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mercredi 8 octobre 2008

P. de Carolis qui dit travailler dans le cadre du rapport Copé, ne se décidera que lorsqu’il aura une vue d’ensemble de la situation

La Présidence de France Télévisions a convoqué, comme elle l’a fait avec toutes les autres organisations syndicales, le SNPCA-CGC afin de faire un point sur la situation.

Présents pour la Direction : Patrick de Carolis, Damien Cuier, René Maisonneuve, René Siacci.

Durée de la réunion : environ 25 minutes.

Le SNPCA-CGC ne se rendait pas à cette convocation avec l'idée d'apprendre quelque chose, non. Tous ceux qui lisent régulièrement notre blog ne peuvent que constater que nous avons les informations bien en avance lorsque nous ne les avons pas déjà en exclusivité.
Le SNPCA-CGC avait, d'ailleurs, en main les "comptes rendus" publiés par les syndicats déjà reçus et qui n'apprenaient rien à personne.

Le SNPCA-CGC a donc écouté ce que P. de Carolis avait à dire. Comme dit précédemment, il n'y avait "rien de nouveau sous le solieil".

Le SNPCA-CGC a quand même posé des questions. Voici les réponses, dans le désordre, qui ont été faites :

Sur calendrier ? P. de C: Le calendrier est entre les mains de l’actionnaire

Sur la "stratégie" ? P. de C: Le plan d’affaire est toujours en négociation

Sur la charte et les chantiers que nous combattons ? P. de C répond par "synergies"; la présidence de FTV compte beaucoup sur les synergies (départs non remplacés, amélioration de la productivité, chantiers de modernisations …)

Sur le déficit qui a, notamment, justifié le vote des droits d'alerte ? P. de C: la question se pose de savoir si l’Etat acceptera que FTV sorte en déficit cette année et l’année prochaine

Sur l'organisation ? P. de C: les scénarii étudiés (financement, organisation, …) sont ceux émis par la Commission Copé, même s’il ne faut pas exclure d’autres scénarii.

Concernant, France 3, sur la mobilité forcée de certains personnels qui pourraient se présenter dans le cadre d’un redécoupage des régions ? P. de C: La Présidence de FTV confirme travailler dans le cadre des hypothèses « Copé » sur un redécoupage du nombre de régions en tant qu'unités de gestion. Néanmoins la mobilité n’est, pour l’heure, pas à l’ordre du jour.

Sur les modalités ? P. de C: la Présidence de FTV table bien sur un passage à l’entreprise « commune » par un TUP (transfert universel de patrimoine) qui aurait été malgré tout gardé dans la nouvelle loi.

Sur la suite qu'il compte donner à ses déclarations au regard de la situation ? P. de C: en ce qui concerne les hypothèses futures, il ne se décidera que lorsqu’il aura une vue d’ensemble de la situation, c'est-à-dire pas avant fin octobre voire courant novembre.

Les réponses apportées étant constantes à celles faites dans les instances et aux autres organisations syndicales depuis quelques semaines à part l'hypothèse d'un départ en octobre voire en novembre, il n'ay avait pas lieu de s'éterniser.

Au final, redisons-le, rien de neuf… Bref pour les vrais nouvelles et autres "confidentiels concernant France Télévisions, lisez la presse mais surtout comme vous êtes de plus en plus nombreux à le faire, rendez-vous régulièrement sur notre blog.

« ENTRETIENS DE VALOIS » : LES FEDERATIONS CGT, CFDT, CFE-CGC, FO ET CFTC NE PARTICIPERONT PAS AU COMITE DU 8 OCTOBRE …

Dans un communiqué commun, LES FEDERATIONS CGT, CFDT, CFE-CGC, FO ET CFTC indiquent qu'elles ne PARTICIPERONT PAS AU COMITE DU 8 OCTOBRE …des « ENTRETIENS DE VALOIS ».

Faute d’avoir reçu les assurances sur les crédits budgétaires d’Etat consacrés en 2009 à la Culture et en particulier au Spectacle Vivant, la Fédération CGT du Spectacle, la F3C/CFDT, la FCCS/ CFE-CGC, la FASAP-FO et la CFTC ne participeront pas à la réunion du Comité des « Entretiens de Valois » qui doit avoir lieu le mercredi 8 octobre à 10H au Ministère de la Culture.

Pour mémoire, le 9 septembre dernier, plusieurs organisations professionnelles avaient dans une déclaration préalable à la poursuite des « Entretiens de Valois », mis en avant les deux conditions suivantes :« La reconduction du budget de la Culture 2008, réévaluée du montant de l’inflation et garanti contre toute forme de gel et la transformation des « Entretiens de Valois », après le temps riche de l’échange et de la concertation, en une phase de négociation et d’élaboration. »

Celles-ci ne sont pas aujourd’hui réunies puisque le Gouvernement a, sans attendre, décidé un gel budgétaire de 5 %. Qui plus est il a, dans le cadre du « Projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012 », déjà anticipé l’évolution des crédits destinés à la Culture à raison de 0, 6 % pour chacune des années 2010 et 2011 ; à l’évidence bien loin de l’évolution réelle du coût de la vie pour la période en question.

Les Fédérations syndicales de salariés CGT Spectacle, F3C/CFDT, FCCS/ CFE-CGC, FASAP-FO et CFTC maintiennent donc leur décision de suspendre leur participation aux « Entretiens de Valois » dans l’attente du dégel budgétaire des crédits 2009 de la Culture qui doivent être examinés par les députés le 27 octobre prochain.

Paris, le 7 octobre 2008

lundi 6 octobre 2008

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS a adressé par lettre recommandée AR une « mise en demeure » au syndicat CGC des Médias

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS a adressé par lettre recommandée AR une « mise en demeure » au syndicat CGC des Médias.

Suite à un article publié sur notre blog intitulé « Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS après le départ de B.MILLOT pourrait mettre fin à sa mise à disposition des hôpitaux de Paris », notre organisation syndicale a reçu de son avocat une lettre de mise en demeure.

Le motif de la mise en demeure est principalement le suivant : « Il est patent que le blog de la SNPCA-CGC, plus particulièrement le post du 24 septembre (http://medias-cgc.blogspot.com/2008/09/guillaume-eckerlein-dga-de-fts-pourrait.html) dont il est fait mention et les accusations publiques qu’il contient nuisent à mon client, et entre dans les prescriptions de la loi ».

Et son avocat d’ajouter : « En conséquence, je vous remercie et vous mets en demeure de bien vouloir intervenir sur ce blog afin d’en éliminer sans délai les notes sus indiquées et tous ceux pouvant concerner mon client de façon vindicative. A défaut de suite ou de réponse de votre part sous huitaine, je saisirai les juridictions compétentes sur le fondement des lois du 29 juillet 1881 et du 21 juin 2004 sur la confiance dans l’économie numérique».

Nous allons donc, dans la "crainte" de voir toute l’économie numérique nous tomber dessus retirer de l’adresse mail sus citée l’article incriminé mais assortir ce geste de quelques explications:

L’avocate de G. ECKERLEIN écrit « Parmi les propos mensongers et diffamatoires, je peux vous citer :

1- « Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS dès après le départ de B.MILLOT pourrait mettre fin à sa mise à disposition des hôpitaux de Paris », et « pourrait bien solliciter très rapidement l’arrêt de sa mise à disposition pour rejoindre les hôpitaux de Paris »

Qu’est-ce qui est diffamatoire et mensonger ? Le fait que Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS soit bien en disponibilité des hôpitaux de Paris sur décision de la CAPN du 21 septembre 2007 (curieusement bien après son embauche pendant l'été à France Télévisions) ?

Qu’est-ce qui est diffamatoire et mensonger ? Le fait d’employer un conditionnel avec « pourrait » ? Pourquoi se mettre en disponibilité de son « employeur » d’origine, si ce n’est pour pouvoir ensuite réintégrer ?

Le fait que Guillaume ECKERLEIN se soit donc mis en disponibilité des hôpitaux de Paris et que ceci soit de notoriété, implique bien que ce dernier « pourrait » donc y retourner.

Les règles de la disponibilité que nous mettons ici en pièce jointe sont claires. (voir bas de page) L’intéressé peut demander sur une période de 10 ans l’arrêt de sa mise en disponibilité et rejoindre son « corps d’origine ». Il se peut que cette demande soit son propre choix mais aussi que l’entreprise qui l’emploie le remercie et qu’il soit contraint de solliciter de facto l’arrêt de sa mise à disposition ! Qu’est-ce qu’il y a là de diffamatoire et de mensonger ?

L’avocate de Guillaume ECKERLEIN peut bien écrire « Il s’agit là au mieux de pures spéculations, au pire d’éléments mensongers. » qu’est-ce que cela change au fait qu’un salarié en disponibilité puisse retourner dans le délai imparti vers l’entreprise qui lui accordé cette disponibilité.
Il serait donc diffamatoire et mensonger – selon l’avocate de Guillaume ECKERLEIN - de dire ou d’écrire que quelqu’un qui a volontairement choisi de se mettre en disponibilité de son corps d’origine, par disposition contractuelle « pourrait » y retourner ensuite ?!

Curieux !

Que Guillaume ECKERLEIN fasse savoir par l’intermédiaire de son avocate qu’il n’a pas pour l’heure, l’intention de suspendre sa mise à disposition, dont acte.

Que le groupe France Télévisions se pose de plus en plus de questions sur ses compétences en matière de gestion des personnels – tout comme les syndicats, du reste – et imagine d’autres conséquences que celles Guillaume ECKERLEIN imagine, rien d’extraordinaire.

A ce sujet, notre organisation syndicale a eu, très récemment, l’occasion de sortir un tract en interne sur le fait que « Il est probablement plus facile pour certains d'embaucher quelqu'un pendant plus de 15 mois, jusqu'au 1er janvier 2010 en « accroissement temporaire d’activité »(Contrat que l’on ne peut plus rompre et où, même s’il l’était, le salarié hors l’entreprise percevrait l’intégralité) que d'avoir une attitude respectueuse d'un(e) collaborateur(trice) détenant un mandat syndical. ».

Nous n’avons aucune intention de retirer ce tract et ce ne sont pas les menaces ou les intimidations de toutes sortes qui nous ferons revenir sur cette liberté d’expression.

L’avocate de Guillaume ECKERLEIN poursuit « Au SNPCA-CGC qui lui écrit pour exiger des explications sur 4 points bien précis il n’a pas daigné répondre. Considérant cette non-réponse comme une discrimination et le syndicat le lui a fait savoir, discrimination syndicale qui touche en premier lieu sa déléguée syndicale mais qui pourrait bien se traduire par d’autres formes de discrimination ».

Force est de constater que la lettre remise en main propre le 16 septembre 2008 par le syndicat à Guillaume ECKERLEIN pour exiger des explications sur 4 points bien précis, n’a reçu à ce jour aucune réponse.

Dire qu’il s’agit là d’une discrimination syndicale est notre droit le plus strict ; surtout lorsque le délégué CFDT qui a demandé les mêmes explications, suite à l'annulation unilatérale par Guillaume ECKERLEIN d'une réunion concernant un poste à pourvoir pourtant occupé depuis plus d'un an par la déléguée CGC, a été reçu immédiatement et pas la CGC.

Préciser pour la CFDT dans un courrier adressé à Guillaume ECKERLEIN que ce dernier voulait fallacieusement faire porter la faute sur la centrale syndicale, ça ce n’est ni mensonger, ni diffamatoire!?

La CFDT a officiellement reçu une explication de Guillaume ECKERLEIN ; explication « abracadabrante » que le syndicat dans un 2ème courrier a fermement contesté.

Guillaume ECKERLEIN n’en est pas à sa première. Voici, en date du 9 septembre 2008, après la décision unilatérale qu’il a prise de reporter pour la 3ème fois sinon la 4ème la tenue de la commission paritaire suscitée, où postule la déléguée syndicale du SNPCA-CGC, comment il adresse un courrier des plus flous envoyé aux délégués de France 2, France 3 et FTS pour tenter de se justifier ; courrier où il tente de faire porter la responsabilité de cette annulation sur un syndicat (la CFDT) qui aurait fait cette demande d’annulation.

Sous couvert d’un soi-disant délai de 10 jours (de quel délai s’agit-il ?), il accuse le syndicat la CFDT qui lui répondra le 17 septembre de la sorte : « c’est vous-même qui avez signalé ce fait à ma secrétaire ».
Mais là, Mr ECKERLEIN ne trouve cela ni diffamatoire, ni mensonger !

Le SNPCA-CGC qui lui a adressé également un courrier portant sur 4 questions : « Quel syndicat vous a saisi du non respect des 10 jours que vous évoquez ? A quel texte et quelle règle y faisant référence faites-vous allusion ? Dans quelles formes avez-vous été formellement saisi ? Y a-t-il dans le texte auquel vous vous référez, un mode précis de saisine sous peine d’annulation de la dite saisine ? », reçois lui une mise en demeure.

NON, Mr ECKERLEIN si ces pratiques ont cours ailleurs, en aucun cas notre syndicat ne les cautionnera. Nous n’allons pas en rester là. Vous allez devoir rendre des comptes mais surtout tirer toutes les conséquences de vos actes.

La CFDT dans son second courrier ne fait, elle aussi, que dénoncer les pratiques de Guillaume ECKERLEIN ; pratiques bien « étranges » en réalité et ce n’est, ici, qu’un euphémisme.

Jugez plutôt quel type de pratiques nous avons récemment mis en avant : malgré l’avis défavorable de son Chef de Service qui a pu au cours d’un mois entier voir évoluer un CDD embauché pour un remplacement, juger le travail de ce dernier et ne pas souhaiter, en conséquence, poursuivre la collaboration du salarié en question, le CDD contre toute logique a été embauché pendant plus de 15 mois en « accroissement temporaire d’activité ».

Interrogations légitimes de la CFDT comme de la CGC: « Accroissement temporaire d’activité » sur 15 mois, jusqu’en 2010, de qui se moque-t-on ?
Il convient de noter au passage le caractère temporaire de l’activité : 15 mois.

Voyant extralucide, Guillaume ECKERLEIN, pour imaginer une surcharge de travail allant jusqu’au 1er janvier 2010 ou bien gestionnaire d’un autre type aux procédés peu orthodoxes !?

Renseignements pris, pas plus de surcharge que de beurre en branche ; l’un des salariés CDI du secteur s’est même vu « délesté » de son activité habituelle pour trouver du travail au « surchargé ».
Concernant ce contrat, le SNPCA-CGC a eu beau saisir la DRH, les contrats FTS leur échappant – bizarre, non – rien malheureusement, n’a pu être fait et le CDD quoi qu’il se passe le sera pour 15 mois.

Le SNPCA-CGC va saisir, officiellement, l’inspection du travail sur ce CDD qui relève plus, selon toute vraisemblance du passe-droit plutôt que de la nécessité de service.

C’est bien ce que la CGC considère comme un manquement grave à la bonne gestion rigoureuse d’une entreprise.
De surcroît, lors d’une réunion avec les délégués syndicaux, Guillaume ECKERLEIN a même cru devoir indiquer que le CDD en question « avait besoin d’être encadré puisqu’il n’était pas compétent » avant de modifier, face au regard médusé des syndicalistes, ses propos en indiquant « quand je dis pas compétent, je veux dire peu compétent… ».
Cela dépasse l’entendement.

Comment, au vu de l’épais dossier que le syndicat possède, ne pas immédiatement penser à la discrimination syndicale !?

Quant à la suite que nous nous réservons le droit de donner à tout ceci, outre donc le fait que nous ayons encore une fois utilisé le conditionnel avec « pourrait », cette mise en demeure ne fait que conforter un peu plus nos sentiments : la CGC Médias et ses représentants ne sont pas traités comme ceux de la CFDT et encore moins de façon égalitaire comme le prévoit la loi.

Ce ne sont pas les menaces ou les intimidations de toutes sortes, et encore moins une mise en demeure qui nous empêcherons de dénoncer l’injustice et redisons-le d’utiliser cette liberté d’expression que prévoit la Constitution comme un droit inaliénable de réaction.


samedi 4 octobre 2008

Bastien MILLOT chez Clear Channel !

La CGC Médias dès le 22 septembre 2008, vous annonçait en exclusivité, le départ de Bastien MILLOT de toutes les nombreuses fonctions qu'il occupait à France Télévisions.

Bastien MILLOT dans un communiqué personnel relayé par un communiqué du groupe disait "vouloir relever un nouveau défi, en se lançant dans la création de sa propre entreprise"; et d'ajouter -comme si cela ne devait pas suffire - "devenir également, à compter du mois prochain, conseiller régional de Picardie, mandat qui revêt une importance toute particulière à ses yeux, tant par l’attachement qu'il a pour sa région natale que par la volonté qu'il a de s’engager à nouveau dans la vie publique".

Selon nos informations Bastien MILLOT aurait bel et bein rejoint la société Clear Channel (concurrente directe de Decaux).

Quid de la création de sa propre société comme il l'indiquait dans le communiqué ? Est-elle toujours d'actualité et viendrait-elle en plus de sa nouvelle activité ? Quant à son nouveau mandat de "conseiller régional" mais quand donc va-t-il avoir le temps de s'y consacrer avec tout ça ? [ Il est vrai qu'il est allé, en la matière, à bonne école...]

Priscille Garcin en a passé des coups de fil à France Télévisions

Suite au très récent départ de Priscille Garcin de son poste de directrice de la communication chez Endemol , cette dernière également directrice de la communication de France Télévisions sous Tessier et ayant sauvé sa place auprès de Carolis comme directrice de la communication de France 2, a passé ces derniers jours plusieurs coups de téléphone à de très nombreux ex collègues du groupe public.

Selon nos informations, le fait qu'elle n'ait fait qu'un passage éclair chez Endemol puisqu'arrivée à la fin du mois de mars dernier et quittant son poste six mois plus tard - ce qu'Endemol appelle "un départ d'un commun accord" - serait dû à l'arrêt de cette collaboration avant la fin de sa période d'essai.

Priscille Garcin qui ne sera pas remplacée chez Endemol espérait bien pouvoir retrouver un poste à France Télévisions. Elle s'est donc manifestée auprès de ses amis du holding pour leur préciser que, bien entendu, c'est elle qui avait souhaité mettre fin à "l'expérience" et qu'elle était maintenant disponible.

vendredi 3 octobre 2008

France Télévisions: la facture pourrait dépasser le milliard... Hurlements à la Direction des Médias au sujet du chiffrage de l'entreprise unique....

Hurlements à la DDM Direction des Médias (service de Matignon), hier jeudi 2 octobre 2008, au sujet du chiffrage de la version "entreprise unique" proposée par Carolis.

La DDM qui semble ne pas en voir le bout, plus elle avance plus elle s'aperçoit que les 120 et 130 millions d'euros sur cinq ans, chiffre qui avait un temps circulé dans la presse mais qui est largement dépassé pour faire passer le holding et les chaînes en un "monobloc" (à la visibilité et la lisibilité plus que contestables), constate que la facture n'arrête pas de s'alourdir .

Ceci plus cela donc, en plus des 450 millions d'euros pour compenser uniquement le manque de recettes 2008, ce pourrait être un chiffre identique voire son doublement pour prendre en considération les propositions Carolis (presque unanimement décriées aujourd'hui) - ce que France Télévisions appelle "le coût de la réforme sociale qui devrait être engagée pour créer une entreprise unique" - où le montant total astronomique mais initialement et volontairement minoré par le groupe afin qu'il devienne un «média global» pourrait au global dépasser largement pour 2008/2009 le milliard d'euros.

Bercy dans le contexte actuel de récession (qui ne dit pas encore son nom) le plus logiquement, le plus rationnellement et le plus techniquement possible, ne verrait pas d'un mauvais oeil comme nous le disions hier sur notre blog: le report du projet de loi audiovisuel (au regard des sommes à sortir).

Matignon rappelant à juste titre que le milliard déjà accordé par l'Etat français à Dexia ( qu'il pourrait même emprunter pour partie) pèse déjà très lourd dans la balance; que la crise n'étant pas encore terminée (loin s'en faut apparemment) trouver un autre milliard pour la télé publique, ne serait pas du plus bel effet.

Si la philosophie concernant les coupures publicitaires demeure, l'applicabilité du plan Carolis ( véritable tonneau des Danaïdes) serait vraisemblablement différé.

Nous vous donnerons plus de détails sur cet report qui serait, redisons-le des plus sages, dans nos prochaines publications.

jeudi 2 octobre 2008

Carolis : Quel coup d'éclat ? Depuis quand sa démission serait "un coup"?

Dans une précédente publication du 18 septembre intitulée "P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi" la CGC Médias annonçait la démission de Patrick de Carolis .

Quoi de plus logique en somme puisque Carolis affirmait dès l'été: donner sa démission fin septembre si «le compte n’y [était] pas».

Il n'a cessé de répéter que les 450 millions que l'Etat annonçait verser à France Télévisisons, étaient loin de suffire, compte tenu de la situation financière actuelle du holding public. Donc comme il l'a dit, «le compte n’y est pas», il en tire les conséquences.

Comme nous le disions il ya quelques jours, la fin de non recevoir adressée à l'interréessé par Bercy, Matignon après les déclarations intempestives de la ministre de Tutelle , enchérissant: « rien ne sert pour Carolis de discuter sur cette question qui a été arbitrée au plus haut niveau par le chef de l’Etat », a précipité les choses.

C'est dans ces conditions que Télé 7 jours va plus loin, en annonçant le 8 octobre comme étant le jour où Patrick de Carolis rend publique sa démission à Arles, à l'occasion de la Conférence Internationale des Télévisions publiques, où il doit se retrouver en compagnie de son très récent mais aussi très indéfectible soutien Christine Albanel. (là aussi la CGC Médias le révélait sur ce même blog)

Selon l'hebdomadaire, c'est l'hypothèse avancée dans son numéro qui paraitra lundi, sous le titre: "Scoop: Carolis ou la tentation du coup d'éclat".

Le seul "plus" entre cet article et nos publications, c'est la date. Nous avions bien indiqué dès le 24 septembre 2008 que "les profonds désaccords avec l’Etat, portaient principalement sur ce budget que rejette le PDG de France Télévisions mais n’était qu’un ultime baroud pour tenter de faire évoluer le montant du chèque qu’il négocie pour partir ? "

"Selon le magazine, les propos de Frédéric Lefevre, porte parole de l'IMP, estimant que "si Carolis fait obstacle à la réforme, cela ne pourra pas durer très longtemps" auraient décidé Carolis à "envisager de faire un coup d'éclat". Redisons-le, quel coup d'éclat ?

Mettre enfin ses actes en adéquation avec ses propos, cela ne ressemble en rien à un coup d'éclat; surtout lorsqu'à la clé on tombe d'accord sur le montant d'un chèque.

Après avoir soi-même proposé la réforme, avoir tenté d'en accuser un autre -vous savez celui dont l'analyse était qualifiée de stupide - avoir menacé de tout laisser tomber en prenant au passage 11.500 salariés en otage en omettant bien de leur dire que son projet se traduirait derrière par des centaines de licenciements, il ne peut que s'en prendre à lui-même l'auteur de tout ce stratagème mais en aucun cas ne faire croire à un quelconque coup d'éclat.

"Il n'est plus l'homme de la situation". En cela nous sommes d'accord avec la déclaration de Jef, délégué SNJ CGT qui le disait à la presse le "Avec un tel sous-financement, [450 millions d'euros seulement] Carolis ne pourra jamais gérer son groupe et il devra partir".

Pour être le plus complet possible et selon nos dernières informations, les "émissaires" que le futur démissionnaire a cru devoir envoyer pour plaiser sa cause en haut lieu et qui ont tous fait chou blanc, ne sont pas arrivés à empêcher l'histoire audiovisuelle de continuer à s'écrire mais, à l'avenir sans lui.

Du reste et au regard du contexte économique plus que dégradé, rien ne dit qu'un coup (pas d'éclat) de théâtre n'intervienne pas avant le 22 octobre 2008: la sagesse pourrait l'emporter et dans ce climat économique plus qu'incertain, la loi sur la suppression progressive de la pub sur France Télévisisons pourrait être reportée et ne pas devoir s'appliquer comme initialement prévue le 1er janvier 2009.

Dès lors, quoi de plus naturel et surtout de plus légitime, concernant l'aspect structurel du groupe, d'en discuter avec le successeur de Carolis (bien désigné par le CSA) !!!

mercredi 1 octobre 2008

Duhamel et Carolis, toujours eux....

La CGC Médias ne résiste pas à vous faire découvrir si vous étiez passé à côté le 29/09/2008, le papier de BRP alias Bruno Roger-Petit édité dans "Le Post" intitulé : "France Télévisions: Duhamel et Carolis doivent partir, il faut soutenir Frédéric Lefebvre!"


Ce papier comme un écho au notre, publié voila 2 jours, évoque le cas Duhamel qui au moment de l'éviction rondement menée de Marc Tessier (il n'avait même pas franchi le 2ème tour avec 5 voix/9 contre lui dès le 1er) se présentait en numéro 1 dans le binome qu'il avait tout d'abord imaginé: Duhamel/Carolis [ et non l'inverse, de mise aujourd'hui].


Prenant la température ambiante de l'époque et voyant que cette articulation, telle quelle, n'avait aucune chance de fonctionner, le même Duhamel se rangeait à l'évidence et acceptait l'inversion . Carolis devenant n°1 avait dû se porter garant de son n°2 dont la candidature avait essuyé un véto sec de l'Elysée à l'époque. Certains s'interrogeaitent même, pourqoui diable vouloir imposer en n°2 celui dont on ne veut pas en n°1 ?

Comme le dit "Le Post" parce que le n°1 n'était peut-être pas celui qu'on croit: "Il est de fait, et tout le monde le sait, le vrai président depuis 3 ans, ce haut responsable de la télévision publique qui sévit à la tête de toutes les chaînes du groupe public".

Mais lisez plutôt:

"Un peu de provocation en ce début de semaine. A quelques jours de la présentation du projet de loi réformant (encore!) l'audiovisuel public, je suis contraint de vous dire la triste vérité dans cette affaire.

Il faut d'urgence que Patrice Duhamel quitte la direction des programmes de France Télévisions.Quand j'étais adolescent, je voyais Patrice Duhamel sur TF1. C'était le chef du service politique et déjà, ma conscience politique s'éveillant, je voyais bien que quelque chose clochait. Il était giscardien disait-on.

Il faisait partie de ces brillants stratèges en communication politique qui passaient leur temps à inviter l'épouvantail Georges Marchais à la télévision.Exhiber le secrétaire général du PCF réclamant "Des minisses communisses!" en cas de victoire de la gauche, c'était censé faire peur aux électeurs enclins à voter à gauche. Résultat de cette brillante stratégie: Marchais a fait tellement peur à 20% de l'électorat communiste que celui-ci a voté Mitterrand en 1981 avec les conséquences que vous savez...

Bref, il y a longtemps que je ne nourris guère d'illusions sur les qualités stratégiques de Patrice Duhamel et sa vocation à bâtir une télévision héritée des valeurs du giscardisme triomphant des années... 74... Modernité... Modernité...

Voilà trois ans que ce haut responsable de la télévision publique sévit à la tête de toutes les chaînes du groupe public. Il est de fait, et tout le monde le sait, le vrai président. Il est l'incarnation de ce que Bon et Burnier avaient si brillamment théorisé autrefois dans un ouvrage intitulé: "Que le meilleur perde".

Et de ce de point de vue, Duhamel a tout réussi. La dernière rentrée de France 2 est une réussite absolue, son chef d'oeuvre. Hondelatte, Piccouly, Courbet, Laroche-Joubert... Que de grands noms portant haut les valeurs de la télévision publique. Les héritiers de Desgraupes, de Caunes, Tchernia, Dumayet, Glazer sont là, réincarnés par la grâce de Duhamel.Qu'on en juge, car le bilan de Duhamel est hallucinant. Exemples au hasard: un concept d'émission avec Hondelatte est pompé sur les émissions culturelles des années 70?

Duhamel juge que c'est novateur.Un présentateur, Courbet, est usé par quinze ans de TF1 et à deux doigts d'être has-been? Duhamel trouve que c'est l'incarnation du service public.Une productrice, Alexia Laroche-Joubert, incarne la télé-réalité et le monde des producteurs de télévision en quête d'argent facile à se faire sur le dos des chaînes publiques ?

Duhamel trouve que c'est le moment de lui confier une production sur France 2, là où les salariés sont augmentés au lance-pierre depuis dix ans.Et on pourrait ainsi s'amuser à compléter la liste des maladresses, des échecs, des catastrophes, des calamités, des vulgarités, des revers, tous et toutes conséquences des choix de Patrice Duhamel, ce "professionnel" tant vanté par le "président" Carolis.

Tout cela a un prix. Et Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine, qui connait bien la question, a bien raison de dire qu'il est urgent de faire un audit de France Télévisions. Nous tous, qui payons 116 euros annuels, les fantaisies de Patrice Duhamel, avons le droit de savoir si, comme Lebfevre le dit : "France Télévisions a, par exemple, perdu 20% de ses recettes publicitaires du fait d'une vraie erreur dans son offre tarifaire, décidée et appliquée avant l'annonce de la suppression de la publicité.

"On me dira que Frédéric Lefebvre est un sarkozyste de choc et que ses propos n'ont d'autre but que de déstabiliser le service public. Bien. C'est noté. N'empêche qu'il pose les bonnes questions Lefebvre et que défendre le service public bidon de Patrice Duhamel est une ineptie.

Il est même terrible de le voir, lui et les dirigeants actuels de France télévisions, prendre en otages les salariés de leurs chaînes, eux qui sont les premières victimes de leur incurie.

La vérité aujourd'hui, c'est qu'il faut que cela cesse. Quand Duhamel dresse un bilan positif dans "le Parisien" de la rentrée de ses chaînes, c'est affligeant. "La part de France 2 est stable", nous dit-il. Oui elle est stable, le problème, c'est qu'elle ne remonte pas après une chute historique constatée sous son règne et qu'elle est aujourd'hui au plus bas depuis 1975, date de la création d'Antenne 2.

Cerise sur le gâteau, l'affaire Hondelatte. "Le problème va être traité dans la prochaine émission" nous annonce Patrice Duhamel. Quand on confond un "problème" avec un naufrage, la cause est entendue.

Au lieu de présenter son bilan, Patrice Duhamel ferait mieux de nous présenter des excuses, avant de s'en aller sur la pointe des pieds, en souhaitant qu'on l'oublie... "

mardi 30 septembre 2008

FRANCE TELEVISIONS : départ de Claude Lacaze de France Télé

FRANCE TELEVISIONS : départ de Claude Lacaze fin octobre 2008

Claude Lacaze, né en 1978, avait intégré France Télévisions pour "renforcer la coordination de ses différentes chaînes " comme directeur de projet et responsable de l’innovation auprès du directeur de la stratégie de France Télévisions, Bastien Millot dont il est proche et qui l'avait particulièrement recommandé à Thierry Bert, en 2006.


Claude Lacaze, néophyte en matière audiovisuelle et sans que cela puisse être contestable, bien peu expérimenté (30 ans cette année), ne laissera pas un souvenir impérissable, c'est le moins que l'on puisse dire.

Il quittera ses fonctions à la fin du mois d’octobre, en même temps que son mentor Bastien MILLOT, lui aussi partant mais qui espère bien retravailler avec P. de Carolis sous une autre forme comme il l'avoue voliontiers.

Depuis février 2006, comme directeur de projet à l’innovation et de la création à France Télévisions, il aura repoussé avec une constante sans égal chaque nouveau projet qui lui était proposé, au motif qu'il n'était pas innovant!

Duhamel et Carolis n’ont rien à attendre du Conseil d’Etat.

Duhamel et Carolis n’ont rien à attendre du Conseil d’Etat.

Finalement c’est aujourd’hui que le projet sur l’audiovisuel de loi « finalisé » devrait être transmis au Conseil d’État. Il semble que l’hypothèse d’une loi en 2 parties (ou étapes) : la « pub » et la « structure », qui avait retenu un temps toute l’attention de l’Élysée ne serait plus de mise.

Si la suppression progressive aura d’énormes répercussions sur les finances du groupe, le projet d’entreprise unique » tel que plaidé par Carolis et téléguidé par le cabinet d’avocat de Jean-François Copé pose bien plus de questions qu’il n’apporte de réponse.

Du reste, personne ne s’en est peut-être aperçu mais depuis août 2000, France Télévisions est déjà juridiquement une entreprise unique à laquelle sont rattachées les filiales et les structures affiliées.

Juridiquement donc et selon plusieurs sources concordantes : il y aurait de très nombreux inconvénients à entrer dans une structure « monolithique » (style ORTF) où disparaissent les sociétés (les chaînes, entre autres) pour ne devenir que des marques, plutôt que de maintenir principalement les chaînes en tant que sociétés, personne morale distinctes, dans une structure U.E.S. (Unité Économique et Sociale) comme il en existe partout.

C’est là-dessus que les experts et autres juristes du Conseil d’État comme ceux du Conseil Constitutionnel, d’ailleurs, devraient se pencher plutôt que de savoir si la nomination du futur patron de l’entité audiovisuelle à venir par le Chef de l’État (pouvoir dévolu jusqu’alors au CSA), risque une censure constitutionnelle !

C’est sur ce point que Duhamel et Carolis fondent tous leurs espoirs. Pour Carolis qui a écrit un livre sur Bernadette, l’un des "sages" du Haut conseil, à savoir Jacques Chirac lui est acquise…Pourquoi au simple motif que le second qui est le mari de la première, soutiendrait-il Carolis…d'autant que ce dernier oublie sûrement qu’au moment de son élection à la tête de FTV la candidature de Duhamel en tant que n° 1 s’était heurtée à un veto catégorique.

C’est vraisemblablement dans cet « espoir » que Duhamel s’insurgeait contre ce qu’il appelle « les récentes attaques contre P.d. Carolis» de Frédéric Lefebvre député UMP spécialiste du secteur et ayant l’oreille du Chef de l’État dans une interview au JDD.

Il est visible que ni Duhamel, ni Carolis n’ont l’intention de se ranger aux visions de leur employeur, l’État. Parlez donc d’ailleurs de Duhamel à Jacques Chirac.

Quant à l’agacement, côté ministère de la Culture, où Christine Albanel qui aurait haussé le ton ces dernières semaines, s’agissant des soi-disant propositions de nouveaux programmes, aurait estimé que "le compte n’y était pas", il est évidemment bien fondé. Si Carolis continue sa fronde, de toute façon, le CA de FTV pourrait ne pas renouveler sa confiance à Carolis...et là, plus de polémique.

La démission du "rebelle" Carolis est donc plus que jamais d'actualité.