Le projet de taxation visant à compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions préconisés par JF Copé, n'a pas manqué de faire réagir TF1, M6 et Canal+ qui ont envoyé une lettre commune de protestation il y a quelques jours au président de la commission sur l'audiovisuel public, avec copies au Premier ministre François Fillon et à la ministre de la Culture Christine Albanel.
Le SNPCA-CGC avait précédemment indiqué que Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, était sur le point d'émettre un avis négatif sur la création de taxes nouvelles.
Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes.
Rappelons que le syndciat prône depuis janvier 2008 pour un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes si la "réflexion" du chef de l'Etat devait aller jusuq'au bout.
Il y a peu, Viviane Reding critiquait le projet de taxe télécoms.
Selon Reuters, la commissaire européenne chargée
des télécoms, Viviane Reding, critiquait le projet de
taxation des opérateurs mobiles français pour financer
l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de
la publicité.
Intervenant devant l'Association des journalistes
économiques et financiers, elle estimait que ce projet allait à
l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la
pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré.
Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des
opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les
publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne
réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance
pour les envois de messages ou les prix de gros pour la
transmission de données.
"Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas
baissé ses prix," a-t-elle dit.
"Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et
cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire. [Reuters /YLG - (Astrid Wendlandt)]
Les dirigeants des chaînes privées TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut) qui ont pour leur part estimé cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ont indiqué qu'une nouvelle taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale"; France Télévisions qui est du reste sous le coup d'un contôle fiscal!
mardi 3 juin 2008
A qui profite la deuxième coupure pub? @ l'Express.fr
A qui profite la deuxième coupure pub?
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
Le 5 juin 2008, élections professionnelles sur France 2.
TF1, M6 et Canal+ dénoncent une "mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions
S'opposant à tout projet de taxation pour compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions, les dirigeants de TF1, M6 et Canal+ ont envoyé une lettre commune de protestation il y a quelques jours à Jean-François Copé, président de la commission sur l'audiovisuel public, avec copies au Premier ministre François Fillon et à la ministre de la Culture Christine Albanel. Canal+ a confirmé les informations parues dans les Echos d'hier, selon lesquelles une taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, évoquée par la commission Copé, aurait "stupéfait" les dirigeants de TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut), estimant que cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale".
CBNews
CBNews
lundi 2 juin 2008
France Télévisions sous le coup d'un contrôle fiscal
En pleine incertitude sur ses perspectives de financement, après la suppression de la publicité annoncée pour l'an prochain sur ses écrans, le groupe France Télévisions va également faire l'objet d'un contrôle fiscal.
Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive).
France Télévisions et plusieurs sociétés du groupe vont faire l'objet d'un contrôle fiscal ce mois-ci, selon nos informations. Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive). La direction du holding France Télévisions confirme être informée de l'imminence d'un contrôle mais affirme n'avoir pas encore reçu de notification formelle concernant le contrôle des comptes de la holding.
Dans l'une des filiales au moins, les inspecteurs de la DVNI (Direction des vérifications nationales et internationales), service des impôts chargée du contrôle fiscal des grandes entreprises ou groupes de sociétés de dimension nationale et internationale, seraient attendus le 13 juin à 14h pour une première réunion. Un mail interne daté du 23 mai, sur l'arrivée d'une brigade de contrôle, préciserait que "compte tenu des reports déficitaires et de l'ancienneté de leur dernier passage, nous pouvons considérer que l'ensemble des exercices, depuis la création du groupe [en 2000], sont ouverts". La Tribune n'a pas eu communication de ce mail mais seulement une lecture orale.
En parallèle, la Cour des Comptes procède à un audit du groupe public, pour réactualiser son dernier rapport, datant de 2005, et voir si ses préconisations avaient été suivies d'effet.
Dans le contexte où le financement de France Télévisions est remis en cause par l'annonce du chef de l'Etat de supprimer la publicité sur ses écrans, et où l'entreprise n'a plus de visibilité sur les années à venir, la direction de France Télévisions ne veut pas voir dans ce contrôle fiscal une mesure d'intimidation supplémentaire. Elle estime qu'il s'agit d'une procédure "normale et périodique", concernant une entreprise qui après avoir connu plusieurs exercices déficitaires est redevenue contribuable depuis 2006, pour des montants d'impôts d'une quinzaine de millions d'euros.
Pour 2008, compte tenu du déficit d'exploitation attendu, France Télévisions va reconstituer un passif fiscal. D'où peut être l'intérêt des impôts à avoir une vision consolidée du passé ?
Isabelle Repiton
Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive).
France Télévisions et plusieurs sociétés du groupe vont faire l'objet d'un contrôle fiscal ce mois-ci, selon nos informations. Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive). La direction du holding France Télévisions confirme être informée de l'imminence d'un contrôle mais affirme n'avoir pas encore reçu de notification formelle concernant le contrôle des comptes de la holding.
Dans l'une des filiales au moins, les inspecteurs de la DVNI (Direction des vérifications nationales et internationales), service des impôts chargée du contrôle fiscal des grandes entreprises ou groupes de sociétés de dimension nationale et internationale, seraient attendus le 13 juin à 14h pour une première réunion. Un mail interne daté du 23 mai, sur l'arrivée d'une brigade de contrôle, préciserait que "compte tenu des reports déficitaires et de l'ancienneté de leur dernier passage, nous pouvons considérer que l'ensemble des exercices, depuis la création du groupe [en 2000], sont ouverts". La Tribune n'a pas eu communication de ce mail mais seulement une lecture orale.
En parallèle, la Cour des Comptes procède à un audit du groupe public, pour réactualiser son dernier rapport, datant de 2005, et voir si ses préconisations avaient été suivies d'effet.
Dans le contexte où le financement de France Télévisions est remis en cause par l'annonce du chef de l'Etat de supprimer la publicité sur ses écrans, et où l'entreprise n'a plus de visibilité sur les années à venir, la direction de France Télévisions ne veut pas voir dans ce contrôle fiscal une mesure d'intimidation supplémentaire. Elle estime qu'il s'agit d'une procédure "normale et périodique", concernant une entreprise qui après avoir connu plusieurs exercices déficitaires est redevenue contribuable depuis 2006, pour des montants d'impôts d'une quinzaine de millions d'euros.
Pour 2008, compte tenu du déficit d'exploitation attendu, France Télévisions va reconstituer un passif fiscal. D'où peut être l'intérêt des impôts à avoir une vision consolidée du passé ?
Isabelle Repiton
Salaires à Europe 1 – Europe News - LAM : Sortir du cercle vicieux
La DRH de l’UES d’Europe 1 a reçu le 21 mai dernier les délégués syndicaux pour leur faire part de la réponse de la direction aux demandes d’augmentation qu’ils avaient présentées le 16 avril au titre des trois sociétés de l’UES (Europe 1, Europe News, LAM).
C’est une fin de non recevoir à la revendication principale d’une augmentation générale de 2,5% des salaires en 2008, avec un minimum de 100 euros bruts, revendication pourtant inférieure au rythme annuel de la hausse des prix actuellement constaté par l’Insee (autour de 3%).
A ce stade, la direction exclut cette année encore toute augmentation générale en bonne et due forme. Elle estime que les quelques augmentations individuelles accordées en mars avec effet rétroactif au 1er janvier, ainsi que les mesures de rattrapage pour les salariés bénéficiant d’un barème professionnel (journalistes) sont un solde de tout compte pour l’année.
Les délégués rappellent d’abord que l’entreprise reste très profitable malgré la morosité de la conjoncture. Ils soulignent que les salariés prennent une grande part de l’effort de productivité entrepris. Ils regrettent que la direction n’ait pas tiré les leçons des tensions sociales qui ont marqué l’ensemble de l’année dernière.
Dans leur esprit, l’accord salarial conclu pour 2007, devait marquer le début d’un nouvel élan contractuel. A défaut, ils redoutent que s’enclenche à nouveau le cercle vicieux dont ils espéraient sortir : amputations de pouvoir d’achat, démotivation des salariés, détérioration du climat social, et in fine rattrapages en rase campagne qui ne font que réparer les injustices les plus criantes sans effet durable sur la dynamique d’entreprise.
Ils soulignent qu’à terme, si rien n’est possible sans rapport de forces, le risque est que s’installe durablement une culture du conflit dont l’UES était jusque-là relativement préservée.
Ils s’étonnent en outre qu’il y ait deux poids, deux mesures dans le groupe puisque contrairement à ce qui se présente pour l’UES Europe 1, une augmentation générale a d’ores et déjà été accordée aux salariés du pôle HFM (de 110 euros bruts pour les tranches de salaires les plus basses à 80 euros bruts pour les tranches supérieures). Cette disparité de traitement est d’autant plus inacceptable qu’Europe 1 et HFM ont mis en place des services communs. Comment la direction peut-elle justifier le fait que des salariés qui travaillent ensemble ne soient pas logés à la même enseigne sur le plan salarial ?
Les délégués syndicaux renouvellent plus que jamais leur demande d’une mesure salariale de portée générale pour 2008 et vous appellent à vous mobiliser sur cet argumentaire de bon sens dans une entreprise prospère et moderne, pour faire en sorte que la direction revienne vers eux le 12 juin prochain avec des réponses à la hauteur de l’enjeu.
Paris, le 27 mai 2008
C’est une fin de non recevoir à la revendication principale d’une augmentation générale de 2,5% des salaires en 2008, avec un minimum de 100 euros bruts, revendication pourtant inférieure au rythme annuel de la hausse des prix actuellement constaté par l’Insee (autour de 3%).
A ce stade, la direction exclut cette année encore toute augmentation générale en bonne et due forme. Elle estime que les quelques augmentations individuelles accordées en mars avec effet rétroactif au 1er janvier, ainsi que les mesures de rattrapage pour les salariés bénéficiant d’un barème professionnel (journalistes) sont un solde de tout compte pour l’année.
Les délégués rappellent d’abord que l’entreprise reste très profitable malgré la morosité de la conjoncture. Ils soulignent que les salariés prennent une grande part de l’effort de productivité entrepris. Ils regrettent que la direction n’ait pas tiré les leçons des tensions sociales qui ont marqué l’ensemble de l’année dernière.
Dans leur esprit, l’accord salarial conclu pour 2007, devait marquer le début d’un nouvel élan contractuel. A défaut, ils redoutent que s’enclenche à nouveau le cercle vicieux dont ils espéraient sortir : amputations de pouvoir d’achat, démotivation des salariés, détérioration du climat social, et in fine rattrapages en rase campagne qui ne font que réparer les injustices les plus criantes sans effet durable sur la dynamique d’entreprise.
Ils soulignent qu’à terme, si rien n’est possible sans rapport de forces, le risque est que s’installe durablement une culture du conflit dont l’UES était jusque-là relativement préservée.
Ils s’étonnent en outre qu’il y ait deux poids, deux mesures dans le groupe puisque contrairement à ce qui se présente pour l’UES Europe 1, une augmentation générale a d’ores et déjà été accordée aux salariés du pôle HFM (de 110 euros bruts pour les tranches de salaires les plus basses à 80 euros bruts pour les tranches supérieures). Cette disparité de traitement est d’autant plus inacceptable qu’Europe 1 et HFM ont mis en place des services communs. Comment la direction peut-elle justifier le fait que des salariés qui travaillent ensemble ne soient pas logés à la même enseigne sur le plan salarial ?
Les délégués syndicaux renouvellent plus que jamais leur demande d’une mesure salariale de portée générale pour 2008 et vous appellent à vous mobiliser sur cet argumentaire de bon sens dans une entreprise prospère et moderne, pour faire en sorte que la direction revienne vers eux le 12 juin prochain avec des réponses à la hauteur de l’enjeu.
Paris, le 27 mai 2008
vendredi 30 mai 2008
Jean-François Copé avocat du privé…
Jean-François Copé, maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, actuel président de la commission audiovisuelle qui porte son nom et qui planche sur le financement de France Télévisions suite à la suppression de la publicité, mais surtout depuis l’an dernier avocat du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, s'est déclaré ce vendredi 30 mai sur Europe : "tout a fait favorable à l'instauration d'une deuxième coupure publicitaire dans les programmes des chaînes privées. On n'en a pas encore parlé dans la commission mais j’y suis favorable".
Jean-François Copé, a même ajouté, comble du cynisme : "Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée sur la télévision publique ".
C’est donc l’avis de Jean-François Copé qui pour l’occasion se fait l’avocat du privé. La mascarade va-t-elle durer encore longtemps ?
Selon le président-avocat, il n’est donc pas question que les télévisions privées s’appauvrissent du fait de l’annonce de la suppression de la pub !Faut-il se pincer ? Le rêve et en l’occurrence, il s’agit là d’un cauchemar, va-t-il se terminer ?
Donc si l’on en croit l’avis du président de la commission éponyme qui vole au secours du privé, l’annonce en janvier 2008 faite par Nicolas Sarkozy chef de l’État sur l’éventuelle suppression de la pub sur les télés publiques devrait appauvrir les télés privées qui franchement n’avaient pas besoin de cela !!! Quand même cette télé publique qui risque d’appauvrir le privé, c’est ballot, non ?
Avec un tel discours isolé puisqu’il semble bien qu’après les députés socialistes et parlementaires de « gauche » ce soit, à présent les producteurs qui menacent de quitter la commission Copé, quelle crédibilité peut bien encore avoir cette commission où la mission première celle de rechercher des pistes de financement pour la télé publique, tout d’abord dévoyée en bureau d’enregistrement de la « réforme » Carolis avec son projet de charte et de chantiers hors la loi élaboré avec l’aide du cabinet Gide Loyrette et Nouel et qui déboucherait, à présent, en ardent plaidoyer pour les télés privées dont TF1 rappelons-le est leader.
Dès lors, il est grand temps que l’avocat-président rende public le rapport de 13 pages que TF1 a adressé à la commission sur ce que doit devenir le service public audiovisuel sans financement publicitaire et surtout quels devront en être les contenus.
Il faut bien se rendre à l’évidence, qu’est-ce que c’est que cette télé publique qui appauvrit la concurrence privée ?
C’est par conséquent pour éviter cela que le président-avocat de la commission s’exprime seul mais engage la commission toute entière. C’est pour cela qu’il préconise que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité avant la suppression de la publicité à la télé publique et que donc "la seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées puisse être inscrite dans le projet de loi audiovisuel à l'automne".Que c’est bête quand même que personne n’ait imaginé (sauf Jean-François) que cette 2ème coupure - l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel n’autorise pour l’instant qu’une seule coupure dans les fictions de 90 minutes et les films – puisse renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter justement leur programmation à la télé (privée, cela va sans dire !) ".
C’est quand même un peu idiot de ne pas avoir imaginé que pendant que TF1 et M6 allaient engranger des millions et des millions d’euros supplémentaires du fait de « l’arrivée massive de publicitaires en manque d’écrans » - la taxation des recettes publicitaires supplémentaires ainsi récupérée, taxe "très faible de l'ordre de 0,5%" dont la collecte serait de l'ordre de 80 millions d'euros [environ 0,5% du total, c'est-à-dire environ un gain pour le privé de quelques 1,5 - 1,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour le privé voire plus] qui serait une « aubaine » notamment pour l’INA qui pourrait ainsi financer ses travaux sur les droits de la mémoire audiovisuelle. Encore une fois, comment personne n’avait-il imaginé avant que les 1,5/1,6 milliards supplémentaires au privé permettraient à l’INA d’assurer une partie de ses missions.
Puisque >"L'essentiel" pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avocat pour le cabinet Gide Loyrette et Nouel, étant "de faire entrer dans ce club de la télévision", les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie mobile "qui font un chiffre d'affaires extrêmement important" [et donc de plébisciter la démarche télévisuelle de la filiale de France Télécom : Orange, anciennement financée intégralement par les contribuables français mais qui, avec le chiffre d’affaire qu’on connait, ne devrait sans doute pas immédiatement s’appauvrir( !)], pourquoi imaginer quelque arrière pensée que ce soit.
Quant aux éventuels surcoûts du fait de cette nouvelle taxe dans le secteur précité que « Bruxelles et Viviane Reding commissaire européenne, responsable de l'éducation et de la culture sont prêts à légitimer sans sourciller », puisque que JF Copé qui en évoque la faiblesse en raison de la forte concurrence, affirme que « les consommateurs n'auraient pas à subir d'augmentation de prix ni de perte de pouvoir d’achat, la concurrence prévalant dans ce secteur étant extrêmement forte », nous voila rassurés.
Au risque donc de flinguer le fragile équilibre qui s’était instauré entre public et privé, Jean-François Copé président-avocat qui fait le maximum pour empêcher l'implosion de sa commission et tente de faire croire que les rangs se resserrent autour de lui, met donc ses « talents » d’avocat au service du plus faible : le privé.
Alors si le président-avocat qui s’imagine peut-être Secrétaire d’État à la Communication (pour service rendu) a en plus le soutien de la Ministre qui déclare quelques minutes après ‘l’intreview de JF Copé sur Europe 1 "Même si à ce stade nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire parce que nous voulons notamment débattre de son
opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on
préserve l'intégrité de leurs œuvres ; cette seconde coupure pourrait
renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres
audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter la
programmation de ces œuvres" que dire de plus ?
Enfin, il est probable qu’avant même que ne soient rendues publiques les conclusions de la commission Copé, avant même que ce dernier n’ait réuni les amis de son club politique « Génération France » au Concorde Lafayette le 18 juin (jour de l’appel) pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », les décisions prises seront les suivantes :
• Pas de pub après 20h sur la télé publique
• Une nouvelle taxe sur la « concurrence » audiovisuelle et/ou sur la « toile », où l’on fait comme si l’accord de Bruxelles était déjà tombé
• Et des mécanismes de compensation du fait de ce manque de recettes publicitaires, qui s’ils ne garantissent pas la pérennité du service public, représentent déjà un effort significatif
Ainsi, elle devrait être sauvée cette pauvre télé publique qui « saigne à blanc » la concurrence privée !
30 mai 2008
Jean-François Copé, a même ajouté, comble du cynisme : "Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée sur la télévision publique ".
C’est donc l’avis de Jean-François Copé qui pour l’occasion se fait l’avocat du privé. La mascarade va-t-elle durer encore longtemps ?
Selon le président-avocat, il n’est donc pas question que les télévisions privées s’appauvrissent du fait de l’annonce de la suppression de la pub !Faut-il se pincer ? Le rêve et en l’occurrence, il s’agit là d’un cauchemar, va-t-il se terminer ?
Donc si l’on en croit l’avis du président de la commission éponyme qui vole au secours du privé, l’annonce en janvier 2008 faite par Nicolas Sarkozy chef de l’État sur l’éventuelle suppression de la pub sur les télés publiques devrait appauvrir les télés privées qui franchement n’avaient pas besoin de cela !!! Quand même cette télé publique qui risque d’appauvrir le privé, c’est ballot, non ?
Avec un tel discours isolé puisqu’il semble bien qu’après les députés socialistes et parlementaires de « gauche » ce soit, à présent les producteurs qui menacent de quitter la commission Copé, quelle crédibilité peut bien encore avoir cette commission où la mission première celle de rechercher des pistes de financement pour la télé publique, tout d’abord dévoyée en bureau d’enregistrement de la « réforme » Carolis avec son projet de charte et de chantiers hors la loi élaboré avec l’aide du cabinet Gide Loyrette et Nouel et qui déboucherait, à présent, en ardent plaidoyer pour les télés privées dont TF1 rappelons-le est leader.
Dès lors, il est grand temps que l’avocat-président rende public le rapport de 13 pages que TF1 a adressé à la commission sur ce que doit devenir le service public audiovisuel sans financement publicitaire et surtout quels devront en être les contenus.
Il faut bien se rendre à l’évidence, qu’est-ce que c’est que cette télé publique qui appauvrit la concurrence privée ?
C’est par conséquent pour éviter cela que le président-avocat de la commission s’exprime seul mais engage la commission toute entière. C’est pour cela qu’il préconise que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité avant la suppression de la publicité à la télé publique et que donc "la seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées puisse être inscrite dans le projet de loi audiovisuel à l'automne".Que c’est bête quand même que personne n’ait imaginé (sauf Jean-François) que cette 2ème coupure - l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel n’autorise pour l’instant qu’une seule coupure dans les fictions de 90 minutes et les films – puisse renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter justement leur programmation à la télé (privée, cela va sans dire !) ".
C’est quand même un peu idiot de ne pas avoir imaginé que pendant que TF1 et M6 allaient engranger des millions et des millions d’euros supplémentaires du fait de « l’arrivée massive de publicitaires en manque d’écrans » - la taxation des recettes publicitaires supplémentaires ainsi récupérée, taxe "très faible de l'ordre de 0,5%" dont la collecte serait de l'ordre de 80 millions d'euros [environ 0,5% du total, c'est-à-dire environ un gain pour le privé de quelques 1,5 - 1,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour le privé voire plus] qui serait une « aubaine » notamment pour l’INA qui pourrait ainsi financer ses travaux sur les droits de la mémoire audiovisuelle. Encore une fois, comment personne n’avait-il imaginé avant que les 1,5/1,6 milliards supplémentaires au privé permettraient à l’INA d’assurer une partie de ses missions.
Puisque >"L'essentiel" pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avocat pour le cabinet Gide Loyrette et Nouel, étant "de faire entrer dans ce club de la télévision", les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie mobile "qui font un chiffre d'affaires extrêmement important" [et donc de plébisciter la démarche télévisuelle de la filiale de France Télécom : Orange, anciennement financée intégralement par les contribuables français mais qui, avec le chiffre d’affaire qu’on connait, ne devrait sans doute pas immédiatement s’appauvrir( !)], pourquoi imaginer quelque arrière pensée que ce soit.
Quant aux éventuels surcoûts du fait de cette nouvelle taxe dans le secteur précité que « Bruxelles et Viviane Reding commissaire européenne, responsable de l'éducation et de la culture sont prêts à légitimer sans sourciller », puisque que JF Copé qui en évoque la faiblesse en raison de la forte concurrence, affirme que « les consommateurs n'auraient pas à subir d'augmentation de prix ni de perte de pouvoir d’achat, la concurrence prévalant dans ce secteur étant extrêmement forte », nous voila rassurés.
Au risque donc de flinguer le fragile équilibre qui s’était instauré entre public et privé, Jean-François Copé président-avocat qui fait le maximum pour empêcher l'implosion de sa commission et tente de faire croire que les rangs se resserrent autour de lui, met donc ses « talents » d’avocat au service du plus faible : le privé.
Alors si le président-avocat qui s’imagine peut-être Secrétaire d’État à la Communication (pour service rendu) a en plus le soutien de la Ministre qui déclare quelques minutes après ‘l’intreview de JF Copé sur Europe 1 "Même si à ce stade nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire parce que nous voulons notamment débattre de son
opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on
préserve l'intégrité de leurs œuvres ; cette seconde coupure pourrait
renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres
audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter la
programmation de ces œuvres" que dire de plus ?
Enfin, il est probable qu’avant même que ne soient rendues publiques les conclusions de la commission Copé, avant même que ce dernier n’ait réuni les amis de son club politique « Génération France » au Concorde Lafayette le 18 juin (jour de l’appel) pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », les décisions prises seront les suivantes :
• Pas de pub après 20h sur la télé publique
• Une nouvelle taxe sur la « concurrence » audiovisuelle et/ou sur la « toile », où l’on fait comme si l’accord de Bruxelles était déjà tombé
• Et des mécanismes de compensation du fait de ce manque de recettes publicitaires, qui s’ils ne garantissent pas la pérennité du service public, représentent déjà un effort significatif
Ainsi, elle devrait être sauvée cette pauvre télé publique qui « saigne à blanc » la concurrence privée !
30 mai 2008
jeudi 29 mai 2008
la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations Copé
La SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture sur le seconde coupure publicitaire, nouvelle manne pour les télés privées qu'ils proposent.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours selon les sociétés d'auteurs.
PARIS, 30 mai 2008 (AFP) - La publicité, bientôt radiée des chaînes publiques, pourrait bénéficier sur les chaînes privées d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être discuté par le Parlement à l'automne.
C'est Jean-François Copé, président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions après la suppression de la publicité, qui a jeté vendredi matin le pavé dans la mare.
Actuellement, l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel autorise une seule coupure dans les films et les fictions de 90 minutes.
Interrogé sur Europe 1 sur l'éventualité d'une deuxième coupure publicitaire M. Copé a répondu: "J'y suis tout à fait favorable, on n'en a pas encore parlé dans la commission".
L'arrêt de la pub dans l'audiovisuel public doit logiquement entraîner un report des annonceurs vers les chaînes privées.
"Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée", a justifié M. Copé, suscitant immédiatement l'étonnement de plusieurs associations de professionnels.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale s'est dit "même favorable à ce que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité, avant la suppression de la publicité à la télé publique".
Cette suppression doit entrer en vigueur par étapes à partir de septembre 2009.
Fin 2007, le Parlement européen a approuvé une nouvelle version de cette directive, pierre angulaire de la réglementation de l'audiovisuel européen, qui assouplit notamment les règles de diffusion de la publicité.
TF1 et M6, premières concernées par l'arrivée possible de cette nouvelle manne publicitaire, se sont refusées à tout commentaire.
La proposition de M. Copé a rencontré un écho positif au ministère de la Culture favorable à un débat sur le sujet "dans le projet de loi audiovisuel de l'automne". Cette loi entérinera la réforme de France Télévisions après la suppression de la publicité.
"A ce stade, nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire, parce que nous voulons notamment débattre de son opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on préserve l'intégrité de leurs oeuvres", a-t-on souligné au ministère.
Une deuxième coupure "pourrait renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'oeuvres audiovisuelles à la télévision. Cela agirait comme un levier pour augmenter la programmation de ces oeuvres", toujours selon le ministère.
Du côté des auteurs, les réactions sont vives. Les deux principales sociétés d'auteurs, la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours: favoriser le marché de la télévision commerciale, quitte à fragiliser, voire à démanteler le service public", ont jugé la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société civile des Auteurs multimédia (SCAM).
"L'instauration d'une seconde coupure publicitaire (...) se ferait au détriment de l'intégrité des oeuvres et du droit moral des auteurs, et au mépris des télespectateurs et du public", ont-elles assuré.
Les recettes engendrées par cette seconde coupure publicitaire et un nouveau mode de calcul de la durée maximale de pub par heure seraient de 300 millions d'euros net, selon Valérie Négrier, directrice du pôle TV chez Aegis Média Expert (groupe d'achat d'espaces publicitaires britannique).
Par Marie-Dominique FOLLAIN
Mdf/bb/bfr
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours selon les sociétés d'auteurs.
PARIS, 30 mai 2008 (AFP) - La publicité, bientôt radiée des chaînes publiques, pourrait bénéficier sur les chaînes privées d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être discuté par le Parlement à l'automne.
C'est Jean-François Copé, président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions après la suppression de la publicité, qui a jeté vendredi matin le pavé dans la mare.
Actuellement, l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel autorise une seule coupure dans les films et les fictions de 90 minutes.
Interrogé sur Europe 1 sur l'éventualité d'une deuxième coupure publicitaire M. Copé a répondu: "J'y suis tout à fait favorable, on n'en a pas encore parlé dans la commission".
L'arrêt de la pub dans l'audiovisuel public doit logiquement entraîner un report des annonceurs vers les chaînes privées.
"Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée", a justifié M. Copé, suscitant immédiatement l'étonnement de plusieurs associations de professionnels.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale s'est dit "même favorable à ce que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité, avant la suppression de la publicité à la télé publique".
Cette suppression doit entrer en vigueur par étapes à partir de septembre 2009.
Fin 2007, le Parlement européen a approuvé une nouvelle version de cette directive, pierre angulaire de la réglementation de l'audiovisuel européen, qui assouplit notamment les règles de diffusion de la publicité.
TF1 et M6, premières concernées par l'arrivée possible de cette nouvelle manne publicitaire, se sont refusées à tout commentaire.
La proposition de M. Copé a rencontré un écho positif au ministère de la Culture favorable à un débat sur le sujet "dans le projet de loi audiovisuel de l'automne". Cette loi entérinera la réforme de France Télévisions après la suppression de la publicité.
"A ce stade, nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire, parce que nous voulons notamment débattre de son opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on préserve l'intégrité de leurs oeuvres", a-t-on souligné au ministère.
Une deuxième coupure "pourrait renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'oeuvres audiovisuelles à la télévision. Cela agirait comme un levier pour augmenter la programmation de ces oeuvres", toujours selon le ministère.
Du côté des auteurs, les réactions sont vives. Les deux principales sociétés d'auteurs, la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours: favoriser le marché de la télévision commerciale, quitte à fragiliser, voire à démanteler le service public", ont jugé la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société civile des Auteurs multimédia (SCAM).
"L'instauration d'une seconde coupure publicitaire (...) se ferait au détriment de l'intégrité des oeuvres et du droit moral des auteurs, et au mépris des télespectateurs et du public", ont-elles assuré.
Les recettes engendrées par cette seconde coupure publicitaire et un nouveau mode de calcul de la durée maximale de pub par heure seraient de 300 millions d'euros net, selon Valérie Négrier, directrice du pôle TV chez Aegis Média Expert (groupe d'achat d'espaces publicitaires britannique).
Par Marie-Dominique FOLLAIN
Mdf/bb/bfr
Et si la "commission Copé" – enfin ce qu’il devrait en rester – n’avait plus pour finalité que faire passer la réforme Carolis?
Et si la "commission Copé" – enfin ce qu’il devrait en rester – n’avait plus pour finalité que faire passer la charte hors la loi élaborée pour France Télévisions par le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel !?
Le 13/09/2007, "Capital.fr" publiait un article intitulé : " Jean-François Copé intègre le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel" . Le site web du mensuel écrivait notamment " Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, vient de rejoindre en tant que collaborateur l’un des plus importants cabinets d’avocats d’affaires français: Gide Loyrette et Nouel."
Précisant que " Jean-François Copé, avait prêté serment au mois de mai devant la Cour d'appel de Paris, en présence du bâtonnier, Yves Repiquet".
L’article ajoutait "Récemment présenté à ses associés, Jean-François Copé qui y travaillera à temps partiel, le vendredi et le samedi, devrait mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international, qui est notamment le conseil... de l'Etat dans le projet de fusion entre GDF et Suez. "
Qu’est-ce qui avait bien pu pousser, son nouvel employeur, à cette embauche ?
Quels bénéfices escomptait-il tirer de cette collaboration avec le président du groupe majoritaire à l’Assemblé Nationale ? Pour éviter tout risque de conflit d'intérêt, sur quels types de dossiers - donc pas en rapport avec l'État – sur quels types de dossiers, le maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, le député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, et l’actuel mais alors futur président de la commission audiovisuelle qui porte son nom, allait-il intervenir ?
D’autant que "mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international ", déontologiquement il ne pouvait en être question !
Pas plus, le nouvel entrant, ne pouvait-il justement utiliser ses relations pour faire aboutir tel ou tel dossier dans lequel était impliqué le cabinet d’avocats pour lequel il collaborait !
Si en septembre 2007, l’information est reprise alors par plusieurs titres de Presse, personne ne s’interroge vraiment, sur le fait que ce cabinet d’avocats de renom, l'un des plus importants en France (environ 650 avocats dans 21 bureaux répartis sur les 5 continents) engage ainsi cet avocat « novice » puisque qu’il n'a prêté serment qu'en mai 2007 ?
Prêter serment devant le bâtonnier, c'est-à-dire que JF Copé a répondu "Je le jure" à l'injonction "d'exercer ses futures fonctions avec "dignité, conscience, indépendance, probité et humanité", selon le texte du serment de l'ordre des avocats et surtout avec "toute la déontologie qui s’impose pour l’exercice de la fonction".
Alors oui, le 651ème et quelques, avocat dudit cabinet, avait eu beau prêter serment "jurer, cracher, qu’il n'allait pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État" comme s’en était, à l’époque, défendu son entourage à l'annonce de la nouvelle, personne n’imaginait ensuite ce qui allait se passer dans les premiers mois de janvier 2008.
L’avocat d’affaire, entre autres président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale allait être nommé président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom.
Alors même que celui, vraisemblablement désœuvré en tout cas voire pas assez occupé avec toutes ses charges et mandats politiques obtenus grâce au suffrage des électeurs, avait juré de ne pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État, le voila qui acceptait de s’occuper d’une commission sur un holding : France télévisions dont l’État est propriétaire à 100%.
Adieu pauvre Perrette, veau, vache, cochon, couvée et adieu serment d’indépendance, de conscience, d’indépendance, de probité et autre principe déontologique de non mélange des genres !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel qui l’emploie "travaille avec France Télévisions depuis douze ans", ne semble pas émouvoir outre mesure le prestigieux salarié !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel ait donc aidé à élaborer le "projet de disposition législative" de France Télévisions, commandé par son PDG, Patrick de Carolis, dans le soi-disant objectif de répondre aux exigences de la lettre adressée à ce sujet par le Président de la République à la ministre de la Culture et de la Communication, ne semble pas plus le troubler.
Que Le canard enchaîné du 3 octobre 2007, révélât l'existence d’un projet de «charte organisationnelle» dite de gouvernance que Patrick de Carolis tente de mettre en œuvre à marche forcée–contrevenant par parenthèses à la loi audiovisuelle d’août 2000 en ce qu’elle consacrait, entre autres, la séparation des pouvoirs entre le holding et les chaînes- projet qui aurait dû rester secret sans le journal satirique mais projet dont le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait été chargé et dont la CGC Médias dénonce depuis des mois et des mois l’illégalité, cela ne suffisait apparemment pas à faire s’interroger son nouvel avocat sur l’évidente nécessité qu’il y avait à ne pas prendre ce dossier et à s’en déporter.
C’est certain, JF Copé ne pouvait être concerné. Ce dossier, le cabinet Gide Loyrette et Nouel l’avait accepté avant qu’il ne le rejoignit officiellement. Tout comme le dossier de la fusion GDF/Suez pour lequel le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait aussi été conseil avant que JFCopé ne rejoigne ses rangs.
Le plus grand des hasards qui a fait que le directeur délégué de France Télévisions auprès du président Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, soit l’ex-directeur-adjoint du cabinet de Jean-François alors ministre du Budget, et "ami du député-maire de Meaux" ne devait en rien laisser supposer quoi que ce soit.
Le monde étant toujours très petit, que deux autres anciens collaborateurs du président du groupe UMP et donc président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom, travaillent également à France Télévisions, l’une attachée de presse personnelle de Carolis et l’autre directeur général du holding de télé publique, n’était pas non plus de nature à laisser planer le moindre doute.
Tous ceux qui imagineraient que le cabinet collaborant avec le chef des députés de la majorité - à ce titre chargé de leur faire adopter le budget du groupe France Télévisions et éventuellement chargé au travers d’une commission de faire des propositions sur son mode de financement ou encore celui de la gouvernance projet du cabinet précité- puisse se retrouver comme dirait un célèbre coureur cycliste, "à l’insu de son plein gré" confronté à un maillage étroit de personnes d'influence voire soupçonné de collusion, ont de bien mauvais esprits.
Qu’à France Télévisions, on se soit, hier, fait fataliste : «Si la commission explose vraiment, ce n’est peut-être pas plus mal. Ça pourrait créer un électrochoc et qu’on se rende compte que cette histoire de suppression de la pub ne tient pas la route» (dixit Libération 29 mai 2008), ne trompe personne.
Qu’aux pistes de réflexion sur la compensation du financement suite à la suppression de la pub sur la télé publique, ait pu se substituer comme une finalité le seul projet –éventuellement soumis après coup au législateur- élaboré par le cabinet Gide Loyrette et Nouel, et l’on se demandera encore pourquoi les député socialistes et les élus communistes annonceraient, mercredi prochain durant la séance plénière de la commission quitter la commission Copé sur l’avenir de la télé publique sans pub, qu’ils la quitte !!!
Après tout cela, Jean-François Copé, avocat d’affaire, homme politique, président à plus d’un titre et par dessus président de son club politique « Génération France » peut bien réunir ses amis au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique (si tant est qu’il y ait encore matière à rendre quoi que ce soit] pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », participer au pince-fesses organisé hier matin à France Télévisions pour lui et certains membres de la commission, il y a fort à penser que le contexte et particulièrement « le mélange permanent des genres » ne soit porteur de confusion mais surtout de suspicion.
Que Didier Mathus, (futur ex membre de la commission) indique «La commission est ridiculisée, elle n’a plus lieu d’être.», qui en serait surpris ?
Que son président, avocat d’affaire, réplique «Nous avons toutes les raisons de continuer à travailler ensemble pour remettre au président de la République un rapport complet, équilibré et audacieux.» , on peut comprendre pourquoi !
Tout dépend bien entendu de ce qu’audacieux signifie et surtout si audace ne finira pas par rimer avec mascarade !
Le 13/09/2007, "Capital.fr" publiait un article intitulé : " Jean-François Copé intègre le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel" . Le site web du mensuel écrivait notamment " Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, vient de rejoindre en tant que collaborateur l’un des plus importants cabinets d’avocats d’affaires français: Gide Loyrette et Nouel."
Précisant que " Jean-François Copé, avait prêté serment au mois de mai devant la Cour d'appel de Paris, en présence du bâtonnier, Yves Repiquet".
L’article ajoutait "Récemment présenté à ses associés, Jean-François Copé qui y travaillera à temps partiel, le vendredi et le samedi, devrait mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international, qui est notamment le conseil... de l'Etat dans le projet de fusion entre GDF et Suez. "
Qu’est-ce qui avait bien pu pousser, son nouvel employeur, à cette embauche ?
Quels bénéfices escomptait-il tirer de cette collaboration avec le président du groupe majoritaire à l’Assemblé Nationale ? Pour éviter tout risque de conflit d'intérêt, sur quels types de dossiers - donc pas en rapport avec l'État – sur quels types de dossiers, le maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, le député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, et l’actuel mais alors futur président de la commission audiovisuelle qui porte son nom, allait-il intervenir ?
D’autant que "mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international ", déontologiquement il ne pouvait en être question !
Pas plus, le nouvel entrant, ne pouvait-il justement utiliser ses relations pour faire aboutir tel ou tel dossier dans lequel était impliqué le cabinet d’avocats pour lequel il collaborait !
Si en septembre 2007, l’information est reprise alors par plusieurs titres de Presse, personne ne s’interroge vraiment, sur le fait que ce cabinet d’avocats de renom, l'un des plus importants en France (environ 650 avocats dans 21 bureaux répartis sur les 5 continents) engage ainsi cet avocat « novice » puisque qu’il n'a prêté serment qu'en mai 2007 ?
Prêter serment devant le bâtonnier, c'est-à-dire que JF Copé a répondu "Je le jure" à l'injonction "d'exercer ses futures fonctions avec "dignité, conscience, indépendance, probité et humanité", selon le texte du serment de l'ordre des avocats et surtout avec "toute la déontologie qui s’impose pour l’exercice de la fonction".
Alors oui, le 651ème et quelques, avocat dudit cabinet, avait eu beau prêter serment "jurer, cracher, qu’il n'allait pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État" comme s’en était, à l’époque, défendu son entourage à l'annonce de la nouvelle, personne n’imaginait ensuite ce qui allait se passer dans les premiers mois de janvier 2008.
L’avocat d’affaire, entre autres président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale allait être nommé président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom.
Alors même que celui, vraisemblablement désœuvré en tout cas voire pas assez occupé avec toutes ses charges et mandats politiques obtenus grâce au suffrage des électeurs, avait juré de ne pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État, le voila qui acceptait de s’occuper d’une commission sur un holding : France télévisions dont l’État est propriétaire à 100%.
Adieu pauvre Perrette, veau, vache, cochon, couvée et adieu serment d’indépendance, de conscience, d’indépendance, de probité et autre principe déontologique de non mélange des genres !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel qui l’emploie "travaille avec France Télévisions depuis douze ans", ne semble pas émouvoir outre mesure le prestigieux salarié !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel ait donc aidé à élaborer le "projet de disposition législative" de France Télévisions, commandé par son PDG, Patrick de Carolis, dans le soi-disant objectif de répondre aux exigences de la lettre adressée à ce sujet par le Président de la République à la ministre de la Culture et de la Communication, ne semble pas plus le troubler.
Que Le canard enchaîné du 3 octobre 2007, révélât l'existence d’un projet de «charte organisationnelle» dite de gouvernance que Patrick de Carolis tente de mettre en œuvre à marche forcée–contrevenant par parenthèses à la loi audiovisuelle d’août 2000 en ce qu’elle consacrait, entre autres, la séparation des pouvoirs entre le holding et les chaînes- projet qui aurait dû rester secret sans le journal satirique mais projet dont le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait été chargé et dont la CGC Médias dénonce depuis des mois et des mois l’illégalité, cela ne suffisait apparemment pas à faire s’interroger son nouvel avocat sur l’évidente nécessité qu’il y avait à ne pas prendre ce dossier et à s’en déporter.
C’est certain, JF Copé ne pouvait être concerné. Ce dossier, le cabinet Gide Loyrette et Nouel l’avait accepté avant qu’il ne le rejoignit officiellement. Tout comme le dossier de la fusion GDF/Suez pour lequel le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait aussi été conseil avant que JFCopé ne rejoigne ses rangs.
Le plus grand des hasards qui a fait que le directeur délégué de France Télévisions auprès du président Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, soit l’ex-directeur-adjoint du cabinet de Jean-François alors ministre du Budget, et "ami du député-maire de Meaux" ne devait en rien laisser supposer quoi que ce soit.
Le monde étant toujours très petit, que deux autres anciens collaborateurs du président du groupe UMP et donc président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom, travaillent également à France Télévisions, l’une attachée de presse personnelle de Carolis et l’autre directeur général du holding de télé publique, n’était pas non plus de nature à laisser planer le moindre doute.
Tous ceux qui imagineraient que le cabinet collaborant avec le chef des députés de la majorité - à ce titre chargé de leur faire adopter le budget du groupe France Télévisions et éventuellement chargé au travers d’une commission de faire des propositions sur son mode de financement ou encore celui de la gouvernance projet du cabinet précité- puisse se retrouver comme dirait un célèbre coureur cycliste, "à l’insu de son plein gré" confronté à un maillage étroit de personnes d'influence voire soupçonné de collusion, ont de bien mauvais esprits.
Qu’à France Télévisions, on se soit, hier, fait fataliste : «Si la commission explose vraiment, ce n’est peut-être pas plus mal. Ça pourrait créer un électrochoc et qu’on se rende compte que cette histoire de suppression de la pub ne tient pas la route» (dixit Libération 29 mai 2008), ne trompe personne.
Qu’aux pistes de réflexion sur la compensation du financement suite à la suppression de la pub sur la télé publique, ait pu se substituer comme une finalité le seul projet –éventuellement soumis après coup au législateur- élaboré par le cabinet Gide Loyrette et Nouel, et l’on se demandera encore pourquoi les député socialistes et les élus communistes annonceraient, mercredi prochain durant la séance plénière de la commission quitter la commission Copé sur l’avenir de la télé publique sans pub, qu’ils la quitte !!!
Après tout cela, Jean-François Copé, avocat d’affaire, homme politique, président à plus d’un titre et par dessus président de son club politique « Génération France » peut bien réunir ses amis au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique (si tant est qu’il y ait encore matière à rendre quoi que ce soit] pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », participer au pince-fesses organisé hier matin à France Télévisions pour lui et certains membres de la commission, il y a fort à penser que le contexte et particulièrement « le mélange permanent des genres » ne soit porteur de confusion mais surtout de suspicion.
Que Didier Mathus, (futur ex membre de la commission) indique «La commission est ridiculisée, elle n’a plus lieu d’être.», qui en serait surpris ?
Que son président, avocat d’affaire, réplique «Nous avons toutes les raisons de continuer à travailler ensemble pour remettre au président de la République un rapport complet, équilibré et audacieux.» , on peut comprendre pourquoi !
Tout dépend bien entendu de ce qu’audacieux signifie et surtout si audace ne finira pas par rimer avec mascarade !
La Direction de Monte Carlo Doualiya refuse d'appliquer les mesures salariales décidées à RFI.
Dans un texte commun, la CGC (SNPCA-CGC et SPC-CGC) et FO dénonce le refus de la Direction de Monte Carlo Doualiya d'appliquer les mesures salariales décidées à RFI.
Ceci en violation de l'accord d'entreprise.
Elle refuse la pérennisation de l'augmentation de 1% des salaires, la transformant du coup en une simple prime.
Pensant de la sorte nous "faire avaler la pilule" le Directeur général n'a pas trouvé mieux que de nous "offrir" 0,25% de plus, par rapport au salaire indiciaire, le salaire de base. Autrement dit, par exemple, 4,5 euros pour un salaire brut de base de 1800 euros. En échange du renoncement à nos droits les plus élémentaires!
Les salariés de Monte Carlo Doualiya ne font pas la manche!
Le Directeur général prétend qu'il n'a pas d'argent. Il s'abstient en même temps d'informer et de consulter le Comité d'Entreprise sur les comptes de l'Entreprise. Cette gestion opaque est inadmissible, d'autant que nous constatons par ailleurs une explosion sans précédent des voyages, des délocalisations couteuses et des missions dont l'utilité de certaines est pour le moins contestable.
A RFI, l'augmentation des salaires a été accordée malgré la baisse du budget en 2007. A MCD, le budget a par contre, largement augmenté en 2007, et pour la première fois depuis de longues années.
Le Directeur Général prétend qu'il n'a plus de sous. Les salariés de MCD lui demandent ce qu'il en a fait.
S'agissant des "politiques" (si tant est que le mot ait un sens) de Monte Carlo Doualiya qu'elle soit économique, sociale ou encore éditoriale, les salariés de la radio sont pour le moins écahudés.
Rappelons que, ne serait-ce que sur les dérives de cette "politique éditoriale", la CGC (SNPCA-CGC et SPC-CGC) et FO ont déposé un préavis de grève pour le 11 juin 2008.
Paris, le 23 mai 2008
Ceci en violation de l'accord d'entreprise.
Elle refuse la pérennisation de l'augmentation de 1% des salaires, la transformant du coup en une simple prime.
Pensant de la sorte nous "faire avaler la pilule" le Directeur général n'a pas trouvé mieux que de nous "offrir" 0,25% de plus, par rapport au salaire indiciaire, le salaire de base. Autrement dit, par exemple, 4,5 euros pour un salaire brut de base de 1800 euros. En échange du renoncement à nos droits les plus élémentaires!
Les salariés de Monte Carlo Doualiya ne font pas la manche!
Le Directeur général prétend qu'il n'a pas d'argent. Il s'abstient en même temps d'informer et de consulter le Comité d'Entreprise sur les comptes de l'Entreprise. Cette gestion opaque est inadmissible, d'autant que nous constatons par ailleurs une explosion sans précédent des voyages, des délocalisations couteuses et des missions dont l'utilité de certaines est pour le moins contestable.
A RFI, l'augmentation des salaires a été accordée malgré la baisse du budget en 2007. A MCD, le budget a par contre, largement augmenté en 2007, et pour la première fois depuis de longues années.
Le Directeur Général prétend qu'il n'a plus de sous. Les salariés de MCD lui demandent ce qu'il en a fait.
S'agissant des "politiques" (si tant est que le mot ait un sens) de Monte Carlo Doualiya qu'elle soit économique, sociale ou encore éditoriale, les salariés de la radio sont pour le moins écahudés.
Rappelons que, ne serait-ce que sur les dérives de cette "politique éditoriale", la CGC (SNPCA-CGC et SPC-CGC) et FO ont déposé un préavis de grève pour le 11 juin 2008.
Paris, le 23 mai 2008
Inscription à :
Articles (Atom)

