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jeudi 18 décembre 2014

Les derniers alliés cégétistes de Pflimlin tapent encore sur l’État et préviennent le CSA que le choix, c’est avec eux… Compris !


Les derniers alliés cégétistes de Pflimlin tapent encore sur l’État et préviennent le CSA que le choix, c’est avec eux… Compris !  


Le blog CGC Média dont le directeur de publication a reçu la semaine dernière, devant témoins, des menaces pour ne plus publier la moindre ligne sur le syndicat qui ne rate pas une occasion de soutenir Pflimlin, notamment contre cet abominable État qui lui crée les pires problèmes, va une fois encore devoir  une fois encore informer ses lecteurs.

Dans un document lu en séance du CCE du 15 décembre dernier intitulé « Préambule au CCE des 15 et 16 décembre 2014 » (intégralité en fin de post) et énième plaidoyer pour Pflimlin sous titré « Encore et toujours, le sous-financement »les derniers soutiens quasiment du pédégé sortant tapent non seulement sur les Tutelles mais aussi l’État-actionnaire et mettent en garde le CSA et son président : « La cgt fidèle [soutien de Pflimlin pourrait-on ajouter, ndlr] à son idée du service public et à ses engagements, prendra toute sa part dans le débat pour le renouvellement du PDG de FTV. » 

A bon entendeur, salut ! 

Si Olivier Schrameck et les membres du CSA n’ont pas compris le message, il va falloir qu’ils s’y mettent : « le renouvellement » du prochain locataire de France Télévisions se fera avec eux. Chacun notera que le document indique bien « le renouvellement du pdg » !!!

Une chose est claire, pour les rédacteurs dudit préambule « Pflimlin doit être renouvelé » ! 


Pourquoi ? Parce que « L'équation budgétaire de France télévisions est toujours aussi insoluble. Le retour à l'équilibre des comptes en 2015,  prévu dans l'avenant au COM, ne sera probablement pas atteint, compte tenu des ressources publicitaires et des rabotages de Bercy qui ne manqueront pas de survenir comme c'est le cas chaque année ».  

Et de renchérir « L’actionnaire organise le déficit et contraint l'entreprise à rétablir ses équilibres en taillant dans la masse salariale et en dégradant les conditions de travail. C'est le principal reproche que nous formulons à l'équipe dirigeante de France télévisions au terme de son mandat. »   

Pour être un peu trivial, c’est à se taper le cul par terre ! « Le principal reproche que la cgt formule à l'équipe dirigeante de France télévisions, c’est qu’il serait la victime de l’État-actionnaire qui organise le déficit ». 

Mais enfin qu’est-ce qu’ils foutent à l’Élysée, au Gouvernement, à Bercy et rue de Valois à raboter systématiquement les «ressources publiques » destinées à Pflimlin quand même placé sous statut de témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet «Bygmalion» d’une plainte en instruction beaucoup plus vaste ?


Dites donc, Mesdames, messieurs, vous qui gérez le Pays n’est-il pas temps de pomper plus de fric aux contribuables français ?  « N'est-il pas temps de revoir la question de l'élargissement de l'assiette de la redevance, d'acter le retour de la publicité après 20H, de faire cesser l'incroyable spoliation de ses droits qui prive France télévisions de toute possibilité de tirer des ressources des programmes qu'elle finance » comme l’exige la cgt, d’augmenter le taux d’imposition des français ? 

Les auteurs du papier ardent défenseurs de Pflimlin à qui il ne reproche que les agissements de l’État d’ajouter « Le prochain PDG de FTV nous expliquera sans doute dans un an que c'était la faute de son prédécesseur »Autrement dit, pourquoi changer Pflimlin pour que dans un an, le suivant nous serine que c’est la faute du précédent ? 

Ben voyons !!!!! Mais que tout cela en plus d’être indécent est énorme ! 

Les auteurs de cette ode à Pflimlin, ne s’arrêtent pas là. Après avoir tiré à boulet rouge sur l’État, s’en prennent au CSA et à ses membres. « Cette question centrale [Encore et toujours, le sous-financement, c’est le sous-titre, ndlr]  n'est même pas effleurée dans le rapport "officiel" du CSA sur les quatre ans de gestion de France télévisions, version "soft" de celui qui avait fuité fin novembre. Au contraire, les "sages" comme on dit, se félicitent prioritairement du niveau des engagements dans la production privée, sans remettre en cause un système à bout de souffle qui paupérise le groupe public et entrave la possibilité de créer une véritable filière de production audiovisuelle en France, capable, par exemple, de produire les séries longues qu'attendent nos publics. » 

Mais enfin qu’est-ce qu’ils foutent au CSA ??? Où ont-ils les neurones pour ne pas voir et ne rien dire dans leur rapport sur la « paupérisation du groupe public organisé avec un système de  sous-financement à bout de souffle que  l’État organise » ?  

« Non seulement le CSA ne remet pas en cause le système des décrets Tasca mais il inscrit même leur logique dans le marbre, parmi ses priorités pour le prochain PDG. "Maintenir le niveau d'engagement financier du groupe public", "privilégier la politique de commandes ", "soutenir le secteur audiovisuel indépendant (c'est-à-dire privé) gage de renouvellement et d'innovation." Le ton est donné.

Plus grave encore, le CSA assortit cette position de l'exigence de procéder à un "audit sur la filière de production pour déterminer son avenir". En cause, selon lui, une organisation décentralisée de la filière, des charges de  personnels trop importantes et une structure des coûts qui aboutiraient "à un prix du service que certains professionnels du secteur évalueraient de l'ordre de 30% supplémentaires par rapport à l'offre comparable proposée par le privé." Et tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve ». 

Dites donc, Mesdames, messieurs, vous qui êtes l’instance de régulation, comment pouvez-vous à ce point taper sur les nerfs de la cogestionnaire cgt dans l’entreprise avec Pflimlin en sortant tant d’énormités « tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve » et sans même parler de votre « vision édulcorée » dont vous affuble les cégétistes ??? 


Espérons que ce coup-ci, tout le monde aura compris qui roule pour qui et qui protège qui ?!?!   

Enfin en guise de conclusion, le blog CGC Média a choisi d’apporter sa pierre à l’édifice …enfin sans jeu de mot parce que l’édifice il est tombé, il y a belle lurette. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore pas, il convient de rappeler que le « Mur de Berlin » est tombé dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989…cela fait donc un bail  et qu’ensuite les diktats et l’économie kolkhozienne n’ont plus le vent en poupe !



Préambule cgt au CCE des 15 et 16 décembre 2014

Encore et toujours, le sous-financement. 



L'équation budgétaire de France télévisions est toujours aussi insoluble. Le retour à l'équilibre des comptes en 2015,  prévu dans l'avenant au COM, ne sera probablement pas atteint, compte tenu des ressources publicitaires et des rabotages de Bercy qui ne manqueront pas de survenir comme c'est le cas chaque année. Le prochain PDG de FTV nous expliquera sans doute dans un an que c'était la faute de son prédécesseur.

D'ici là, le plan d'économies drastiques va se poursuivre. On connait la méthode. L’actionnaire organise le déficit et contraint l'entreprise à rétablir ses équilibres en taillant dans la masse salariale et en dégradant les conditions de travail. C'est le principal reproche que nous formulons à l'équipe dirigeante de France télévisions au terme de son mandat. Elle ne sera pas parvenue à imposer une révision du modèle économique de France télévisions, complètement déstabilisé par la réforme Sarkozy qui a décidé la suppression de la publicité après 20H et que l'entreprise traîne comme un boulet depuis 4 ans.

N'est-il pas temps de revoir la question de l'élargissement de l'assiette de la redevance, d'acter le retour de la publicité après 20H, de faire cesser l'incroyable spoliation de ses droits qui prive France télévisions de toute possibilité de tirer des ressources des programmes qu'elle finance quasi intégralement?

Cette question centrale n'est même pas effleurée dans le rapport "officiel" du CSA sur les quatre ans de gestion de France télévisions, version "soft" de celui qui avait fuité fin novembre. Au contraire, les "sages" comme on dit, se félicitent prioritairement du niveau des engagements dans la production privée, sans remettre en cause un système à bout de souffle qui paupérise le groupe public et entrave la possibilité de créer une véritable filière de production audiovisuelle en France, capable, par exemple, de produire les séries longues qu'attendent nos publics.

Non seulement le CSA ne remet pas en cause le système des décrets Tasca mais il inscrit même leur logique dans le marbre, parmi ses priorités pour le prochain PDG. "Maintenir le niveau d'engagement financier du groupe public", "privilégier la politique de commandes ", "soutenir le secteur audiovisuel indépendant (c'est-à-dire privé) gage de renouvellement et d'innovation." Le ton est donné.

Plus grave encore, le CSA assortit cette position de l'exigence de procéder à un "audit sur la filière de production pour déterminer son avenir". En cause, selon lui, une organisation décentralisée de la filière, des charges de  personnels trop importantes et une structure des coûts qui aboutiraient "à un prix du service que certains professionnels du secteur évalueraient de l'ordre de 30% supplémentaires par rapport à l'offre comparable proposée par le privé." Et tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve...

Message reçu semble-t-il côté direction financière de France télévisions qui envisage dans la construction budgétaire 2015 de redimensionner la filière de production par une réduction d'une fiction par site soit 4 sur les 32 que France télévisions fabrique actuellement en contradiction flagrante avec le principe du recours prioritaire aux moyens internes.

Mais d'autres secteurs sont aussi dans le collimateur du CSA. Les programmes régionaux de France 3 par exemple: "Les résultats d'audience semblent démontrer que le public est attentif à l'offre d'information régionale mais délaisse la programmation locale constituée de magazines et de documentaires".

Autre exemple, les Outre-mer 1ère "dont le coût de grille a représenté 185 M€ en 2013, dont 88% de frais de personnel", et le CSA d'insister lourdement sur Saint Pierre et Miquelon, 92 personnes pour une population de 6 000 habitants.

Rien par contre sur le projet Info 2015 dont les sages n'ont manifestement qu'une vision édulcorée "supprimer les doublons sur le terrain" et "mutualiser certains services et certains moyens", pas grand-chose à voir en réalité avec le projet mégalo industriel, quasi napoléonien, qui nous est présenté aujourd'hui.

Voilà nombre de sujets de conflictualité qui ne manqueront pas de s'exprimer dans les semaines qui viennent. La cgt fidèle à son idée du service public et à ses engagements, prendra toute sa part dans le débat pour le renouvellement du PDG de FTV. 

Paris, le 16 décembre 2014



Déclaration lue par le SNPCA-CGC au CE Siège de France télé, ce jeudi 17 décembre 2014



Alors même que la désignation d'un expert se décide au CE Siège de France Télé sur le projet qui y est présenté, concocté par un cabinet extérieur « Info 2015 » (comme l'a révélé le blog CGC Média), l'un des élus, délégué syndical du SNPCA-CGC a tenu à lire une déclaration au nom du syndicat.

Le blog CGC Média vous propose de la découvrir:

Avis sur « Info 2015 » !



Pas d’apriori au départ …même stratégique !!!



Nombre de télés en Europe comme la BBC qui a enchainé les plans de licenciements collectifs, ont fait ou font de telles expériences avec des « fortunes diverses » à l’arrivée.



Sauf que là, à France Télévisions,  tel que « présenté », c’est NON !!!!



Faut-il d’ailleurs parler de « présentation » tellement le « projet » que beaucoup qualifient d'usine à gaz (encore une) est incompréhensible.



Il s’agit, plus là, d’une organisation économique que d’un vrai projet rédactionnel !



Que faut-il penser de propos de Rémy Pflimlin sur France Inter, le mercredi 17 décembre, dans l’émission « Le Téléphone sonne » : « Le projet de fusion extrêmement important que j’ai annoncé dès 2012 et dont nous séquençons  la mise en œuvre, vise à faire en sorte que la production de l’information, c'est-à-dire “quand on fait des reportages, quand on va sur le terrain” puisse bénéficier tout le monde. Aujourd'hui plutôt que d'avoir une équipe qui part pour France 2 et une autre équipe qui part pour France 3 chacun gardant son sujet pour lui, on va mettre les sujets ensemble et on va coordonner tout ça et à partir de là, on va s’en servir pour fabriquer les journaux des chaînes et les enrichir...en développant le site FranceTVInfo premier site d’information toutes chaînes  confondues”



Qu’est-ce que cela peut bien vouloir diremettre les sujets ensemble  et que chacun ne garde pas son sujet pour lui ? ». N’était-ce pas déjà le cas ????  



A entendre cela, chacun pourrait même avoir l’impression que le service de coordination des rédactions France 2/France 3, né en janvier 2010 sous son prédécesseur,  n’a servi à rien pendant tout ce temps !



Plus globalement, dans le « projet », à lire les choses en l’état, on a le sentiment que ce serait une énième réorganisation des « coordinations des rédactions » pourtant existantes  dans une très grande rédaction pour l’internet !!!



Quid alors de France 2 (spécificité) ? Quid de France 3 ?  Où est la connexion avec l’info régionale ?....Et il ne faudrait pas oublier France Ô là-dedans ?



L’une des  critiques majeures, faites actuellement: c’est d’avoir complètement abandonné l’info ultramarine et surtout l’info internationale et interrégionale en lien avec les outre-mer alors que l’Ex-RFO était une chance (au plan de l’info notamment !) pour FTV : une présence accrue dans le monde à travers ses implantations sur tous les continents.



Oui l’Outre-mer, ça peut sembler compliqué et ça l’est vu le positionnement des stations sur les cinq continents…mais au lieu de travailler cette dimension, rien n’est vraiment pris en compte jusqu’à passer en pure perte !

Car FTV doit être, de par nature, un lien fort entre cette France hexagonale et ultramarine et le reste du monde et Inversement « faire résonner le monde dans tous les espaces français »…ce que ne cesse de répéter à l’envi les dirigeants depuis ces dix dernières années.



C’est un vrai défi, un vrai challenge et une vraie mission de service public or, manifestement ce projet « Info 2015 » n’est pas un projet éditorial, mais un simple et vaste plan d’économies drastiques !



D’autre part, et c’est visiblement là, le grand fantasme des rédacteurs du projet: que les journalistes ne soient finalement que de « bons petits » soldats qui abondent un « serveur », des « multitâches», ce qui équivaudrait à peu-près a déposséder ces femmes et ces de leur pouvoir d’appréciation et tout simplement de la nature même de leur  travail de journaliste !



Ils ne sont plus, ni des enquêteurs, ni des chercheurs, ni des professionnels du journalisme qui fabriquent des sujets, des reportages, des enquêtes comme un auteur réalise son roman mais les vecteurs impersonnels alimentant des « bases de données numériques destinées à enrichir et développer le site FranceTVInfo premier site d’information toutes chaînes  confondues » (dixit Rémy Pflimlin)   



Comment vérifier l’information avec cette vision dévoyée?

Comment être motivé à produire cette info pour celles et ceux qui ne seront que des pions ?

Comment assumer cette information et en être le relai ainsi dépossédé ?



Quid du développement des médias de demain ? Quid des métiers qui vont rester sur le bas-côté de la route comme celui de photographe à qui certains ne cesse de répéter «  : il y a longtemps que ca a bougé… et vous vous êtes à la ramasse »?  

Quid de la télé connectée ?

Quid de l’interface entre infos en ligne et info sur grand écran ?

Quid des nouveaux supports ?



C’est aussi l’un des gros problèmes du document qui commence par une « photographie »  de l’existant mais n’apporte aucune perspective pour demain !



Où sont les spécialistes de l’avenir numérique de FTV ? Ils sont enfermés dans des bureaux, dans une cellule au lieu d’être au cœur de nos rédactions !!!!!!!!

Ce n’est pas un truc à part, ce n’est pas un développement en parallèle ou à côté mais un vrai développement simultané, en temps réel car personne n’est capable de prévoir ce qui se passera demain, dans 5 ou 10 ans !



Prenez le travail avec les DSLR (Digital single-lens reflex camera,appareil photo) / avec les drones : nous sommes quelques uns à avoir pris de l’avance… Et vous ne nous prenez pas en compte !!!! Car votre modèle organisationnel est trop complexe, trop lourd, même si nous aussi élus, OS, avons notre part de responsabilité !



Je vous le dis tout de go : Pourquoi pas un nouvel axe pour l’info sur France TV avec une rédaction commune entre internet, tv, radio, web, écrit…mais à condition d’un vrai projet éditorial qui fédère, qui élève…pas qui déstructure nos métiers sous couvert d’une seule exigence : faire des économies !!!!



Quel sens a cette réforme dans ce que l’on propose aux français dans notre mission de service public ? Redisons-le, ce n’est pas un plan économique qui fait un projet éditorial…mais LE CONTENU.

 
PS: Le blog de la CGC Média vous propose de découvrir le communiqué du SNJ lu en séance:
 

 

La chienlit sociale éclate au grand jour à France Télé...en écho à l'état de déliquescence de la télé publique.


Hier encore Pflimlin était sur le plateau d'Inter dans le cadre de l'émission "Le Téléphone sonne" pour son numéro d'enfumage habituel s'agissant de l'état de faillite générale (dans tous les sens du terme) que France Télé connait depuis sa nomination à l'été 2010 par l'ex chef de l’État.
Pflimlin après avoir repris à son compte dans les "quatre années" passées du mandat que lui a confié Sarkozy, la dure "fusion des entreprises" alors que la loi date de mars 2009 que son prédécesseur a démarré dès cette date et poursuivi grâce à la cgt au CCE de décembre 2009, il faut le rappeler.

Le blog CGC Média n'a pas l'intention de commenter les propos de celui qui va quitter dans quelques semaines le groupe public sauf à apporter toute sa sympathie aux auditeurs de France Inter face à cet indécent d'exercice d'autosatisfaction où l'intéressé a systématiquement contourné leur questions en répétant à l'envie être le meilleur, en véritable copié/collé de ce qu'il avait fait pendant 3 longues heures le 16/12 au matin, devant les membres du CCE fatigués d'entendre la même litanie de "bons points" qu'il se distribue constamment  et d'"inventions" dont il serait à l'origine (Pluzz où il serait responsable de plus d'1 milliard de vidéos vues aujourd'hui,  Culturebox, la plateforme web "éducative", l'identité claire de France 4 qu'il a impulsé dès mars: Jeunesse le matin et Jeunes-Adultes à partir de 19h...l'offre en continu d'infos sur le net par, notamment, la fusion des rédactions pour que les "sujets " soient enfin traités ensemble", etc..)!!!!!

Que d'enfumage et de bourrage de crâne, encore malheureusement relayé par une poignée de "suiveurs" qui ne trompe plus personne.

La CFDT en est l'exemple le plus criant et le plus récent, où dans une publication de 22 pages, elle dénonce le caractère déloyal par de l'application de l’Accord d’Entreprise France Télévisions (28 mai 2013) que la direction a retourné contre les salariés et duquel elle retire sa signature.
Inutile de préciser, quelques semaines avant le départ de Pflimlin qui laisse une entreprise exsangue et traumatisée, la direction est folle de rage contre le syndicat....
Le blog CGC Média vous propose de découvrir (ci-après)  les 22 pages de cette "prise de conscience " qui débute ainsi :  
"ACCORD COLLECTIF FRANCE TÉLÉVISIONS - RETOURNÉ CONTRE LES PERSONNELS !

Près de 18 mois se sont écoulés depuis la signature de l’Accord d’Entreprise France Télévisions (28 mai 2013) et, ce qui devrait maintenant être rentré dans le rythme de croisière se révèle aujourd’hui détourné de son objet affiché : l’harmonisation et la régulation sociale de l’entreprise. Il n’existe pas un chapitre qui ne fasse pas l’objet d’interprétations abusives ou de difficultés d’application sciemment et nocivement orchestrées par une Direction dont le caractère déloyal se révèle aujourd’hui au grand jour.....





















mardi 16 décembre 2014

Pflimlin continue le sabordage de France Télé, en créant une nouvelle direction « de la Stratégie, du Développement et de la Diversité » visant, notamment, à contrer les velléités d’expansion du pdg de Radio France Mathieu Gallet.

Ce mardi 16 décembre, Pflimlin qui avait convoqué sur 2 jours (ce jour et le suivant) le C.C.E., pendant près de 3 heures dans le cadre du point « situation générale de l’entreprise » s’est félicité devant l’Instance de tout ce qu’il avait « accompli » depuis sa nomination à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy.

Pflimlin, n’a eu qu’une expression  à la bouche : « La bascule numérique »  pour justifier le lancement d’une « chaîne info numérique » et de mettre en avant  les velléités d’expansion du pdg de Radio France Mathieu Gallet. ….Il fait bien de la «Radio filmée» qu’il met ensuite en ligne ….pourquoi donc France Télé ne pourrait-elle pas décliner son info sur le numérique ????  

Pendant toute la matinée et avant de laisser le soin à Thierry Thuillier l’après-midi de « tenter » d’expliquer l’inexplicable, celui que Renaud  Van Ruymbeke a placé, à l’été dernier, sous statut de témoin assisté dans le « seul » volet Bygmalion s’agissant de la plainte au Pénal beaucoup plus large déposée par le SNPCA-CGC et dont l’instruction judiciaire en cours a été confiée au juge, s’est une fois encore écouté parler.   

Les élus comme les salariés de France Télé qui ne supportent plus le numéro d’autosatisfaction auquel se livre en permanence Pflimlin, ont dû trois heures durant écouter ses élucubrations pour redire combien l’entreprise se portait bien !

Combien les critiques du CSA n’étaient « ni réellement étayées, ni objectivées » comme l’intéressé l’a écrit…

Combien les « attaques » de la Presse étaient sans fondements…

Combien les objectifs avaient été atteints dans tous les domaines…

Combien l’entreprise avait su se réformer et était sur les rails,

Combien les salariés étaient contents….

Combien les audiences « stabilisées » répondaient aux attentes des téléspectateurs et des missions de Service public…

Combien les recettes publicitaires étaient meilleures que prévues,

Combien la « bascule » vers le numérique allait marquer un tournant…

Combien…etc…..

Hallucinant !!!!

Quant au document intitulé « Info 2015 »,  présenté aux élus du CCE de France Télévisions en séance ce 16 décembre dans le cadre d’une procédure « information/consultation », il ne fait pas état ni des modalités, ni des détails de la création de cette « chaine info numérique ».  

Tout juste est-il écrit dans ledit document remis aux élus et truffés de diverses incantations sur lequel le successeur de Pflimlin nommé par les 8 membres du CSA   dans les premiers mois de 2015, ne pourra que revenir :

 1) « Le projet de création d’une chaîne d’information numérique s’inscrit dans les objectifs suivants :

- Faire du service public, l'information audiovisuelle de référence sur l'ensemble des canaux de diffusion actuels et à venir (antennes, web, mobile, TV connectée, etc.) :

- s'imposer par rapport à la concurrence, chercher à conforter, fidéliser, développer, élargir ses publics ;

- développer rapidement de nouvelles offres en s'adaptant et anticipant les nouveaux usages avec un parti pris de différenciation (entre elles et par rapport à la concurrence) ;

- conquérir de nouveaux publics pour rajeunir globalement l'audience de France Télévisions. »



2) L’objectif est donc de développer, en fonction de nos moyens, de nouvelles offres d’information à destination des publics (notamment les jeunes adultes) qui ne se tournent plus vers France Télévisions pour s’informer, ou dans des domaines qui ne sont pas assez traités :

- Création d’une chaîne d’information numérique permettant de valoriser cette production d’information. Un projet souvent évoqué par la télévision publique sans avoir jamais été concrétisé jusqu’ici.

- Nouveaux magazines antennes ou web, par exemple sur l’éducation aux média ou l’économie (à noter que cette offre a été mise à l’antenne sur France 2 en faisant travailler ensemble des équipes de France 3 et de France 2)

- Développement de formats/pages magazine dans certaines éditions en fonction des Cahiers des charges développés par les équipes d’éditions  

3) Il est également proposé de placer sous l’autorité de la Direction de l’Information :

- Une Direction de la Stratégie, du Développement et de la Diversité qui aurait pour mission de réfléchir, au-delà du traitement quotidien de l’information, à des nouveaux modes de traitement et de récit de l’information (nouveaux contenus, nouvelles écritures, développement artistique), notamment en lien avec le développement numérique. Cette direction aurait en charge la conduite du projet de chaîne d’information numérique. Elle accompagnerait les évolutions éditoriales et organisationnelles et piloterait la mise en œuvre du projet Info 2015. Enfin, cette direction aurait comme axe d’action de promouvoir la diversité comme élément de développement de l’offre. »

Pierre Nicolas dément le plus fermement qui soit le "démenti de la direction" de France Télé sur son retrait de l'antenne.

Pierre Nicolas dément le plus fermement qui soit le "démenti de la direction" de France Télé sur son retrait de l'antenne.

Décidément, niveau "communiqués de démentis" au CSA, aux Parlementaires, à la Presse après la publication de certains articles peu amènes, à nombre de ses détracteurs...il y va, Pflimlin !!!!

Le 28 novembre dernier, le blog CGC Média publiait un article sur l'éviction de Pierre Nicolas intitulé "Viré de l'antenne de Midi-Pyrénées comme un moins que rien avant le départ de Pflimlin" .


Suite à ce post, le blog CGC Média a reçu des dizaines de commentaires que nous ne publions normalement pas mais TOUS DE SOUTIEN est-il besoin de le préciser pour le journaliste figure emblématique de la station depuis près de 35 ans, condamnant d’ailleurs unanimement  au passage la violence des procédés de France Télévisions.

Les commentaires n'ont, du reste, pas fait que se porter sur le blog CGC Média qui avait révélé l'affaire mais plus largement sur les réseaux sociaux (pourtant si chers au duo Patino/Pflimlin).

Face à cette déferlante de soutiens, la direction qui s'est d'abord attelée à retirer de chaque plaquette promotionnelle, le visage de l'intéressé mais surtout la pub pour l'émission qui allait avec, a cru bon de sortir un communiqué où "elle dément les informations qui circulent [supposées, ndlr] salir l'image des cadres de France Télé"....mais surtout que "Pierre Nicolas n'a [aurait,ndlr] pas été retiré de l'antenne sur la décision de la direction mais parce que l'intéressé lui-même a [aurait,ndlr] décidé de ne plus présenter les éditions du week-end" 

Le communiqué osant conclure en invoquant "l'absence de l'antenne à laquelle elle a [aurait,ndlr] paré avec d'autres journalistes dont les qualité professionnelles sont reconnues"!!!!!! 
Qui a mis en cause la qualité professionnels de ces journalistes ? Personne et qui la met en parallèle avec celle de Pierre Nicolas, sinon la direction de FTV !!!!!
Écœurant....
Face à ce communiqué, Pierre Nicolas qui précise que seule cette "absence à son  poste, est due à la dégradation de son état de santé"  - ce que chacun peut comprendre, vu le contexte - a décidé de répondre par un cinglant démenti que vous propose de découvrir le blog CGC Média (* en fin de post)




Réponse de Pierre Nicolas au communiqué de France 3 Midi Pyrénées.



Je découvre le document de la direction de France3 publié sur les réseaux sociaux (Facebook en l’occurrence).  Il y est question de ma modeste personne je me sens donc autorisé à y répondre.  

J’affirme d’abord que je ne reconnais pas à ma Direction le droit de s’épancher comme elle le fait en public sur ma vie professionnelle.  

Il y a bien évidemment différend mais je me suis fixé pour ma part comme règle de conduite de m’abstenir de tout commentaire ou évocation devant la presse ou sur les réseaux sociaux. J’aurais aimé que ma Direction ait cette élégance. Il n’en est rien.

En parlant de bonnes manières je tiens ici à présenter mes excuses aux téléspectateurs de France3 Midi Pyrénées accusés par ma  Direction de salir par leurs remarques «  l’image de ses cadres ».

Je perçois bien la dimension aristocratique de ce reproche adressé à une horde surgie d’Internet et accusée de piétiner les allées médiatiques de cette télévision alors qu’elle devrait se contenter de payer en silence la redevance audiovisuelle.

Je précise donc qu’à mon avis cette mobilisation citoyenne est avant tout suscitée par la curieuse manière dont cette affaire est menée. Je rappelle que la décision d’Avril 2014 de modifier mon contrat de travail a été prise unilatéralement et qu’elle m’a été imposée sans aucune concertation.

A ce sujet je déments le démenti de ma Direction et je précise : La seule solution proposée  pour compenser ma surcharge de travail dominical était un leurre inacceptable consistant à me pousser vers un placard en attendant la retraite. J’ai donc été OBLIGÉ de reprendre « à regret » un rythme de travail du lundi au vendredi.

Cette mise à l’ écart, sans que je puisse me défendre et qui intervient après 34 ans de bons et loyaux services à France3 est responsable de la dégradation de mon état de santé. Seule cette dégradation de mon état de santé est responsable de mon absence à mon poste.


Mes qualités professionnelles ne sauraient en aucun cas être mises en doute. 

                                                                                             Pierre Nicolas