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vendredi 4 novembre 2011

Rémy Pflimlin penche à gauche et tire à droite sur le site « Présidentielle 2012 » mis en place par Bruno Patino.

Rémy Pflimlin penche à gauche et tire à droite sur le site « Présidentielle 2012 » mis en place par Bruno Patino.

Comme nous le révélions dès le 23 juin dernier, Bruno Patino la recrue informatique de Rémy Pflimlin, avait dans le cadre de sa « PI » (la plateforme d'informations) prévu pour France Télévisions un espace spécial élections «présidentielles 2012 ».

Sur cette plateforme, Rémy Pflimlin président de France Télévisions et donc ès qualité, a publié un article intitulé : « La Cour des comptes révèle des contrats de com' obscurs de Matignon et du gouvernement » (voici l’adresse du net au cas où l’article que nous avons d’ailleurs imprimé, disparaîtrait : http://www.francetv.fr/2012/la-cour-des-comptes-revele-des-contrats-de-com-obscurs-du-gouvernement-8603)

EXCLUSIF, indique France Télévisions sur son site. Le titre déjà assez explicite, est développé par la journaliste du site web de France Télévisions : « Un rapport de la Cour des comptes accable l'Hôtel Matignon et certains ministères. Il met en évidence des dépenses de communication sans justificatifs et sans appels d'offres… Ils contournent le Code des marchés publics et sont trop souvent incapables de justifier les prestations de conseil en communication qu’ils achètent : les ministères sont dans le collimateur de la Cour des comptes…»

Actuellement sous le coup de l’enquête préliminaire ordonnée par le Parquet de Paris et au moment où les investigations ont été lancées par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre de la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe, Rémy Pflimlin a sûrement beaucoup d’humour ?!

Rémy Pflimlin qui, voila une quinzaine de jour, entre les deux tours de la primaire socialiste avait accueilli en personne l’ensemble des leaders socialistes qui s’étaient rendus à l’émission programmée sur « La Deux », ne déclarait-il pas hier dans son interview à l’Express : « A ce titre, nous avons joué un rôle essentiel dans le déroulé de la primaire socialiste… »

Pour Rémy Pflimlin, il n’y a donc aucune inquiétude…et la zone de turbulences qu’il traverse, ses nombreux échecs à tous niveaux et l’instabilité du groupe, en période d'élection présidentielle avec les crispations suscitées à l'Elysée, il les balaie d’un revers de manche. « S'il y a instabilité, c'est davantage en raison des bouleversements du paysage audiovisuel, avec l'explosion de la TNT. » dit Rémy Pflimlin qui donnait hier une interview à l’Express où il indiquait qu’à France Télévisons tout allait bien, ajoutait: « Je vois dans la période qui s'ouvre une formidable opportunité : une campagne électorale est, pour France Télévisions, un rendez-vous clef avec nos concitoyens. »

Avec un tel article, voila donc chose faite…il n’aura pas fallu attendre longtemps pour le rendez-vous !!!! Il pourrait bien en avoir un ou deux autres de rendez-vous très prochainement !!!






France Télévisions écrit avoir interrogé des salariés sur leurs orientations sexuelles, politiques et syndicales…La CGC Média saisit la CNIL

France Télévisions écrit avoir interrogé des salariés sur leurs orientations sexuelles, politiques et syndicales…La CGC Média saisit très officiellement la CNIL.

Dans un document interne intitulé « Points traités lors du comité d’établissement siège France Télévisions des 20 et 21 octobre 2011 » et diffusé le 3 novembre 2011 par mail à l’ensemble des salariés (voir document en fin de post), France Télévisons au chapitre « Information sur le diagnostic diversité » écrit : « France Télévisions a fait réaliser en interne, de janvier à avril 2011, un diagnostic sur la diversité. Il consistait à réaliser un état des lieux sur son traitement au sein de France Télévisions : égalité entre les femmes et les hommes, diversité sociale et ethnoculturelle, handicap et état de santé, âge, situation de famille, orientation sexuelle, opinions politiques, convictions religieuses, appartenance syndicale et apparence physique,… ».

Invraisemblable…mais surtout hautement illégal et du ressort du Pénal. Le Code Pénal article 225-1 Modifié par Loi n°2006-340 du 23 mars 2006 - art. 13 JORF 24 mars 2006 précise clairement que :

« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vaie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales. »

La propagande interne ajoute encore : « France Télévisons a réalisé des entretiens individuels et collectifs menés auprès de 180 collaborateurs à tous les niveaux hiérarchiques, dans la plupart des métiers, en métropole et en outre-mer. Cet audit diversité a été restitué aux personnes rencontrées avant l’été. »

Comment ces 180 personnes ont-elles été sélectionnées ? Quel a été le cahier des charges dont parle France Télévisions au regard des exigences du cahier des charges du label diversité») utilisé pour réaliser cet audit ? Comment a-t-on pu interroger dans le cadre d’entretiens fussent-ils individuels des salariés s’agissant de « leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur état de santé, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, etc… » alors que plus d’une trentaine de dossiers (déclarés) sont en souffrance auprès de FTV qui n’en traite aucun ?

C’est un véritable scandale et il n’est pas question d’en rester là...

P.S: Pour la petite histoire, le diagnostic n'a pas permis (bien évidemment) d'obtenir un quelconque label...France Télévisions étant, tout au long du texte montré du doigt, pour ses trop nombreux manquements constatés.




jeudi 3 novembre 2011

Rémy Pflimlin, un budget 2012 en trompe l’œil pour la signature du COM le 15 novembre !

Rémy Pflimlin, un budget 2012 en trompe l’œil pour la signature du COM le 15 novembre !

Hier, Martine Martinel députée chargée de rendre un rapport sur les crédits média du budget 2012 à l'Assemblée Nationale plantait le décor… « les incertitudes sur la situation financière qui pèsent sur l'AEF (l'Audiovisuel Extérieur de la France) comme sur France Télévisions ne permettaient pas de voter les budgets 2012 !!! »

Rémy Pflimlin n’en a cure. Quant à la « zone de turbulences avec l'élection présidentielle qui approche et les crispations qu’il suscite à l'Elysée », il affirme que « Tout ce que l'on entend ici et là est inexact » et qu’ «il a avec l’Etat actionnaire, des relations de grande confiance au regard du Chef de l'Etat qui le laisse travailler puisqu’ayant même approuvé ses propositions pour le contrat d'objectifs et de moyens (COM)».

Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions officiellement signé pour quatre ans, le 15 novembre avec l'Etat, prévoit bien une progression des ressources publiques de 2,2 % jusqu'en 2015…les moyens ils les a d’ores et déjà obtenus. CQFD ! Il implique aussi, son conseil d'administration où siègent les représentants de l’Etat, qui selon ses dires, le suit en adoptant ses orientations stratégiques sans réserve !!!!

Son budget ?! Une simple formalité !? Pas si sûr. Rémy Pflimlin n’imagine quand même pas enfumer les parlementaires et l’actionnaire comme il enfume les salariés ?

1°) Des recettes publicitaires en forte baisse

Les recettes publicitaires de France Télévisions – comme notre blog l’avait déjà évoqué à l’été –seront à un niveau bien inférieur aux années passées. La crise est loin de tout expliquer !

Après une grille de premier semestre, certes largement inspirée de l’équipe précédente, une grille d’été qui, elle, n’a pas répondu aux attentes du public et enfin suivie d’une grille de rentrée catastrophique qui a fait fuir les derniers téléspectateurs attachés aux valeurs des grille publiques vers les chaînes privées traduit bien l’échec de l’équipe Pflimlin.

Cette nouvelle direction à qui beaucoup avait pourtant accordé deux grilles avant de porter un jugement, est clairement en train de couler la télé publique qu’il s’agisse des programmes engendrant des audiences en chute libre comme de la désorganisation qui est totale.

Aujourd’hui, la messe est dite…entre autres « enfumages », la direction qui répète fallacieusement que les prévisions publicitaires de France Télévisions seraient en hausse !!! Ce que Pflimlin et ses équipe omet de dire, c’est que cela s’entend « PAR RAPPORT AUX PRÉVISIONS » (illusoires donc) qui étaient fixées, de toute façon, très en-dessous du réalisé de l’exercice précédent et dont Rémy Pflimlin espérait en plus de la rallonge obtenue grâce au COM, qu’elles seraient compensées intégralement. Le constat est sans appel.

2°) Fini les 400 millions d'euros par an que l’Etat devaient verser à France Télé – dans le contexte de crise financière que connaît le Pays mais plus largement l’Europe – ça fait tâche ! Rappelons que la France a finalement été traduite devant la Cour de Justice de l’Union Européenne pour la mise en place de la taxe sur les opérateurs destinée à financer la fin de la publicité sur les chaînes publiques ; « La Commission considérant que cette taxe est incompatible avec les règles européennes en matière de télécoms ». En septembre 2010, la commission Européenne avait déjà écrit à Paris pour dire « que ces «taxes télécoms» étaient bel et bien incompatibles avec le droit de l'UE dans le domaine des télécommunications, qui prévoit que les taxes imposées aux opérateurs de télécommunications doivent être spécifiquement et directement liées à la couverture des coûts de la réglementation du secteur des télécommunications ».

3°) La compensation des exonérations de redevance audiovisuelle.

Après la loi relative à la communication audiovisuelle de 2009, les familles modestes comme les personnes atteintes de handicap auditif ou visuel, ont été exonérées de la redevance devenue Contribution à l'audiovisuel public.

Le budget de l’Etat compense donc ces exonérations de redevance présentées comme un élément de la politique sociale du Pays. Seulement, répercussions de la grave crise financière qui sévit, il y a de plus en plus de familles modestes et l’Etat est de moins en moins frileux (c’est peu dire) à dépenser. Rappelons qu’en 2007, la redevance représentait près de ¾ (75 % des ressources du service public de l'audiovisuel), soit 2 milliards d’euros…en contrepartie de la redevance perçue, le groupe France Télévisions s'était engagé à l’époque à n'effectuer aucune coupure publicitaire des longs métrages (cinéma et téléfilms) diffusés sur son réseau de chaînes. Aujourd’hui qu’il n’y a plus de pub après 20h, chaque parlementaire, chaque français, chaque contribuable peut imaginer les montants !

4°) Tous les feux sont au rouge.

Quelles solutions pour rééquilibrer cette descente annoncée dans les déficits ?

Dans toute entreprise, on chercherait des économies mais pas à France Télévisions.

A commencer par l’inflation des dépenses pour la diffusion de programmes espérant ainsi palier autant que possible la catastrophique baisse d’audience des nouveaux programmes. Le SNPCA-CGC avait déjà alerté sur l’effet dévastateur des programmations / déprogrammations et des provisions constituées…(voir notre blog du 20/10/11 : « Entre programmations, déprogrammations et dépréciations… »).

Pflimlin doit donc trouver d’autres pistes d’économie :

a) Les frais de personnel ? Certainement pas, du moins pour l’ensemble des nouveaux directeurs engagés à des niveaux de rémunération dignes de leur statut, à défaut très souvent de fonction effective. Des millions d’euros annuels non prévus !

Enfin, « fort heureusement », une partie est financée par une économie sur d’autres personnels ; ceux qui sont présents depuis des années, qui ont contribué à la mise en place des réformes successives, à qui l’avis n’a même été demandé et dont une partie est à l’origine des synergies tant défendues par l’actuelle équipe.

Après une augmentation des salaires de 0,8% en 2010 (pour une inflation de 1,8% sur la même période) et une soi-disant augmentation de 600 € (moins de 450 euros en réalité) en 2011…

« Généreuse augmentation » qui ne compense même pas l’absence de versement pour 2011 de prime d’intéressement axés sur les résultats 2010…Une première dans l’histoire de France Télévisions qui risque fort de se renouveler avec le refus de l’équipe actuelle de négocier un nouvel accord d’intéressement.

Sans doute présument-ils que le résultat de leur gestion catastrophique et de leurs incompréhensibles décisions conduira à un résultat négatif et qu’il n’y a donc pas lieu à « récompenser » des salariés à qui sont portant demandés des efforts les plus significatifs.

Quelles sont alors les autres charges qui peuvent être compressées ?

b) La fameuse politique de réimplantation immobilière qui devait donner une marge de manœuvre significative. Tu parles.

Sera-t-elle plus efficacement mise en œuvre alors même que plus de 75% de m2 dans le nouvel immeuble sont encore vacants et que ceux occupés ont été réduits en moyenne de 3 m2 par agent ré implanté ? Des économies virtuelles difficiles à évaluer lorsque tous les baux ont été reconduits (il y a même des immeubles sans réelles affectations) et que de nouveaux (pour des locaux somptueux d’ailleurs) ont été signés (Microsoft de l’autre côté du périphérique, entre autres) …

La question demeure. Quand l’impact de toutes ces politiques seront-elles effectivement présentées à l’état actionnaire ? Quelle sera la position de la direction actuelle ?

Pflimlin n’aura, de fait, que 2 possibilités.

- soit présenter la réalité des choses dès la présentation de comptes 2011,

- soit les reporter sur 2012.

Mais là, ce sont de nouvelles interrogations :

- Qu’il s’agisse du budget présenté au Conseil d’Administration ou du plan d’affaires qui signé entre l’Etat et l’actuelle équipe, comment dans de telles conditions, peuvent-ils présenter des comptes en équilibre…sans qu’aucun arbitrage n’ait été rendu ????

- Dégrader 2011 ou maquiller 2012 ? Quelle sera alors la réaction de l’actionnaire ?

Il semblerait aujourd’hui que de nombreuses voix s’élèvent pour mettre fin à cette gabegie organisée, particulièrement au moment où France Télévisions fait l’objet d’une enquête préliminaire ordonnée par le Parquet dans le cadre d’une plainte pénale pour « prise illégale d’intérêts et délit de favoritisme » . L’actionnaire n’étant visiblement plus prêt à se laisser mener en bateau, en tirerait ainsi toutes les conséquences et prendrait toutes les mesures indispensables pour permettre, enfin, à France Télévisions, d’affronter les défis à relever.

On parle de nouveaux administrateurs nommés à France Télévisions.... Un signe !?

Et si l’on revenait finalement à la question implicite de Martine Martinel à l'Assemblée Nationale : « Comment un dirigeant qui mentirait aux salariés, mentirait aux média, mentirait aux administrateurs, mentirait aux parlementaires ou mentirait à l’actionnaire (donc aux contribuables, aux français, dans le cadre d’une entreprise totalement publique)…pourrait-il effectivement être maintenu à la tête de l’entreprise ????

mercredi 2 novembre 2011

Rémy Pfilmlin dites à Martine Martinel, que vous avez bien écrit la « tribune/lettre ouverte » publiée dans le Monde.fr du 10 octobre dernier ?!

Rémy Pfilmlin dites à Martine Martinel, que vous avez bien écrit la « tribune/lettre ouverte » publiée dans le Monde.fr du 10 octobre dernier ?!

Martine Martinel députée socialiste a rendu un rapport au vitriol s’agissant de France Télévisions mais aussi de l’AEF (l'Audiovisuel Extérieur de la France)

Martine Martinel députée socialiste, auteur d’une "charge" virulente sur les crédits média du budget 2012, n’a pas mâché ses mots à l'Assemblée Nationale; c’est le moins que l’on puisse dire.

Martine Martinel a, entre autres, pointé du doigt la fusion entre RFI et France 24 "conduite à marche forcée en se moquant de l'avis de l'Assemblée nationale". Elle en a visiblement fait de même avec France Télévisions dont elle aurait, tout autant, pu vilipender la « réorganisation » (désorganisation est le mot le plus approprié), elle aussi, "conduite à marche forcée " qui a fait renaître par Carolis puis en pire, à présent, avec Pflimlin, l’ORTF au 21ème siècle.

Martine Martinel dénonce notamment pour la première, « le caractère "irréaliste" des évolutions des recettes publicitaires de l'AEF et la "confiance aveugle" avec laquelle l'État les a acceptées » alors même qu'au printemps dernier, l'État était contraint d’accorder une "rallonge budgétaire" pour le financement de l'AEF. La députée socialiste indique, en fonction des incertitudes et différents «dysfonctionnements » (c’est un moindre mot) soulignés par le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), que la situation financière actuelle de l'AEF ne permettait pas de voter les budgets 2012 !!!

Martine Martinel pourrait de concert dénoncer, le budget en trompe l’œil que France Télévisions imagine déposer avec, parmi tant d’autres « pirouettes », des prévisions publicitaires que France Télévisions annoncerait en hausse « PAR RAPPORT AUX PRÉVISIONS » (illusoires donc) mais qui étaient fixées, de toute façon, très en-dessous du réalisé de l’exercice précédent et dont Rémy Pflimlin espérait en plus de la rallonge obtenue grâce au COM, qu’elles seraient compensées intégralement

Il convient de souligner, ici, le courage Martine Martinel qui finalement ose dire tout haut, ce que beaucoup pensent tout bas.

Martine Martinel, s’est interrogée en termes à peine voilés, sur la pertinence à « maintenir à la tête de l'entreprise, son dirigeant, en raison de ses "mensonges" » !

Quoi de plus juste!!!

Martine Martinel pourrait donc bien demander à Rémy Pfilmlin s’il a bien écrit la « tribune/lettre ouverte » publiée dans le Monde.fr du 10 octobre dernier et qui se finit ainsi à la première personne du singulier : « Je voudrai en terminer par une pensée en direction des équipes de France Télévisions. Leur professionnalisme ne peut être mis en cause, pas plus que leur engagement et leur sens du service public. Qu'elles soient assurées en tout cas de toute ma confiance et de ma détermination à en prendre la défense aussi souvent qu'il apparaîtra nécessaire. C'est aussi le sens de mon propos d'aujourd'hui.

Pour ma part, je m'attache aujourd'hui à agir, chaque jour, pour France Télévisions, et je ne demande pas plus pour accompagner mon action que de la sérénité, du temps et de la cohérence de la part de ceux qui la commentent. » ???!!!!

En dehors de toute polémique, une des questions fondamentales est aujourd’hui posée : « Comment un dirigeant qui mentirait aux salariés, mentirait aux administrateurs, mentirait aux parlementaires ou mentirait à l’actionnaire (donc aux contribuables, aux français, dans le cadre d’une entreprise totalement publique)…pourrait-il effectivement être maintenu à la tête de l’entreprise ????

vendredi 21 octobre 2011

Mauvaise série B sur France Télévisions en pleine tempête judiciaire.

Il fallait être petite souris pour découvrir la scène surréaliste de mauvaise série B qui s’est jouée, hier soir, sur le trottoir du Siège de France Télévisions.

Il est environ 20h30, la nuit d’octobre est tombée, il fait froid dehors 6 ou 7 degrés guère plus. Une silhouette longiligne attend dans la pénombre, près d’un arbre qui perd ses feuilles, dans le petit passage qui relie l’hôpital Georges Pompidou au Siège de France Télévisions. L’homme est vêtu d’un long pardessus, le col relevé peut-être à cause du froid mais plus vraisemblablement pour qu’on ne le reconnaisse pas, qu’on ne l’aperçoive pas au moment même où Rémy Pflimlin organise, au rez-de-chaussée de la maison commune, un pot « champagne et petits-fours » en petit comité suite au mariage britannique de Kate et du prince William.

Vers 20h30, il est donc rejoint par le directeur du magazine « Des racines et des ailes » Patrick Charles. L’homme en pardessus avance…il fait quelques pas et finalement un filet de lumière découvre son visage…mais bon sang c’est bien sûr, c’est Patrick de Carolis.

Les deux hommes vont à pied faire un très grand tour de « pâté de maison » (une vingtaine de minutes) et deviser en marchant. Qu’avait donc à dire l’ex Président de France Télévisions de si important pour fixer un rendez-vous dehors par une température quasiment hivernale au lieu de se retrouver dans un bureau chauffé et plus accueillant, n’ayant à l’évidence comme but que de ne pas être vu ?

En pleine tempête judiciaire mais surtout dans le cadre l’enquête préliminaire que le Parquet a ouvert après une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d’intérêt visant des contrats conclus par France Télévisions avec des cabinets de consultants et que Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions qualifie invraisemblablement de « TERRORISME JUDICIAIRE » [le Parquet a dû apprécier !] cela fait très scénario de mauvaise série B.

Dans un tel climat, le parquet appréciera probablement aussi les déclarations de Patrick de Carolis qui expliquait dans un article de « Télé 2 semaines » : "Je reprends la direction artistique des Racines et des ailes, l'émission que j'ai créée car mon nom est associé au magazine. Je m'occuperais de la ligne éditoriale avec Patrick Charles et Isabelle Richard, mais je ne présenterais pas l'émission. Je ne voudrais pas déloger Louis Laforge que j'ai moi-même placé"» ! [ce dernier devrait également apprécier !]

« Conseiller éditorial pour "Des racines et des ailes" » selon les propres dires de Carolis… « directeur artistique » des « Racines et des ailes » recruté avec un CDD signé Rémy Pflimlin qui court au moins jusqu’à fin décembre et avec lequel il dispose d’un bureau et d’une annexe de France Télé qui abrite l’équipe de l’émission ».

Et encore, « Depuis son départ de la présidence du groupe public, PDG d’une société de productions qu’il a créé : ANAPROD, qui lui laisse les mains libres pour y développer des documentaires, des magazines et des fictions destinés à d'autres chaînes…notamment M6 avec qui il avouait "être déjà en pourparlers avec pour d'autres concepts d'émissions"».

Petit problème, gros problème faudrait-il dire, tous ces statuts sont incompatibles, notamment en raison des dispositions légales en matière de collaboration mais surtout en raison des articles 17 et 18 de l’accord d’entreprise France Télévisions que Carolis connaît parfaitement et qui ont force de loi qui imposent:

Article 17 - Exclusivité de collaboration

« L’exclusivité de collaboration a pour but de garantir à l’entreprise et aux salariés l’exécution effective et loyale des contrats de travail ainsi que de contribuer à la solidarité générale par un meilleur partage du travail. A cet effet, la collaboration des salariés relevant du présent texte est exclusive.

L’exclusivité de collaboration consiste en l’interdiction pour chaque salarié d’exercer une activité lucrative, salariée ou non, hors de l’entreprise qui l’emploie.

Il est dérogé à ce principe lorsque l’employeur a accordé un congé non rémunéré pour convenance personnelle à un salarié qui l’a expressément demandé pour exercer une activité lucrative, salariée ou non.

Les activités d’enseignement, de formation, d’éducation et d’expertise peuvent être autorisées sur demande écrite préalable. En cas d’accord, il appartient au salarié de prendre toutes dispositions pour que cela ne nuise pas à l’exécution de son contrat de travail.

Ne sont pas visées par l’exclusivité de collaboration les activités d’auteurs d’œuvres littéraires, scientifiques ou artistiques. »

Article 18 - Intérêts croisés

« Il est interdit à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat. Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur, par les salariés, pour permettre la vérification du respect de cette disposition. »

C’est peut-être cela qu’on appelle la cuisine audiovisuelle ?!

Imaginez un peu, vous le directeur d'un restaurant qui vous emploie comme Chef de Cuisine, et qui découvre que vous êtes l'éleveur de la viande que le restaurant commande et en même temps producteur des légumes que vous servez et donc que vous vous achetez à vous-même !!!!

jeudi 20 octobre 2011

Entre programmations, déprogrammations et dépréciations, Philippe Vilamitjana s’il pense pouvoir embobiner les personnels, ne pourra duper l’Etat...

Entre programmations, déprogrammations et dépréciations, Philippe Vilamitjana s’il pense pouvoir embobiner les personnels, ne pourra duper l’Etat actionnaire !

Philippe Vilamitjana « directeur délégué des programmes, chargé des relations avec les chaînes, de l’évènementiel et de la coordination des flux » - Rien que ça – devra revoir sa copie.

Donné, hier dans les indiscrets du « Canard enchaîné » du mercredi 19 octobre comme le choix de Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel qui « milite pour le coller dans les pattes de Pflimlin en tant que numéro 2… », l’intéressé qui, en juillet dernier, intervenait devant élus du CE de France Télévisions Siège pour une information sur les grilles de rentrée, n’est vraiment pas en mesure aujourd’hui se vanter de quoi que ce soit. En effet, devant les représentants des salariés, Philippe Vilamitjana devait exprimer et fournir « la clarification identitaire de chacune des chaînes de France Télévisions, avec une offre spécifique et l’accent sur l’innovation et la création. » (ça ne s’invente pas !)

Pendant l’été, il se vantait « des grilles largement renouvelées dans tous les genres de programmes avec de nouvelles émissions et de nouveaux visages »« cette révolution éditoriale » comme il la qualifiait, s’effectuant « dans le strict respect du cadre budgétaire »!

Or, quelques semaine après la mise en place de ces « nouveaux programmes », il est maintenant possible d’apprécier la pertinence de tels choix : chute vertigineuse des audiences, départ des annonceurs avec pour conséquence, la disparition annoncée de la plus part des concepts et des formats retenus.

Donc, contrairement à ce qu’il a annoncé, des dépenses à venir bien supérieures à l’enveloppe qu’il s’était engagé, devant les élus, à respecter…

Quid des résultats de sa soi-disant mission de « coordination » ? Les moyens lui ont pourtant été donnés : avec un niveau de dépréciations de programmes absolument record dans l’histoire de France Télévisions, avec pour justifications une plus grande circulation des œuvres et une meilleure exposition sur chacune des antennes, le constat est le même : ces nouvelles expositions ne retiennent pas plus le public que les nouveaux programmes !!!!

Quelles constat pourrait-il bien tirer des nouveaux programmes qui font partir les téléspectateurs et des anciens qui ne le retiennent plus ? A part, un constat d’échec !

Force est de constater qu’il faudra, à l’évidence, produire encore de nouveaux programmes… A quel prix ? Avec quelles conséquences sur l’équilibre de France Télévisions ?

Il faudrait plus que quelques tours d’illusionniste bien rodés et « l’expertise » de Philippe Vilamitjana pour parvenir à convaincre l’actionnaire, à quelques semaines de la signature du Contrat d’Objectifs et de Moyens avec l’Etat, de l’impérieuse nécessité de financer les futurs nouveaux « nouveaux » programmes… et de déprécier les nouveaux programmes devenus anciens !!!!

Et quel sera alors le discours qu’il tiendra aux élus ? En tout état de cause, certainement pas la version idyllique de cet été…

Le réalisme éditorial et budgétaire va bien devoir s’imposer aux yeux de tous… Et ce, dans un contexte politique tendu sur fond de déficit dans la loi de finance au sein de laquelle l’actionnaire n’aurait plus vraiment l’intention de financer la totalité de l’arrêt de la publicité après 20 heures…mais aussi d’une enquête préliminaire du Parquet sur le recours outrancier et hors appels d’offres de cabinets conseils extérieurs tous domaines confondus.

Sur qui pourrait-il bien compter, à moins que ce ne soit pour se défausser ?

Sur Emmanuelle Guilbart, directrice générale déléguée aux programmes en charge de la politique éditoriale de globale de France Télévisions dans le cadre du plan stratégique et de la ligne éditoriale de chaque chaîne !!! Qui ne peut que lui emboiter le pas

Avec un tel binôme, France Télévisions à n’en pas douter, sera « sauvée »... Les salariés n’y croyant plus, comment l’actionnaire le pourrait-il ?

Il faut sauver le « soldat Pflimlin »…c’est l’objet de la pétition appelée « Ne tirez pas sur le pianiste » qui circule auprès de certains producteurs

Il faut sauver le « soldat Pflimlin »…c’est l’objet de la pétition appelée « Ne tirez pas sur le pianiste » qui circule auprès de certains producteurs de France Télévisions !

Qui a réellement écrit la tribune que Rémy Pflimlin a fait publier par « Le Monde.fr » le 10 octobre dernier ?

Souvenez-vous, cette tribune insensée qui a fait du pédégé de France Télévisions la risée de la Presse unanime lorsqu’elle a raillé Rémy Pflimlin qui se félicitait du succès d’une émission qui n’était pas encore à l'antenne et qu’il affublait du titre farfelu de "2010" au lieu du "2012"!


Et si c’était l’un des cabinets conseils que Camille Pascal déclare avoir utilisé au Canard enchaîné du mercredi 19 octobre ?

L’ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel qui qualifie au passage de « terrorisme judiciaire » l’enquête préliminaire dont le Parquet a chargé la BDRE Brigade de Répression de la Délinquance Économique suite à la plainte au Pénal acceptée après son dépôt par le SNPCA-CGC le 4 juillet, qui confirmait avoir eu recours à Bygmalion et NPA Conseil.

Des cabinets extérieurs qui pondent des notes aux représentants de l’État alors qu’ils ont normalement obligation de décliner, eux-mêmes, leurs orientations et leur « politique », c’est déjà assez choquant !!! On rêve.

L’ex Secrétaire Général de France Télévisions, va même jusqu’à préciser que « NPA » l’aidait à « pondre une lettre aux parlementaires » (sic) et Bygmalion « rédiger des déclarations publiques devant la presse ainsi que des notes stratégiques » (sic)

Si c’était le même cabinet conseil payé par France Télévisions qui est également à la manœuvre avec une pétition appelée « Ne tirez pas sur le pianiste » qui circule auprès de certains producteurs de France Télévisions avec l’espoir de trouver certains signataires complaisants pour sauver la tête de Pflimlin englué dans l’affaire des « cabinets conseils extérieurs » comme le fut, à l’époque Jean-Pierre Elkabbach avec l’affaire des « animateurs/producteurs » avec l’issue que chacun connait!

mercredi 19 octobre 2011

Philippe Vilamitjana versus Rémy Pflimlin sur France Télévisions.

Philippe Vilamitjana versus Rémy Pflimlin sur France Télévisions.

Selon les indiscrets du Canard enchaîné du mercredi 19 octobre, Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel, « milite pour coller dans les pattes de Pflimlin en tant que numéro 2, Philippe Vilamitjana actuel directeur des programmes du groupe ». (voir l'article en fin de post)

L’ex Secrétaire Général de France Télévisions fait, également beaucoup parler de lui aujourd’hui, dans un long article toujours dans « Le Canard enchaîné du mercredi 19 octobre », en qualifiant de « terrorisme judiciaire », la plainte au Pénal déposée le 4 juillet que le Parquet a reçu, accepté et pour laquelle il ordonne une enquête préliminaire dont il charge la BDRE Brigade de Répression de la Délinquance Économique.

Le Parquet appréciera !

Ces interventions ne sont pas sans poser de graves questions.

Au nom de quoi ou de qui, Camille Pascal s’exprime-t-il ainsi ?

Comment parler en matière de Justice de « terrorisme judiciaire » alors que le terrorisme dans sa définition est « crime » et englobe « une ensemble d’actes de violences, attentats, prises d’otages, etc…commis pour créer un chantage sur un gouvernement ou satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, etc… » ????

Déposer plainte pour « délit de favoritisme prévu et réprimé à l’article 432-14 du code pénal, à l’encontre de la société France Télévisions et tout autre personne que l’enquête identifiera mais également pour prise illégale d’intérêt, délit prévu et réprimé à l’article 432-12 du code pénal…et complicité de prise illégale d’intérêt à l’encontre de la société France Télévisions et de toute autre personne que l’enquête identifiera. » devra-t-il à l’avenir être ajouter à la définition du dictionnaire et donc à la liste des crimes terroristes qui y sont référencés ?????



Découvrez la dépêche AFP suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêt visant des contrats conclus par FTV

Découvrez la dépêche AFP du18 oct 2011 suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêt intitulée: " Enquête préliminaire sur des contrats de consultants de France Télévisions"

PARIS, 18 oct 2011 (AFP) - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêt visant des contrats conclus par France Télévisions avec des cabinets de consultants, a-t-on appris mardi de source proche du dossier, confirmant une information de presse.

Le syndicat avait déposé plainte en juillet à la suite d'un article du Canard enchaîné révélant que 22,1 millions d'euros avaient été dépensés par le groupe audiovisuel dans des contrats signés avec une soixante de cabinets de consultant entre 2009 et 2010, notamment pour du conseil en marketing, management et relations publiques.

Le syndicat s'interroge en particulier sur le respect par France Télévisions de l'obligation pour les entreprises publiques de lancer des appels d'offres, disposition prévue par une ordonnance du 6 juin 2006.

A la suite de cette plainte, le parquet a récemment ouvert une enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance économique, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de la Lettre A et du Canard enchaîné.

Parmi les contrats ciblés par le syndicat figurent, selon Le Canard enchaîné, deux contrats signés avec les sociétés NPA Conseil et Bygmalion par le conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy, Camille Pascal, quand il était secrétaire général de France Télévisions.

"Je crois me souvenir que des appels à concurrence simplifiés avaient été lancés et plusieurs devis examinés", a dit M. Pascal à l'hebdomadaire.