Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 23 février 2009

Carolis, un effet bœuf sur France 2 samedi 21 février au soir avec le retour de la pub.

Carolis, un effet bœuf sur France 2 samedi 21 février au soir avec le retour de la pub.

Finalement Carolis fait ce qu’il veut ! Depuis le slogan de la campagne qu’il lançait fin 2008 : « 20h 35 - Mettez-vous à l'heure de France Télévisions » et dont il expliquait à qui voulait l’entendre que l’initiative (bien que la loi ne fût même pas, à ce moment là, parvenue au Sénat) n’était pas vraiment de son fait mais fonction d’une lettre reçue de la Tutelle, Carolis n’en fait qu’à sa tête.

Rappelons que pour supprimer dès le 5 janvier 2009, la pub des écrans de France Télé après 20h, il faisait référence à la loi…loi qui, nous n’avons cessé de le dire et le répéter, n’était alors pas promulguée; pas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui !!!!!

Que se passe-t-il depuis ? Carolis qui n’a peur de rien et de personne, alors qu’il s’était engagé à commencer ses programmes à 20h35 a permis que le JT de 20h glisse ostensiblement un peu chaque soir. La semaine dernière à part le vendredi et le samedi où le programme d’après JT a bien commencé à 20h35, le lundi, le jeudi et le dimanche c’était 20h39 ; le mardi 20h39 et le mercredi 20h 48.

Ils n’y verront que du feu s’amuse-t-il en petit comité. Que ne ferait-il pour contourner les principes qu’il a lui-même fixés mais surtout rabioter de précieuse minutes ?! Dernièrement, au risque de se fâcher définitivement avec les producteurs de la série diffusée le lundi : « F.B.I portés disparus », il a pris soin de tronquer le générique de début de l’épisode inédit des trois diffusés à la suite, faisant ainsi passer à la trappe le nom des comédiens et autre équipe de réalisation (ils apprécieront).

Le plus beau pied de nez au Pouvoir, c’est samedi soir qu’il a lieu. Vers 22h 10 après la pièce de théâtre en direct sur France 2 : « Le temps des cerises », certains n’ont pas dû comprendre ce qui leur arrivait. PUB pour le bœuf : « Qui mange du bœuf, mange du bœuf… », ponctuée en fin de message par une « virgule » autrement dit un écran France 2 intitulé « publicité ».

Il a raison Carolis, la loi n’est pas promulguée, il peut théoriquement toujours faire passer de la pub contrairement à ce qu’il a annoncé….de toute façon, il a bien l’intention de faire comme il veut...loi ou pas loi. Exactement comme il l’a dit en séance du CE de « La Deux » du 12 février où il indique : « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune"….la loi c’est lui !

Il pourtant savoir, ou bien il y une loi en vigueur, ou bien la loi n’est toujours pas en vigueur ! Ce n’est pas comme cela arrange Carolis.

A cet effet, la CGC Médias mandatera très officiellement dans ces prochains jours son avocat pour qu’il entreprenne une action en Justice pour faire condamner Carolis au Pénal en entrave….le cas échéant , avant même que ne se réunisse le CE de France 2 ce 12 février et le CCE de France 3, Carolis a réuni 600 de ses cadres (personne ne sait encore sous quels critères, certains dits « dirigeants » ne l’était pas plus que ça et invités, d’autres vraiment cadres « dirigeants » n’avaient pas du tout été conviés) le veille, le 11 février et rendu public devant eux mais aussi à toute la Presse sa soi-disant « réorganisation ».

Tout cela dans la plus parfaite illégalité car les CE et CCE à qui légalement la direction aurait dû communiquer au moins trois jours avant les documents sur cette réorganisation : ( « 7 directeurs de projet chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité »,
soit 31 coordonnateurs : 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel, les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Philippe Santini chargé des « activités commerciales » n’ayant personne avec lui) tous annoncés le 18 février, de fait, bien avant l’avis du Conseil ou encore la promulgation de la loi »)
…informer et consulter les CE et CCE avant ces annonces intempestives.

Carolis prétend toujours officieusement qu’il n’en avait pas besoin, la nouvelle loi ne le prévoyant pas ! D’autant que ce que prétend Carolis sur les soi-disant prérogatives du Comité de groupe est une totale violation de la loi et du Code du travail.

Foutaise ; la soi-disant nouvelle loi n’est ni promulguée, ni publiée au J.O. Nous verrons bien si le Tribunal juge et fait reposer sa motivation sur la loi à venir…et puis surtout, la loi n’est pas malléable comme le souhaite Carolis, le penser serait « faux, stupide et profondément injuste ».

mercredi 18 février 2009

« Je suis très fier d'avoir été élu par le CSA pour qui j'ai une très grande estime » répète à loisir Carolis

Au début de l'été 2008, interrogé sur la disposition de loi proposant de nommer le patron de l'audiovisuel public en Conseil de ministres pour en finir avec « l'hypocrisie » du CSA,Patrick de Carolis avait redit qu'il n'en voulait pas: « Je suis très fier d'avoir été élu par le CSA pour qui j'ai une très grande estime ».

Du haut de son mètre quatre-vingt-douze, il n'a toujours pas changé d'avis...Il n'y croit toujours pas, le Chef de l'Etat ne pourra rien contre lui...du reste, nul doute que le Conseil constitutionnel saisi officiellement déclarera ce point inconstitutionnel.

Autrement dit, le Conseil ne pourra pas invalider toutes les applications de la loi que Carolis a prises et continue de prendre ces jours-ci sans loi et en parfaite entrave avec les CE et CCE mais la loi organique dont il ne veut pas, là le Conseil pourra la rejeter. C'est évident!!!!!

Alors il déclame, il annonce...la CGC Médias ne manquera d'ailleurs pas de saisir la Justice pour toute déclaration intempestive faite avant la promulgation de la loi [jamais rétroactive], à savoir ce jour : "Le vote par le Parlement et la prochaine promulgation de la loi sur l’audiovisuel public conduisent France Télévisions à entrer désormais dans une phase plus opérationnelle du projet. En conséquence, Patrick de Carolis a précisé le 6 février dernier [en toute illégalité et en totale entrave, redisons-le avec les CE et CCE des chaînes qui juridiquement n'ont pas disparu] la mission de sept membres du Comité exécutif et leur a confié la direction d’un groupe projet pour mener à son terme le travail sur l’organisation et le fonctionnement de l’Entreprise commune France Télévisions par grand domaine d’activité.

La réflexion menée pour les 7 grands domaines d’activité sera déclinée et précisée au niveau de 32 secteurs, chacun piloté par un coordonnateur, ou par un binôme dans le cas des activités ultramarines.


Sur proposition des directeurs de projets, Patrick de Carolis a nommé aux fonctions de coordonnateur...." et 32 nom suivent....

Il est comme ça Carolis, la loi n'est pas promulguée donc pas publiée au JO, donc normalement pas en application mais il nomme, il décide, il réorganise par anticipation...encore et encore....On est en France et en France on ne "bouge" pas un patron de groupe, en pleine réforme! Il ne risque rien.

Les mots que Patrick de Carolis a prononcé sur RTL le 2 juillet dernier, estimant que le jugement du président de la République était « faux, stupide et profondément injuste » , il ne les regrette surtout pas...il estime même qu'ils ont sonné comme un électrochoc nécessaire pour faire prendre conscience « à tous ceux qui portent un jugement inexact sur France Télévisions ».

Quant au financement dont il disait également « nous verrons si le compte y est ». « Pour l'instant, il n'y est pas - et s'il n'y est toujours pas à la rentrée ? - A l'impossible, nul n'est tenu : Je dirais stop », ça il n'en parle plus trop...ou juste un minimum, au dernier CE de France 2, il est encore parti sur l'air de : le plan d'affaire n'est toujours pas finalisé....il faut que j'y aille.

Eh! oui, puisque le plan d'affaire est toujours en discusssion avec lui, c'est bien la preuve qu'il ne risque rien!

mardi 17 février 2009

La CGC Médias saisit officiellement le CSA pour manquements graves sur France 2

Monsieur Michel BOYON
Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
C.S.A.
Tour Mirabeau
39/43, quai André-Citroën
75739 Paris cedex 15



Paris, le 17 février 2009




Monsieur le Président,


L’organisation syndicale dont je suis le représentant légal, médusée d’avoir assisté en direct au sondage que France 2 a organisé sur son site internet et fait passer dans son journal de 20heures parmi les « informations », est amenée à vous saisir très officiellement au regard des manquements que représente une telle « opération ».

En effet, le présentateur du journal télévisé de 20h de France 2 de ce lundi 16 février 2009, David Pujadas lance, avant d’aborder une partie « sports » soit une dizaine de minutes avant la fin de l’édition, une rubrique : "SONDAGE DES TÉLÉSPECTATEURS".

David Pujadas: « Un bilan d'étape sur la télévision maintenant ; il y a plus d’un mois maintenant la publicité disparaissait des écrans publics après 20heures. Nous vous avions alors proposé de donner votre avis y compris sur les changements d’horaire, question sur "france2.fr" : POUR OU CONTRE. »
Et d’ajouter « C’est toujours un peu réducteur mais c’est une bonne indication. Bien voici vos réponses, voici les résultats »

Lancement du soi-disant reportage : « L’heure de la télé publique sans pub a sonné…Vous êtes 4.000 à avoir répondu à ce sondage : 66% des sondés se sont prononcés POUR et 34% se sont prononcés CONTRE… Une nouvelle grille qui convient à la majorité d’entre vous…les audiences restent stables, la fin de la publicité sur la télé publique n’a pas modifié l’équilibre entre les 7 grandes chaînes nationales » (fin du sujet)

David Pujadas réapparaît et conclut: « Chaque lundi, on vous proposera une nouvelle question : lundi prochain " Les politiques et les médias parlent-ils trop de la crise ? " « En clair, est-ce qu’on en fait un peu trop ? Rendez-vous sur la page "20h" du site "france2.fr" ; les résultats vous seront donnés jeudi».

Il s’agit en ce qui nous concerne, Monsieur le Président, d’une dérive grave à l’obligation pour la télévision de Service Public d’une information la plus vraie, la plus impartiale et la plus juste qui soit.

Ce n’est ici aucunement le cas, la chaîne en question ne donne nullement une information mais utilise l’édition du journal de 20h comme celle d’un quelconque magazine pour commenter un sondage qu’elle a elle-même publié sur son site internet.

Soit dit en passant, Monsieur le Président, à la question de la semaine prochaine « est-ce qu’on en fait un peu trop ? » notre organisation a, face à une telle situation, déjà la réponse.

Il est déontologiquement et éthiquement inadmissible de faire passer de vulgaires sondages – sans aucun contrôle sur leur qualité, leur véracité et leur réalité – pour de l’information. Ces pratiques qu’il ne serait pas incongru de qualifier de propagande, sont de facto contraires à la charte des journalistes mais, plus dangereux encore, constituent une transgression inadmissible du Cahier des Missions et des Charges.
Nous ne pouvons imaginer, Monsieur le Président, que les responsables d’un tel dévoiement de l’antenne à des fins qui ne relèvent en rien de l’actualité ou de l’Information (avec un grand I), ne soient fermement sanctionnés par le C.S.A pour non respect de tous les principes ci-dessus énoncés et ce faisant vis-à-vis du mépris affiché des téléspectateurs en piétinant les obligations que la télé publique doit avoir envers eux.

Dans l’attente de vos réactions dont nous sommes certains qu’elles seront à la hauteur des faits, je vous prie au nom de toute l’organisation syndicale que je représente, de bien vouloir recevoir vous-mêmes et les autres membres du C.S.A nos salutations les plus respectueuses.

lundi 16 février 2009

La nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public est-elle inconstitutionnelle ? Il semblerait bien que non.

La loi sur la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public est-elle inconstitutionnelle ? Il semblerait bien que non contrairement à de nombreuses dispositions de la réforme de l’audiovisuel public pour laquelle est saisi le Conseil Constitutionnel (qui peut s'auto saisir, soit dit en passant et n'en déplaise à Carolis.

Tout d’abord, il n’est pas inutile d’expliquer que cette loi est distincte du texte de la réforme de l’audiovisuel public. Il s’agit bien de la loi organique parallèle qui a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale ce 5 février 2009 - le jour de l’intervention télévisée du Président de la République - et qui a nécessité son adoption par le Sénat dans les mêmes termes.

Que dit ce texte ?

Il est très court puisqu’il n’a qu’un article unique :« La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution. Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l’avis des commissions parlementaires. »

Que dit ce cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, c’est un article réécrit par la révision du 23 juillet 2008 :« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés. »

1°) Le Président qui préside le Conseil des ministres n’est pas, strictement parlant, seul à décider ; ce n’est effectivement pas lui qui nomme mais c’est le gouvernement en Conseil des ministres. Chaque nomination présidentielle nécessite donc la signature des ministres concernés. Plusieurs nominations de Présidents d’entreprises publiques se font en Conseil des ministres, il n’y a là rien d’inconstitutionnel.

2°) La nomination doit être « validée » par le CSA sans lequel les nominations ne peuvent avoir lieu ; sur ce point, on n’est donc pas très éloigné de la procédure antérieure si ce n’est que le CSA procédait à la désignation sans avis préalable de quiconque, en tout cas pas officiellement ! Pour autant ce nouveau dispositif n’a rien de vraiment inconstitutionnel.

3°) Garde-fou supplémentaire, pour faire que ses nominations soient valables, le gouvernement ne doit pas obtenir un rejet avec trois cinquièmes des votes dans les commissions parlementaires. En clair, si seulement un peu plus que deux cinquièmes des commissions ne sont pas contre les nominations, alors celles-ci sont de facto validées puisque la constitution modifiée en son article 13 dispose que « lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions, alors le Président de la République ne peut procéder à une nomination » . Il n’y a là encore rien d’inconstitutionnel.

Une possible conclusion à tout ceci...elle se trouve sur le site "lefigaro.fr" dans la réaction d'un lecteur, nom de code 'tupinamba',postée le 11/02/2009 à 18:18
qui pose la question
: "Carolis compétent?

et y répond: "Pour un changement réel des télévisions et des radios publiques peut-on employer les mêmes personnes que celles qui ont profité du système antérieur au détriment des téléspectateurs et des contribuables?"

dimanche 15 février 2009

RFI: le Plan Social pourrait être gelé dans l'attente de validation sur la qualité réelle du déficit de RFI

Jeudi 12 février les organisations syndciales de RFI rencontraient hier, Laurence Franceschini directrice de la Direction des Médias de Matignon, Christophe Tardieu directeur adjoint du cabinet de la ministre et Mathieu Gallet conseiller technique chargé de l'audiovisuel et des médias au cabinet de la ministre.

Intéressante réunion où les syndicalistes, loin d'être sourds, se sont vus confirmer par 3 fois : "ce qui compte pour RFI c'est l'audience..."

Quant à la mission de service public, il n'en a pas été réellement question !

S'agissant du PSE, il semblerait qu'il puisse être gelé dans l'attente de validation
sur la qualité réelle du déficit de RFI ( sur 11M, 2 viennent d'une amende
URSSAF !!) ainsi que la "pertinence" des chiffres d'audience présentés.

vendredi 13 février 2009

Que le Conseil Constitutionnel se le tienne pour dit.

Que le Conseil Constitutionnel se le tienne pour dit.

Décidément Carolis « faiseur de lois » en est bien convaincu, le Conseil Constitutionnel ne peut en aucun cas invalider la loi. Ce matin le CE de France Télévisions SA fut l’occasion de le réaffirmer.

Selon Kim Pham, bras droit de Damien Cuier, DG du holding, relayant les propos tenus ces derniers jours par Carolis : « Le Conseil Constitutionnel n’a pas la possibilité d’invalider la loi dans son intégralité » …. « Une loi adoptée par le Parlement n’est généralement jamais invalidée….De toute façon, le Conseil Constitutionnel n’est pas saisi sur l’entreprise unique mais sur 2 autres points ; il ne pourra en aucun cas se prononcer contre ».
Voici le calendrier annoncé par à la Convention du 11 février et repris ce matin à la séance du CE de ce 13 février :
- « Le 9 février le Conseil Constitutionnel a été saisi.
- C’est donc le 9 mars au plus tard qu’il ne pourra faire autrement que valider la loi audiovisuelle.
- Plus probablement le Conseil Constitutionnel qui n’utilise généralement pas ce délai, devrait rendre son avis, dans la semaine du 20 février 2009
- La loi audiovisuelle devrait donc être promulguée par le Chef de l’État, début mars.
- Elle serait donc publiée au Journal Officielle entre le 3 et le 10 mars
»

D’ores et déjà puisque l’entreprise unique, selon l’équipe dirigeante du holding, ne sera pas remise en cause par le Conseil Constitutionnel (qu’il se le tienne pour dit) diverses décisions ont été prises :

- « Le DRH France Télévisions SA, René Siacci perd officiellement son poste ; il est remplacé par René Maisonneuve déjà DRH Groupe et DG Adjoint.
- Concomitamment, Laurent Benhayoun transfuge de FTVI prend donc les fonctions de Siacci comme interlocuteur des salariés de FTV.
- Ce faisant, René Siacci devient DRS « directeur des relations sociales » au niveau du groupe (fonctions qu’il exerçait par ailleurs précédemment)
»

Le motif invoqué pour l’éviction de René Siacci, présentée par René Maisonneuve comme une « promotion » est que « Dans le cadre de l’entreprise unique (vous savez, le terme qui figure dans la loi grâce à Carolis) et dès la promulgation de la loi, 95% des effectifs du Groupe feront partie de France Télévisions holding »….
Trop lourde tâche probablement et vraisemblablement pas digne de ce pauvre René Siacci qui ne pouvait donc être remplacé que par sa hiérarchie ! Quant aux relations sociales auxquelles il est affecté à France Télévisions, elles étaient déjà inexistantes avant, pourquoi en serait-il autrement à présent ?

Nonobstant, le calendrier France Télévisions et le jeu de chaises musicales précités, au mépris donc de l’avis du Conseil Constitutionnel, il a été redit également que :

- « 7 directeurs de projet seront chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité »
- Ces coordonnateurs seront au nombre de 31
- 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel.
- Les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Philippe Santini chargé des « activités commerciales » n’ayant personne avec lui).
- Les noms de ces 31 coordonnateurs seront annoncés le 18 février, de fait bien avant l’avis du Conseil ou encore la promulgation de la loi
».

Le Conseil Constitutionnel ne servant donc à rien et les points sur lesquels il est saisi ne portant pas sur l’entreprise unique, il n’y a aucune raison selon France Télé d’attendre son avis….. Quant au fait que le Conseil Constitutionnel puisse s’auto saisir sur la constitutionnalité globale de la loi, la présidence de France Télévisions d’une sérénité à toute épreuve, s’en moque complètement et ne l’envisage pas une seconde.

P.S. Les lettres d’info des différentes chaînes fusionnent en un nouveau mag « Entreprise commune » qui sortira le jour même de la publication de la loi.

jeudi 12 février 2009

France Télé, 2 poids, 2 mesures: Delarue suspendu de direct pendant un mois minimum, l'an passé Leymergie suspendu 15 j pour tentative d'étranglement

France Télé, 2 poids, 2 mesures: Delarue suspendu de direct pendant un mois minimum, l'an passé Leymergie suspendu 15 jours pour tentative d'étranglement.... C'est à n'y rien comprendre.

La suspension intervient suite à la mauvaise blague faite à Yamina Benguigui lors de la cérémonie de remise des Globes de Cristal par l'animateur.

Vendredi dernier, France 2 démentait sur Le Post une information du Point qui évoquait une suspension de direct pour l'animateur.

Pourtant lors d'une interview accordée à VSD, Patricia Boutinard-Rouelle, la directrice des magazines de France 2 explique "Compte tenu de ce qu'il se passe, on va éviter à Jean-Luc le direct au cours des prochaines semaines." Dans Le Parisien de ce mercredi matin, elle précise: "Le buzz n'est bon ni pour lui ni pour nous" avant d'ajouter "il a eu peut-être trop d'antenne récemment."

A la lecture de l'article du Post qui indique qu'il a contacté le service de presse de Réservoir Prod précisant: "Ce que je peux vous dire, c'est qu'on a enregistré deux 'Ca se discute' mercredi dernier et du coup, à raison de deux émissions par mois, il n'y aura pas de direct avant au moins un mois. Quant à 'Toute une histoire', l'émission est toujours enregistrée. Mais cela était prévu avant car nous défininissons les calendriers toutes les trois semaines."

Le Post ajoute, "ce mercredi matin, Patricia Boutinard-Rouelle n'était pas disponible pour répondre à nos questions, tout comme le service de presse de France 2", cela n'étonnera personne....

Les sanctions à France Télévisions seraient-elles proportionnelles à l'audimat ?

Carolis, la loi c’est moi!....« La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune"....

Carolis, la loi c’est moi! Aux membres du CE de France 2 ce 12 février il indique « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune".

Le CE de ce matin à France 2 a été surréaliste, à l'instar de la Convention des Cadres de France Télévision à la Mutualité dont nous vous ferons ci-après un compte rendu.

Patrick de Carolis a d'entrée de jeu fait un point sur la saisine du Conseil Constitutionnel. "Les recours devant le Conseil ne portent sur d'autres points mais pas sur l"entreprise unique" qui peut donc entrer en application..." Le Conseil Constitutionnel n'a donc pas son mot à dire là-dessus. D'ailleurs « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune".

Devant des syndicalistes médusés membres du CE , il a ajouté sur les répercussions vraisemblables "C'est également moi qui ai refusé le plan social...qu'on lui a demandé de faire....Heureusement qu'il y a maintenant la loi...c'est grâce à moi qu'il n' y aura pas de plan social"

Mais qui accuse-t-il de lui avoir demandé un plan social qu'il a soi-disant refusé, alors que devant les députés socialistes il annonçait au minimum 900 départs?????
Quelle mascarade!

Il a également partiellement développé certains des 31 secteurs de coordinations qu'il a évoqué hier à la Convention des cadres - en toute illégalité et en véritable entrave bien entendu puisque les membres du CE qui n'ont eu aucun document dans le délai légal de 3 jours prévus par la loi et portés à 5 jours par le règlement intérieur, le moindre document à ce sujet - alors que les élus les lui réclamait.

Voilà qui est dit.

Revenons au 11 février 2009. Le deus ex machina, Patrick de Carolis dans le même esprit a donc convoqué ce 11 février 2009 la Convention des Cadres de France Télévision (alias la CCFT) à la Mutualité.

Alors que la loi n’est toujours pas promulguée, que le Conseil Constitutionnel est officiellement saisi et pourrait bien invalider la quasi-totalité des dispositions (elles sont nombreuses à avoir été déjà mises en application par anticipation…ce qui reviendrait si par extraordinaire la loi était finalement validée ; à en acter de facto sa rétroactivité…ce qui ne se peut, la loi n’est jamais rétroactive)

Dès 9h, les quelques 600 cadres de France Télé (hors défections) sont rassemblés s’apprêtent à accueillir Patrick de Carolis. Un quart d’heure plus tard, tout le monde sait à présent que Patrick de Carolis est le plus fort, le plus grand, le plus malin… c'est clair !

Trois heures plus tard, vers midi donc, après un discours sur l’air de « j’avais bien raison, Patrick de Carolis prépare l’assemblée au passage à la « grande entreprise » autrement appelé « entreprise unique » : 31 coordonnateurs issus de 31 secteurs seront nommés. Les fameux annoncé ce matin au CE de "La Deux"(les noms ne devraient être connus que le 18 février…mais la loi n’est toujours pas promulguée !)

Sur quels fondements légaux, la stratégie Carolis repose-t-elle?

Dans le cadre de la « transition » ce sont 31 coordonnateurs dont on ne connaît ni les noms, ni vraiment les secteurs, qui devraient entretenir le suspense.
[Des entités comme FTVI dont Carolis avait, il y a peu, imaginé la disparition, seront-elles dans les 31 secteurs ? Carolis pense-t-il éclater par exemple les salariés de France Télévisions Interactive et les dispatcher vers divers « chantiers de synergies » ?]

Il est midi et demi, le climat est pesant, certains ventres commencent à gargouiller et les longs monologues ennuient tout le monde, et là on apprend qu’"Il n'y aura pas de fusion des rédactions de France 2 et France 3 !"

Voila qui est dit…En gros on peut sacrifier les P.T.A. personnels de production, techniques et administratifs, les basculer dans des chantiers illégaux vers le « holding » pour mieux les virer ensuite sous prétexte de synergies, mais les journalistes, eux, ne seront donc pas touchés !

[Quelque peu en contradiction avec les propos tenus le lendemain, c'est-à-dire ce matin au CE de France 2....]

Juste avant 13 heures, Carolis prévient : "Dans la période complexe que nous allons aborder, on verra bien très vite, ceux qui veulent changer et de ceux qui ne veulent ou ne le peuvent pas !"

La salle qui prend cette « mise en garde » comme une menace à peine voilée, doit encore se taper un quart d’heure pour arriver à la fin du propos. Des questions ?

Une main se lève: "Allons-nous connaître une restructuration comme celle qu'ont connue Air Inter et Air France ?"
Réponse: "Absolument pas"… On attendra longtemps la suite mais rien.

De toute façon, la salle est KO. Beaucoup sont sous le choc. Le buffet est certtes là mais beaucoup sortent le ventre noué, médusés, déconfits....l'appétit coupé.

Avoir parlé pendant plus de 4 heures pour ne fondamentalement rien annoncer...c'est alourdir un peu plus le climat noir de chez noir qui prévaut dans les sociétés de France Télévisions... c'est donner de faux espoirs et berner les salariés.

52 minutes pour rien....Carolis reste cloîtré dans son bureau

« 11 000 salariés dans l’arène », tel aurait du être le titre de ce tract.

Il aurait pu parler des inquiétudes partagées par les salariés des entreprises du Groupe France Télévisions, appelés, sauf rebondissement attendu (invalidation partielle ou totale du Conseil Constitutionnel), à devenir tous « collègues » dans les semaines à venir.

Il aurait pu énumérer toutes les questions que se sont posées les quelques 600 cadres réunis à la grand-messe, ce 11 février, à la Mutualité en entendant le discours des responsables de France Télévisions, notamment sur la prochaine mouture du dispositif d’incitation au départ sensé être plus avantageuse que la dernière en date.

Ce tract aurait pu parler des fuites organisées ou des mots malheureux, la semaine dernière, lâchés par un responsable de France Télévisions, qui aurait laissé entendre que les postes de responsables de formation en Région allaient disparaître dans la future organisation provoquée par l’entreprise unique.

Ce tract aurait pu apporter les réponses aux questions que le SNPCA-CGC aurait pu poser à la Présidence du Groupe France Télévisions au cours d’une réunion avec les coordonnateurs Groupe (CGC-CGT-CFDT-CFTC-FO et SNJ) ce Mercredi 11 Février à 16h30.

Mais voilà, elle n’a pas eu lieu. Patrick de Carolis n’était pas là. Mais pourquoi le Président de France Télévisions, à la veille d’une réforme dont il dit qu’"elle est vitale pour l’entreprise", à la veille de sa réforme, n’a-t-il pas voulu venir parler aux coordonnateurs Groupes convoqués à son initiative ?

Et bien voilà : dans cette immense salle du Conseil (Salle F pour les connaisseurs) au 7e étage de l’immeuble de France Télévisions, le syndicat Sud et un autre de réalisateurs télé le SRCTA, s’y étaient rendus. Rien de spectaculaire, pas de mégaphone, pas de cascades, de pétards…bref un seul et unique représentant tout seul par syndicat ; Sud étant, par ailleurs, reconnu comme représentatif au niveau du Comité de Groupe.

Pour tout dire les échanges avec l’unique représentant de la Direction venu demander le départ du représentant de Sud, ont duré près de 50 minutes. Plutôt 52 minutes pour être précis, le temps d’un format court documentaire ; quand même, on travaille à la télévision …

52 minutes d’échanges stériles, d’arguties juridiques, de prises de positions diverses et variées. Bref 52 minutes durant lesquelles nous aurions pu parler des vrais problèmes des salariés.

Alors c’est facile, on pourrait rejeter la faute sur le syndicat Sud (il est vrai que c’est un peu à la mode en ce moment …) mais la direction organisait la réunion, alors !!! Il y avait, bien entendu, des solutions pour que se tienne cette réunion ; la direction aurait pu, vu la gravité des évènements, faire une entorse au protocole ou alors, à l’inverse, appeler la sécurité pour faire comprendre au représentant de Sud qu’il était de trop. Mais non, rien de tout cela. Tant que Sud était là Carolis ne venait pas !

Vous l’avez compris, pour le SNPCA-CGC, faire de cette querelle syndico-syndicale un prétexte pour que la réunion ne se tienne pas et que la présidence de France Télévisions fasse en sorte de ne pas répondre aux questions RÉELLES que se posent les salariés, est tout bonnement stupéfiant.

Aujourd’hui devant les rumeurs, fuites et autres bruits de couloir qui circulent et qui font désormais passer des nuits blanches à certains salariés, les réponses de la direction deviennent urgentes; réponses qui si elles ne venaient pas rapidement seraient bien la preuve que quelque chose de grave se trame pour les salariés des sociétés du Groupe France Télévisions.

mercredi 11 février 2009

Carolis devant 600 cadres à la Mutualité...menaces à peine voiléées

Carolis devant 600 cadres (dits "managériaux" selon ses critères de sélection) n'a pu s'empêcher, une fois encore, de "prévenir" implicitement les récalcitrants à sa réforme.


"Au bout d'un certain temps, on verra bien qui sera pour et qui sera contre la réforme...."


Autrement dit, ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi! Cela englobe-t-il également et plus largement le Chef de l'Etat qui a annoncé récemment avoir en tête 2 noms pour lui succéder ?

L'après-midi même,récidive... alors que devait se tenir une réunion des coordonateurs syndicaux, le même Carolis a fait savoir aux syndicats présents que si les représentants de SUD et du Syndicat des réalisateurs télé participaient à la réunion, il n' y participerait pas. (la réunion ne s'est donc pas tenue)

Quelqu'un pourrait-il dire à Carolis que ce genre de procédé d'un autre âge ne prend plus...il y a fort à parier qu'effectivement dans les semaines voire les jours qui viennent Carolis compte précisément ses derniers soutiens ( histoire de les entraîner avec lui).

Mais qu'a-t-il bien pu advenir du Carolis qui déclarait, en exclusivité et en préambule du dossier, en famille, très people de 3/4 pages du "Parisien - TV Magazine" un sous-titre: "plaisir d'être ensemble....en découvrant le monde"!

On voit à quel point ce "plaisir d'être ensemble" a ses limites. ( syndicales en tous cas)