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lundi 9 mars 2009

Quand Bruno Masure allumait le Paf dont la rentrée de Carolis

Vu sur le site "Quand Bruno Masure allume le Paf et les politiques... ça fait mal" voici l'anecdote relevée sur la page web; à la question "Que pensez-vous de la rentrée 2007 de Patrick de Carolis sur France Télévisions", Sarkozy aurait répondu révèle Bruno Masure: "Ce qui m'intéresse moi, c'est sa sortie !".

Qu'est-ce qui aurait changé depuis? La loi sur l'audiovisuelle promulguée ce week-end après sa validation par le Conseil Constitutionnel, le Chef de l'Etat peut à présent révoquer les présidents de Radio France et France Télévisions sans même qu'un véto des 3/5ème des membres d'une commission parlementaire puisse lui être opposé.

Il devrait donc très prochainement mettre en application cette disposition légale. Avec une logique à toute épreuve: il faut à chacune des 2 entités pour les 5 ans à venir, un professionnel chargé sur la longueur de mettre en oeuvre la nouvelle loi, non pas quelqu'un dont les hypothétiques 13 mois ne seraient ni juridiquement, ni socialement suffisants (6 mois environ pour le passage à la nouvelle société auxquels il faut ajouter de 12 à 15 mois pour l'arrêt des couvertures conventionnelles).

Puisqu'il faudrait entre 18 et 21 mois au total et ce, en imaginant que rien, ni personne ne vienne s'interposer....ce que la CGC Médias n'a bien évidemment pas l'intention de faire, pourquoi prendre le risque de nouveaux dérapages?

La CGC d'ailleurs sur la même longueur d'ondes que certaines autres organisations syndicales représentatives mais surtout de l'ensemble des salariés qui n'ont plus aucune confiance en l'équipe en place, utilisera tous les moyens à sa disposition pour bloquer ceux qui en quelques mois pourraient installer une irréversible pagaille.

Pour reprendre une formule qui a fait ses preuves: "une réforme ça ne se fait pas contre les salariés....et surtout ça ne se fait jamais sans la plus large adhésion" ( Ce qui n'est absolument pas le cas; Rappelons qu'à la fin du sondage en ligne sur notre blog, vous avez été 4% seulement à souhaiter l'entreprise unique et 100% à refuser la perte de vos couvertures conventionnelles et de vos accords d'entreprise).

Quant à ceux qui ne croient pas à ce scénario, affirmant que les mots lourds de sens, en forme de missiles et particulièrement violents prononcés depuis l'été dernier par Carolis à l'adresse de Nicolas Sarkozy: « Il est temps de dire que la télévision, c’est un métier fait par des professionnels. » ou encore « Il est bon qu’on laisse travailler les professionnels. » ou bien « Nous nous efforçons de faire une télévision respectable, et j’entends qu’elle soit respectée » puis « Jamais je ne soumettrai un quelconque concept d’émission à un quelconque visa venu de l’extérieur de l’entreprise. » pour finir en " bombe atomique" sur RTL par « Lorsqu’on dit qu’il n’y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela injuste, profondément injuste. » sont oubliés, ne résonnent plus à ses oreilles et que c'est l'"accord parfait", ils devraient y réfléchir à plusieurs fois.

Alors, s'agissant de Radio France, le nom de Laurent Joffrin - Directeur de la Rédaction de Libération, revient ces derniers temps le plus souvent. S'agissant de la télé publique, dans le cadre d'une nouvelle "organisation" qui la conduira au moins vers le tout numérique en 2011 (quelques mois avant l'élection présidentielle), le Chef de l'Etat a confié, il y a peu, à des journalistes en quête de scoop, concernant le nom du successeur de Patrick de Carolis : « J’ai une idée très précise. J’en ai même deux… » .

Les deux désignations pourraient donc- c'est plus que souhaitable et le plus vraisemblable -intervenir très vite et au même moment.

jeudi 5 mars 2009

Carolis a maintenant 3 chauffeurs

Rien n'est trop bien pour Patrick de Carolis. On a effectivement appris que ce dernier disposait maintenant de 3 chauffeurs gérés par les services généraux au service du président. Information tout à fait sérieuse faite au CE de France Télévisions SA ce matin; une séance de plus à laquelle Carolis n'assistait pas.





A moins que l'ectoplasme de ce dernier ne hante ces réunions (Carolis avait pourtant déclaré après plus de 3 ans de mandat qu'il se rendrait aux différents CE des filiales du holding...tu parles), on ne l'y voit quasiment jamais.

S'il a fait passer le nombre de ses chauffeurs de 2 à 3 en imaginant que la route pour lui serait encore longue, il se fait inévitablement un film! Celui qui a totalement et irrévocablement perdu la confiance des personnels n'est, de fait, plus en mesure techniquement de conduire qui que ce soit et quoi que ce soit à destination.

mercredi 4 mars 2009

Ce soir vers 23h00 la chaîne allemande de télé ARD diffuse un document mettant en cause France 2.

Le 21 mai 2008, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris relaxait Philippe Karsenty, directeur de Media-Ratings, poursuivi pour diffamation par France 2 et son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin, pour avoir qualifié de « faux reportage », de « supercherie » et d’« imposture médiatique » les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura » diffusées par France 2 le 30 septembre 2000.

Certes les intimés, France 2 et Charles Enderlin, se sont pourvus en Cassation mais la chaîne allemande ARD ne se privera pas ce soir à 23h de diffuser un document allant dans le sens de ce que dénonçait Philippe Karsenty et que la Cour d'appel a retenu comme éléménts pour prononcer sa relaxe.

Carolis ira bien en citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris en entrave avant toute chose.

La CGC des Médias a mandaté expressément et très officiellement hier son avocat afin qu'il dépose plainte pour entrave en "Citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris" contre le représentant légal des entreprises de France Télévisions.

L'organisation syndicale a remis hier une première série de documents prouvant qu'avant la moindre information donnée aux CE et CCE (ne parlons même pas de consultation) la Presse toute entière a été informée de la réorganisation prévue et annoncée par Carolis à la Mutualité devant 600 cadres.

Carolis a beau préciser dans une "feuille interne" adressée aux managers que la réorganisation n'interviendrait qu'une fois la loi promulguée (heureusement!!!), ses annonces n'en caractérisent pas moins l'entrave.

Dernier document en date, la convocation des salariés par un des 31 coordonnateurs nommés par Carolis, actuel DTE à France 2, à une réunion d'"INFORMATION" aux personnels sur les studios, dans le cadre de la mise en place de l'entreprise unique suite aux annonces de Carolis ( toujours sans que le CE n'en soit informé). Un aspect positif quand même, à cette réunion, c'est que nombre des présents qui se demandaient à quoi ressemblait celui qui a pourtant été nommé il y a environ 3 ans, ont enfin découvert qui il était....en revanche pour les "infos" : sur l'air de "je sais rien mais je dirai tout", peau de balle!





Rappelons également que Carolis concernant France 2, France 3 et France 5, est toujours sous le coup de procédures de droits d'alerte non levées à ce jour.

Quant à la subvention exceptionnelle de 150 millions d’euros décidée l’année dernière pour combler la baisse des recettes publicitaires et versée seulement fin août, soit huit mois après l’annonce du Chef de l'Etat sur la suppression de la pub, n’aura de toute façon pas permis de couvrir toutes les pertes réelles.
Les résultats pour le groupe, en 2008, faisaient déjà apparaître une perte d’exploitation chiffrée en centaine de millions d'euros.

Les 450 millions d'euros 450 millions d’euros adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat dans le cadre de la loi de finance pour 2009 ne suffiront donc pas à combler le trou financier (digne du tonneau des Danaïdes) qui risque de s’élargir encore considérablement dans les prochains mois, contrairement aux annonces "rassurantes" faites en conseil d’administration.

Il semble bien qu'au regard de la présentation faite par Carolis sur la situation financière volontairement très très en dessous de la réalité, le système de nouvelle taxe destinée à compenser la perte de recettes publicitaires, validée à une réserve près ( qui est de taille) par le Conseil Constitutionnel qui précise que s'agissant des modalités de compensation financière prévue par l'Etat: "Il incombera à chaque loi de finances de fixer le montant de la compensation financière", cette taxe ne suffise absolument pas à combler les quelques 250/300 millions d’euros de perte cumulée à la fin 2009 auxquels il faut rajouter les dizaines de millions d’euros de remboursement de dettes les années suivantes avec des taux bancaires actuels de 7% concernant les emprunts…

La loi organique et son article unique sur la nomination/révocation des patrons de l'Audiovisuel public étant, elle, validée et promulgable sans délai puisque ne faisant l'objet d'aucune réserve du Conseil Constitutionnel, il serait curieux qu'au regard d'un tel contexte tant catastrophique qu'incontrôlable, les choses restent en l'état et dégénèrent au cours des quelques mois à venir!

La loi organique relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France n'est pas contraire à la Constitution.

Comme la CGC Médias l'indiquait dès le 16 février 2009 sur son blog, la loi organique relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France, dans son article unique n'est pas contraire à la Constitution.

lundi 2 mars 2009

Carolis dit ne pas redouter la décision attendue du Conseil constitutionnel....tout ce qu'il a entrepris, il l'a toujours réussi !

C'est cette semaine que le Conseil constitutionnel devrait rendre sa décision - il s'agit en effet bien d'une décision (article 62 de la Constitution) que le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République et l'ensemble des pouvoirs publics se doivent de respecter, contrairement à ce que le vocable "avis" pourrait laisser entendre - sur les 2 lois liées à l'audiovisuel car il s'agit bien techniquement de 2 lois.

1°) La loi organique sur la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale le 5 février 2009

2°) La loi visant la suppression de la pub sur la télé publique donc son mode de financement et corrélativement son organisation dite réforme Carolis.

Redisons-le, si la la première semble respecter les récentes dispositions constitutionnelles et donc être validée, la deuxième en bien des points, particulièrement la consécration a posteriori de dispositions rétroactives de facto si le Conseil les entérinait ( ce qui n'est en droit français pas possible) mais plus fondamental encore le mode de financement basé sur la taxation de certains secteurs de l'économie, devrait être en partie retoquée....et quelle partie!!!! Rien de moins que son ossature et son fonctionnement manquant le "nerf de la guerre": l'argent.
C'est vraisemblablement en s'appuyant sur la première loi et pour être le plus pragmatique et le plus logique qui soit, que le professionnel du secteur faisant bien entendu consensus serait ainsi nommé à la tête de France Télévisions à la suite de Carolis (pourquoi risquer pour les quelques mois qui viennent d'amplifier la chienlit qui enfle un peu plus chaque jour ?) et serait naturellement associé au "reformatage" du nouveau texte.

mercredi 25 février 2009

La CGC Médias ira bien au Pénal, en entrave, contre Carolis chef des entreprises de France Télévisions.

Le 5 février 2008, la CGC Médias publiait un article intitulé: Le SNPCA-CGC mandate très officiellement son avocat afin de porter plainte contre France Télévisions pour entrave. Cet article débutait ainsi : " Patrick de Carolis a réuni il y a quelques jours « ses cadres » leur a demandé de le soutenir face aux menaces qui pèsent sur la télévision publique. "

Le 11 février dernier, quasiment un an après jour pour jour, Carolis remet ça. "Il a donc réuni voila quelques jours « 600 de ses cadres » dits managériaux pour leur annoncer sa réorganisation".

Il en a profité également pour communiquer à toute le Presse, le plus largement qui soit le même jour, cette réorganisation illégale à plus d’un titre.

La CGC Médias, en conséquence, a de nouveau mandaté très officiellement son avocat afin de porter plainte au Pénal pour entrave contre Carolis chef des entreprises de France Télévisions.

Il s’agira d’une citation directe au Pénal visant à constater le délit qui, est-il besoin de le dire, est on ne peut plus caractérisé ne serait-ce par le fait que le CE de France 2 n’ait été ni informé, ni même consulté sur cette réorganisation car ne se réunissant que le 12 février, soit le lendemain des annonces…pas plus que celui de France 3.

Carolis en a, du reste, bien pris conscience car dans une nouvelle publication interne intitulée « Lettre aux managers de France Télévisions » (déjà le n°5 et personne ne sait qui la reçoit et pourquoi ?! voir les 6 pages document en fin d'article) page 3, il y écrit tout un chapitre sur l’entrave au titre outrancièrement mensonger : « Pourquoi attendre avant de proposer un nouveau modèle d’organisation ».

Il n’a rien attendu du tout Carolis lorsque le 11 février, est-il besoin de la redire, il a fait « urbi et orbi » les déclarations intempestives qu’il a faites avant toute information aux Instances Représentatives du Personnel (I.R.P.) sur les « 7 directeurs de projet chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité » ; coordonnateurs qui seront au nombre de 31 dont 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel et les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Les noms de ces 31 coordonnateurs annoncés le 18 février toujours à la Presse mais pas aux I.R.P.)».

Alors quand il ose écrire sur sa « Lettre aux managers de France Télévisions » : "La mise en œuvre de la nouvelle organisation est subordonnée à l’information et à la consultation préalable des Instances Représentatives du Personnel ; procéder différemment constituerait un délit d’entrave qui engage la responsabilité pénale de l’employeur et peut donner lieu à une action civile en réparation du préjudice ", il sait de quoi il parle.

Prétendre que des déclarations, hors la loi, ne caractériseraient pas l’entrave au fallacieux motif qu’elles ne seraient « pas encore mises en œuvre et totalement finalisées » confine au ridicule et n'aura bien entendu aucune portée sur le Tribunal.

La loi dit bien « information et consultation préalable des IRP ». Il est tout à fait établi que comme l’écrit Carolis : « le défaut d’information et de consultation du CE…peut constituer un délit d’entrave » [Et il n'y a eu aucune information dans le délai légal de 3 jours porté à 5 par le règlement intérieur du CE], à la différence que ce n’est pas « peut » c’est bien « constitue ». A qui Carolis compte-t-il faire croire qu’il ne sait pas, non plus, ce que « préalable et informations » veulent dire ?

Carolis peut bien inciter la CGC Médias à n’entreprendre qu’« une action civile en réparation du préjudice », cela ne sera pas.

La CGC Médias ira bien dans un premier temps au Pénal.
Quant à la réparation du préjudice (soit dit en passant avec l’argent des contribuables) elle sera inévitablement postérieure.

Carolis a une bien étrange conception de la Justice ! Encore dernièrement dans un procédure où il était condamné ès qualité, entre autres, à 20.000 € au titre du préjudice subi, il osait sortir un bulletin de com interne (Agora) présenté comme une victoire au lieu d’une lourde condamnation.

Seulement là, ses ultimes gesticulations ne tromperont personne. Il a dû, à l'évidence, les perdre ses "repères" Carolis ! Il est grand temps que tout cela s'arrête....Elle approche l'heure de vérité.

Une chose est sûre, la CGC Médias ne laissera rien passer et mettra tout en oeuvre, à commencer par les actions en Justice pour que cesse ce cirque permanent hautement préjudiciable à la télé de service public.





Il faudrait peut-être suggérer à Carolis un autre titre à sa "feuille sélective" pour une diffusion plus générale à l'adresse de tous les salariés:

mardi 24 février 2009

Un acte fondateur suite à l'avis du Conseil Constitutionnel

Nous l'avons dit, écrit, redit et réaffirmé depuis le début février (un de nos derniers articles sur le blog le 10 février) , le Conseil Constitutionnel pourrait rendre début mars un avis négatif sur le recours à un certain nombre de taxes,(Internet et téléphonie mobile) destinées à financer France Télévisions.

Si tel est bien le cas comme nous ne cessons de le répéter, une telle situation mettrait en pièces, de facto, toute la nouvelle architecture du financement des chaînes publiques....De surcroît, TF1 et M6 ont enregistré des recettes publicitaires en baisse respectivement de 19 % et 5 %, un mois et demi après la suppression de la publicité à France Télévisions après 20 heures, selon une étude de Yacast spécialiste de la mesure publicitaire publiée mercredi 18 février.

L'étude portant sur la période du 5 janvier au 15 février avec un comparatif sur la période du 7 janvier au 17 février 2008 mettait en évidence un recul notable des recettes enregistrées avant 20 heures (-27 %), pour TF1 "particulièrement handicapé" tout comme M6 qui affichait des recettes pub enregistrées après 20 heures en net recul (13 %).

Partant de ce principe, il n'y aura plus personne pour payer...à part le contribuable.

Le Conseil Constitutionnel devrait aussi souligner l'impact de certaines décisions déjà mises en application et ce hors la loi, impliquerait de rétroactivité. Rétroactivité qui est illégale.

Enfin, s'agissant de la nomination des PDG de chaînes par l’exécutif, il semble bien que ce dernier point, qui fait un temps polémique, on s'en souvient, ne fasse pas l’objet d’une quelconque réserve de la part des sages comme la CGC Médias l'écrivait le 16 février 2009.

De là, à imaginer que fort de cette légitimité le Chef de l'Etat ne procède avec un acte fondateur fort, à savoir la désignation du successeur du président de France Télé ( parmi les 2 noms en tête) - successeur qui à l'évidence, devra être associé à la réécriture et à la refonte de la réforme pour les 5 ans à venir - il n'y a qu'un pas que la CGC Médias franchit et souhaite le plus rapidement et le plus pragmatiquement qui soit.

lundi 23 février 2009

Carolis, un effet bœuf sur France 2 samedi 21 février au soir avec le retour de la pub.

Carolis, un effet bœuf sur France 2 samedi 21 février au soir avec le retour de la pub.

Finalement Carolis fait ce qu’il veut ! Depuis le slogan de la campagne qu’il lançait fin 2008 : « 20h 35 - Mettez-vous à l'heure de France Télévisions » et dont il expliquait à qui voulait l’entendre que l’initiative (bien que la loi ne fût même pas, à ce moment là, parvenue au Sénat) n’était pas vraiment de son fait mais fonction d’une lettre reçue de la Tutelle, Carolis n’en fait qu’à sa tête.

Rappelons que pour supprimer dès le 5 janvier 2009, la pub des écrans de France Télé après 20h, il faisait référence à la loi…loi qui, nous n’avons cessé de le dire et le répéter, n’était alors pas promulguée; pas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui !!!!!

Que se passe-t-il depuis ? Carolis qui n’a peur de rien et de personne, alors qu’il s’était engagé à commencer ses programmes à 20h35 a permis que le JT de 20h glisse ostensiblement un peu chaque soir. La semaine dernière à part le vendredi et le samedi où le programme d’après JT a bien commencé à 20h35, le lundi, le jeudi et le dimanche c’était 20h39 ; le mardi 20h39 et le mercredi 20h 48.

Ils n’y verront que du feu s’amuse-t-il en petit comité. Que ne ferait-il pour contourner les principes qu’il a lui-même fixés mais surtout rabioter de précieuse minutes ?! Dernièrement, au risque de se fâcher définitivement avec les producteurs de la série diffusée le lundi : « F.B.I portés disparus », il a pris soin de tronquer le générique de début de l’épisode inédit des trois diffusés à la suite, faisant ainsi passer à la trappe le nom des comédiens et autre équipe de réalisation (ils apprécieront).

Le plus beau pied de nez au Pouvoir, c’est samedi soir qu’il a lieu. Vers 22h 10 après la pièce de théâtre en direct sur France 2 : « Le temps des cerises », certains n’ont pas dû comprendre ce qui leur arrivait. PUB pour le bœuf : « Qui mange du bœuf, mange du bœuf… », ponctuée en fin de message par une « virgule » autrement dit un écran France 2 intitulé « publicité ».

Il a raison Carolis, la loi n’est pas promulguée, il peut théoriquement toujours faire passer de la pub contrairement à ce qu’il a annoncé….de toute façon, il a bien l’intention de faire comme il veut...loi ou pas loi. Exactement comme il l’a dit en séance du CE de « La Deux » du 12 février où il indique : « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune"….la loi c’est lui !

Il pourtant savoir, ou bien il y une loi en vigueur, ou bien la loi n’est toujours pas en vigueur ! Ce n’est pas comme cela arrange Carolis.

A cet effet, la CGC Médias mandatera très officiellement dans ces prochains jours son avocat pour qu’il entreprenne une action en Justice pour faire condamner Carolis au Pénal en entrave….le cas échéant , avant même que ne se réunisse le CE de France 2 ce 12 février et le CCE de France 3, Carolis a réuni 600 de ses cadres (personne ne sait encore sous quels critères, certains dits « dirigeants » ne l’était pas plus que ça et invités, d’autres vraiment cadres « dirigeants » n’avaient pas du tout été conviés) le veille, le 11 février et rendu public devant eux mais aussi à toute la Presse sa soi-disant « réorganisation ».

Tout cela dans la plus parfaite illégalité car les CE et CCE à qui légalement la direction aurait dû communiquer au moins trois jours avant les documents sur cette réorganisation : ( « 7 directeurs de projet chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité »,
soit 31 coordonnateurs : 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel, les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Philippe Santini chargé des « activités commerciales » n’ayant personne avec lui) tous annoncés le 18 février, de fait, bien avant l’avis du Conseil ou encore la promulgation de la loi »)
…informer et consulter les CE et CCE avant ces annonces intempestives.

Carolis prétend toujours officieusement qu’il n’en avait pas besoin, la nouvelle loi ne le prévoyant pas ! D’autant que ce que prétend Carolis sur les soi-disant prérogatives du Comité de groupe est une totale violation de la loi et du Code du travail.

Foutaise ; la soi-disant nouvelle loi n’est ni promulguée, ni publiée au J.O. Nous verrons bien si le Tribunal juge et fait reposer sa motivation sur la loi à venir…et puis surtout, la loi n’est pas malléable comme le souhaite Carolis, le penser serait « faux, stupide et profondément injuste ».

mercredi 18 février 2009

« Je suis très fier d'avoir été élu par le CSA pour qui j'ai une très grande estime » répète à loisir Carolis

Au début de l'été 2008, interrogé sur la disposition de loi proposant de nommer le patron de l'audiovisuel public en Conseil de ministres pour en finir avec « l'hypocrisie » du CSA,Patrick de Carolis avait redit qu'il n'en voulait pas: « Je suis très fier d'avoir été élu par le CSA pour qui j'ai une très grande estime ».

Du haut de son mètre quatre-vingt-douze, il n'a toujours pas changé d'avis...Il n'y croit toujours pas, le Chef de l'Etat ne pourra rien contre lui...du reste, nul doute que le Conseil constitutionnel saisi officiellement déclarera ce point inconstitutionnel.

Autrement dit, le Conseil ne pourra pas invalider toutes les applications de la loi que Carolis a prises et continue de prendre ces jours-ci sans loi et en parfaite entrave avec les CE et CCE mais la loi organique dont il ne veut pas, là le Conseil pourra la rejeter. C'est évident!!!!!

Alors il déclame, il annonce...la CGC Médias ne manquera d'ailleurs pas de saisir la Justice pour toute déclaration intempestive faite avant la promulgation de la loi [jamais rétroactive], à savoir ce jour : "Le vote par le Parlement et la prochaine promulgation de la loi sur l’audiovisuel public conduisent France Télévisions à entrer désormais dans une phase plus opérationnelle du projet. En conséquence, Patrick de Carolis a précisé le 6 février dernier [en toute illégalité et en totale entrave, redisons-le avec les CE et CCE des chaînes qui juridiquement n'ont pas disparu] la mission de sept membres du Comité exécutif et leur a confié la direction d’un groupe projet pour mener à son terme le travail sur l’organisation et le fonctionnement de l’Entreprise commune France Télévisions par grand domaine d’activité.

La réflexion menée pour les 7 grands domaines d’activité sera déclinée et précisée au niveau de 32 secteurs, chacun piloté par un coordonnateur, ou par un binôme dans le cas des activités ultramarines.


Sur proposition des directeurs de projets, Patrick de Carolis a nommé aux fonctions de coordonnateur...." et 32 nom suivent....

Il est comme ça Carolis, la loi n'est pas promulguée donc pas publiée au JO, donc normalement pas en application mais il nomme, il décide, il réorganise par anticipation...encore et encore....On est en France et en France on ne "bouge" pas un patron de groupe, en pleine réforme! Il ne risque rien.

Les mots que Patrick de Carolis a prononcé sur RTL le 2 juillet dernier, estimant que le jugement du président de la République était « faux, stupide et profondément injuste » , il ne les regrette surtout pas...il estime même qu'ils ont sonné comme un électrochoc nécessaire pour faire prendre conscience « à tous ceux qui portent un jugement inexact sur France Télévisions ».

Quant au financement dont il disait également « nous verrons si le compte y est ». « Pour l'instant, il n'y est pas - et s'il n'y est toujours pas à la rentrée ? - A l'impossible, nul n'est tenu : Je dirais stop », ça il n'en parle plus trop...ou juste un minimum, au dernier CE de France 2, il est encore parti sur l'air de : le plan d'affaire n'est toujours pas finalisé....il faut que j'y aille.

Eh! oui, puisque le plan d'affaire est toujours en discusssion avec lui, c'est bien la preuve qu'il ne risque rien!

mardi 17 février 2009

La CGC Médias saisit officiellement le CSA pour manquements graves sur France 2

Monsieur Michel BOYON
Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
C.S.A.
Tour Mirabeau
39/43, quai André-Citroën
75739 Paris cedex 15



Paris, le 17 février 2009




Monsieur le Président,


L’organisation syndicale dont je suis le représentant légal, médusée d’avoir assisté en direct au sondage que France 2 a organisé sur son site internet et fait passer dans son journal de 20heures parmi les « informations », est amenée à vous saisir très officiellement au regard des manquements que représente une telle « opération ».

En effet, le présentateur du journal télévisé de 20h de France 2 de ce lundi 16 février 2009, David Pujadas lance, avant d’aborder une partie « sports » soit une dizaine de minutes avant la fin de l’édition, une rubrique : "SONDAGE DES TÉLÉSPECTATEURS".

David Pujadas: « Un bilan d'étape sur la télévision maintenant ; il y a plus d’un mois maintenant la publicité disparaissait des écrans publics après 20heures. Nous vous avions alors proposé de donner votre avis y compris sur les changements d’horaire, question sur "france2.fr" : POUR OU CONTRE. »
Et d’ajouter « C’est toujours un peu réducteur mais c’est une bonne indication. Bien voici vos réponses, voici les résultats »

Lancement du soi-disant reportage : « L’heure de la télé publique sans pub a sonné…Vous êtes 4.000 à avoir répondu à ce sondage : 66% des sondés se sont prononcés POUR et 34% se sont prononcés CONTRE… Une nouvelle grille qui convient à la majorité d’entre vous…les audiences restent stables, la fin de la publicité sur la télé publique n’a pas modifié l’équilibre entre les 7 grandes chaînes nationales » (fin du sujet)

David Pujadas réapparaît et conclut: « Chaque lundi, on vous proposera une nouvelle question : lundi prochain " Les politiques et les médias parlent-ils trop de la crise ? " « En clair, est-ce qu’on en fait un peu trop ? Rendez-vous sur la page "20h" du site "france2.fr" ; les résultats vous seront donnés jeudi».

Il s’agit en ce qui nous concerne, Monsieur le Président, d’une dérive grave à l’obligation pour la télévision de Service Public d’une information la plus vraie, la plus impartiale et la plus juste qui soit.

Ce n’est ici aucunement le cas, la chaîne en question ne donne nullement une information mais utilise l’édition du journal de 20h comme celle d’un quelconque magazine pour commenter un sondage qu’elle a elle-même publié sur son site internet.

Soit dit en passant, Monsieur le Président, à la question de la semaine prochaine « est-ce qu’on en fait un peu trop ? » notre organisation a, face à une telle situation, déjà la réponse.

Il est déontologiquement et éthiquement inadmissible de faire passer de vulgaires sondages – sans aucun contrôle sur leur qualité, leur véracité et leur réalité – pour de l’information. Ces pratiques qu’il ne serait pas incongru de qualifier de propagande, sont de facto contraires à la charte des journalistes mais, plus dangereux encore, constituent une transgression inadmissible du Cahier des Missions et des Charges.
Nous ne pouvons imaginer, Monsieur le Président, que les responsables d’un tel dévoiement de l’antenne à des fins qui ne relèvent en rien de l’actualité ou de l’Information (avec un grand I), ne soient fermement sanctionnés par le C.S.A pour non respect de tous les principes ci-dessus énoncés et ce faisant vis-à-vis du mépris affiché des téléspectateurs en piétinant les obligations que la télé publique doit avoir envers eux.

Dans l’attente de vos réactions dont nous sommes certains qu’elles seront à la hauteur des faits, je vous prie au nom de toute l’organisation syndicale que je représente, de bien vouloir recevoir vous-mêmes et les autres membres du C.S.A nos salutations les plus respectueuses.

lundi 16 février 2009

La nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public est-elle inconstitutionnelle ? Il semblerait bien que non.

La loi sur la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public est-elle inconstitutionnelle ? Il semblerait bien que non contrairement à de nombreuses dispositions de la réforme de l’audiovisuel public pour laquelle est saisi le Conseil Constitutionnel (qui peut s'auto saisir, soit dit en passant et n'en déplaise à Carolis.

Tout d’abord, il n’est pas inutile d’expliquer que cette loi est distincte du texte de la réforme de l’audiovisuel public. Il s’agit bien de la loi organique parallèle qui a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale ce 5 février 2009 - le jour de l’intervention télévisée du Président de la République - et qui a nécessité son adoption par le Sénat dans les mêmes termes.

Que dit ce texte ?

Il est très court puisqu’il n’a qu’un article unique :« La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution. Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l’avis des commissions parlementaires. »

Que dit ce cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, c’est un article réécrit par la révision du 23 juillet 2008 :« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés. »

1°) Le Président qui préside le Conseil des ministres n’est pas, strictement parlant, seul à décider ; ce n’est effectivement pas lui qui nomme mais c’est le gouvernement en Conseil des ministres. Chaque nomination présidentielle nécessite donc la signature des ministres concernés. Plusieurs nominations de Présidents d’entreprises publiques se font en Conseil des ministres, il n’y a là rien d’inconstitutionnel.

2°) La nomination doit être « validée » par le CSA sans lequel les nominations ne peuvent avoir lieu ; sur ce point, on n’est donc pas très éloigné de la procédure antérieure si ce n’est que le CSA procédait à la désignation sans avis préalable de quiconque, en tout cas pas officiellement ! Pour autant ce nouveau dispositif n’a rien de vraiment inconstitutionnel.

3°) Garde-fou supplémentaire, pour faire que ses nominations soient valables, le gouvernement ne doit pas obtenir un rejet avec trois cinquièmes des votes dans les commissions parlementaires. En clair, si seulement un peu plus que deux cinquièmes des commissions ne sont pas contre les nominations, alors celles-ci sont de facto validées puisque la constitution modifiée en son article 13 dispose que « lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions, alors le Président de la République ne peut procéder à une nomination » . Il n’y a là encore rien d’inconstitutionnel.

Une possible conclusion à tout ceci...elle se trouve sur le site "lefigaro.fr" dans la réaction d'un lecteur, nom de code 'tupinamba',postée le 11/02/2009 à 18:18
qui pose la question
: "Carolis compétent?

et y répond: "Pour un changement réel des télévisions et des radios publiques peut-on employer les mêmes personnes que celles qui ont profité du système antérieur au détriment des téléspectateurs et des contribuables?"

dimanche 15 février 2009

RFI: le Plan Social pourrait être gelé dans l'attente de validation sur la qualité réelle du déficit de RFI

Jeudi 12 février les organisations syndciales de RFI rencontraient hier, Laurence Franceschini directrice de la Direction des Médias de Matignon, Christophe Tardieu directeur adjoint du cabinet de la ministre et Mathieu Gallet conseiller technique chargé de l'audiovisuel et des médias au cabinet de la ministre.

Intéressante réunion où les syndicalistes, loin d'être sourds, se sont vus confirmer par 3 fois : "ce qui compte pour RFI c'est l'audience..."

Quant à la mission de service public, il n'en a pas été réellement question !

S'agissant du PSE, il semblerait qu'il puisse être gelé dans l'attente de validation
sur la qualité réelle du déficit de RFI ( sur 11M, 2 viennent d'une amende
URSSAF !!) ainsi que la "pertinence" des chiffres d'audience présentés.

vendredi 13 février 2009

Que le Conseil Constitutionnel se le tienne pour dit.

Que le Conseil Constitutionnel se le tienne pour dit.

Décidément Carolis « faiseur de lois » en est bien convaincu, le Conseil Constitutionnel ne peut en aucun cas invalider la loi. Ce matin le CE de France Télévisions SA fut l’occasion de le réaffirmer.

Selon Kim Pham, bras droit de Damien Cuier, DG du holding, relayant les propos tenus ces derniers jours par Carolis : « Le Conseil Constitutionnel n’a pas la possibilité d’invalider la loi dans son intégralité » …. « Une loi adoptée par le Parlement n’est généralement jamais invalidée….De toute façon, le Conseil Constitutionnel n’est pas saisi sur l’entreprise unique mais sur 2 autres points ; il ne pourra en aucun cas se prononcer contre ».
Voici le calendrier annoncé par à la Convention du 11 février et repris ce matin à la séance du CE de ce 13 février :
- « Le 9 février le Conseil Constitutionnel a été saisi.
- C’est donc le 9 mars au plus tard qu’il ne pourra faire autrement que valider la loi audiovisuelle.
- Plus probablement le Conseil Constitutionnel qui n’utilise généralement pas ce délai, devrait rendre son avis, dans la semaine du 20 février 2009
- La loi audiovisuelle devrait donc être promulguée par le Chef de l’État, début mars.
- Elle serait donc publiée au Journal Officielle entre le 3 et le 10 mars
»

D’ores et déjà puisque l’entreprise unique, selon l’équipe dirigeante du holding, ne sera pas remise en cause par le Conseil Constitutionnel (qu’il se le tienne pour dit) diverses décisions ont été prises :

- « Le DRH France Télévisions SA, René Siacci perd officiellement son poste ; il est remplacé par René Maisonneuve déjà DRH Groupe et DG Adjoint.
- Concomitamment, Laurent Benhayoun transfuge de FTVI prend donc les fonctions de Siacci comme interlocuteur des salariés de FTV.
- Ce faisant, René Siacci devient DRS « directeur des relations sociales » au niveau du groupe (fonctions qu’il exerçait par ailleurs précédemment)
»

Le motif invoqué pour l’éviction de René Siacci, présentée par René Maisonneuve comme une « promotion » est que « Dans le cadre de l’entreprise unique (vous savez, le terme qui figure dans la loi grâce à Carolis) et dès la promulgation de la loi, 95% des effectifs du Groupe feront partie de France Télévisions holding »….
Trop lourde tâche probablement et vraisemblablement pas digne de ce pauvre René Siacci qui ne pouvait donc être remplacé que par sa hiérarchie ! Quant aux relations sociales auxquelles il est affecté à France Télévisions, elles étaient déjà inexistantes avant, pourquoi en serait-il autrement à présent ?

Nonobstant, le calendrier France Télévisions et le jeu de chaises musicales précités, au mépris donc de l’avis du Conseil Constitutionnel, il a été redit également que :

- « 7 directeurs de projet seront chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité »
- Ces coordonnateurs seront au nombre de 31
- 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel.
- Les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Philippe Santini chargé des « activités commerciales » n’ayant personne avec lui).
- Les noms de ces 31 coordonnateurs seront annoncés le 18 février, de fait bien avant l’avis du Conseil ou encore la promulgation de la loi
».

Le Conseil Constitutionnel ne servant donc à rien et les points sur lesquels il est saisi ne portant pas sur l’entreprise unique, il n’y a aucune raison selon France Télé d’attendre son avis….. Quant au fait que le Conseil Constitutionnel puisse s’auto saisir sur la constitutionnalité globale de la loi, la présidence de France Télévisions d’une sérénité à toute épreuve, s’en moque complètement et ne l’envisage pas une seconde.

P.S. Les lettres d’info des différentes chaînes fusionnent en un nouveau mag « Entreprise commune » qui sortira le jour même de la publication de la loi.

jeudi 12 février 2009

France Télé, 2 poids, 2 mesures: Delarue suspendu de direct pendant un mois minimum, l'an passé Leymergie suspendu 15 j pour tentative d'étranglement

France Télé, 2 poids, 2 mesures: Delarue suspendu de direct pendant un mois minimum, l'an passé Leymergie suspendu 15 jours pour tentative d'étranglement.... C'est à n'y rien comprendre.

La suspension intervient suite à la mauvaise blague faite à Yamina Benguigui lors de la cérémonie de remise des Globes de Cristal par l'animateur.

Vendredi dernier, France 2 démentait sur Le Post une information du Point qui évoquait une suspension de direct pour l'animateur.

Pourtant lors d'une interview accordée à VSD, Patricia Boutinard-Rouelle, la directrice des magazines de France 2 explique "Compte tenu de ce qu'il se passe, on va éviter à Jean-Luc le direct au cours des prochaines semaines." Dans Le Parisien de ce mercredi matin, elle précise: "Le buzz n'est bon ni pour lui ni pour nous" avant d'ajouter "il a eu peut-être trop d'antenne récemment."

A la lecture de l'article du Post qui indique qu'il a contacté le service de presse de Réservoir Prod précisant: "Ce que je peux vous dire, c'est qu'on a enregistré deux 'Ca se discute' mercredi dernier et du coup, à raison de deux émissions par mois, il n'y aura pas de direct avant au moins un mois. Quant à 'Toute une histoire', l'émission est toujours enregistrée. Mais cela était prévu avant car nous défininissons les calendriers toutes les trois semaines."

Le Post ajoute, "ce mercredi matin, Patricia Boutinard-Rouelle n'était pas disponible pour répondre à nos questions, tout comme le service de presse de France 2", cela n'étonnera personne....

Les sanctions à France Télévisions seraient-elles proportionnelles à l'audimat ?

Carolis, la loi c’est moi!....« La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune"....

Carolis, la loi c’est moi! Aux membres du CE de France 2 ce 12 février il indique « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune".

Le CE de ce matin à France 2 a été surréaliste, à l'instar de la Convention des Cadres de France Télévision à la Mutualité dont nous vous ferons ci-après un compte rendu.

Patrick de Carolis a d'entrée de jeu fait un point sur la saisine du Conseil Constitutionnel. "Les recours devant le Conseil ne portent sur d'autres points mais pas sur l"entreprise unique" qui peut donc entrer en application..." Le Conseil Constitutionnel n'a donc pas son mot à dire là-dessus. D'ailleurs « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune".

Devant des syndicalistes médusés membres du CE , il a ajouté sur les répercussions vraisemblables "C'est également moi qui ai refusé le plan social...qu'on lui a demandé de faire....Heureusement qu'il y a maintenant la loi...c'est grâce à moi qu'il n' y aura pas de plan social"

Mais qui accuse-t-il de lui avoir demandé un plan social qu'il a soi-disant refusé, alors que devant les députés socialistes il annonçait au minimum 900 départs?????
Quelle mascarade!

Il a également partiellement développé certains des 31 secteurs de coordinations qu'il a évoqué hier à la Convention des cadres - en toute illégalité et en véritable entrave bien entendu puisque les membres du CE qui n'ont eu aucun document dans le délai légal de 3 jours prévus par la loi et portés à 5 jours par le règlement intérieur, le moindre document à ce sujet - alors que les élus les lui réclamait.

Voilà qui est dit.

Revenons au 11 février 2009. Le deus ex machina, Patrick de Carolis dans le même esprit a donc convoqué ce 11 février 2009 la Convention des Cadres de France Télévision (alias la CCFT) à la Mutualité.

Alors que la loi n’est toujours pas promulguée, que le Conseil Constitutionnel est officiellement saisi et pourrait bien invalider la quasi-totalité des dispositions (elles sont nombreuses à avoir été déjà mises en application par anticipation…ce qui reviendrait si par extraordinaire la loi était finalement validée ; à en acter de facto sa rétroactivité…ce qui ne se peut, la loi n’est jamais rétroactive)

Dès 9h, les quelques 600 cadres de France Télé (hors défections) sont rassemblés s’apprêtent à accueillir Patrick de Carolis. Un quart d’heure plus tard, tout le monde sait à présent que Patrick de Carolis est le plus fort, le plus grand, le plus malin… c'est clair !

Trois heures plus tard, vers midi donc, après un discours sur l’air de « j’avais bien raison, Patrick de Carolis prépare l’assemblée au passage à la « grande entreprise » autrement appelé « entreprise unique » : 31 coordonnateurs issus de 31 secteurs seront nommés. Les fameux annoncé ce matin au CE de "La Deux"(les noms ne devraient être connus que le 18 février…mais la loi n’est toujours pas promulguée !)

Sur quels fondements légaux, la stratégie Carolis repose-t-elle?

Dans le cadre de la « transition » ce sont 31 coordonnateurs dont on ne connaît ni les noms, ni vraiment les secteurs, qui devraient entretenir le suspense.
[Des entités comme FTVI dont Carolis avait, il y a peu, imaginé la disparition, seront-elles dans les 31 secteurs ? Carolis pense-t-il éclater par exemple les salariés de France Télévisions Interactive et les dispatcher vers divers « chantiers de synergies » ?]

Il est midi et demi, le climat est pesant, certains ventres commencent à gargouiller et les longs monologues ennuient tout le monde, et là on apprend qu’"Il n'y aura pas de fusion des rédactions de France 2 et France 3 !"

Voila qui est dit…En gros on peut sacrifier les P.T.A. personnels de production, techniques et administratifs, les basculer dans des chantiers illégaux vers le « holding » pour mieux les virer ensuite sous prétexte de synergies, mais les journalistes, eux, ne seront donc pas touchés !

[Quelque peu en contradiction avec les propos tenus le lendemain, c'est-à-dire ce matin au CE de France 2....]

Juste avant 13 heures, Carolis prévient : "Dans la période complexe que nous allons aborder, on verra bien très vite, ceux qui veulent changer et de ceux qui ne veulent ou ne le peuvent pas !"

La salle qui prend cette « mise en garde » comme une menace à peine voilée, doit encore se taper un quart d’heure pour arriver à la fin du propos. Des questions ?

Une main se lève: "Allons-nous connaître une restructuration comme celle qu'ont connue Air Inter et Air France ?"
Réponse: "Absolument pas"… On attendra longtemps la suite mais rien.

De toute façon, la salle est KO. Beaucoup sont sous le choc. Le buffet est certtes là mais beaucoup sortent le ventre noué, médusés, déconfits....l'appétit coupé.

Avoir parlé pendant plus de 4 heures pour ne fondamentalement rien annoncer...c'est alourdir un peu plus le climat noir de chez noir qui prévaut dans les sociétés de France Télévisions... c'est donner de faux espoirs et berner les salariés.

52 minutes pour rien....Carolis reste cloîtré dans son bureau

« 11 000 salariés dans l’arène », tel aurait du être le titre de ce tract.

Il aurait pu parler des inquiétudes partagées par les salariés des entreprises du Groupe France Télévisions, appelés, sauf rebondissement attendu (invalidation partielle ou totale du Conseil Constitutionnel), à devenir tous « collègues » dans les semaines à venir.

Il aurait pu énumérer toutes les questions que se sont posées les quelques 600 cadres réunis à la grand-messe, ce 11 février, à la Mutualité en entendant le discours des responsables de France Télévisions, notamment sur la prochaine mouture du dispositif d’incitation au départ sensé être plus avantageuse que la dernière en date.

Ce tract aurait pu parler des fuites organisées ou des mots malheureux, la semaine dernière, lâchés par un responsable de France Télévisions, qui aurait laissé entendre que les postes de responsables de formation en Région allaient disparaître dans la future organisation provoquée par l’entreprise unique.

Ce tract aurait pu apporter les réponses aux questions que le SNPCA-CGC aurait pu poser à la Présidence du Groupe France Télévisions au cours d’une réunion avec les coordonnateurs Groupe (CGC-CGT-CFDT-CFTC-FO et SNJ) ce Mercredi 11 Février à 16h30.

Mais voilà, elle n’a pas eu lieu. Patrick de Carolis n’était pas là. Mais pourquoi le Président de France Télévisions, à la veille d’une réforme dont il dit qu’"elle est vitale pour l’entreprise", à la veille de sa réforme, n’a-t-il pas voulu venir parler aux coordonnateurs Groupes convoqués à son initiative ?

Et bien voilà : dans cette immense salle du Conseil (Salle F pour les connaisseurs) au 7e étage de l’immeuble de France Télévisions, le syndicat Sud et un autre de réalisateurs télé le SRCTA, s’y étaient rendus. Rien de spectaculaire, pas de mégaphone, pas de cascades, de pétards…bref un seul et unique représentant tout seul par syndicat ; Sud étant, par ailleurs, reconnu comme représentatif au niveau du Comité de Groupe.

Pour tout dire les échanges avec l’unique représentant de la Direction venu demander le départ du représentant de Sud, ont duré près de 50 minutes. Plutôt 52 minutes pour être précis, le temps d’un format court documentaire ; quand même, on travaille à la télévision …

52 minutes d’échanges stériles, d’arguties juridiques, de prises de positions diverses et variées. Bref 52 minutes durant lesquelles nous aurions pu parler des vrais problèmes des salariés.

Alors c’est facile, on pourrait rejeter la faute sur le syndicat Sud (il est vrai que c’est un peu à la mode en ce moment …) mais la direction organisait la réunion, alors !!! Il y avait, bien entendu, des solutions pour que se tienne cette réunion ; la direction aurait pu, vu la gravité des évènements, faire une entorse au protocole ou alors, à l’inverse, appeler la sécurité pour faire comprendre au représentant de Sud qu’il était de trop. Mais non, rien de tout cela. Tant que Sud était là Carolis ne venait pas !

Vous l’avez compris, pour le SNPCA-CGC, faire de cette querelle syndico-syndicale un prétexte pour que la réunion ne se tienne pas et que la présidence de France Télévisions fasse en sorte de ne pas répondre aux questions RÉELLES que se posent les salariés, est tout bonnement stupéfiant.

Aujourd’hui devant les rumeurs, fuites et autres bruits de couloir qui circulent et qui font désormais passer des nuits blanches à certains salariés, les réponses de la direction deviennent urgentes; réponses qui si elles ne venaient pas rapidement seraient bien la preuve que quelque chose de grave se trame pour les salariés des sociétés du Groupe France Télévisions.

mercredi 11 février 2009

Carolis devant 600 cadres à la Mutualité...menaces à peine voiléées

Carolis devant 600 cadres (dits "managériaux" selon ses critères de sélection) n'a pu s'empêcher, une fois encore, de "prévenir" implicitement les récalcitrants à sa réforme.


"Au bout d'un certain temps, on verra bien qui sera pour et qui sera contre la réforme...."


Autrement dit, ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi! Cela englobe-t-il également et plus largement le Chef de l'Etat qui a annoncé récemment avoir en tête 2 noms pour lui succéder ?

L'après-midi même,récidive... alors que devait se tenir une réunion des coordonateurs syndicaux, le même Carolis a fait savoir aux syndicats présents que si les représentants de SUD et du Syndicat des réalisateurs télé participaient à la réunion, il n' y participerait pas. (la réunion ne s'est donc pas tenue)

Quelqu'un pourrait-il dire à Carolis que ce genre de procédé d'un autre âge ne prend plus...il y a fort à parier qu'effectivement dans les semaines voire les jours qui viennent Carolis compte précisément ses derniers soutiens ( histoire de les entraîner avec lui).

Mais qu'a-t-il bien pu advenir du Carolis qui déclarait, en exclusivité et en préambule du dossier, en famille, très people de 3/4 pages du "Parisien - TV Magazine" un sous-titre: "plaisir d'être ensemble....en découvrant le monde"!

On voit à quel point ce "plaisir d'être ensemble" a ses limites. ( syndicales en tous cas)

La CGC Audiovisuel a mandaté son Conseil pour déposer plainte au Pénal contre Radio France pour discrimination et entrave

Cette déclaration aurait dû être lue par le représentant CGC de Radio France, ce matin mardi 10 février 2009, dans le cadre de la 2° réunion du « protocole d’accord pré-électoral ».

Seulement voila, aucun tour de table n’ayant été proposé, si ce n’est sur le périmètre/nombre des CE régionaux, l'intervention n'a pu concrètement être faite.

En préalable à la mise en place des élections représentatives du personnel, la CGC a exigé les mêmes moyens matériels et humains que les autres syndicats.

Ce qui n'est absolument pas le cas.

La section CGC de Radio France n'a plus de secrétariat administratif permanent depuis plus d’un mois. La direction ne veut pas procéder à l'embauche du salarié proposé; salarié handicapé de surcroît.

Au nom des principes constitutionnels d’égalité de traitement que doit strictement respecter l'employeur vis-à-vis des organisations syndicales qui vont affronter dans quelques semaines le suffrage des salariés, la CGC de Radio France est en droit d’exiger cette équité de moyens.

Par conséquent, la CGC de Radio France demande le report sine die des élections, le temps d’obtenir ces moyens et de pouvoir être, comme les autres, en ordre de fonctionnement.

En refusant d’embaucher en CDI afin de pourvoir un poste vacant, un demandeur d’emploi handicapé, la direction défavorise illégalement le syndicat, entrave son activité quotidienne et plus largement l'action syndicale de la CGC.

Tant que les 2 postes et demi permanents ne seront pas intégralement pourvus, la CGC de Radio France discriminée de facto n'assistera plus aux prochaines réunions « protocole d’accord pré-électoral ».

Tout nouveau refus (ou retard) sera considéré comme aggravant à la discrimination, délit passible comme chacun sait, de sanctions pénales.

Face à l'inadmissible situation, à moins qu'elle ne soit régularisée dans les jours qui viennent, la CGC n'a d'autre choix que de saisir le Tribunal de Grande Instance.

Enfin dans le même esprit, la CGC de Radio France demande également la reprise immédiate des négociations sur le dialogue social, afin de finaliser le chapitre 3 relatif aux moyens dévolus aux instances syndicales.

mardi 10 février 2009

Carolis organise son raout à la la Mutualité alors que la loi n'est toujours pas promulguée

Alors que la loi audiovisuelle n'est toujours pas promulguée, le Conseil Constitutionnel étant officiellement saisi, Carolis qui en interne par messagerie a déjà adressé à l'ensemble du personnel sa soi-disant réfonte, va annoncer sa "réorganisation" ainsi que son "plan d'action et de synergies" ce mercredi 11 février 2009.

Alors même que les CE et CCE des chaînes n'ont été préalablement ni informés, ni consultés - ce qui est un délit pénal, relève de l'entrave et a valu à Carolis une condamnation par le TGI de Paris pour avoir agi de même avec sa "charte organisationnelle" - ce dernier a convié plus de 600 cadres à la Mutualité (comment ont-ils été "invités", personne ne sait!) à un séminaire de France Télévisions sur sa réforme, élaborant pour ce faire un calendrier de mise en place de "l'entreprise unique".

C'est du n'importe quoi. Carolis pour qui le mot légalité ne doit avoir beaucoup de sens, va annoncer ce 11 février 2009, toujours sans loi et avant sa promulgation donc et sa validation ou plus vraisemblablement l'invalidation du Conseil Constitutionnel , la refonte de ses cinq chaînes en une société unique.

C'est ce que Carolis appelle la "période transitoire", celle où les directeurs généraux de France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO se voient assigner de nouvelles tâches en tant que "directeurs de projet" bien que continuant à exercer leurs fonctions actuelles. C'est surréaliste.

Le Conseil Constitutionnel appréciera là encore. En tout cas, si le Conseil ne devait valider qu'une disposition, celle de la nomination/révocation des présidents de l'audiovisuel public, il serait grand temps qu'il le fît pour qu'il soit mis un terme aux agissement de ceux qui transgresssent en permanence les textes, la loi et le droit.