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mercredi 15 mai 2024

A France Médias Monde, la charge sur un contrôleur de gestion peut en cacher une autre…

A France Médias Monde, la charge sur un contrôleur de gestion peut en cacher une autre…

Après avoir tapé sur Anne Cazala le 23 avril dernier par l’intermédiaire de son avocat devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) dans la procédure visant les nombreuse irrégularités constatées à France Médias Monde (*), Marie-Christine Saragosse a expliqué ce matin en CSE Jean-Claude Hulot le contrôleur général d'État qui lui avait  succédé, « avait été avisé d’un  chèque de 500.000 euros correspondant au montant des indemnités de départ octroyées à Marc Saïkali directeur des chaînes de France 24 de 2012 à 2021,   lorsqu’il a quitté cette l’entreprise »

C’est La Lettre que FMM a vainement tenté de discréditer qui, une fois encore, révèle l’affaire.

Le titre de presse indique encore « Alors que la Cour des comptes avait déjà révélé les montants de plusieurs protocoles d'accord lors d'une audience publique dans le cadre de son procès intenté à l'encontre de la direction de FMM (LL du 02/05/24), la nouvelle de cette enveloppe versée à Marc Saïkali passe mal au sein du groupe.

En effet, lors de leur première réunion de NAO le 3 mai, les syndicats avaient appris que la direction de FMM avait décidé de restreindre la part du budget réservée aux augmentations salariales des permanents en CDI comme pour ceux en contrats précaires… »

« Mr T » (*) d’ajouter pour sa part, en guise de conclusion : « Dire qu’il y en a qui n’ont pas eu le choix de leur départ et sont partis avec beaucoup moins quand certains quelques jours de leur retraite, ont empoché le pactole ! » Promettant presque enragé, de rendre publique la liste ! 

(*)

mardi 14 mai 2024

Conte d'une tyrannie moderne pour des méthodes d'un autre âge ! Laisser un tel délire s’étendre, serait le cautionner.

Conte d'une tyrannie moderne pour des méthodes d'un autre âge ! Laisser un tel  délire s’étendre, serait le cautionner.

De l’ORTF démantelée en 1974 que l’État veut ressusciter aujourd’hui, il ne reste  qu’un comité interentreprises des sociétés de l’Audiovisuel public mutualisant une partie de leurs  activités sociales et culturelles. Cette structure dont les effectifs font qu’elle fonctionne comme une PME de plus de 50 salariés avec un CSE donc des élus et un CSSCT, revêt une particularité, son bureau est formé de salariés élus dans les différentes sociétés de radiotélévision.

La comparaison s’arrête car la responsable légale (élue cégétiste de France Télés) y fait régner la terreur et n’en fait qu’à sa tête. 

Elle a par exemple, dénoncé « l’accord d'entreprise » qui encadrait les salariés de cette structure depuis des années...Plus de neuf mois, se sont écoulés et rien à l'horizon et surtout pas d'accord de substitution qui pointerait le bout de son nez !

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Elle vient de convoquer pour entretien préalable en vue d’un licenciement, deux des salariés de la structure qui avaient adressé un courrier d’alerte signalant les nombreux dysfonctionnements, l’ambiance de peur et l’atmosphère délétère qui règnent sur place, après qu’elle a reçu une première lettre collective pour les mêmes raisons qui, chacun l’imagine, a dû finir dans la poubelle ! Selon nos infos, deux autres salariés sont également convoqués dont une élue.

La ficelle est tellement grosse ! Elle pense peut-être qu’en tentant de sanctionner ces deux lanceurs d’alertes, plus personne n’osera bouger un cil ?!

Elle se trompe lourdement car la CGC de l’Audiovisuel s’apprête, non seulement à faire un signalement au procureur de la République - elle ne devrait pas être seule organisation à le faire - mais également à se porter aux côtés de ces deux lanceurs d’alerte, si cette procédure n’était pas immédiatement annulée.

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Elle ne sévit pas que dans la structure qu’elle est censée gérer. Salariée élue CGT de France Télés, en mars dernier, elle a déclaré un accident du travail lors d’un déplacement sans que personne ne soit au courant dans le centre de vacances d’Hauteluce (* dont nous reparlerons). Le motif: elle aurait subi un choc psychologique après un désaccord survenu 3 semaines avant avec sa souffre-douleurs (comprenez un des personnels administratifs du CSE de France Télés ) contre qui elle aurait également demandé des sanctions à la RH !

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Ce n’est d’ailleurs pas les seuls à être victimes de ce despotisme inadmissible qui n’a pas sa place au sein de sociétés d’État.

(*) S’agissant de Hauteluce centre de séjour au cœur du Beaufortain, à seulement 23km d'Albertville et 7km des Saisies, où elle vient de se rendre toujours inopinément, flanquée d’une pote architecte pour des travaux décidés de longue date mais qu’elle décide donc de revoir, après avoir débarqué l’ancien architecte et consort qui les avait validésQuid du mandat des élus pour engager quoi que ce soit, ou encore d'un quelconque appel d’offres où d'une supposée mise en concurrence?

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

« La Ceaucescu » comme certains la surnomment, a viré d’un claquement de doigt, le responsable d’un autre centre de vacances à l’Isle-Jourdain (après 42 ans de bons et loyaux services) ainsi que sa femme avec en prime un avertissement pour des raisons bidon et ce à deux mois de la retraite. 

La nouvelle direction qu’elle a, elle -même choisie, s’est d’ailleurs avérée être un cinglant échec avec en filigrane la mission de dégager celles et ceux qui étaient proches de ce couple licencié manu militari. Pour exemple, cet animateur qui a collaboré pendant huit ans sans jamais aucun problème - personne fiable et volontaire, sans problème et connaissant pourtant la région sur le bout des doigts comme les habitant à l’Isle-Jourdain - éjecté sans aucune raison à part d’avoir collaboré avec le couple précité.

En l’occurrence, il a œuvré pendant 8 ans au sein du village vacances de l’Isle-Jourdain, au début en tant qu’animateur puis rapidement en tant que responsable d’animation. Pendant les saisons 2022-2023, il a été en rapport constant avec l’office de tourisme Sud Vienne Poitou pour promouvoir entre autres, le tourisme local. Lorsqu’il décidait légitimement de postuler de nouveau au poste de responsable d’animation au village CIORTF de l’Isle-Jourdain, il a su que son nom aussi était sur liste noire et ce malgré ces années de collaboration et un comportement exemplaire.

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Toutes les entreprises locales qui ont travaillé avec l’ex-directeur limogé lors de la rénovation du centre, font à présent partie d’une liste noire et sont barrés.

Que dire des interventions péremptoires de cette architecte, elle aussi proche de la despote (loin d’être éclairée) qui valide des plans qui ne sont pas conformes après passage de l’Apave société française qui intervient dans le domaine de la maîtrise des risques et réalise des activités de contrôle, d'inspection, de certification et de formation sur des thèmes liés à la sécurité ? Que représente les sommes liées aux « missions » qu’elle a effectuées à sa demande ?

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Il semble bien légitime de s’interroger sur le nombre de JV (journées de vacances) - entre 9000 et 10000 JV/an au moment où le couple viré y était - ainsi que le nombre de JV à l’heure actuelle sur le village de de l’Isle-Jourdain ?  Comment une seule personne peut décider d’éjecter des personnels sans jamais qu’ils n’aient eu le moindre problème professionnel ou personnel ?

Une ex-salariée a bien essayé les Prud’hommes après avoir été viré sous un faux prétexte déboutée pour une question de service, à savoir celui des retours auprès duquel nombre de  vacanciers émettait des avis plus que négatifs

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Pour ce qui est du fric dépensé et des passe-droits, les voyages aux USA, sont aussi une illustration de cette gestion surréaliste qui se déroule sous sa houlette.

Elle a, entre autres, organisé plusieurs voyages à New York. Pourquoi ? Le premier, sa progéniture déjà partie plusieurs fois n’avait pas été retenue dans la vingtaine retenue donc inéligible pour le séjour USA grands parcs Août. Elle en a donc programmé un autre pour que cette dernière puisse aller voir The big apple.  Bonjour le coût.

Elle a organisé une "Formation à la conduite accompagnée" a la Toussaint Rebelote pas de place pour la demoiselle parmi les 24 confirmés lors du tri informatique. C’est une pression de tous les instants - celle dont sont accusés régulièrement celles et ceux qui ne filent pas droit - qui a été mise sur le responsable  de l'époque qui était en CDD pour qu’il « agisse dans le bon sens » ! Il a fallu raconter à 2 familles qu'à cause de « lenteurs administratives, leur dossier auprès de la préfecture ne serait pas constitué à temps car il fallait compter 3 mois pour obtenir un dossier complet pour les habitants du 93 ». 

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

Comme si le tableau n’était déjà pas assez noir, il convient de s’interroger sur les 40.000€ perdus au casino par une directrice de colo juste avant le départ !?

Sur quelle ligne budgétaire cette invraisemblable négligence a-t-elle atterrie ? 

Pour une soi-disant syndicaliste, ça laisse pantois.

La conclusion à tout cela, le blog CGC Média l’a mise dans le titre et la reprend bien évidemment « Laisser s’étendre ce délire, serait le cautionner ».


lundi 13 mai 2024

Audiovisuel public: l’eau ça mouille et le feu ça brûle !

Audiovisuel public: l’eau ça mouille et le feu ça brûle !

«Cette réforme de l’audiovisuel public doit permettre de proposer une offre plus riche, mieux mise en avant sur tous les canaux de diffusion pour qu’elle puisse s’adresser à tous les Français» dit en substance et comme un cliché, le projet de loi Lafon qui sera soumis aux députés.  

Comme si avant, les offres radio ou télé ne s’adressaient pas à tous les Français ?! 

Comme si avant, tous les supports et technologies (Numérique en radio comme en télé, TNT et RNT aussi appelée DAB ou DAB+, Internet, smartphones…) donc tous les canaux de diffusion possibles, n’étaient déjà pas utilisés pour diffuser les programmes ?!

Comme si avant, les 4 milliards et quelques de subventions, n’avaient servi qu’à proposer des programmes moins disants alors que demain, avec cette « ORTF + », ils seront forcément plus riches ?!

Comment tenir de tels propos au nez et la barbe des Français, en leur faisant croire que demain les dizaines de milliards d’argent public seraient mieux utilisés ? 

Comment imaginer leur faire gober que dans les années à venir et plus précisément sur ces dix dernières années, les quelques gros producteurs privés et autres omnipotents prestataires de ce petit monde de l’entre-soi qui se sont partagés ce « fric de dingue » pour citer Emmanuel Macron, seront absouts de tout cet argent claqué sur le dos des contribuables ?

Pour ne citer que Salto, la catastrophe industrielle qui aura vu partir en fumée, en deux ans et demi près de 90 millions d’euros pour rien!

La vingtaine de pages de l’amendement gouvernemental déposé à l’identique par les députés Renaissance et Horizons, membres de la majorité présidentielle qui «propose un rapprochement en deux étapes» pour l’Audiovisuel public, à savoir «la création au 1er janvier 2025 d’une société holding à la tête d’un groupe réunissant France Télévisions, Radio France, France Médias monde et INA» puis «la fusion au 1er janvier 2026 des filiales au sein de la société France Médias», sonne donc comme une farce.

Particulièrement lorsque chacun sait à présent que devrait se renouveler en l’espèce, la technique du TUP qui a permis de mettre en place l’entreprise unique et le holding France Télévisions dont la déliquescence s’est nettement accélérée depuis l’été 2015 malgré les communs, les communiqués incessants d’autosatisfaction sur de pseudos équilibres qui masquent malheureusement la triste vérité.

«L’ensemble des biens, droits et obligations» de ces sociétés «sont transférés à la société France Médias» avec effet au 1er janvier 2026 », détaille en effet l’amendement gouvernemental qui sera au menu de la commission des Affaires culturelles en première lecture, de mardi après-midi à mercredi pour être ensuite débattue dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale les 23 et 24 mai. 

Autrement dit, aucune des sociétés entrant dans ce holding attrape-nigauds ne sera ni auditée, ni valorisée à l’instar de qui a été fait en 2009 pour la télé publique afin de masquer les problèmes financiers bien réels et structurels du plus grosse et la plus coûteuse d’entre elles, à savoir France Télévisions SA. 

Dans quelques mois, au mieux dans un couple d’années, tout le monde tombera à bras raccourcis sur Laurent Lafon par ailleurs membre du Conei d’administration de France Télés - donc hors de tout conflit d’intérêt - pour expliquer que c’est sa faute si tout le secteur a implosé ! 



dimanche 12 mai 2024

Du blanc de blanc pour accueillir la flamme olympique sur la télé publique.

Du blanc de blanc pour accueillir la flamme olympique sur la télé publique. 

Le blog CGC Médias se devait de reprendre la chronique de l’ADAP signée “Madiba” qui constate, une fois encore, qu’il n’y a guère que le blanc qui aille à France Télévisions.

« Je croyais qu’avoir la peau noire, marron, jaune, était inscrit dans le patrimoine génétique de la France…Pas à France Télévisions en tout cas.

La flamme olympique est arrivée à Marseille. La foule, multiple, bigarrée, multi confessionnelle était là pour l'événement. Une belle image de la France d'aujourd'hui. 

La France réelle, joyeuse, qui sait se rassembler pour les grands événements. Pour France Télé, la réalité est tout autre » s’indigne-t-il. (*)

“Le jour de la commémoration on comprend l'importance donné au mot Diversité qui n'est aujourd'hui qu'un mot entouré d'un nuage de com' et noyé dans des déclarations dévouées à la visibilité des invisibles” écrit le site média, rappelant les engagements de lex-Orange qui “la main sur le cœur devant le CSA devenu Arcom, avait de la Diversité une priorité…Mais ça, c'était avant.”

L’Association de Défense de l’Audiovisuel Public cite Aimé Césaire pour enfoncer le clou “C’est en vain que vous chercherez une tâche de couleur, une tâche sombre dans le paysage. Tout est blanc, tout est blanc. Il ne s'agit pas de racisme mais de l'équilibre d'une société menacée. Menacée dans son être, menacée dans sa vitalité, menacée dans son identité, menacée dans sa survie."

Ce n’est évidemment pas la faute des journalistes choisis pour l’occasion mais l'illustration si besoin était du tandem Gengoul/Ernotte à  tracer la moindre ligne culturelle…comme une veritable gifle  aux populations d'outre-mer, celles et ceux qui se battent sur tous les terrains pour qu'existe la diversité venue de tous les océans. 

(*)



samedi 11 mai 2024

La CGC Medias rend un fervent hommage à Renaud Van Ruymbeke décédé le 10 mai dernier.

La CGC Medias rend un fervent hommage à Renaud Van Ruymbeke décédé le 10 mai dernier. 


C’est en 2013 après une plainte déposée en avril 2011 par le SNPCA-CGC que le syndicat rencontre pour la première fois cet ancien magistrat, devenu une figure de la lutte contre la corruption au fil des affaires dont il a eu la charge.

Cet homme droit, rigoureux et particulièrement méticuleux, mettra en examen Patrick de Carolis, l’ex-pédégéde France Télévisions dans le volet média de l’affaire dite Bygmalion/France Télévisions/Carolis/Millot. 

Son instruction judiciaire permettra de le faire condamner pour délit de "favoritisme" tout comme Bastien Milot, l’un des deux cofondateurs de la société Bygmalion qui était également à l’époque numéro 3 de France Télévisions. 

Condamnation définitive que la Cour d’appel confirmera et alourdira alors.

Son nom restera associé aux affaires politico-financières les plus sensibles - entre autres, le volet politique cette fois-ci de l’affaire Bygmalion - pour l’esprit d’indépendance dont il a fait preuve en 40 ans de carrière.





vendredi 10 mai 2024

Stéphane Bijoux: adieu Bruxelles et retour a la case départ ?!

Stéphane Bijoux: adieu Bruxelles et retour a la case départ ?!

Européennes : L'eurodéputé réunionnais sortant de Renaissance, Stéphane Bijoux, ne sera pas en position éligible sur la liste Besoin d'Europe dont les 30 premiers colistiers de Valérie Hayer ont été récemment révélés. (*)

Avec le scrutin de liste à un tour et à la proportionnelle, seulement une partie de cette trentaine de candidats peut vraisemblablement prétendre à un poste au Parlement européen le 9 juin prochain. Bijoux qui était dixième sur la liste de Renaissance en 2019 donc élu, n’en fait pas partie. Il n’aura bénéficié que d’un seul mandat de cinq ans au Parlement européen et devrait en conséquence demander sa réintégration à France Télévisions où il était affecté au pôle Outre-mer 

(*)


« Valérie Hayer aura en tout 80 colistiers à ses côtés et Stéphane Bijoux pourrait toutefois être inclus lorsque la liste complète sera révélée. Mais même s’il y trouve une place, être positionné au-delà de la 30ème position réduit à néant ses chances d’être réélu. » ecrit Zinfos974 qui précise « Rappelons qu’en 2019, Renaissance n’avait obtenu que 23 eurodéputés avec un score de 22,42%. La situation pourrait être encore plus tendue cette année : les sondages nationaux ne créditent le parti de la majorité présidentielle que de 17% des intentions de vote. »

Le titre de presse poursuit « Durant la semaine , Le Figaro avait déjà indiqué que Stéphane Bijoux était sur la sellette. Selon Pierrot Dupuy, des rumeurs indiqueraient que le Réunionnais aurait fâché le président à cause de son bilan à Bruxelles mais aussi pour un manque d’engagement lors de la campagne. »

Il semble bien, selon nos infos, que ses ex-collègues l’attendent de pied ferme.



jeudi 9 mai 2024

Après les révélations toujours aussi factuelles de La Lettre sur l’audition de M-C Saragosse, "Mr. T" se révolte.

Après les révélations toujours aussi factuelles de La Lettre sur l’audition de M-C Saragosse, "Mr. T" se révolte.

Cela faisait un petit moment "Mr. T" notre gorge profonde internationale (*),ne s’était pas manifesté… Mais là pour lui : trop, c’est trop ! 

Le blog CGC tenant à épargner ses lecteurs avec les noms d’oiseaux et autres onomatopées largement plus virulentes que celles qu’utiliserait le capitaine Haddock dans une crise de rage dont il a le secret, ne les a pas retranscrits en totalité.

Les propos de charretier utilisés par notre homme ont même de quoi choquer: « un demi million pour l’ex d’irlo mais c’est un scandale d’État … On est à des milliers de bornes des 2 ans de ce à quoi un salarié avec une carrière complète, a droit en partant en inaptitude ! »

(*)

Il vient de nous faire passer en plus des quelques éléments intervenus depuis la période visée à l’audience du 23 avril dernier devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) dans le cadre de la procédure visant les nombreuse irrégularités constatées à France Médias Monde, les derniers écrits de FO dont il n’était pourtant pas si proche. 

Avec cette publication notre  intarissable « causeur en chef »,  souligne « le départ bien arrosé de l’ancien directeur de France 24, un autre scandale qui n’a pas encore été contrôlé par la Cour des comptes » 

Il se demande même comment cette « équipe » a pu passer à travers les gouttes et pourquoi l’État et plus précisément Bercy, a pu la laisser en place sans broncher !

Extraits:  

« Depuis des années c’est la même litanie. Quand les salariés demandent une augmentation, qu’elle soit collective ou individuelle, ils se voient reprocher de mettre en péril l’entreprise. Ces demandes, tout à fait légitimes, vont « grever le budget » ou encore plus diplomatiquement, avec un budget contraint, il faut faire des choix. Et malheureusement, la demande d’augmentation n’est pas la priorité pour cette année.

Dans l’article de La Lettre, il est indiqué d’une manière peu commune, les noms des « heureux bénéficiaires », montants à l’appui, pour des départs généreusement négociés avec deux exemples représentatifs au niveau des directeurs :

Geneviève Goëtzinger, l’ex-directrice des relations institutionnelles, a quitté France Médias Monde en 2018 avec 540 000 € de protocole transactionnel.

La signature d'un protocole transactionnel de 136 000 € versé à Bruno Tézenas du Montcel, directeur technique du groupe de 2010 à 2017. 

Un préjudice évalué par la Cour des comptes à 1,7 million d’euros et transmis à la Cour de discipline budgétaire et financière. Une première ! 

A titre de comparaison 1,7 million d’euros c’était le budget de la NAO 2021. 

Dire que les salariés sont choqués par les informations de l’article de La Lettre du 2 mai dernier est bien en dessous de la réalité. C’est indécent ! 

D’autant plus qu’il n’est pas fait état des situations de départs négociés qui ont obtenus la validation du contrôleur général et qui sont donc en conformité avec les procédures. Serait-ce seulement la partie visible de l’iceberg ?

Ce lundi 6 mai, en séance de CSE, la présidente de FMM a confirmé que l’ex-directeur de la rédaction de F24 a lui aussi perçu plus d’un demi-million d’euros lors de son départ. 

Combien d’années de salaire moyen à FMM, avec une évolution de carrière au mérite, faut-il pour atteindre un demi-million  d’euros.

Politique sociale interne du deux poids, deux mesures et tout cela avec de l’argent public. Une politique aussi inefficace que dangereuse !

L'instruction judiciaire qui devrait suivre très vite la saisine l’an dernier du Parquet, aura le mérite de démontrer que les communiqués de l’entreprise publique et les beaux discours à l’actionnaire, ne sont que de l’enfumage et rien d’autre! 

Alors que la restitution du rapport final de la commission d’enquête tourne à la foire d’empoigne, « OFF INVESTIGATION », s’interroge sur la possibilité pour Ernotte d’avoir menti…

Alors que la restitution du rapport final de la commission d’enquête tourne à la foire d’empoigne, « OFF INVESTIGATION », s’interroge sur la possibilité pour Ernotte d’avoir menti… 

Un témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire peut-il être qualifié de « faux témoignage » au sens de l’article 434-13 du code pénal ? 

La réponse est oui…Une commission d’enquête parlementaire n’est évidemment pas une juridiction au sens légal du terme. Toutefois, si le délit de faux témoignage concerne, en principe, un témoignage mensonger devant un juge, il peut être également constitué devant des autorités qui n’ont pas cette qualité. 

L’article 434-13 du code pénal, précité, prévoit ainsi une première exception (cf. supra). Le délit de faux témoignage est également constitué en cas de témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire, en application des dispositions de l’article 6, III° de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. 

Le « faux témoignage » (parfois encore qualifié de « parjure » dans les systèmes de common law) est une infraction pénale et plus précisément un délit, réprimé par les articles 434-13 et 434-14 du Code pénal. L’article 434-13 définit le faux témoignage comme un « témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire agissant en exécution d’une commission rogatoire ». 

Il est en principe puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. 

Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, la constitution du délit de faux témoignage suppose l’affirmation d’un fait inexact, la négation d’un fait véritable ou une omission volontaire, d’une part, faits de mauvaise foi et avec une intention dolosive, d’autre part.

Les articles 434-13 et 434-14 figurent dans le Livre IV du Code pénal, qui réprime les « crimes et délits contre la Nation, l’État et la paix publique ». Cela s’explique par le fait que le délit de faux témoignage a pour objet principal la protection du bon fonctionnement de la justice : si la quête de la vérité est le cœur de l’office du juge, cette quête ne doit pas être entravée par des témoignages mensongers.

Ainsi, des membres de le commission, élus évidemment de la chambre basse, peuvent donc parfaitement saisir le Bureau de l’Assemblée nationale en vue d’un signalement à la justice d’un délit de « faux témoignage » dont telle ou tel se serait rendu coupable lors de son audition.

S’agissant du rapport lui-même qui devait être remis ce 7 mai et que la majorité des 30 membres de la commission d’enquête sur les fréquences TNT refuse de signer en l'état, étant en désaccord avec les conclusions du rapporteur, le député La France insoumise Aurélien Saintoul (#) le spectacle est tout aussi pathétique qu’affligeant. 

Ce dernier qui a dénoncé un « chantage » et une « tentative de censure » revendique une victoire ! Personne ne comprend plus rien et chacun se demande à quoi rime cette mascarade qui entendrait, selon le député LFI drapé en Saint-Just, « rendre la télé au peuple ».

(#)

(*) S’agissant du déroulé des auditions et donc la forme sur laquelle s’est penché «  OFF INVESTIGATION », le média intitule le dernier paragraphe, en conclusion de son long article «   Un mensonge sous serment ? »

C’est dans cette même logique que la CGC dans l’Audiovisuel a mandaté son avocat, afin de voir dans quelles conditions saisir la chambre de l’instruction après les propos, sous serment d’Olivier Schrameck tenus en mars dernier devant cette même commission qui diffèrent de ce qu’il a déclaré lors de l’instruction judiciaire sur les conditions du parachutage d’Ernotte à France Télés en 2015. 

verbatim 

"le président Hollande, dans le cours d'une conversation, m'a décommandé une ou deux personnes dont la rumeur publique indiquait qu'elle pouvait être candidate à une charge"

Le président de la commission d'enquête, Quentin Bataillon (Renaissance), avait d’ailleurs estimé sur X que ces révélations sur des "pressions illégales" de M. Hollande, constituaient une "information grave et inédite".






mercredi 8 mai 2024

« Le service public corseté » ! L’arrière cuisine du projet de loi Lafon/Dati ?

« Le service public corseté » ! L’arrière cuisine du projet de loi Lafon/Dati ? 

Dans un récent édito signé Serge Raffy qu’a récemment publié Le Point, le journaliste s’interroge: « Meurice-Achilli, même combat ? »


Extraits:

« Bien que vivant dans des planètes très éloignées, ils sont les victimes d'une forme de politiquement correct qui corsète un peu plus chaque jour le service public. 

Ces décisions sont-elles venues du sommet de l'État, dont dépendent France Inter et France Info ? Elles révèlent une forme de fébrilité du pouvoir face aux grands bouleversements de l'opinion, qu'ils ne contrôlent plus….

Auraient-ils la peur au ventre ?

En sanctionnant lourdement deux de leurs signatures, si dissemblables, les dirigeants de Radio France [et de France Télévisions canal 27 de la TNT, ndlr] révèlent une grande fébrilité politique ?…

Achilli-Meurice, c'est un peu l'eau et le feu dans le paysage audiovisuel. L'un a la réputation d'une rigueur quasi calviniste sur les antennes de France Info . L'autre est un trublion roublard, qui tire à la grosse Bertha sur tout ce qui bouge, surtout à droite. Les deux hommes, si éloignés l'un de l'autre, ont désormais un point commun : ils ont été bâillonnés par le service public. 

Silence dans les rangs ? Comment contenir un chroniqueur payé pour son impertinence irrévérencieuse, qu'elle soit gauchiste ou mal embouchée ? Il fallait donc le faire taire. Pour calmer le jeu. Faire descendre la pression. Le risque de ce repli sans bravoure : entrer tout doucement dans une forme de police de la pensée, de faible intensité, certes, mais qui laisse craindre le pire pour les années à venir.

Jean-François Achilli, lui, n'est pas viré pour ses interventions à l'antenne, ou pour des dérapages qu'il aurait commis dans son émission Les Informés , ou bien encore dans ses éditoriaux, toujours mesurés, toujours équilibrés, mais bien pour avoir commis le péché suprême, celui d'avoir consacré quelques heures de son temps à bavarder avec Jordan Bardella, prince des sondages, rouleau-compresseur électoral, bête de scène qui rappelle le Jacques Chirac des années 1980, sur un éventuel projet d'ouvrage utile pour sa campagne électorale.

Curieusement, ses confrères et consœurs de France Info sont restés cois face à une accusation aussi légère que stupéfiante. Ils n'ont pas bronché quand ce dernier a affirmé avoir refusé le projet et n'avoir signé aucun contrat d'édition. Il n'avait donc aucune raison de prévenir sa direction d'une éventuelle collaboration avec le président du Rassemblement national puisqu'elle n'a jamais eu de consistance. Et pourtant...

Les gardiens de la morale ont jugé qu'il fallait faire un exemple. Ne pas laisser se propager l'idée que le natif de Seine-Saint-Denis était quelqu'un de fréquentable auprès des journalistes, qu'il fallait respecter une ligne rouge que les Français, eux, ne voient plus. [malheureusement, ndlr].

C'est donc bien une décision politique, dans les deux cas de figure, qui a accablé un humoriste, quoi qu'on pense de lui, et un journaliste respectable, désormais au chômage, et bien décidé à se battre auprès des tribunaux pour défendre son honneur. »

mardi 7 mai 2024

Le projet de loi Lafon-Dati sous condition !?

Le projet de loi Lafon-Dati sous condition !? 

Dans son tract du 6 mai « Haut les mains, c’est un holding! », la CGC Radio France souligne finalement en écho, les mêmes errements concernant le projet de loi Lafon-Dati qu’évoque Le Canard enchaîné (*)


Au « projet qui de rassembler 4 entreprises de l’audiovisuel public dans une sorte, non pas de data center mais de Dati center », il met en exergue 4 points dont celui du financement soumis à une sorte de troc.

« Pour pousser le cynisme jusqu'au bout, un chantage au financement pérenne de l’audiovisuel public est à l’œuvre. Il ne serait garant qu’avec le passage du texte législatif. » dit le texte qui s’interroge sur cette renaissance de l’ORTF pourtant disparue en 1974…

Extraits

« Une ministre en campagne municipale qui pense qu’elle veut faire un coup en reprenant un texte de son ancienne, famille politique ! Peu ou pas de travail dessus et ça devrait passer. Ben voyon !

Peu importe le résultat de la prochaine élection présidentielle, on mâche le travail d’un éventuel pouvoir autoritaire en prétendant renforcer une information suffisamment légitime pour lutter contre les dérives en ligne et de certains médias privés. 

Alors qu’un contrat pluriannuel fait l’objet de Moi de tractation entre la direction, direction de Radio France et le ministère, la présidente et son équipe seraient poussées vers la sortie, puisqu’il serait confié au futur PDG de France Médias de mettre en place la fusion des entreprises. C’est aussi une manière de renier tous les engagements pris. 

Radio France pourrait ne pas peser beaucoup dans la nouvelle configuration, puisque France Télévisions garderait ses obligations de financement de la création, autrement dit une part importante du financement est dévolue à la production privée.

Notre modèle, c’est une production interne qui évite les dérives d’enrichissement de certains producteurs influents tout en maintenant l’indépendance éditoriale, la seule qui vaille.

Leur modèle, c’est de l’argent public à disposition d’acteurs privés sous le contrôle direct du pouvoir politique. C’est une atteinte aux valeurs fondamentales de la démocratie et au bon usage de l’argent public dans un contexte qui nécessiterait justement la réaffirmation de notre indépendance et de notre légitimité face aux attaques répétées de lobbyistes qui n’hésitent jamais à travestir les faits. C’est de la morgue pour l’investissement des équipes et nos auditeurs…

lundi 6 mai 2024

La Culture est en deuil; Bernard Pivot s’en est allé.

La Culture est en deuil; Bernard Pivot s’en est allé.

L'écrivain, animateur et journaliste Bernard Pivot nous a quitté ce lundi 6 mai 2024 à l'âge de 89 ans.


Créateur de l'émission "Apostrophes" sur Antenne 2 puis de "Bouillon de culture" qu’il présenta pendant des années, il fut l’un des premiers avec ces deux rendez-vous, à faire entrer la littérature dans nos foyers.

Président de l'Académie Goncourt qu’il a dû quitter en décembre 2019 à cause problèmes de santé, c’est lui aussi qui à partir de 1985, lancera les Dicos d'or, un championnat d'orthographe devenu international. 

"Je suis resté silencieux depuis parce que le mal m'a frappé à la tête, siège du cerveau et de la parole. Mieux vaut se taire en attendant que la mémoire se recharge et que la pensée refleurisse" confiait-il alors humblement.

Le blog CGC Médias tient à rendre hommage ici, à cet amoureux des lettres, passionné de sports ou encore amateur de vin qui restera comme quelques grands noms de la télé, éternellement dans notre mémoire collective