Les sacrifiés de France Télés sous couvert de la covid et ceux qui en profitent !
Un
nouveau CSE avait lieu ce 21 janvier dans l’établissement sinistré de Malakoff depuis
la disparition de France Ô du canal 19 de la TNT en août dernier pour un portail fantôme dans tous les sens du terme puisque sa directrice
a été nommée par le tandem Gengoul/Ernotte à la tête de Guyane la 1ère.
L’occasion pour
certains salariés de toujours manifester leur colère et pour des élus de la
relayer.
Le blog CGC Média
vous propose de découvrir le texte liminaire lu en séance par le responsable du
SNPCA-CGC intitulé « La covid a bon
dos ! »
Les mois passent et les personnels de
l’établissement de Malakoff, comme tous les citoyens français, s’enfoncent dans
une crise sanitaire dont ils ne voient pas le bout mais dont ils subissent
eux-aussi les conséquences. A commencer au travail.
Beaucoup de personnels de la rue Danton
ont été poussés voire, sur injonction, placés en télétravail par la direction.
Des décisions managériales histoire d’éviter le plus possible les
contaminations dans les locaux. Au regard de ces 10 mois que nous venons
d’enchainer depuis le début de la crise, ces décisions ont porté leur
fruit : l’établissement de Malakoff n’a pas été victime d’une avalanche de
cas positif à la covid. Une bonne nouvelle pour nous tous pas seulement due à
la mise en place de la distanciation professionnelle car un certain nombre de
salariés continuent de venir travailler physiquement sur le site. C’est donc la
preuve que le respect des nouvelles règles sanitaires par les personnels et les
mesures mises en œuvre au sein de l’établissement fonctionnent.
En revanche, cette désétatisation
professionnelle commence à peser sur celles et ceux qui y sont
« abonnés » au quotidien : déracinement professionnel,
isolement, pertes d’information et surtout perte du lien social au travail. De
plus en plus de ces salariés nous font part de leur mal être.
Certains ont le
sentiment d’une déconnexion humaine avec l’entreprise au risque de… A
contrario, nombre de salariés qui travaillent en présentiel sur le site
reconnaissent eux-aussi perdre le lien avec des collègues placés en télétravail
et dont la communication avec eux s’amoindri, au risque de…
Cette situation, nouvelle et non
préparée, commence sérieusement à engendrer des troubles de part et d’autre.
D’autant plus que, derrière cette situation, se cachent d’autres comportements
qui ont des conséquences pour le moins… irritantes : la rancœur.
En effet, si de nombreux salariés en
télétravail s’activent à remplir les missions professionnelles qui leur sont
confiées, un certain nombre d’autres profitent de la situation pour en
faire le moins possible, pour rester le moins possible dans l’établissement, au
risque de mettre à mal, en difficulté le travail et les missions que nous
devons assurer ensemble (ceux sur place et ceux chez eux) et surtout de créer
des tensions entre salariés et/ou avec l’encadrement du fait de ces profiteurs.
Le SNPCA-CGC rappelle à tout un chacun
que nous, salariés de l’établissement de Malakoff comme de tous les sites de
France Télévisions avons la chance d’avoir notre salaire à la fin du mois. La
crise sanitaire que nous éprouvons et que nous couvrons notamment au plan de
l’information, nous permet de nous rendre compte chaque jour davantage des dégâts
qu’elle cause chez nombre de nos concitoyens, y compris chez certains membres
des familles des salariés (conjointes, conjoints, enfants, parents…) :
perte d’emploi, pertes de revenus, isolement, précarité, absence de
perspectives professionnelles, problème d’embauche et d’avenir pour nombre de
nos enfants…) Et pendant ce temps-là, des salariés de France Télévisions
profitent de la situation… Un comble… Sans compter les tensions grandissantes
engendrées entre celles et ceux qui s’investissent au mieux durant cette
période complexe pour assurer leur travail et quelques-uns qui, par leur
absence ou leur laxisme, grippent non seulement les missions dévolues à notre
établissement mais aussi le travail de tout un chacun par les problèmes qu’ils
génèrent.
Une honte ! Si manquement
professionnel il y a de la part de certains salariés, faute professionnelle
AUSSI est à porter au crédit de l’encadrement : comment se fait-il que
certains responsables, certains cadres ne demandent pas ou pas suffisamment des
comptes à ceux qui profitent de cette situation ?...
Le SNPCA-CGC ose le dire en cette
période si particulière : profiter de la crise sanitaire est non seulement
une faute professionnelle mais c’est aussi une faute morale au regard des missions
de service public qui sont les nôtres, au moment où plus que jamais, les citoyens
ont besoin d’un service public de l’audiovisuel fort, notamment dans le lien
qu’il assure et doit assurer entre les outre-mer et l’hexagone et
réciproquement.
Par conséquent, le SNPCA-CGC demande à
la direction, non pas de faire revenir tout le monde sur site, mais de changer
de paradigme quant à la gestion de la situation pandémique au sein de
l’établissement de Malakoff, comme par exemple, le fait de faire tourner les
effectifs au sein de l’établissement, notamment pour les services maintenus
totalement en télétravail, de mettre en
place et à dispositions des outils informatiques plus performants pour les
personnels travaillant essentiellement depuis chez eux, de mettre en place une
ligne téléphonique dédiée par du personnel en interne, une sorte de ligne SAV
pour répondre aux problématiques de ces salariés (et non une ligne extérieure,
déconnectée des réalités de nos missions !) et de revoir la gestion de
l’encadrement. Le SNPCA-CGC demande qu’un point particulier sur ce sujet soit
inscrit à l’ordre du jour du prochain CSE de Malakoff.
La covid ne peut avoir bon dos, ni pour
les profiteurs, ni pour la direction pour ne pas fournir d'efforts
supplémentaires pour accompagner les salariés isolés chez eux en télétravail.
De nouvelles mesures d’accompagnement doivent être prises rapidement pour que
cette nouvelle année où il y a fort à parier que le travail tous ensemble sur
le site n’est pas prêt de se revivre comme avant, se déroule le mieux possible
(ou le moins mal possible, c’est selon !) et nous permette de mieux
travailler ensemble, où que l’on soit, et nous maintienne unis dans
l’accomplissement des taches pour lesquelles nous sommes rémunérés…