Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

vendredi 26 septembre 2025

La Cour des comptes avait choisi d'inverser l'ordre initial de ses rapports, en faisant passer celui de FTV derrière Radio France.

La Cour des comptes avait choisi d'inverser l'ordre initial de ses rapports, en faisant passer celui de FTV derrière Radio France. 

La Cour des comptes qui devait publier le rapport sur France Télés à l'automne 2024 a changé son fusil d'épaule et publié un rapport sur Radio France au début de l'année 2025. 

Initialement, la Cour des comptes prévoyait de rendre public son rapport sur France Télévisions "avant" celui sur Radio France, dans le cadre d'une séquence de contrôles programmés sur les grands acteurs de l'audiovisuel public. Cependant, l'ordre a été inversé, avec le rapport sur Radio France publié en premier (début 2025), suivi de celui sur France Télévisions le 23 septembre 2025. 

Cette "inversion" apparente du calendrier - où Radio France a été auditée en premier, suivie de France Télévisions après le processus de renouvellement  pour la présidence de France Télévisions - ne serait pas, selon la Cour "un changement structurel officiel, mais plutôt une coïncidence liée à la planification interne de la Cour". Waouhhhh ! Elle interviendrait "dans un contexte de tensions budgétaires accrues pour l'audiovisuel public avec une réduction dans les dotations et dans le contexte du débats sur le projet de holding porté par la ministre de la Culture Rachida Dati avant sa démission"

Cette décision n'a pas été explicitement motivée dans les documents officiels de la Cour mais elle avait été évoquée dans plusieurs analyses journalistiques comme "une possible adaptation du calendrier" pour "des raisons d'actualité ou de priorités institutionnelles".

De quelles  raisons d'actualité ou de priorités institutionnelles, pouvait-il bien s'agir ? 

Il n'a avait aucune raison de faire passer le rapport de Radio France avant celui de FTV encore moins de prétendre "adapter le calendrier" :

aucune priorité institutionnelle évidemment, le mandat de Sibyle Veil qui avait été reconduite à la présidence de Radio France pour un mandat de cinq ans à compter du 16 avril 2023, c'est-à-dire jusqu'en 2028...était loin d'arriver à terme.

aucune raison d'actualité non plus, concernant la Maison ronde - c'est même tout le contraire - car la seule actualité qui prévalait était celle du renouvellement de la présidence de France Télés, au printemps 2025.

Historiquement, le calendrier de ces audits suit un rythme approximatif de 7 à 9 ans entre deux rapports sur la même entité. Pour France Télévisions, le précédent rapport qui datait de 2016 alertait sur une "impasse financière" fut réellement un coup d'épée dans l'eau. En toute logique si la situation de France Télés était déjà préoccupante dès 2016, pourquoi diable avoir décidé qu'elle n'était plus prioritaire ?  

Ernotte qui dès 2015 par exemple, racontait au CSA (Arcom aujourd'hui) qu'elle allait mettre en place une comptabilité analytique dont la Cour des comptes allait souligner l'impérieuse nécessité l'année suivante (après un jugement de France Télévisions où Martin Ajdari son directeur financier figurait en bonne place), n'a évidement rien fait. Pire, elle a refait la même annonce devant ROM et sa troupe en 2020, toujours sans bouger et a remis le couvert en 2025 alors que l'IGF publiait  un an plus tôt un rapport au vitriol (*) dont la Cour des comptes et l'ARCOM (#) avaient bien naturellement pleine connaissance.

(#) L'ARCOM dans « l’Avis motivé sur les résultats de la société France Télévisions de 2020-2024 »  qu'il rendait également public, allait même jusqu'à énoncer clairement, entre autres sur les pages 120 et 121 les artifices comptables utilisés par l'entreprise publique dans la présentation de ses comptes :  

« France Télévisions souligne s’être maintenue à l’équilibre d’exploitation sur l’ensemble de la période 2019-2023, conformément à l’objectif fixé par le COM. Cet équilibre s’entend « hors éléments non récurrents »le groupe ayant corrigé l’agrégat comptable de façon à neutraliser les coûts liés au projet Salto et au plan de départs. 

L’indicateur du COM a ainsi été corrigé en ce sens a posteriori. Les coûts de Salto [estimés à 90M€ et non 50 comme certains voudraient le faire croire, ndlr] considérés comme non récurrents ont en pratique été imputés chaque année jusqu’à l’extinction de cette société en 2023.

En outre, en 2023, après l’abandon du projet Salto qui met fin à la correction, l’équilibre du résultat d’exploitation a résulté d’une modification des modalités d’amortissement comptable des programmes, qui représente selon les tutelles une amélioration de 30 M€/an. Sur l’ensemble de la période, l’équilibre d’exploitation doit ainsi être resitué dans un contexte de retraitements comptables.»

Qui peut gober à présent ceux qui racontent que la Cour et l'ARCOM  ne savaient pas et surtout avaient chacune leur propres "priorités"Le 7 avril dernier le blog CGC Média publiait un article intitulé "Indigne courrier d’un proche ernottien à la Cour des Comptes pour ne surtout pas rendre son rapport visant France Télés avant que l’ARCOM se soit laissé endormir ! "

Tout cela va se terminer devant la Justice grâce aux plaintes déposées par la CGC de l'Audiovisuel. La dernière en date comme chacun le sait, vise à faire annuler au Pénal la mascarade du 14 mai dernier, sans parler de la commission d'enquête qui démarre à l'Assemblée nationale sous la conduite du député rapporteur Charles Alloncle où les dirigeants et autres huiles de France Télévisions vont devoir s'exprimer sous serment. Il en dira quoi de "ses échanges" avec la Cour,  le monsieur "bons offices" ernottien en question ? 

La prochaine procédure, toujours au pénal, devrait intervenit pour"présentation volontairement erronée d'un bilan financier (ou plus largement de comptes annuels inexacts)" 

En droit français, la présentation volontaire d'un bilan financier erroné (ou plus largement de comptes annuels inexacts) constitue une infraction pénale grave, qualifiée de délit d'image infidèle des comptes ou de présentation de faux bilan. 

Cette infraction vise à sanctionner les dirigeants qui, sciemment, donnent une image erronée de la situation financière, des résultats ou du patrimoine de l'entreprise, souvent dans le but de dissimuler des difficultés ou de tromper des tiers (associés, investisseurs, banques, etc.). Elle est régie principalement par le Code de commerce, avec des implications possibles dans le Code pénal pour des qualifications connexes comme l'escroquerie ou l'abus de biens sociaux.

Ernotte aura tout loisir d'expliquer ses propos tenus aux "200 top managers de France Télévisions" au webinaire d'août, où elle torpillait copieusement le groupe Canal+ propriété de Vincent Bolloré avec cette incroyable sortie de route sur Maxime Saada expliquant, en sorte, la différence entre privé et public : « En fait, quand on est une entité dans un groupe, même une filiale dans un groupe, on peut toujours noyer le poisson entre les différentes activités;  le groupe [Public donc payé par les Français, en opposition avec ce qui suit, ndlr] prend en charge.

Quand vous êtes une entreprise cotée [Privé évidemment, ndlr] vous devez vous défendre par vous-même.." 

Faire monter certains syndicats au créneau pour expliquer qu'"il faut un audiovisuel fort [qui dit le contraire ? ndlr] et contester la vision de la Cour "Loin de s'en prendre aux défaillances de l'État en matière de financement de l'audiovisuel public" en dénonçant sa façon de faire avec son lot "d'imprécisions" en écrivant "Si les représentants de la Cour des compets avaient fait un travail sérieux...", en prévoyant "des relations sociales qui n'ont pas fini de se tendre envers des gouvernants qui devraient commencer par montrer l'exemple" [certes, ndlr] ne règlera pas la situation de faillite du groupe dont Ernotte et bien responsable surtout après le dernière recapitalisation de 32M€ en juin 2023

(* IGF) (Les premières pages du rapport ci-dessous avec le lien pour y accéder) 

jeudi 25 septembre 2025

Ernotte continue sa pitoyable propagande et Emmanuel Macron s'écroule.

Ernotte continue sa pitoyable propagande et Emmanuel Macron s'écroule.

A peine le rapport de la Cour des comptes qui met en lumière l'incurie régnant  depuis  10 ans au sein de France Télés, au point de qualifier la situation de "critique" au point qu'elle pourrait déboucher sur une dissolutionl'ex-Orange se décernait un nouveau satisfécit totalement hallucinant  et totalement bidon qui plus est.

Extrait :

"La Cour des Comptes a présenté ce jour, mardi 23 septembre, son rapport intitulé « France Télévisions, exercices 2017 – 2024 »

L’entreprise prend acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations structurantes engagées ces dernières années...et souligne « la progression des audiences, à la fois linéaires et numériques », la plateformisation réussie de l’entreprise autour de France.tv et franceinfo ou encore le développement de nouveaux formats adaptés aux réseaux sociaux, pour toucher tous les publics..." 

Cette soi-disant progression des audiences qui s'écroulent pourtant chaque jour un peu plus comme le montrent sans cesse les scores publiés au quotidien, l'ex-Orange a dû la rêver ! Il suffit de constater, l'énorme catastrophe pour la dernière audience de France 2 avec son documentaire sur le rainbow warrior en prime time qui n'a réalisé que 3,7% de part de marché, plaçant la chaîne au septième rang national sur le public. 

Le deuxième épisode, diffusé entre 22h00 et 22h53, a pour sa part n'a réuni que 807 000 téléspectateurs, soit 5,6% de part d’audience auprès des quatre ans et plus. France 2 s’est cette fois positionnée à la quatrième place sur le public global.

Ernotte pourrait peut-être se réjouir d'un autre flop et pas des moindresL'interview d'Emmanuel Macron qui intervenait à la tribune de l'ONU, annoncée tout au long de la journée d'hier par BFMTV à grand renfort de bandes-annonces et des bandeaux occupant l'antenne et qui se voulait un événement national voire international, n'a jamais attiré aussi peu de téléspectateurs.

Pour évoquer cette actualité, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Patrick Sauce, chef du service Relations Internationales de BFMTV, depuis New York. Le résultat est catastrophique ! Jamais un Président de la République n'avait attiré aussi peu de monde avec une interview liée à l'actualité !

La veille, le président de la République avait reconnu officiellement l’État de Palestine au nom de la France lors de la 80ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU. "Audiences catastrophiques pour Emmanuel Macron hier la chaîne d'info en continu qui est battu par CNEWS et LCI en attirant moins de 340.000 personnes" 

"Jamais un Président de la République n'avait attiré aussi peu de monde avec une interview liée à l'actualité !" écrit exclusivité jeanmarcmorandini.com qui donne les chiffres "333.000 téléspectateurs, Emmanuel Macron sur BFM a été largement battue par Christine Kelly sur CNews qui fait quasiment le double avec près de 600.000 téléspectateurs (596.000), alors que David Pujadas sur LCI, parvient à prendre la deuxième place des chaînes info avec 379.000 personnes devant leur écran."

Seulement voilà, Franceinfo: reste toujours bonne dernière qui n'aura attiré que quelques dizaines de milliers de curieux seulement comme chaque jour de l'année.




mercredi 24 septembre 2025

La communication démentielle d’Ernotte qui a ruiné France Télés mais n'a pas encore été démissionnée !

La communication démentielle d’Ernotte qui a ruiné France Télés mais n'a pas encore été démissionnée !

Dans le Privé, après une telle déflagration à savoir le rapport de la Cour des comptes qui indique que la situation telle qu'elle est et dont Ernotte est totalement responsable  fait courir aujourd’hui à France Télévisions, le risque hallucinant  d’une dissolution (c'est à dire sa disparition, purement et simplement) elle serait déjà dehors.

La communication qu'Ernotte a osé publier, hier mardi 23 septembre où elle se félicite des bons résultats "L’entreprise prend acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations structurantes engagées ces dernières années" - totalement démentielle !! - est du même tonneau que les propos de Pierre Moscovici dans son adresse aux journalistes en conférence de presse que rapporte Le Monde

Le risque de dissolution qu'encoure la société France Télévisions "conformément au code du commerce, du fait même que ses capitaux propres sont inférieurs au capital social de l’entreprise, « obligeant l’Etat actionnaire à prendre, avant le 31 décembre 2026, des mesures de rétablissement des fonds propres ou de réduction du capital social" ne serait qu'un « cas d’école » a souligné le socialiste Pierre Moscovici président sortant de la Cour, tentant par cette hallucinante réflexion d'épargner la socialisante et fautive ex-Orange. Autrement dit le Code du commerce, on s'assoit dessus ! 

Pourtant n'en déplaise à Pierre Moscovici, en France, une entreprise dont les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social peut-être réputée en faillite, selon l'article L. 225-248 (pour les SA) . Se trouvant dans une situation de perte de la moitié du capital social, elle peut donc faire l'objet d'une dissolution. 

Les dirigeants doivent convoquer dans les 4 mois suivant l'approbation des comptes ayant constaté cette situation, une AGE (Assemblée Générale Extraordinaire) où les administrateurs devront décider soit  de continuation de l'activité avec un plan pour reconstituer les capitaux propres (par exemple, recapitalisation, réduction du capital social, ou autres mesures) soit de la dissolution anticipée de l'entreprise faute de pépettes à mettre au pot ! 

Si aucune décision n'est prise, tout intéressé (par exemple, un créancier) peut demander la dissolution judiciaire de l'entreprise.

NB: Il est bien spécifié "dans les 4 mois suivant l'approbation des comptes" (¤) Faut-il encore qu'ils n'aient pas fait l'objet d'une présentation fallacieuse le 13 mars 2025 lorsque le CA les a approuvés !

C'est ce qui interroge ici, à lire ce qu'écrit la Cour « Les déficits d’exploitation cumulés, s’ajoutant à des besoins d’investissement importants bien que justifiés, se sont accompagnés d’une forte érosion de trésorerie et d’une baisse vertigineuse des capitaux propres » car là, c'est du Pénal pour toutes celle et ceux qui se sont livrés à un tel exercice, à commencer par l'ensemble des membres du Conseil d'Administration (¤) qu'Ernotte mouille à chaque fois dans sa propagande permanente 

(¤)

Dire qu'il y a quelques mois, la bientôt quadruple ministre de la Culture d'un gouvernement Macron, faisait un forcing éhonté auprès des députés pour qu'ils valident le retour de l'ORTF en fusionnant les sociétés de l'Audiovisuel, le tout sous forme d'une holding dont Ernotte qui militait tous azimuts pour le projet, aurait pris la tête.

Le blog CGC Média a dénoncé des dizaines de fois le procédé qui consistait à mettre la poussière sous le tapis et planquer le plus rapidement possible la catastrophe industrielle qui se déroulait à France Télés dont beaucoup de monde avait pleinement conscience (*) - certes pas dans les termes du rapport de la Cour des comptes - mais qu'il ne fallait surtout pas ébruiter mais présenter comme une prouesse, année après année, particulièrement en Conseil d'Administration, alors qu'en réalité tous les indicateurs sont resté dans le rouge cramois depuis 2015.

(*) A commencer par l'actuel patron de l'Arcom, qui connait bien les rouages de France Télés pour en avoir été son directeur financier avant de rejoindre le cabinet de la ministre de la Culture puis de prendre les rênes du service de contrôle de la Tutelle, la DGMIC, dont la mère de son fils est en charge depuis plusieurs années.

Plus personne ne se demande aujourd'hui pourquoi le rapport de la Cour des comptes qui devait sortir avant même le soi-disant processus de désignation à la présidence de France Télés, ne sort que maintenant !   

Une des réactions les plus sensées que le blog CGC média a reçu parmi le nombre de commentaires indignés dont il a été destinataire et que nous avons décidé de publier, est la suivante.

Lorsqu'on pense à cette campagne de désinformation que nombreux journalistes de presse écrite surtout, ne sont pas privés de colporter sur le fait qu'Ernotte était la seule candidature possible, sans même avoir lu l'excellent projet de Frédérique Dumas qu'ils avaient évidemment tous reçu et toujours consultable sur le site de l'Arcom (bas de post) et ceux qui lui servaient la soupe hier encore malgré le rapport de la Cour, en espérant lui  sauver la peau ! 

Arcom - candidature à la présidence de France Télévisions - Projet stratégique de Frédérique Dumas

L'avis de la Cour des comptes est insupportable dans la mesure où c'est bien l'incompétence de celle qui venant des télécoms a été basculée sans aucune expérience sur France Télés, il y a 10 ans. Mais une Cour des Comptes socialisante tentant de sauver celle qui se revendique du même bord, d'un audiovisuel public dont le positionnement se montre bien éloigné d'un pluralisme pourtant essentiel et conventionnel, quoi d'étonnant ? Pierre Moscovici, hiérarque socialiste qui tente de venir au secours d'Ernotte égérie pénétrée de sa mission de gauche, afin de dissimuler le naufrage de France Télévisions, c'est encore et toujours le petit monde de l'entre-soi ? 

Comment peut on écrire que la majorité des français s'informe grâce à France Télévisions alors que les audiences sont en chute libre et que franceinfo tv n'a jamais dépassé 1% en 10 ans ? Rien sur les milliards d'euros distribués sur toute cette période, à une poignée de  sociétés de prod' privées - toujours les mêmes - à qui Ernotte signe et resigne de très juteux contrats ! 

Et ce serait aux salariés de payer la note comme la Cour des comptes l'indique ? Quel rapport? Ils ne dirigent pas l'entreprise et ne sont en rien responsable du désastre à France Télévision. Pourquoi alors le pointer du doigt en demandant que soit réformer leur accord collectif comme Ernotte imagine le négocier après l'avoir dénoncé en juillet dernier ?!

Pourquoi également désigner l'État comme responsable de cette gabegie alors que la Cour établit par exemple, entre 2019 et 2024, les frais de représentation à plus de 3M€ ?

Pourquoi prétendre enfin comme le fait Ernotte que l'entreprise aurait souscrit aux recommandations depuis le précédent rapport de 2016 au recommandations de la Cour alors que celle-ci tout comme le CSA à l'époque (ARCOM aujourd'hui) exigeait la mise en pace d'un comptabilité analytique voila quasiment dix ans, sans succès malgré les engagements d'Ernotte...renouvelant cette demande en 2020 restée lettre morte depuis que l'intéressée réitérait en 2025 comme "acquise"?  






mardi 23 septembre 2025

Démission sur le champ de Delphine Ernotte, un point c’est tout.

Démission sur le champ de Delphine Ernotte, un point c’est tout.

Une chose est claire, tout le monde savait mais le mot d’ordre était de ne surtout pas sortir le rapport de la Cour des comptes avant que l’ARCOM ait validé son 3ème parachutage de mai dernier.

Il ne faut pas être grand clerc pour le comprendre…Un  prérapport  dont chacun savait qu’il allait être salé tant il avait fuité ici et là, avait  d’ailleurs été adressé au printemps à celle qui fait courir aujourd’hui à France Télévisions, le risque hallucinant  d’une dissolution pure et simple.

Dans le cadre de son contrôle sur la gestion du groupe pour la période 2017-2024, ce prérapport envoyé après les premières investigations lancées dès janvier 2025.

Il détaillait les premières observations, notamment sur « le déficit de trésorerie de 23 millions d'euros, le déficit cumulé du groupe entre 2017 et 2024 qui atteint au moins 81 millions d’euros, une trajectoire financière dangereuse sciemment  masquée par des présentations budgétaires fallacieusement à l’équilibre, des prêts contractés (dont un de 50 millions d'euros auprès de l'Agence France Trésor) mais aussi les nombreux dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines et financières, l'absence de pilotage et de gouvernance avec en prime la liquidation après 2,5 ans d'existence de la plateforme Salto avec près de 90M€ jetés à la poubelle, etc… » et attendait des retours de la part de l’intéressée qui a pris tout son temps pour s’exécuter, trop occupée à mettre en scène la mascarade arcomienne du 14 mai dernier !

Ce document permettait à France Télévisions de formuler des réponses avant la finalisation du rapport définitif publié le 23 septembre 2025, qui montre aujourd'hui à quel niveau de déliquescence Ernotte a conduit France Télévisions qui n’a jamais autant risqué de disparaitre particulièrement dans la situation financière catastrophique que connait le Pays.  

Comment l’ARCOM aurait-il pu ne pas en avoir connaissance tant le blog CGC Média a écrit dessus et a détaillé nombre de ces dysfonctionnement, tout en alertant sur la situation de quasi faillite et particulièrement lorsqu’Ajdari écrit   "L'Autorité a fait le choix de privilégier la continuité à la tête du groupe, dans un contexte marqué par des incertitudes majeures"...

Dire que pour tenter de faire avaler la pilule, Ajdari and co osait fixer comme critère impératif  parmi les 3 retenus, 


la capacité à assurer la soutenabilité financière de la  société...


Le pseudo contre-feu qu’elle a allumé, ces jours derniers, notamment avec son entretien accordé à Aude Dassonville qui « appelle à  admettre que CNews est une chaîne d’extrême droite » et dénonce dans un courrier à l’Agence une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne (contre FTV) sur la chaîne CNews et la station de radio Europe 1 ».

Hallucinant et révoltant…La consternante propagande publiée ce jour par l'ex-Orange qui ose écrire "prendre acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations engagées" montre qu'elle est totalement hors-sol mais surtout primitivement déconnectée.

La CGC de l’Audiovisuel qui a déposé plainte, à l’été, visant à faire annuler le spectacle minable et indigne d’une démocratie, bidonné à l’extrême et faire condamner l’ensemble des protagonistes par la Justice – plainte portée par  Maitre Pierre-Olivier Lambert qui représentait déjà la CGC dans l’affaire dite « Carolis-Millot-Bygmalion » qui s’était soldée par des condamnations en cascade à commencer par celle, définitive, de l’ex-pédégé de l’entreprise publique – réfléchit à un nouvelle action en Justice qui ne fera que renforcer celle-ci, afin de dénoncer une telle entente pour ne pas dire une telle connivence !


 

France Télés: La guerre des Trois n’aura pas lieu…

France Télés: La guerre des Trois n’aura pas lieu…

Les salariés de France Télévisions ont surement remarqué ces derniers jours, la profusion de supposées déclarations belliqueuses à l’encontre de Delphine Ernotte où la triade CGT/FO/CFDT associée depuis 4 ans gérer le CSE Siège de France Télés, redouble d’attaques en tous genres qui si elles semblent viser l’ex-Orange, s'en prennent surtout à l’État et groupe privé.  

« La guerre est déclarée » écrit la CFDT ! Contre qui ? Le groupe Bolloré selon le syndicat qui l’accuse d’avoir « La haine du service audiovisuel public, celle du débat, de la contradiction, de l’enquête et de la démocratie » et ajoute « Marine Le Pen exigeant la tête de Delphine Ernotte : ce basculement de la moralité publique en dit long. »

Ben voyons ! Ernotte se prend les pieds dans le tapis et la CFDT lui emboite le pas en tenant les mêmes propos «  Marine Le Pen exigeant la tête de Delphine Ernotte : ce basculement de la moralité publique en dit long. Comme elle, drapés d’une cuirasse lustrée qui ne les rend pas plus brillants, ils [le groupe Bolloré Canal +, Europe et leurs amis, ndlr] ont pour armes le mensonge, la mauvaise foi, les pseudos instituts (l’OID caviardé par le RN et Reconquête), les pseudos experts, une gouaille de bonimenteurs et surtout : une chambre d’amplification énorme.

Ces médias d’opinion sont le relai de l’opinion de leur propriétaire. Vincent Bolloré, représentant d’une France rétrograde, d’un catholicisme ultraconservateur : xénophobe, misogyne, anti-avortement, liberticide …

Détruire l’audiovisuel public, à grand renfort de propagande, c’est faire taire ceux qui ne rentrent pas dans son moule moyenâgeux, annihiler la contradiction, étouffer la laïcité, tout en espérant tirer de ce paysage audiovisuel recomposé de nouveaux profits, de nouveaux canaux de transmission. Contre les gabegies de l’audiovisuel public, son parisanisme gauchiste, son wokisme débridé, ses enquêtes ciblées…. »  

Cerise sur le gâteau qui en a fait s’étrangler plus d’un, la CFDT qui déclare : « Une fois n’est pas coutume, nous partageons les propos de Delphine Ernotte ».  Alors là, c'est le pompon !! 

Ben oui, elle met tout de même les locaux de la télé public à disposition du syndicat afin que les personnels puissent rencontrer Marylise Leon leur Secrétaire générale confédérale !

Défendre Ernotte alors que ce sont les salariés qui devraient 10 an faire les frais d'une décennie d'échecs et de gabegie financière que la Cour des comptes étrille dans son rapport au vitriole rendu ce 23 septembres, il faut oser.

La Cour qui juge « la situation financière de France Télévisions critique et pointe des faiblesses de pilotage, d’organisation et de gouvernance qui freinent l’adaptation de l’entreprise aux nouveaux usages et pèsent sur ses coûts » et appelle à « des réformes structurelles urgentes, en particulier sur le cadre social, les outils de pilotage (information, « Fabrique »), la convergence des réseaux et la mutualisation numérique/IT » en oubliant de dire que tout cela, c’est la faute d’Ernotte depuis 2015.

En guise de cadeau de départ, le socialiste Pierre Moscovici vise tout de même l'État qui n'aurait pas été assez généreux concernant celle dont le cœur battrait à Gauche !

N'en jetez plus, la cour est pleine…Mais ces suiveurs ernottiens n’ont-ils pas de section syndicales au sein des entreprises du secteur privé qu’ils mettent en cause ? « Le mensonge, la mauvaise foi, c’est chez ces gens-là mais surtout pas à France Télés qui a vu depuis l’été 2015, une décennie de bobards qui a précipité la télé publique dans le gouffre  »  !!!!

Ils n’ont à l’évidence pas compris que ce simili d’indignation n’était probablement qu’une posture pour tenir l’État responsable et en profiter toujours plus de fric, histoire d’engraisser toujours plus le trio de sociétés extérieures: Médiawan-Brut/Banijay…

Leurs alliés CGT et FO – ce dernier ayant signé TOUS les accords que l’ex-Orange leur a présenté…les premiers,  TOUS sauf 1 – ne sont pas en reste et ils s'expriment au moment où les élections professionnelles vont avoir lieu à France Télés. 

La CGT écrit dans un tract commun – avec la CFDT - comment pourrait-il en être autrement ? -  « Récemment, certain·es de nos élu·es ont été interpellé·es au sujet du tract commun CGT-CFDT qui dénonçait les expérimentations dans le domaine du numérique, sans cadrage clair et hors de tout accord ou toute négociation.

Certaines formulations étaient maladroites et sans doute excessives. Mais que les choses soient claires : la CGT n'attaque pas les personnes qui travaillent sur le numérique mais nous sommes les garants de l'intérêt général des salarié·es et de leurs métiers, qui doivent pouvoir s’exercer indépendamment de la destination des contenus : linéaire ou numérique ».

Puis de conclure avec un peu de retape tout de même « La CGT invite les salarié·es travaillant sur le numérique à nous rejoindre, comme syndiqués ou comme élus dans les instances afin d'alimenter la négociation sur le périmètre des métiers, les conditions de travail et l'encadrement des pratiques au plus près des réalités de terrain » - attention tenez-vous bien, ça va décoiffer « Nous demandons à la direction de revenir sur la dénonciation de l'accord collectif, qui en gelant toutes les négociations sur ces métiers, ne peut qu'alimenter les incompréhensions et le mal-être des équipes. »

Après les déclarations d’Ernotte qui précisait avoir eu, 10 juillet 2025,  le vote du Conseil d'administration qu’elle a interrogé et qui aurait donné son aval sur la dénonciation de l’accord collectif de 2013, mettant en avant la nécessité d' « augmenter la productivité interne », il faut quand même oser !

L'objectif affiché de :

- S'adapter à la "bascule du tout numérique", [le revoilà, ndlr] en rendant les structures plus flexibles.

- Remettre en cause les métiers "trop contraignants" pour favoriser la polyvalence et les compétences multiples (par exemple, en fusionnant des rôles traditionnels comme journaliste et monteur)….

et la CGT demande à Ernotte de revenir dessus…! Waouhhh

Elle a dû trembler la « dame du Majestic » devant une telle flamme ! 

De son côté, après les propos tenus dans Le Monde par celle qu’ils soutiennent pourtant depuis son arrivée et qui affirme que «  La galaxie médiatique Bolloré veut notre peau », FO adresse une lettre ouverte aux députés pour qu’ils ouvrent une commission d’enquête dont Eric Ciotti proche du RN qui lui aussi appelle à la privatisation de FTV, s'est chargé. 


Toutefois, elle n’a guère de crainte à avoir avec ce trio-là qui l'accompagne depuis son premier parachutage et avale toutes les couleuvres : La guerre des Trois n’aura pas lieu…car depuis 10 ans elle n'est jamais advenue !

En revanche, elle a toutes les raison de craindre la récente plainte pénale déposée par la CGC de l’Audiovisuel, demandant l’annulation de la mascarade du 14 mai orchestrée par l’Arcom la reconduisant, condamnant son auteur ainsi que ses complices et rendant l’intéressée inéligible….

Comme la plainte déposée également par la CGC de l’Audiovisuel pour « détournement de fonds publics », s’agissant des 112.123€ dépensées au Majestic de Cannes...

Les tuiles ernottiennes s'accumulent: M6 arrête son feuilleton que fabriquait France Télés

Les tuiles ernottiennes s'accumulent: M6 arrête son feuilleton que fabriquait France Télés

Comme el blog CGC Média le laissait entendre le 7 août dernier dans son post "La nouvelle fiction de M6 « Nouveau jour » fabriquée dans les studios de France Télés décroche déjà et se voit reléguée à 13h30", s'arrête.

Après de mauvaises audiences La Six a décidé de mettre en terme à la série qui se tournait à Vendargues depuis les studios de France Télévisions, diffusée depuis le 30 juin juste après 20h30 puis reléguée en tout début d’après-midi à compter de la dernière semaine d’août (25/08).

"C’est un échec incontestable tant pour la petite chaîne qui a visiblement fini de monter que pour Ernotte qui même en remettant son costume d’infirmière TV, ne pourra rien faire pour faire passer cette nouvelle catastrophe industrielle pour une aubaine." écrivions-nous.

Pour l'ex-Orange qui n'a cessé d'enchainer les échecs depuis 10 ans et dont beaucoup demandent aujourd'hui la démission aujourd'hui après ses attaques contre Vincent Bolloré mais aussi son groupe, ce serait plutôt « Un jour sans fin »

lundi 22 septembre 2025

Le prof de philo d’Emmanuel Macron embauché sur TV5 Monde…ça passe mal !

Le prof de philo d’Emmanuel Macron embauché sur TV5 Monde…ça passe mal !

L’animateur journaliste également prof de philo d’Emmanuel Macron, fait son retour à la télé pour y animer une émission hebdomadaire entièrement dédiée à l’Art mais pas que…Parler d’Art certes mais il devrait également animer une émission politique à la main de Kim Younes nommée par Emmanuel Macron à la tête de la chaîne internationale dans les conditions que chacun connait aujourd’hui.


La pédégère de la chaîne francophone qui salue l’arrivée d’une « personnalité très appréciée du public qui renforcera notre antenne grâce à son expérience et sa créativité » veut  donner une conférence de presse « Star » le 30 Septembre…Ça devrait être rock n’roll.

Ça passe visiblement très mal en interne… « Combien de temps va-t-on encore devoir supporter les petits arrangements entre copains » lance un cadre de la chaîne passablement remonté comme d’ailleurs une majorité de ses collègues, ajoutant «  A quand le recrutement du mari de madame pour parler économie ? » (*), en lançant une dernière pique « Une Ernotte dans l’Audiovisuel public, ça ne suffisait pas ? »

(*) Il convient de rappeler que l’époux de Kim Younes-Charbit est Stéphane  Charbit, banquier chez Rothschild plus particulièrement chargé de la zone Afrique comme l’avait noté Libération et le blog CGC Média.

Dans un climat social dégradé, - lire l’article de La Lettre qui évoque sous la plume de Catherine Boullay après le rapport d’expertise Syndex organisme mandaté par le CSE "TV5 Monde : la méthode Kim Younes passe mal" - (¤) il semble que la grogne s’amplifie et que cette dernière goutte d’eau fasse bien déborder la coupe déjà bien pleine.

Quant aux pays partenaires de la France dans TV5 Monde Canadiens, Belges, Suisses...ils  ne peuvent que s'interroger sur les décisions de cette dirigeante qui n'était restée en fonction que quelques mois seulement chez Altice Media et dans le groupe M6.

Le mot de la fin revient au sénateur Roger Karoutchi qui en commission du Sénat l'interpellait: «  Madame la présidente, je ne sais que dire ou plus exactement je vais, en quelques mots redire que si la France continue d’avoir un audiovisuel public extérieur aussi faiblement soutenu, ça va très mal finir...Quand on voit ce que l’on met sur l’Audiovisuel public que ce soit sur TV5 ou sur France Medias Monde, c’est désolant. On se plaint ensuite de la chute de l’influence de la France… »

(¤)