cette question me demandera un peu de réflexion, d’autant que les faits remontent à 2017, c’est-à-dire à une époque où – je ne le regrette pas – je n’étais pas ministre de la culture.   

(lettre à la ministre)

jeudi 31 décembre 2020

Les caisses de France Télés sont vides…en voici une nouvelle preuve !

Les caisses de France Télés sont vides…en voici une nouvelle preuve !

Cela fait plus de cinq ans que la propagande bat son plein à France Télés sur une télé soi-disant à l’équilibre en permanence et un groupe audiovisuel qui se vante d’être partout d’être premier malgré l’interminable succession d’échec enregistrés depuis tout ce temps.

Pour l’Actionnaire « tout va toujours très bien » ! Lorsqu’il se rendra compte après le passage de l’IGF et le lancement d’un nouvel audit que tout cela n’était qu’écran de fumée, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas !

Dernière preuve des problèmes financiers de France Télés, les possibilités qu’étudient sur le plan judiciaire les organisateurs du festival d'humour le Montreux Comedy Festival après que l’entreprise a décidé de les lâcher.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’Info exclusive donnée ce jour par « Le ParisienCulture » et « Loisirs Télévision & médias » :

Extrait

"Le grand rendez-vous du rire francophone ne reportera pas son édition de décembre 2020 au printemps 2021, comme prévu initialement, lâché par France Télévisions, un de ses diffuseurs historiques.

L’édition 2020 du Montreux Comedy Festival avait été annulée début décembre en raison de la crise du Covid-19. Laura Gilli/Montreux Comedy/GF Productions France Coup dur pour le Montreux Comedy Festival. L'influent rendez-vous de l'humour francophone a finalement décidé de renoncer à son édition 2020. La raison : France Télévisions, l'un des diffuseurs historiques, a refusé de reporter son financement.

Le festival suisse a été annulé début décembre en raison de la crise du Covid-19. Mais les organisateurs planchaient depuis plusieurs semaines pour décaler la tenue de certains galas au printemps. « Nos accords avec France TV couraient sur une période de trois ans, de 2018 à 2020. Ils ont estimé que cette édition au printemps 2021 ne rentrait plus dans le plan. L'annulation pour cause de pandémie mondiale, c'est une excuse pratique ! réagit le directeur général du festival, Yann Renoard. On a le sentiment d'avoir été abandonnés en rase campagne. On avait un genou à terre, et là, ils nous ont poussés du pied. »

France TV était diffuseur depuis 2010, aux côtés de la Radio Télévision Suisse (RTS) et Comédie + (Groupe Canal), qui, eux, avaient accepté le report. «Pour un média qui veut défendre le spectacle vivant, c'est dommage»

Les droits télé, générés par la captation et la diffusion des galas, sont vitaux pour le Montreux Comedy, représentant environ un tiers du budget total. Ces sketchs filmés permettent aussi de générer des vidéos, qui font vivre ensuite la chaîne Youtube, à hauteur d'un nouveau contenu chaque semaine. Un modèle unique. « Ça génère des revenus qui sont ensuite réinvestis. Là, la machine est grippée, on ne va pas exister avant décembre prochain. La dernière vidéo sera diffusée ce mercredi, mais après, on arrive en bout de stock », déplore le directeur général, qui estime le préjudice subi à « pas loin du million d'euros ».

Contactée, la direction de France TV n'a pas répondu à nos sollicitations. Mais l'arrêt à l'été 2021 de la chaîne France 4, sur laquelle étaient diffusés la plupart des galas du Montreux Comedy, pourrait justifier cette décision de la nouvelle équipe autour de Delphine Ernotte [et son nimérobis, ndlr].

« On s'en relèvera, mais pour un média qui veut défendre le spectacle vivant, c'est dommage », enrage Yann Renoard.

Les organisateurs du festival d'humour étudient les possibilités d'attaquer sur le plan judiciaire."

mercredi 30 décembre 2020

Roselyne Bachelot n'a pas répondu à Frédérique Dumas qui saisit Bruno Lemaire en marge de l'enquête du PNF.

Roselyne Bachelot n'a pas répondu à Frédérique Dumas qui saisit Bruno Lemaire en marge de l'enquête du PNF.

Depuis les révélations du magazine Challenges, mi-décembre, sur "l’enquête préliminaire confiée à la brigade de répression de la délinquance économique concernant le contrat cadre liant France Télévisions signé par Delphine Ernotte avec Nagui (groupe Banijay) sur la période 2017-2020 pour un montant de 100 millions d’euros…" (*), il semble qu'à part la Justice, l'Exécutif ait quelques problèmes à l'allumage.

Cela fera bientôt deux mois que Frédérique Dumas la très probe et exemplaire députée du groupe Libertés et Territoires (9 novembre 2020) a posé en séance la question à Roselyne Bachelot, (¤ vidéo et verbatim verbatim en fin de post) liée au contrat de 100 millions d'euros signées par Ernotte avec la société de Nagui comme le rappelle Le Canard enchaîné de ce dernier mercredi de l'année. (ci-après) 

 

PS: Dès que le blog CGC Média aura copie de la lettre de Frédérique Dumas à Bruno Lemaire, nous ne manquerons pas de la publier.

(*)

Le 19 décembre dernier le blog CGC Média dans son article "Un probable problème d’interférence et/ou de conflit d’intérêts pour Roch-Olivier Maistre ?!" rappelait pourtant quelques faits

Extrait

"Avec l’ouverture de cette enquête préliminaire, il semble bien que cela se précise comme d’ailleurs l’intervention de la Cour des comptes qui devrait en l’occurrence diligenter un nouvel audit.

Rappelons que le dernier audit de la Cour au titre prémonitoire « Mieux gérer l’entreprise… » remonte à 2016 donc avant ce contrat pluriannuel de 100 millions d’euros signé par Ernotte. 

La Cour pourrait donc avancer le processus prévisible à l’origine pour 2021 voire 2022 et lancer sans délai un nouvel examen financier car les conditions dudit contrat qui sont, selon nos informations, constitueraient des affermages d’antenne au profit d’un seul producteur, interdites après l'affaire des animateurs-producteurs qui avait entraîné le départ de Jean-Pierre Elkabbach en 1996 et qui lèseraient un peu plus le secteur de la production audiovisuelle déjà à l'agonie.

Tout cela également au détriment des salariés qui subissent un énième et nouveau plan de départs sur fond de déficit pour France Télés estimé à 100 millions d'euros malgré la propagande bidon de comptes à l'équilibre. 

La Cour des comptes qui n'avait pas hésité - chacun s'en souvient -  à épingler la présidence de Mathieu Gallet lorsqu'il était à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour beaucoup moins s'agissant des "fréquent et très coûteux" recours à des contrats de conseils ou encore sur sa gestion à Radio France que l'intéressé très vite évincé avait vainement tenté de renvoyer dans ses cordes par cette formule "Ce n'est pas la Cour des comptes qui va faire la stratégie de Radio France" !

Seulement voilà, l’actuel statut de Roch-Olivier Maistre nommé en janvier 2019 au CSA par Emmanuel Macron, n’est pas sans poser de problèmes.

Celui qui a pris la suite de Schrameck et a affirmé urbi et orbi que les règles avaient été respectées - encore en juillet dernier - et qui a visiblement opposé une fin de non-recevoir aux membres du CSA qui voulaient entendre Ernotte (* cf Le Canard enchaîné ) interpelle bien entendu! 

ROM peut bien penser que la plainte émanant de la CGC elle fera piout – il oublie, entre autres, les condamnations définitives au Pénal de Carolis, Millot et Bygmalion dans l’affaire instruite par le juge Van Ruymbeke ! – le PNF et le juge d’instruction qui sera prochainement nommé pour cette nouvelle plainte, eux, ne feront pas piout et devront comme l’avocat de la CGC qui a porté plainte, se poser inévitablement la question de possible interférences et/ou de conflit d’intérêts.

(¤ vidéo et verbatim verbatim + lettre complémentaire à la Ministre) 


(verbatim)

Mme Frédérique Dumas. L’amendement de Michel Larive vise à soutenir la création dans sa diversité. Je voulais donc vous adresser une question, madame la ministre : le 24 mai 2017, Mme Delphine Ernotte a signé en personne une lettre adressée à la société de Nagui et sécurisant sur trois ans les prestations d’animateur de celui-ci pour France Télévisions. Ce document prévoit une rémunération de 100 millions d’euros ; ses clauses sembleraient contestables et révéleraient une distorsion par rapport aux usages.

Afin d’éviter tout dérapage, il est expressément prévu que les contrats d’un montant supérieur à 10 millions soient obligatoirement soumis pour validation au sous-comité des engagements, émanant du conseil d’administration de France Télévisions. En l’occurrence, il se pourrait que cette procédure n’ait pas été respectée. 

N’appartient-il pas au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, de se donner les moyens de le vérifier ?

En tant que ministre de tutelle de l’audiovisuel public, garante de sa bonne gouvernance, pouvez-vous nous assurer qu’il existe des preuves concrètes de la validation de cet accord dit « confidentiel » par le sous-comité aux engagements, par exemple un ordre du jour et un procès-verbal ? Pensez-vous qu’une simple affirmation des dirigeants, sans trace écrite, puisse suffire ? Dans le contexte actuel, madame la ministre, une réponse précise de votre part est essentielle, et très attendue.              

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Roselyne Bachelot, ministre. C’est un cas d’espèce : je ne dispose pas des éléments qui me permettraient de vous répondre immédiatement. Bien entendu, je m’engage devant la représentation nationale à vous donner tous renseignements nécessaires. Si vous le permettez, cette question me demandera un peu de réflexion, d’autant que les faits remontent à 2017, c’est-à-dire à une époque où – je ne le regrette pas – je n’étais pas ministre de la culture.   

(lettre à la ministre)