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mercredi 10 juin 2026

Delphine Ernotte doit être débarquée : elle a menti sous serment au nom de l’État, c’est-à-dire au nom d’Emmanuel Macron.

Delphine Ernotte doit être débarquée : elle a menti sous serment au nom de l’État, c’est-à-dire au nom d’Emmanuel Macron.

Assez.

Delphine Ernotte n’a pas simplement « mal communiqué » ou « joué sur les mots ». Elle a menti sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, au nom de la République, avec l’argent du contribuable et sous la protection politique de l’État macronien.

Quand on lui demande clairement si France Télévisions a eu recours à un cabinet privé pour préparer/coacher ses dirigeants avant les auditions, elle répond « non » (*) or Marianne révèle que le cabinet Forward Global est bien intervenu, avec réunions de préparation et même un déjeuner impliquant la présidente elle-même.

Pire encore : les représentants de la CGC pour l’audiovisuel public qui avaient été les tout premiers à donner l’information via le blog CHC Média, ont confirmé ce coaching en fournissant trois séries de documents à l’appui. Des éléments jamais contestés par quiconque. 

Cette contradiction n’est plus une simple divergence d’interprétation, c’est un mensonge flagrant face à des preuves apportées par le SNPCA-CGC. 

Face à cela, la seule défense de l’ex-Orange devient un énorme pied de nez à la Nation mais pire l’affichage d’une impunité sans bornes.  ? 

« C’était informel », « hors contrat »… Un mensonge ne devient pas vérité parce qu’on n’a pas signé de bon de commande. C’est du mépris pur pour les députés, pour la justice et pour les Français. Ce n’est pas un incident isolé. Chacun connaît depuis des mois la chanson avec le Festival de Cannes : suites de luxe au Majestic à plus de 1 700 € la nuit, facture globale dépassant les 112 000 € pour la petite troupe. Réponse d’Ernotte ? « Ça n’a rien coûté aux Français, c’était du bartering avec des espaces publicitaires invendus ! »

Ceci est totalement faux et la CGC pour l’audiovisuel aura l’occasion très prochainement de le confirmer.

En dépit du fait que ces espaces ont une valeur marchande, qu’ils représentent une ressource publique, et que le contribuable finance indirectement ce train de vie princier via la redevance et les dotations. Le « bartering » n’efface pas le scandale, il l’habille d’un anglicisme pour habiller le scandale!  Même méthode, même culture du déni : nier la réalité en jouant sur de soi-disant montages comptables et autres euphémismes.

Combien d’autres mensonges ? Combien de fois cette transfuge Telecom a-t-elle tordu la vérité, minimisé les coûts, contourné les règles, tout en continuant à prélever des milliards sur le contribuable ?

Dans le service public, surtout à la tête de France Télévisions, il n’y a pas de place pour les menteurs et les menteuses. Mentir sous serment n’est pas une « maladresse de communicante », c’est une atteinte à l’État de droit. Charles Alloncle a raison de parler de parjure et d’envisager un article 40.

Delphine Ernotte doit être débarquée. Sans délai. Parce qu’un service public financé par tous ne peut être dirigé par quelqu’un qui méprise à ce point la vérité due aux citoyens. Assez des petits arrangements entre amis, des palaces et des coachings discrets. La transparence et l’honnêteté ne sont pas des options : elles sont la condition même de la légitimité du service public.

A la « dame du Majestic », le peuple doit signifier qu’il ne peut se satisfaire d’un « hors contrat » avec les impôts qu’il paie et en l’occurrence la fraction de la TVA qui tombe dans son escarcelle. 

Qu’elle rende les clés, maintenant tout simplement, et qu’elle laisse la place à celle qui avait un vrai projet pour la télévision publique « Une dynamique d’avenir » et qui a été sciemment écartée voire invisibilisée par quelques titres de presses complaisants afin de présenter le troisième parachutage comme le seul scénario possible !​​​

(*)


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