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samedi 27 septembre 2008

Carolis indubitablement sur le départ.

Comme l’indiquait la CGC Médias dès le 24 septembre, Bercy a bien adressé à Patrick de Carolis une fin de non recevoir.
Et comme s’il fallait encore une confirmation à ce dernier, en plus de Bercy, Matignon qui semble avoir repris la main depuis les déclarations intempestives de la ministre de Tutelle , le confirme: « rien ne sert pour Carolis de discuter sur cette question qui a été arbitrée au plus haut niveau par le chef de l’Etat ».

Le titre du dernier article de notre blog du 26 septembre : « 450 millions d'euros pour FTV pas un sou de plus...P.de Carolis l'a redit: "LE COMPTE N'Y EST PAS" », était d’ailleurs des plus conformes à ce que certains médias reprennent aujourd’hui.

Comme il l’a confirmé dès l’été sur les ondes et à la Presse, Patrick de Carolis n'a d’autre option que d’en « tirer toutes les conséquences » (dixit l’intéressé) et de donner sa démission.

Il ne s’agit donc pas d’image ou encore de notoriété de Carolis dans l’opinion mais de crédibilité.

L’homme n’aurait bien évidemment aucune figure, s’il ne mettait pas en application les règles qu’il a lui-même fixées, ses principes comme il dit.

Et si ces profonds désaccords avec l’Etat, principalement sur ce budget que rejette le PDG de France Télévisions n’était qu’un ultime baroud pour tenter de faire évoluer le montant du chèque qu’il négocie pour partir ?

Si ce n’était que le budget ! Seulement voilà, il y a aussi un autre point de désaccord qui porte sur les nouvelles orientations du groupe, à commencer par les cahier des missions et des charges des chaînes, concernant entre autres, les obligations de production et d’efforts dans le domaine de la création.

De plus l’Elysée, au regard des déclarations du futur sortant, s’interroge de plus en plus sur l’ « entreprise unique » telle qu’il a essayé de lui "fourguer", s’appuyant, il faut le redire, sur les préconisations du cabinet d’avocats qui salarie le président de la commission éponyme, à savoir la commission Copé.

Si l’Elysée est prête à promulguer le plus rapidement qui soit le texte sur la suppression de la pub, en revanche, il semble qu’elle préférerait discuter avec le prochain pdg (et ce serait bien naturel) de « la future structure », une UES par exemple, qui offrirait beaucoup plus de possibilités et surtout pourrait être beaucoup plus appropriée.

Tout cela avec une évidence maintenant totalement intégrée par tous, le fait que le PDG de France Télévisions ne puisse plus se maintenir.

vendredi 26 septembre 2008

450 millions d'euros pour FTV pas un sou de plus...P.de Carolis l'a redit: "LE COMPTE N'Y EST PAS"

"C'est se foutre du monde" pouvait-on entendre dans les couloirs des étages supérieurs du holding public après la dépêche indiquant le montant de 473 millions d'euros rendu public pour compenser la suppression progressive de la pub.

"Carolis est fini" confait, bien marri, l'un des responsables du groupe, ajoutant même "que voulez-vous, c'est lui et lui seul qui a affirmé que «si l'État ne lui donnait pas les moyens financiers de mener ses réformes, il s'en irait fin septembre »" (cf : ses déclarations sur RTL).


Ainsi donc comme le révélait la CGC Médias dans un article du 24 septembre 2008 , Bercy a fait savoir que ce n'était pas 1,2 milliards, encore moins 1 milliard, ni 845 millions (chiffre toujours annoncé par Carolis), encore moins 600 millions d'euros envisagés un temps mais 473 millions d'euros pour tout l'audiovisuel - point à la ligne.

En réalité France Télévisions ne percevra que 450 millions d'euros, les 23 millions restant iront à Radio France.
Certes, la compensation de la suppression de la publicité, devrait également se traduire par un budget 2009 qui prévoit 2,039 milliards d'euros alloués à France Télévisions, soit une hausse de 2,46% par rapport aux 1,99 milliard alloués dans le projet de loi de finances 2008, mais pour Carolis, redisons-le, "on est loin du compte".

En conséquence et pour éviter de devoir racheter un chapeau (il a mangé tout son stock de chapeaux, depuis des mois, P.d. C.) et surtout pour ne pas passer pour n'ayant pas de parole, il va s'exécuter et partir dans les jours qui viennent, comme il l'avait annoncé.

Il est plus que temps de penser à l'avenir de la télé publique plutôt qu'à l'avenir de ses "dirigeants".

Bastien MILLOT vire DELARUE avant son départ de France Télévisions.

Bastien MILLOT vire DELARUE avant son départ de France Télévisions.

Bastien Millot l'homme du Président Carolis en tant que Directeur délégué en charge de la stratégie , de l'innovation et de la communication depuis 2005, mais aussi parallèlement, nommé en 2006 vice-président de la Fondation d'entreprise France Télévisions et depuis 2007 Président directeur général de la filiale MFP et du GIE France Télévisions Services (FTS), vient de virer sans raison DELARUE avant son départ du groupe.

Selon nos informations, Mr DELARUE Directeur régional de MFP, l'une des 50 filiales de France Télévisions, établissement basé à la Réunion, vient d'être viré manu militari par le futur ex conseiller de Carolis.

Suite au rachat de I.C.V par le groupe France télévisions le 1er juillet 2007, Mr DELARUE vient d'être licencié, le 25 septembre 2008 par après 12 ans d'exercice dans les DOM (Antilles et Océan Indien) et plus de 20 ans dans le Service Public (France 3 et "La Une" à l'époque ).

Il semble bien que pendant les 9 mois où Bastien MILLOT a été directeur général de la filiale MFP , il n'a jamais ni lu rapports de gestion, ni pris connaissance de la stratégie mise en place face à une situation domienne très délicate, ni eu le moindre échange avec lui qu'il s'agisse d'échanges épistolaires ou oraux.

Bastien MILLOT ne s'est jamais préoccupé de la situation de cet établissement ultra-marin, certes situé à 10.000 kms de son ancrage parisien et de surtout de ses diverses considérations politiques plus absorbé par le mandat de conseiller régional de Picardie, en remplacement de M. Antoine Lefèvre, élu dimanche sénateur de l'Aisne, qu'il exercera par à compter du mois prochain.

Du reste Bastien Millot a déjà sévi en "politique" puisque au début des années 2000 il s'est fait "remarqué" (c'est peu dire) du côté de la mairie de Beauvais.

Bien que "chef d'entreprise" d'une société filiale de France Télévisions, Bastien MILLOT ne s'est jamais préoccupé de la production audiovisuelle à ce niveau...à près tout, ce n'est jamais que l'argent des contribuables, Monsieur le futur conseiller régional !

jeudi 25 septembre 2008

"Refuser l'entreprise unique, conserver l'attachement à sa chaîne et de facto sa couverture conventionnelle collective

Le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias, ne peut que se féliciter du ralliement de "l'intersyndicale de France Télévisions (SNRT-CGT, CFDT, CFTC, FO, SNJ, SUD, CSA, SITR, SRCTA-UNSA, SNJ-CGT)" à son combat, à ce que nous dénonçons et martelons depuis septembre 2007 , à savoir la volonté de P.de Carolis de sortir des conventions collectives.

Il aura falu attendre ce jeudi 25 septembre 2008, soit environ un an après les premières interventions de la CGC Médias ( voir les très nombreux articles dans les archives de notre blog, en l'occurrence un de nos tous derniers papiers sur le scénario très clair que Carolis voudrait faire avaler aux salariés) pour que certains découvrent ce contre quoi nous menons une guerre de tous les instants, les chantiers, la charte, l'entreprise unique donc plus adhérente de l'AESPA et par conséquent l'abandon de toute convention collective.

Point besoin d'une "pétition" pour assurer "la pérennité des conventions
collectives qui précisent les avantages sociaux du personnel du groupe public"
(dixit l'intersyndicale).

Nos actions, nous, sont judiciaires et faites de lobbying. France Télévisions méprise tout au long de l'année les organisations syndicales, passe outre des droits d'alerte toujours actifs sur France 2, France 5 et France 3 (au grand dam de la CGT qui avait pourtant en CCE demandé sa levée !!!), alors pensez donc une pétition!

Il est d'ailleurs curieux de découvrir, aujourd'hui, que certaines organisations syndicales réclament par voie de pétition ce qu'elles ont elles-même validé en CE et CCE jusqu'à l'appeler de leurs vœux en séance ou par voie de publications : la charte organisationnelle qui viole la loi actuelle, les chantiers qui consacrent les transferts de salariés de France 2, France 3 et France 5 vers une entreprise unique non adhérente de l'AESPA par conséquent hors de toute convention collective.

La seule différence, mais elle est de taille, qui existe entre la CGC Médias et l'intersyndicale de France Télévision, c'est que contrairement à ce que dit cette pétition qui "entend répondre au projet du gouvernement d'adopter un projet de loi sur l'avenir de l'audiovisuel public qui vise notamment à faire de France Télévisions une société unique au lieu d'un groupe de sociétés (une par chaîne) chapeautée par une holding", ce n'est pas le cas échéant le gouvernement mais bel et bien Carolis, comme nous n'avons cessé de l'affirmer haut et fort, qui a tout concocté.

Il est bien tôt mais surtout bien fallacieux "d'alerter les salariés de l'audiovisuel public sur la volonté des employeurs de faire éclater les conventions collectives" régissant d'une part le personnel technique et administratif, d'autre part les journalistes, "ainsi que l'ensemble des accords d'entreprise qui couvrent la quasi-totalité des personnels de nos sociétés".

Alors que, contacté sur cette "soi-disant volonté des employeurs", le Président de l'AESPA (donc du collège des 6 entreprises de ces employeurs de l'Audiovisuel Public), nous a affirmé surpris mais très clair, "n'avoir jamais au grand jamais voulu faire éclater les conventions collectives" et surtout "n'avoir aucun mandat du gouvernement pour le faire".

L'intersyndicale peut bien le dire mais ces allégations sont à 100.000 lieues de la réalité.
NON. Seul Carolis et son équipe, conseilleur en chef, son DGA René Maisonneuve transfuge de Thalès où il avait déjà sévi en la matière, ont cette volonté.

René Maisonneuve qui à l'extérieur affirme que s'il avait eu un avis à donner, peut-être que ...!!!! mais il exécute les demandes et surtout la politique de son patron Patrick de Carolis. C'est lui qui lui a demandé ces transferts....il le dit volontiers à qui veut l'entendre. Les transferts se traduisant par des "synergies" (comme il l'indique en CE) qui, toujours comme il l'affirme devant une trentaine de témoins en CE "conduiront à terme à ce qu'il n'y ait plus aucun salarié dans les chaînes" , c'est comme le lui a confirmé P.d.C."la seule solution".
Et qui dit "synergies" pour René Maisonneuve, toujours sur propositions de P.d.C, dit suppression de postes derrière et dégraissages massifs à moindre coût.

Alors aujourd'hui, il est déboussolé René Maisonneuve. Il n'a pas vu une traitre "broque" du texte de loi, pas plus que P.d.C ni sa garde rapprochée. Il n'est même plus sûr que l'Etat conserve leur vision erronée ( la sienne et celle de P.d.C) d'entreprise unique.
Si bien qu'il ne sait plus comment il devra s'y prendre ?! Son raisonnement a du plomb dans l'aile: plus d'entreprise unique, plus de transferts, plus de synergies et donc plus de licenciements en nombre à la suite....

Il est perdu et P.d.C qui sur le sujet comme sur tant d'autres, à présent, est inscrit aux abonnés absents. Les voilà bien pris à leur mascarade. Ils ont raconté salade sur salade aux quelques syndicats qui ont accepté le rendez-vous ou encore aux élus des CE et CCE alors qu'ils n'avaient pas la plus petite idée de ce que pourrait être le texte de loi final.

"Cette démolition programmée des acquis sociaux" comme l'écrit l'intersyndicale, c'est bien P.d.C accompagné entre autres de René Maisonneuve, qui est allé la proposer en haut lieu, n'en déplaise à certains.

L'intersyndicale peut bien inviter les salariés de France Télévisions "à signer une pétition" mais pas comme, elle l'écrit trompeusement en une phrase pour " soutenir l'intersyndicale" mais bien pour "refuser [comme la CGC Médias] l'entreprise unique, conserver l'attachement à sa chaîne et de facto sa couverture conventionnelle collective" ( voir notre 2 ème lettre d'info sur le sujet du 5 septembre)

PS: P.d. C a quand même eu le temps de passer au pot du Service des Sports, aujourd'hui, contrairement au CE de France 2 ( dans lequel il ne met quasiment jamais les pieds) pour confirmer aux équipes combien il les soutenait et comment il avait l'intention de se battre et ne pas baisser les bras! [cette bonne blague]

mercredi 24 septembre 2008

Bercy a adressé une fin de non recevoir à P.de Carolis

Patrick de Carolis va « tirer toutes les conséquences » (dixit l’intéressé) dans les jours qui viennent, de la fin de non recevoir de Bercy.

La CGC Médias confirme comme elle le fait depuis plusieurs jours sur son blog (entre 150 et 200 connexions jours) le départ du pdg de France Télévisions qui indiquait sur les ondes et dans la presse, notamment en juillet au Parisien/Aujourd'hui en France qu'il "ne portera[it] pas un projet sous-financé" en ajoutant "dans ce cas, j'en tirerais toutes les conséquences pour moi".

Il vient d’être prévenu que Bercy ne lui accorderait pas la énième rallonge qu’il réclamait. Dès lors, il n’a d’autre choix que de coller à ses déclarations, en tirant toutes les conséquences de cette fin de non recevoir et en donnant donc sa démission.

Il s’est d’ailleurs vu rappeler que ce "projet sous-financé" qu’il évoquait, c’était le sien. Que ce "projet sous-financé" qu’il n’avait cessé de mettre en avant violant alors la loi d’août 2000, il en était à l’origine…que c’était bien sa réforme ; celle qui prévoyait de sortir des Conventions Collectives, à terme tous les personnels (dixit René Maisonneuve DGA et maître d’œuvre de ce cynique processus, c'était la sienne.

Il avait sans doute la mémoire courte P.de Carolis. Il a vite oublié qu’après que le SNPCA-CGC ait révélé au cours du 1er semestre 2007, l’existence d’un plan de départ en retraite (600 salariés supposés concernés) auxquels la direction du groupe avait cru judicieux d’ajouter 300 autres départs dits« naturels » non remplacés, ce qui portait le chiffre à 900 au total, il a dû avouer en haut lieu que fin 2007 il n’aurait probablement que 36 demandes sur 900 (9 à F2, 26 à F3 et 1 à F5).

Que ce n’est qu’à ce moment là où voyant le peu de crédibilité qui lui était alors accordé, il a proposé ce plan, cette réforme avec sa charte organisationnelle, celle qu’il a demandé au cabinet qui venait de recruter JF Copé de concocter, celle avec ses chantiers, celle dont il annonçait, il y a encore quelques jours à la presse, notamment dans un entretien au Figaro « qu’elle ne serait pas sans conséquence sociale pour salariés du groupe ».

Salariés du groupe pour lesquels, il n’a jamais eu la moindre considération, ceux qu’il raye d’un trait de crayon du « grand tableau des effectifs » par une phrase lapidaire qu’il prononçait, il a quelques semaines qu'"en tant que patron d'un bateau qui a 11.000 personnes", il n'était pas "dans une logique affective". En ajoutant, tant pis pour les salariés "quand je fais mes calculs à la veille d'une négociation financière importante, il est nécessaire qu'on se dise les choses clairement."

C’est bien vrai tout cela et les salariés qui ne sont pas à votre égard dans "dans une logique affective" sont néanmoins d’accord avec cette dernière proposition : " il est nécessaire qu'on se dise les choses clairement.".

Ils vous le disent tous aujourd’hui très clairement : vous n’avez pas hésité à les sacrifier, fuyant vos responsabilités en mettant tout sur le dos de l’Etat alors que c’est vous et uniquement vous qui lui avez proposé cette réforme, votre réforme, dont soit dit en passant vous avez ajouté en haut lieu qu’elle avait "l’aval des syndicats", vous leur avez menti.

Les salariés ne veulent plus être pris entre vous et le pouvoir; ne veulent plus servir de monnaie d’échange à votre utopique maintien ; ne veulent plus être les otages d’une poignée qui pensent plus à leur sortie qu’à l’avenir de ces femmes et ces hommes qui les ont pourtant « servis» fidèlement.

Ils se souviennent, eux, avec difficulté il est vrai, du temps où la crédibilité de l’animateur « Des racines et des ailes » était dans tous les esprits…aujourd’hui, ils estiment que si "crédibilité" a encore un sens alors ils n’attendent qu’une chose que la discussion en cours sur votre chèque de départ se termine le plus vite possible.

Ils attendent, Monsieur Carolis que vous fassiez, au nom de la crédibilité, ce que vous avez déclaré devoir faire "en tirer toutes les conséquences" en partant.

Vous ne pouvez plus conduire, à présent quelque mutation que ce soit dans l’audiovisuel public….Vous n’avez plus la confiance des personnels que vous n’avez pas hésité à laisser tomber…Vous n’êtes tout simplement plus l’homme de la situation

mardi 23 septembre 2008

Le successeur de P.de Carolis sera bien nommé après son inévitable démission par le CSA

Las des prises de positions incessantes de P.d Carolis qui ne cesse de prendre à la moindre occasion l'opinion à témoin et fait de se victimiser, les pouvoirs publics lui ont soufflé à l'oreille par personne interposée, que son chantage aux "pépettes" n'avait plus aucune chance de prendre.

Ses menaces perpétuelles, dernières en date celles de l'été où, en juin, Carolis affirmait donner sa démission fin septembre si «le compte n’y [était] pas» concernant les subsides que l'Etat devrait verser suite à la suppression de la pub, n'impressionnent plus personne.

Certains mêmes attendent avec impatience les quelques jours qui les séparent d'octobre sur l'air "Le Chef de l'Etat ne cède pas au chantage des pirates des mers somaliens, pourquoi donc devrait-il céder au chantage médiatique de celui qui, il ya a peu, qualifiait son analyse de "stupide" ". Découvrir Carolis mettre enfin ses menaces à exécution, faute de voir s'évanouir définitivement le semblant de crédibilité qui lui reste disparaître, c'est la prochaine étape.

Dès lors, la présentation de la nouvelle loi est reportée pour la 3ème fois, cette fois-ci pour la mi octobre après l'échéance de la fin septembre. Plus besoins de se poser la question, le compte n'y étant pas et puisque c'est "celui qui dit, qui y est" le PDG de FTV partant c'est le CSA qui sera chargé de nommer le successeur de P.de Carolis [la loi n'étant, de toute façon, pas encore passée].

On comprend mieux pourquoi le projet d'entreprise unique telle que le "préconisait" P.de Carolis est même aujourd'hui sujet à caution. D'où l'idée pour l’Elysée de dédoubler la loi et de procéder en deux temps; un premier volet avec un texte législatif entérinant les conséquences financières de la suppression progressive de la pub, l’autre, plus "politique", sur la nomination du professionnel qui sera chargé le plus logiquement qui soit, de gérer l'évolution de France Télévisions vers une nouvelle structure.

Il n'est pas inutile de redire que le scénario de l'U.E.S.à l'instar de l'INA ou de grands groupes comme France Télécom y commpris des groupes audiovisuel comme AB Groupe où les sociétés (de télédiffusion en l'occurrence) gardent une existence et une assise juridique et un socle social (le cas échéant les conventions collectives), refait surface à juste titre.

En un mot comme en cent, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui doutent que les seules pistes prônées par Carolis n'aient eu la plus petite crédibilité...Après tout, c'est lui qui est allé "vendre" sa réforme à l’Elysée; le même qui maintenant essaie de lui en faire endosser la responsabilité.

Et dire qu'il y a peu, P.de Carolis disait à qui voulait l'entendre "je réussis tout ce que j'entreprends" !!!! Cela laisse pantois.

lundi 22 septembre 2008

Bastien MILLOT démissionne de France Télévisions

Le directeur délégué de France Télévisions auprès du P.de Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, Bastien Millot, ex-directeur-adjoint de cabinet de Jean-François Copé alors ministre du Budget, et ami du député-maire de Meaux(avocat dans le cabinet d'avocats qui ne cesse de prôner par son intermédiaire "l'entreprise unique")", démissionne de France Télévisions.

Ayant sûrement anticipé l'inévitable démission de P.de Carolis suite aux propos que tenait ce dernier sur RTL «si l'État ne me donne pas les moyens financiers de mener mes réformes, je m'en irai fin septembre » , le directeur délégué mais aussi le PDG de FTS (France Télévisions Services) tout comme le président de la nébulleuse filiale de production MFP passée de moins de 10 salariés à près de 200, quitte le "paquebot" qui prend l'eau de toute part avant que n'intervienne l'inéluctable annonce de Carolis donnant enfin un sens à ses propos et les metteant en application, à savoir démissionner lui aussi du holding public.

A moins que son départ n'ait été précipité par le communiqué émanant de la direction de la "stratégie, de l’innovation et de la communication" que lui a demandé d'adresser P.de Carolis visant à lancer une procédure judiciaire contre un responsable UMP sur ses propos tenus s'agissant de la couverture des JO paralympiques par FTV; le même P.de Carolis qui lui mettrait à présent sur le dos l'initiative de ce communiqué.


A l'instar de son ami JFC qui cumule emplois et charges à outrance, il dit "vouloir relever un nouveau défi, en se lançant dans la création de sa propre entreprise"; et d'ajouter -comme si cela ne devait pas suffire - "devenir également, à compter du mois prochain, conseiller régional de Picardie, mandat qui revêt une importance toute particulière à ses yeux, tant par l’attachement qu'il a pour sa région natale que par la volonté qu'il a de s’engager à nouveau dans la vie publique".
Un conseiller régional/Chef d'entreprise en plus, en voila un cumul d'activités...et si sa société travaillait par la suite pour la télé publique, que le hasard ferait bien les choses!!!

Il indique, dans les semaines qui viennent, "se mettre en congés de l’ensemble de ses responsabilités professionnelles au sein du groupe France Télévisions".

Il dit "mettre à profit cette "période" [de préavis donc... jusqu'au mois prochain...assez court somme tout!] pour rencontrer "les salariés" [de FTS] afin de gérer cette nouvelle situation dans les meilleures conditions".

Son bras droit, Guillaume Eckerlein qu'il a fait venir des hôpitaux de PARIS, englué pour l'heure dans une histoire de contrat signé pour succroit temporaire d'activité malgré le refus du chef de service à un cdd jusqu'au 1er janvier 2010, pourrait selon toute vraisemblance suivre le parrain de ses enfants et quitter lui aussi France Télévisions.

On devrait connaître dans les prochains jours, au pire dans les prochaines semaines, quel professionnel (une chose est sure, il ne s'agira pas d'un journaliste) succedera à P.de Carolis.

Carolis pris à son propre « jeu » devrait remettre sa démission.

Carolis pris à son propre « jeu » devrait remettre sa démission.

Le président de France Télévisions qui a affirmé que «si l'État ne lui donnait pas les moyens financiers de mener ses réformes, il s'en irait fin septembre » (cf : ses déclarations sur RTL) n’a plus à présent qu’une issue : sa démission.


En effet, après avoir tenté de mystifier les représentants du personnels, les syndicats en les recevant les uns derrière les autres, depuis plusieurs jours pour leur livrer comme il l’écrit dans ses mails, les soi-disant « dispositions du futur projet de loi » (projet dont il n’a pas évidemment connaissance mais auquel il prétend le plus fallacieusement qui soit avoir été associé – tu parles !), il a également affirmé à qui voulait l’entendre qu’il tenait de la bouche de la ministre, la garantie de son maintien par le président de la République à la tête de France Télé. Il n’en a jamais rien été.

Comme l’indiquait dès le milieu de la semaine dernière la CGC Médias, Nicolas Sarkozy a bien reçu Christine Albanel vers 18 heures, vendredi 19 septembre, au palais de l'Élysée pour rendre les derniers arbitrages concernant le projet de loi audiovisuelle (il semble qu’il reste encore quelques flottements).
Il semble bien que les dernières déclarations intempestives et récurrentes de la presse comme de la ministre, ces dernières semaines, aient agacé au plus haut point.

Le chef de l'État a d'ailleurs émis des doutes sur la nécessité d'une entreprise unique pour France Télévisions que très curieusement Christine Albanel plaide, à présent, après que Jean-François Copé qui n’ai cessé de lui souffler à l’oreille que ce projet concocté par le cabinet d’avocats pour lequel il travaille pour Carolis, était la seule façon de moderniser le groupe public. Il y a de quoi s’interroger sur qui influence qui ?!

Le chef de l'État s’est, en conséquence, interrogé sur la structure juridique ad’ hoc qui pourrait être celle de France Télévisions… la pertinence d’une U.E.S (unité économique et sociale) qui a toute les apparences et le cadre d’une unité au sein d’un même groupe reste une véritable option pour France Télévisions.

C’est vraisemblablement pourquoi, le président de la République a manifesté le désir de scinder la loi audiovisuelle en deux lois :

- Un volet serait bien consacré à la suppression progressive de la publicité avec ses mécanismes de la publicité et prévoit les compensations financières.

- Un autre volet serait dévolu au type de structure juridique que privilégierait l’État et à la nomination du pdg de cette structure, aujourd’hui le holding France Télévisions.

Cette indispensable distinction, la CGC Médias l’a toujours faite et ce depuis le 2ème semestre 2007.
En effet, si la suppression progressive de la publicité est clairement une volonté du Chef de l'État, la future structure, la gouvernance et la charte organisationnelle du concept d’entreprise unique, c’est depuis 2007 totalement et entièrement P.de Carolis.

Ce que le Président de la République ne connaissent pas, ce que ni la ministre, ni ses conseillers et autres proches du dossier ne connaissent, c’est le montant exorbitant de la facture en milliers d’euros payés en consultations et autres scénaris que France Télévisions a réglé aux divers cabinets d’avocats qui ont planché sur le sujet sans que l'Élysée n’ait formellement demandé quoi que ce soit.

Ce qui prouve, une fois encore et si besoin était, que Carolis n’est plus depuis bien longtemps en phase avec son « employeur » qui repousse maintenant l’examen des 2 volets de cette loi au 15 octobre en Conseil des ministres.

La fin septembre arrivant à grands pas et les négociations avec Bercy qualifiées "d'horribles" et de "vaste fumisterie" relayées régulièrement par quelques fidèles (de moins en moins nombreux d’ailleurs), ne permettent plus à Carolis de se maintenir; il n'a qu'un choix celui de démissionner comme il l'a dit.

L'argent qu'il réclame depuis l’été dernier, notamment après être allé plaider pour une 2ème coupure du pub, (souvenez-vous) n’étant pas au rendez-vous, il l’a dit et il fera donc comme il l’a dit : il démissionnera fin septembre.

Il n’y a donc pour Carolis qu’une seule issue, celle de la crédibilité.
Point n’est besoin des avis moins tranchés de certains qui prédisent encore que : "s’il est vrai que pour l'instant ses positions et celles de Bercy sont assez éloignées, elles finiront bien par se rapprocher et que ce faisant ce serait dans l'intérêt de tout le monde."
NON…Ce ne serait un bien pour personne que celui qui tente de cacher sa réforme derrière celle du Chef de l'État, reste après toutes ses déclarations belliqueuses envers lui l’accusant au final d’être LE RESPONSABLE du grand chaos social qui pourrait résulter de ce que Carolis, et lui seul, est en train de mettre en place.

vendredi 19 septembre 2008

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS embauche un CDD jusqu’en décembre 2009 soi-disant pour surcharge de travail.

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS embauche un CDD jusqu’en décembre 2009 soi-disant pour surcharge de travail.

Guillaume ECKERLEIN, cet ex des hôpitaux de PARIS a des pratiques bien « étranges » et ce n’est, ici, qu’un euphémisme.
Malgré l’avis défavorable de son Chef de Service qui a pu au cours d’un mois de cdd de remplacement, juger le travail de l’intéressé et ne pas souhaiter poursuivre la collaboration, le salarié en question a été embauché pendant plus de 15 mois en « accroissement temporaire d’activité ». Contrat que l’on ne peut plus rompre et où, même s’il l’était, le salarié hors l’entreprise percevrait l’intégralité des 15 mois de salaire.

« Accroissement temporaire d’activité » sur 15 mois de qui se moque-t-on ? Il convient de noter au passage le caractère temporaire: 15 mois.

Voyant extralucide, Guillaume ECKERLEIN, pour imaginer une surcharge de travail jusqu’au 1er janvier 2010 ou bien gestionnaire d’un autre type aux procédés peu orthodoxes !? Il a beau avoir tissé des liens privilégiés, hors la société, avec le PDG de FTS, cela ne lui autorise pas ces manquements graves à la bonne gestion rigoureuse d’une entreprise.

Renseignements pris, pas plus de surcharge que de beurre en branche ; l’un des salariés CDI du secteur s’est même vu « délesté » de son activité habituelle pour trouver du travail au « surchargé ». Concernant ce contrat, le SNPCA-CGC a eu beau saisir la DRH, les contrats FTS leur échappant – bizarre, non – rien malheureusement, n’a pu être fait.

En revanche, le SNPCA-CGC saisit officiellement, ce jour, l’inspection du travail qui relève plus, selon toute vraisemblance que du passe-droit plutôt que de la nécessité de service

Guillaume ECKERLEIN n’en est pas à sa première : en date du 9 septembre 2008, après la décision unilatérale qu’il a prise de reporter pour la 3ème fois sinon la 4ème la tenue d’une commission paritaire le SNPCA-CGC a reçu de lui un courrier des plus flous envoyé aux délégués de France 2, France 3 et FTS.
Courrier où il tente de faire porter la responsabilité de cette annulation sur un syndicat qui aurait fait une demande d’annulation sous couvert d’un soi-disant délai de 10 jours (de quel délai s’agit-il ?) ; syndicat qui lui répond le 17 septembre de la sorte : « c’est vous-même qui avez signalé ce fait à ma secrétaire »


Le SNPCA-CGC lui a également adressé un courrier portant sur 4 questions : « Quel syndicat vous a saisi du non respect des 10 jours que vous évoquez ? A quel texte et quelle règle y faisant référence faites-vous allusion ? Dans quelles formes avez-vous été formellement saisi ? Y a-t-il dans le texte auquel vous vous référez, un mode précis de saisine sous peine d’annulation de la dite saisine ? »

NON, Mr ECKERLEIN si ces pratiques ont cours ailleurs, en aucun cas notre syndicat ne les cautionnera. Nous n’allons pas en rester là et tous ceux qui ont signé, validé et engagé malgré l’avis du chef de service l’intéressé vont devoir non seulement rendre des comptes mais surtout en tirer toutes les conséquences.
Paris, le 18/09/08

Carolis a dû oublier ce que conscience veut dire.

L’article L.761-7 du Code du travail prévoit que tout journaliste qui n’est plus d’accord avec les orientations ou la philosophie de l’entreprise, démissionne en faisant jouer ce qui est appelé Clause de conscience.

Patrick de Carolis qui menaçait en début d’année le chef de l’Etat par voie de presse : "Je ne porterai pas un projet sous-financé, j’en tirerai toutes les conséquences." Le même Patrick de Carolis après que Nicolas Sarkozy ai trouvé, le 30 juin, que "les programmes de France Télévisions ressemblaient encore trop à ceux d'une chaîne privée", répliquait au Président de la République qu'il trouvait ce type de jugement "faux", "stupide" et "injuste".

Que signifie donc « conscience » pour Carolis ? Lui qui essaie depuis des mois et des mois de reporter sur son « employeur » les effets désastreux de sa réforme avec les inévitables « conséquence sociales » comme il les appelle, celles qu’il est allé vendre en haut lieu sacrifiant à moyen terme ¼ des effectifs du holding pour essayer sauver son poste jusqu’en 2010.

CAROLIS DOIT EN TIRER LES CONSEQUENCES ET PARTIR comme le dit depuis plusieurs semaines la CGC MEDIAS et se souvenir, s’il se rappelle qu’il a été un jour journaliste , faire jouer la conscience qui lui reste puisqu’en total désaccord avec les orientations et l’analyse de son employeur (dans ses dernières publications « Carolis doit partir » 2/07/08, hier encore « P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi » du 18/09/08 )

En annonçant dès hier, la convocation à 18h à l'Elysée pour ce vendredi 19/09 de Christine Albanel, entre autres suite à ses diverses déclarations et son intervention à la fête de l’huma, notamment pour lui signifier que le sort de Carolis était scellé…éliminé, carbonisé écrit la presse de ces 2 derniers jours, la CGC Médias était donc particulièrement bien au fait.

Quant à un soi-disant texte de loi imaginaire d’une soi-disant « mouture définitive du projet de loi audiovisuelle qui vient soi-disant d'être envoyée au Conseil d'État pour avis » tout ceci n’est qu’élucubrations et bêtise. Dans le projet de loi ne figure absolument pas ceci "les présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France sont nommés par décret pour cinq ans parmi les représentants de l'État (...)".
Si un petit malin avait cru pouvoir, à un moment, utiliser pour lui l’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » pour glisser une telle disposition dans un document non finalisé et surtout non validé, et tirer ensuite les marrons du feu, aujourd’hui cette tentative a avortée.

Une chose est sure Carolis n’est plus à sa place pour mener quelque réforme que ce soit.
La CGC Médias le redisait il y a peu, « oui à France Télévisions, le changement de « capitaine » est indispensable, inévitable, à prévoir sans délai et sa seule planche de salut mais il doit s’inscrire en rupture avec l’existant et son "parachutage" ne pas être sujet à polémiques.Il doit s’agir d’un professionnel reconnu de tous capable de gérer un tel paquebot en perdition, d’y engager les réformes de fond afin de le faire voguer de plus belle. »

jeudi 18 septembre 2008

P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi.

P. de Carolis a beau expliquer qu’il n’est pas isolé et qu’il est victime de « la problématique où la télévision française, loin d’être isolée, à l’instar d'autres diffuseurs publics, comme la BBC ou la télé espagnole sont tenues d'opérer "des coupes sombres" dans leurs effectifs » et qu’ il n’est responsable de rien et que c’est le pouvoir qui l’a obligé, il ne survivra pas à la nouvelle loi.

Son rapprochement de circonstance avec la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel qui devrait inaugurer à Arles, le 9 octobre, le forum aux côtés du Pdg de France Télévisions venu en voisin, n’y changera rien.

Du reste, la présence de la ministre à la fête de l’huma et les déclarations qu’elle y a tenu notamment sur le maintien du précité à France Télévisions, ont agacé au plus haut point. Autrement dit, ce serait le Président de la République dans le projet de loi qui nommerait mais avant même le texte débattu au Parlement, ce serait la ministre qui indiquerait avant le choix donc du Chef de l’État, le nom de la personne à choisir (en l’occurrence, à maintenir).

C’est dans un tel contexte que la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel doit se rendre à l’Élysée, en fin d'après midi demain, pour s’expliquer.

Si P.de Carolis pensait donc s’en sortir avec un éventuel « deal » passé avec la ministre, il s’est lourdement trompé. Ces stupides calculs pour reprendre un qualificatif qu’il a utilisé il ya peu, n’ont eu qu’un effet : aggraver son cas.

Ils ne manquent pas d'air les Duhamel, Carolis et consort....

Lundi 15 septembre, à l'appel du Mouvement du 2 juin "pour que vive la télévision" Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions, suivi de Thierry Langlois et quelques responsables du groupe étaient bien présents dans la salle au milieu de nombreuses personnalités du spectacle, de la politique, de professionnels de l'audiovisuel (producteurs, auteurs, acteurs, techniciens...) au théâtre du Châtelet à Paris pour soi-disant "exprimer les inquiétudes sur la réforme de l'audiovisuel public initiée par le gouvernement" .

ils ont quand même un sacré culot ces Duhamel, Langlois, Carolis, Maisonneuve et les autres d'oser s'afficher aux côtés de ceux qui ont toutes les raisons de s'inquiéter ... mais de leur réforme.

Celle de Carolis qui, mystification ultime, prétend se drapper soudainement en "chevalier blanc" de la télé publique qu'il déclare vouloir sauver des griffes de cet affreux dragon étatique portant cette soi-disant réforme audiovisuelle.

Carolis, Duhamel et le dernier carré de leurs lieutenants en défenseur des salariés de France Télévisions, vaste supercherie.

Certes il ya eu l'annonce du 8 janvier mais Carolis, Duhamel et les autres s'en sont servi pour abuser tout un chacun en prétendant défendre les nombreux collaborateurs du groupe face à l'inique réforme audiovisuelle que l'Elysée, le Gouvernement, la Tutelle lui aurait soi-disant demandé de mettre en place. Tout cela n'est qu'écran de fumée et cynisme éhonté.

C'est sa réforme dont il faut s'inquiéter, celle qu'il est allé vendre partout où il a cru devoir la vendre. Celle dont il fait porter l'entière responsabilité sur le Chef de l'Etat, dont il n'hésite pas, au passage, à qualifier la vision de stupide sur les ondes radio.
C'est bien la réforme inique de Carolis, celle qu'il a secrètement concocté avec Duhamel, Maisonneuve et une petite poignée d'affidés.

La réforme de P.de Carolis, sa réforme celle qu'il présente à la dernière conférence de presse étriquée où il dit "Je veux" (pas le Gouvernement veut)
- celle qui vise à promouvoir l'entreprise unique (alors qu'elle existe de facto depuis la loi d'août 2000),
- celle qui vise à vider progressivement les chaînes de leurs salariés par services entiers
- celle qui vise à les sortir de leur Convention Collective et à les priver d'une vraie couverture sociale
- celle dont il accuse fallacieusement le Gouvernement alors qu'il en est à l'origine depuis plus d'un an et dont il dit à la Presse "cette nouvelle organisation, inscrite dans le projet de loi, ne sera pas sans conséquences sociales."

Autrement dit ces "conséquences sociales" qu'il évoque, entre autres, au Figaro fin août, il n'en serait pas responsable ! "Cette nouvelle organisation inscrite dans le projet de loi" ne serait pas de son fait.... il n'aurait rien à y voir!!

Même pas le courage de ses opinions, de ses actes, de ses propos....à part se maintenir coûte que coûte à la tête d'un navire qu'il est en train de couler lui-même entraînant des centaines et des centaines de salariés vers le fond, il n'a qu'une phrase à la bouche " Je suis là jusqu'en 2010, j'ai l'assurance de L'Elysée et du Ministère"

Aucun programme, aucune vision ni à court, ni à moyen terme et encore moins à long terme...seul sa survie à la tête du groupe public dont beaucoup disent ouvertement aujourd'hui qu'elle n'est plus envisageable.

mardi 16 septembre 2008

Renaud Revel, journaliste à l'Express se lâche au sujet de la suppression du Médiateur sur France 2.

Renaud Revel, journaliste à l'Express se lâche au sujet de la suppression du Médiateur sur France 2 et indique le 17 septembre:( cliquez pour découvrir l'article)



"la suppression de ce rendez-vous, peu suivi il est vrai et passablement soporifique", "C’est très bien" écrit-il.



Et d'ajouter " Pour des raisons sans doute budgétaires, France 2 a décidé de supprimer ce rendez-vous qu’est « L’hebdo du médiateur », une micro-émission que présentait jusqu’ici Christian-Marie Monnot, et que l’on retrouvera désormais sur le site Internet de la chaîne."

lundi 15 septembre 2008

Vent de panique hier soir à France Télévisions….

Vent de panique hier soir à France Télévisions….

Lundi 15 septembre en fin d’après midi ou pour utiliser un langage plus médiatique, aux environs de l’«acces prime time » la « nouvelle » se répandait comme un traînée de poudre : les jeux étaient faits.

L’homme qui murmurait –non pas à l’oreille des chevaux- mais bien à celle du Chef de l'Etat avait remis ça; le conseil en stratégie financière, l'un des hommes les plus écoutés du président de la République depuis son élection, le 6 mai 2007 (voir les nombreux articles de presse sur le sujet, notamment Le Monde du 12/02/08) allait réussir un nouveau coup après celui de la suppression de la pub : replacer son ex « coéquipier ».

Pas question de reproduire le schéma qui a coûté si cher en endettements et frais financiers, au journal « Le Monde », titre de presse qui avait perdu tant d’argent ces dernières années et dont la politique d’expansion voulue par le duo Alain Minc et Jean-Marie Colombani avait aboutit à leur éviction, non.

Cette fois-ci le premier « recherché de l'establishment comme il s'enorgueillit, qui adore le pouvoir et sait jouer des atouts et faiblesses des hommes » (dixit le quotidien) ne devrait pas apparaître ouvertement et rester quelque peu dans l’ombre.

Pourtant la « philosophie » avait couru dans les couloirs autorisés, il n’était plus question d’un journaliste à la tête de FTV.

Alors quoi ? L’affaire ne serait-elle plus entendue ? Il y a fort à penser que ce que personne, qu’il s’agisse de l’interne, des professionnels, des politiques et à peu près tout ce que compte le monde médiatique, n’a envie de voir s’exporter à France Télévisions et qui s’est traduit dans le titre de presse par une guerre interne avec un « conseil de surveillance » (s’appellerait-il ainsi avec la future loi ?) paralysé par l’opposition d’un seul qui avait gelé toutes les décisions, prenant le risque alors de faire perdre des mois essentiels à un navire qui prenait déjà l’eau de toutes parts (comme France Télé aujourd’hui), finalement et en toute logique, ne se réalise pas.

Et pour reprendre l’adage populaire : les conseilleurs n’étant pas les payeurs, il faut espérer que ce scénario tant redouté, n’ait été le temps de quelques minutes, qu'un mauvais scénario de science fiction.

Oui à France Télévisions, le changement de « capitaine » est indispensable, inévitable, à prévoir sans délai et sa seule planche de salut mais il doit s’inscrire en rupture avec l’existant et son "parachutage" ne pas être sujet à polémiques.

Il doit s’agir d’un professionnel reconnu de tous capable de gérer un tel paquebot en perdition, d’y engager les réformes de fond afin de le faire voguer de plus belle.

jeudi 11 septembre 2008

P. de CAROLIS DEVRAIT QUITTER « SECRETS STORIES » ...

P. de CAROLIS DEVRAIT QUITTER LE « SECRETS STORIES »
DE FRANCE TÉLÉ DANS LES SEMAINES QUI VIENNENT

Après son intervention sur RTL, son interview au Figaro du 28/0/8/08 (voir papier SNPCA-CGC du 10/09/08) faisant implicitement porter au Chef de l’État la responsabilité du plan social qu’il est sournoisement en train de mettre en place "cette nouvelle organisation, inscrite dans le projet de loi, ne sera pas sans conséquences sociales. Il n'y a pas le choix", c’est finalement « Le Point » qui a révélé une partie du pot aux roses.

« Mettre fin au paritarisme syndical qui [selon lui] paralyse France Télévisions », voila en partie le dernier secret en date presque éventé en totalité.

Pourtant pour être la plus complet possible, le SNPCA-CGC vous propose de découvrir l’intégralité du plan de P.d. C. celui qu’il a concocté, entre autres avec les conseils de René Maisonneuve, DRH Groupe et ex de Thales, à savoir :

PRIVER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS DE LEUR CONVENTION COLLECTIVE.

Mis à part le fait que chacun d’entre nous peut découvrir une fois encore les coups tordus de celui qui s’est dernièrement mais très fallacieusement travesti en «chevalier blanc » de la télé publique contre « l’agresseur étatique », ce n’est qu’une partie de l’iceberg secret qu’a découvert « Le Point ».

Voila comment celui qui se rend en catimini au Ministère, le dernier des douze [président de la télé publique nommé par le CSA] prêt à tout pour garder son poste à commencer par brader les salariés et leurs droits , compte s’y prendre !

Sur les conseils de René Maisonneuve, ex DRH de Thales spécialiste des mécanismes de restructuration et qui indiquait lors d’une interview alors, qu'«à partir de 53 ans, on assiste à des comportements de démotivation, de laisser-aller» dans les entreprises, et avec l’aide de certains dirigeants zélés, il a échafaudé le plan suivant.

- La loi instaure une entreprise unique…
- donc les sociétés filiales dont les chaînes, juridiquement disparaissent…
- les chaînes sociétés adhérentes à l’AESPA Association des Employeurs elle-même signataire de la Convention Collective, France 2, France 3 et RFO, disparaissant légalement ne sont plus de facto adhérentes de l’AESPA donc ne dépendant plus de la CCCPA…
- France Télévisions société unique n’est pas adhérente de l’AESPA et ne le sera en aucun cas…
- ce qui implique que plus personne à France Télévisions ne bénéficiera de la CCCPA….
- même pas besoin de dénoncer la Convention Collective, elle tombe de facto puisque l’entreprise unique n’en est plus adhérente et encore moins signataire !!! Idem pour l’avenant audiovisuel des journalistes.

Voilà la partie immergée de l’iceberg…celle que Patrick de Carolis (et ses lieutenants) réservait secrètement à ses amis les salariés qu’il serait supposer défendre…vous savez, ceux à qui il prédisait le pire après son départ, sur l’air de VOUS SAVEZ QUI VOUS AVEZ, VOUS NE SAVEZ PAS A QUI VOUS AUREZ A FAIRE !

Comme dit l’adage avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis.

Ce scénario est dans le droit fil des propos tenus à de nombreux salariés par Thierry Langlois, chargé d’amener ces collaborateurs plus que réticents, à signer le transfert de leur contrat à France Télévisions et abandonner leur contrat d’origine : « Je ne comprends pas pourquoi vous ne voulez pas signer votre nouveau contrat avec France Télévisions, dans quelques semaines, au plus quelques mois tout le monde sera France Télévisions » !

Sous-entendu, vous n’aurez de toute façon pas le choix et surtout plus de couverture conventionnelle, plus droit à rien que le droit de vous taire. En voilà du dialogue social.

C’est du reste dans tous les services, FTS en tête que l’encadrement est chargé de faire savoir au personnel que leur contrat va basculer naturellement en contrat France Télévisions redisons-le, non signataire de la Convention COLLECTIVE.

Le 12/09/08

La CGC Médias se félicite du départ de Phillipe Beauvillard ex dg de Monte-Carlo Doualiya

La CGC Médias se félicite du départ de Phillipe Beauvillard ex dg de Monte-Carlo Doualiya, filialle à 100% de RFI et également ex directeur délégué à la présidence du groupe dont Antoine Schwarz est toujours président.


Les relations s'étaient plus que tendues ces trop nombreux derniers mois, entre la CGC et Phillipe Beauvillard; ce dernier préférant privilégier d'autres pratiques que celles du dialogue social et du respect d'autrui.


Encore récemment une grève extrêmement suivie à l'appel de 3 syndicats FO-CFTC-CGC dénonçait "la politique sectaire et méprisante d'une direction qui préférait la raillerie et le bras de fer au dialogue".

Le dialogue devrait pouvoir, à présent, reprendre normalement entre la nouvelle direction et l'organisation syndicale.

La CGC Médias demande à Patrick de Carolis à qui elle dit que le compte n'y est plus d'en tirer toutes les conséquences

Patrick de Carolis tente de négocier sa survie avec un plan social, (voir article du Figaro du 28 août 2008), la sortie des Conventions Collectives et le musèlement des syndicats.


Selon celui qui essaie de masquer ses incessantes erreurs de gestion derrière l'annonce du 8 janvier 2008 et que le dialogue social répugne plus que tout, a tout simlpement suggéré que le futur projet de loi "fasse la peau" à la Convention Collective de l'Audiovisuel qui selon lui "paralyse l'action des dirigeants de France télévisions". (voir le papier ci-dessus)


Et de prôner un musèlement des organisations syndicales en réduisant leur représentativité et leur nombre, ne gardant sûrement que celles que feraient partie comme il l'expliquait au Figaro des "alliés solides que Patrick de Carolis a su se faire chez les syndicats" (dixit le quotidien).

Sûrement pas la CGC médias redisons le qui demande clairement à "l'inspirateur" de la casse non seulement de l'entreprise mais avant tout du dialogue social [le mot n'a jamis eu aucun sens pour lui] de mettre en pratique ses déclarations "si je suis empêché, j'en tirerai toute les conséquences" et donc de tirer sans délai toutes les conséquences.

Jamais président de France Télévisions n'aura été aussi inconsistant.

Non, ni P.de Carolis, ni P.Duhamel ne connaissent le projet de loi et n'ont d'assurances

Lors de plusieurs séances des CE survenus à France Télévisions, les divers lieutenants de l'équipe Carolis ont répété régulièrement être bien au courant des termes du projet de loi sur l'Audiovisuel pourtant toujours en cours d'élaboration.

Allégations dénuées de tout fondement. La semaine dernière, Patrice Duhamel se rendant rue de Valois, au Ministère de Tutelle, pour demander le pré "projet", s'est vu signifier une fin de non recevoir.

Il n'a pas plus obtenu de texte que de beurre en branche. Il serait d'ailleurs particulièrement insensé que les parlementaires n'en aient pas encore connaissance mais que P.de Carolis et P.Duhamel en aient eu la primeur!

Dès lors, il est totalement farfelu de prétendre être bien au courant de ce texte et d'indiquer entre autres que ce dernier échaffaude la création de l'entreprise unique, à l'instar de la fusion GDF Suez par (TUP), autrement dit « transmission universelle de patrimoine », type de fusion qui consiste en une opération juridique simple, où la société absorbée est détenue à 100 % par la société absorbante.
Avec un "légère" différence" pourtant, il faut le rappeler, il n’y a point de « titres » à transmettre pour France Télévision, ni le holding, ni ses fililes dont les chaînes n'en possèdent, ils sont juste propriété à 100% de l’État donc des français.

De plus P.de Carolis a fait savoir, toujours par l'intermédiaire de son dernier carré de fidèles, qu'il avait l'assurance du Chef de l'Etat de sa "reconduction" jusqu'en 2010.
Non seulement aux élus à qui la réponse à l'un d'entre eux qui s'interrogeait, fut « vous l’avez lu dans la presse donc c’est vrai » mais aussi à la Presse donc qui s'en faisait l'écho.

Ne ratant pas une occasion de s'en prendre en permanence au Chef de l'Etat son employeur, encore récemment après RTL dans les colonnes du Figaro, il est évident que ce dernier lui a renouvelé sa confiance!!!!! en lui montrant très officieusement donc et là aussi avant les parlementaires, le texte de ce décret le confirmant !!

Un peu de sérieux! Pourquoi Patrick de Carolis continuerait-il, du reste, de téléphoner tous azimuts pour essayer d'obtenir des rendez-vous auprès de politiques mais surtout auprès de membres du Gouvernement ? Dernier en date un RDV avec Brice Heurtefeu...à quel sujet ?

mercredi 10 septembre 2008

Patrick de CAROLIS accuse implicitement le Chef de l’État d’être responsable de la «réforme sociale » qu’il annonce

Après avoir jugé "stupide" les propos du Chef de l'Etat (*) sur RTL , après la veille l'avoir pilonné dans un comité de groupe extraordinaire qu'il avait lui-même convoqué en indiquant d'ailleurs comme à l'ensemble de la Presse "le compte n'y est pas", Patrick de CAROLIS accuse maintenant implicitement le Chef de l’État d’être responsable de la «réforme sociale » qu’il annonce

"La déconnection de la publicité implique une réforme sociale que nous ne pouvons pas éviter" indiquait Patrick de Carolis, président de France Télévisions à Paule Gonzales du Figaro, le 29 août 2008, dans un article passé presque inaperçu intitulé "Chantier social en vue à France Télévisions".

Selon P.de Carolis, "Le groupe public, qui accusera un déficit de 100 millions d'euros fin 2008, devra se réorganiser" comme il le dit à la journaliste du Figaro. Se restructurer donc ! Tout le monde sait ce que réorganisation et restructuration signifient.

Et d’ajouter avec tout le cynisme qui lui est propre "cette nouvelle organisation, inscrite dans le projet de loi, ne sera pas sans conséquences sociales. Il n'y a pas le choix, France Télévisions doit s'aligner sur le secteur et sur la nouvelle donne économique, qui exige de produire moins cher dans tous les domaines".

Cerise sur le gâteau donc et ce pour faire avaler la pilule, il accuse de facto le Président de la République depuis son annonce du 8 janvier dernier d’être responsable de cette réforme sociale [communément appelée plan social] que dit-il, "nous ne pouvons pas éviter ".

Et de se mettre en avant comme étant chargé de faire cette réforme qui ne dit pas vraiment son nom et dont il dit : "C'est un gros chantier, j'en prends le risque".

Autrement dit, sortir les salariés des chaînes, les transférer vers le holding pour plus facilement et à moindre coût, s’en débarrasser ensuite en précisant : "Si ce n'est pas nous qui la faisons, elle sera faite par d'autres, qui n'auront peut-être la même écoute", il appelle cela un "risque". [un risque pour qui ? pour tous les salariés qui risquent de perdre leur emploi certainement !]

Son message est clair : un plan pour palier le déficit de centaines de millions d'euros qui selon lui serait dû uniquement aux mauvaises perspectives de recettes publicitaires, déjà amputées de 150 millions d'euros comme il l’a annoncé devant les administrateurs de l’État entre autres, en juillet dernier, au Conseil d'Administration. Il y avait, du reste, acté que pour ne pas aggraver ses comptes, le groupe a fait un effort d'économies de 50 millions, dont 30 millions sur le coût de la grille. Mais sur les dépenses somptuaires et insensées du holding, il na rien dit.

Comme il le dit au personnel via le Figaro : "les salariés de France Télévisions ont de la chance de m’avoir" Sous entendu.…avec moi, la réforme sociale ou plan social donc [celle ou celui dont il accuse le Chef de l’État (*) après son annonce sur la pub et dont il qualifiait l’analyse de stupide sur RTL ] la réforme passera mieux !!!

"Avec moi ils savent à qui ils ont à faire, avec d’autres il n’y aurait pas eu la même écoute."

Formule ignoble pour tout dire et des plus éculées : Vous savez qui vous avez, vous ne savez pas qui vous aurez sur fond de j’ai le soutien des syndicats "les alliés solides que Patrick de Carolis a su se faire chez les syndicats" (dixit le quotidien).

En tous cas pas celui de la CGC Médias qui combat de toutes ses forces et par tous les moyens sa gestion catastrophique qu’elle soit d’image, d’audience, financière ou encore « sociale» - si tant est que le mot ait jamais eu un sens pour lui - de P.d. Carolis – que le groupe traîne comme un boulet depuis des années qui s’est fortement aggravé depuis son arrivée et qui est de toutes les façons, bien antérieure au 8 janvier 2008.

Les salariés n’ont pas à faire les frais de tout ceci. Ils ne préfèrent pas plus un plan social avec lui (histoire de sauver son poste jusqu’en 2010) qu’avec un autre qui aurait moins d’écoute.

S’ils avaient le choix, ils préfèreraient sûrement ne plus avoir à faire à P. de Carolis en se disant qu’avec un autre, au moins, on ne peut pas tomber plus bas.

Quant au Chef de l’État ce n’est pas lui, Il y a quelques mois de cela, avant même justement son annonce concernant la suppression de la pub sur les chaînes de télé publique, qui a gardé secrète la note interne indiquant que les transferts des personnels vers France Télévisions SA n’avaient aucune logique économique sauf à les accompagner derrière d’inévitables licenciements.

Note rédigée par un des actuels membres de l’équipe dirigeante encore en place, salarié de l’une des chaînes du groupe, indiquait donc qu’il « n’y avait aucune logique à transférer les salariés de France 2, France 3, France 4 et France 5, à commencer par ceux des services « Achats/acquisitions - Jeunesse et Études », sans que ces transferts ne soient suivis, à court ou moyen terme, de licenciements. (voir communiqué CGC du 8/09/08)

(*) Chef de l’Etat est pris ici comme symbolisant le poste, la charge la fonction.

Paris, le 10/09/08

lundi 8 septembre 2008

La note interne que CAROLIS a gardée pour lui et qui préconise nombre de suppression d’emplois, suite à la mise en place des chantiers

La note interne que CAROLIS a gardée pour lui et qui préconise nombre de suppression d’emplois, suite à la mise en place des chantiers

Il y a quelques mois de cela, avant même l’annonce du Chef de l’État concernant la suppression de la pub sur les chaînes de télé publique, P.de Carolis était destinataire d’une note interne indiquant que les transferts des personnels vers France Télévisions SA n’avaient aucune logique économique sauf à les accompagner derrière d’inévitables licenciements.

La note rédigée par P.C. un des actuels membres de l’équipe dirigeante encore en place, salarié de l’une des chaînes du groupe, indiquait donc qu’il « n’y avait aucune logique à transférer les salariés de France 2, France 3, France 4 et France 5, à commencer par ceux des services « Achats/acquisitions – Jeunesse et Études », sans que ces transferts ne soient suivis, à court ou moyen terme, de licenciements.

La note édifiante, est-il besoin de la préciser, a immédiatement subi un embargo en règle et de tous ceux qui l’ont lue, on a exigé un parfait silence.

Il fallait donc garder cette note secrète. Rendez-vous compte, si un salarié apprenait avant de recevoir son courrier personnel, celui-là même qui acte en toute illégalité que sans réponse de sa part avant le 15 septembre, il serait considéré comme étant sous contrat à France Télévisions, que le groupe prévoit dans un délai très court de dégraisser sans aucun état d’âme, il est certain qu’à la lumière d’un tel document, personne n’opterait pour abandonner son contrat de travail passé avec sa chaîne d’appartenance.
Sachant de plus, cerise sur le gâteau, que France Télévisions SA contrairement aux chaînes de télévisions n’est pas éditrice de programmes !!!! Voyez le travail.

Pour couronner le tout, combien de « responsables de haut niveau» travaillant pour France Télévisions ont des contrats en bonne et due forme les liant à France 2, France 3,…Demandez-leur, vous allez être surpris. Eux conservent toutes les dispositions de la CCCPA (Convention Collective) en étant mis à disposition par leur chaîne de rattachement et ceux qui signeraient leur transfert, ceux-là, n’en bénéficieraient plus. De qui se moque-t-on ! ?

La vérité c’est que tout est mis en œuvre pour léser un peu plus les salariés, les baratiner et leur raconter n’importe quoi pour mieux les embobiner raconter .

- Ainsi, quand France Télévisions affirme dans les instances représentatives du personnel : « Patrick de Carolis va jusqu’à la fin de son mandat en 2010 », que ça fait parti du décret de loi d’octobre 2008. Depuis quand le holding et ses dirigeants savent ce qui est inscrit dans le texte ?! Et d’ajouter à la question d’un élu « vous l’avez lu dans la presse donc c’est vrai ».

- Quand sur la « nouvelle structure unique», France Télévisions affirme en séance qu’il s’agira d’un (TUP), autrement dit « transmission universelle de patrimoine », type de fusion qui consiste en une opération juridique simple, où la société absorbée est détenue à 100 % par la société absorbante, depuis quand le holding et ses dirigeants se substituent-ils aux parlementaires et affirment connaître les termes du projet de loi !?
Il serait d’ailleurs souhaitable qu’ils se mettent d’accord ceux qui savent. Quand l’un dit TUP, l’autre dit fusion/acquisition… il serait bon de leur expliquer que compte tenu des contraintes fiscales existantes, la plupart du temps, l'acquisition de société cible se fait par l'entremise d'une société dite holding qui elle-même procède à un emprunt pour acquérir les « titres » de la société convoitée.
Seul petit problème, c’est que de « titres » sur le marché, il n’y a point puisque France Télévisions ainsi que les chaînes ne possèdent aucun titre, ils sont juste propriété à 100% de l’État donc des français.

Quand GDF et Suez ont procédé par TUP, l’une et l’autre des 2 sociétés, la société absorbante et la société convoitée, il y a eu acquisition de titres. Qu’est-ce que vous voulez acquérir à France Télé comme titre…à part le titre d’une « émission ».

Il n’y a pas à croire ceux qui vous disent savoir, ceux qui prédisent que l’année prochaine tout le monde sera sous contrat France Télévisions…ils vous racontent n’importe quoi pour sauver leur tête, prêts à sacrifier sans vergogne celle des salariés trop confiants qui signeraient avec eux et tomberaient dans leur filet.

Paris, le 8/09/08