Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

samedi 19 septembre 2026

France Inter cède : l’édito de Charles Sapin est supprimé sous la pression…

France Inter cède : l’édito de Charles Sapin est supprimé sous la pression…

La direction de France Inter a finalement abandonné. Ce samedi 19 septembre 2026, Céline Pigalle, directrice de la première radio de France, a annoncé à Charles Sapin la suppression pure et simple de son éditorial hebdomadaire du dimanche matin. Le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles a lui-même rendu publique la décision dans un message sur X, regrettant que la direction de Radio France ait « décidé de rendre les armes ».



Quelques semaines seulement après l’avoir fait venir à l’antenne au nom du pluralisme, la radio publique plie face à la fronde interne. L’arrivée du journaliste (passé par L’Opinion, Le Figaro et Le Point) avait déclenché dès fin août une forte opposition de la Société des journalistes (SDJ) de France Inter, des syndicats et d’une partie du personnel. Ceux-ci dénonçaient l’invitation d’un responsable d’un média plusieurs fois condamné, notamment pour injures racistes et accusaient Valeurs actuelles de porter des idées d’extrême droite incompatibles avec le service public. Des grèves avaient déjà perturbé les antennes les 13 et 14 septembre ; un nouveau préavis était déposé pour le lundi 21 septembre.

Face à cette pression, et après avoir un temps proposé de transformer l’édito (environ 2 minutes 30 vers 7 h 40) en séquence de débat contradictoire, la direction a tranché : l’édito disparaît.

Charles Sapin a refusé le plan B. « Pour éviter toute propagation du “conservatovirus”, il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial », a-t-il ironisé, avant d’ajouter qu’il refusait d’entrer dans « ce cercle vicieux » de disqualification. Il estime que son nom, son intégrité professionnelle, ses travaux et son journal ont été « diffamés » dans le but d’exclure « la voix unique qui est la nôtre ».

Radio France a pris acte de son refus. Le groupe a déclaré que « ce n’est une victoire pour personne » et réaffirmé sa volonté de rester « un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités », notamment en année présidentielle. Deux éditos de Charles Sapin avaient déjà été diffusés ; le troisième n’aura donc pas lieu.

La décision a immédiatement suscité des réactions politiques. Bruno Retailleau, président des Républicains, a fustigé sur X un « petit théâtre antifasciste » financé par les impôts des Français et interrogé la position de la ministre de la Culture et du chef du gouvernement.

Cette affaire illustre une nouvelle fois la tension récurrente autour du pluralisme sur le service public audiovisuel. La direction avait initialement défendu le recrutement au nom de la diversité des points de vue. Elle a fini par céder face à la mobilisation syndicale et à une pétition d’environ 300 personnalités (principalement de gauche littéraire et culturelle) qui jugeaient que les « limites admissibles du pluralisme » avaient été franchies.

Pendant que les Français peinent à remplir leur réservoir et subissent de plein fouet l’inflation des produits de première nécessité, il est déjà difficile d’accepter d’aller brandir des banderoles devant le ministère de la Culture pour préserver avant tout les budgets de grands groupes de production comme Mediawan, alors même que la direction de France Télévisions n’a toujours pas mis d’ordre dans sa propre maison.

Depuis l’été 2015, les réorganisations incessantes, le recours permanent aux consultants extérieurs, le maintien d’un mille-feuille administratif et la création de postes coûteux et flous n’ont jamais cessé. Aucun modèle stable n’a été trouvé pour les services, aucun tri réel n’a été opéré entre l’indispensable et l’accessoire, et les rumeurs de plans de départs continuent de circuler. Dans ces conditions, soutenir le discours de l’ex-Orange reviendrait à jouer les figurants dans une pièce dont les personnels ne sont ni les auteurs ni les metteurs en scène.

En 2027, quelles que soient les échéances électorales, les missions et les moyens de l’audiovisuel public seront inévitablement interrogés. Pour être crédibles à ce moment-là, il faut d’abord exiger de la direction qu’elle balaye devant sa porte et à l’intérieur. Ce n’est qu’à cette condition que la défense de France Télévisions pourra reposer sur des bases solides…et non sur une mascarade destinée à sauver des intérêts extérieurs.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Charles Sapin, lui, tire un bilan amer : face à ce qu’il qualifie de dérive, Radio France a préféré battre en retraite.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ (*)

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​(*)

https://x.com/csapin/status/2101271394344472656 




Aucun commentaire: