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vendredi 1 juillet 2022

Courrier de fin de non-recevoir d’Ernotte aux Rédactions.

Courrier de fin de non-recevoir d’Ernotte aux Rédactions.

Après la motion de défiance contre Laurent Guimier unanimement votée par l’ensemble des rédactions à France Télés, l’ex-Orange vient de leur adresser un courrier où elle leur explique que tout va continuer.

Sans aucune comparaison possible évidement, imaginez la Première ministre qui reconduit après le second tour des législatives l’’intégralité de son gouvernement ne tenant aucun compte des résultats obtenus par les uns et les autres à l’Assemblée nationale !

L’ex-Orange vient, en effet d’écrire « Le message que vous avez adressé hier en votant une motion de défiance [contre Laurent Guimier, ndlr] est un signal important qui doit être pris en compte. » et d’ajouter  « c’est pourquoi, j’ai confié à Laurent Guimier et à l’équipe de la direction de l’information le soin de proposer et de mettre en œuvre au plus vite une méthode nouvelle, une organisation et des actions concrètes pour répondre à ces attentes. »

Autrement dit, prendre l’ensemble des votants pour des buses en tentant une vaine opération de passage de brosse à reluire « Je vous remercie pour l’énergie considérable que vous avez déployée ces derniers mois pour couvrir une actualité internationale et nationale hors-norme et intense. Ce travail est reconnu de tous », histoire de les enfumer un peu plus.

Selon nos informations, le reconduit pourrait donc remercier très vite certains membre sa direction, du Secrétariat général de l’Info aux fonctions clés du Service, à commencer par un ou deux candidats qui lorgnaient son poste !

Voici le texte.

« Chers toutes et tous,

Avant toute chose, je vous remercie pour l’énergie considérable que vous avez déployée ces derniers mois pour couvrir une actualité internationale et nationale hors-norme et intense. Ce travail est reconnu de tous. Il nous permet de proposer une offre unique par son étendue, sa qualité et son exigence. Grâce à votre engagement, notre offre d’information est celle à laquelle les Français accordent la plus grande confiance. C’est notre fierté.

Le message que vous avez adressé hier en votant une motion de défiance est un signal important qui doit être pris en compte.

Je l’entends comme le témoignage de réelles difficultés dans un contexte de tensions croissantes entre l’exigence éditoriale qui est la nôtre, d’une part ; notre organisation et ses ressources, d’autre part.

Il est donc urgent de trouver collectivement des solutions pour répondre à vos attentes et améliorer l’exercice de nos missions, comme de retrouver la sérénité des équipes au sein de la direction de l’information.

J’ai confié à Laurent Guimier et à l’équipe de la direction de l’information le soin de proposer et de mettre en œuvre au plus vite une méthode nouvelle, une organisation et des actions concrètes pour répondre à ces attentes. Ils auront tout mon soutien dans cette nouvelle démarche qui doit permettre de rétablir rapidement la confiance au sein de la rédaction.

 Je vous remercie pour votre attention et votre engagement »

Celle qui avait virée Julien Lepers de France 3 sortie de Radio France.

Celle qui avait virée Julien Lepers de France 3 sortie de Radio France.

Dans un premier temps, le blog CGC Média n’avait pas jugé utile de commenter le départ de Dana Hastier sortie de Radio France, tant l’information n’avait aucun intérêt.

Puis, le blog CGC Média n’a pu s’empêcher de se revenir sur le fait que c’est elle qui avait viré Julien Lepers de France 3 après 28 ans passés à animer « Questions pour un champion ».

Le retour de bâton est enfin arrivé. Selon nos informations et malgré un ou deux titres de presse indiquant que c’est elle qui aurait « décidé de quitter Radio France », « cette dame » n’a pas eu le choix. Elle est remplacée par Laurence Bloch, ex directrice de France Inter qui va laisser la direction de cette antenne à Adèle Van Reeth.

Personne visiblement ne la pleurera et ne regrettera son vain passage au sein de la Maison Ronde.

Relire l'article du blog "« Cette dame » Hastier aurait claqué la porte de France Télés ? Et puis quoi encore !! " mais aussi "Audiences catastrophiques pour France 3… « cette dame » Hastier va-t-elle suivre Meslet ? "


jeudi 30 juin 2022

Motion de défiance adoptée contre le toujours directeur de l'nfo à France télés Laurent Guimier

Motion de défiance adoptée contre le toujours directeur de l'nfo à France télés Laurent Guimier.

Motion du 30 juin 2022 SDJ France 3 Rédaction nationale

Les résultats

Avec 61 votants sur 105 électeurs, le quorum est atteint.

A la question : « Faites-vous confiance à Laurent Guimier pour diriger l’information de France Télévisions ? »

Le «non» obtient 59%, le «oui» 41%.

Nombres de voix :

Oui : 20

Non : 29

Ne se prononce pas : 12

44 abstentions

Côté France 2

Avec 344 votants  le quorum est atteint.

Le «non» obtient 87%. 

Nombres de voix :

Oui : 40

Non : 258

Ne se prononce pas : 46

Par ailleurs, pour franceinfo: TV, le "Oui" l'emporte à 53% (47 votes exprimés).

Pour  franceinfo.fr le "Non" l'emporte à 93 % (28 votes exprimés).


Il se murmure en coulisses que l'ex-Orange qui annonçait que l'intéressé serait appelé très vite à de nouvelles fonctions, s'apprêtearit à le lâcher plus tôt que prévu...alors que cette nouvelle défiance est la preuve de son échec flagrant. 
Depuis le parachutage à l'été 2015, c'est le quatrième directeur de l'Info qui déçoit et quitte son poste  après Field, Golomer et Letranchant qui en réalité sont tous restés dans l'entreprise avec leur salaire.

Qui veut la tête de Ronan Ponnet ?

Ronan Ponnet qui a saisi la commission de discipline de France Télés va lui demander de constater sur la forme l’illégalité de la procédure contre lui.

Alors que les réactions se multiplient, tant au niveau des média que dans la classe politique sur la procédure mise en place pour faire taire un salarié protégé que France Télés cherche vainement à discréditer, nous apprenons que Ronan Ponnet a demandé que se réunisse la commission de discipline dans les 3 jours comme c’est son droit afin de faire constater que, de toute façon, sa mise à pied conservatoire comme  sa convocation à entretien préalable sont illégales puisque l’inspection du travail n'a pas été saisie comme c’est le cas pour un salarié protégé.

Rien que sur la forme, cette procédure engagée par Augustin Hoareau le directeur régional de Guadeloupe La 1ère qui met en avant des arguments bidon visant à faire rouler la tête de l’intéressé avant son départ qui, selon nos informations, serait imminent.

En effet dans le Guide des bonnes pratiques des collaborateurs de France Télévisions sur les réseaux sociaux (ci-après), chacun peut lire en page 4 : « Le groupe France Télévisions se désengage des propos tenus sur un compte personnel et n’engage à ce titre que son auteur ». (*)

Il est donc vain de reprocher à un collaborateur, ce que l’entreprise a elle-même édictée.



(*)

Sur le grief unique que met France Télés en avant, c’est-à-dire « avoir soi-disant tenu des propos qui engagerait la société »tout le monde peut aisément constater que cela ne tient pas une seule seconde.

Parmi les publications qui s’indignent de cette tentative de museler ce journaliste émérite, de surcroît salarié protégé, le blog CGC Média vous propose de découvrir le papier publié ce jour par “Les Nouvelles de Mayotte” (¤)

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La sécurité informatique est-elle menacée à France Médias Monde comme le laisse entendre « Mr T » ?

La sécurité informatique est-elle menacée à France Médias Monde comme le laisse entendre « Mr T » ?

C’est en tout cas, la question que nous pose ce haut cadre de France Média Monde qui a eu connaissance de la série de mails confidentiels qu’a adressée au blog CGC Média l’un des dirigeants de France Médias Monde.

Le dernier des mails qui nous a été adressé fait état d’un « échange entre un éditeur de solution de sécurité présent à l’UGAP (*) avec lequel FMM aurait quelques soucis de support » (dixit) et de poursuivre "Nous avons une supervision des réseaux internet parlant de FMM pour éviter la divulgation de documents d’architecture informatiques sensibles"(dixit)

(*) L'UGAP (Union des Groupements d’Achats Publics) est une centrale d'achat au sens de l'article L. 2113-2 du code de la commande publique (Ex article 9 du code des marchés publics qui avait modifié l’article 1er du décret n°85-801 du 30 juillet 1985 modifié relatif au statut et au fonctionnement de l’UGAP) dont il est fait mention par exemple, dans le rapport de la Cour des comptes dans sa version définitive pour l’exercice 2013-2019 à FMM (¤)

(¤)



 

Pour le rusé « Mr T » - Fûté étant déjà pris au sein de l’ATR (L’Agence Tous Risques) - qui fait croire en interne à ses amis dirigeants qu’il les soutiendrait alors qu’il les balance jour après jour, cet envoi de mails est bel et bien la preuve que la cybersécurité du système d’information est menacée.

De plus, toujours selon l’inextinguible beau parleur prêt à vous vendre des cravates à chaque coin de rue, les réponses aux énigmes qu’il a déjà distillées sont déjà suffisantes pour que la Justice soit saisie… et d’ajouter « le projet de fusion des 4 entreprises de l’Audiovisuel public prôné par les sénateurs et Delphine Ernotte, ne fait bien entendu pas l’affaire de toutes ces boites de presta qui sont dans chacune d’entre elles et taxent un max le contribuable ! »

Il est inouï ce « Mr T » ! Qu’il continue à brouiller les pistes et à jouer les complices de circonstances… Il est d’une efficacité rare pour charger ses « potes » afin qu’ils s’épanchent et lui livrent encore plus leurs turpitudes.

La déconstruction anarchique de France Télévisions se poursuit plombant un peu plus la fusion défendue par Ernotte devant les sénateurs.

La déconstruction anarchique de France Télévisions se poursuit plombant un peu plus la fusion défendue par Ernotte devant les sénateurs.

Le 24 juin dernier, le blog CGC Média dénonçait l’externalisation sauvage et illégale qui plus est que le directeur financier que le directeur financier Jean Copsidas a décidé de mettre en œuvre sans ni informer, ni consulter les élus.


Le blog CGC Média dans son article « France Télévisions met les salariés sur la touche par SMS ! » révélait les méthodes utilisées par l’intéressé à savoir, l’envoi d’un texto, à quelques jours des congés d’été, à certains salariés du service des missions de l’information ont reçu pour leur signifier que les ordres de missions seront gérés dès le début juillet par une société extérieure.

Le SNPCA-CGC premier syndicat à notifier en inerte à l’ensemble des salariés l’invraisemblable détail de cet hallucinant bidonnage dans sa publication « Externalisation sauvage de la gestion des ordres de missions de la Rédaction. Et après, à qui le tour ? » (*) n’est surement pas au bout de ses surprises.

« Ce service, en grande souffrance depuis des années à cause d’un sous-effectif chronique, apprend donc du jour pour le lendemain qu’une partie de son activité (les ordres de missions) va être sous-traitée...» écrit le SNPCA-CGC.

En effet, alors que rien n’a été fait pour permanentiser les multiples CDD et autres prestataires qui n’ont cessé des succéder depuis au moins une demi-douzaine d’années, fragilisant évidemment le service,  le directeur financier Jean Copsidas a donc décidé d’anticiper la posture de fusion des 4 entreprises de l’Audiovisuel public qu’Ernotte a été la seule à adopter devant les sénateurs.

S’il avait été prévu que l’agence de voyages située au Siège de France Télés prenne en charge cette activité – sans en avoir jamais été avertie avant – il semble que le directeur financier veut à présent que ce soient les assistant(e)s de Rédaction et/ou le service de la coordination qui s’y colle…comme s’ils n’avaient déjà pas assez de travail et en violation de la définition collective de leur fiche de poste.

Jean Copsidas qui doit tout de même savoir, ès qualité, que les caisses de l’entreprise France Télévisions sont vides depuis belle lurette, agit-il seul – auquel cas, il faut en tirer toutes les conséquences – ou bien sur ordre de la présidence (ce qui parait plus probable) et alors c’est le Pouvoir et la Représentation nationale qui devront frapper un grand coup !

(*)



mercredi 29 juin 2022

Médiapart titre "La redevance sabordée, l’information en danger"

Médiapart titre ce 29 juin "La redevance sabordée, l’information en danger"

Le titre de presse n'y va pas par quatre chemins. D'entrée de jeu il écrit "Emmanuel Macron l’a décidé presque seul : l’audiovisuel public sera privé dès cette année des 3,2 milliards d’euros que lui rapporte cette ressource prélevée depuis 1948. Au nom du « pouvoir d’achat », le gouvernement s’apprête à faire peser de lourdes menaces sur les médias publics" faisant suite à la journée de grève, hier, dans l'audiovisuel public "Pendant quelques heures, plus de son, plus d’image. Mardi 28 juin, la plupart des émissions et des journaux d’information des radios et des télés publiques se sont tus. Une manière pour les journalistes et les technicien·nes de ces médias d'exprimer leurs vives inquiétudes pour l’avenir de Radio France, de France Télévisions, de RFI et France 24, d’Arte ou de l’Institut national de l’audiovisuel (INA, notamment chargé des archives de l’audiovisuel public)."

Rien à voir - chacun l'aura compris -  avec un quelconque gain de pouvoir d'achat !



Sandrine Mörch l'ex-députée "has been" (dixit) de LaREM battue aux Législatives, veut se venger en redevenant journaliste sur France Télés !

Sandrine Mörch l'ex-députée "has been" (dixit) de LaREM battue aux Législatives, veut se venger en redevenant journaliste sur France Télés !

C'est en tout cas, ce que révèle Le Canard enchainé de ce mercredi :

"L'EX-DÉPUTÉE MACRONISTE battue aux législatives par la Nupes, Sandrine Mörch a eu, après le second tour, des aigreurs d’estomac. Cette ancienne consœur de France 3 Occitanie, qui s’était mise en disponibilité pour effectuer son mandat à l’Assemblée, a lâché, mi-rigolarde, sur France Bleu Occitanie : « Les citoyens ont beaucoup d’avance sur vous, les journalistes, ce que je vais redevenir d’ailleurs moi aussi, et sur les politiques. On est has been, complètement has been. (...) J’espère me venger dans une nouvelle carrière de journaliste. » 

Ses ex-collègues, qui avaient déjà moyennement apprécié son élection il y a cinq ans, ne sont pas impatients de revoir Sandrine Mörch, qui demande sa réintégration à France Télés. Le Syndicat national des journalistes a également poussé un cri : « Est- il envisageable pour la direction qu’elle soit affectée à un poste où elle serait susceptible de traiter des sujets politiques ? » 

Si c’est juste pour se venger de la Nupes..."




Victorin Lurel Sénateur PS de la Guadeloupe tweete pour soutenir Ronan Ponnet journaliste et salarié protégé menacé par France Télés d'un incroyable licenciement.

Victorin Lurel Sénateur PS de la Guadeloupe tweete pour soutenir Ronan Ponnet journaliste et salarié protégé menacé par France Télés d'un incroyable licenciement.

Hier, sur le compte officiel du Sénateur PS de la Guadeloupe Victorin Lurel, Conseiller Régional, ancien Député, ancien Président de la Région et ancien Ministre des Outremer, on pouvait lire : « Nous apprenons que Ronan Ponnet, convoqué par Augustin Hoareau de Guadeloupe La 1ère pour un entretien, aurait fait l’objet d’une mesure de licenciement. Ses éditos sur la corruption auraient dérangé en haut lieu. Aucune solidarité jusqu’ici. Ne laissons pas faire ».


C’est pour avoir utilisé son droit que tout citoyen a de s’exprimer librement après que Marie-Luce Penchard, candidate sous l’étiquette très floue d’un mouvement se disant proche de la majorité présidentielle dans la quatrième circonscription de Guadeloupe battue largement dès le 1er tour  des Législatives, eut déclaré dans un communiqué « son abandon et sa volonté de faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête, etc… », que Ronan Ponnet est convoqué par le directeur régional (il négocierait son départ) qui a repris la chasse à l'homme blanc de plus de 50 ans sur FTV, déclarée dès septembre 2015 ! 

L’ancienne ministre sous le coup d’une enquête du Parquet National Financier dans une affaire de « concussion, utilisation frauduleuse d’argent public » dans le procès de la CASBT où le nom apparaitrait à plusieurs reprises, n’a visiblement pas apprécié les deux adjectifs utilisés par le citoyen Ponnet sur son compte privé Facebook mais en aucun cas en tant que salarié de France Télés.

Quelques semaines plus tard, le journaliste reçoit une hallucinante convocation à un entretien préalable mentionnant conjointement deux motifs « En vue de votre licenciement » et « pour une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement » qui vicient évidemment la procédure.

 (*)


Victorin Lurel a bien raison de se mobiliser également par courrier (*) comme d’autres le font, à l’instar de cette représentante d’un collectif d’avocats guadeloupéens qui a écrit à Ernotte et son directeur régional :

« Nous, avocats lambda de la Guadeloupe, trouvons inadmissible la décision qui a été prise par votre direction de procéder au licenciement de cet excellent journaliste Monsieur Ronan PONET.

Journaliste que nous côtoyons souvent lors des procès et qui fait preuve d’une réelle distance.

Nous avons cette désagréable impression en Guadeloupe d’être dans une république bananière. Devons-nous tout accepter sous prétexte que nous sommes un simple département d’Outremer ? 

Je ne peux en tant qu’avocate accepter d’entendre cela, nous avons déjà transféré cette information aux autres avocats du barreau dans le but d’une prise de conscience qui nous concerne tous.

Tout ceci ne peut demeurer sous le sceau du secret. »

mardi 28 juin 2022

Compensation de la suppression de l’ex-redevance (la CAP) pour 2023 mais après?

Compensation de la suppression de l’ex-redevance (la CAP) pour 2023 mais après? 

Rien de dit, en fin de compte, que l’annonce du candidat Macron sur la suppression de la CAP destinée soi-disant à redonner du pouvoir d’achat puisse se faire.

« La majorité espère faire passer cette mesure en amendant le budget 2023 mais s’agissant d’une disposition pluriannuelle pour les années à venir, c’est une autre paire de manche » indique ce parlementaire qui ajoute «Au lieu de trouver les 80 milliards que l’Exécutif prévoyait de retirer du budget de l'État pour parvenir au retour des 3% de déficit qu'il avait promis imprudemment à la Commission européenne, il faudra donc en dégager quatre de plus! » 

« Les salariés des médias de l'audiovisuel public, comme France Télévisions et Radio France, le groupe auquel appartient France Bleu, sont appelés à la grève ce mardi 28 juin par leurs syndicats. Ils s'inquiètent de la suppression de la redevance, prévue par le gouvernement. » indique avec l’AFP, France Bleu qui explique pourquoi:

Extrait: 

« Vous l'avez sans doute constaté sur notre site internet ou à la radio, les programmes de votre France Bleu et des autres antennes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, Mouv, Fip...) sont perturbés ce mardi. Les salariés des médias de l'audiovisuel public sont appelés à la grève par leurs syndicats, réunis en intersyndicale (CGT-CFDT-FO-SNJ-SUD-UNSA-CGC-CFTC). Les antennes des chaînes de France Télévision (France 3, France 2, France 5... ) risquent également d'être perturbées, tout comme France 24, RFI et MCD, Arte et l'Ina. Les salariés sont appelés à cesser le travail pour défendre le financement public de leurs médias, alors que le gouvernement prévoit de supprimer la redevance.

Une manifestation est prévue à midi à Montparnasse à Paris, pour un défilé en direction de l'Assemblée nationale. A l'origine du mouvement, la volonté du gouvernement de supprimer la redevance dès cet automne, pour la remplacer par un budget courant sur plusieurs années. Cette mesure a été proposée pendant la campagne électorale par Emmanuel Macron, pour défendre le pouvoir d'achat des Français. L'exécutif assure que la fin de la redevance n'entraînera pas de baisse des moyens de l'audiovisuel public.

Mais pour les syndicats, cette mesure menace le financement et l'indépendance de l'audiovisuel public, car le financement ne serait pas pérenne et garanti sur la durée. Un autre gouvernement pourrait, par exemple, baisser ce financement dans les années à venir. L'État "doit trouver une alternative pour financer un service public audiovisuel fort", affirme le SNJ Radio France dans un communiqué. "Une alternative pérenne et non sujette aux arbitrages budgétaires annuels pour garantir son indépendance et notamment celle de ses rédactions".

"Supprimer la redevance, ressource affectée, c'est précariser et paupériser l'audiovisuel public en le basculant sur le budget général de l'Etat", donc en le rendant perméable "aux arbitrages et aux pressions politiques incessantes", résument les syndicats dans un communiqué commun.

Les projets de fusion inquiètent (également)

Les syndicats s'inquiètent aussi des projets de fusion dans les médias publics : un rapport du Sénat propose de fusionner France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI et France 24) et l'INA à partir de 2025, pour en faire une société publique unique baptisée France Médias. Le projet prévoit également la fusion entre France 3 et France Bleu, alors que nos deux sites sont déjà réunis dans l'appli et la plateforme "Ici". 

La redevance représente 11,50 euros par mois par foyer 

La redevance est actuellement d'un montant de 138 euros en métropole (soit 11,50 euros par mois) et 88 euros outre-mer. Elle est payée uniquement par les foyers qui possèdent une télévision. Les autres ne la payent pas, même s'ils regardent des programmes de télé sur leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone.

Pour remplacer la redevance, les syndicats réclament, notamment, la "mise en place d'une taxe universelle affectée à l'audiovisuel public", dont "le rendement serait au moins équivalent au montant actuel de la redevance", ainsi qu'un "financement dédié pour lutter contre les fake news". »

Question au Président de la République et à son gouvernement : Pour la télé publique, la Guadeloupe ne serait-elle pas la France et l’Europe ?

Question au Président de la République et à son gouvernement : Pour la télé publique, la Guadeloupe ne serait-elle pas la France et l’Europe ?  


Lettre ouverte

à monsieur Emmanuel Macron Président de la République,

à madame Elisabeth Borne  Première ministre qui a pris "les fonctions de ministre des Outre-mer » depuis le décret du 26 juin dernier indiquant qu’"Il est mis fin aux fonctions de Mme Yaël Braun-Pivet"  qui était ministre des Outre-mer depuis un mois, et devient ce mardi 28 juin, présidente de l'Assemblée nationale. 

à monsieur Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux et ministre de la Justice,

à madame Rima Abdul Malak ministre de la Culture, 

et plus largement à l’ensemble du gouvernement...


Si l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) qui reconnaît à tout individu le droit à « la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit », adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948, est parfaitement adaptée au 21ème  siècle et ses réseaux sociaux, la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du Conseil de l’Europe (CEDH) applicable dans tous les pays membres de l’UE dispose clairement dans l’alinéa premier de l’article 10 de cette Convention, le principe de la liberté d’expression : « Toute personne a droit à la liberté d’expression ».

A France Télévisions, plus particulièrement dans l’établissement Guadeloupe La 1ère cette liberté d’expression dont dispose donc chaque citoyen français qui plus est européen, est remise en cause par le directeur régional monsieur Augustin Hoareau qui agit bien entendu sous l’autorité de Sylvie Gengoul et Delphine Ernotte.

Il vient de convoquer Ronan Ponnet, journaliste apprécié et reconnu de ses pairs, à un entretien préalable en vue de son éventuel licenciement pour s’être exprimé librement sur compte Facebook privé qui ne comporte que son prénom et son nom et ne fait aucune référence à France Télévisions où il travaille.

Le contexte

Après le 1er tour des élections législatives de juin 2022, Marie-Luce Penchard, candidate dans la quatrième circonscription de Guadeloupe, sous l’étiquette très floue d’un mouvement se disant proche de la majorité présidentielle, est battue largement.

Elle annonce alors « son abandon et sa volonté de faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête, etc… » 

« Faire autrement de la politique, plus transparente, plus honnête… » déclare cette ancienne ministre, vice-présidente du conseil régional, visiblement sous le coup d’une enquête du Parquet National Financier dans une affaire de « concussion, utilisation frauduleuse d’argent public » dans le procès de la CASBT où le nom de cette dernière apparaitrait à plusieurs reprises. 

Il n’en fallait évidemment pas plus au citoyen Ponnet électeur de la quatrième circonscription pour s’étrangler comme nombre de ses compatriotes après une telle déclaration !

Au repos, chez lui, devant son ordinateur personnel, après une longue journée de travail qu’il avait passée à couvrir un procès aux Assises, il ne peut que réagir mais pas en tant que journaliste évidemment mais comme simple Français. Sur la page Facebook, de Guadeloupe La 1ère, en lisant à la fois le discours et l’article panégyrique, il ne peut que s’indigner de ce qu’il vient de lire et d’entendre. Sur son compte Facebook privé qui ne comporte que son prénom et son nom sans autre indication, il va alors réagir à chaud ; certes avec deux qualificatifs qui montrent ce qu’il pense de cet "engagement" comme tout un tas de citoyens d’ailleurs...rien d’autre.

Chacun imagine ensuite sans peine l’enchainement sans qu’aucune plainte d’ailleurs n’ait été déposée par madame Penchard contre le citoyen Ponnet ! L’intéressée passant probablement un appel au directeur régional qui va immédiatement mettre à pied le journaliste dans une lettre de convocation à une entretien préalable, ce lundi 27 juin, avec 2 mentions à faire bondir le Garde des Sceaux et qui vicient bien entendu la procédure : La première « En vue de votre licenciement », la seconde « pour une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement » ! Du jamais vu.

Au cours de ce rendez-vous où Ronnan Ponnet est accompagné d’un élu, il lui est fait reproche d’avoir dégradé gravement l’image de l’entreprise Guadeloupe La 1ère en inscrivant ces deux mots sur son compte privé Facebook !

S’il s’est exprimé, c’est à titre personnel et privé, faisant usage de son droit de citoyen à s’exprimer librement dans un état de droit et en Démocratie sur un site internet où les commentaires sont libres, déclare-t-il au directeur rétorque « qu’il représente l’entreprise à tout moment dans sa vie professionnelle comme privée ». 

Bien non…le droit à la déconnexion cela existe comme la libre parole de tout citoyen. Aurait -t-il commis une faute dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail ?  A-t-il dénigré l’entreprise ? L’entreprise a-t-elle quelque chose à lui reprocher professionnellement ? Négatif. 

De tels arguments ne tiendront pas la route, si la commission de discipline qu'il a le droit de saisir dans les trois jours, s'empare du dossier.

Ce n’est, hélas, pas la première fois que France Télévisions s’en prend à Ronan Ponnet, cet homme blanc de plus de 50 ans à qui la guerre a été déclarée depuis septembre 2015.

Ronan Ponnet est un nom. Il dispose d’une certaine notoriété justifiée… et alors ! Parce qu’il travaille pour Guadeloupe La 1ère« il n’existe plus en tant qu’homme, n’a plus la possibilité de penser ou de réagir en tant que tel et devrait être sanctionné pour ça par son employeur » ? Dans un régime totalitaire probablement mais pas en France et en Europe.

Le sort d’un homme qui a toujours défendu la liberté d’expression dans ses convictions comme dans son métier ne peut reposer, monsieur le Président de la République, madame la Première ministre, monsieur le ministre de la Justice et madame la ministre de la Culture, sur une telle idée qu’un être humain fut-il célèbre, serait asservi à son travail 24/24h sans jamais pouvoir penser par lui-même et utiliser des mots pour le dire dans une autre sphère.

Ronan Ponnet n’est évidemment coupable de rien.

Ne laissez pas se reproduire ici, la pitoyable mais aujourd’hui célèbre affaire qui avait frappé le Directeur Régional de Polynésie La 1ère relevé de ses fonctions manu militari en 2019 pour des propos qu’il aurait tenus dans un article de presse et qui en définitif n'étaient pas les siens mais que la direction de France Télés a dû réhabiliter car la parole est encore libre dans notre Pays.