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mardi 13 janvier 2009

L'émission scientifique des frères Bogdanoff: "Science X " est suspendue de tournage par France 2 et avec la collaboration de Mosey/Sarkozy

L'émission scientifique des frères Bogdanoff: "Science X " est suspendue de tournage par France 2.

La chaîne renégocie apparemment leur contrat. "Le retour des Bogdanoff n'est pas à la hauteur des espérances" indique Patrice Duhamel en ajoutant " En effet, le magazine de vulgarisation scientifique n'a réalisé que 8 % de part d'audience, soit 1,1 million de téléspectateurs, au cours des cinq premiers numéros".

Suppression de la publicité oblige, les programmes diffusés avant 20h (heure à partir de laquelle France Télévisions n'a plus le droit de diffuser de pub) doivent "rencontrer un large public et ainsi permettre d'attirer les annonceurs".

Et dire que Carolis et Duhamel expliquaient en coeur très récemment qu'avec la suppression de la pub, la télé publique allait être totalement libéré du diktat de l'audience "Nous voulons un service public de qualité qui ne soit pas soumis au diktat des recettes publicitaires et de l’audience."

C'est quand même du "gratiné"! L'émission des Bogdanoff est suspendue faute d'audience et faute d'avoir pour les frères animateurs "rencontré son public" et France Télévisions agit peut-être dans de le cadre de la libération du diktat de la pub et des audiences!!!! Tu parles, Charles

C'est, en effet, l'une des conséquences collatérales de la suppression de la publicité après 20 heures. La pression est plus forte avant 20 heures et les diktats cités comme nuls sont plus que persistants.

Pour la petite histoire, Igor et Grichka (Bogdanoff) avaient réuni, au sein de leur société de production qui dans le cadre de Rayons X sur France 2 deux collaborateurs de renom :Laurent Juppé fils de l’'ex-Premier ministre, et Pierre Sarkozy (dit: Mosey), fils de Nicolas Sarkozy qui fait les musiques de leurs émissions depuis 2001.

Personne ne pourra dire qu'en virant l'émission et ainsi l'ensemble des collaborateurs dont le fils Sarkozy, Carolis aura succombé aux diktats qu'il "exécrerait tant" !!!

Le Sénat "pas bien traité" et qui pourrait "se rebeller" sera-t-il complice du viol de la Constitution Française ?

Le Sénat "pas bien traité" pourrait "se rebeller" (dixit Jean-Pierre Raffarin)
http://www.dailymotion.com/video/x80ip9_jeanpierre-raffarin-invit-de-rtl-13_news
"Le Sénat n'est pas bien traité dans le débat sur la réforme de l'audiovisuel public et il pourrait se rebeller" en ne votant pas le texte", a lancé mardi l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Et d'ajouter sur l'antenne de RTL "Pas de provocations, il ne faut pas mettre les sénateurs en situation de se rebeller pour défendre la légitimité du Sénat".

"Il faut trouver une solution qui nous fasse éviter la crise", a-t-il enchéri, face aux sénateurs centristes qui réclament une hausse de la redevance refusée par les députés UMP et le gouvernement.

Le sénateur de la Vienne a de nouveau estimé que "débattre d'un texte dont la principale mesure, la suppression de la publicité sur les chaînes publiques après 20H00, est déjà entrée en vigueur, mettait la Haute Assemblée dans une situation "très inconfortable".

Redisons-le à Jean-Pierre Raffarin comme nous le répétons depuis de jours à présent: la situation n'est pas "très inconfortable", elle est tout simplement totalement illégale et anticonstitutionnelle; on n'a jamais vu sous la 5ème République ( pour ne pas remonter aux calendes grecques) une loi entrer en application avant que le projet ne soit débattu et encore moins voté. (ndlr)

C'est bien évident comme le dit JP Raffarin que "Le Sénat n'est pas bien traité dans cette situation"; il ne faut pas s'étonner dans ce cas que les sénateurs "boudent les séances".

D'ailleurs, comment les sénateurs dont l'existence même, la "légitimité" et la "crédibilité" ont été mises à mal ces derniers temps, pourraient-ils se rendre complices d'une violation d'un principe constitutionnel intangible de la République: la non rétroactivité de la loi? ndlr

Comment les sénateurs garants eux aussi du respect des principes républicains et constitutionnels et qui de surcroît font les lois, pourraient- valider un texte à la façon d'un simple bureau d'enregistrement après l'annonce par un Carolis hors la loi depuis le 5 janvier 2009 sur l'application par anticipation (nouveau concept anticonstitutionnel!) d'un projet de loi encore pas débattu au Sénat? ndlr

Jean-Pierre Raffarin, ancien chef du gouvernement qui sait plus que quiconque ce que "respect des principes républicains et constitutionnels de facto des lois" veut dire, appartenant certes à une majorité, peut bien essayer de se persuader en indiquant "Nous allons en discuter dans le groupe aujourd'hui mais c'est encore très incertain que le texte sera voté. En tous cas, il le sera sans doute dans la mélancolie", il ne s'agit nullement de "mélancolie", non, mais bel et bien du viol -combien de fois faudra-t-il le redire - des principes républicains constitutionnels.

L'ensemble des sénateurs qu'elle que soit leur appartenance doit le comprendre et s'il venait à adopter ce texte a posteriori après que son application ait déjà été mise en oeuvre par anticipation avant le vote, et ne pas accepter d'entériner un concept étranger à notre République, celui de "la mise en oeuvre d'une loi avant qu'elle n'ait été votée mais surtout avant même que l'une des 2 chambres n'ait été officiellement saisie" !!!!

Si tel était le cas et nous ne doutons pas que le Conseil Constitutionnel invalide tout le processus, ce sont les principes mêmes de la République qui seraient plus qu'ébranlés, piétinés.

vendredi 9 janvier 2009

Jean-François Copé serait-il à l'article de la mort ?

Jean-François Copé serait-il à l'article de la mort face à 5% d'augmentation de la redevance?

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé qui avait affirmé en novembre 2008 devant ses troupes, propos repris par l'ensemble de la Presse, que "lui vivant, il n'y aurait pas d'augmentation de la redevance télé" serait-il en train de "se laisser glisser" ?

Lui qui annonçait alors, en écho au Président de la République "J'ai toujours dit que j'étais défavorable à l'augmentation de cette taxe profondément injuste qu'est la redevance mais favorable à son indexation (sur l'inflation), ce qui n'est pas la même chose. " n'en aurait-il plus, de fait, que pour quelques jours avant que le projet de loi revienne du Sénat et soit voté ensuite.

Il semble, en effet que pour faire s'étrangler un peu plus vite, Jean-François, le gouvernement ait accepté, ce jeudi 8 janvier au Sénat, une augmentation d'environ 5% de la redevance audiovisuelle la faisant passer de 116€ actuellement à 121€.

Et dire qu'à l'instar de JF Copé Luc Chatel porte-parole dudit gouvernement avait affirmé sur LCI ce lundi matin à la question de Christophe Barbier s'agissant de la fronde des sénateurs qui réclamainet une augmentation significative de la redevance pour "voter le texte en l'état" : "Vous connaissez la position du Président de la République et du Gouvernement à ce sujet! Ce n'est pas la voie qui est choisie et il n'y aura pas d'augmentation de la redevance".

Cacophonie quand tu nous tiens! Il est vrai que des pressions de tous ordres sur certains sénateurs récalcitrants forceraient à "réfléchir"; il est vrai aussi que face au front commun contre un projet dont l'application sans loi est déjà en application, François Fillon défendait hier au Sénat, la mesure mise en cause par les protestations affirmant: "Personne ne remattra en cause la suppression de la publicité à France Télévisions" . (dixit metrofrance.com)

Pour se donner donc les moyens de faire adopter ce projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel public, il aurait ainsi accepté un compromis négocié avec des centristes (sans qui le vote de ce texte ne sera pas possible car les élus UMP, seuls, ne sont pas majoritaires au Palais du Luxembourg) portant sur deux points.

1°) La redevance donc où le gouvernement aurait accepté le principe d'une augmentation supplémentaire de la redevance; les élus centristes souhaitant qu'elle soit augmentée de trois ou quatre euros afin de permettre au service public de retrouver un financement qui lui permettra de faire face à la concurrence des chaînes privées. Le montant de la redevance actuellement de 116 euros passerait à 121 euros.


Soit environ 5% d'augmentation !

Au moment où le pouvoir d'achat des français est plus qu'en berne, augmenter cette taxe "parafiscale" de 5% contre les déclarations même du Chef de l'Etat qui a assuré que tel ne serait pas le cas, ça risque de faire mauvais genre!

Reste à savoir si ce compromis négocié au Sénat évitera le pire à Jean-François Copé et comment il passera à l'Assemblée Nationale.

2°) S'agissant de la nomination/révocation des présidents, le gouvernement est prêt à accepter que la révocation des présidents de France Télévisions, Radio France et de l'Audiovisuel extérieur de la France nécessite un avis favorable aux deux tiers du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), le projet de loi prévoyant, en l'état, que ces présidents seront nommés par décret en Conseil des ministres pour cinq ans, après avis conforme du CSA et accord des commissions parlementaires compétentes à une majorité qualifiée des 3/5e. Même procédure pour leur révocation.

jeudi 8 janvier 2009

Raffarin nous refait Coluche en moins drôle: "c'est la crise" ! Non sénateur, ce ne serait pas la 1ère fois que vous renverriez un projet (C. Boutin)

L'ancien premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé jeudi que pour la réforme de l'audiovisuel actuellement en discussion au Sénat, le choix se résumait au "vote" ou à "la crise" puisque la principale mesure--la suppression de la pub-- est déjà appliquée.

"Ce qui est assez désagréable, c'est que c'est ou le vote ou la crise puisque la décision est prise", a déclaré le sénateur de la Vienne dans les couloirs de la Haute assemblée.

"Il y a quand même une décision qui est prise et un texte de loi qui n'est pas voté, là il y a quand même un problème, la situation est inconfortable", a-t-il ajouté.

NON Sénateur, la situation n'est pas inconfortable....non; elle est en plus d'être inédite dans la 5ème République et qui plus est une démocratie ILLEGALE ET ANTICONSTITUTIONNELLE.

Que le texte soit comme le dit JP Raffarin "acceptable" ou pas, la procédure n'est pas seulement "inconfortable" comme il a poursuivi, elle est redisons-le lui ILLEGALE ET ANTICONSTITUTIONNELLE.

La suppression de la publicité sur France Télévisions après 20H00,p révue par le texte, est entrée en vigueur lundi, le conseild'administration de France Télévisions ayant anticipé cette mesure demandée par le gouvernement, ni votée, ni entérinée par les 2 chambres, ni parue au JO.
Sur toute cette procédure, nous imaginons aisément ce que pourra en déduire le Conseil Constitutionnel!!!!

Comment après avoir, suite à la polémique sur l'institution elle-même et son fonctionnement, les sénateurs, quelque soit le "confort" du texte pourrait-ils aller voter un texte qui est déjà mis en application par une bande de hors la loi sans risquer de perdre immédiatement toute crédibilité ????

Ce n'est pas la première fois que le Sénat rejette un projet de texte présenté par un ministre du Gouvernement. Récemment, les sénateurs ont refusé, pas plus tard que le lundi 20 octobre au soir, de modifier la loi SRU astreignant les communes de plus de 3.500 habitants à 20% de logements sociaux, modification demandée par Christine Boutin, ministre du Logement, dans son projet de loi sur le Logement.... (Article complet... Nouvel Obs)

Comment expliqueraient-ils qu'une Christine est plus crédible qu'une autre ? Que le projet de Christine Boutin, ministre du Logement passe à la trappe quand celui de Carolis soutenu par Christine Albanel ministre de la Culture ( voir JT de France 2 du 21 octobre dernier) passerait le sas, alors que les 2 projets tant décriés sont aussi "mal ficelés" l'un que l'autre ????

Enfin, le sénateur du groupe Union centriste, Hervé Maurey qui mène la fronde des centristes contre le projet de réforme de l'audiovisuel public, a réitéré dans une interview qu'il donne à François Vignal ses propos en indiquant qu'il "préfère une hausse de la redevance à la nouvelle taxe prévue par le gouvernement" et que "Refuser d’augmenter la redevance, c’est un manque de courage politique évident" .

Les sénateurs centristes sur ce volet du projet Carolis/Albanel s'opposent donc résolument à la volonbté du Chef de l'Etat qui par la voix de Luc Chatel porte-parole du Gouvernement réaffiramait que toute augmentation de la redevance était à exclure.

Le Chef de l'Etat et du Gouvernement n'auraient plus, dès lors, qu'a reporter en pleine crise économico/financière et comme le préconisait le plus sagement qui soit il y a quelques semaines Edouard Balladur, ce projet si mal ficélé, qui garantit si peu l'avenir et tant contoversé.

mercredi 7 janvier 2009

Le groupe socialiste du Sénat dépose une motion d’irrecevabilité et ceux de l'Union Centriste ne voteront pas le texte

Pojet de réforme de l'Audiovisuel au Sénat

Le groupe socialiste du Sénat dépose une motion d’irrecevabilité. Les membres du groupe socialiste du Sénat ont déposé deux motions sur le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, dont l’examen débute cet après midi.

Quant aux Sénateurs du Centre dont certaines "indiscrétions" indiquaient hier dans la presse qu'« en l’état, le groupe UC ne votera pas ce texte » selon Hervé Maurey sénateur de l’Union centriste (UC) qui l'a déclaré à l’issue de la réunion du groupe, démentant ainsi des informations d'hier.

Les sénateurs dont nombre d'UMP sont particulièrement remontés - on le serait à moins - par le fait que tout est fait comme si la loi était déjà votée et passée au Journal Officiel, Carolis et Duhamel en tête.

Le JDD.fr de ce mardi 06 Janvier 2009 publiait les propos recueillis par Maud PIERRON dans un article intitulé: "Le Sénat est humilié". (ci après l'article des plus édifiants)

"Les débats sur l'audiovisuel public reprennent mercredi au Sénat, même si la principale mesure, la suppression de la publicité après 20h00, est déjà passée par décision du conseil d'administration de France Télévisions.

David Assouline, sénateur de Paris, qui mène la bataille pour le PS, promet un "débat pugnace", contre la "méthode" et une télévision à la "Berlusconi" et "Poutine".

Quelle va être l'attitude du groupe PS au Sénat? Peut-on s'attendre à un débat aussi houleux qu'à l'Assemblée, avec des milliers d'amendements? Il n'y aura pas des milliers d'amendements, mais ce sera un débat pugnace, très engagé. Une vraie bataille politique, parce que le Sénat est bafoué et humilié avec ce texte. Et je sais que ce sentiment est partagé au-delà de mon groupe.

Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la publicité il y a un an, sans consulter le Premier ministre, ni Christine Albanel, ni même les gens de France Télévisions. Au mieux, c'était une demande de TF1 exprimée dans son livre blanc... Ensuite, il a mis en place une commission au lieu d'engager le débat parlementaire. Cette commission Copé n'était là que pour habiller une décision qu'il ne fallait surtout pas remettre en cause. Puis il charge la barque en ajoutant la nomination et la révocation des présidents de France Télévisions par lui-même. Et à la fin, il donne l'ordre à la direction de la chaîne de voter en conseil d'administration la suppression de la publicité, avant même que le débat ne commence au Sénat.

Il faut un sursaut du Sénat, au moins pour la méthode et pour faire respecter la représentation parlementaire. Quelle forme peut prendre ce sursaut? Les démocrates et républicains du Sénat, qui considèrent que ce mode de désignation est un retour en arrière, un scandale au vue de ce qui se passe dans l'essentiel des démocraties, peuvent faire voter des amendements pour revenir dessus. On peut être majoritaire sur ce sujet, avec l'opposition, certains centristes, voire certains membres de l'UMP.
Il y a dans le projet du président quelque chose qui peut apparaître comme une contradiction mais que lui essaye de marier: un mélange de conception de l'audiovisuel en général à la Berlusconi, notamment dans son rapport d'encouragement aux médias privés ; et à la Poutine, dans sa volonté de mis au pas de l'audiovisuel public.

Que répondez vous à Nicolas Sarkozy, qui explique que ce mode de fonctionnement met fin à l'hypocrisie? Certes il y a une hypocrisie, mais ce n'est pas la même chose que le CSA propose la nomination de quelqu'un qui ne va pas heurter le pouvoir politique et que le pouvoir décide seul d'un nom et le soumette ensuite à des avis. S'il y a consensus pour dire qu'il y a hypocrisie sur ce sujet, que doit-on faire? Cessons cette hypocrisie plutôt que de l'institutionnaliser! Nous proposons, comme dans les autres pays, que ce soit le conseil d'administration de France Télévisions qui nomme son président, que ce CA soit composé de personnes qualifiées nommées par le CSA, qui doit lui-même être rénové. Si on veut que le CSA soit une autorité indépendante, il doit être nommé à 50% par la majorité, à 50% par l'opposition. Il n'y a pas d'autres choix."Une pseudo conviction sur les méfaits de la pub sur la qualité des programmes.

Vous comptez vraiment sur les voix de certains membres de l'UMP et des centristes? J'espère en tout cas. Je me bats pour que sur ce point, et sur d'autres, il puisse y avoir une autre délibération au Sénat qui fasse rebondir le débat. Si les sénateurs de la majorité se soumettent à leur convictions et non à toutes les pressions possibles du pouvoir, il y aurait une majorité pour rejeter ce point là.

Vous allez concentrer vos attaques sur la gouvernance de France Télévisions ou les étendre à la question du financement? La gouvernance, c'est un problème de démocratie. Le financement, ça ne tient pas la route, le compte n'y est pas.

Avant cette volonté présidentielle, le service public de l'audiovisuel était déjà dans une situation financière délicate, ne serait-ce que pour assumer la concurrence, continuer et amplifier les émissions de qualités. Il fallait donc renforcer ses moyens, on pensait même à une hausse de la redevance. Or là, on enlève une manne de 450 millions d'euros, au minimum, car c'est sans compter les programmes supplémentaires à produire pour combler les minutes sans publicité. Du coup, on va chercher ces nouveaux financements de manière injuste, en allant taxer un secteur qui n'est pas en rapport direct avec l'audiovisuel, l'économie numérique. Et lorsqu'on auditionne les fournisseurs d'accès à Internet (FAI), ils nous disent qu'à la fin, ce seront les consommateurs qui paieront la taxe, sauf que ce sera masqué pour le pouvoir. C'est une hypocrisie.

Et la taxe sur la publicité des chaînes privées? A l'Assemblée, on a fait passer cette taxe de 3% à une taxe modulable de 1,5% à 3%, qui ne toucherait que les chaînes qui verront leur chiffre d'affaires augmenter. Or, ni TF1 ni M6 ne seront en augmentation. Ce seront l'ensemble des chaînes de la TNT qui paieront, sans qu'elles ne bénéficient forcément d'une hausse de la publicité. Donc, là encore, c'est un cadeau à M6 et TF1. En plus, ces 450 millions ne sont pas pérennisés ni garantis, au contraire de la redevance qui va directement dans les caisses de France TV. Là, c'est l'Etat qui va délibérer chaque année sur ces 450 millions. Il peut très bien à un moment donné les verser sous conditions ou ne pas les verser du tout parce qu'il a d'autres priorités.

Le secteur public va donc être fragilisé, il y aura des plans sociaux, il y aura une réduction du périmètre des chaînes. C'était bien l'objectif du pouvoir, même s'il a essayé de le cacher derrière une pseudo conviction sur les méfaits de la pub sur la qualité des programmes.

Que proposez-vous sur le sujet? Déjà, notre proposition, c'est de ne pas supprimer cette béquille qu'était la publicité. Mais vous ne pouvez plus revenir dessus...Attendez, si le texte passe au Sénat, c'est qu'on peut toujours revenir. Si le pouvoir politique donne un autre ordre, c'est possible. Je ne dis pas que c'est le scénario le plus probable, vu le rapport de force politique, mais arrêtons de dire que ce n'est plus possible de revenir dessus. Ce que nous proposons, nous l'avions amorcé sous le gouvernement Jospin, c'est de réduire progressivement la part de publicité dans l'audiovisuel public, et de manière tout aussi progressive, d'augmenter la redevance, pour que ce soit amortissable par les citoyens. Je crois que c'est un chemin qu'on peut reprendre tous ensemble."

C'est bien logique "arrêtons de dire que ce n'est plus possible de revenir dessus"; Quant aux sénateurs qui s'estiment humiliés et floués ils sont de tous bords. Ils ne digèrent pas la méthode et ils n'ont pas l'intention après tout ce qui a pu être dit encore très récemment sur le Sénat, son rôle et son fonctionnement, de jouer les bureaux d'enregistrement sans rien dire....c'est bien leur crédibilité et leur légitimité qui de nouveau seraient en question.

mardi 6 janvier 2009

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif
Par Suzette BLOCH PARIS, 5 jan 2009 (AFP) .....

Pour plus de comodité d'accès, nous avons positionné cette dépêche AFP afin que vous puissiez l'atteindre en un clic.

Deux textes pour un même constat, la réforme de l'audiovisuelle est de facto illégale et anticonstitutionnelle

Au moment même où la CGC Médias diffusait son papier intitulé "La CGC Médias dénonce le caractère illégal et anticonstitutionnel du projet de loi audiovisuel", "Le Post" publiait un texte quasiment identique, intitulé lui "Fin de la pub à France télévisions: c'est illégal et tout le monde s'en fout!" que nous ne résistons pas à vous inviter à lire en cliquant sur le lien.

Le constat est accablant et constitue une première de la République Française, en gros c'est l'application d'une loi non-votée. Ainsi la disparition de la publicité des antennes de France télévisions est-elle entrée en vigueur avant même que soit promulguée la loi l'établissant. Là c'est du lourd....et l'on demande aux sénateurs de se prononcer...à quoi cela sert-il puisque c'est déjà en application ????? (lire à ce sujet la dépêche AFP où l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sénateur de la Vienne commentait "Il est un peu désagréable d'avoir à débattre d'une réforme déjà engagée" tout en soulignant un autre problème dans la majorité, l'avenir du financement: "Ce qui est important c'est de convaincre l'ensemble du Sénat du financement du service public de la télévision (...) car aujourd'hui il n'y a pas de majorité sénatoriale". )

Pour étayer notre propos, voilà qui devrait vous aider à comprendre l'incroyable mécanisme.

Début janvier 2009, un des dirigeants de notre Pays autorisé à intervenir en matière législative annonce qu'à compter du 1er juillet 2009, au regard de la situation économique très grave traversée et l'état des caisses désespérément vides, l'Etat va taxer tous les posssesseurs de lecteur DVD.

Pour cela, les parlementaires vont être invités à "débattre" et à se prononcer....seulement voilà, la disposition en énerve plus d'un quelque soit son positionnement politique et chacun pèse bien dans une période de crise où l'Etat n'a plus d'argent frais mais devra encore l'emprunter quitte à alourdir la dette, tout ce que le vote d'une telle taxe donc d'une telle mesure aura d'impopulaire ( le contribuable français se disant, à juste titre, qu'il y a bien d'autres problèmes à régler que celui d'injecter encore les deniers de ce dernier dans le secteur télé!)

qu'à cela ne tienne...le débat va s'éterniser à l'Assemblée Nationale...le texte le 30 juin 2009 ne sear même pas passé devant la 2ème chambre mais le 1er juillet de cette année, le pouvoir décide quand même de bien taxer comme prévu tous les possesseurs de lecteur DVD.

Jean-louis DEBRE, le Président du Conseil Constitutionnel dont Valéry GISCARD D'ESTAING et Jacques CHIRAC 2 anciens Présidents de la République siègent également en tant que membre de droit et tous les autres membres ne manqueront pas de souligner l'inapplicabilité d'une mesure qui n'a aucun fondement légal et qui de plus est prise par anticipation!!!! Ainsi même si la loi était votée après les vacances en septembre ou octobre 2009, elle ne pourrait en aucun cas s'appliquer dès le 1er juillet: aucune loi n'étant rétroactive!

CQFD! Le projet de loi sur l'audoiovisuel, c'est pareil et les Carolis et Duhamel qui se sont empressés de l'annoncer devant des millions de téléspectateurs et de mettre en oeuvre une disposition sans aucun fondement légal sont tous 2 hors la loi.

Comme s'en émeut "Le Post" tout le monde s'en fout!!!! (*)

Gageons que le Conseil Constitutionnel - garant des règles et des principes qui font ce Pays - ne s'en "foutra" pas.

(*) Voyez également sur le sujet le papier du Nouvel Obs intitulé, lui aussi (décidément): "Réforme tout le monde s'en fout?"

Depuis un an, combien de pages aurons nous consacré à la réforme de l’audiovisuel public ? Des centaines ! Des milliers peut être. Combien d’appels auront été lancés pour s ‘y opposer ? une bonne dizaine au moins. Impact ? Zéro. Nada. Les Français ne se sont jamais intéressés à cette histoire. Quand on parle avec les députés, ils sont frappés eux aussi : aucun de leurs électeurs ne les a jamais interpellés sur cette question qui a pourtant mobilisé le microcosme politique et intellectuel.

Donc, question : Est-ce que c’est le sujet en soi dont tout le monde se contrefout ? Ou bien alors est-ce nous, les journalistes, qui ne sommes jamais arrivé à expliquer clairement ses enjeux ( la mainmise qu’aura l’Etat sur France Télévisions, les risques de privatisation) ?Je crains que la deuxième hypothèse ne soit la meilleure – sans exclure la première. Les spectateurs doivent se dire que moins de pub à avaler, c’est toujours ça de pris, et qu’ils se tapent de savoir comment France télévisions sera financée, du moment que la redevance, elle, ne bouge pas.

On aurait donc du titrer « Attention vos impôts vont augmenter pour que Nagui, Julien Courbet et Patrick Sabatier puissent continuer à rouler en Rolls à Saint-Tropez». La formulation aurait été un peu populiste, certes, mais pas fausse puisque c’est bien ce qui va se passer : si la pub disparaît après 20 heures sur France 2, c’est parce qu’une taxe sur les téléphones mobiles va entrer en vigueur. On va tous la payer. Comme cette taxe ne suffira pas, la redevance finira par être augmentée…ou une chaine par fermer.On peut aussi se dire que ce message a été compris par les Français et qu’ils se foutent complètement de cette histoire : le lien charnel, très affectif qui existent entre les Anglais et leur BBC n’existe pas chez nous entre les Français et France 2 ou France 3. Comme si la méfiance globale qui existe entre les Français et les médias, entre les Français et l’information s’étendait aussi à la télé en général.

Les Unes militantes à répétition de Télérama ou celles du Parisien ont donc résonné dans le vide ( et nos papiers aussi ! on avait toujours l’impression qu’ils ennuyaient tout le monde, que personne ne les lisait, ce qui finit par déprimer et décourager. Pourquoi écrire la dessus pour rien ? C’est usant). Ce soir, il n’y aura plus de pub après 20 heures ni sur F2, ni sur F3, ni sur F4. France 3 sera en grève, et tout le monde s’en foutra, du moment que Plus belle la vie sera à la nouvelle heure. Ce désintérêt pour un objet qui occupe la vie des gens pendant 3 heures 20 par jour en moyenne est étrange, mais réel. Il prouve, une fois de plus, que ce qui passionne les médias n’est pas ce qui passionne les foules…et que Nicolas Sarkozy a été victime lui aussi de ce mirage : il croyait lancer une grande réforme dont les électeurs lui seraient gré. Pour le moment, il n’a pas réussi son coup : ses électeurs, ou non électeurs, n’ont jamais compris pourquoi le Président avait consacré une partie de son énergie à tout ça. Peut être que les spectateurs finiront par s’en occuper quand le service public finira par vendre ou par fermer une de ses chaînes…

lundi 5 janvier 2009

La CGC Médias dénonce le caractère illégal et anticonstitutionnel du projet de loi audiovisuel

La CGC Médias dénonce le caractère illégal et anticonstitutionnel du projet de loi audiovisuel

La CGC Médias dénonce le caractère illégal de l’annonce faite par Patrick de Carolis suivi de sa mise en œuvre de supprimer la pub des chaînes de télé publique après 20h alors que le projet de loi n'a pas été voté par le Parlement, loin s’en faut.

La CGC Médias dénonce une violation de facto des principes de la République Française qui n’a jamais, au grand jamais, validé une loi rétroactivement.

Alors même que mercredi 7 janvier 2009, débute normalement l'examen au Sénat du projet de loi, Patrick de Carolis agit donc parfaitement hors la loi depuis ce 5 janvier.

Une loi quelque soit son secteur n’est jamais rétroactive; le Conseil constitutionnel saisi fait toujours application de ce sacro-saint principe de non-rétroactivité de la Loi.

Rappelons dernièrement que le Conseil Constitutionnel invalidait, le 21 février 2008, l'application rétroactive de la loi relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental… Tout comme le Conseil Constitutionnel invalidait la rétroactivité de la mesure fiscale visant pour les propriétaires à pouvoir déduire de leur impôt sur le revenu les intérêts d’emprunt sur 5 ans, etc…..

Personne pas même une ministre, fût-elle de la Culture, ne peut transgresser ce principe constitutionnel intangible. C’est pourtant ce qu’elle n’a cessé de faire depuis la fin de l’année 2008 en annonçant sur toutes les ondes, toutes les antennes et en répétant dans toute le Presse « cela fait un an qu’on travaille comme si la loi était votée… » !!!!

Les députés qui n’ont pas voté ce projet de loi l’ont bien compris. Quant aux sénateurs dont tout indique aujourd’hui qu’une majorité se dessine contre ce projet, ce faisant alors qu’ils ne seront sollicités sur le projet pour la 1ère fois que le 7 janvier, faudrait-il qu’ils ne soient qu’un simple bureau d’enregistrement mais plus grave la porte ouverte à un concept de « pré-rétroactivité » des plus illégales et des plus inconstitutionnelles ?

La CGC Médias en fonction des nouvelles dispositions de saisine du Conseil Constitutionnel introduites dans la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, va tout mettre en œuvre pour que ce dernier déclare inconstitutionnel la mise en œuvre hors la loi d’un texte qui n’a même pas franchi la 2ème chambre.

Et René Maisonneuve, Directeur Général Adjoint des Ressources Humaines qui lors du Comité de Groupe annonce le 18 décembre, en séance, dans un soi-disant point sur les aspects sociaux liés à la mise en place de l’entreprise commune que « l’objectif premier de la direction qui est d’assurer la continuité du dialogue social pour mettre en place, le plus rapidement possible, la nouvelle organisation », il ne doit pas non plus imaginer qu’il est ce faisant hors la loi !
Il voudrait même introduire une période transitoire et substituer la plus illégalement qui soit afin soi-disant de « permettre d’assurer la continuité du dialogue social dès la publication de la loi », le comité de groupe qui n’a de par la loi qu’un pouvoir d’information aux instances représentatives CE et CCE des chaînes qui n’ont donc pas disparu en 2009, sous couvert d’un amendement parlementaire qui confierait au comité de groupe les prérogatives d’un CCE, dans l’attente de la constitution de ce dernier (disposition illégale qui, de toute façon, n’est pas confirmée par le Sénat). Tu parles !!!!!

La CGC Médias ne laissera pas les principes constitutionnels être bafoués plus avant.

vendredi 26 décembre 2008

C'est toujours avec du vinaigrre qu'on attrape les mouches

Le Parisien en kiosque ce matin rapporte que Patrick de Carolis a invité Christine Albanel pour un petit dîner en tête-à-tête ! (News publiée le mercredi 24 décembre à 12h38)

Alors que France Télévisions a dévoilé sa grille de rentrée qui prendra place au début de l'année 2009 et que le projet de loi de l'audiovisuel public principalement toujours pas voté, comprenant, entre autres, les articles liés à la suppression de la publicité et que Carolis a annoncé sans que la loi donc soit en vigueur, ce dernier a invité la Ministre de la culture — Christine Albanel —à un petit dîner aux chandelles en début de semaine !

Il semble que l'un ait imaginé que ce petit rendez-vous en tête-à-tête et moins formel, lundi soir, dans un restaurant de la Tour Eiffel, concrétise l'"absolution" tant attendue. Une discussion "détendue" durant laquelle les 2 "gastronomes" sont notamment revenus sur les coulisses des réformes.
Patrick de Carolis s'est bien évidemment occupé de l'addition. Note de frais ? vraisemblablement...Quoi de plus évident, l'un étant de toute façon sous la tutelle de l'autre!!!!

Publication du décret assouplissant les règles de la pub TV

Le décret transcrivant dans le droit français le régime européen de la publicité télévisée, qui allonge notamment la durée horaire de publicité autorisée sur les chaînes privées françaises, a été publié mercredi au Journal officiel.

Selon ce décret du ministère de la Culture et de la Communication, en date du 19 décembre, le temps maximal consacré à la diffusion de messages publicitaires sur les grandes chaînes privées nationales ne devra pas excéder "neuf minutes par heure (au lieu de six) en moyenne quotidienne".

Autre élément d'assouplissement, ce temps maximal de neuf minutes ne s'applique plus à une "heure donnée" (c'est-à-dire la période desoixante minutes qui s'étend entre la diffusion d'un écran publicitaire et le suivant, définie comme heure "glissante"), mais à l'"heured'horloge".

Le décret définit cette "heure d'horloge" comme "une période de soixanteminutes successives commençant à la minute zéro et finissant à la minute cinquante-neuf".Ce dispositif, selon les spécialistes, permettra aux chaînes privées de mieux exposer leurs écrans publicitaires qui se situeront ainsi à des moments de plus grande écoute.

Le décret prévoit par ailleurs que les émissions télévisées ne peuvent être parrainées par des entreprises qui ont pour activité principale la fabrication ou la vente de boissons alcoolisées ou de produits du tabac".

Enfin, le décret abroge un texte antérieur qui interdisait le "placement de produit", c'est-à-dire la mention à l'antenne d'une marque, du nom du fabriquant ou du distributeur d'un objet ou d'un produit, ou du nom d'un prestataire de service. Le "placement de produit" devient ainsi possible dans le cadre d'une émission.

Ce nouveau régime de la publicité télévisée entrera envigueur le 1er janvier 2009.

vendredi 19 décembre 2008

Carolis, sévice public

Ne ne pouvons résister à la tentation de vous proposer l'article de Libération par RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS suite au vote par le Conseil d'Administration de France Télévisions de la résolution qui prend acte de la décision de la Ministre visant à supprimer la publicité sur les différentes chaînes du groupe après 20h00 dès le 5 janvier au soir, et qui a confié la mise en œuvre de cette décision à Patrick de Carolis.

Nouvelle humiliation : le gouvernement a contraint le président de France Télévisions à entériner lui-même la fin de la pub.
Par RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

Le nouveau mode de nomination du patron de France Télévisions par le président de la République ne fait pas encore force de loi que déjà, Patrick de Carolis doit obéir aux injonctions de l’Etat. Voilà qui augure bien de l’indépendance de la télévision publique… Hier, Carolis a dû lui-même entériner la suppression de la publicité sur les écrans publics à partir du 5 janvier, 20 heures, réforme dont il ne voulait pas. La conséquence du retard de la loi sur l’audiovisuel, qui ne sera pas promulguée à la date prévue pour l’arrêt de la réclame. Et le président de France Télévisions de se retrouver avec un boa de belle taille dans l’estomac, un de plus parmi les nombreux gobés depuis l’annonce impromptue de la suppression de la pub par Nicolas Sarkozy le 8 janvier 2008.

Branquignol. Pour faire couler cet indigeste reptile, et ne pas perdre tout à fait la face, Carolis n’a pas complètement obéi aux injonctions du ministère de la Culture, qui voyait la suppression de la pub comme un simple «acte de gestion», sans vote. Hier, Carolis a soumis cette décision au vote du conseil d’administration de France Télévisions. Dérisoire résistance, puisque le conseil a adopté la suppression de la pub par 9 voix contre 2 et une abstention. Les deux «contre» sont les représentants des salariés et l’abstention celle du sénateur UMP Michel Thiollière, tandis que le député UMP Christian Kert était absent. Les deux parlementaires n’ont pas participé au vote parce qu’ils sont partie prenante et que la loi est toujours en examen.

Quelques heures plus tard, Carolis s’est adressé à ses salariés par un message interne. Il dit avoir voulu «éviter une nouvelle déstabilisation», plaide que «les contraintes de l’entreprise ne peuvent s’accommoder de revirements brutaux et d’improvisation» et invoque «l’intérêt supérieur de l’entreprise». En clair : l’Etat, c’est branquignol et associés, j’ai été à deux doigts d’envoyer tout bouler.

«Hara-kiri». Mais la bravade est bien sibylline et le mal est fait, estime notamment la Société des journalistes de France 2, qui dénonce «le sabordement d’un navire bien à flot».Et certains de remettre en cause Patrick de Carolis : «La solidarité envers lui commence à s’effriter», témoigne un journaliste. Un autre est plus tranchant : «Il aurait dû démissionner.» Pour Carole Petit, du SNJ, la situation est claire : «Ce n’est plus Patrick de Carolis qui dirige France Télévisions, c’est le gouvernement et donc Nicolas Sarkozy.» Même teneur à la CGT pour qui «cette décision marque le début de l’ère sarkozienne de "l’ORTS" (Office de radio télévision sarkozienne) avec mise au pas des dirigeants priés de se faire hara-kiri».
L’acronyme a d’ailleurs été repris à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, par les députés de l’opposition qui ont brandi des pancartes siglées ORTS. L’examen de la loi se poursuivait hier soir et devrait s’achever dans la nuit de mercredi à jeudi par un vote entérinant la création de la télévision publique de Nicolas Sarkozy.

lundi 15 décembre 2008

Après l’Assemblée Nationale ce sera le Sénat...et là ! Quant à Carolis il pourrait lui-même annoncer la fin de la pub

L'Assemblée Nationale a adopté vendredi les articles 18 et 20 de la réforme de l’Audiovisuel instaurant respectivement la suppression de la publicité en prime time sur France Télévisions ( théoriquement à partir du 5 janvier 2009) et la taxation du Chiffre d'Affaire publicitaire des chaînes TV privées.

L'adoption de l’article 20 et de l’amendement 105 rectifié ferait que toutes les chaînes privées pour tout CA dépassant 11 M€ seraient taxées; le texte prévoyant un taux plancher de 1,5%, un maximum de 3%, et un plafonnement de la taxe à 50% de l’accroissement du CA publicitaire annuel.
Pour la taxe éligible au titre des années 2009, 2010 et 2011, la période de référence sera l’exercice 2008. A compter de 2012, la période de référence sera l’année précédente. Ainsi, si le CA publicitaire 2009 de TF1, M6 et Canal+ ressort en hausse de moins de 3% (ce qui paraît vraisemblable pour les deux premiers), la taxe sera limitée à 1,5%. Elle atteindra 3% si et seulement si leur CA progresse de plus de 6%. (Il y a fort à parier que ce CA n'atteigne jamais ces "plus de 6%")

De plus, l’adoption de l’amendement 730 fixe le taux de la taxe pour les chaînes de la TNT à 1,5% en 2009, 2% en 2010 et 2,5% en 2011 ce qui selon des chaînes de la TNT comme BFM (NextRadioTV) et NRJ 12 (NRJ Group) qui sont adossés à des groupes de dimension limitée n'est pas vraiment vu d'un très bon oeil.

Restent encore environ une trentaine d’articles à voter (dont entre autres la question du financement par les télécoms que le Coseil Constitutionnel pourrait bien déclarer justement anticonstitutionnel),.!

Un passage au Sénat est prévu à partir du 7 janvier. C'est pourquoi, à ce titre et afin de respecter la mise en œuvre de la nouvelle loi dès le 5 janvier, deux solutions provisoires peuvent être retenues :

1/ Un décret modifiant immédiatement le cahier des charges de la chaîne ce dont ne veut pas le président du Sénat.

2/ Une décision d’arrêt anticipé de la publicité proclamée par le président de France Télévisions lui-même , suite à un courrier de son actionnaire (l’Etat).

C'est en substance ce que déclarait la ministre Christine Albanel l'a confirmé ce matin au micro de France Inter.: "ce sera le patron de France Télévisions lui-même qui prendra et annoncera la décision."

Combien de couleuvres Carolis va-t-il encore devoir avaler avant qu'il ne donne sa démission ?

Carolis qui depuis l'annonce de sa démission en juin dernier, n'a à l'évidence plus aucune figure devrait à présent annoncer l'innanonçable, tout simplement parce que le texte de loi ne pourra pas être débattu au Sénat avant le 7 janvier 2009.

Voila donc la dernière trouvaille du gouvernement pour que la partie de la réforme qui va "déséquilibrer de la façon la plus insensée qui soit le PAF en faisant que si le service public n'a plus droit à la pub après 20h00, la télé privée pourra elle à loisir saucissonner ses programmes [9 minutes par heure glissante au lieu de 6mn précédemment et ce 2 fois par heure!!!].
Qu'il ne soit plus question de passer « en force » en publiant un décret, dont acte mais cette réforme n'en demeure pas moins "abracadabrantesque". Rappelons à cet effet que JF Copé avait suggérer qu'elle n'intervienne pas en tout état de cause avant septembre 2009!

"Demander à Patrick de Carolis de prendre cette décision, à la demande du gouvernement" c'est donc particulièrement retors. Cela se ferait suite à un courrier de sonunique actionnaire [l’Etat], qui en tant que "décideur", ferait que Carolis de sa propre initiative annonce l'arrêt de la pub entre 20h00 et 6h00 du matin dans l'attente que la loi soit définitivement promulguée.

Le conseil d'administration de France Télévisions qui se réunira demain pour entériner la décision ne devrait aps être consulyté car "cet acte de gestion" [comme il est appelé] n'appelle pas de vote dudit conseil.

Et tout cela alors même que le Sénat peut très bien rejeter le texte et l'amander de telle façon qu'il détricotte ce qui a été tricotté.

vendredi 12 décembre 2008

« Après tout, c’est Carolis qui la voulait cette réforme…voyez dans quel pétrin il nous a fourré ! Qu’il assume et qu’il s'en dém…»

« Après tout, c’est Carolis qui la voulait cette réforme…voyez dans quel pétrin il nous a fourré ! Qu’il assume et qu’il s'en dém…»

Voila quasiment mot pour mot, l’une des dernières phrases lâchées concernant le projet de « réforme » qu’à l’été 2007 Carolis était allé vendre à partir d’un projet de charte concoctée par le cabinet d’avocats qui emploie Jean-François Copé. Il est bien clair comme le confirmait encore récemment Christine Albanel au JT de France 2. (voir blog du 24 octobre 2008)

Voila ce qu’y disait Christine Albanel: " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société et qui l'avait demandée à l'été 2007"

Le responsable c’est Carolis.
Si la loi, dans un contexte de crise économico/financière qui n’en est selon toute vraisemblance qu’à ses débuts, ne doit finalement pas être votée s’agissant, entre autres des interrogations qu’elle suscite sur le financement de la télé publique sans garantie au moins après 2010, ce ne sera pas si dramatique que cela…c’est Carolis qui devra assumer les conséquences du bourbier actuel dans lequel on se trouve.

D’autant que même si la discussion devait reprendre à l’Assemblée Nationale après plusieurs jours d'interruption, le retard pris rendrait de toute façon impossible une «adoption » définitive avant le 5 janvier 2009, date à laquelle était initialement prévue la suppression de la publicité commerciale sur les chaînes publiques entre 20 heures et 6 heures.

Quand bien même les députés UMP le doigt sur la couture du pantalon voteraient cette loi – ce qui est très loin d’être acquis – cette dernière risquerait grandement d’être retoquée par les sénateurs…sans même parler de l’inconstitutionnalité que Jean-Louis Debré a laissé entendre qu’il invoquerait.

Il y a bien 2 aspects à ce projet de loi, le premier à savoir la réforme en elle-même celle présentée par Carolis antérieure au second, l’annonce de la suppression de la publicité.

L’incroyable incongruité juridique dans laquelle on se trouve aujourd’hui est incroyable.

La suppression de la publicité a été considérée comme acquise alors que la loi n’était pas votée, l’ensemble des protagonistes qui ont laissé s’installer cette situation hors la loi sont gravement responsables et passibles de facto de procédures juridictionnels pour viol manifeste de la loi.

Jusqu’à preuve du contraire, personne et surtout pas l’Etat, n’est au dessus de la loi.

Le gouvernement a beau laisser entendre, à plusieurs reprises, que pour régulariser cettesituation, il pourrait recourrait à un décret sur cet article de la loi lié à la suppression de la publicité, cela ne changera pas ce constat accablant.

Cerise sur le gâteau de la cacophonie ambiante, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, est allé plus loin mercredi 10 décembre, avec la diffusion d’un communiqué dans lequel ilannonce que "la réforme sera appliquée dès janvier, la publicité étant supprimée par décret".

Que le ministère de la Culture et de la Communication, s'agace sérieusement des "déclarations intempestives" du député des Hauts-de-Seine, s’étouffe de ses prises de positions tous azimuts et rappelle que "Frédéric Lefebvre devrait se contenter de bien faire son travail de parlementaire et ne pas parler au nom du gouvernement", il n’en demeure pas moins que la décision de recourir à « ce décret » ne serait pas prise avantla fin du débat au Palais-Bourbon….ne parlons pas du Sénat !

Mais qu’est-ce qui peut bien justifier un tel entêtement dans une réforme si mal ficelée dont personne ne veut ?

Il n’est pas inimaginable de penser que finalement, certains laissent Carolis assumer l’ensemble de ses cafouillages et ce faisant, n’ait plus qu’une porte de sortie : laisser sa place à un successeur, un professionnel bel et bien nommé par le CSA ( la loi actuelle d’août 2000 étant toujours applicable) avec qui l’Etat établirait en concertation et le pragmatiquement qui soit un nouveau projet bâti autour d’une stratégie et d’un plan à long terme beaucoup plus abouti.

mardi 9 décembre 2008

TELEMATIN épinglé par les "Gérards d'or"

La CG Médias se devait de vous faire découvrir le palmarès des "Gérards d'Or" qui s'est tenu hier, mardi 8 décembre, sur Paris Première, dans une ambiance toute en finesse - presqu'aussi classe que dimanche à La Scala - et où France Télévision est arrivé largement en tête.

Récompensant les plus gros toquards du PAF avec une sculpture à la hauteur, (face au César) à savoir des parpaings d'or qui sont offerts, avec truelle en platine, la télévision publique s'est imposamment illustrée.

Tout d’abord l'animateur de TELEMATIN à l’honneur, William Leymergie, sacré «Gérard du maboul», et ensuite son équipe de chroniqueurs qui a été sacrée collectivement "Gérard du chroniqueur qui lèche le plus les bottes de son animateur vedette, etquand on dit les bottes - dit le communiqué de l'organisateur - "c’est pour rester poli".

vendredi 5 décembre 2008

Carolis dépense les milliers d'euros qu'il n'a pas et Laurence Tiennot-Herment, Présidente de l'AFM annonce qu'elle reverse 1,5M€ à France Télé

au moment où la CGC Médias postait son précédent article intitulé Christine Albanel débloquera les fonds nécessaires à la télé publique....Ouf ! France 2 pourra donc payer le 16/12 sa soirée VIP rue de Rivoli, Laurence Tiennot-Herment, Présidente de l'AFM (l'association française contre les myopathies) explique sur l'antenne de France Infos qu'elle reverse environ 1,5 millions d'euros à France Télévisions sur la collecte .

Selon la Présidente de l'AMF, France Télévisions justifierait cette demande de reversion -tenez-vous bien- au surcôut que supporte France Télévisisons pour la trentaine d'heures de programmes qu'assume la télé publique.

Il n'est pas inutile de préciser que Radio France qui est comme France Télévisions partenaire du Téléthon ne réclame pas à l'AMF le moindre subside.

Si ce que révèle la Présidente de l'AMF quelque peu gênée, à savoir que l'association paye France Télévisions, chacun pourra donc faire le rapprochement en plein décembre.

L'AMF reverse environ 1,5 millions d'euros sur la collecte juste après les 5 et 6 décembre 2008 à France Télévisions qui le 16 décembre loue via France 2, le club VIP rue de Rivoli pour sa grande soirée people/VIP!

Si tout cela est avéré, tout cela est scandaleusement à vomir et vu le contexte sur le débat parlementaire sur l'avenir du financement de la télé publique, choquant au plus haut point.

Ces Carolis, Duhamel et consorts n'ont vraiment honte de rien...ils n'ont qu'une issue après une telle bassesse, quitter l'entreprise qui n'avait pas besoin d'une telle réputation.

Christine Albanel débloquera les fonds nécessaires à la télé publique....Ouf ! France 2 pourra donc payer le 16/12 sa soirée VIP rue de Rivoli.


Christine Albanel débloquera les fonds nécessaires à la télé publique....Ouf ! France 2 pourra donc bien engouffrer les centaines de milliers d'euros qu'elle n'a pas, dans sa soirée VIP rue de Rivoli .

C'est dans un lieu les plus branchés de la Capitale ( et qui dit branché, dit forcément hors de prix) que France 2 déficitaire a décidé de faire la fête....Petit bémol quand même, ce n'est pas tout France 2 qui va faire la fête ce 16 décembre 2008 du soir à l'aube dans une des plus chics boîtes du 8ème, le VIP room, 188 rue de Rivoli, NON.

Ce sont seulement des "personnalités triés sur le volet", des VIP comme il est convenu.
Pas les salariés de France 2, non, on vous dit! Les "people" et autres acteurs de tout ce que compte le petit monde médiatico/télévisuel.
Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et François Guilbeau invitent donc au VIP room avec l'argent des contribuales des "Grosses légumes" (simples salariés EXCLUS) à fêter plusieurs anniversaires.
Outre les "60 ans du " Jour du Seigneur", les 1000 jours du JT de Pujadas, 1000 jours de "Thé ou Café" de Catherine Ceylac, les 15 ans de "Ça se discute", les 15 ans de "Le plus grand cabaret du Monde", etc...l'anniversaire le plus attendu est bien celui par anticipation de la disparition de France 2.
Une fois n'est pas coutume, il faut remercier la Ministre pour avoir permis à Carolis de dépenser les milliers d'euros qu'il n'a pas dans une fête où l'exclusion est la règle.
C'est donc un véritable "plan de relance" que Carolis conduit quelques jours avant Noël..."Ce n'est pas parce qu'il y a la crise, qu'il ne faut pas se démoraliser....il faut continuer à investir" ....
Et question investir dans les petits fours, les lieux branchés et les mondanités, il sait de quoi il parle Carolis.
Ecoutez sur l'antenne d'Europe 1 du 3/12/05/8 à partir de 1h52mn sur le lecteur audio en cliquant sur ce lien.

Jack Lang pour succéder à Carolis ? Impossible quoi qu'il advienne, au regard de son âge (70 ans en 2009)

Dans un "EN COULISSE" , le quotidien "La Tribune" du 5 décembre, titre son court article : "Jack Lang pour succéder à Patrick de Carolis ?" qui fait en réalité référence à un autre article du "Canard enchaîné".

Voici le "confidentiel" : Que faisait Jack Lang dans le bureau de Nicolas Sarkozy ?
Selon le "Canard enchaîné", le député socialiste du Pas de Calais a croisé le 25 novembre à l'Elysée son ancien camarade Bernard Kouchner. La rumeur voudrait que l'ancien ministre de la Culture et de l'Education nationale soit l'une des nouvelles recrues de l'ouverture du gouvernement prônée par le Chef de l'Etat.
En fait Nicolas Sarkozy lui aurait proposé la présidence de France Télévisions. Une nomination habile alors que les salariés se montrent inquiets pour leur avenir.

1°) Pour une question d'âge, il n'est tout simplement pas possible que Jack Lang - certes âge qu'il ne fait pas mais il aura bien 70 ans dans quelques mois en 2009 - devienne président d'une entreprise publique où l'âge maximum pour la diriger est bien 70 ans.

2°) Que les salariés se montrent inquiets pour leur avenir, cela est certain; mais imaginer que la nomination de Jack Lang puisse les rassurer alors que la réforme mortifère de Carolis qu'il a réussi à faire relayer par l'Etat dans un projet de texte de loi qui, à l'instar de feu le CNE déclenche toutes les colères et indignations, en ne garantissant en rien la pérennité de la télé publique mais pire encore en faisant du contribuable un puits sans fond (il serait plus judicieux de dire vu la crise financières: un puits sans fonds ), c'est totalement farfelu. Imaginer qu'on confie à

Une chose est sure, tout de même, c'est que quelque soit l'hypothèse le sort de Carolis est scellé depuis belle lurette.

jeudi 4 décembre 2008

Quand TF1 supprime un écran publicitaire en "prime", certains disent les caisses sont vides mais d'autres répondent pas les poches des contribuables

A partir du 5 janvier, TF1 a annoncé qu'il supprimera l'un de ses 3 écrans publicitaires de prime time, à savoir, celui de 20h40.

En effet, la chaîne privée a pris cette décision en raison de l'annonce par France Télévisions d'un avancement de l'heure de diffusion des programmes de soirée. Il est donc tout à fait vraisemblable qu'à terme, TF1 fusionne ses écrans de 20h30 et 20h50 afin de pouvoir commencer plus tôt comme France Télé ses programmes de prime time.

"La Une" n'envisage tout simplement pas d'avoir une différence d'horaire de 20 minutes avec son concurrent.

Et dire qu'Albanel imaginait plus de rentrées publicitaires!!!! Une chose est sure, au train où vont les annonces et les aménagements pour que le privé ne paie quasiment rien à la concurrence publique, il y a fort à penser que c'est bien l'Etat qui aura constamment la main au porte monnaie...un peu genre : "tonneau des Danaïdes".

Les caisses sont vides, disent certains mais pas les poches des contribuables répondent d'autres

Le Conseil Constitutionnel s'apprêterait à déclarer le projet de loi inconstitutionnel; c'est toute son ossaturequi est en cause

Pour faire référence aux propos prononcés, hier 3 décembre, à l'Assemblée par Hervé Mariton qui ne voit pas comme le cesse de l'écrire la CGC Médias l'intérêt de cette loi inutile : "Passer toutes ces journées à débattre de ce projet de loi à l'Assemblée nationale dans la période de crise économique actuelle, c'est un peu curieux pour nos concitoyens, qui peuvent raisonnablement penser que les parlementaires ont d'autres sujets à traiter aujourd'hui", la bataille d’amendements qui se dispute à l’Assemblée Nationale aurait de grandes chances de cesser de toutes les façons, "l'ossature" de la loi pourrait bien être déclarée inconstitutionnelle.

Le Conseil Constitutionnel aurait semble-t-il déjà planché sur cette question et émis un avis encore officieux mais sans appel. Le président du Conseil Constitutionnel, lui-même, Jean-Louis Debré et ses membres s’apprêteraient, en effet, à retoquer l’article qui imposerait à Orange, SFR ou Bouygues Télécoms une taxe de 0,9%.

Qui plus est, le risque de taille et l'autre point de la loi qui devrait ne pas franchir non plus le filtrage du Conseil Constitutionnel: la désignation par le chef de l’Etat du PDG de France Télévisions.

Mais pourquoi le pouvoir, Christine Albanel en tête comme pasionaria du "prime time vide de toute réclame" s'entête-t-il à ce point à faire passer une loi "inutile" qui pourrait être retoquée donc par les sages du Conseil Constitutionnel et dont les français se moquent comme de leur première chemise?

Le chef de l'Etat devrait reporter le projet pour éviter de voir les parlementaires de la majorité "s'étriper" un peu plus devant ce "texte inutile"

Une position tonitruante que celle du député UMP Hervé Mariton, opposé au projet de loi sur l'audiovisuel public et qui a annoncé qu'il votera contre, s'est dit jeudi favorable à "un vote bloqué", en recourant à l'article 44-3 de la Constitution pour écourter les débats sur ce texte qui, selon lui "n'est pas utile" et ainsi démontrer qu'une majorité de parlementaires y sont hostiles.

"Comme je pense qu'on a autre chose à faire que ce projet de loi qui n'est pas utile, j'assumerais tout à fait que le gouvernement aille à un vote bloqué" en recourant à l'article 44-3 de la Constitution et je voterai contre", a déclaré le député de la Drôme sur RFI.

L'article 44-3 permet que l'Assemblée "se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement".

"Passer toutes ces journées à débattre de ce projet de loi à l'Assemblée nationale dans la période de crise économique actuelle, c'est un peu curieux pour nos concitoyens, qui peuvent raisonnablement penser que les parlementaires ont d'autres sujets à traiter aujourd'hui", a lancé Hervé Mariton.

En revanche, utiliser l'article 49-3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte en engageant sa responsabilité, sans le vote de l'Assemblée, "serait un extraordinaire aveu de faiblesse pour l'exécutif et pour le président de la République", a-t-il dit.

Mercredi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi avait brandi la menace d'utiliser les "armes" offertes par la Constitution pour faire avancer les débats. Il vient de faire marche arrière en excluant que le gouvernement ait pu décider d'une "mesure pour empêcher le débat". Alors pourquoi donc l'avoir brandi en premier lieu ?