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mardi 13 juillet 2021

Au cas où Emmanuel Macron n’aurait pas bien compris, l’ex-Orange est très proche de Thierry Breton...Donc ?!

Au cas où Emmanuel Macron n’aurait pas bien compris, l’ex-Orange est très proche de Thierry Breton...Donc ?!

Ces derniers temps, les publications laudatrices pour faire l’article sur les visées européennes de l’ex-Orange, se multiplient.

Dernier en date avec un titre assez parlant « France Télévisions : comment l'Europe devient un levier d'influence pour Delphine Ernotte », celui de La Lettre A en date du 12 juillet.

Quand Emmanuel Macron proposait fin octobre 2019, Thierry Breton (66 ans aujourd’hui) l’ex-ministre de l’Économie, ex-pédégé du groupe Atos comme il l’était du groupe Orange, comme membre français de la Commission européenne, il était probablement loin de s se douter que sa proximité avec « la dame de chez Suez », lui reviendrait comme un boomerang jusqu’au 2ème tour de l’élection présidentielle en avril 2022.

La politique européenne, ce n’est finalement ni à l’Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement qu’elle se décide mais au siège de l'UER basé à Genève.

La Lettre A dans le chapitre de l’article précité « Unir les forces » qui débute ainsi « La présidence de l'UER se révèle être un véritable tremplin pour Delphine Ernotte… » vient le rappeler au Chef de l’État.

Les ministres des Finances du Groupe des Vingt (G20) qui viennent d'annoncer dans une déclaration commune « être parvenus à un accord historique sur une architecture fiscale internationale plus stable et plus équitable », reposant sur deux piliers, l'un portant sur la répartition des bénéfices et l'autre sur la garantie d'un niveau minimum d'imposition d'au moins 15 %, ne seraient sûrement pas à la hauteur des « efforts qu’Ernotte ne ménage pas, pour renforcer le rôle politique de I'Union européenne de radio-télévision (UER) » (sic).

Elle qui, selon le titre de presse, « s'emploie à renforcer les liens entre les 115 membres de l'UER répartis dans 56 pays, convaincue que l'union fait la force et qu'il s'agit du seul moyen pour les services publics européens de se maintenir dans la course face à Google et Facebook d'une part, Netflix, Amazon Prime, Apple TV+ et Disney + » (sic) serait donc devenue la seule à pouvoir porter la parole de la France à Bruxelles !!

Le président de la République qui qualifiait pourtant, la gouvernance de France Télévisions de « Honte de la République »  (voir L'Opinion ci-après) doit s’en étrangler.

Il n’aurait plus d’autre choix que de promouvoir « la chasseuse d’homme blancs de plus de 50 ans » à la Commission ou dans son périmètre « pour répondre à tous ces enjeux réglementaires » (sic) en matière de médias !

Elle pourra d’ailleurs y continuer « un lobbying bruxellois offensif alors que se tiennent encore pour plusieurs mois d'intenses négociations relatives aux Digital Market Act (DMA) et Digital Services 4ct (DSA), deux textes destinés à réguler les activités des géants du net et qui constitue une opportunité historique dont elle s'est emparée afin de  se rapprocher des éditeurs de presse, ainsi que de l'Association of Commercial Télévision (ACT), et de l'Association of European Radios (AER), également très offensifs face aux GAFA » (sic)

Elle serait aidée pour se faire par « Thierry Breton et Margrethe Vestager qui sont les atouts d’Ernotte » écrit également le titre de presse.

Extrait :

« Pour peser à Bruxelles, Delphine Ernotte part avec un avantage non négligeable sur son prédécesseur, le Britannique Tony Hall. Il est vrai que le Brexit plaçait l'ancien directeur général de la BBC dans une posture délicate vis-à-vis des institutions communautaires.

La nouvelle présidente bénéficie en outre d'une excellente relation avec Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, très actif sur les textes DMA et DSA. L'ancien PDG de France Télécom demeure depuis 2005 président d'honneur de l'opérateur (rebaptisé Orange en 2013), tandis que Delphine Ernotte a assuré la direction générale d’Orange France de 2011 à 2015.

Elle a ainsi profité de cette proximité pour convier Thierry Breton à la dernière assemblée générale de l'UER, le 1er juillet 2021.  [A Bruxelles, le conflit d’intérêts, ça doit être un concept abscond, ndlr]

Delphine Ernotte s'appuie également sur les eurodéputés français comme Stéphanie Yon-Courtin (groupe Renew Europe auquel adhère LREM), particulièrement mobilisée sur le DMA.

Au-delà de cette connexion française, I’UER doit également composer avec un acteur clé sur ces sujets, la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager l’ancienne ministre danoise de l'éducation, puis de l'économie et de l'intérieur, qui était jusqu'à présent surtout sollicitée par les patrons d'audiovisuels nordiques.

Le bureau bruxellois de l'UER, dirigé depuis mars 2020 par Wouter Gekiere, qui fut son lobbyiste pendant douze ans, est également en contact régulier avec Vera Jourova, la commissaire aux valeurs et à la transparence. Cette dernière prépare d'ailleurs, conjointement avec Thierry Breton, le Media Freedom Act, un nouveau texte structurant pour le secteur, relatif à l'indépendance et à liberté des médias, qui devrait être discuté dès cet automne ».

Enfin, ajoute La Lettre A « Pour servir ses ambitions de voir émerger une vraie place de marché européenne pour la fiction, elle qui insuffle une nouvelle dynamique en matière de coproduction, dans l'optique de contrer l'hégémonie de Netflix, Amazon Prime, Apple TV+ et Disney + sur les formats fictionnels ou documentaires, a monté un groupe de travail dédié à la coproduction quelques semaines après son arrivée à l’UER.

Ernotte qui ambitionne de porter à 500 millions d'euros par an les investissements de France télévisions dans la création - elle s'y est engagée [lors de la mascarade intervenue en juillet 2020, ndlr] devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) - veut miser sur la puissance de la marque "Eurovision" concours de chansons, que l'UER organise depuis 1956. » (sic)

Elle remet doncça avec son discours sur « les marques » et d’enchérir « L'idée serait de capitaliser sur cette marque bien identifiée, afin qu'elle serve de référence pour de futurs contenus de l'UER, comme des fictions jeunesse ou encore des documentaires. »

Parce que bien entendu, avant elle, personne n’avait pensé à utiliser le logo de l’Eurovision et le célèbre Te Deum en ré majeur de Marc-Antoine Charpentier qui l’accompagne pour rassembler des millions de téléspectateurs !!

Puisque Thierry Breton le lui a dit et n’a cessé de lui répéter…Ernotte est la femme de la situation [Bigre, laquelle ? ndlr], qu’est-ce qu’il attend Emmanuel Macron pour la propulser ?

Peut-être les résultats des procédures judiciaires dont elle fait l’objet, entre autres l’instruction judicaire toujours en cours, s’agissant des conditions de son parachutage en 2015 ou encore l’enquête préliminaire du Parquet National Financier (*) ouverte sur le contrat de 100 millions signé par elle avec la société de Nagui donc Banijay d'où venait Candilis son ex- numérobis ?!

 (*) 

lundi 12 juillet 2021

« Le Parisien dimanche » fait le bilan des Tops et des Flops des chaînes depuis le début de l’année…France Télés touche encore le fond.

« Le Parisien dimanche » fait le bilan des Tops et des Flops des chaînes depuis le début de l’année…France Télés touche encore le fond.

« VOUS LES AVEZ REGARDÉS… OU PAS » titre « Le Parisien dimanche » (*) qui fait le grand bilan des audiences pour cette fin de saison.

A la question qu’il pose « Qui a brillé et qui a ramé, depuis le début de l’année ? » le quotidien constate que les chaînes du groupe TF1 tiennent bien évidemment la corde alors que celles de France Télés sont régulièrement à la ramasse à l’exception du grand concours de l’Eurovision 2021.

« Le succès éclatant de "Quotidien"sur TMC, la prouesse de « HPI » avec Audrey Fleurot sur TF 1, CNews qui rattrape et devance BFMTV, l’Eurovision de Barbara Pravi sur France 2... Il y a eu les hauts de la saison télé, mais aussi les bas : « Domino Challenge » sur M 6, "Opération renaissance" animée par Karine Le Marchand, également Le petit  "Échiquier" d’Anne-Élisabeth Lemoine » écrit  le titre de presse qui ironise ainsi sur le programme lancé et présenté par Jacques Chancel qu’il classe évidemment dans « Les FLOPS » et qu’il rebaptise pour l’occasion.

Extraits.

« Le petit "Échiquier" d’Anne-Élisabeth Lemoine.

Récupérer « le Grand Échiquier » sur France 2 n’a pas été un cadeau pour Anne-Élisabeth Lemoine. La présentatrice de « C à vous » avait d’abord remplacé au pied levé Anne-Sophie Lapix, positive au Covid-19, le mardi 2 février (1,5 million de téléspectateurs, 7,7 % du public).

Ensuite, elle a officiellement hérité du programme culturel, déplacé au samedi soir le 3 avril. Et là, catastrophe, seulement 1,2 million de personnes (6 %) étaient au rendez-vous, la chaîne étant même battue par France 5 ce soir-là. »

Après les 7 premiers numéros présentés par Anne-Sophie Lapix et les deux derniers donc par Anne-Élisabeth Lemoine, c’est au tour de Claire Chazal de récupérer le bébé. Il se murmure que la Première dame ne serait pas étrangère à cette décision…c’est en tout cas ce qu’admet à mots couverts l’un des très proches thuriféraires ernottiens. 

« "C raté" sur France Télé » poursuit le Parisien qui enfonce le clou «  Beaucoup de nouveaux magazines, peu de résultats concluants. Reconduit, "Bel & bien" avec Agathe Lecaron et Ali Rebeihi, le samedi matin sur France 2, n’a été regardé que par 350 000 téléspectateurs (8 % du public).

Même chose pour "C Jamy" sur France 5, avec 220 000 fidèles (2,8 %).

Tout comme "C ce soir" et ses 270 000 habitués (2 %), 70 000 de moins que la rediffusion de "C dans l’air" l’an passé. En revanche, "6 à la maison" avec Anne-Élisabeth Lemoine et Patrick Cohen, le mercredi sur France 2, s’arrête, et "Antidote", avec Michel Cymes, doit complètement revoir sa formule le dimanche après-midi. »

Même si « M 6 déchante, en voulant faire tomber ses dominos avant TF 1 » et a fait « chuter son audience, avec le lancement fin juin, de "Domino Challenge"  qui n’a attiré que 1,7 million de curieux, soit 8,5 % de PDA - les deux numéros suivants en ayant égaré 300 000 au passage - celui de jeudi dernier, s’est même classée cinquième, après France 5, bien loin du succès inattendu de "Lego Masters" (3,2 millions) que la chaîne espérait reproduire », France Télés est bel et bien  queue de peloton. 

Dans la catégorie « Les TOPS » le groupe TF1 les enchaine…

« "Quotidien" au plus haut. Pas de lassitude pour les fans du talk-show de Yann Barthès. "Quotidien" a cumulé les records, loin devant "Touche pas à mon poste", qui bénéficie pourtant d’un découpage horaire favorable. Sur les six derniers mois, la deuxième partie de l’émission phare de TMC a séduit plus de 1,9 million de fidèles, soit 7,3 % de part d’audience (PDA). C’est 110 000 de plus que la précédente saison, qui était déjà au plus haut. À Barthès de combler le départ de Paul Larrouturou, parti sur LCI, et Salhia Brakhlia, qui se consacrera uniquement à France info.

D’après nos informations, le présentateur de 46 ans compte sur des jeunes journalistes « jamais vus à la télé » pour cette année présidentielle. Son chroniqueur Julien Bellver aura également un prime time…

"Ici tout commence" n’en finit pas d’impressionner. Lancé en novembre 2020, le nouveau feuilleton de TF 1, programmé du lundi au vendredi à 18 h 40, a brillamment su se faire une place dans la grille. Les aventures d’élèves et professeurs au sein d’une prestigieuse école de cuisine enregistrent ainsi une moyenne de 3,8 millions de téléspectateurs (replay inclus). Après le succès de "Demain nous appartient", c’est un nouveau pari gagné pour TF 1 qui a même dépassé les espérances des dirigeants de la chaîne.

Vendredi encore, le feuilleton a battu le record de son histoire en part d’audience, avec 24,8 % du public… » enchérit le quotidien qui n’évoque absolument pas le feuilleton concurrent de FTV "Un si grand soleil" diffusé sur La Deux ! 

Le journal note tout de même qu’avec « Tous derrière Barbara Pravi, le concours de l’Eurovision a réalisé son meilleur score depuis 2009, en réunissant 5,6 millions de téléspectateurs (30,4 % de PDA) sur France 2 le samedi 22 mai. »

« Voilà » chantait la représentante tricolore à Rotterdam aux Pays-Bas ; elle aurait été bien inspirée de dédier un couplet au tandem Sitbon-Gomez/Ernotte avec une accroche du style « Voilà où est tombé France Télés » !

Le big-bang probablement qu’annonçait Emmanuel Macron après avoir qualifié la gouvernance de France Télés de « Honte de la République ».

 

(*) 



dimanche 11 juillet 2021

La « dame de chez Suez » remonte l’Outremer contre l’actionnaire et promeut une nouvelle forme de programmes : le « self home made » !

La « dame de chez Suez » remonte l’Outremer contre l’actionnaire et promeut une nouvelle forme de programmes : le « self home made » !

Dans environ 8 mois, les Français se rendront aux urnes pour élire le prochain président de la République et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après la suppression de France Ô de la TNT pourtant concoctée par le duo Nyssen/Ernotte, les outre-mer ne croient plus les sornettes que leur a débitées l’ex-Orange tout comme elle l’a fait devant le Représentation nationale à qui elle ressasse l’État est le donneur d’ordres.

Ernotte qui claque la bise à Anne Hidalgo - cette dernière venant de dévoiler dans le 351ème numéro du "1 hebdo" son projet présidentiel : Hidalgo une chance pour la Gauche (*) - fait donc monter la grogne partout dans les territoires ultramarins, tout comme Sylvie Gengoul qu’elle nommait fin 2019 en remplacement de Wallès Kotra. 

C’est l’objet même de la « Lettre ouverte, adressée depuis Pamataï, à Sylvie Gengoul, directrice exécutive du Pôle Outre-mer chez France Télévisions » que le site ADAP vient de publier sous le titre « Décidemment ça tangue dans l'Outremer ! Après la Guyane, la Polynésie ... »

Avant de la découvrir, le blog CGC Média qui s’interrogeait le 30 juin dernier dans son article « Deux Stéphanie pour le poste de Directeur Régional de Réunion La 1ère…à moins que ! », croit comprendre à sa lecture que ni Stéphanie GAUMONT nommée en 2019 au poste de directrice déléguée en charge de l’International et de l’Outre-mer, ni Stéphanie MARTIN fût-elle très proche de Laurence MAYERFLED l’actuelle DRH groupe, deviendraient donc directrice régionale de Réunion La Première !

« Nous fonçons droit sur le récif mais le directeur [Gérard Hoarau a été nommé en 2019 directeur de Polynésie 1ère, ndlr] sera bientôt muté à la Réunion selon nos informations. Il espère sauter du bateau avant le naufrage financier dont il est fin spécialiste. » est-il écrit dans la missive que nous vous proposons de lire ci-après.



« Lettre ouverte, depuis Pamataï, à Sylvie Gengoul, Directrice de l'Outremer à France Télévisions.

Madame la directrice,

Vous avez donné comme consigne à vos directeurs de diminuer les ETP.

Notre directeur en CE nous a déclaré vouloir préserver l'emploi et garder les 154 ETP de la station alors que nous avons aussi appris que le budget notifié était de 151 ETP.

Nous fonçons droit sur le récif mais le directeur sera bientôt muté à la Réunion selon nos informations. Il espère sauter du bateau avant le naufrage financier dont il est fin spécialiste.

A moins de baisser les coûts de production et pour cela notre directeur a eu une idée incroyable : faire produire des émissions par les salariés chez eux en mode boite privée.

Nous avons une émission musicale à Polynésie la 1ère qui consiste à faire venir des formations musicales sur notre plateau et à les enregistrer pour diffusion sur nos antennes. Le produit réalisé en interne plaît au public.

Mais voilà qu’une régie et un plateau armés pour une émission coûtent cher.  Donc le directeur régional pour baisser le coût de production a demandé à un OPV de faire ça chez lui. Ça tombe bien il a un petit orchestre. Dans son jardin avec son orchestre, le switcher et 2 collègues il a enregistré une émission qui a été validée par la directrice adjointe des programmes qui vient d'arriver et qui ne connaît rien à son nouveau métier.

Avant d'être parachutée chez nous elle était rédactrice en chef en Martinique. Une catastrophe aussi mais ce n'est pas notre problème du moment.

L'OPV a même signé l'opération en se déclarant Réalisateur au générique.

Comme il appartient au syndicat majoritaire l'affaire a vite été étouffée localement.

Mais nous vous interpellons sur plusieurs questions :

- Ce mode opératoire va t'il se développer ?

- Est-ce là votre consigne pour faire des économies ?

- L'OPV va-t-il devenir réalisateur à la prochaine commission des salaires ?

- Fabriquer des émissions chez soi est-ce la nouvelle tendance validée par les instances dirigeantes et syndicales de l'entreprise ?

-  Est-ce une expérience tentée par le directeur régional pour laquelle nous sommes station pilote ou station cobaye ?

Allez-vous visionner l'émission pendant votre séminaire si ce mode opérationnel doit se généraliser à toutes les stations ?

- Quel est le budget de cette émission ?

- Combien ont touché les collègues au détriment des CDD qui interviennent sur notre plateau et qui trouvent avec nos émissions de quoi nourrir tant bien que mal leur famille.

-   Il n'y a pas d'Assedics en Polynésie, comment garantir des revenus à nos CDD dévoués et compétents ?

-  Est-ce avec ce type d'organisation que nous allons lutter contre la concurrence ?

Nous attendons vos réponses à toutes nos questions en espérant vous les poser en direct un jour peut-être, si vous daignez nous rendre visite au fenua. 

Votre prédécesseur passait chaque année mais depuis son départ "Rien n'a bougé " dit-il en privé à nos collègues de Nouméa. Il n’a pas tort. Vous, en 2 ans on ne vous a jamais vue et rien n'a bougé pour nous.

Défiance ou mépris ?

On vous le demandera aussi à moins d'organiser une réunion sur TEAMS comme vous venez de le faire avec nos collègues de Guyane. »

samedi 10 juillet 2021

Anne-Elisabeth Lemoine revient sur son éviction du Grand Echiquier au profit de Claire Chazal et son retour sur France 5.

Anne-Elisabeth Lemoine revient sur son éviction du Grand Echiquier au profit de Claire Chazal et son retour sur France 5.

«“Le Grand Échiquier” convient parfaitement à Claire Chazal. Ma présentation était, disons, un peu “wild”, plus rock’n roll» justifie aujourd’hui Anne-Élisabeth Lemoine son éphémère présentatrice à qui l’ex-Orange et son ex-dircab n’ont pas vraiment laissé le choix !

Elle qui se disait très heureuse de succéder à Anne-Sophie Lapix trouverait, à présent, à redire sur sa présentation…Allons donc !

La journaliste perd donc la présentation du Grand Échiquier sur France 2 qui pour l’occasion passe, dès la rentrée sur France 3 « la demi-chaîne que Thierry Langlois avait l'impression de diriger » (sic Télérama) avant qu’il ne la quitte en 2014 pour diriger 3ème œil Productions la société créée en 2001 par Pierre-Antoine Capton et passée sous le contrôle du groupe Mediawan en 2020. 

Que le monde est petit tout de même…C’est donc bien sur cette moitié de chaine que Mediawan Productions qui regroupe les activités non scénaristiques des Studios Lagardere (là d’où venait et où est retourné Candilis, l’ex-numéro 2 de France Télés) aujourd’hui dirigée par Thierry Langlois et Justine Planchon, en charge du contenu et Guillaume Wanneroy en tant que COO, que l’ancienne présentatrice du journal de 20 heures sur TF1, va atterrir. 

Petite précision, le prix unitaire de chaque numéro (pas loin d’1,5 millions d’euros pour des audiences autour de 6%) reste inchangé, cela va sans dire !

En attendant et ce depuis hier, vendredi 9 juillet, Anne-Elisabeth Lemoine présente à 22h45 sur France 2, Cannes à la maison, à 22h45, sur France 2, un dérivé de l’émission 6 à la maison  diffusée quotidiennement du lundi au jeudi sur France 5 et produite, elle aussi, par 3e Œil Productions (qui produit déjà «C à vous»)…Comme ça tombe bien !!

Avec Patrick Cohen, depuis la terrasse du Palais des Festivals, ils reviennent sur l’ensemble de la semaine écoulée du Festival de Cannes présidé cette année par Spike Lee, notamment les films se démarquant dans la compétition. Le 16 juillet, la seconde émission sera cette fois consacrée à la fin de l’évènement, prévue le lendemain 2021 avec la révélation de la Palme d’Or.





vendredi 9 juillet 2021

La CGT de France Télés déclarée irrecevable par le Tribunal dans son action judiciaire, se targue de poursuivre le combat (lequel ?) avec son expert !

La CGT de France Télés déclarée irrecevable par le Tribunal dans son action judiciaire, se targue de poursuivre le combat (lequel ?) avec son expert !

La dernière publication de la CGT de France Télés concernant le jugement intervenu ce 8 juillet (* fin de post) est des plus hallucinantes mais finalement sans grande surprise au regard de la propagande habituellement distillée.

Alors que la CGT comme l’ensemble des syndicats intervenant de façon volontaire a été déclaré irrecevable par le tribunal (¤):

« DÉCLARE IRRECEVABLE l’ensemble des demandes formées par le syndicat SNRT-CGT FRANCE TÉLÉVISIONS, le SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJ), le SYNDICAT NATIONAL DES MÉDIAS ET DE L’ÉCRIT (SNME) CFDT, le SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE LA COMMUNICATION ET DE L’AUDIOVISUEL (SNPCA) CFE-CGC et le SYNDICAT DES RÉALISATEURS, CRÉATEURS ET COLLABORATEURS DU CINÉMA, DE LA TÉLÉVISION ET DE L’AUDIOVISUEL (SRCTA) - UNION NATIONALE DES SYNDICATS AUTONOMES (UNSA) à l’encontre de la S.A. FRANCE TÉLÉVISIONS » ,

la voilà qui plastronne et se félicite de sa soi-disant victoire !

« Cette première victoire nous encourage à poursuivre le combat contre ce dangereux projet de transfert des équipes historiquement liées à nos émissions patrimoniales, Télé matin, Thalassa, Faut pas rêver, Des chiffres et des Lettres et Passage des arts, etc. » déclare l’organisation proche de la direction qui a, combien de fois faudra-t-il le redire, signé par les deux cégétistes Pierre Mouchel et Marc Chauvelot qui ont donc mis le point sur les transferts à l’ordre du jour des CSE-C et CSE Siège de FTV.

"Cette saisine n'a pas pour effet de prolonger le délai dont dispose le comité pour rendre son avis. Toutefois, en cas de difficultés particulières d'accès aux informations nécessaires à la formulation de l'avis motivé du comité, le juge peut décider la prolongation du délai prévu au deuxième alinéa" rappelle le jugement. 

Surréaliste donc…et de poursuivre « Le Tribunal judiciaire de Paris confirme que les droits des instances sociales de FTV n’ont pas été respectés. Il prolonge de deux mois, jusqu’au 13 septembre 2021 donc, le délai de consultation du CSE du Siège sur le projet de transfert des équipes de production des émissions en gestion directe à FTV Studio, ce qui contraint la direction à transmettre aux élu·e·s le contrat d’apport ainsi qu’un ensemble de documents économiques supposés les éclairer. Cette décision devrait nous permettre, avec l’aide de notre expert, de démontrer l’absence d’autonomie suffisante des émissions en question pouvant permettre le transfert automatique des contrats de travail des 85 salarié·e·s concerné·e·s. »

Le « nous permettre » et « notre expert », démontre bien la connivence existant entre la direction et l’organisation syndicale qui n’a rien obtenu du tout du peu qu’elle avait demandé, à savoir les documents et un délai.

Le Tribunal le rappelle très clairement dans sa décision : « DIT que le délai susmentionné de consultation de trois mois est commun au COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE CENTRAL (CSEC) DE LA SOCIÉTÉ FRANCE TÉLÉVISIONS S.A. et au COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE SIÈGE (CSES) DE LA SOCIÉTÉ FRANCE TÉLÉVISIONS S.A., a commencé à courir à compter du 13 avril 2021 et expire donc le 13 juillet 2021 ».

Qu’il expire réellement mardi prochain ou le 13 septembre vu la phrase contradictoire qui suit « PROROGE au 13 septembre 2021 (inclus) le délai d’information-consultation susmentionné », le Tribunal judiciaire a bien déclaré irrecevable l’action de CSE-C et CSE Siège visant à mettre en œuvre les transferts illégaux : « DÉCLARE IRRECEVABLE la demande faite par le COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE CENTRAL (CSEC) DE LA SOCIÉTÉ FRANCE TÉLÉVISIONS S.A. et le COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE SIÈGE (CSES) DE LA SOCIÉTÉ FRANCE TÉLÉVISIONS S.A. aux fins d’interdiction sous astreinte de la mise en œuvre du projet susmentionné avant l’issue de cette procédure d’information-consultation ».

La supposée première victoire qu’évoque fièrement la CGT dans son tract, est donc un leurre !   

Selon nos informations, les avocats du SNPCA-CGC maître Camille Grosshans et Pierre-Olivier Lambert qui ont été les seuls au nom de la CGC, à mettre en avant le non-respect du Droit européen qui prévaut sur le droit français pour « faire interdiction à France Télévisions de transférer les contrats de travail visés par le projet de la direction », ont déjà fait savoir qu’ils allaient former appel de ce jugement et aller jusqu’à la Cour de Cassation s’il le faut qui ne remettra évidemment pas en cause le Droit européen qui prévaut en la matière, notamment « la directive 77/187/CEE du 14 février 1977 relative au maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprises, d'établissements ou de parties d'établissements, reprise par la Directive 2001/23/CE du 12 mars 2001, qui garantit au salarié la possibilité choisir son employeur ».

Il n’y a donc aucune raison de se réjouir aujourd’hui à part pour les « 3000 € que a direction condamnée aux dépens, devra régler au CSE Siège et au CSEC de FTV » (sic la CGT)

Pour la CGC Média et ses avocats qui ont bien l’intention d’aller jusqu’au bout et faire valoir les intérêts des salariés de France Télévisions, la voix judiciaire qu’est réellement la seule que puisse comprendre France Télés agissant au nom de l’actionnaire donc du Chef de l’État (ce sont ses dires et l’objet de sa mission de Service public) est ouverte et bien ouverte.

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jeudi 8 juillet 2021

Pour la dernière hallucinante propagande interne de France Télés, le blog CGC Média vous propose le jeu des 7 erreurs (au moins) !

Pour la dernière hallucinante propagande interne de France Télés, le blog CGC Média vous propose le jeu des 7 erreurs (au moins) !

Les personnels de France Télés indiquent pour la plupart qu’ils n’ont même pas ouvert le vingt-cinq millième envoi que leur adresse encore et encore par mail l’ex-Orange.

Le blog CGC Média qui avant de publier l’article qui suit, a bien évidemment reçu le mail en question, a d’abord cru à une blague tant la vacuité du texte et les redites sont impressionnantes mais l’illustration également improbable

Nous avons d’ailleurs choisi de vous proposer le jeu des sept erreurs en comparant cette dernière avec un message à son peuple (traduit bien entendu) de la télé birmane aux mains de la junte sur place. (*ci-après)

 (*)




La « dame de chez Suez » dans cette nouvelle com' interne (¤ fin de post), vient expliquer - sans rire – que sa « Raison d'être » - pas celle de Pascal Obispo, non la sienne ! - devient statuaire après approbation par le C.A. et le CSE-C.

Tout y est entassé là, pêlemêle sans grande logique. Il est question de tout sauf de télé…entre autres de « Raison d'être », de boussole, de tamis, de mots pesés et choisis, de fondamentaux intemporels, d’enjeux sociaux et environnementaux, de contribution au débat démocratique, d’exigence d'universalité, de consolidation des territoires, de diffusion de la connaissance…

Tout un galimatias qui laisse la langue pensante n’importe lequel des collaborateurs de l’entreprise qui non seulement n’y comprend rien mais découvre qu’il aurait été supposément consulté - « associés très largement les salariés du groupe, ont donc subi une série d'entretiens, une consultation lancée en février dernier, l'organisation d'ateliers pour aboutir à une formulation présentée au CSE-C le 6 juillet » - et qu’il adhérerait, bien malgré lui, à la démarche !!

Il n’y a pas grand-chose à ajouter à part peut-être : « Pauvre télé publique » !

(¤)