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mardi 23 septembre 2025

Démission sur le champ de Delphine Ernotte, un point c’est tout.

Démission sur le champ de Delphine Ernotte, un point c’est tout.

Une chose est claire, tout le monde savait mais le mot d’ordre était de ne surtout pas sortir le rapport de la Cour des comptes avant que l’ARCOM ait validé son 3ème parachutage de mai dernier.

Il ne faut pas être grand clerc pour le comprendre…Un  prérapport  dont chacun savait qu’il allait être salé tant il avait fuité ici et là, avait  d’ailleurs été adressé au printemps à celle qui fait courir aujourd’hui à France Télévisions, le risque hallucinant  d’une dissolution pure et simple.

Dans le cadre de son contrôle sur la gestion du groupe pour la période 2017-2024, ce prérapport envoyé après les premières investigations lancées dès janvier 2025.

Il détaillait les premières observations, notamment sur « le déficit de trésorerie de 23 millions d'euros, le déficit cumulé du groupe entre 2017 et 2024 qui atteint au moins 81 millions d’euros, une trajectoire financière dangereuse sciemment  masquée par des présentations budgétaires fallacieusement à l’équilibre, des prêts contractés (dont un de 50 millions d'euros auprès de l'Agence France Trésor) mais aussi les nombreux dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines et financières, l'absence de pilotage et de gouvernance avec en prime la liquidation après 2,5 ans d'existence de la plateforme Salto avec près de 90M€ jetés à la poubelle, etc… » et attendait des retours de la part de l’intéressée qui a pris tout son temps pour s’exécuter, trop occupée à mettre en scène la mascarade arcomienne du 14 mai dernier !

Ce document permettait à France Télévisions de formuler des réponses avant la finalisation du rapport définitif publié le 23 septembre 2025, qui montre aujourd'hui à quel niveau de déliquescence Ernotte a conduit France Télévisions qui n’a jamais autant risqué de disparaitre particulièrement dans la situation financière catastrophique que connait le Pays.  

Comment l’ARCOM aurait-il pu ne pas en avoir connaissance tant le blog CGC Média a écrit dessus et a détaillé nombre de ces dysfonctionnement, tout en alertant sur la situation de quasi faillite et particulièrement lorsqu’Ajdari écrit   "L'Autorité a fait le choix de privilégier la continuité à la tête du groupe, dans un contexte marqué par des incertitudes majeures"...

Dire que pour tenter de faire avaler la pilule, Ajdari and co osait fixer comme critère impératif  parmi les 3 retenus, 


la capacité à assurer la soutenabilité financière de la  société...


Le pseudo contre-feu qu’elle a allumé, ces jours derniers, notamment avec son entretien accordé à Aude Dassonville qui « appelle à  admettre que CNews est une chaîne d’extrême droite » et dénonce dans un courrier à l’Agence une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne (contre FTV) sur la chaîne CNews et la station de radio Europe 1 ».

Hallucinant et révoltant…La consternante propagande publiée ce jour par l'ex-Orange qui ose écrire "prendre acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations engagées" montre qu'elle est totalement hors-sol mais surtout primitivement déconnectée.

La CGC de l’Audiovisuel qui a déposé plainte, à l’été, visant à faire annuler le spectacle minable et indigne d’une démocratie, bidonné à l’extrême et faire condamner l’ensemble des protagonistes par la Justice – plainte portée par  Maitre Pierre-Olivier Lambert qui représentait déjà la CGC dans l’affaire dite « Carolis-Millot-Bygmalion » qui s’était soldée par des condamnations en cascade à commencer par celle, définitive, de l’ex-pédégé de l’entreprise publique – réfléchit à un nouvelle action en Justice qui ne fera que renforcer celle-ci, afin de dénoncer une telle entente pour ne pas dire une telle connivence !


 

France Télés: La guerre des Trois n’aura pas lieu…

France Télés: La guerre des Trois n’aura pas lieu…

Les salariés de France Télévisions ont surement remarqué ces derniers jours, la profusion de supposées déclarations belliqueuses à l’encontre de Delphine Ernotte où la triade CGT/FO/CFDT associée depuis 4 ans gérer le CSE Siège de France Télés, redouble d’attaques en tous genres qui si elles semblent viser l’ex-Orange, s'en prennent surtout à l’État et groupe privé.  

« La guerre est déclarée » écrit la CFDT ! Contre qui ? Le groupe Bolloré selon le syndicat qui l’accuse d’avoir « La haine du service audiovisuel public, celle du débat, de la contradiction, de l’enquête et de la démocratie » et ajoute « Marine Le Pen exigeant la tête de Delphine Ernotte : ce basculement de la moralité publique en dit long. »

Ben voyons ! Ernotte se prend les pieds dans le tapis et la CFDT lui emboite le pas en tenant les mêmes propos «  Marine Le Pen exigeant la tête de Delphine Ernotte : ce basculement de la moralité publique en dit long. Comme elle, drapés d’une cuirasse lustrée qui ne les rend pas plus brillants, ils [le groupe Bolloré Canal +, Europe et leurs amis, ndlr] ont pour armes le mensonge, la mauvaise foi, les pseudos instituts (l’OID caviardé par le RN et Reconquête), les pseudos experts, une gouaille de bonimenteurs et surtout : une chambre d’amplification énorme.

Ces médias d’opinion sont le relai de l’opinion de leur propriétaire. Vincent Bolloré, représentant d’une France rétrograde, d’un catholicisme ultraconservateur : xénophobe, misogyne, anti-avortement, liberticide …

Détruire l’audiovisuel public, à grand renfort de propagande, c’est faire taire ceux qui ne rentrent pas dans son moule moyenâgeux, annihiler la contradiction, étouffer la laïcité, tout en espérant tirer de ce paysage audiovisuel recomposé de nouveaux profits, de nouveaux canaux de transmission. Contre les gabegies de l’audiovisuel public, son parisanisme gauchiste, son wokisme débridé, ses enquêtes ciblées…. »  

Cerise sur le gâteau qui en a fait s’étrangler plus d’un, la CFDT qui déclare : « Une fois n’est pas coutume, nous partageons les propos de Delphine Ernotte ».  Alors là, c'est le pompon !! 

Ben oui, elle met tout de même les locaux de la télé public à disposition du syndicat afin que les personnels puissent rencontrer Marylise Leon leur Secrétaire générale confédérale !

Défendre Ernotte alors que ce sont les salariés qui devraient 10 an faire les frais d'une décennie d'échecs et de gabegie financière que la Cour des comptes étrille dans son rapport au vitriole rendu ce 23 septembres, il faut oser.

La Cour qui juge « la situation financière de France Télévisions critique et pointe des faiblesses de pilotage, d’organisation et de gouvernance qui freinent l’adaptation de l’entreprise aux nouveaux usages et pèsent sur ses coûts » et appelle à « des réformes structurelles urgentes, en particulier sur le cadre social, les outils de pilotage (information, « Fabrique »), la convergence des réseaux et la mutualisation numérique/IT » en oubliant de dire que tout cela, c’est la faute d’Ernotte depuis 2015.

En guise de cadeau de départ, le socialiste Pierre Moscovici vise tout de même l'État qui n'aurait pas été assez généreux concernant celle dont le cœur battrait à Gauche !

N'en jetez plus, la cour est pleine…Mais ces suiveurs ernottiens n’ont-ils pas de section syndicales au sein des entreprises du secteur privé qu’ils mettent en cause ? « Le mensonge, la mauvaise foi, c’est chez ces gens-là mais surtout pas à France Télés qui a vu depuis l’été 2015, une décennie de bobards qui a précipité la télé publique dans le gouffre  »  !!!!

Ils n’ont à l’évidence pas compris que ce simili d’indignation n’était probablement qu’une posture pour tenir l’État responsable et en profiter toujours plus de fric, histoire d’engraisser toujours plus le trio de sociétés extérieures: Médiawan-Brut/Banijay…

Leurs alliés CGT et FO – ce dernier ayant signé TOUS les accords que l’ex-Orange leur a présenté…les premiers,  TOUS sauf 1 – ne sont pas en reste et ils s'expriment au moment où les élections professionnelles vont avoir lieu à France Télés. 

La CGT écrit dans un tract commun – avec la CFDT - comment pourrait-il en être autrement ? -  « Récemment, certain·es de nos élu·es ont été interpellé·es au sujet du tract commun CGT-CFDT qui dénonçait les expérimentations dans le domaine du numérique, sans cadrage clair et hors de tout accord ou toute négociation.

Certaines formulations étaient maladroites et sans doute excessives. Mais que les choses soient claires : la CGT n'attaque pas les personnes qui travaillent sur le numérique mais nous sommes les garants de l'intérêt général des salarié·es et de leurs métiers, qui doivent pouvoir s’exercer indépendamment de la destination des contenus : linéaire ou numérique ».

Puis de conclure avec un peu de retape tout de même « La CGT invite les salarié·es travaillant sur le numérique à nous rejoindre, comme syndiqués ou comme élus dans les instances afin d'alimenter la négociation sur le périmètre des métiers, les conditions de travail et l'encadrement des pratiques au plus près des réalités de terrain » - attention tenez-vous bien, ça va décoiffer « Nous demandons à la direction de revenir sur la dénonciation de l'accord collectif, qui en gelant toutes les négociations sur ces métiers, ne peut qu'alimenter les incompréhensions et le mal-être des équipes. »

Après les déclarations d’Ernotte qui précisait avoir eu, 10 juillet 2025,  le vote du Conseil d'administration qu’elle a interrogé et qui aurait donné son aval sur la dénonciation de l’accord collectif de 2013, mettant en avant la nécessité d' « augmenter la productivité interne », il faut quand même oser !

L'objectif affiché de :

- S'adapter à la "bascule du tout numérique", [le revoilà, ndlr] en rendant les structures plus flexibles.

- Remettre en cause les métiers "trop contraignants" pour favoriser la polyvalence et les compétences multiples (par exemple, en fusionnant des rôles traditionnels comme journaliste et monteur)….

et la CGT demande à Ernotte de revenir dessus…! Waouhhh

Elle a dû trembler la « dame du Majestic » devant une telle flamme ! 

De son côté, après les propos tenus dans Le Monde par celle qu’ils soutiennent pourtant depuis son arrivée et qui affirme que «  La galaxie médiatique Bolloré veut notre peau », FO adresse une lettre ouverte aux députés pour qu’ils ouvrent une commission d’enquête dont Eric Ciotti proche du RN qui lui aussi appelle à la privatisation de FTV, s'est chargé. 


Toutefois, elle n’a guère de crainte à avoir avec ce trio-là qui l'accompagne depuis son premier parachutage et avale toutes les couleuvres : La guerre des Trois n’aura pas lieu…car depuis 10 ans elle n'est jamais advenue !

En revanche, elle a toutes les raison de craindre la récente plainte pénale déposée par la CGC de l’Audiovisuel, demandant l’annulation de la mascarade du 14 mai orchestrée par l’Arcom la reconduisant, condamnant son auteur ainsi que ses complices et rendant l’intéressée inéligible….

Comme la plainte déposée également par la CGC de l’Audiovisuel pour « détournement de fonds publics », s’agissant des 112.123€ dépensées au Majestic de Cannes...

Les tuiles ernottiennes s'accumulent: M6 arrête son feuilleton que fabriquait France Télés

Les tuiles ernottiennes s'accumulent: M6 arrête son feuilleton que fabriquait France Télés

Comme el blog CGC Média le laissait entendre le 7 août dernier dans son post "La nouvelle fiction de M6 « Nouveau jour » fabriquée dans les studios de France Télés décroche déjà et se voit reléguée à 13h30", s'arrête.

Après de mauvaises audiences La Six a décidé de mettre en terme à la série qui se tournait à Vendargues depuis les studios de France Télévisions, diffusée depuis le 30 juin juste après 20h30 puis reléguée en tout début d’après-midi à compter de la dernière semaine d’août (25/08).

"C’est un échec incontestable tant pour la petite chaîne qui a visiblement fini de monter que pour Ernotte qui même en remettant son costume d’infirmière TV, ne pourra rien faire pour faire passer cette nouvelle catastrophe industrielle pour une aubaine." écrivions-nous.

Pour l'ex-Orange qui n'a cessé d'enchainer les échecs depuis 10 ans et dont beaucoup demandent aujourd'hui la démission aujourd'hui après ses attaques contre Vincent Bolloré mais aussi son groupe, ce serait plutôt « Un jour sans fin »

lundi 22 septembre 2025

Le prof de philo d’Emmanuel Macron embauché sur TV5 Monde…ça passe mal !

Le prof de philo d’Emmanuel Macron embauché sur TV5 Monde…ça passe mal !

L’animateur journaliste également prof de philo d’Emmanuel Macron, fait son retour à la télé pour y animer une émission hebdomadaire entièrement dédiée à l’Art mais pas que…Parler d’Art certes mais il devrait également animer une émission politique à la main de Kim Younes nommée par Emmanuel Macron à la tête de la chaîne internationale dans les conditions que chacun connait aujourd’hui.


La pédégère de la chaîne francophone qui salue l’arrivée d’une « personnalité très appréciée du public qui renforcera notre antenne grâce à son expérience et sa créativité » veut  donner une conférence de presse « Star » le 30 Septembre…Ça devrait être rock n’roll.

Ça passe visiblement très mal en interne… « Combien de temps va-t-on encore devoir supporter les petits arrangements entre copains » lance un cadre de la chaîne passablement remonté comme d’ailleurs une majorité de ses collègues, ajoutant «  A quand le recrutement du mari de madame pour parler économie ? » (*), en lançant une dernière pique « Une Ernotte dans l’Audiovisuel public, ça ne suffisait pas ? »

(*) Il convient de rappeler que l’époux de Kim Younes-Charbit est Stéphane  Charbit, banquier chez Rothschild plus particulièrement chargé de la zone Afrique comme l’avait noté Libération et le blog CGC Média.

Dans un climat social dégradé, - lire l’article de La Lettre qui évoque sous la plume de Catherine Boullay après le rapport d’expertise Syndex organisme mandaté par le CSE "TV5 Monde : la méthode Kim Younes passe mal" - (¤) il semble que la grogne s’amplifie et que cette dernière goutte d’eau fasse bien déborder la coupe déjà bien pleine.

Quant aux pays partenaires de la France dans TV5 Monde Canadiens, Belges, Suisses...ils  ne peuvent que s'interroger sur les décisions de cette dirigeante qui n'était restée en fonction que quelques mois seulement chez Altice Media et dans le groupe M6.

Le mot de la fin revient au sénateur Roger Karoutchi qui en commission du Sénat l'interpellait: «  Madame la présidente, je ne sais que dire ou plus exactement je vais, en quelques mots redire que si la France continue d’avoir un audiovisuel public extérieur aussi faiblement soutenu, ça va très mal finir...Quand on voit ce que l’on met sur l’Audiovisuel public que ce soit sur TV5 ou sur France Medias Monde, c’est désolant. On se plaint ensuite de la chute de l’influence de la France… »

(¤) 


dimanche 21 septembre 2025

L’incommensurable irresponsabilité de l’Arcom sur fond de pathétique allégeance au « Pouvoir ».

L’incommensurable irresponsabilité de l’Arcom sur fond de pathétique allégeance au « Pouvoir ».

Dire qu’il y a encore quelques semaines, une majorité de médias (ressassant à l’envie, les arguments de certains conseillers élyséens) expliquaient que « Delphine Ernotte n’avait en face d’elle, aucune candidature sérieuse et qu’elle était la seule à même de prendre la présidence de la future holding France Medias » !

Et si l’affaire dite Cohen/Legrand qui agite le monde médiatique aujourd’hui et fait publier par la JDD un dossier de trois pages avec en Une le départ d’Ernotte, n’était en réalité qu’un contre feu pour que l’on ne parlât pas de la plainte pénale déposée à l’été par la CGC de l’Audiovisuel, visant à faire annuler le troisième parachutage ernottien mais aussi de la demi-douzaine des autres dossiers judiciaires la concernant !?  

Que les députés enjoints par une lettre ouverte de FO - le syndicat qui a signé pendant 10 ans tous les accords qu’Ernotte lui a présenté - s’exécutent et déclenchent une commission d’enquête qui selon le calendrier de l’Assemblée nationale, ne sera probablement jamais ouverte et risque, en tout cas de ne déboucher sur rien, une chose est surela saisine du procureur de la République par la CGC avec l’instruction judiciaire qui suivra sur fond d’un conflit d’intérêt majeur existant mais surtout s'agissant de la fallacieuse décision concoctée par l’Agence  pour parvenir aux fins des « commanditaires », fera exploser le scandale.

Alors même que la mère du fils d’Ajdari patron de l’Arcom venait de produire ès qualité puisqu’à la tête de la DGMIC (service de contrôle du secteur au ministère de la Culture) et à la demande de Rachida Dati, un document de 22 pages adressé aux parlementaires mais également aux médias comme à l’Agence pour enfumer les uns et les autres sur l’impérieuse nécessité d’une holding commune aux sociétés de l’audiovisuel public (style ORTF), nombreux étaient ceux qui écrivaient que la reconduction d" Ernotte était  " l’unique scénario " » méprisant au passage la poignée de challengers alibi et tentant de l'invisibiliser malgré les dossiers de haute tenue comme celui déposé par Frédérique Dumas qui, elle, proposait une vraie vison d'avenir une transformation indispensable de France Télévisions.

Ces derniers jours et ces trois pages dominicales, nous ont inspiré l'édito collégial que voici :

ÉDITO

ERNOTTE & CNEWS OU LES PIEDS DANS LE TAPIS 

Le silence est souvent le meilleur communiqué. En oubliant ces principes de base en politique, et en se jetant dans la fosse organisée par les médias qu’elle dénonce, Delphine Ernotte démontre qu’elle est toujours à côté de la plaque  dans ce domaine.

Quand cette dernière déclare au Monde, quelques jours après la sortie de « l’affaire Legrand-Cohen » que CNews est une « chaine d’opinion, d’extrême droite », elle se prend las pieds dans le tapis qu’elle a placé bien en évidence devant elle. Pourquoi ?

- Tout d’abord parce que la polémique touchait à sa fin et que les médias, y compris ceux du groupe Bolloré, passaient déjà à autre chose (Zucman). Là,  elle leur donne le charbon pour rallumer les braises dans leurs chaudières.

- Ensuite parce qu’elle offre les salariés de France Télés en pâture. Les défendre oui (même si Patrick Cohen est, en fait, payé par le groupe Mediawan…ce qui n’enlève en rien,  la responsabilité éditorial du  groupe public) mais coller une étiquette sur un média concurrent, c’est descendre dans l’arène, s’y exposer et y exposer tous les salariés de France TV.

C’est une faute professionnelle incroyable surtout lorsqu’on déclare dans une intox de 30 pages ridiculement intitulée « RÉCONCILIER » : « Le service public se distingue depuis toujours, en renonçant pour sa part à souffler sur les braises et à en faire le ferment d’une division nationale. » 

- Enfin et surtout, ça renvoie aux années 80-90 quand la Gauche fustigeait le vote des « classes populaires » commençant alors à migrer vers le FN, pointant et culpabilisant les téléspectateurs, auditeurs, lecteurs des médias du groupe Bolloré.

On voit aujourd’hui où cette « bien-pensance » nous a mené. Ne pas en avoir tiré de morale de l’histoire 30 ans plus tard, c’est affligeant. Ces Français qui regardent CNews ou Canal +, écoutent Europe 1, lisent le JDD, sont aussi NOS téléspectateurs, réguliers ou occasionnels mais aussi NOS financeurs (car c’est bien une fraction de la TVA que paient tous les Français qui finance la télé publique)

Les pointer du doigt à travers des médias qu’ils suivent, c’est créer chez eux un sentiment de stigmatisation et les coller dans des cases, c’est grave…sauf à considérer qu’ils sont perdus pour l’audiovisuel public.

Est-ce le rôle de France TV, est-ce le devoir de celle que l’ARCOM a maintenu Ernotte en des termes aussi pitoyable :  "L'Autorité a fait le choix de privilégier la continuité à la tête du groupe, dans un contexte marqué par des incertitudes majeures". Autrement dit, la chienlit dure depuis une décennie mais dans le(s) doute(s) on va continuer !!

L’Agence Ajdarienne n’en aura pas été à un mensonge près, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Il nous semblait que les missions de la télé publique était plutôt de rassembler, d’organiser le débat pour élever la réflexion de chacun et non pas de trancher entre les bons et les mauvais. Rassembler, c’est le cas ponctuellement, comme lors de la soirée contre l’illettrisme et de son doc « J’ai pas les mots ». Trop rarement. En empiétant sur le rôle de l’ARCOM ou du ministère ou d’élus ayant des mandats, Delphine Ernotte, est une nouvelle fois sortie du devoir de réserve et de neutralité que fixent les textes. Ce n’est cependant qu’une production logique de sa pensée du 6ème arrondissement, où depuis longtemps, elle ne veut plus voir la France telle qu’elle est mais « telle qu’on voudrait qu’elle soit » comme elle le déclarait devant l’Assemblée Nationale en juillet 2023.

La France hors-sol, celle des petites élites rabougries parisiennes, entrainant inextricablement le Pays vers ce que le Pouvoir  est censé empêcher : le chaos. Comme d’autre dirigeants français, satisfaits d’eux, entre eux, Delphine Ernotte oublie consciencieusement que dans la mission qu’on lui a confiée, il n’y a pas de camp d’en face. Il n’y a que des Français à informer, divertir, éduquer. Rien de moins.

Personne n’est intouchable et le troisième parachutage peut être le saut de trop qui fait s’écraser l’irréfléchi…

A moins comme le croient certains, c’est que le machiavélisme soit de mise et que ce dérapage soit contrôlé, n’ayant pour but que de parler de cette affaire et du rempart qu’elle prétendrait être contre la droite contre Bolloré, le groupe Canal, Europe 1 et CNews (dont elle vient de recruter 2 collaborateurs de « L’Heure des Pros » pendant 4 ans).

Le meilleur moyen, imagine-t-elle d’éviter de parler du rapport de la Cour des comptes dont le toujours président Pierre Moscovici a laissé entendre qu’il partait (*) ou bien des diverses procédures pénales (7 au total) qui planent sur la tête d’Ernotte – la dernière en date étant la plainte visant à l’annulation de la mascarade du 14 mai dernier la reconduisant, condamnant son auteur et ses complice mais aussi rendant l’intéressée inéligible - voire encore, de la plainte déposée pour « détournement de fonds publics » s’agissant des 112.123€ dépensées au Majestic de Cannes (¤) !

Si elle imagine qu’ainsi elle fera taire La Lettre, Off Investigations, Blast, Médiapart, Le Canard et quelques autre  qui n’auraient plus que ça à la bouche ou au clavier, elle se goure dans les grandes largeurs.

Sa démission voire son éviction sont devenues inéluctables….


(*)


(¤)





samedi 20 septembre 2025

Le Premier ministre s’apprêterait à renommer Rachida Dati à la Culture...

Le Premier ministre s’apprêterait à renommer Rachida Dati à la Culture...Probablement au nom de la rupture et de l'exemplarité ?!

"C'est confirmé" indique cette source jointe par le blog CGC Média, ajoutant "La rupture c'est juste pour la galerie !"

Voilà qui a le mérite d'être clair. Certes, l'annonce du prochain gouvernement ne devrait intervenir qu'au tout début octobre mais malgré les diverses procédures judiciaires en cours visant la putative maire de Paris, le bruit de sa nomination par le nouveau Premier ministre venant toujours du bloc dit central, s'est transformé en quasi certitude. Voilà qui devrait plaire aux Français qui en ont ras le bol de voir tous "ces petits arrangements en "gens de bonne compagnie", gangréner leur quotidien.

Quel est, au 18 septembre, la situation concernant celle qui avait prévu de quitter le gouvernement à l'automne pour se consacrer à la campagne des municipales à Paris, se déclarant pourtant candidate à une législative partielle dans la 2ème circonscription de la capitale avant de se retirer face à Michel Barnier qui l'avait pourtant maintenue dans son gouvernement et qui devrait donc se maintenir dans celui de Lecornu où elle fera campagne pour la ville ? 

Elle pourrait se résumer ainsi : 

La ministre de la Culture démissionnaire du fait du départ de François Bayrou, candidate potentielle à remplacer Anne Hidalgo, fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires en cours. Ces affaires, principalement liées à des soupçons de corruption et de non-déclaration de patrimoine, ont été abondamment relayées via des enquêtes journalistiques et des signalements.  A noter que si ces procédures sont en phase d'instruction ou de renvoi et non encore jugées au fond.

- Affaire Renault-Nissan / Carlos Ghosn (corruption et trafic d'influence) : Rachida Dati est mise en examen depuis 2021 pour corruption passive, recel d'abus de pouvoir, abus de confiance et trafic d'influence. Les juges soupçonnent qu'entre 2009 et 2012, alors qu'elle était avocate et eurodéputée, elle a perçu environ 900 000 euros d'une filiale de Renault-Nissan pour des missions de conseil fictives, servant en réalité à du lobbying au Parlement européen au profit de Carlos Ghosn, ex-PDG du groupe.

Le 22 juillet 2025, les juges d'instruction parisiens ont renvoyé l'affaire devant le tribunal correctionnel de Paris, aux côtés de Ghosn (visé par un mandat d'arrêt international). Rachida Dati a formé un appel non suspensif contre ce renvoi, et une audience de mise en état est prévue le 29 septembre 2025 pour fixer la date du procès (*). Elle conteste les faits, arguant d'une prescription et d'irrégularités procédurales (comme l'absence d'une pièce du dossier), et a déposé plusieurs recours, dont un pourvoi en cassation rejeté en partie en octobre 2024.

(*)

Une condamnation pourrait entraîner une inéligibilité avec exécution provisoire, menaçant sa candidature aux municipales de 2026.

Tout cela Sebastien Lecornu en a pleinement conscience. Cependant,  il se murmure que les téléphones n’ont jamais autant chauffé et que les mails, visant à faire comprendre qu’elle doit être maintenue en place jusqu’aux élections municipales dans 6 mois, ont fait bondir le bilan carbone en cette fin d’été.

- Enquête sur la non-déclaration de bijoux à la HATVP


Soupçonnée d'avoir omis de déclarer de 19 à 30 pièces de joaillerie d'une valeur totale estimée entre 420.000€ et plus de 600.000€ acquises depuis 2017 dans sa déclaration de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le Parquet de Paris a annoncé ces derniers jours, l’ouverture d’une enquête confiée à la brigade financière et anti-corruption (BFAC) de la police judiciaire. Elle fait suite à des révélations de Libération et Blast en mars et septembre 2025. Rachida Dati conteste toute irrégularité et affirme que les biens sont déclarés.

Comment Sébastien Lecornu peut-il, dans ces conditions, prôner la rupture et l'exemplarité mais s'asseoir encore sur tout cela ? 



- Signalements en cours d'analyse (GDF Suez, outrage à magistrat)

Il semble que l’affaire fasse l’objet depuis le « Complément d’enquête » diffusé (enfin !) sur France 2, d’un signalement pour non-déclaration d'honoraires de 299.000 euros perçus en 2010-2011 de GDF Suez (aujourd'hui Engie), alors qu'elle était eurodéputée et avocate.

- Un autre signalement serait egalement en souffrance pour des propos tenus le 22 juillet 2025 sur LCI, critiquant violemment les magistrats instructeurs dans l'affaire Ghosn comme refusant de "faire leur travail" et bafouant les droits de la défense.

Ces signalements, déposés en juillet et août 2025, sont en cours d'examen par le Parquet de Paris et le Parquet national financier (PNF). Aucune mise en examen n'a pour l’heure été prononcée à ce stade, mais des enquêtes préliminaires seraient en cours.

Il convient de rappeler dans ce contexte particulièrement chargé que  :

- Rachida Dati a perdu plusieurs procès en diffamation contre des médias (Le Nouvel Obs en septembre 2025, Libération en juin 2025) pour des articles sur ces affaires, ce qui n'impacte pas directement les procédures pénales mais alourdit évidemment le climat judiciaire.

A noter enfin que Rachida Dati nie systématiquement les faits et dénonce des procédures biaisées. Comment le cumul de toutes ces affaires pourraient ne pas avoir de répercussions politiques majeures, notamment pour les mois à venir ?   

Pour être le plus complet possible, le blog CGC Média vous propose de découvrir, à six mois du premier tour des élections municipales à Paris (prévu les 15 et 22 mars 2026) le sondage de l'été commandé par l'équipe d'Emmanuel Grégoire (PS).

Exclusivité Le Parisien (juillet/août 2025), réalisé à huit mois du scrutin donc avec des tendances se portant uniquement sur 2 candidatures et surtout une Gauche unie ou pas - Il peut se passer tant de choses d'ici là ! - et ne tenant pas compte pour l'heure d'un poids lourd de dernière minute se lançant dans la bataille.  

- Sans union, Rachida Dati (environ 30 %) sur l'ensemble des votants 

- Avec l'union gauche (Emmanuel Grégoire, David Belliard, Ian Brossat), le candidat PS donné entre 28 et 30 %, à égalité avec Dati.

Après un long parcours législatif, les députés ont voté le jeudi 10 juillet une loi instaurant un double scrutin à Paris, Lyon et Marseille revenant ainsi au droit commun. (Ses opposants s’en remettent désormais au Conseil constitutionnel).


vendredi 19 septembre 2025

Martin Ajdari enfin démasqué après les bobards aux Parlementaires pour qu'ils valident sa nomination à l’Arcom.

Martin Ajdari enfin démasqué après les salades aux Parlementaires pour qu'ils valident sa nomination à l’Arcom.

Lors de ses auditions, devant l’Assemblée nationale et le Sénat, Martin Ajdari a annoncé ses priorités. Il a insisté devant les parlementaires sur trois d’entre elles :

- Le soutien au pluralisme et à la création audiovisuelle.

- L'adaptation de l'Arcom aux mutations numériques (IA, streaming, etc.).

La régulation des plateformes en ligne et la lutte contre le piratage.

Quant à l’indépendance de "sa mission", il a répété à l’envie qu'elle était quasiment impérative. Seulement voilà, depuis rien ne va plus et les promesses n'engageant que ceux qui y croient, tout cela vole aujourd'hui en éclat.

Quelques mois après son entrée en fonction, chacune de ses soi-disant priorités a été allègrement violée. Pire, Ajdari est parvenu a mettre le souk tous azimuts en piétinant ces soi-disant engagements. 

Question soutien au pluralisme, voila les Français servis. Après la mascarade du 14 mai dernier qui a conduit au troisième parachutage de Delphine Ernotte, une pétition circule aujourd’hui pour demander son départ après qu'elle accuse CNews d'être d'extrême droite...histoire de se la jouer rempart, le cas échéant ! 

Une posture voilà tout, particulièrement après le recrutement des deux chroniqueurs de "L'Heure des Pros" et les consignes qui circulent à France Télés/Amazon pour embaucher des "collaborateurs de sensibilité extrême" ! 

Il devra d'ailleurs comme sept autres de ses acolytes, répondre devant le Justice dans le cadre de la plainte que la CGC de l'Audiovisuel a déposée pour faire annuler la décision de l'Agence et condamner au Pénal l'ensembles de celles et ceux qui se sont prêtés à cette pitoyable mise en scène.

      


Ils sont nombreux à demander aujourd'hui son départ, quelques semaines d'ailleurs après cette pathétique comédie  arcomienne  

Une autre pétition circule pour demander tout bonnement la suppression de l'Arcom (L'Autorité dite de régulation de la communication audiovisuelle et numérique).  

Lancée le 24 juillet 2025 sur la plateforme officielle des pétitions de l'Assemblée nationale, elle a rapidement pris de l'ampleur, atteignant déjà plus de 19 000 signatures à la mi-septembre.


L'initiative est portée par un citoyen nommé Arnaud Borderie, qui dénonce l'Arcom comme une institution "coûteuse et inefficace". 

Parmi les arguments principaux :

- Le coût budgétaire : Environ 50 millions d'euros par an en fonctionnement, pour 355 agents en 2022, sans "rentabilité stérile" selon l'auteur.

- Le manque de pluralisme: La pétition critique la décision récente de l'Arcom de ne pas renouveler la fréquence TNT de C8 (et NRJ12), vue comme un "scandale démocratique" et un "virage vers la dictature culturelle et intellectuelle". Cela favoriserait un "formatage médiatique dicté par l'État", au détriment de la diversité des opinions.

- L'auteur évoque un retour aux "temps de l'ORTF" (l'office d'État de l'époque), contrastant avec la libération des fréquences FM par François Mitterrand en 1981

Le texte conclut : "Il est temps d'abolir ces privilèges et ces donneurs de leçons."

La pétition a été attribuée à la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée, qui pourrait la classer ou la débattre si elle gagne en visibilité.

S'agissant l'adaptation de l'Arcom aux mutations numériques comme le streaming, là aussi c'est un énorme zéro pointé. Probablement trop trop occupé à orchestrer et mettre en scène cette farce du 14 mai dernier à France Télévisions, lui et son "collège" pourtant alertés depuis octobre 2024 sur les images insoutenables du traitement d'un homme de 46 ans que la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle (IA) et au Numérique, qualifiait  d’« horreur absolue » après les « violences subies ».

La régulation des plateformes en ligne, une vaste fumisterie après le calvaire de Jean Pormanove humilié et maltraité pendant des mois sur la plate-forme Kick devant quelques 500.000 « followers », mort en direct sans que l'Arcom ait levé le petit doigt.

Il n'aura pas fallu très longtemps pour qu'Ajdari et quelques suiveurs démonétisent totalement l'Agence, mettent le feu au PAF et s'attirent les foudres des politiques mais aussi d'une très large majorité de Français.