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mardi 11 avril 2023

France Télés complice ou laxiste dans l’affaire Pincemail dite « Chalus/Pincemail/Gengoul/Ernotte » ?

France Télés complice ou laxiste dans l’affaire Pincemail dite « Chalus/Pincemail/Gengoul/Ernotte » (*) ?

(*)

Capture d'écran Libération

L’ADAP s’interroge en effet, en filigrane, après le conseil de discipline qui a finalement eu lieu suite à l’inévitable médiatisation de l’affaire dans la Presse comme sur le Net.

« Il s’est tenu en catimini à Malakoff mais a eu lieu après des semaines d’attente avec un convoqué toujours présent au tableau de service, ajoutant du discrédit au discrédit de la rédaction de Guadeloupe la 1ère » écrit le site qui poursuit « Toujours méprisant vis-à-vis de l’Outremer, la composition des représentants de la direction pour l’occasion était 100% Malakoff. Pas un cadre du Siège n’avait été missionné » !

Le site média s’interroge sur le ‘’timing’’ : « Le vénérable Gilbert était bien présent. Après ses fanfaronnades locales, il avait bien pris l’avion, comprenant le danger imminent pour lui » s’apercevant que les promesses qui lui auraient été faites de « calmer le jeu » ne seraient pas tenus !

Quant à sa défense, écrit l’ADAP elle fut « bien molle : ‘’ je n’ai pas mesuré l’importance de ce que je faisais …autrement dit, il ne saurait pas pourquoi il recevait des chèques ? Incroyable…

Et d’enfoncer le clou « Il a bien sué le journaliste. Difficile de nier tant les preuves étaient évidentes et formelles. » Dire qu’il y a quelques mois, le tandem Gengoul/Ernotte voulait réduire au silence – sans succès - le très intègre journaliste Ronan Ponnet pour s’être exprimé sur son compte perso Facebook sans faire la moindre référence à son entreprise, concernant une affaire judiciaire locale de corruption présumée dont beaucoup de monde avait parlée !

« La position syndicale fut exemplaire : les preuves sont irréfutables mais quid du contexte ? » enchérit l’Association média qui se demande :

« -   Pourquoi l’entreprise qui savait n’a pas agi ?

- Pourquoi l’entreprise qui connaissait les faits, a laissé perdurer un système qui salit la rédaction et les journalistes de Guadeloupe La 1ère ?

En clair : 

- Pourquoi la directrice régionale de Guadeloupe la 1ère Sylvie Gengoul n’a rien fait alors qu’elle savait tout en 2015 et 2018 avec la 1ère des agissements du journaliste et de sa proximité avec le candidat Chalus ?

- Pourquoi la directrice générale du pôle Gengoul Sylvie a tant tardé avant d’agir ?

- Pourquoi la direction aurait-elle demandé à Gilbert Pincemail de prendre des congés le temps que l’affaire se tasse, selon les propos mêmes de ce dernier ? 

Tout un tas de questions qui se posent et que met légitimement en avant l’ADAP qui reste somme toute dubitatif : « Si le sort de Pincemail semble réglé, reste à connaître le curseur de la sanction.

Licenciement pour faute grave et pas d’indemnités ?

Licenciement pour faute simple et indemnités ?

La décision qui sera prise sera un signal important pour tous les journalistes de France Télévisions.

Dans son article intitulé « Le naufrage de France Télévisions à 3 milliards d'euros d'argent public ! » publié juste après, l’ADAP fait référence au contexte et à ce qui s’est passé à BFM TV « Ni Delphine Ernotte, ni Sylvie Gengoul n’ont déposé plainte au nom de France Télévisions…comme l’a fait BFM dans le cadre de son affaire de corruption…Le privé est plus moral que le Public !? »

Enfin s’agissant de la gestion catastrophique - si le mot a un sens ! – des stations ultramarines, le site liste « les questions qui se posent dans les Outremers, à Mayotte, à Wallis-et-Futuna, à la Réunion, en Guyane, en Martinique, à Malakoff évidemment et bien entendu en Guadeloupe.. »

Leur conclusion est sans appel : « France 3 se dissolvant dans son plan Tempo qui vise à proposer aux publics un galimatias informationnel… Le troisième plan Ernotte : le Projet Campus permettant de liquider le personnel de Malakoff et de réduire la présence des outremers à un cabinet fantôme dans un immeuble anonyme mais aussi de supprimer la Radio des outremers déjà mal en point et laissée à l’abandon… Ce tour de France Télévisions de l’Internet, du Numérique, de cet amas inutile sans utilisateurs…tout cela, sous les yeux hilares de la ministre de la Culture et le regard absent de l’Arcom. Ce naufrage, ce délitement, se déroulant aussi dans une absence gouvernementale consternante. Pourtant cela a un coût : près de 3 milliards d’euros d’argent public à l’année ! »

La Qualité de Vie au Travail, à France Télés tout le monde s’en cogne…la preuve !

La Qualité de Vie au Travail, à France Télés tout le monde s’en cogne…la preuve !

En septembre 2022, le blog CGC Média comme les salariés de France Télés poussaient un OUF de soulagement en apprenant le départ de « Jacques Denoyelle  l’ex-directeur associé du cabinet Secafi  proche de la CGT, catapulté au dialogue social et à la qualité de vie au travail par l’ex-Orange deux ans plus tôt ». (¤)

Qualité de vie au travail, la formule aurait de quoi faire sourire si le nombre des collaborateurs à France Télés en souffrance, n’était pas en constante augmentation mois après mois.  

Si ces derniers ont cherché à savoir depuis chez eux sur leur ordinateur à qui s’adresser en cas de dégradations de leurs conditions de travail voire de malaise persistant dans leur service, quelle n’a pas dû être leur surprise en découvrant le nom de l’intéressé et sa qualité (* encore aujourd’hui ce 11 avril 2023- capture d’écran ci-après) :  Jacques Denoyelle

Une preuve supplémentaire du traitement que l’entreprise publique et l’infirmière TV réservent au mal être grandissant des personnels !

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capture d'écran au 11/04/2023

(¤)

lundi 10 avril 2023

Le groupe TF1 vient d’adresser un courrier à l'ambassade de Russie pour la libération immédiate du journaliste Evan Gershkovich.

Le groupe TF1 vient d’adresser un courrier à l'ambassade de Russie pour la libération immédiate du journaliste Evan Gershkovich.

Par la voix de son directeur de l'information Thierry Thuillier, le groupe TF1 demande la libération immédiate du journaliste américain Evan Gershkovich, arrêté le 7 avril dernier en Russie et officiellement inculpé d'"espionnage" (chef d'accusation passible de 20 ans de prison) qui nie "catégoriquement"  les accusations retenues contre lui.

Dans le même courrier, l'entreprise "appelle les représentants de la Fédération de Russie, comme toutes les parties prenantes dans ce conflit, à assurer l'intégrité physique et morale des reporters qui exercent leur périlleuse mission d'information".

Parallèlement, dans une démarche collective, une vingtaine de patrons des médias français du « Monde » à « Charlie Hebdo » en passant par « Le Figaro » et « L’Express », exigent eux-aussi dans une tribune collective (*) la remise en liberté du journaliste au « Wall Street Journal » supposément accusé d’espionnage.

(*)

« Monsieur l’ambassadeur Alexeï Mechkov,

Votre homologue Anatoli Antonov, ambassadeur de Russie à Washington, a reçu, ce jeudi 30 mars, une lettre signée des directeurs de grands médias occidentaux qui, du New York Times au Times de Londres, en passant par le Washington Post, The Guardian, la BBC ou le New Yorker, expriment leur indignation face à l’arrestation d’Evan Gershkovich, journaliste au Wall Street Journal et accusé d’espionnage.

Nous, soussignés, responsables de médias français de tous horizons, tenons à joindre notre voix à la leur. Evan Gershkovich est, comme l’ont écrit nos confrères, un professionnel jeune mais expérimenté. Citoyen américain, il vit à Moscou depuis plusieurs années et était accrédité auprès du ministère russe des affaires étrangères. L’accuser d’espionnage est une absurdité doublée d’une offense au métier de journaliste en général et de correspondant de presse en particulier.

Cela ne peut être compris que comme un message criminalisant l’exercice de notre profession en Russie et signifiant aux correspondants étrangers qu’ils ne jouissent, sur le territoire de la Fédération de Russie, d’aucune protection légale. Maintenir Evan Gershkovitch en détention équivaut à une prise d’otage.

C’est, à l’attention des derniers représentants de la presse internationale encore présents dans votre pays, une mise en garde, une menace, voire un acte de terreur. Le « procès » annoncé serait une tragique mascarade. C’est pourquoi nous demandons, à travers vous, la libération sans conditions ni délai d’Evan Gershkovich. 

Sincèrement. »

dimanche 9 avril 2023

Claude Angeli, l’ancien rédacteur en chef du « Canard enchaîné » appelle le journal satirique à stopper la procédure engagée contre son lanceur d’alerte !

Claude Angeli, l’ancien rédacteur en chef du « Canard enchaîné » appelle le journal satirique à stopper la procédure engagée contre son lanceur d’alerte !

En septembre 2022, Aude Dassonville signait un article pour Le Monde au titre particulièrement édifiant « Conflit de générations au « Canard enchaîné » : « C’est l’histoire d’une boîte où on ne peut pas ouvrir sa gueule ».

Extrait :

« La révélation de la plainte d’un journaliste pour suspicion d’emploi fictif au sein de la rédaction de l’hebdomadaire satirique a fait l’effet d’une bombe. L’affaire est révélatrice de la bataille qui oppose depuis des mois une vieille garde dirigeante et les partisans de la modernisation.

« Rien n’est insurmontable. » Nous sommes le 26 août, et Erik Emptaz, rédacteur en chef et administrateur au Canard enchaîné, nous a donné rendez-vous au germanopratin Café de Flore, à Paris. Très smart dans sa surchemise bleu marine ­sagement boutonnée, ses cheveux poivre et sel crantés au peigne, le septuagénaire (72 ans) peu disert est en train d’oublier son thé vert. Dans quelques heures, Le Monde va révéler ce qu’il sait déjà : le journaliste maison Christophe Nobili a déposé, le 10 mai, une plainte contre X pour abus de biens sociaux et recel d’abus de biens sociaux potentiellement commis au Canard. Une bombe dégoupillée au cœur de cette institution française, de 107 ans d’âge, qui a fait des affaires politico-financières en tout genre son miel, son crédit et sa fierté.

Pour l’heure, la conversation porte sur le tumulte interne à la rédaction. Cela fait plusieurs mois que Le Canard enchaîné traverse une crise et, Erik Emptaz a raison, elle n’a, a priori, rien d’insurmontable. Une partie de l’équipe réclame des embauches, des développements numériques, bref, des bonnes intentions pour paver l’avenir du journal. L’autre partie, principalement incarnée par Michel Gaillard, le président des Editions Maréchal-Le Canard enchaîné, et son ami Nicolas Brimo, directeur général délégué et directeur de publication, y voit une représentation toute personnelle de l’enfer, fait de dépenses susceptibles d’entamer le trésor de guerre, 130 millions d’euros au dernier comptage, qui assure au Volatile sa place au paradis des médias indépendants….

Une atmosphère de travail tendue

« C’est l’histoire d’une boîte où il y a beaucoup d’argent et pas assez de contre-pouvoirs. C’est l’histoire d’une direction qui ne veut pas partir.  C’est l’histoire d’une boîte où tout est vissé, où on ne peut pas ouvrir sa gueule et où on n’évolue jamais. » Attablée non loin du journal un jour ensoleillé, cette plume énervée mais prudente (la plupart des personnes que nous avons rencontrées ont réclamé l’anonymat) ne sait pas très bien par où commencer le récit de ces derniers mois. »

Huit mois plus tard, cette « boîte où tout est vissé et où on ne peut pas ouvrir sa gueule…» a finalement décidé d’engager une procédure contre le très courageux journaliste lanceur d’alerte.

Claude Angeli, le doyen de l’hebdomadaire satirique souhaite qui a bien compris les ravages que risquent de causer la procédure pouvant aller jusqu’au licenciement de son collègue Christophe Nobili à l’origine d’une plainte, soit interrompue.

« J’appelle au cessez-le-feu. » A 92 ans, Claude Angeli, le doyen du Canard enchaîné, sort de la réserve qu’il s’efforce d’observer depuis que Christophe Nobili a révélé un probable emploi fictif au sein de l’hebdomadaire. Alors que le journaliste est convoqué à un entretien préalable au licenciement, vendredi 7 avril à midi, « je demande qu’on mette fin à cette procédure », insiste, inquiet pour son collègue, cette figure tutélaire du « Palmipède ».

« J’appelle au cessez-le-feu » dit le journaliste de 92 ans qui sort de la réserve qu’il s’efforçait d’observer depuis que Christophe Nobili avait révélé un probable emploi fictif au sein de l’hebdomadaire. Alors que le journaliste est convoqué à un entretien préalable au licenciement, vendredi 7 avril à midi, « je demande qu’on mette fin à cette procédure », insiste, inquiet pour son collègue, cette figure tutélaire du « Palmipède ».

L’homme d’une sagesse à toute épreuve que Le Canard navigue s’embraque dans une voie qui ne peut que lui exploser au bec ! Tout d’abord, Christophe Nobili, élu du personnel et délégué syndical, est un salarié protégé…ce qui fait que l’Inspection du travail peut évidemment s’opposer à toute sanction vu le contexte et ce quand bien même certains de ses collègues pensent pouvoir lui savonner la planche.

Secundo son statut de lanceur d’alerte et le livre qu’il a consacré à cette histoire Cher Canard, paru début mars (JC Lattès, 250 pages, 20 euros), ne permettent pas à sa direction de se séparer de lui comme s’il était fautif de quoi que ce soit…Ce qui n’est bien entendu pas le cas.

Claude Angeli a bien raison…c’est la crédibilité du Canard qui pourrait gravement  en pâtir !


samedi 8 avril 2023

Maïtena Biraben fait définitivement condamner Canal+ à plus de 3,4M€.

Maïtena Biraben fait définitivement condamner Canal+ à plus de 3,4M€.

Un arrêt de la Cour de cassation, révélé mardi par L'Informé et consulté par l'AFP, a confirmé l'essentiel de la décision de la cour d'appel de Versailles qui avait condamné le groupe Canal+ à verser à la présentatrice près de 3,5M€ bruts d'indemnités diverses en juin 2021. Le groupe audiovisuel devra finalement verser plus de 3,4M€ bruts d'indemnités, montant légèrement revu à la baisse après l'annulation de près de 40.000€ dus au titre de rappel de salaire.

 

L'ancienne présentatrice de l'émission « Le Grand Journal » avait été écartée à l'été 2016 au bout d'une seule saison, puis licenciée pour "faute grave" ». Cette dernière qui réclamait initialement 4 millions d'euros à la chaîne devant le conseil des prud'hommes pour l'avoir licenciée en 2016 sans « cause réelle et sérieuse », est donc parvenue après quasiment 7 ans de procédures, à la lourde condamnation du groupe détenu par Vincent Bolloré.

 

« Le combat pour l'essentiel s'achève. J'en suis fière. Il marque une vie », a déclaré à l'AFP Maïtena Biraben. Contacté par l'AFP, Canal+ n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cette condamnation pourrait donner à réfléchir à de nombreux médias qu’ils soient de l’Audiovisuel ou dépendant de la Presse écrite comme pour la procédure qu’a décidé d’engager Le Canard enchaîné, pouvant conduire au licenciement d’un de ses collaborateurs pourtant lanceur d’alerte dont Claude Angeli le doyen de l’hebdomadaire satirique qui a bien compris les risques de dérapages, demande l’arrêt immédiat. (à lire demain dans le blog CGC Médias)


vendredi 7 avril 2023

Toujours pas de plan d’action à la D2S de France Télés, la faute au 8ème étage !?

Toujours pas de plan d’action à la  D2S de France Télés, la faute au 8ème étage !? 

Le 14 mars dernier, le blog CGC Média dans son article « France Télévisions malade de sa sécurité…ou le plan d’inaction de sa Détachée-Police ! »  revenait une nouvelle fois sur les problèmes qui se sont accumulés à la D2S de France Télévisions.

Il y était question, entre autres, du CSE extraordinaire calé quasiment 3 semaines avant sa tenue pour lequel aucun document n’avait été adressé aux élus et où d’ailleurs, personne de la direction n’était présent (*) il faut le redire, à l’exception de Jacques Duval se présentant comme tel !


(*) Personne donc pour répondre aux représentants des salariés particulièrement remontés face à un tel mépris et de tels procédés.

 - Le Secrétaire général dont dépend le secteur. Christophe Tardieu n’était pas là,

- La détachée de la Police nationale, Muriel Sobry s’était faite porter pâle dès le mercredi soir...ça ne l’exonérait pas pour autant d’envoyer dans les délais ledit document.

- Marie Lombardo, la chargée de mission détachée du service Informatique depuis environ deux ans – personne ne comprend réellement d’ailleurs quelle est sa fonction et ce qu'elle fait puisqu’elle est en même temps, détachée sur Campus  le  projet immobilier était apparemment aux abonnés absents ! 

Suite à la résolution au vitriol  qui s’en est suivie, reprenant  les préconisations du cabinet Technologia mandaté dès le 26 octobre 2022, il avait été décidé de reporter le point sur la présentation du plan d'action au prochain CSE d’avril...Il n’en est rien (¤)




Entre temps, visite inattendue de l’inspection du travail concernant ce secteur en déshérence...Visiblement pas si inattendue car ni Jacques Duval qui s’était pourtant présenté devant les élus comme le Deus ex machina de la D2S,  ni Muriel Sobry - tous deux souffrant le jour J - n'étaient là pour l'accueillir.

La visite qui a duré un peu plus d'une heure, a dû se faire avec la responsable des Ressources humaines pour le secteur répétant qu'elle n'avait pas vraiment une parfaite connaissance du dossier et qui a semble-t-il, a dû lui remettre malgré tout, une pile d'audits réalisés sur place mais restés dans les tiroirs.

Quant aux absents - ils ont toujours tort -  le 8ème étage serait responsable de tout ce binz, tant sur les moyens que sur les conditions de travail...toujours en manque pas de plan d'action depuis toutes ces années.