Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 8 novembre 2021

Encore une députée LaREM qui livre sa consternante et illusoire analyse de l’audiovisuel public.

Encore une députée LaREM qui livre sa consternante et illusoire analyse de l’audiovisuel public.

Après Céline Calvez la députée LReM de la 5ème circonscription des Hauts-de-Seine qui rendait récemment son rapport sur le devenir de la CAP (Contribution à l’Audiovisuel Public), c’est au tour d’une autre députée LReM de la Haute-Vienne Marie-Ange Magne de venir s’exprimer sur l’audiovisuel public.

Certes le propos de la rapporteure devant l'Assemblée du projet de budget sur les crédits Médias, livre et industries culturelles et compte spécial Avances à l'audiovisuel public inscrits dans le projet de loi de Finances pour 2022 et adopté ce samedi par la chambre, est noyé dans la masse mais il a de quoi laisser plus d’un Français les bras ballant.

Voici ce qu’elle déclare, en effet, concernant l'audiovisuel public :

"2022 s'annonce comme une année charnière. Avec une nouvelle baisse de 17 millions d'euros prévue en 2022, les opérateurs publics arrivent au terme du plan global d'économie de 190 millions d'euros. Si les gains de productivité ont été réalisés sans effet sur la qualité des programme, l'investissement dans la création et dans le numérique, nous devons rester attentifs à l'évolution du climat social".

La députée LReM d’ajouter "L'accélération de la régionalisation de France3 et son rapprochement avec le réseau France Bleu constitue "un chantier stratégique", qui vise à rapprocher davantage l'information des concitoyens et de leur quotidien, dans un contexte de défiance envers les médias"

Et de louer au passage le travail de sa collègue Céline Calvez à propos de la question "fondamentale" de l'avenir de la contribution à l'audiovisuel public (CAP) : "Je ne peux que saluer le lancement de la nouvelle mission IGAC/IGF qui entend associer étroitement les parlementaires pour repenser un nouveau modèle de financement pour l'audiovisuel public tout en garantissant son indépendance et son impartialité".

Autrement dit, elle valide en quelque sorte la réflexion de sa collègue sur comment les Français pourraient payer plus de CAP « avec une contribution par foyer, sous forme d’une taxe individuelle assise par exemple sur les revenus du capital et du travail et progressive jusqu’à un certain plafond, sans lien avec la possession d’un quelconque appareil et qui continuerait toutefois d’être affectée à l’audiovisuel public » tout en affirmant péremptoirement que « Les 190 millions d'euros de gains de productivité demandés au secteur ont été réalisés sans effet sur la qualité des programme, l'investissement dans la création et dans le numérique, nous devons rester attentifs à l'évolution du climat social »

Pas d’impact sur la qualité des programmes à France Télés !? Ben voyons...

C’est une farce. Consternant et à des années-lumière de la réalité…Cela montre à quel point la déconnection est totale.

Le blog CGC Média qui concluait ainsi son article sur le rapport Calvez : « Avec la collection de flops accumulés par l’ex-Orange et son ex-dircab à France Télés du reste championne toutes catégories des rediffusions, la rapporteure va avoir quelques difficultés à convaincre la prochaine Représentation nationale mais surtout ces vaches à lait de contribuables » peut sans problème redire la même chose à madame Magne. 

dimanche 7 novembre 2021

La télé publique, l’Exécutif n’en a visiblement que faire mais s’agissant du privé, le gouvernement songe à réviser les règles du jeu !

La télé publique, l’Exécutif n’en a visiblement que faire mais s’agissant du privé, le gouvernement songe à réviser les règles du jeu !

C’est le sens de l’article exclusif de Capital signé Jamal Henni Après l’annonce du rachat de M6 par TF1, le gouvernement veut revoir les règles de concentration dans les médias »

que le gouvernement a adressée, le 8 septembre 2021, visant à faire le point, et possiblement à faire évoluer, les règles visant à limiter la concentration dans le secteur des médias.


La lettre de mission (la découvrir sur le site en cliquant ici) que publie le magazine sur son site est signée des directeurs de cabinet de Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot et adressée très discrètement à aux cheffes de service de l'Inspection générale des finances et des Affaires culturelles.

« Curieux pour un sujet d'intérêt public, qui intéresse une large frange de l'opinion » écrit le titre de presse, s’étonnant que ce courrier « n'ait fait l'objet d'aucune communication officielle » depuis deux mois !

« L'annonce récente de la cession du groupe M6-RTL, qui détient le deuxième groupe radiophonique français ainsi que cinq chaînes nationales de la TNT, a ravivé le débat public sur les règles de concentration dans le secteur des médias », peut-on, notamment, lire dans ce courrier qui estime que d'un côté, les mouvements de concentration sont accompagnés pour permettre aux groupes de médias de perdurer, alors que les recettes publicitaires sont de plus en plus captées par les acteurs du numérique mais que d'un autre côté, la consolidation risque « de porter atteinte au pluralisme des opinions ».

Alors pourquoi donc, vouloir changer les règles ??

« En pratique, le dispositif sectoriel en vigueur qui vise à empêcher un groupe de détenir un trop grand nombre de médias, n’a donc quasiment pas évolué depuis qu’il a été mis en place par les lois Léotard de 1986 et Trautmann de 2000 » justifie le gouvernement Macron pour commander ce rapport initialement demandé pour la fin de cette année, mais qui semble-t-il a été décalé au 1er semestre 2022 - le calendrier aurait été un peu trop serré - donc en pleine élection présidentielle.

Les électeurs apprécieront le timing et l‘opacité dans laquelle tout cela se déroule !

En effet, cette mission tombe en plein milieu de grandes manœuvres dans le PAF (paysage audiovisuel français): vente de M6, rachat de Lagardère par Vivendi (propriétaire de Capital) mais également du vote en avril 2022 pour élire le prochain président de la République !

Pour tenter de faire avaler la pilule, au ministère de la Culture, on explique que les recommandations de la mission ne s’appliqueront pas aux rachats en cours, qui se feront à droit constant, l'idée étant de ne pas changer les règles du jeu pendant une opération.

Voilà qui aurait de quoi convaincre ?!

« Cette fusion ne m'inquiète pas » avait déclaré sur France Info, au mois d'août dernier, Roselyne Bachelot la pote d’Ernotte qui ajoutait « Nous avons besoin de groupes forts dans l'audiovisuel privé qui assurent des programmes gratuits de qualité. » 

Le même refrain que chantait également l’ex-Orange au même moment allant même jusqu’à considérer cette fusion comme une « stimulation ».

Troisième couche, elle vient de l’inconditionnel tweeteur ernottien Roch-Olivier Maistre, toujours au CSA jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron le nomme à la tête de l’ARCOM en janvier 2022 qui le mois dernier, lors des 15èmes « Rencontres de l'Udecam » jugeait qu'il était « naturel » et même « compréhensible » que des cadors du petit écran souhaitent « se mettre en ordre de marche », afin de « développer leur capacité d'investissement et une sorte de souveraineté culturelle ».

Le gouvernement qui s'est déjà montré favorable au deal entre TF1 et M6, affirme croix de bois, croix de fer que “cette mission ne porte pas sur la régulation concurrentielle des médias. A cet égard, cette mission veillera à ce que ses travaux n'interfèrent pas avec l'examen de projets de concentration en cours au titre du droit de la concurrence”.

C’est sûrement pour cela qu'il veut remettre à plat le dispositif sectoriel, qu’il qualifie d’“obsolète” et “lacunaire” en soutenant que les règles en vigueur “n'appréhendent que la diffusion hertzienne terrestre (dans le secteur de la télévision et de la radio) ou papier (dans le secteur de la presse) et ignore le numérique”, avant d’enchérir “ces règles ne tiennent pas compte des phénomènes de concentration verticale des activités de production, diffusion, distribution de contenus culturels et de télécommunication.

Le sort de publique dont tout le mode se fiche comme de sa première chemise, tout ce petit monde s’en occupera lorsque le point sur la privatisation d’une ou deux chaines du groupe sera d’actualité !

Pour voir l’intégralité des 2 articles sur le sujet cliquez sur leurs liens.

Capital : Après l’annonce du rachat de M6 par TF1, le gouvernement veut revoir les règles de concentration dans les médias - Capital.fr

La Tribune : Concentration des médias : le gouvernement songe à réviser les règles du jeu 

samedi 6 novembre 2021

Vote d'une motion de défiance à France 24.

Vote d'une motion de défiance à France 24.

Ce vendredi, des journalistes de France 24 ont voté une motion de défiance pour dénoncer "une profonde dégradation des conditions de travail au sein de la rédaction". Une assemblée générale est également prévue, dont la date reste à fixer. 325 votants, soit 60% des journalistes de France 24, ont participé au scrutin.

France 24 qui appartient au groupe France Médias Monde et propose quatre chaînes mondiales d’information continue (en français, en anglais, en arabe et en espagnol), émettant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 (12 heures par jour en espagnol) dans 444 millions de foyers sur les 5 continents.

Les salariés dénoncent une absence de considération pour les journalistes pigistes, un "règne du favoritisme et du copinage", l'absence de "plan de carrière défini, ni d'évolution ou de formation", l'"absence de revalorisation salariale", ou encore "des vacations proposées hors de toute considération pour la santé et le droit du travail". 



vendredi 5 novembre 2021

Si eux « ont inventé la télévision », l’ex-Orange et son ex-dircab n’ont pas inventé la poudre !

Si eux « ont inventé la télévision », l’ex-Orange et son ex-dircab n’ont pas inventé la poudre !...ou bien alors la poudre aux yeux celle que certains jette toute l'année aux yeux des contribuables-téléspectateurs pour leur faire à un service publique de qualité!  

Si le 23 octobre 2020 sur France 3, la première partie du documentaire « ORTF, ils ont inventé la télé » en deux temps concocté à travers des images d’archives par Thierry Ardisson (*), avait été regardée par 2,4 millions de personnes (11,4 % de PDA), la chaine qui la rediffusait un an plus tard, ce 4 novembre 2021, la chaîne se prend encore une grosse claque.

France 3 avec 6,1% seulement du public, se place derrière W9 (8,3%)

A peine un peu plus du million de téléspectateurs pout cette rediffusion dont certains pensaient peut-être qu’il s’agissait d’un inédit…Les caisses sont vides , vu l’enveloppe allouée aux trois sociétés de prod (Banijay, Mediawan et Brut) qui se goinfrent la plus grosse part du gâteau, en dépit de la propagande permanente qui raconte le contraire…il faut donc constamment faire croire à du neuf avec du vieux !

Qu’est donc devenue cette pauvre télé publique qui rediffuse à tour de bras des programmes vus et revus qui ne font plus d’audience et que le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte abime jour après jour pour donner des idées de privatisation à ceux qui soufflent à l’oreille du Chef de l’État, lui qui parlait encore l’an dernier d’un big bang télévisuel, qu’il est temps d’y songer !  

« Dix années pendant lesquelles une poignée de femmes et d'hommes vont inventer et vivre la grande aventure de la Télévision : Pierre Sabbagh, Pierre Tchernia, Pierre Bellemare, Guy Lux, Léon Zitrone, Michel Drucker, Jacques Martin, Philippe Bouvard, Maritie et Gilbert Carpentier, Denise Glaser, Georges de Caunes, Roger Lanzac, Jean-Christophe Averty, sans oublier les reines du petit écran : les speakerines, entre autres… » indique le pitch de France Télés. Il n’aura fallu que quelques années (six pour l’heure) à une petite poignée pour l’entraîner au fond du fond. 

(*)



jeudi 4 novembre 2021

M6 au sommet des audiences TV suivi par TF1… France 2 dévisse.

M6 au sommet des audiences TV suivi par TF1… France 2 dévisse.

Ce mercredi 6 novembre, M6 s’est imposée en tête des premières parties de soirée grâce à La France a un incroyable talent qui a réuni 3.31 millions de téléspectateurs pour 15.8% de l’ensemble du public. TF1 arrive deuxième ave Les profs que 3.49 millions de téléspectateurs ont semble-t-il revu avec plaisir et qui réalise 15.7% d’audience.

Sur France 2, Germinal la série qui a coûté la bagatelle de 12M€ pour 6 épisodes a nettement décroché, n’arrivant à attirer que 13.9% des Français devant leur petit écran, perd 4 points en nette baisse par rapport à la semaine précédente, l’effet de curiosité ne jouant plus.  

Comme l’indiquait le blog CGC Média le 22 octobre dernier dans son article « Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte englué dans cette affaire de tentative de suicide à Télématin continue son grand n’importe quoi », la coproduction chère payée est loin, bien loin de ses objectifs.

« Sans compter le million environ dépensé en COM’ » pour le programme qui devait soi-disant «  contrer la soirée séries américaines sur TF1 » - chacun voit bien ici que tel n’est pas le cas – comme l'écrivait le blog CGC Média qui a fait le calcul assez simple à faire :

12 millions d’euros pour le tout – ce qui fait 2 millions l’épisode pour 16,9% du public en moyenne sur ces 2 semaines – ça fait tout de même cher pour le « septième mois du calendrier républicain français » !

Une chose est sure, la misère des mineurs au XIXème siècle que traite Emile Zola dans son ouvrage, est des milliards d’années-lumière de la culbute que doit faire « Banijay d'où venait Takis Candilis, l’ex-numérobis d’Ernotte et qui avant d'y retourner créait  en 2018 une structure ad hoc: L’Alliance,  » !!

Le blog CGC Média qui ne cesse de dénoncer de telles pratiques mises en place sous couvert de combattre Netfix ou encore Amazon avec qui  "la dame de chez Suez" vient pourtant de contracter, au risque de paraphraser l'auteur, reprend et fait sien le slogan qui figure sur l'affiche de Banijay Studio (*) "Ceux qui luttent ne sont (peut-être) pas sûrs de gagner mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu"

Avec un tel coût, il est probable que les contribuables vache à lait qui devraient supporter en 2022 l'augmentation de la contribution audiovisuelle et du périmètre de sa collecte que préconise Céline Calvez la députée LReM dans  son rapport, fassent encore grise mine.

mercredi 3 novembre 2021

ROM pâmerait presque à la parution au JO du décret créant l’ARCOM au 1er janvier 2022 !

ROM pâmerait presque à la parution au JO du décret créant l’ARCOM au 1er  janvier 2022 !
 
Il se frotte les mains, celui qu’Emmanuel Macron a nommé au CSA en remplacement de Schrameck dès janvier 2019.
 
Roch-Olivier Maistre a dû faire des bonds après la parution au Journal officiel de la loi relative à la régulation et à la protection de l'accès aux œuvres culturelles à l'ère numérique.
 
« Le CSA et l’Hadopi (la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) se félicitent conjointement » de la publication de ce texte qui consacre, au 1er janvier 2022, la naissance de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) qui devrait « permettre de constituer un régulateur intégré aux compétences élargies notamment sur la chaîne de la création, de la fixation des obligations jusqu’à la protection du droit d’auteur et la lutte contre le piratage »  
 
​Le CSA est juridiquement mortVive ROM et la nouvelle instance dont il sera président (enfin c’est ce que dit la rumeur...Qui, d’ailleurs, la fait courir ? ).
 
Selon certains proches « Emmanuel Macron ne pourra pas faire autrement que de l’introniser en début d’année prochaine et de lui accorder les moyens financiers accrus qu’il réclame haut et fort ! » et ainsi donner raison à celui qui tweete à la moindre déclaration de l’ex-Orange dont il est un inconditionnel !
 
« Cette nouvelle autorité sera davantage en prise avec les enjeux du numérique, la lutte contre les infox et les contenus haineux, et la régulation des plateformes de vidéo par abonnement avec les obligations qui leur incombent» s’esbaudit l’intéressé qui explique qu’« il ne s’agit en rien d’une simple juxtaposition de compétences » !
 
ROM de bomber le torse avec les « nouvelles missions de l’ARCOM qui certes continuera d’accompagner les évolutions du paysage audiovisuel et désormais numérique dans un souci de pluralité de l’offre et d’équilibre économique du PAF mais aura en charges les nombreux projets de consolidation dans le secteur…»
 
Et de se positionner comme incontournable légataire du défunt Conseil: « L’ARCOM aura à cœur d’incarner l’héritage du CSA et de l’Hadopi et d’inscrire son action dans les enjeux émergents de la régulation, en restant à l’écoute des publics comme des acteurs du secteur audiovisuel et numérique dans le respect de la défense des libertés d’expression, d’information et de création ».
 
Waouhhhhh…des clichés à la pelle, en veux-tu en voilà !
 
Cela dit, puisqu’il s’agit là d’une nouvelle instance de régulation, rien n’oblige le président de la République sortant à répéter le scénario de 2019 en couronnant l’énarque réputé proche d’Alain Juppé, à sa tête !!
 



mardi 2 novembre 2021

Céline Calvez la députée LReM se penche sur la CAP pour tenter de l’étendre !

Céline Calvez la députée LReM se penche sur la CAP pour tenter de l’étendre !

Céline Calvez la députée LReM de la 5ème circonscription des Hauts-de-Seine vient de rendre son rapport sur le devenir de la CAP (Contribution à l’Audiovisuel Public) ex-redevance.

« Il y a urgence à définir les contours du financement futur de l’audiovisuel public français », déclarait la marcheuse dans son rapport pour avis sur les missions Médias, livre et industries culturelles et Avances à l’audiovisuel public présenté dans le cadre de l’examen du Projet de loi de finances (PLF) pour 2022 et ce alors même que la réforme de ladite contribution n’y est pas prévue, la suppression totale de la taxe d’habitation à laquelle elle est adossée n’intervenant qu’en 2023.

Les Français pourraient donc, le cas échéant, payer plus largement même ceux qui ne possèdent pas de téléviseur !

La rapporteur Céline Calvez émet quatre propositions qu’elle présente comme des « possibilités ».

- La première piste consiste en une réforme « paramétrique » portant que sur les modalités de la CAP qui resterait due par chaque foyer possédant un ou plusieurs appareils permettant la réception des programmes des sociétés de l’audiovisuel public.

- Deuxième angle, « un financement par une programmation budgétaire pluriannuelle, comme pour d’autres éléments de souveraineté stratégique - lois de programmation dans le domaine de la défense ou de la recherche -, mais dont les conséquences sur l’indépendance perçue des médias publics doivent toutefois être pesées avec prudence »

- Dans une troisième voie qu’elle semble développer, celle de la transformation de la redevance « en une contribution par foyer, sans lien avec la possession d’un quelconque appareil », la parlementaire prend l’Allemagne et la Suisse en exemple.

L’intéressée suggère également que la CAP puisse devenir « une taxe individuelle, par exemple assise sur les revenus du capital et du travail et progressive jusqu’à un certain plafond qui continuerait toutefois d’être affectée à l’audiovisuel public » comme c’est le cas aujourd’hui en Finlande et en Suède.

Cette dernière solution, selon la députée LReM, aurait le mérite de « l’acceptabilité sociale de la réforme », grâce à son caractère progressif et son plafonnement ! Elle réclame toutefois un débat public sur le sujet.

Afin d’« éclairer les débats à venir», Céline Calvez indique que, rapporté au produit intérieur brut par habitant en 2020, le montant de la CAP « place la France au 11ème rang européen [avec un taux de 0,39%], derrière la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Slovénie». (C’est « la dame de l’UER » qui le dit !).

Et de relativiser tout de même « Dans les études conduites par l’UER, « la France se classe au 3ème rang en volume de financement des médias de service public en Europe continentale » mais « avec 4 144,59 millions d’euros de recettes d’exploitation en 2019, elle se trouve loin derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni, dont les médias de service public disposent de 9 472,74 et 6 869,30M€ de recettes respectives…»

Céline Calvez qui souhaite à l’évidence que les Français paient plus, va même jusqu’à nous comparer avec nos voisins comme s’il y avait une forme de compétition !

« Le montant actuel de la CAP dans l’Hexagone de 138€ « apparaît particulièrement faible » comparé « à l’Autriche (de 251 à 320 € selon les régions) ou la Suisse (312 €), mais aussi l’Allemagne (220€) ou le Royaume-Uni (181€) » indique-t-elle en relativisant tout de même « si les hausses du montant de la redevance en Suisse et en Allemagne ont pu donner lieu à un vif débat public, leur niveau est difficilement comparable avec celui de la contribution à l’audiovisuel public perçue en France ».

Avec la collection de flops que France Télés a accumulés avec l’ex-Orange et son ex-dircab, la rapporteure va avoir quelques difficultés à convaincre la prochaine Représentation nationale mais surtout ces vaches à lait de contribuables.  


lundi 1 novembre 2021

Bernard Montiel sur France Télés l’an prochain…info ou intox ?

Bernard Montiel sur France Télés l’an prochain…info ou intox ?

Bernard Montiel chroniqueur au sein de l’émission de Cyril Hanouna, a lancé sur le plateau de l'émission à l’adresse de l’animateur/producteur en réponse à une de ses vannes : "Je m'en fou, je vais à France Télévisions en janvier !"

Info ou intox…est-ce une pirouette de l’intéressé qui depuis sept ans sévit sur le plateau de Touche pas à mon poste ou bien un scoop s’agissant de celle qui a déclaré la guerre à l’homme blanc de + de 50 ans sur FTV ?

Bien qu’aucune émission ne soit citée pour ce faire, Bernard Montiel sera-t-il sur l’une chaines de la télé de service public dans quelques semaines afin d'assurer à l'ex-Orange les bonnes grâces d'Emmanuel Macron dont l'ex-animateur de TF1 est réputé proche ?




dimanche 31 octobre 2021

Les samedis soir calamiteux de Sitbon-Gomez sur France 2 continuent de plomber la télé publique…elles sont loin les audiences de Patrick Sébastien.

Les samedis soir calamiteux de Sitbon-Gomez sur France 2 continuent de plomber la télé publique…elles sont loin les audiences de Patrick Sébastien.  

Un nouveau samedi soir dans les choux pour l’ex-Orange et son ex-dircab. Ce dernier samedi d’octobre, France 2 diffusait un nouveau numéro de "Spectaculaire", produit par Kiosco.tv et ITV Studios France.

Le programme désormais animé par Cyril Féraud et Jean-Marc Généreux n’a a totalisé que 1,61 millions de téléspectateurs soit 8,5% de part d'audience, en baisse par rapport à sa première diffusion du samedi 3 octobre 2020 qui comptait alors 10,7% du public.


Ils sont bien loin les samedis où Patrick Sébastien arrivait en tête et faisait les beaux jours de La Deux.  

A France Télés chacun se renvoie la balle. « C’est tout de même Ernotte qui l’a viré » entend-on d’un côté quand l’autre ironise  « Après The Artist, la Bérézina continue » !


Samedi soir, TF1 arrive comme très souvent, en tête des audiences avec "Star Academy : on s'était dit rendez-vous dans 20 ans", animé par Nikos Aliagas qui a captivé 24,8% de l'ensemble du public soit 4 182 000 de fidèles. Les retrouvailles entre les anciens élèves, les gagnantes et les professeurs des saisons 1 et 5 ont d’ailleurs réunis en moyenne 4,18 millions de nostalgiques,  selon Médiamétrie.

samedi 30 octobre 2021

Sibyle Veil vs Ernotte : 2 licenciements et 3 mises à pied pour harcèlement et sexisme à Radio France…Des congés et 1 nouveau titre à FTV !

Sibyle Veil vs Ernotte : 2 licenciements et 3 mises à pied pour harcèlement et sexisme à Radio France…Des congés et 1 nouveau titre à FTV !

Une enquête externe et indépendante menée depuis mars, suite à la diffusion d'un documentaire télévisé de Marie Portolano "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", Radio France a annoncé ce vendredi deux licenciements et trois mises à pied avec suspension de salaire au regard des résultats.

S'appuyant sur 80 entretiens, les conclusions de cette enquête témoignent notamment d'une "ambiance de travail très dure justifiant le stress, la violence et le sexisme" (blagues, gestes, attitudes dénigrantes…), d'une tolérance "au quotidien", de "situations et comportements graves" dans divers services et de la primauté donnée aux besoins de l'antenne plutôt qu'à la protection des victimes" selon une présentation consultée précédemment par l'AFP.

L’enquête a donné lieu à « 11 procédures disciplinaires » qui concernaient notamment France Bleu Pays basque et le service des sports, deux rédactions mises en cause par la journaliste Amaia Cazenave, témoin du documentaire de Marie Portolano. "De manière précise, 4 blâmes, 3 mises à pied avec suspension de salaire et 2 licenciements sont engagés", indique la Radio publique qui ajoute "Ces actions s'inscrivent dans la continuité du travail engagé en 2019 et qui va se poursuivre pour mettre en œuvre une tolérance O à l'encontre de toute situation de harcèlement sexuel, d'agissement sexiste, de discrimination dans l'entreprise".

Aucune précision n'a été donnée sur l'identité des personnes concernées ou les rédactions où elles travaillaient jusqu'ici.


Sur la photo de gauche à droite: Delphine Ernotte (Suez), Anne Hidalgo (PS), Christophe Girard (ex-maire adjoint et mentor de Gabriel Matzneff), Sibyle Veil (Radio France)

A France Télés, après l’épisode estival l’an dernier où 3 journalistes sportifs étaient licenciés, semble-t-il sans avoir jamais eu accès à leur dossier – ce qui en droit, est tout simplement ahurissant –   une enquête interne cette fois-ci, venait d’être ouverte et menée par la hiérarchie concernant un responsable journaliste dont les propos avaient justifié son ouverture.

Au bout du compte, l’intéressé à écopé d’une mise à pied – il en a profité pour prendre des congés – et d’un changement de poste passant d’adjoint à chroniqueur !

« Radio France n’est pas le seul média mis en cause dans le documentaire de Marie Portolano : Canal+ et RMC Sport avaient également lancé des enquêtes internes en mars après sa diffusion. Le chroniqueur vedette du Canal Football Club de Canal+, Pierre Ménès, accusé d’agressions sexuelles, était parti de la chaîne cryptée après avoir trouvé un accord financier en juillet, mettant fin à près de 12 ans de collaboration » précisait, également, il y a quelques heures, le quotidien 20 minutes.

vendredi 29 octobre 2021

La « dame de Suez » va-t-elle être inquiétée par le PNF dans le cadre de l’OPA de Veolia sur Suez ?

La « dame de Suez » va-t-elle être inquiétée par le PNF dans le cadre de l’OPA de Veolia sur Suez ?

Chacun se souvient du discret dîner auquel le blog CGCG Média avait fait allusion dans son article « "La dame de Suez’"n’est pas la seule à fréquenter le 8ème arrondissement et ses palaces en plein couvre-feu ! » où justement Ernotte alors que les restos étaient fermés - le couvre-feu étant alors toujours vigueur à 19h -  se rendait dans la chambre d’un hôtel de Luxe 5 étoiles pour un dîner organisé, préparé et servi par un chef trois étoiles (*)

Celle que soutenait en son temps Édouard Philippe celui qui regarde à présent l’horizon reculer à chaque fois qu’il avance mais toujours Alexis Kohler le secrétaire général de l'Elysée mais aussi ROM son fan numéro 1, va-t-elle devoir répondre au PNF de ses interventions dans le cadre de la fusion/absorption Veolia/Suez ?

L'ex-Orange qui se revendique d'Emmanuel Macron pour continuer ses transferts illégaux de salariés de l'entreprise unique vers une filiale de type SAS, va-t-elle devoir expliquer aux magistrats du PNF son rôle dans ce dossier ? 

Si l’article de l’Express de ce 29 octobre « OPA de Veolia sur Suez : enquête du PNF sur des soupçons de trafic d'influence » ne le dit pas, ses propos dans ce dossier ont le mérite d’être clairs. (fin de post)

(*)

Extraits :

« Les plaignants, représentant la majorité de l'intersyndicale du groupe Suez, dénonçaient "l'intervention de l'Élysée bien en amont de l'annonce publique du projet" de fusion.

Le rapprochement Veolia-Suez est-il compromis ? Le parquet national financier (PNF) enquête depuis mi-juin suite à une plainte de plusieurs syndicats du groupe Suez, suspectant notamment le secrétaire général de l'Élysée et des responsables de Veolia et d'Engie de trafic d'influence autour de l'OPA de Veolia sur Suez. 

Les plaignants - qui représentent la majorité de l'intersyndicale du groupe Suez - dénonçaient "l'intervention de l'Élysée bien en amont de l'annonce publique du projet" de fusion entre les deux fleurons de l'eau et des déchets, puis les "pressions régulières et répétées pour faire aboutir" le rapprochement. L'enquête préliminaire du PNF a été ouverte le 18 juin 2021. 

Dans leur plainte, déposée le 22 avril auprès du parquet financier, les syndicats soupçonnaient le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, le PDG de Veolia Antoine Frérot, le président du conseil d'administration d'Engie Jean-Pierre Clamadieu et le PDG du fonds Meridiam Thierry Déau, de s'être entendus sur la fusion des deux entités. 

Les syndicats faisaient état, dans la plainte, de plusieurs réunions "impliquant le gouvernement", d'un accord avec Meridiam "en amont de l'annonce du projet", de "l'intervention à différents niveaux de nombreux acteurs proches du pouvoir (...) mais surtout l'intervention directe d'Alexis Kohler en octobre 2020 auprès de représentants syndicaux" pour obtenir lors du conseil d'administration d'Engie que Veolia rachète les parts (29,9%) détenues par Suez. 

En mai, un mois après la plainte, l'Union syndicale (CGT-CFDT-CFTC) de Suez, revendiquant 65% de la représentativité du groupe, avait "décidé de mettre en demeure les sociétés Veolia, Engie, Meridiam et Suez de ne pas procéder à la destruction ou à l'altération des documents saisis le 26 novembre 2020 et actuellement sous séquestre". 

Ils s'inquiétaient de voir disparaître "ces documents (qui) pourraient se révéler être des éléments de preuve déterminants permettant d'identifier avec plus de précision le rôle de chacun des acteurs ayant été impliqués" dans le rachat. 

Le dimanche 30 août 2020 au soir, Antoine Frérot, PDG du numéro un mondial de l'eau et des déchets, lançait le feuilleton industriel et financier de l'année en France en présentant à la presse son grand dessein, l'acquisition du rival de toujours. Début octobre 2020, Veolia rachetait auprès d'Engie 29,9% de Suez, avant de lancer une OPA sur le reste des parts, au grand dam de son rival assiégé. 

Mais après plus de sept mois d'âpres négociations, les dirigeants de Veolia et de Suez s'étaient finalement entendus mi-mai pour que le premier absorbe une bonne part du second et forme un "champion" de l'eau et des déchets pesant 37 milliards d'euros. »