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lundi 26 janvier 2009

Qui a dit à propos du projet de loi tant décrié sur l’audiovisuel ?

Qui a dit à propos du projet de loi tant décrié sur l’audiovisuel ?

Qui a dit :

"S'il y a une augmentation d'un ou deux euros" en sus de l'inflation, "ça ne sera pas la fin du monde" ?
Claude Guéant - Secrétaire Général de l’Elysée( « Le Parisien » ce week-end)

Qui a dit :

"C'est toujours comme ça en France, on commence par des augmentations de deux euros et puis comme on les fait chaque année, à la fin ça fait plus de deux euros" ?
Nicolas Sarkozy - Président de la République ( « R.T.L » fin mai 2008)

Qui a dit :

"Le PS n'a jamais milité pour une augmentation de la redevance, c'est à l’UMP d'assumer les conséquences des choix de Nicolas Sarkozy" ?
Didier Mathus - député PS et administrateur à France Télévisions( « AFP » ce week-end)


Qui a dit :

"Les contraintes de France Télévisions ne peuvent s’accommoder de revirements brutaux et d’improvisation" ?
Patrick de Carolis – toujours à France Télévisions ( « message aux salariés » il y a quelques jours)

Au fait, qui était visé en parlant d’improvisation ? Les sénateurs qui votaient contre le projet de la Ministre par 239 voix contre 4 ou le pouvoir lui-même?

"La fusion CGC-Unsa, si elle a un jour lieu, n'interviendra pas avant 2013".

CGC-Unsa : pas de fusion avant 2013 les échos [ 26/01/09 ]

"La fusion CGC-Unsa, si elle a un jour lieu, n'interviendra pas avant 2013" selon les échos du 26/01/09.

Selon le journal, c'est le message qu'a délivré Bernard Van Craeynest, vendredi matin lors de sa conférence de presse, pour tenter de rassurer ses troupes.

"Mis à mal par la décision, mardi, de son comité directeur de suspendre temporairement le rapprochement, le président de la CGC est ainsi contraint de repenser ses plans pour tenter de sauver la fusion, dont il reste un fervent partisan", écrit le titre de presse.

Toujours selon le quotidien "D'ici à 2013, année où la représentativité de la CGC cessera d'être garantie par son statut de syndicat catégoriel, il propose désormais de se contenter d'une « union », avec un organe de tête qui « délibère sur les grandes orientations », mais au sein de laquelle la CGC et l'Unsa conserveraient chacune « sa personnalité morale, juridique, son existence.»"

En conclusion "les échos" indiquent que "Ce projet doit désormais être examiné par le comité directeur, le 2 février".

La Fédération CFE-CGC des médias a découvert dans la lettre d'information qu'une délégation s'était rendue à Bruxelles.

La Fédération CFE-CGC des Médias a découvert dans la lettre d'information qu'une délégation s'était rendue à Bruxelles.

Le n° 160 d'Encadrement Magazine, lettre d'information adressée aux adhérents, publie page 10 un article "La CFE-CGC à Bruxelles" où l'on découvre qu'une délégation a visité le Parlement européen le 9 décembre dernier.

La Fédération CFE-CGC des Médias qui salue bien évidemment l'initiative, a immédiatement appelé son délégué CFE-CGC, journaliste de son état, Quentin Dickinson, correspondant permanent de Radio France et RFI à Bruxelles pour le féliciter.

Quel auditeur de la radio publique et des antennes de Radio France dont France Info, n'a jamais entendu cette phrase de fin de "papier": "à Bruxelles, Quentin Dickinson pour France Info" (ou France Inter, ou RFI... selon la chaîne écoutée) ?!

Quentin DICKINSON, délégué syndical CFE-CGC donc qui est l'un des plus fameux journalistes du pool européen, plus grand pool journalistique au monde (devant Washington) avec 1.200 journalistes, n'a pu accepter nos félicitations n'étant pas au fait.


Quentin Dickinson qui était justement vendredi dernier dans les locaux parisiens de la radio, n'a pu que calmer notre enthousiasme, en nous indiquant ne pas avoir été au courant et n'avoir jamais été contacté pour cette visite à Bruxelles du 9 décembre 2008.

Il n'a pu que le regretter car il aurait pu présenter à notre délégation les représentants de la "Confédération Européenne des Cadres", ainsi que d'autres députés européens, sans oublier de leur faire visiter ce que les visites organisées ne dévoilent pas (*).

(*)Pour l'anecdote, il semble que le circuit utilisé pour l'occasion fut celui d'un circuit habituel de visites scolaires (ou encore celui d'un voyage organisé pour salariés en retraite).

Qu'importe!!!! A l'avenir, il serait peut-être pertinent de recourir à ses services, en spécialiste du sujet qu'il est.

Mise au point de la CGC médias après la conférence de presse de Bernard Van Craeynest en réponse aux questions des journalistes

La Fédération CFE-CGC des Médias suite au vote majoritaire et démocratique du comité directeur ce 20 janvier 2009 d’une motion (* voir ci-après) de suspension immédiate du mandat qui avait été confié dès avril 2008 à sur un éventuel rapprochement avec l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa)à Bernard Van Craeynest, après sa lettre ouverte pour laquelle nous avons publié un communiqué et qui n'a pas manqué de susciter de vives réactions mais, plus récemment, au regard de sa conférence de presse avancée au 23 janvier, nombreux sont les journalistes qui nous ont interrogés à ce sujet sur certaines réponses qui y ont été faites face aux questions des journalistes présents sur place.

(*)" MOTION AU COMITE DIRECTEUR CONFEDERAL DU 20 JANVIER 2009
Le 17 avril 2008 il a été acté par 37 voix pour, 6 contre et 1 abstention que le : « Comité Directeur autorise l’Exécutif confédéral à poursuivre ses avancées exploratoires avec l’UNSA dans un premier temps, qui n’excluent pas l’exploration de pistes avec d’autres organisations ».

Cependant, malgré les promesses faites à plusieurs reprises et encore réaffirmées au Comité confédéral du 09 décembre 2008, seule une équipe réduite conduit des discussions et engage l’organisation sans que le Comité directeur ait été préalablement consulté.

De ce fait, le Comité directeur de ce jour demande la suspension immédiate du mandat en vue d’un rapprochement donné le 17 avril 2008, jusqu’à sa complète information, des décisions voire des engagements pris, qui pourraient être en contradiction avec la doctrine CFE-CGC.

Le Comité rappelle à cet effet l’article 53 des statuts confédéraux (§ -F- Comité directeur, Attributions) : « Le comité directeur assure la suppléance du comité confédéral lorsque les circonstances ou l’urgence l’exigent, ainsi que l’étude des problèmes relevant de l’orientation de la doctrine confédérale qui lui sont confiés par le bureau national ou le Comité confédéral ». "


Bien que la motion soit des plus claires et que donc l’un des organes de décisions de la CFE-CGC ait officiellement suspendu de fait le mandat du Président confédéral pour continuer la « fusion » qu’il annonçait depuis des mois, Bernard Van Craeynest a distribué d’emblée lors de sa conférence un « dossier de presse » avec le document intitulé « ensemble ».
"Ensemble" c’est justement le nom du nouveau syndicat CFE-CGC /Unsa créé à France Télécom où ont eu lieu les élections professionnelles qui se sont déroulées jeudi et pour lesquelles cette nouvelle alliance a raté de peu le seuil des 10% nécessaire pour négocier à partir de 2013.

« Ce "bon" résultat "concrétise l'importance de l'unité dans une période de recomposition profonde du paysage syndical" » disait Bernard Van Craeynest dans un communiqué le lendemain.

C’est donc sans tenir compte, finalement, du vote du comité directeur que tout se passe et se fait, un peu comme si celui-ci n’avait pas existé !

Ce qui nous contraint tout naturellement à réagir aux questions que nous ont posées les journalistes et que voici :

Question : « Avez-vous reçu des consignes de votre président confédéral Bernard Van Craeynest pour déposer des listes communes CFE-CGC avec l’Unsa aux élections professionnelles ? »

« Bernard Van Craeynest qui à la question d’un des journalistes présents à la conférence de presse, ce vendredi 23 janvier au matin "Quid du rapprochement avec l’Unsa après votre désaveu par le comité directeur ? répondait " : « J’ai passé des consignes partout pour des listes communes CFE-CGC avec l’Unsa » qu’en pensez-vous et surtout que pensez-vous de la suite, lorsque le journaliste ajoute "Avez-vous le mandat pour le faire ? " et que Bernard Van Craeynest répond "Non, je ne l’ai, pas " ?

La Fédération CFE-CGC des Médias na pu, aux deux volets de cette question, que s’étonner de tels propos et dans le souci du « respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques (discipline de vérification, indépendance vis-à-vis des thèmes et des personnes, conscience professionnelle)» (extrait de la lettre ouverte de BVC) s’inscrire en faux et répondre sans équivoque:

"Non, jamais, ni au comité confédéral, ni au comité directeur de telles «consignes pour des listes communes CFE-CGC avec l’UNSA dans les entreprises » n’ont été données."

"En ce qui concerne par exemple le secteur des médias et la Fédération qui le couvre, jamais personne n’a reçu de telles directives ou de telles consignes….et il n’y a et n’y aura pas de listes de ce genre."

Enfin le fait, qu’à la question du journaliste "Avez-vous le mandat pour le faire ? " le président confédéral ait indiqué qu’"il n’avait de toute façon, pas mandat pour le faire", est suffisamment parlant quant à la méthode et au manque de transparence que la motion mettait en avant.

Il était impossible à la Fédération CFE-CGC des médias de répondre autre chose aux journalistes qui l'interrogeaient et de dire autre chose que la vérité.

dimanche 25 janvier 2009

Carolis continue de lancer les rumeurs…on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Carolis continue de lancer les rumeurs…on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Carolis aurait retenu la date du 11 février pour annoncer la mise en place, début mars, de sa réforme.

Selon ses calculs et les assurances qu’il dit avoir eues de Matignon, la loi entrera en vigueur dès le 1er mars. La commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée Nationale) qui devrait « entériner » le texte de loi sur l’audiovisuel, permettrait donc que la loi s’applique début mars… «les sénateurs ne pourront pas empêcher que la loi soit promulguée…leur dernière « sortie » sur l’augmentation de la redevance n’était qu’un baroud d’honneur qui n’aura aucun effet sur la suite des évènements, l’Assemblée Nationale ayant le dernier mot ! ».

Après donc son voyage en avion avec Nicolas Sarkozy passé "dans un climat détendu où nous avons parlé de tout, de cinéma, de musique...mais pratiquement pas un mot sur France Télévisions" qu’il considère comme"un signe d'apaisement de bon augure pour la suite"mais surtout comme une garantie du Chef de l’Etat le concernant, voila qu’il indique que si la seconde semaine de février a été retenue pour ses annonces, c’est en plein accord avec Matignon pour ne pas dire à sa demande.

Carolis continue donc de faire et raconter ce qu’il veut. La loi n’est toujours pas votée, qu’importe…c’est une question de jours et les sénateurs se rallieront à « son projet de réforme » ; celui qu’il est allé présenter à maintes reprises notamment lors de sa conférence de presse de rentrée en septembre 2008.

Réforme pour laquelle il sortait alors une plaquette intitulée « entreprise unique, mode d’emploi »… « entreprise unique » qu’il a très fallacieusement rebaptisée « entreprise commune » dans toutes ces communications et documents depuis ! (Entreprise commune qui existe le plus légalement qui soit depuis la loi d’août 2000)…Avant que quelqu’un s’en rende compte, il sera trop tard.

Il peut tout faire Carolis mais surtout tout faire passer, et il s’enorgueillit. Il n’a que faire de la procédure près le TGI qu’a engagée la CGC aux côtés du SNJ et de la CFDT pour faire annuler les premiers transferts et dont le jugement sera rendu mardi 27.

Enfin si Nicolas Sarkozy confie avoir déjà « une idée très précise…même deux… » pour lui succéder, cela ne l’émeut pas. Il est le seul à pouvoir mettre en place cette incroyable usine à gaz qui en l'état accélérera vertinigeusement le declin de la télé publique; il est de fait indispensable.
Personne ne s’y risquerait mais surtout personne n’accepterait de lui succéder dans un tel contexte puisque n’ayant plus aucune latitude pour agir. Sa réforme ainsi validée comme il l’a toujours imaginé, ficellera pour longtemps pieds et poings l’actionnaire qui ne l’aura pas vu venir !

samedi 24 janvier 2009

Une bonne nouvelle grosse claque pour Carolis

A l’été 2008 dans son livre sans langue de bois : « ça va mieux en le disant » Françoise Laborde joker du 13 heures et du 20 heures, relatait notamment que le service public avait lui aussi son lot « d’hypocrites ».

Cette excellente journaliste, entre autres présentatrice de l’émission politique « les quatre vérités » chaque matin depuis des années, expliquait justement dans son livre que ce rendez-vous constituait pour elle un espace de liberté totale dans la mesure où « la plupart des responsables de la chaîne n’avaient jamais regardé Télématin ».

A l’époque ces propos francs et directs n’ont pas du tout – et c’est peu dire - « amusé » la galerie ; le 8ème étage de la maison commune relayé par le 6ème côté France 2 l’avait fait convoquer dardar pour lui « passer un savon ». France Télévisions s’étaient pourtant à l’époque refusé à tout commentaire (que n’a-t-on réagi sur le dernier livre brulot de FRANCIS GUTHLEBEN contre le groupe : "Scandales à France Télévisions" (sous-titré "Gaspillages et magouilles à la télévision") !?

La sanction ne s’était pas fait attendre ; Françoise Laborde ne garderait que les remplacements d’Elise Lucet au 13 heures et ne présenterait plus « les 4 vérités » qu’en alternance avec Olivier Galzi, un autre joker de la rédaction. La direction qui avait d’abord pensé la « virer » imaginait ainsi lui faire comprendre que c’était là l’ultime avertissement.

Désignée déléguée syndicale (CGC) Françoise Laborde ne s’est pas laissé impressionner, cette « décision » injuste et arbitraire (heureusement que le service public prône à longueur de temps l’impertinence jusqu’à en faire son slogan) avec le plein et entier soutien de son syndicat imaginait même que saisir les instances juridiques compétentes, s’ils continuaient à lui chercher des noises.

Sa nomination au CSA aujourd'hui doit tinter aux oreilles de ceux qui avaient imaginer la museler sinon la dégager, comme un violent camouflet qui vous remet sinon les tympans d'aplomb, les idées en place.

La Fédération CGC des Médias se félicite de la désignation de Françoise Laborde au CSA par le Président de la République

La Fédération CGC des Médias se félicite de la désignation de Françoise Laborde par le Président de la République qui a décidé de la nommer au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel en remplacement d'Agnès Vincent dont le mandat est arrivé à son terme.

La Fédération CGC des Médias souhaite également le meilleur à Agnès Vincent qui quitte son mandat. Une chose est sure, nul doute que Françoise Laborde grande professionnelle de la télé qui succède à une autre grande professionnelle du secteur, aura à coeur de défendre le service public au moment où les enjeux sont les plus forts et ce à l'aube de 2011 passage au "tout numérique".

vendredi 23 janvier 2009

Carolis toujours plus hors la loi

La semaine dernière Olivier Duhamel Professeur des universités à Sciences po, membre du Club des juristes....publiait une tribune intitulée: "La réforme en cours de l'audiovisuel public pose une multitude de questions juridiques".

Il n'en revenait pas et qualifiait d'"invraisemblable anomalie" le fait que "La seconde chambre se trouve contrainte de discuter d'un projet de loi dont la disposition la plus forte, la suppression de la publicité, est déjà entrée en vigueur !" Les salariés de France 2 comme ceux des autres chaînes n'en reviennent toujours pas!

Il était rejoint dans son analyse par nombre de commentateurs politiques, de titres de presse et tout dernièrement par les sénateurs communistes et du Parti de Gauche
(PG)qui déposaient un recours au Conseil d'Etat "pour excès de pouvoir" contre la suppression de la publicité sur France Télévisions avant le vote de la loi.

Tout en précisant que"Cette décision prise par Mme Christine Albanel (ministre de la Communication, ndlr) et simplement exécutée par la direction de France Télévisions est un réel et grave déni de démocratie qui viole de manière flagrante la
Constitution"
La même Christine Albanel qui ne cesse de répéter "vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui l'avait demandée à l'été 2007"

Ils n'étaient tout simplement pas au bout de leur surprises et ce qu'Olivier Duhamel appelle, redisons-le: "invraisemblable anomalie" n'était qu'une petite partie de l'invraisemblable et fantaisiste projet de Carolis.

Si la partie pub, le 1er des 2 volets du projet de loi n'est pas de son fait (quoi qu'il ait pu écrire ou conter ensuite) la partie "gouvernance" et surtout "entreprise unique" avec sa soi-disant "charte organisationnelle" lui incombe totalement (ce projet, répétons le, il était allé le refiler au pouvoir à l'été 2007).

Ils sont légion ceux qui ont dénoncé le fait que la suppression de la publicité soit déjà entrée en vigueur (1er volet) mais s'ils savaient que le 2ème volet "entreprise unique" -soit dit en passant dans les documents France Télévisions on ne parle plus que d'"entreprise commune", ils tomberaient de leur chaise.


Voila "la trouvaille". Carolis qui a prôné dans tous ses échanges "l'entreprise unique" ne parle plus, à dessein à présent, que d'"entreprise commune";
mais depuis la loi d'août 2000, c'est une réalité, France Télévisions est déjà une entreprise commune dont les chaînes et les structures sont des filiales.

Bonjour l'embrouille.

A titre d'exemple, nous vous proposons de lire attentivement la réponse à la question " le fait d'appartenir dès janvier à une nouvelle entreprise ne constitue-t-il pas, de facto, une rupture du contrat de travail ?"

Les sénateurs, les députés, les politiques comme les salariés des chaînes du groupe France Télé qui ont découvert le renvoi sur le site intranet avec le site de "l'entreprise commune" que Carolis a, non content d'avoir anticipé la suppression de la pub a anticipé un fonctionnement et une organisation hors la loi.

Rien de surprenant! lorsqu'on lit le courrier adressé à certains pigistes leur proposant "compte tenu de la fusion France Télévision (hors la loi) notre Direction qui nous demande pour 2009 d'harmoniser nos procédures internes(hors la loi) sera donc amenée
désormais à vous régler les prestations que vous nous fournissez non plus sous forme de piges mais sous forme de droits d'auteurs
(hors la loi) sans que les tarifs antérieurement pratiqués ne soient bien entendus modifiés".

Tout un chacun notera aussi le "dès janvier". Les salariés en restent baba; tout d'abord les différents organes de direction de la chaîne leur avaient indiqué qu'à compter du 1er janvier 2009, leur fiches de paie ne seraient plus France 2 (France 3 ou France 5)mais France Télévisions. Voilà qu'à présent via le renvoi des sites intranet respectifs des chaînes, ils peuvent lire "De part l'absorption des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO par France Télévisions SA, les salariés seront automatiquement rattachés à celle-ci. Il ne s'agira donc pas d'une rupture du contrat de travail mais du transfert du contrat de travail vers France Télévisions SA. Ce sont des dispositions qui sont prévues par le Code du travail."

Et il n'y a toujours pas de loi!!!!

Messieurs les députés, mais surtout vous messieurs les sénateurs, à quoi bon vous consulter dans le cadre de la Comission mixte paritaire (CMP: 7 sénateurs, 7 députés) pour trouver un texte de compromis à ce fumeux projet de loi puisque tout a été fait, mis en oeuvre et quasiment appliqué depuis des semaines sans vous et en dépit de votre avis!

Sarkozy installerait Françoise Laborde au CSA

Sarkozy installerait Françoise Laborde au CSA

Carolis qui dit avoir des garanties du Chef de l'Etat n'avait sûrement pas lu le livre de F. GUTHLEBEN: "Scandales à France Télévisions"

Le livre de FRANCIS GUTHLEBEN (voir bas de page): "Scandales à France Télévisions" (sous-titré "Gaspillages et magouilles à la télévision") arrive à point nommé dans le débat parlementaire qui est loin d'avoir débouché sur un texte de loi.

Dans l'avion qui ramenait Nicolas Sarkozy de ses voeux au monde culturel à Nimes, Carolis invité à partager le transport pour son retour sur Paris n'avait pas lu le livre de l'ancien responsable de France 3 Alsace de 2006 à 2008!

Il se serait sûrement moins vanté ensuite. Aujourd'hui il raconte -comme le relate "Le Canard enchaîné" que dans l'avion c'est "dans un climat détendu que nous avons parlé de tout, de cinéma, de musique... mais pratiquement pas un mot sur France Télévisions"

Nous aimons bien le "pratiquement pas" !!!!

C'est pour cela que depuis, toujours comme l'écrit le journal: "Carolis raconte à qui veut l'entendre qu'il y voit un signe d'apaisement de bon augure pour la suite"

En petit comité, il va même jusqu'à indiquer qu'il aurait eu des garanties sur sa reconduction. Le fait que le Chef de l'Etat ait lancé en janvier "j'ai une idée très précise, même deux" à propos de son successeur, Carolis considère que c'est un effet de manche pour brouiller les pistes!

Curieux! Cerise sur le gâteau, il est persuadé que le Chef de l'Etat a besoin de lui car la réforme qu'il est allé proposer à l'été 2007 (ce sont les propres termes de C. Albanel au JT de 20h du 21/10/08) il est le seul à pouvoir la mettre en place....plus encore, il ne serait pas logique de prendre le risque de "changer de monture" en 2010 quelques mois seulement avant le début de la prochaine campagne pour l'élection présidentielle.

A quand la mise en place d'une structure de voyance pour tous ?

jeudi 22 janvier 2009

"Les échos" contestent formellement les propos de Bernard Van Craeynest

"Les échos" contestent formellement les propos de Bernard Van Craeynest qui dans sa lettre ouverte met en cause l'article des « Echos » paru le 20 janvier (« La CGC marque une pause dans sa fusion avec l'Unsa ») en déclarant qu'il ne « respecte pas l'éthique journalistique ». «Les Echos » contestent formellement cette affirmation, les informations publiées étant parfaitement exactes.

Le Conseil d'Etat rendra sa décision "avant la fin de la semaine" suite à la saisine des sénateurs du PCF et du PG pour "excès de pouvoir"

Fin de la pub: décision du Conseil Etat d'ici vendredi

Le Conseil d'Etat a examiné mardi en référé un recours des sénateurs communistes et du Parti de Gauche (PG) contre la suppression de la publicité sur France Télévisions, qui a été appliquée avant le vote de la loi par le Sénat et constitue selon eux un "excès de pouvoir".

Il rendra sa décision "avant la fin de la semaine", a déclaré le jugedes référés, Serge Daël.

Les sénateurs PCF et du PG ont saisi la haute juridiction pour demanderla suspension de la décision de supprimer la publicité après 20h00 surles chaînes de France Télévisions, qui a été prise le 16 décembre par le conseil d'administration du groupe public, à la demande de la ministre de la Culture.

La mesure est entrée en vigueur le 5 janvier, avant l'examen de la loi par le Sénat, qui a démarré deux jours plus tard.

"Cette décision préjugeait de ce qu'allait décider le législateur, niantson droit d'amendement. Il s'agit d'une ingérence du pouvoir exécutifdans le pouvoir législatif", a estimé l'avocat des demandeurs, FrançoisPinet.

"Le président Nicolas Sarkozy, par le biais de la ministre de laCulture, a obligé le président de France Télévisions Patrick de Carolis à appliquer une loi avant qu'elle ne soit promulguée: le Sénat a étécourt-circuité", a ajouté le sénateur communiste Jack Ralite.

De son côté l'avocat de France Télévisions, Emmanuel Piwnica, a faitvaloir que le CA avait pris "la moins mauvaise" décision possible.
"Les annonceurs ayant anticipé la fin de la publicité, annoncée dès janvier2008 par Sarkozy, et les commandes se faisant trois mois à l'avance, il n'y avait, de fait, plus d'annonceurs à la fin décembre. Patrick de Carolis a donc réuni le CA pour tirer les conséquences de cette situation, plutôt que de laisser des espaces vides" après 20h00, a plaidé Maître Piwnica.

Si cette décision n'avait pas été prise, "nous aurions subi la double peine: nos annonceurs ne seraient pas revenus et notre actionnaire(l'Etat, ndlr) aurait contesté le fondement de la compensation du manque à gagner publicitaire de 450 millions d'euros, prévue dans la loi deFinances", a ajouté Kim Pham, de la direction de France Télévisions.

COMMUNIQUÉ de la Fédération CFE-CGC des Médias

COMMUNIQUÉ de la Fédération CFE-CGC des Médias

La Fédération CFE-CGC des Médias a pris connaissance de la lettre ouverte du Président de la Confédération.
La Fédération CFE-CGC des Médias qui couvre le secteur des journalistes se déclare choquée des attaques à l’encontre de la profession où certains journalistes [il convient ici de citer précisément les termes de la lettre] sont accusés de «ne pas respecter l’éthique journalistique (discipline de vérification, indépendance vis à vis des thèmes et des personnes, conscience professionnelle)». (sic)

La lettre ouverte suggère même explicitement que certains « journalistes mal intentionnés » auraient été manipulés et télécommandés et qu’ « en travestissant et en manipulant la réalité, les acteurs de cette opération prouvent de manière explicite l’orientation et la manipulation organisée ». (sic)

Et de tenter de solenniser le propos par « la situation est grave » (sic) en refusant « les actes bas et les attitudes ne respectant pas les règles éthiques et déontologiques » (sic)

Elle est d’autant plus « grave » que les journalistes dans leur ensemble sont pris à parti à la veille de la conférence de presse du Président de la CFE-CGC avancée pour l’occasion.

Elle est d’autant plus « grave » qu’elle est rédigée, cette lettre ouverte, à l’adresse des « adhérents des militant-e-s et adhérent-e-s, de collègues et d’amis », en fait toute la base.

Cette base qui a pu découvrir dans l’article de la journaliste de « Challenge » du 29 mai 2008 relayé par le journaliste de « Stratégie » l’interview du Président de la Confédération répondant « un brin méprisant » dit la «journaliste » (surement mal intentionnée elle aussi !) au fait qu’il conduise le rapprochement avec l’UNSA de façon autocratique: «Si j''attendais que la base m''alimente de saines réflexions et de prospectives radieuses...» [les 3 petits points signifiant, on peut toujours attendre]

Cette base qui découvrait toujours dans le cadre de propos relatés par ces « journalistes » (là encore vraisemblablement sans éthique !) que Président de la CFE-CGC disait « profiter de la fusion avec l’UNSA pour mettre en concurrence des gens encroûtés dans le fromage, qui n'ont jamais organisé leur succession….[en ironisant] Si on peut se débarrasser des bois morts...»

Cette base, dont les responsables étaient qualifiés dans une réunion syndicale dans le cadre d’un séminaire sur cette fameuse fusion « d’encéphalogrammes plats ».

Aujourd’hui dans cette lettre ouverte le Président de la CFE-CGC écrit « Est-ce l’image que nous souhaitons véhiculer auprès du grand public ? »

Cette question suite aux différentes interviews relayées par « ces journalistes » [ceux que représente et défend notre Fédération] nous la base, nous nous la sommes souvent posée après les propos précités.
Oui ! Pourquoi le Président de la CFE-CGC qui prend aujourd’hui les adhérents, les militants, la base que nous sommes à témoin a-t-il tenu de tels propos à leur encontre ?

Nous sommes bien d’accord « Etait-ce alors vraiment l’image que nous souhaitions véhiculer auprès du grand public ? »

Et la réponse tiendrait en l’argument légendaire du complot ? Tout cela ne serait que manipulations par « des individus qui font passer leurs intérêts personnels avant le projet commun » (sic) ou encore « les actions des personnes qui ont mis en œuvre, sans état d’âme, ce qu’ils nous reprochaient à tort …des actes bas et des attitudes ne respectant pas les règles » (sic) avec la possible complicité et/ou l’aide de journalistes « sans conscience professionnelle » (sic) ?

Le vote majoritaire par le comité directeur de la CFE-CGC (l’une des 2 instances de décision de la Confédération et qui comme le Comité Confédéral, selon les statuts confédéraux, « élabore la stratégie générale » dont le Bureau National « est chargé de l’exécution ») d’une motion suspendant le mandat qui avait été accordé au Président Confédéral en avril 2008 ne serait qu’« un prétexte pour mieux justifier des ambitions personnelles …. un coup d’état sur l’organisation elle-même ; «une atteinte à la cohésion de l’organisation, à sa crédibilité et à ses valeurs » (sic)

Non. La Fédération CFE-CGC des Médias ne peut absolument pas croire une seule seconde à un tel scénario.

Nous ne pouvons être que d’accord avec la question du Président confédéral dans sa lettre ouverte « Ceci pose la question de l’intégrité et de la transparence », cette dernière tant réclamée mais jamais obtenue comme l’indique la motion « malgré les promesses faites à plusieurs reprises et encore réaffirmées au Comité confédéral du 09 décembre 2008, seule une équipe réduite conduit des discussions et engage l’organisation sans que le Comité directeur ait été préalablement consulté ».

La Fédération CFE-CGC des Médias malgré la fin de la lettre ouverte organisant la « répression » : « Je prends dès aujourd’hui les mesures nécessaires pour éviter que de tels agissements se reproduisent » (sic) ne peut que déplorer de tels propos, une telle mise en cause de la base CFE-CGC et à présent des journalistes, ses mandants.

En conséquence et afin d’éviter l’affrontement entre deux philosophies, celle qui souhaite conserver la spécificité du syndicat et celle qui voudraient la voir disparaitre au profit d’une organisation généraliste, pour ne pas tomber dans une crise plus aigüe et pour aller totalement dans le sens de ce qu’écrit le Président confédéral, à savoir « faire que demain l’ensemble des personnels d’encadrement soit encore plus entendu et mieux reconnu » (sic),
la Fédération CFE-CGC des Médias propose donc que le congrès de fin d’année qui devait voir l’élection du Président, du Secrétaire Général et des Secrétaires Nationaux soit anticipée pour que tout un chacun puisse développer ses positions et pouvoir les soumettre au vote de l’instance.
Paris, le 22 janvier 2009

mercredi 21 janvier 2009

L'Assemblée générale de RFI appelle à manifester jeudi

L'Assemblée générale des personnels de Radio France Internationale (RFI) a appellé à manifester jeudi pour dénoncer le plan social prévoyant 206 suppressions de postes( environ 1 poste sur 5)

"Jeudi 22 janvier, à 14H00, nous irons manifester à l'Elysée déclare le texte, qui s'adresse aussi aux "collègues de France Télévisions, de Radio France, de l'Ina". La
manifestation doit partir du Pont de l'Alma pour dire "non au démantèlement de RFI, non aux suppressions d'emplois et oui au maintien de toutes les langues sans aucun licenciement donc le retrait du plan".

Ce plan que la direction de RFI a annoncé la semaine dernière comme un "plan de modernisation" prévoyant la suppression de 206 postes sur un total de 1.040 salariés contre la "création possible" de 34 postes, ce qui reviendrait à une suppression nette de 172 postes.

Le Gouvernement pourrait finalement décider de reporter le projet de loi audiovisuel

Le Gouvernement pourrait décider de reporter le projet de loi audiovisuel avant même le 3 février date prévue pour l'étude de la version finale du projet de loi à l'Assemblée.

Pour éviter de monter les députés contre les sénateurs et de créer de facto une véritable crise entre les deux chambres qui ne pourront à l'évidence pas se mettre d'accord le 28 janvier en commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) puisque l'Assemblée refuse toute augmentation de la redevance alors que le Sénat a voté en masse son augmenation d'environ 3,5% c'est-à-dire 4 euros, ce serait finalement l'hypothèse la plus rationnelle.

Pour arranger le tout, les sénateurs communistes et du Parti de Gauche
(PG) ont déposé un recours au Conseil d'Etat "pour excès de pouvoir" contre la suppression de la publicité sur France Télévisions avant le vote de la loi.

"Cette décision prise par Mme (Christine) Albanel (ministre de la
Communication, ndlr) et simplement exécutée par la direction de France
Télévisions est un grave déni de démocratie qui viole de manière flagrante la
Constitution"
, souligne le groupe dans un communiqué du groupe.

Cette décision nie "le droit d'amendement des sénateurs, le débat sur l'article 18 (supprimant la publicité, ndlr) du projet de loi devenant virtuel, et l'article 45 de la Constitution qui organise la "navette" entre les deux chambres qui composent le Parlement" a-t-il ajouté.

"Cette décision, inédite, est symptomatique de la dérive institutionnelle à
laquelle nous assistons, qui met à mal l'idée même de démocratie parlementaire",
enchérit le communiqué.

Rappelons que la suppression de la pub après 20H00 est entrée en vigueur le 5 janvier entérinée par le conseil d'administration de France Télévisions ayant décidé de l'anticiper, soit deux jours avant le début de l'examen du texte au Sénat.

Comment pourrait-il y avoir dans de telles conditions un texte de compromis qui pourrait être adopté par les 2 chambres pour que le projet de loi soit considéré comme définitivement adopté ?

Enfin si contre toute probabilité cela était le cas, comment imaginer qu'après une telle cacophonie, ce n'est de toute façon pas celui qui a prôné la réforme dite Carolis - sa réforme -qui mettrait quoi que ce soit en place dans le peu de temps qui lui resterait (quelques mois s'il allait au bout de son mandat) alors que le passage au tout numérique c'est pour 2011, moins d'un an avant la prochaine élection présidentielle ????

Comment imaginer également que son successeur qui n'aura pas été associé à la réforme, n'aurait plus qu'à l'appliquer(essuyant de plein fouet les conflits sociaux à venir) un peu à l'instar de ce qui se passe sur le Tour de France en n'intervenant que comme la voiture balai dans ces moins de 2 ans ????

Le comité directeur de la CFE-CGC décide à l'unanimité de ne pas signer l'accord chômage

Le comité directeur de la CFE-CGC a décidé ce mardi 20 janvier "à l'unanimité" de ne pas signer l'accord sur l'assurance chômage négocié avec le patronat.

De facto la CFDT est donc la seule confédération syndicale à avoir choisi de parapher le texte puisque la CFE-CGC , la CGT, FO et la CFTC ont toutes décidé de le
rejeter au motif qu'il n'offrait pas aux chômeurs une indemnisation à la hauteur
de l'ampleur de la crise.

Parallèlement le comité directeur de la CFE-CGC a également décidé d'exercer son droit d'opposition au texte élaboré fin 2008.

Juridiquement, une convention d'assurance chômage est valable dès lors
qu'une organisation syndicale et une patronale la signent mais face à l'opposition de deux syndicats au Conseil national de l'emploi, où siègent les partenaires sociaux, le ministre de l'Emploi peut à nouveau consulter cet organisme avant de donner son agrément. (s'il le donne!)

L'avenir du texte dépend en dernier ressort du gouvernement qui doit
délivrer son agrément pour appliquer la nouvelle convention, conclue pour deux
ans (2009-2010).

Enfin,côté patronal, le Medef et l'UPA (artisans) se sont prononcés pour l'accord,
tandis que la CGPME indique signer "sous réserve d'une baisse effective des cotisations au 1er juillet". [ vu la période de crise que traverse notre pays et les milliers de chômeurs s'additionnant vertinigeusement fin 2008, baisser les cotisations serait la pire chose à faire, ndlr]

Le Chef de l'Etat avait estimé lundi, lors de ses voeux aux
partenaires sociaux, qu'il était "essentiel" que le projet
d'accord sur l'assurance chômage soit "mis en place". Le gouvernement "va voir qui signe. S'il n'y en a pas suffisamment, on posera la question explicitement aux partenaires sociaux de savoir est-ce que vous vous opposez, ou est-ce que vous vous contentez de ne pas mettre votre signature?", a ajouté mardi le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez. Et de poursuivre :"Soit on pourra suivre si jamais on a suffisamment de partenaires sociaux qui implicitement disent ok on vous laisse passer, soit on prendra nos responsabilités, c'est-à-dire qu'on prendra la main".


Le refus de 4 confédérations syndicales sur 5 de ne pas signer et pour vraisemblablement 3 d'entre elles l'exercice d'un droit d'opposition, la situation ne souffre aujourd'hui plus d'ambigüité.

vendredi 16 janvier 2009

La CGC Audiovisuel va aller au pénal pour "Travail dissimulé à grande échelle" suite au courrier de France Télévisions

Tout d'abord voici les quelques lignes adressées à certains journalistes de France Télévisions par la direction:



"Madame, Monsieur



Comme je vous en avais déjà informé l'an passé [ il s'agit donc de 2008, ndlr] et compte tenu de la fusion France Télévision, [ de quelle fusion est-il question puisque la loi n'a sur l'audiovisuel public n'est pas votée????

A quoi bon finalement pour les sénateurs et les députés de voter un projet de loi, à France Télévisions comme il est écrit, la fusion a eu lieu fin 2008!!!! ndlr] notre Direction parisienne nous demande pour 2009 d'harmoniser nos procèdures internes.[ harmoniser quelque chose qu'aucun texte légal ne vient étayer !!!!, ndlr]

[ une des chaînes de France Télévisions] sera donc amenée
désormais à vous régler les prestations que vous nous fournissez non plus sous forme de piges mais sous forme de droits d'auteurs, sans que les tarifs antérieurement pratiqués ne soient bien entendus modifiés.

Pour cela, vous trouverez ci-joint une proposition de "lettre accord" à nous retourner, acceptée et signée en retour."

[De la façon la plus illégale qui soit, la direction de France Télévisions prévoit donc de ne plus salarier ses collaborateurs, journalistes pigistes sans contrat de travail donc CDI de fait, mais de les déclarer sous forme de droits d'auteurs exclusivement, s'exonérant ainsi de toutes les cotisations sociales obligatoires afférantes au versement d'un salaire- lésant donc le salarié qui n'a plus droit à rien comme les organismes sociaux concernés!!!!!, ndlr....La Justice appréciera et les sociétés d'auteurs également]

Enfin, cerise sur le gâteau voila ce qu'elle ajoute : "En réponse à la question que vous pourriez vous poser au regard de la carte de presse, le journaliste est celui qui a pour activité principale l'exercice de cette profession et qui en tire l'essentiel de ses revenus, que ceux-ci aient la forme de salaires ou de droits d'auteurs.

Cela ne change donc rien d'un point de vue juridique au regard des pièces à fournir dans le cadre du renouvellement annuel de la carte d'identité des journalistes professionnels.

Restant à votre disposition"

["Cela ne changerait donc rien d'un point de vue juridique", cette bonne blague !!!! Comme si le fait de substituer des droits d'auteurs à un salaire avec les charges sociales qui lui sont liées, ne changeait rien au statut des personnels....on croit rêver]

Il ne s'agit, ni plus, ni moins que d'un viol manifeste de la loi, du Code du travail et des principes mêmes de notre République que les tribunaux pourront qualifier de "mise en place d'un système de travail dissimulé à grande échelle".

Les dirigeants de France Télévisions qui espéraient avec leur projet d'entreprise unique dite dernièrement "commune" pour embrouiller les esprits, ne pensent tout de même pas s'en tirer et faire valider leur démarche par des parlementaires trop crédules ?

Cela dit, voila ce que qu'inscrivaient et faisaient signer il y a quelque jours les dirigeants de France Télé aux collaborateurs des chaines dans le cadre de l'anticipation de l'entreprise unique sans fondement légal mais déjà mise en oeuvre: "....conformément à la possibilité de déroger au caractère obligatoire de l’article L.1224-1 du Code du travail..."

Pas étonnant que la loi et les dispositions légales ne gènent personne puisque les dirigeants de France Télé affirment qu'"il est possible de déroger au caractère obligatoire de la loi "!!!!!!

Comment les parlemenataires pourraient-ils adopter le projet Carolis et se rendre complices, en validant sa démarche, de telles pratiques ?????

C'est Carolis qui doit en tirer les conséquences et ne pas conduire les parlementaires à de tels écueils.








Jean-Pierre Raffarin "le rebelle" a sûrement dû s'opposer à l'augmentation de la redevance dans le texte comme 3 autres sénateurs avec "mélancolie"

L'UMP qui a voté en bloc [ 239 sénateurs ] en entérinant ce jeudi 15 janvier après-midi la disparition progressive de la publicité sur les chaînes de France Télévision sauf RFO a porté la redevance de 116 à 120 euros en 2010, augmentation donc de près de 3,5 % faite contre l'avis de la ministre de la Culture, Christine Albanel et par ricochet du Gouvernement

Seuls l'ancien président du Sénat Christian Poncelet et l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ont soutenu le gouvernement et de fait la Ministre C. Albanel en votant contre l'amendement présenté par le groupe Union centriste. (source AFP)

C'est sans aucun doute bavec la plus grande "mélancolie" que l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin l'a fait !!!!!
Lui qui indiquait mardi que si "Le Sénat qui n'est pas bien traité dans le débat sur la réforme de l'audiovisuel public et qui pourrait se rebeller , votait le texte ce serait avec mélancolie"!!!!

Face aux 239 sénateurs qui se sont opposés au Gouvernement en votant contre son avis, la dose de mélancolie - même divisée par 4 - doit être énorme.



La réforme en cours de l'audiovisuel public pose une multitude de questions juridiques.

Nous mettons en ligne l'article d'Olivier Duhamel* paru dans "Les Echos"

" Ce que la réforme de l'audiovisuel dit du droit les échos " [ 15/01/09 ]


La réforme en cours de l'audiovisuel public pose une multitude de questions juridiques.

Sans les évoquer toutes ici, soulignons combien les chemins empruntés par ladite réforme offrent un précieux indicateur de l'étendue et des limites de la malléabilité du droit, des institutions et des hommes.

Malléabilité de la Constitution au tout début de l'aventure, lorsque, il y a un an, le président de la République, auquel notre texte fondamental ne confère pas l'initiative de la loi, annonça de son palais sa décision souveraine de bouleverser l'audiovisuel public en y supprimant toute publicité. Ce n'est ni la première ni la dernière fois que le président s'arroge un pouvoir de colégislateur - rarement il le fit de façon aussi éclatante.

Malléabilité des hommes, grâce à laquelle le président du groupe parlementaire majoritaire préside une commission, affublée de son nom, mais n'ayant à l'arrivée d'autre objet que de légitimer les choix du « roi », tout ce qui s'en écartait un tant soit peu ayant été jeté aux orties.

Malléabilté des textes, qui fit envisager un temps d'appliquer par décret une loi non votée, mais, le droit n'étant pas corvéable à merci, renoncer pour emprunter une voie de traverse plus extravagante encore puisqu'elle consista à faire voter par le conseil d'administration de France Télévisions, et son président, la suppression de la publicité, au coeur de la loi en discussion. Où l'on touche alors à la limite de ladite malléabilité, y compris dans notre monocratie présidentielle, puisqu'elle se trouve néanmoins dotée d'institutions conservant quelques prérogatives et désireuses de les exercer suffisamment pour n'être pas totalement ridiculisées. Deux d'entre elles se retrouvent ainsi au premier rang, comme souvent en matière de libertés publiques. La seconde chambre se trouve contrainte de discuter d'un projet de loi, dont la disposition la plus forte, la suppression de la publicité, est déjà entrée en vigueur ! Confrontée à cette invraisemblable anomalie, elle se rattrape en arrachant des concessions, notamment sur l'augmentation de la redevance.

Trois hypothèses

On retrouvera la malléabilité du droit, et ses limites, avec le Conseil constitutionnel. En simplifiant, trois hypothèses se présentent. Soit le juge constitutionnel valide la loi, estimant qu'aucun principe constitutionnel n'est violé. Soit il annule les nouvelles conditions de nomination du président de France Télévisions, au nom du respect de la liberté de communication et du pluralisme. Il confirmerait alors sa décision du 27 juillet 2000 : « Considérant que le Conseil supérieur de l'audiovisuel est une autorité administrative indépendante garante de l'exercice de la liberté de communication ; qu'afin d'assurer l'indépendance des sociétés nationales de programmes chargées de la conception et de la programmation d'émissions de radiodiffusion sonore ou de télévision et de concourir ainsi à la mise en oeuvre de la liberté de communication proclamée par l'article 11 de la «Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789», les articles 47-1 et 47-3 de la loi du 30 septembre 1986 disposent que les présidents desdites sociétés sont nommés, pour une durée de cinq ans, par cette autorité. » Soit il annule les nouvelles modalités de financement de la télévision publique, considérant que l'instauration d'une « taxe due par tout opérateur de communications électroniques » constitue une atteinte au principe d'égalité : de quel droit ces opérateurs, et non l'ensemble des contribuables ? Accepterait-on que ne soit taxée que la grande distribution ? Les entreprises de presse ? Les avocats et les professeurs ?

Le Conseil constitutionnel pourra choisir entre ces différentes options, ou en inventer une quatrième : malléabilité du droit. Son existence a déjà conduit à conférer au CSA un avis conforme, pour la nomination comme pour la révocation, afin de réduire le risque d'une annulation : consistance du droit.

(*) Professeur des universités à Sciences po, membre du Club des juristes, auteur de « Droit constitutionnel et institutions politiques »,à paraître au Seuil en février.

Le livret A aligné sur l’inflation actuellement de 1% baisserait et la redevance augmenterait de 3,5 % ?

Le livret A aligné sur l’inflation actuellement de 1% baisserait et la redevance augmenterait de 3,5 % ?

Mercredi 14 janvier, Bercy avait jugé "très probable" que le taux du livret A soit fixé à 2% : « un niveau fixé en conséquence de l'inflation qui n'est plus actuellement que de 1% ; ce niveau toujours selon Bercy, préservant largement, à ses yeux, le pouvoir d'achat des Français »

Dans la soirée, le site internet du Monde, citant des sources élyséennes relayées par Bercy, annonçait alors que le Premier Ministre, lui, ne parlait que de 2% que la baisse devrait être limitée à 2,5%, ce qui est finalement le chiffre retenu par l'Élysée.

Mais là n’est pas le point qui nous importe ici. Seule la démonstration que nous allons développer à la suite a son importance.

Suite à l’annonce le 8 janvier 2008 de Nicolas Sarkozy Président de la République de « réfléchir à la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publique » (c’est la formule qu’il a utilisée), la réflexion est devenue, entre temps dans la bouche même de Carolis, le 5 janvier dernier (quasiment 1 an après) une annonce officielle à grand renfort de pub sur l’ensemble des antennes.

A de très nombreuses reprises, le Chef de l’État a déclaré, et s’il ne fallait citer que l’un de ses déclarations il suffirait de reprendre son annonce sur RTL fin mai 2008 « il exclut catégoriquement toute augmentation de la redevance audiovisuelle pour compenser la suppression annoncée de la publicité dans l'audiovisuel public ».

"Non, je me suis toujours engagé à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation de la redevance", avait déclaré Nicolas Sarkozy en réponse à une question. ; il avait également indiqué rejeter l'éventualité d'une augmentation même modeste de la redevance.

"C'est toujours comme ça en France, on commence par des augmentations de deux euros et puis comme on les fait chaque année à la fin ça fait plus de deux euros", s'est-il alors exclamé avant d’ajouter " Moi, ma politique, c'est de diminuer l'Etat, de diminuer les prélèvements, de libérer le travail et de faire en sorte que les gens ne soient plus assommés de prélèvements supplémentaires (...), chacun a son idée pour faire un petit prélèvement de plus, je dis c'est non et non c’est non".

Pour aller tout à fait dans le sens des déclarations inchangées sur ce point, faites régulièrement par le Chef de l’État, Luc Chatel porte-parole du Gouvernement l’a redis lui aussi très régulièrement (encore ce lundi 12 sur LCI) "La redevance audiovisuelle ne sera pas augmentée ; ce n’est pas la voie qu’à choisie le Gouvernement et le Chef de l’État a toujours été très clair à ce sujet ; tout au plus la redevance pourra-t-elle être indexée sur l'inflation en 2009 ".

Tout cela est extrêmement cohérent …ce qui le serait moins, c’est que suite au vote de 239 sénateurs (contre 4 seulement) qui après avoir entériné jeudi 15 janvier après-midi la disparition progressive de la publicité sur les chaînes de France Télévision sauf RFO, ont en revanche continué à défier le gouvernement en portant, contre son avis, la redevance de 116 à 120 euros en 2010, celle-ci augmenterait donc de près de 3,5 %.

Le Président de la République s’engagerait donc devant les français en expliquant "C'est toujours comme ça en France, on commence par des augmentations de deux euros [ ici 4 euros] et puis comme on les fait chaque année à la fin ça fait plus de deux euros", le taux de rémunération du livret A suivant l’inflation qui n’est que de 1% baisserait et serait ramené de 4 à 2%, et la redevance dont Luc Chatel imaginait seulement son alignement justement sur cette inflation serait-elle de 3,5% ?